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Le grand bal [TERMINÉ]

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The Fallen King
avatarLiam L. Lawrence


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MessageSujet: Le grand bal [TERMINÉ] Lun 26 Nov - 17:40

[Ouais…Pas très stimulant… Presque seulement de la description de lieu. XD]

Le maire s’assura une dernière fois que ses gardes du corps, celui qui devait rester près de lui ainsi que les dix autres placés subtilement à des points stratégiques de la salle, étaient prêts à l’entrée des invités. Il se fit un sourire de politicien dans le miroir situé juste à côté du vestiaire de la salle et ordonna qu’on autorise les gens à entrer.

La soirée commençait officiellement à vingt heures, mais certains invités privilégiés, tous des dieux, avaient eu le droit à une entrée devancée, une heure plus tôt. Ainsi, presque tous les dieux présents à New York avaient accepté le rendez-vous. Il y avait pourtant ces stupides Wilde, les grosses têtes grecques, qui avaient prétexté avoir d’autres projets. Loki soupçonnait que ces dits projets avaient pour  cause un certain désaccord sur l’avenir de la ville qui s’était présenté la semaine précédente. Comme le maire n’avait pas accepté les propositions du couple, celui-ci ne lui faisait pas honneur de sa présence à sa petite fête. Il allait de soi que l’absence de personnalités aussi connues dans la ville serait remarquée. Ils avaient décidé de frapper là où ça faisait mal, subtilement mais habilement. Leur leader leur concédait leur savoir-faire sur ce coup…mais il ne serait pas moins intraitable sur ses décisions parce qu’on lui faisait un chantage bien calculé.

Les dieux étaient donc, pour la plupart, déjà là lorsque les portes principales s’ouvrirent sur la foule. Loki avait bien pensé à envoyer des invitations à tous ceux qui comptaient un minimum. Journalistes, artistes, hommes de loi… Toute personne occupant un poste pouvant lui servir avait reçu son invitation. Le petit peuple, lui, pouvait bien rester chez lui. Le maire n’avait pas besoin de civils ignorants à sa petite fête. Ceux-ci apprendraient son déroulement seulement le lendemain, dans les journaux, à la télévision ou sur internet.

La salle avait été exagérément décorée. Lumières de Noël, guirlandes dorées, rubans, boules…Tout y était. De plus, chaque élément avait été agencé aux autres par un designer renommé, engagé par Vénus, pour faire de l’endroit un lieu chaleureux où transparaissaient la richesse, la noblesse et l’abondance. La salle elle-même, vide de tout artifice, était déjà impressionnante. Elle était immense. Ses murs étaient recouverts d’une fine tapisserie satinée blanc-doré  entrecoupée d’imposantes moulures blanches. Le plafond, soutenu par quelques énormes colonnes, était totalement fait de vitre et, comme les nuages avaient pris congé, ce soir-là, on pouvait y apercevoir les étoiles.

C’était aussi Mademoiselle Englebert qui avait choisi les musiciens faisant partie de l’orchestre qui allait jouer toute la soirée, et il fallait avouer qu’ils étaient fantastiques. Aucune fausse note ne viendrait ternir leur musique, si on se fiait au professionnalisme qu’ils affichaient.

Un petit – Loki aimait l’appeler ainsi – buffet s’étendait sur six tables au fond de la salle. Toutes sortes de mets y étaient disposés et le maire se promettait bien d’aller faire un tour dans ce coin-là une fois que l’euphorie de l’ouverture des portes serait passée.

La mairie avait déboursé des milliers de dollars pour payer la décoration et la nourriture, mais l’alcool n’était pas gratuit. Il ne fallait pas trop pousser… Un petit bar avait été installé juste à côté du buffet et les invités pourraient y acheter leur boisson à un prix très abordable.

Du côté de la salle opposé au buffet et au bar, il y avait un espace un peu surélevé avec un micro. Loki avait justement l’intention de s’en servir plus tard.

Le reste de la salle était un espace libre, une aire ouverte, où passaient quelques colonnes, que les invités pourraient utiliser à leur guise, soit pour danser ou pour discuter. Comme la musique ne serait pas assourdissante, les gens sérieux pourraient s’entendre sans devoir hurler pendant que les autres s’amusaient.

Le personnel de la mairie (les gardes de sécurité, les deux barmans et les deux préposés aux vestiaires) était entièrement vêtu de blanc et doré. Les employés étaient des décorations en eux-mêmes !

Loki serra quelques mains dans l’entrée, mais il vit quelque chose qui le fit s’excuser auprès de la personne qui lui parlait et entrer assez précipitamment dans la salle. Ou était-ce plutôt quelqu’un ? Le maire alla rejoindre Gabrielle V. Englebert, Vénus, avec qui les journaux à potins lui prétendaient une aventure, et il lui tendit le bras avant de lancer un de ses célèbres sourires à la foule.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mar 27 Nov - 17:48

Gabrielle admira son reflet dans le grand miroir doré accroché sur le mur de sa chambre. Sa robe était fabuleuse, comme elle-même. Elle était en soie de couleur rouge sang, couleur qu’elle avait reprise pour ses magnifiques lèvres. Elle lui allait comme un gant, c’était plutôt normal, compte tenu qu’elle avait été faite sur mesure pour elle. Un côté était sans manche, l’autre avec une bretelle large ornée d’une boucle en soie toujours aussi rouge. Elle était ajustée et se terminait asymétriquement à la mi-cuisse. Le dos de la robe était pratiquement dégagé. Elle avait complété avec de merveilleux souliers argentés ornés de diamants qui brillaient de milles feux. Elle était parfaite, comme toujours, mais elle ne savait pas pourquoi elle était un peu amère à l’idée de cette soirée, elle y avait travaillé depuis assez longtemps, pourtant. Elle savait comment celle-ci se terminerait, elle n’avait pourtant jamais eu de problème avec ce genre de traditions, pourtant cette fois c’était différent. Elle ne pouvait se sortir le visage de l’autre con de la tête. Elle ne devait pas y penser, ça ne servait à rien, de toute façon. Elle admira une dernière fois sa cascade de cheveux blonds lui tomber au milieu du dos et se retourna vers son lit pour attraper son sac à main agencé à ses souliers. Elle quitta le loft sans un regard derrière elle.

Elle savait qu’elle serait l’une des premières à arriver au bal, à cette heure il n’y aurait probablement que les dieux qui y seraient déjà puisque Logan ouvrait les portes au peuple un peu plus tard. Elle était nerveuse, pourtant, ce n’est pas une sensation qu’elle avait l’habitude de ressentir, rien ne l’énervait, jamais. Pourtant cette soirée… elle la redoutait… Et si jamais..? Non. Elle ne devait pas y penser, c’était la bonne décision à prendre et c’est pourquoi elle l’avait prise, elle y avait assez réfléchi, maintenant il fallait sourire et bien paraître et elle était une as en la matière. Cette soirée améliorerait grandement, encore, son statut social, sa visibilité dans le monde et sa célébrité. Pourquoi remettait-elle en doute sa décision? À cause de l’autre débile? Comme s’il valait quelque chose, il ne valait rien, strictement rien et elle devait s’entrer ce fait en tête et passer à autre chose, Venus ne devait avoir aucun point faible et lui en était un qu’elle devrait impérativement éliminer.

Gabrielle entra dans la salle outrageusement décorée et remplie d’une richesse si lourde que les membres du petit peuple s’en seraient sentis écrasés. La jeune femme donna son manteau à l’homme qui se chargeait du vestiaire et sans un regard pour lui, elle se dirigea vers la salle pour en analyser chaque centimètre et vérifier que chaque détail demandé était présent. Elle constata avec plaisir que le designer qu’elle avait engagé avait fait un travail de maître, tout était vraiment parfait, elle n’avait rien à dire sur le sujet. Les musiciens étaient à leur poste et se préparaient à jouer pour les plus grands de ce monde. Elle jeta un coup d’œil en biais à l’énorme et fabuleux buffet qui s’étendait sur 6 tables. Pourtant, avec son estomac noué, Gabrielle n’avait pas très envie de manger, pour l’instant. Si cette soirée pouvait être terminée. Tout était en place et Logan fit ouvrir les portes pour le reste des invités un peu plus bas de gamme. Gabrielle avait été déçue d’apprendre qu’Élisa ne serait pas à la soirée. Elle était l’une des seules personnes qu’elle appréciait dans ce royaume. Elle regarda Loki serrer la main des invités avec u sourire de maître et elle commença à se dire qu’elle devrait elle aussi faire de même. Elle se mit donc à sourire magnifiquement à tous ceux qui passaient près d’elle, bien qu’elle les détestait tant. Elle les regardait, portant des vêtements chics alors qu’ils ne savaient visiblement même pas comment les porter. Les pauvres êtres si fiers de prendre part à une soirée de ce calibre, comme lorsqu’on laisse des pauvres porcs sortir de leur grange, ils sont si heureux qu’ils ne réalisent même pas que c’est pour aller se faire abattre.

Gabrielle regardait Loki, de loin. Elle ne pouvait se cacher qu’il avait de la classe, et même beaucoup de classe. Elle remarqua qu’il cessa de serrer les mains des invités, subitement, et qu’il se dirigea vers elle. Elle lui sourie, de tout son charme, alors qu’elle prenait le bras qu’il lui tendait. Elle continua à sourire, comme si on la photographiait de tous les côtés. Ah, cette Vénus.


- La salle est vraiment impeccable, vous avez fier allure, Logan, comme toujours.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mer 28 Nov - 18:41

J’ai regardé les portes s’ouvrir avec à la fois de la terreur et de la fascination. Je sentais déjà que je n’étais pas dans mon élément, mais je ne pouvais plus reculer. La foule assez dense autour de moi s’engouffrait dans l’entrée et je reçus même un coup de coude dans les côtes. Charmants, ces Américains…J’en avais de nouvelles preuves tous les jours. Cela ne m’empêchait toutefois pas d’avoir envie d’être comme eux, de faire partie de ce peuple égoïste qui possédait plus que n’importe quelle autre nation.

Je me suis laissée porter par la foule jusqu’à l’intérieur, silencieuse et apeurée, forçant mon visage à ne laisser paraître que le calme. Heureusement, je n’étais pas toute seule au milieu d’inconnus insensibles : Anthony était avec moi. Je lui servais de cavalière, même si l’idée en elle-même avait quelque chose de ridicule. Nous n’étions pas en couple (et ce n’était pas dans nos projets) ni même en simple rendez-vous romantique peu sérieux. Nous venions en amis, mais je devais essayer de retenir au maximum mes protestations si on nous prenait pour un couple. C’était le prix de mon invitation. Naturellement, je ne faisais pas partie des personnes privilégiées qui avaient reçu les cartons officiels les invitant à venir admirer la richesse insultante de ceux qui dirigeaient la ville. Je n’étais personne. Je n’étais rien. Au maximum, avec ma fausse identité, je faisais partie du bas peuple, les vulgaires sujets d’une noblesse qui se félicitait probablement à chaque fois que l’un de nous devenait encore plus pauvre. Si j’étais présente, ce soir, c’était parce qu’Anthony représentait le New York Times et qu’il m’avait demandé de l’accompagner.

J’avais failli être gênée. Même si j’avais du mal à m’attacher aux gens, je devais concéder que j’appréciais ce petit curieux un peu bavard et, parfois, énervant. Devoir lui réexpliquer que je n’étais pas intéressée par le flirt et toutes ces conneries ne m’emballait pas. Heureusement, il m’avait rapidement expliqué que sa demande n’avait rien de romantique et qu’il avait simplement besoin de moi pour être vu publiquement avec une fille parce qu’il voulait calmer les rumeurs dérangeantes qui le plaçaient dans une catégorie d’hommes qui aimaient…les hommes. Il m’avait raconté comment l’une de ses collègues lui avait bruyamment ri au visage, il y avait à peine quelques semaines, attirant l’attention des autres employés autour, parce qu’il lui avait offert d’aller prendre un verre. Elle lui avait donné le numéro de son frère… Un homosexuel bien connu dans le milieu de l’effeuillage à domicile. Certaines garces n’avaient aucun savoir-vivre. Elle avait peut-être trouvé sa blague très amusante, mais mon pauvre ami se faisait souvent repousser de cette façon, juste parce qu’il avait une manière différente d’agir, une manière pas assez virile, pas assez rustre, pas assez insensible. Quelles connes. Moi, je voyais bien son regard s’attarder, le moins possible parce qu’il était délicat et bien élevé, sur les courbes des femmes qu’on croisait quand on sortait.

Je laissai Anthony déposer nos manteaux au vestiaire et je remarquai, sans aucune surprise, que ma robe faisait très simple à côté de ce que portaient les autres femmes. Longue et droite, en satin noir, elle n’attirait pas l’attention. Mon décolleté non plus, pendant qu’on y était. J’avais opté pour quelque chose de sobre, parce que je n’aimais pas quand les hommes me regardaient comme si je n’attendais que leur désir coupable. Mes chaussures étaient aussi noires et, pour bijoux, je ne portais que de petits diamants (des faux) aux oreilles. Si ce n’avait été de ma chevelure tournant au rouge, je pense que personne n’aurait vu que j’étais là.

Lorsque Anthony me rejoignit, j’étais entrée dans la grande salle et je n’avais pas pu m’empêcher d’ouvrir la bouche, stupéfaite par l’allure de l’endroit. C’était à la fois magnifique et honteux. Je repensais à mon petit appartement, qui devait bien tenir au complet là où on avait mis le buffet, tout sombre et pas particulièrement esthétique, et je me demandais dans quel monde j’avais vraiment accepté de vivre. Étais-je vraiment d’accord avec tout ça ? Était-ce normal qu’une partie de la société puisse gaspiller autant pour une seule soirée alors que d’autres devaient couper sur la nourriture pour payer le loyer ? Je suppose que mon avis ne comptait pas vraiment. De toute manière, maintenant qu’Anthony était revenu près de moi, je ne pouvais pas l’ignorer pour philosopher sur le sens de la vie américaine.


-Je suis désolée pour toi que tu aies du te trimballer une cavalière qui n’a pas revêtu les décorations d’un sapin de Noël… Je t’ai averti que je ne savais pas danser ?

J’étais étrangement mal à l’aise, ce qui m’arrivait moins avec Anthony qu’avec les autres, certainement parce que je le connaissais depuis plus longtemps.

-T’as des interviews à faire, ce soir ?

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 29 Nov - 13:15

La bleue? Non, la coupe est pas géniale et elle me donne l’air d’une sainte. La rouge? Impossible, j’aurais l’air d’une péripatéticienne et en plus… elle me donne le teint trop rose. La noire? Elle est parfaite, sans manche, sans bretelle et elle en montre quand même beaucoup. Est-ce qu’il va me trouver magnifique? Est-ce qu’avec cette robe, je vais faire sensation? Je devrais peut-être mettre la bleue? Non, je préfère la noire. Mes cheveux, qu’est-ce que je fais de mes cheveux? C’est difficile d’être une fille. Kate, arrête de penser et fais ce que tu as à faire, t’as toujours été douée pour être belle, continue. Je me demande encore pourquoi je m’évertue à vouloir me rendre à ce bal. Je sais qu’il va y être, mais il ne sera pas seul, il sera avec elle. Et moi? J’y vais avec qui déjà? Ah oui, Jacob. Bon, ce n’est pas vraiment le prince charmant avec qui Cendrillon irait au bal, mais je l’ai choisi. Oh oui, je l’ai choisi.

Le ding-dong de la porte me fait sursauter et je cours pour aller ouvrir, enfin, je marche rapidement. Oui, je peux faire ça avec ma robe, elle s’arrête à environ cinq centimètres sous mes fesses, mes jambes sont donc exposée dans toutes leurs splendeurs. . Je vous entends déjà faire vos commentaires, mais être sexy, c’est une arme et je vais en avoir besoin ce soir. Donc, j’ouvre la porte et Jacob m’apparaît. Un bel homme, grand, sexy à souhait. Il me regarde et il laisse entendre un son admiratif du genre wow. Je lui fais un sourire charmeur et je le laisse entrer.


-Tu veux bien m’expliquer pourquoi tu m’as choisi? Tu peux avoir n’importe qui avec un look comme le tiens.

-C’est gentil, mais la vérité, c’est que l’homme avec qui j’aurais aimé y aller est déjà là… avec une autre.

-Ça va te paraître cliché, mais c’est vraiment un idiot de ne pas t’avoir invité, tu es magnifique.

-Attends d’avoir vu la pouf avec qui il traîne et tu me rediras ça plus tard.

Il me regarde et me fait un sourire de tombeur. J’ai presque le goût de me laisser avoir et puisque je sais que je ne finirai pas dans le lit de l’homme que je veux, je vais surement faire entrer Jacob dans le mien.

-Tu sais, c’est la première fois que je… que je fais appel à ce genre de service.

-Je n’ai aucune difficulté à te croire. Alors je vais t’expliquer grosso modo comment ça se déroule en général. Je travaille pour toi ce soir, mais il serait préférable que tu me laisse mener la soirée. Je peux être qui tu veux, faire ce que tu veux, un médecin, un avocat, un thérapeute, c’est toi qui vois. J’ai de l’expérience quand il s’agir d’inventer une histoire sur notre première rencontre, alors ne panique pas, je m’en occupe. Ce soir je suis ton homme parfait et je fais tout ce que tu désires, cependant, si tu veux un extra, il faudra payer un montant additionnelle de 2000 dollars.


Spoiler:
 

-Je… QUOI?, mais non je… je veux seulement que tu… mais non…

-C’est toi qui choisit Kate, c’est ta soirée et d’ailleurs, tu es magnifique quand tu rougis. Tu es prête?

Je prends mon manteau et mon écharpe et lui me tend son bras pour que je m’y accroche. Nous sortons dans le soir hivernal où une limousine nous attend. J’ai mis le paquet ce soir, et quand on veut frimer, le prix à payer est… très élevé.
Nous entrons dans la salle. Je laisse échapper un son admiratif tant la beauté des lieux est époustouflante. Quelqu’un prend nos manteaux à l’entrée et mon regard se pose sur quelqu’un.


-C’est lui.

-Tu m’avais pas dit qu’il était sénile...

-Jacob… ne fait surtout aucune blague si jamais nous avons à lui parler, c’est le maire de la ville.

-Je sais qui il est, mais je ne comprends pas ce que tu lui trouves.

-C’est une longue histoire.

Nous avançons dans la salle de bal et Jacob m’entraîne vers le centre de la pièce. Nous dansons légèrement au rythme de la musique barbante. Dis donc, il se débrouille bien Jacob. Nos mouvements sont fluides et je dois dire que je me sens particulièrement bien contre son corps dur. Ne te laisse pas avoir Kate, il vient quand même des pages jaunes.
Nous dansons encore pendant un moment et il m’entraîne vers les gens pour faire un peu de social. Il semble tellement à l’aise dans ce genre d’environnement. Il doit être un expert de ce genre de soirée mondaine. Son regard se perd un moment. Il regarde une jolie fille rousse. Ses cheveux sont flamboyants et on dirait qu’il s’allume s’opposant à la simplicité de sa robe.

-Tu aimes les rousses?

-Depuis la nuit des temps, mais je suis désolé, c’est inapproprié pour ce soir.


-Ça va, je comprends, moi aussi je la trouve magnifique.

-Oui, mais ce soir, c’est toi la plus belle.

-Merci. Mais pour être honnête, je préfère l’homme avec qui elle parle. Il est mignon.

Je lui fais un sourire et je laisse mon regard balayer la salle quand mes yeux se posent sur Logan. Gabrielle est accroché à son bras comme une… Kate, la ferme. Je tremble légèrement et Jacob se rend compte de mon désarroi. Il regarde dans la même direction que moi, revient à moi, me prend le menton entre ses doigts pour me lever la tête légèrement.

-Showtime Kate.

Il se penche et pose ses lèvres sur les miennes...

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Dernière édition par Kate Smith le Jeu 20 Déc - 1:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mar 11 Déc - 16:06

Hihi:
 

Foutu temps des fêtes. Les lumières de Noël brillaient de mille feux de toutes les couleurs et les grelots teintaient à chaque coup de vent. Gue-ling-gue-ling. Matt détestait les grelots. Et toutes les décorations, en fait. Il fallait voir cette ville, qui était encore en ruines il n’y avait pas si longtemps, se couvrir de babioles toutes plus brillantes et ridicules les unes que les autres à l’approche d’une fête qui forçait les gens de presque toutes les classes sociales à se traîner, le ventre par terre, dans les magasins pour trouver LA perle rare à offrir à un être cher. Répétez autant de fois qu’il y a d’êtres chers, puis autant de fois qu’il y a de connaissances avec lesquelles il faut être poli et mélangez en chantant des cantiques de Noël. Voilà la recette d’une fête commerciale bien réussie !

Matt avait connu l’époque où les gens voyaient plutôt cette fête comme une occasion de se réunir, s’aimer, être reconnaissant pour ce qu’on possédait ou, même, envers un sauveur invisible qui s’était laissé saigner à mort pour sauver les fragiles êtres humains. Les réjouissances étaient tournées vers la famille, l’amour…Des conneries. Les gens se disaient tellement heureux de pouvoir se voir, se parler et se serrer dans leurs bras à cette période de l’année. Noël était l’hypocrisie la mieux emballée que Matt avait connue : quand on aimait vraiment une personne, on s’arrangeait pour la voir à d’autres moments qu’une stupide fête qui se pointait le nez en plein hiver. On prenait de ses nouvelles toute l’année plutôt que lui demander, avec un grand sourire au rouge bas de gamme étendu jusque sur les dents, si elle avait rencontré l’amour cette année. Oh, mais attendez, il y a des gens qui habitent loin, des gens qu’on ne peut pas voir toute l’année ! Eh bien, pour Matt, ces gens-là ne comptaient pas. Pour lui, on ne pouvait pas tenir à une personne qu’on ne voyait qu’un jour sur 365. Elle ne nous manquerait, une fois morte, que ce jour-là de l’année, et c’était très peu si on songeait aux 364 autres où on se fichait éperdument de son existence.

Pour un démon, Matt était un peu sentimental sur certains points. L’hypocrisie en était un. Et Noël aurait mérité de se voir décerner le prix de la fête la plus sournoise de tout le calendrier. L’ancien pirate s’ennuyait de la mer, où chaque jour était seulement un aujourd’hui de plus, sans aucune occasion spéciale où il fallait faire semblant que c’était agréable de s’inventer des raisons pour se forcer à être plus heureux qu’à l’habitude.

Le bal de Noël était donc pour lui une gigantesque mascarade où les plus riches allaient gracieusement montrer leur supériorité matérielle à la classe pauvre de New York. Quelques chanceux de la classe moyenne avaient eu le droit d’y aller, mais il ne fallait pas se leurrer : aucune générosité ne motivait leur invitation. Ils n’étaient là que pour servir de groupies, ramasser les miettes et rêver d’une vie qui ne serait jamais la leur dès le lendemain matin.

Matt avait, bien sûr, volé son invitation. Il l’avait prise à une couturière de
Venus Industries qui avait probablement pleuré en constatant qu’elle n’avait plus d’occasion pour porter les escarpins neufs qui lui avaient coûté une semaine et demie de salaire. Le démon avait décidé qu’il lui était nécessaire de prendre part à cette grosse blague administrative et sociale, car il voulait voir de plus près ce mystérieux maire et…Gabrielle. Il préférait ne pas réfléchir à pourquoi il devait se trouver des raisons de la rencontrer, mais il savait qu’il exagérait un peu. Parfois, il se rendait en un lieu juste parce qu’il savait qu’elle serait là. Il ne lui parlait pas – il l’évitait – mais il s’arrangeait toujours pour être dans son champ de vision. Depuis qu’il l’avait revue, Matt ne pouvait s’empêcher de toujours la surveiller, subtilement ou non.

La salle était ignoblement sur-décorée. On aurait dit un cirque ou une maison de poupées fabriquée par une enfant gâtée qui rêvait de princesses, de licornes et, surtout, de dizaines de cadeaux dispendieux. Matt se félicita d’avoir choisi un complet sobre, de bon goût et griffé lorsqu’il aperçu quelques malheureux jeunes hommes qui, de toute évidence, assistaient pour la première fois à ce type de soirée : l’un d’eux avait même revêtu un jean. UN JEAN. Le démon n’aimait pas ceux qui montraient qu’ils étaient trop cons. Un jean à un bal, franchement.

Lorsqu’il vit Gabrielle, Matt ne voulut surtout pas se laisser absorber par sa beauté. Il détourna donc très rapidement le regard, et avec peu de naturel, comme s’il pouvait empêcher une telle image de lui tatouer définitivement la rétine.

Direction le buffet.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mer 12 Déc - 15:17

Spoiler:
 

Chloe se regarda dans le miroir plein pied en se jugeant. Elle se devait de faire ce genre de rituel avant de sortir pour un évènement aussi important, parce qu’elle savait pertinemment que toutes les autres personnes présentes le feraient automatiquement à leur tour, de façon subtile ou carrément effrontément. Ils essaieraient de voir son âme à travers son apparence. Comme si, parce qu’on est habillé de telle façon changeait ce qu’on était en réalité. La preuve résidait dans l’exemple que même si Chloe enfilait la plus fleurie et la plus éclatante des robes, son âme resterait tout aussi sombre! Les gens ne faisait que juger les autres. La société ne tenait qu’aux apparences et aux illusions. Il n’y avait plus rien de vrai, même pas les sourires. Et pas seulement dans le sens où les gens se forçaient pour les tenir, mais plus dans le sens où les gens avaient tellement de botox et de lifting que leur visage tenait touts seuls dans une expression constante d’euphorie qui se voulait rassurante et jolie. Chloe était plutôt effrayée par tous ces visages déformés et informes, qui se ressemblaient tous, qui avaient une couche trop épaisse de faux-semblant et dont l’expression traduisait plutôt leur air de peur et de dégoût d’eux-mêmes. Parfois Chloe avait presque l’impression que certains d’entre eux se faisaient brûler la peau sous leurs masques tellement ils avaient une lueur de désespoir et de folie dans les yeux. À force de trop chercher la vérité et le bonheur, on se perd… Chloe inspecta donc soigneusement toutes les parties de son corps, avec la même rigueur qu’un chirurgien vérifie qu’il a tout le matériel nécessaire avant d’effectuer une opération. Cheveux laissés lâches sur ses épaules, à peine vagués, yeux maquillés pour les faire paraître encore plus grands, joues légèrement teintés de roses, lèvres avec du gloss ultra brillant rose pâle, robe noire, asymétrique, originale, à paillettes avec un voile dans le côté qui tombait parfaitement, souliers noirs luisants à double attache, petit sac à main noir. Chloe était prête.

En attendant son taxi pour se rendre à l’évènement, Chloe pensa à Cameron. Elle se demanda ce qu’il avait décidé de porter ce soir, où il s’était installé pour regarder son film de Noël préféré, combien de chocolat chaud il avait englouti, et combien de guimauves miniatures dans chacun, comment il se débrouillait sans elle ce soir. Ils avaient décidé de fêter ce temps de l’année séparément, pour diverses raisons. Mais l’esprit de Chloe revenait sans cesse à Cameron quand même. Ou alors c’était la faute de Kyle? Le taxi arriva et interrompit ses pensées. Elle décida de chasser Cameron de son esprit et de profiter de la soirée. Elle allait sans aucun doute rencontrer quelqu’un avec qui finir la soirée, mais elle comptait aussi sur cette soirée pour aborder son père pour la première fois. Devant tous ces gens, s’il la reconnaissait ou si ça tournait au vinaigre, Loki ne pourrait rien faire contre Hel, au risque de perdre sa réputation et peut-être même son poste. C’était parfait! Chloe était emballée par cette soirée! D’ailleurs, ne lui demandez pas comment elle avait eu son invitation, car elle ne vous répondra pas. Il y avait seulement Chloe et un homme d’un certain âge et avec un certain titre qui avait trépassé quelques semaines plus tôt qui le savaient…

La salle était merveilleusement décorée. Ce qui rapellaient à Chloe pourquoi Noël était sa fête préférée! Elle aimait tout de cette fête. Les brillants, les lumières, les paillettes, les rubans, l’odeur des sapins. L’abondance et la richesse, la joie et l’allégresse, l’amour et le bon temps, et tout ça jusqu’à en devenir malade et en vomir. Noël était vraiment magique!
Chloe était arrivée alors que beaucoup de gens étaient déjà là. De tous les âges et de tous les styles, mais tous de la même classe sociale, ou presque. Un petite rousse avec une jolie robe ne semblaient pas très à l’aise. C’était la longueur de sa robe ou alors le fait d’être ici, tout simplement? Chloe irait peut-être lui parler plus tard. Si la rousse se débarrassait de son cavalier apparemment ignare.

Elle chercha du regard des visages familier et n’en vit pas. Ou alors il y avait trop de monde et elle finissait par ne plus faire la différence. Elle remarqua son père… AU BRAS DE SA SUPÉRIEURE?! ? Elle aurait bien assez de temps plus tard pour éclaircir ce point. Pour l’instant, un spécimen beaucoup plus beau avait attiré son attention au buffet. Avec son plus beau sourire et son air le plus attachant, elle lui serra légèrement le bras pour attirer son attention et lui demanda :


-Savez-vous s’il y a des arachides dans ce plat? J’y suis allergique et je ne veux pas prendre de chances…

[HJ : Le beau spécimen en question est bien évidemment Matt! Wink]

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Blue_Krait
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mar 18 Déc - 18:01

Bleu cobalt.

Drake aimait les couleurs vives, voyantes, saturées. Il aimait aussi le noir, le blanc et…bref. Le jeune sorcier n’était pas particulièrement difficile sur les couleurs, même s’il préférait attirer l’attention. Pour le bal, il avait naturellement choisi de sortir du lot, même s’il avait dû calmer un peu ses habituelles ardeurs clownesques puisqu’il s’agissait d’une soirée officielle, et non d’une petite fête au centre-ville qu’il avait lui-même organisée. L’idée du costume entièrement couvert de paillettes avait donc été rejetée, tout comme celle impliquant un gigantesque chapeau décoré comme un sapin de Noël. Il avait ensuite pensé à venir complètement vêtu de blanc, avec un flocon décoratif bleu brillant à la boutonnière. Mais c’était trop. Il avait dû faire un choix entre une couleur décapante ou un accessoire étrange, car combiner les deux lui semblait suffisant pour se faire mettre dehors d’une soirée organisée par la mairie.

Le petit fonctionnaire avait finalement opté pour un complet de belle coupe, qui était assez ordinaire…sur une photo en noir et blanc. Il était bleu cobalt. Ni noir, ni gris, ni marine : bleu cobalt. Avec une chemise blanche. Il avait hésité entre cette couleur et jaune canari, mais il avait choisi bleu pour faire ressortir ses yeux, et parce que cette nuance en particulier lui plaisait vraiment. Plutôt qu’une cravate, il portait un nœud-papillon de la même couleur que son complet.

Il fallait avouer que le look du sorcier était assez particulier. Aucune personne normale ne serait arrivée vêtue de cette manière, mais Drake n’était probablement pas normal. C’est donc avec un sourire étincelant qu’il entra dans la salle de bal, après avoir laissé son manteau au vestiaire de l’entrée. Il était arrivé un peu après l’ouverture des portes, car il avait préféré éviter de se retrouver au cœur de la foule qui s’était certainement pressée à y entrer, comme de petits grains de sel passant dans un entonnoir.

Drake repéra Gabrielle au bras du maire. Ce qu’il pouvait adorer cette femme! Encore ce soir-là, elle était resplendissante, magnifique, à en crever d’éblouissement. Il se demandait d’ailleurs ce qu’elle pouvait trouver à une tête enflée comme Logan Laufey qui était, de plus, plus âgé qu’elle. Pourtant, incroyablement splendide comme elle était, Gabrielle aurait pu avoir n’importe quel homme. Sauf Drake, parce que c’était lui qui possédait les gens, jamais le contraire. Il séduisait et, s’il se laissait séduire, ce n’était toujours qu’en surface. Il n’aimait pas qu’on l’approche trop.

Vraiment, la moyenne de laideur était plutôt basse ce soir-là, si on prenait en compte les spécimens frôlant la perfection physique qui se trouvaient dans la salle. Il y avait, pour ne nommer que cet exemple, une femme blonde, en robe noire, dont le regard mystérieux intriguait Drake. [Kate]Plus tard dans la soirée, peut-être, le jeune homme aurait envie d’aller examiner de plus près la profondeur du décolleté de la demoiselle. Mais c’était seulement si le mec –fort joli – qui l’accompagnait la laissait seule un instant.

Le sorcier se dirigea rapidement vers le bar, ne prêtant que peu d’attention aux regards parfois étonnés et parfois amusés qui se posaient sur sa tenue. Il se commanda à boire et, après deux gorgées, il le remarqua.

Oh. Wow.

Grand, les cheveux noirs, des yeux clairs enjolivés par un regard sombre, une belle carrure. [Matt] Il devait être hétéro mais, souvent, ce genre de détails n’embêtait pas Drake. Il était toujours inventif quand il s’agissait de séduire quelqu’un. Le jeune sorcier termina sa boisson d’un coup et il laissa le verre sur le comptoir pour se diriger vers sa proie. Une fois tout près de lui, il remarqua que le corps musclé du mec lui cachait un autre élément d’intérêt lorsqu’il était encore près du bar : une jeune femme très jolie… [Chloe]

Et il la connaissait. En fait, il ne pouvait pas dire où, mais il l’avait déjà vue. Il y avait longtemps, peut-être seulement durant une fraction de seconde, du coin de l’œil, au milieu d’une foule ou à la télévision, mais il était certain que son regard ne se posait pas pour la première fois sur le visage de la jeune femme. Il était aussi persuadé d’une autre chose, un fait extrêmement logique s’il se fiait à l’impression de remonter dans le temps qui le prenait en détaillant le visage de la belle : il l’avait vue à Londres.

Elle parlait avec celui que Drake avait choisi comme proie, quelques secondes plus tôt et qui, maintenant, n’avait plus aucune importance. Le fait qu’elle était en pleine conversation ne revêtait pas plus d’intérêt pour le sorcier. Il s’incrusta donc entre les deux jolies personnes, bousculant de ce fait l'homme, pour prendre un truc – il ne regarda même pas quoi – sur la table du buffet, et il fit son plus beau sourire à la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mer 19 Déc - 23:21

Vénus était le choix idéal. Magnifique, puissante, confiante et charismatique, elle était la candidate parfaite pour être associée au maire de la ville la plus éminente de la terre. Ses positions de riche femme d’affaires et de visage représentant la marque préférée des femmes humaines prouvaient qu’elle savait réussir, qu’elle pouvait se servir de ses forces pour brillamment asservir la race humaine. Les femmes avaient besoin de produits de beauté. C’était stupide, à première vue, mais elles semblaient toutes avoir ce besoin de se barbouiller le visage, et même le corps entier, de toutes sortes de peintures aux noms et propriétés les plus extravagantes. Miss Englebert possédait la beauté des femmes de New York, et cela représentait énormément. Elle avait en mains l’apparence de la moitié de la population de la ville. C’était une arme à ne pas négliger.

Loki avait déjà fait ses choix sans réfléchir, avec son cœur, s’il en avait vraiment déjà eu un. Il avait trahi son épouse par amour pour une géante qui lui avait offert de sombres rejetons. Il s’était encore plus éloigné de ceux qui se faisaient passer pour sa famille. Pour elle, il avait sacrifié ses minces chances de faire partie des bons, des justes, ou même seulement des divinités moyennes. Loki avait pris la couronne du roi des fous et se l’était enfoncée sur la tête. Depuis, elle était coincée là, couverte de peinture dorée et de pierres précieuses, toujours étincelante, parce qu’il en prend tellement soin.

Du temps de l’Yggdrasil, Loki avait accepté, et même apprécié, son rôle du bouffon maléfique de service. Il avait d’ailleurs décidé de surpasser toutes les attentes qu’on aurait pu avoir envers lui, choisissant toujours les idées les plus noires et les plus dangereuses. Et il s’était amusé…comme un petit fou.

Depuis l’ouverture de la brèche, le dieu nordique s’était calmé. Oh, ce n’était pas parce que les machinations diaboliques ne lui venaient plus aussi bien! Il entretenait toujours de bonnes idées de plans tordus, mais il ne mettait à exécution que les plus sécuritaires, les plans qui lui assuraient d’éviter de se faire prendre. Sinon, il passait le plus clair de son temps à travailler sur son ascension au pouvoir sur Midgard, la terre des hommes. Loki réfléchissait plus, et mieux, depuis son changement radical d’existence. Il avait appris de ses erreurs et il comptait bien ne pas les reproduire. C’était pourquoi il évitait de penser avec autre chose que sa tête. Il se concentrait sur son but principal et il ne dérogeait pas à sa ligne de conduite, même pas pour s’amuser ou jouer un tour meurtrier à quelqu’un. Sauf s’il était certain que personne ne ferait le lien avec lui.

Kate. Loki s’était précipité sur Gabrielle après l’avoir vue. Il se doutait bien qu’elle viendrait au bal, même s’il ne l’avait pas invitée. Il l’avait même évitée. Il avait préféré jouer au maire super occupé plutôt que devoir lui expliquer quoi que ce soit, après que l’annonce du bal ait été faite. Naturellement, il y avait eu des fuites comme quoi il irait avec Miss Englebert, mais il ne l’avait jamais confirmé ni infirmé à Kate. Finalement, elle était là, belle et…accompagnée d’un type qu’il n’avait jamais vu auparavant. Et il n’aimait vraiment pas cette vision.

Tirant doucement Gabrielle par la main, le maire se rendit au micro, sur la petite scène de la salle, armé de son sourire de politicien. Après avoir un peu nerveusement replacé sa cravate, il fit un petit test de son, suivi d’un contact visuel entendu avec un technicien et il prit la parole.


-Bonsoir à vous, et merci d’être présents ce soir pour le bal de Noël. J’espère de tout cœur que vous allez passer une soirée mémorable.

Le maire prit un instant pour couvrir Vénus d’un regard affectueux.

-J’en profite pour vous annoncer en primeur mes fiançailles avec Mademoiselle Englebert. Nous avons prévu nous marier en juin. Les journalistes qui auront des questions pourront s’adresser à l’un de mes assistants. Je ne répondrai à rien sur le sujet ce soir, puisque nous sommes tous là pour nous amuser, non?

La foule bien dressée applaudit à l’annonce de la nouvelle et Loki lui adressa un sourire mille fois pratiqué devant le miroir. Puis, il prit sa fiancée par la taille et l’embrassa avec une fougue contenue. Un baiser parfait et finement calculé.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 20 Déc - 2:24

Spoiler:
 

Le baisé est parfait, je dois le dire. Jacob a vraiment de l’expérience pour ce genre de chose. Je me demande comment de gens il a embrass… Non Kate, ce n’est peut-être pas une bonne idée de te poser la question et d’après ce qu’on en sait, tu as peut-être embrassé plus de gens que lui.

-Tu… hum…

-Je sais, je suis… ça va te paraître grossier mais, je suis payé pour ça.

-J’en ai pour mon argent alors.

Je… mais non, je ne peux pas rougir? Tu es tellement idiote Kate, vraiment. C’est une pu… enfin, c’est un… c’est un gars qui vend ses charmes, tu ne peux pas rougir devant lui! Je lui attrape le bras et l’amène jusqu’au bar. J’ai soif.

-Un abricot brandy sour avec de la glace, s’il-vous-plait.


-Désolé Madame, nous n’en servons pas ce soir.

-Vous avez de l’abricot brandy?

-Oui.

-Du sucre?

-En effet.

-Le cocktail Bar mix?


-Oui mais…


-Alors c’est simple, vous mettez de la glace dans un shaker, une once d’abricot brandy, du sucre, le bar mix et vous le passer au shaker. C’est simple non?

-Oui mais nous ne l’avons pas dans la liste de cocktail offert ce soir.

-Mais on s’en fiche de la liste, je viens de vous donner la recette, vous n’avez pas besoin de votre liste!


-Je suis vraiment désolé Madame mais…

-Excusez-la monsieur, elle est un peu énervé ce soir, deux martinis feront l’affaire, merci.


Jacob me prend par le bras et m’entraîne un peu à l’écart pour me dire de me calmer, que la soirée est formidable, que ça se passe bien et que je dois respirer un peu. Je hais les hommes. Je hais Logan, à ce pavaner avec sa blonda… je suis blonde… avec sa pouf comme s’ils étaient un jolie couple heureux alors que c’est avec moi qu’il a eu l’habitude de passer ses soirées les dernières semaines. Sauf ces derniers jours bien sûr, il ne voulait pas avoir à me confronter et me dire qu’il viendrait avec cette chose en plastique. J’aurais dû lui acheter cette poupée que j’ai vue au Purple Passion, au moins la poupée ne parle pas, n’a pas cette petite voix qui lui donne l’air stupide et il aurait eu le même résultat qu’avec Gabrielle, un truc sans cervelle. Je commence à rire toute seule et Jacob me regarde avec un point d’interrogation dans les yeux. Je lui dis que tout va bien, que la chaleur me monte à la tête. Il me donne mon martini, avec un olive... je déteste les olives… ça me rappelle les yeux de cette sal… je prends l’olive entre deux doigts et l’écrase avec ardeur, le sourire aux lèvres.

-Tu veux qu’on aille prendre l’air?

-C’est une excellen…

-Bonsoir à vous, et merci d’être présents ce soir pour le bal de Noël. J’espère de tout cœur que vous allez passer une soirée mémorable.


Il est tellement beau. Il dégage ce halo de virilité qui me fait craquer chaque fois que je m’approche de lui. Cet air si dirigeant, ce côté mâle et irrésistible qui me fait ouvrir les jambes chaque fois qu’il me le demande. Si je passe une belle soirée? C’est avec moi qu’il aurait dû passer cette fichu soirée, je me retrouve avec un homme du bottin téléphonique, beau comme un dieu, qui a couché avec la moitié de la ville.

-J’en profite pour vous annoncer en primeur mes fiançailles avec Mademoiselle Englebert.

Je commence à manquer d’air. Réellement cette fois. Mon cœur s’arrête et je le frappe pour le faire repartir. Oui, ça devait être drôle à voir, mais Jacob ne rit pas, il comprend, je regarde dans ses yeux à ce moment et je vois qu’il a de la peine pour moi, qu’il ne comprend pas comment Logan a pu choisir une autre que moi. Il est gentil, mais ce n’est pas assez pour me calmer.

-Nous avons prévu nous marier en juin.


Six mois, j’ai seulement six mois pour arrêter cette folie et trouver un moyen de mettre cette bombasse dans un cercueil. Non Kate… pense rationnellement tu n’es pas… LA FERME! JE VAIS TUER CETTE P*** avec son sourire de … KATE REPRENDS-TOI… Respire, respire… inspire… qu’est-ce qui vient après inspire? Ah oui, expire… inspire…expire… ins… arrête! Non, n’arrête pas de respirer, mais cesse de te laisser emporter par la panique et la colère, c’est inutile.

-Les journalistes qui auront des questions pourront s’adresser à l’un de mes assistants. Je ne répondrai à rien sur le sujet ce soir…

Oh oui! Mon grand tu auras des réponses à me donner… tu vas…

-…puisque nous sommes tous là pour nous amuser, non?

Salop. Il peut bien me dire qu’il m’aime quand il me fait l’amour, me prendre dans ses bras tendrement en me disant qu’il n’y a personne d’autre pour qui il a des sentiments comme ça. Je le crois, je suis la meilleure au lit, facile d’avoir des sentiments. Espèce de sale crétin manipulateur. Tu veux passer une bonne soirée Laufey? Ne lui fait pas une scène ma belle Kate, offre lui la comédie musicale complète…

Je me retourne vers le bar, commande une vodka double ‘’on the rocks’’, l’avale d’une traite. Jacob semble désapprouvé. Je m’en fiche. Je commande à nouveau, un triple, l’englouti, me retourne avec un sourire éclatant, les yeux brillants, laissant Jacob au bar et me dirige droit vers le maire et sa chose. poussant tous les gens qui se trouvent sur mon chemin. Droite devant lui, attendant qu’il termine d’embrasser sa chérie, je tends une main ferme...

-Monsieur le maire, je suis tellement heureuse pour vous. Je vous souhaite tous le bonheur du monde avec Miss. Englebert.

Mes yeux voyagent de Logan à Gabrielle, elle me regarde de cette manière... je repense à l'olive de tout à l'heure et je ressens ce besoin de lui enfoncé mes doigts dans les yeux pour les écraser. Je pourrais aussi les lui arracher et les jeter dans le cocktail de quelqu'un en guise d'olive... Je pourrais lui prendre la tête et lui enfoncer la face dans le buffet? Je pourrais lui lancer une bouteille d'acide en plein visage pour lui faire perdre sa beauté de jeune vierge pure et sainte? Je n'ai malheureusement pas amené d'acide avec moi... je la haie… Je me retourne vers Logan, toute souriante et je lui lâche d'une voix assez forte pour bien me faire entendre des gens autour...

-Je vais donc pouvoir dire à mon patron, qui est au bar, que vous n’aurez plus besoin de mes services pour combler vos nuits? Bonne soirée à vous deux!

Je me retourne, les yeux pleins d’eau, le cœur qui serre, la rage au ventre et je me dirige vers la salle de bain. J’ai tellement été idiote, tellement idiote alors pourquoi ne pas me faire passer pour un prostituée, je ne peux pas être descendu plus bas d’avoir cru ses mensonges.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 20 Déc - 8:42

[Excuse moi Kate, mais compte tenu du fait que Gab n’a pas encore répondu, tu ne peux pas vraiment décider de la façon avec laquelle elle te regarde Wink Je te prie de rectifier le tire s’il-te-plait. Oh et d’ailleurs, la voix de Gab n’a rien d’agressant, ça fait partit de son charisme.]

Gabrielle était toujours accrochée au bras de Logan lorsqu’elle avait vu Matt entrer dans la salle de bal. Ses jambes s’étaient coupées en deux. Pourquoi était-il là? Ce n’était pas le genre d’événement qui l’intéressait. Gabrielle avait toutefois l’impression de le voir partout depuis qu’elle l’avait trouvé dans son bureau, comme s’il était toujours partout. Elle commençait à croire qu’elle l’hallucinait. La jeune femme qui tentait l’impossible pour le sortir de sa vie connaissait dernièrement un échec monumental. Elle savait qu’il l’avait vue… Logan et elle se tenait assez à la vue, au moment où il avait pénétré dans la salle, il l’avait pourtant soigneusement ignorée et s’était dirigé vers le buffet. Le sentiment de malaise et de doute qui la remplissait depuis le début de la soirée avait probablement doublé. Elle continuait toutefois de sourire à tout le monde. Au dernier coup d’œil qu’elle jeta à Matt, elle vit Chloe, l’un des plus beaux visages de Venus Industries, qui était à ses côté. Elle n’eut même pas le temps d’analyser la situation parce que Logan l’avait tirée vers l’estrade. Elle savait ce qui allait venir par la suite…. Il semblait nerveux, elle se demanda s’il l’était vraiment ou s’il jouait la comédie pour avoir l’air un peu plus humain.

-Bonsoir à vous, et merci d’être présents ce soir pour le bal de Noël. J’espère de tout cœur que vous allez passer une soirée mémorable.

Pour beaucoup, ce serait une soirée mémorable. Pour Gabrielle, c’était plus un… os de poulet de travers dans la gorge. Elle était nerveuse sur l’estrade, elle n’avait pourtant jamais eu de difficulté à parler en public, encore moins d’être le centre de l’attention. Pourtant, une petite voix lui soufflait que la présence de Matt y était pour quelque chose. Elle était incapable de dévier son regard ailleurs… le regarder avait presque quelque chose de réconfortant, elle oubliait presque la 2e partie du discourt de Logan. Elle sentit le regard de Logan vers elle et se retourna vers lui. Il la recouvrait de regard affectueux, elle lui rendit donc ce regard avec un petit sourire gêné.

-J’en profite pour vous annoncer en primeur mes fiançailles avec Mademoiselle Englebert. Nous avons prévu nous marier en juin.

Elle fut incapable de s’empêcher de regarder Matt à nouveaux. L’annonce lui faisait encore plus mal que le fait de simplement être au courant. Mais peut-être était-ce le seul moyen de se débarrasser de cet homme qui lui avait fait tellement de mal dans le passé et qu’elle n’avait jamais réussi à oublier.

- Les journalistes qui auront des questions pourront s’adresser à l’un de mes assistants. Je ne répondrai à rien sur le sujet ce soir, puisque nous sommes tous là pour nous amuser, non?

Logan embrassa Gabrielle, comme c’était prévu. C’était un baiser agréable… mais vide. Logan eut à peine le temps de s’éloigner d’elle qu’une jeune fille blonde lui attrapa le bras, du bas de l’estrade. Gab crut que la sécurité allait lui sauter dessus, pourtant ils n’en firent rien.

-Monsieur le maire, je suis tellement heureuse pour vous. Je vous souhaite tous le bonheur du monde avec Miss. Englebert.

Gabrielle lui fit un grand sourire remplis de « tendresse ».

-Oh merci ma belle, Nous apprécions beaucoup tes souhaits, j’espère que tu auras beaucoup de plaisir, ce soir. J’ai vu que tu étais assez bien accompagnée.

Elle lui fit un clin d’œil. Cette fausse comédie la rendait toujours plus malade. Mais bon, on ne devait pas se mettre les citoyens à dos. Toutefois la jeune femme repris de plus bel.

-Je vais donc pouvoir dire à mon patron, qui est au bar, que vous n’aurez plus besoin de mes services pour combler vos nuits? Bonne soirée à vous deux!

Gabrielle ne sut pas pourquoi la jeune femme avait fait cela. Elle savait bien que Logan avait eu plusieurs conquêtes. Pourtant, au nom de la fierté et de l’orgueil, elle aurait dû montrer à Logan que le fait qu’il s’unisse avec une autre ne lui faisait absolument rien. Elle venait ouvertement de lui montrer sa faiblesse face à la situation.. . Gabrielle regarda Logan et haussa les épaules. Elle jeta un dernier coup d’œil à Matt… Elle n’avait pu s’en empêcher.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 20 Déc - 10:03

Des gardes du corps. Onze en tout, dont un qui suivait bravement le maire de la ville. C’est la première chose que remarqua Jared en arrivant sur les lieux. C’était la première fois qu’il se montrait aussi publiquement mais compte tenu de ce qu’il préparait, il devait commencer à faire quelques apparitions pour son plan. Presque tous les dieux étaient là, c’était évident, et le télépathe s’en assura lui-même. Bon sang… Quel dommage que ce bal se soit organisé beaucoup trop tôt. Il ne pouvait rien faire mais il aurait suffi d’un seul mois pour que le sorcier ait les capacités de profiter de ce rassemblement hors du commun afin de frapper un gros coup. Il y avait de quoi faire mal, de quoi marquer les esprits, et l’esprit magouilleur de Jared ne lui faisait jamais défaut pour savoir quel piège préparer. Ce bal-là ne sera qu’une reconnaissance. Il se montrait surtout pour voir les autres, étudier quelques mises au point et montrer qu’il n’avait pas volé cette invitation pour rien. Enfin, voler, c’était bien exagéré. Car la personne sur qui le strip-teaseur avait trouvé l’invitation n’était plus de ce monde pour en parler. Une main dans la poche de son costume noir, l’autre remettait en place sa cravate de même couleur. Il était unicolor, d’une allure plutôt discrète, n’étant ni trop chic ni trop pauvre et ne souhaitant pas se mettre en valeur.

Toute la salle était luxueuse, les invités pompeux, cet endroit était la preuve même de l’hypocrisie ardente d’un homme intéressé. Qu’on ne critique point l’égocentrisme du maléfique quand celui du maire de la ville concurrençait aussi fortement. Pour bien prouver que tout n’était que mise en scène, il suffisait de regarder les employés chargés de la sécurité qui se faisaient plus remarquer que n’importe qui de par leurs costumes. Il parcourait quelques arrivants du regard, arrêtant parfois son regard sur la bombe trop canon qui perdait son temps avec ce coincé de maire. Puis la jolie blonde qui les regardait avec… ahaha. Jared était fort amusé de ce que ressentait Kate vis-à-vis d’eux, et il n’allait pas manquer d’aller lui parler. Une magnifique chevelure de feu arrivée avec… oh… la petite victime chérie de Jared avait lâché sa caméra pour venir à ce bal. Ne souhaitant pas se faire remarquer, le strip-teaseur l’évitera soigneusement. Il aperçut en dernier un miroir. Drôle de miroir. Tiens, c’est fou, son reflet ne porte pas les mêmes fringues. L’homme s’attarda un long moment à dévisager celui qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Puis il repassa à autre chose.

Furtivement, il s’était rapproché du maire qui s’exprimait et qui annonçait des fiançailles pour les médias. Ah, c’est hommes politiques, toujours prêts à tout pour faire sensation. Jared comprenait et ne broncha pas. En revanche, il observait la jeune blonde. Elle avait des rapports avec ce maire, c’était l’exemple parfait du triangle amoureux ! Puis il regarda Anthony. Bon sang.. Si Jared glissait cette information au journaliste, et que ce dernier réussissait à en faire un scandale, ce serait bon. Il se résigna parce que ce n’était pas le moment de prendre un quelconque risque. Surtout si l’humain le remarquait et le dénonçait. De toute façon, Jared était en train de corrompre une presse dans la ville. Une fois qu’il l’aura sous son contrôle, elle publiera absolument tout ce qu’il voudra. Et toutes les petites magouilles de Loki deviendront ses humiliations. Jared regarda le compagnon de Kate qui restait sans arrêt à ses côtés. [C’est bien un pnj, hein ? Que je ne fasse pas de bêtise.] Il attendit patiemment que l'homme s'en aille au bar pour s'approcher de Kate, maintenant seule. Lorsqu’elle s’exprima plus ou moins rageusement aux fiancés, le sorcier en profita pour se poster derrière elle afin que lorsque la jolie femme se retrouve, elle tombe nez à nez avec le maléfique. Avant qu'elle ne proteste, le strip-teaseur était déjà parti pour faire connaissance, dont il commençait déjà à tout savoir d’elle en fouillant de fond en comble ses pensées. Avant toute chose il lui tendit une boisson. La boisson préférée de la jeune blonde, bien qu’elle ait déjà bu. Il avait dans les mains une deuxième rempli du même produit, mais pour lui cette fois.

« Une seule femme en colère et les hommes s’en mordent les doigts. Tenez mademoiselle, vous êtes bien trop charmante pour que je vous laisse partir comme ça. »

C’était bien trop entreprenant de l’accoster alors qu’elle ne sera sûrement pas d’humeur. Cependant, elle aura peut-être l’intelligence de se dire qu’elle pourrait essayer de rendre ce maire jaloux. Jared comptait là-dessus, et il comptait bien lui aussi en profiter pour faire la connaissance de cette Kate, toute en se rapprochant d’elle. Il lui tendit la boisson.

« Jared Jones pour vous servir. »
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 20 Déc - 16:02

Spoiler:
 

Le bal de noël. Les hommes en uniforme. Derek est raide dingue des hommes en uniforme. Ce soir, ils seront tous habillés en pingouin et se sera dur pour lui de ne pas se retrouver dans les salles de bains pour en profiter. Par chance, Blanca sera là pour lui éviter de faire des bêtises. Il sourit en pensant à Blanca. Il engage le loup pour le protéger, mais ce soir, surtout dans un endroit plein d’alcool, il devra plutôt le contrôler et le surveiller. Il se rend dans sa salle de bain, et se prépare à se laver quand l’intercom se met à biper.

-M. Jackson, n’oubliez pas la fête de ce soir, j’ai fait monter vos habits dans votre suite.

-Je sais Georgia, je ne fais que penser à cela depuis deux jours. Merci, je vais bientôt être prêt. Dites-moi quand Blanca montera.

-D’accord M. Jackson

Il enlève ses vêtements et entre sous la douche, prend bien son temps pour se calmer. Ce n’est pas dans ses habitudes d’être nerveux, il va devoir boire beaucoup de sang avant de partir… sinon… un accident est vite arrivé et le maire ne serait probablement pas d'accord de voir Derek pendu à la gorge de ses invités. Il savonne son corps de son savon Helmut Lang Cuiron et se rince ensuite. L’odeur est merveilleuse. Il sort, et va dans sa chambre, son habit est posé la, sur son lit. Il le retire de la housse et le regarde, les yeux étincelants.

-Merveilleux.

Son habit est en coton égyptien noir, comme les ténèbres, doux comme la soie. C’est une création unique d’Hugo Boss, une petite merveille qui lui a couté 8000$. Il n’a rien de bien particulier comparé aux restes de sa garde-robe, mais c’est une pièce unique, fait sur mesure. Personne ne pourra rivaliser avec son habit. Il baisse les yeux vers son bas-ventre. Voilà le pouvoir que les vêtements de luxe d’Hugo Boss ont sur Derek. Il sourit et se rend dans son Walk In pour enfiler un sous-vêtement Calvin Klein noir, moulant. Il prend la bouteille de parfum Helmut Lang Cuirron à 800$ le millilitre et lâche une légère bruine dans les airs pour envelopper son corps, un jet dans son cou, à l'intérieur de ses poignets et dans ses cheveux. Il tire sur le sous-vêtement et laisse un jet sur son intimité. Il rigole.

-Au cas ou!

Il passe ensuite une chemise blanche avec une cravate bleue royale rayée noire et finalement des chaussettes de costumes noires. Il se regarde dans le miroir et sourit. Il reste là un moment et se rend dans la chambre pour passer cette divinité vestimentaire. Il prend son temps, laissant le tissu caresser sa peau à chaque nouveau centimètre qu’il atteint. C’est comme un rituel pour Derek et il y tient, il aime trop ce sentir beau, chic et surtout, désirable. Il retourne devant son miroir après les trente-cinq minutes que ça lui a pris pour mettre son habit et entre presque en transe. Il reste ainsi pendant quinze bonnes minutes et il regarde sa montre Rolex Datejust à 6000$, il est en retard à la soirée. Il doit boire du sang. Il se rend dans la cuisine, place un morceau de tissus sur son habit pour éviter de le tacher et se prend un grand verre de O négatif, cela l’apaise. Il en boit des litres avant d’être repus. L’intercom bip.

-M. Jackson, M. Snøhvit est arrivé, il monte.

-Merci Georgia. Prévenez donc M. Wilde que sa présence est requise à la soirée. Il est mon assistant après tout, son ticket d’entrée est sur son bureau et il a un habit dans sa garde-robe s’il ne trouve rien à se mettre.

Chacun de ses employés ce soir porteront du Hugo Boss hors de prix s’ils le veulent bien, évidemment. Il jette le tissu encore propre et va s’asseoir sur le sofa. Blanca entre. Derek le regarde, il est magnifique dans son costume. Derek sourit grandement.

-Blanca, tu es renversant, tu vas faire tourner des têtes ce soir, je suis presque jaloux.

Il se lève, replace son habit pour éviter les plies et se prépare à suivre Blanca jusqu’à la limousine qui les attends en bas.

-Je sens que ça va être bien cette soirée!

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Dernière édition par Derek Jackson le Lun 31 Déc - 4:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Ven 21 Déc - 7:27

Blanca n’était pas emballé à l’idée de se rendre à cette fête. Probablement parce qu’il n’avait jamais été à l’aise avec les gens de haute condition, et qu’il avait plus passé une partie de sa vie à les servir avant de pouvoir enfin s’en passer. Il ne sera pas mal à l’aise parce qu’on ne lui avait pas attribué le rôle d’un bourgeois et savait comment se tenir, mais il n’aimait pas voilà tout. Il n’aurait jamais fait part de cette opinion à son patron parce qu’il était de son devoir de l’accompagner partout. D’autant plus que ce lieu était public, inconnu pour le garde du corps et potentiellement ciblé par des criminels, même s’ils ne viseraient pas forcément le chef. Il prit sa douche dans un de locaux de l’hôtel parce qu’il n’eut pas le temps de rentrer chez lui. Il n’avait pas de pause et ne comptait pas en prendre. Il s’organisait en fonction de son patron. Il se nettoya de fond en comble en espérant ne pas avoir à se transformer ce soir. Normalement non, mais pitié faites que tout se passe bien. Il allait garder un œil sur son vampire, et sans trop savoir pourquoi il se doutait légèrement qu’il devra également le reconduire à l’hôtel une fois Derek ivre. Ca encore, ça ne le dérangeait absolument pas. Derek avait bien raison de profiter de la vie, et Blanca était trop coincé pour se permettre la même manière de penser. Quand on a un balai dans le cul, on ne le retire pas du jour au lendemain !

Une fois propre il se tourna vers le costume qui lui était fourni à sa guise par le patron. De un, Blanca n’aimait pas enfiler des habits qui n’étaient pas de lui, surtout lorsque ça paraissait être des vêtements hors de prix. De deux, il se sentait un peu étouffé dans un costume et préférait largement le cuir. Mais qu’importe, il n’avait pas le droit de râler car c’était dans le contrat qu’il avait signé, et il l’acceptait parfaitement. Le loup devint un brave toutou déguisé en pingouin de costume soft sur chemise blanche. Un peu de blanc sur les manches et au col parce que Derek aimait ça, une cravate de même couleur que le veston et le pantalon. Il se peigna et, plutôt que de laisser habituellement ses cheveux en pagaille, y mit du gel pour les ordonner et faire plus soigneux. Ce qu’il ne fallait pas faire pour une soirée mondaine avec son patron. En revanche il sauta la case parfum. L’effet du parfum et de toute senteur humide appliquée sur sa peau déclenchait chez lui des phéromones bestiaux sur la parcelle de chair ciblée. Ainsi, à l’odeur du parfum s’ajouterait celle d’un loup sauvage, comparable à celle du chien. Et si c’était pour sentir le chien parfumé toute la soirée avec son mémétre, non merci. Il ne mettait jamais de parfum et c’était très bien comme ça. Sous forme humaine, il pouvait facilement contenir ses odeurs.

Une fois propre il rejoignit l’étage de l’hôtel où se préparait son chef. Il laissa Georgia prévenir de son arrivée puis grimpa. Il fut complimenté par le vampire, ce flatteur, mais Blanca garda pourtant un visage sérieux.
« Vous restez le plus beau, boss. » répondit-il poliment en détaillant du regard l’allure de son patron qui allait probablement se faire remarquer dans cette tenue. Mais c’était ce qu’il voulait, c’est certain, donc pas de problème. Blanca devra-t-il également se méfier des femmes intéressées qui tourneront autour de son patron ? Il était beau, il allait attirer beaucoup de regards. Une fois les deux hommes prêts, ils partirent dans une limousine et Blanca prit place à côté de son chef. Il n’était pas seul, de l’autre côté de Derek se trouvait un autre homme de la sécurité de l’hôtel habillé lui aussi. Il allait rester à l’extérieur toute la soirée et Blanca aurait aimé être à sa place. Pour être honnête, ils avaient tiré à la courte paille lequel des deux se tapera tous les blablas des gens dedans et Blanca avait gagné, mais après réflexion il songea qu’en tant que chef de la sécurité il devait montrer l’exemple, et a fini par accorder à son partenaire le droit de rester en dehors de ça et de faire ce qu’il voulait en attendant. Tant qu’il se tenait disponible pour intervenir en cas de besoin ! Blanca resta silencieux durant tout le trajet, il est d'un ennuis... Il avait les yeux fermés, et la tête légèrement penchée vers son patron parce que le parfum de ce dernier enivrait le flair du loup. Il aimait bien humer ce parfum dans la tranquillité. Il répondait aux questions de son patron s’il y en avait, mais ne cherchait pas à faire la discussion. Une fois la limousine arrivée, les deux gardes du corps sortirent et tandis que le second s’éloignait en s’étirant, Blanca ajusta sa ceinture dotée d’une arme à feu et de munition, puis il tint la porte de la voiture à son patron pour que ce dernier descende. C’est bon, ils étaient arrivés. Il porta la main à son oreillette.
« Patrouille le secteur avant de te poser. » ordonna-t-il avant de regarder son chef. « Nous sommes en retard boss, il va falloir être discret. »
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Sam 22 Déc - 21:32

Chloe aimait Noël. Mais vraiment. Elle prévoyait ses toilettes et ses évènements des mois à l’avance. Sa liste d’emplettes commençait à se rayer dès le mois de septembre et tout était parfaitement prévu et organisé pour les soirs de fête. Elle commençait à prévoir des coups d’éclats et des surprises pour le prochain Noël dès le 3 janvier. C’était effectivement sa fête préférée. Elle préférait les robes de soirées aux déguisements vulgaires et ridicules de l’Halloween. Elle préférait le glamour de Noël au romantisme de la St-Valentin. Elle préférait le champagne dans une flute en cristal qu’une bonne chope de bière dans un pub irlandais à la St-Patrick. Elle préférait embrasser tout le monde sous le gui que n’importe qui lors d’une fête patriotique. Bref, le chic, la magie, l’abondance, la féérie charmaient Chloe tout au long de l’année.

Après avoir posé sa question au mec qu’elle avait prévu au moins rouler une pelle ce soir, elle eut quelques secondes pour observer les gens. Elle n’avait pas vraiment porté attention à ses rivales et aux autres mecs présents. Que de la haute bourgeoisie. La pièce respirait la richesse, les gens fondaient sous leurs masques, les murs suintaient d’hypocrisie… ça allait définitivement être une soirée mémorable. Tout le monde en parlerait, parce qu’elle était tout simplement parfaite. Les dames étaient très belles, mais la plupart était restée simples. Du moins, pour leur classe sociale.

Alors qu’elle finissait de juger subtilement, une boule d’énergie et de couleur vient se mettre entre elle et celui qu’elle avait choisi. Il l’avait légèrement bousculé, mais vraiment à peine. Chloe avait même eut l’impression qu’il avait fait exprès de bousculer davantage le jeune homme avec qui elle tentait d’avoir une conversation qu’elle-même. Chloe sentait qu’elle avait droit à un combat de coqs, mais pour l’instant il était à sens unique. Le jeune homme en bleu était très joli, très voyant aussi, et très bleu, mais avait définitivement une gueule qui plaisait à Chloe. Et qui lui semblait familière… Il n’avait pas trop l’air de savoir ce qu’il était venu chercher au buffet, mais semblait convaincu de ce qu’il voulait d’elle. Le sourire que lui offrait l’homme devant elle la fit frémir légèrement. Parcourant toute son échine, du bas jusqu’en haut, ce frisson ne mentait pas. Par contre, elle dut mettre de côtés ses bas-instincts pour écouter ce que son père avait à leur dire.

Comme tout bon chef d’état, il avait un charisme fou. On était comme hypnotisé par lui et on était surement prêt à croire tout ce qu’il voulait bien nous dire. Mais la nouvelle qu’il venait de dire ne passait pas très bien pour Chloe. Elle ne comprenait pas ce qui prenait à son père de se marier avec Gabrielle. Oui, elle était très jolie (probablement la plus belle d’ailleurs), et était une femme d’affaires impressionnante, mais ils étaient tellement différents, au fond, et ils n’avaient absolument rien en commun! En plus, Gabrielle lui tapait sur les nerfs au boulot. Elle était exigeante et stricte, ou du moins c’est ce que Chloe ressentait de son attitude avec elle. Chloe était hors d’elle parce qu’elle ne comprenait aucunement la décision de son père, mais ne voulait que rien ne paraisse. Elle trinqua et applaudit comme tout le monde, avec un grand sourire hypocrite sur le visage, mais se maudissait de ne pas avoir agi avant, car elle se disait que si elle avait été plus proche de son père plus vite, il n’aurait peut-être pas fait une telle bêtise… *Non mais tu te rends compte? Tu vas devoir la supporter au boulot ET à la maison… ce sera ATROCE! Ton pire cauchemar!*Elle décida de laisser cette histoire en suspend. Pour l’instant, elle comptait bien écouter les conseils de Loki.

Pour se changer les idées, elle reporta son attention sur le jeune homme à ses côtés, en bleu. Elle n’avait pas remarqué ce qu’il avait fait pendant le discours, ni comment il avait réagi et, au fond, elle s’en foutait. En le regardant, elle avait de plus en plus l’impression de le connaître. Ses yeux avaient quelque chose de mystérieusement attirant qu’elle avait déjà vu auparavant… et sa bouche la faisait damner rien qu’à la regarder… Elle essaya de chercher plus loin dans sa mémoire, mais rien. Chloe savait, au fond d’elle même que ce jeune homme et elle se connaissait. Mais le signal était tellement loin, comme étouffé par Kyle ou par l’alcool qu’elle avait pris. Elle le força à se descendre à la hauteur de ses lèvres, enroula légèrement sa jambe à sa cuisse gauche et lui dit, après lui avoir mordillé l’oreille :


-Je ne sais pas toi, mais moi je suis effectivement venue ici pour m’amuser. Si tu me payes un verre et un shooter, je vais t’embrasser… Alors, deal…?

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Sam 22 Déc - 21:45

«It’s the most wonderful time of the year… »

J’en avait vraiment marre des chansons de Noël. Peu importe où j’étais, j’en entendais une. Je le supportais de moins en moins. Pourquoi devaient-elles nous envahir avec leur joie de vivre et leur bonheur simple? Les responsables des compagnies de radio, et tous ceux qui produisaient encore des chansons de Noël n’avait pas réalisé que ce n’était pas tout le monde qui partageait leur folie pour cette fête? À moins que je ne sois le seul habitant de la Terre à ne pas les supporter? En tout cas, dans mon cas, quand arrivait le temps de Noël, c’était toujours difficile.

Tout le monde le sait, Noël est synonyme de réunion en famille, de partage et d’amour. Elle est la plus belle des fêtes célébrée, parce qu’elle est magique et féerique, parce qu’elle implique les retrouvailles de gens à qui on n’a pas parlé depuis longtemps et l’abondance. On fête la venue au monde de Jésus en se donnant des tonnes de cadeaux plus ou moins utiles et en se répétant à quel point on s’aime et qu’on est merveilleux. C’était en soi plutôt ridicule, mais j’aimais cette façon de faire. Par contre, je n’avais plus de famille du tout, parce que mes parents étaient a) mort pour vrai et b) morte symboliquement selon sa décision à elle. Je n’ai presque pas d’amis et pas de petite amie en vue. Alors ce temps de l’année faisait plus me rappeler les côtés pathétiques de ma vie. À quoi bon célébrer Noël, alors qu’on est complètement seul? Le jour de Noël, je n’ai personnellement rien à célébrer, puisqu’il est identique à tous les autres jours.

«We wish you a merry christmas, we wish you a merry christmas and a happy new year…»

Quand j’avais eu mon carton d’invitation, j’étais passé à deux cheveux de le déchirer. Je n’avais pas envie d’aller dans une soirée mondaine, parce que les gens de la haute étaient les pires dans le faire-semblant et je ne voulais pas nécessairement jouer le jeu.

Cependant, comme j’étais le seul à en avoir eu une avec mon supérieur, il m’avait demandé de m’y rendre et d’y travailler pour un dossier spécial Noël avec les plus grosses têtes de notre ville et parce qu’il voulait y aller et s’amuser, pas travailler. Je n’avais donc pas eu vraiment d’autres choix. J’avais décidé de ne pas y aller seul, mais je ne voulais pas non plus y aller avec n’importe qui. J’aurais préféré y aller avec certaines de mes collègues de travail, mais aucune ne me prenait au sérieux. Elles pensaient toutes que j’étais gay et je ne comprenais pas pourquoi, mais ça c’était l’histoire de ma vie…

Puis, j’avais pensé à Milda. On s’était rencontrés d’une très drôle de façon et c’est d’ailleurs de par ce que j’ai vu ce soir-là que je la trouvais si intéressante. En plus d’être jolie, elle avait une belle personnalité. Elle était aussi franche, surprenante et sa gêne la rendait encore plus belle. Oh, mais attendez hein!, on est seulement amis! Je m’étais simplement dit que de venir accompagné d’une jolie femme mystérieuse ferait taire quelques rumeurs. Et Milda avait accepté ma proposition. Après avoir été déposé nos manteaux au vestiaire, je l’avais trouvé tout près de l’entrée de la salle, l’air intimidée. Elle était particulièrement jolie ce soir d’ailleurs. Elle portait une robe simple, mais très élégante et qui lui allait à merveille. Elle n’avait pas besoin d’artifices pour être belle. Et ça allait très bien avec mon smoking classique.


«-Je suis désolée pour toi que tu aies dû te trimballer une cavalière qui n’a pas revêtu les décorations d’un sapin de Noël…

-Franchement Milda! Tu es très belle!

-Je t’ai averti que je ne savais pas danser ?

-Oh, mais moi non plus… Et je crois sincèrement que personne ici ne le sait vraiment!»


Elle était vraiment belle. Ses yeux et ses cheveux brillaient. Une mèche couleur de feu était tombée un peu sur son front et je lui ai replacée.

« -T’as des interviews à faire, ce soir ? »

Je n’avais pas eu le temps de lui répondre, que le maire de la ville était entrain de parler sur l’estrade. Après des banalités, il avait lâché une bombe :

« -J’en profite pour vous annoncer en primeur mes fiançailles avec Mademoiselle Englebert. Nous avons prévu nous marier en juin. Les journalistes qui auront des questions pourront s’adresser à l’un de mes assistants. »

J’étais renversé et j’avais arrêté d’écouter M. Laufey. Sentant un mouvement plus ou moins subtil vers l’estrade, je me suis dit que j’avais encore toute la soirée.

« -Maintenant, j’ai quelques personnes à rencontrer, en effet… Mais ça peut facilement attendre. Amusons-nous un peu plutôt! »

Je pris alors le bras de ma cavalière comme un vrai gentleman, lui fit un clin d’œil et un sourire et, avant même qu’elle ne puisse protester ou disons plutôt que je n’écoutais pas ce qu’elle disait, l’amena sur la piste de danse, où il y avait déjà une bonne foule.

«-Show-on Milda! Montrons leur ce que c’est vraiment danser…»

«Have yourself a merry little christmas night…»

Au moins, j’allais essayer…


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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Dim 23 Déc - 22:49

Ahh Noël… La fête de l’amour. Oh, pas la fête des petits couples tout mignons, roses avec des cœurs blancs et des bébés à moitié nus braillant d’éternels vœux romantiques, mais celle de l’amour au sens large : le couple, bien sûr, la famille, l’amitié…

La famille du démon était morte depuis des lustres. De toute manière, même lorsqu’ils étaient encore en vie, les membres de la famille de Thorvald n’avaient jamais été proches de lui. Il fallait avouer que, quand on choisissait une vie de meurtre et de vol, on ne devait pas s’étonner que le commun des mortels soit effrayé et dégoûté. Seulement, pour l’ancien pirate, l’éloignement avait commencé beaucoup plus tôt, bien avant qu’il ne quitte sa terre natale. Il avait été subtilement mis à l’écart dès qu’on l’avait senti différent. Différent des autres, en partie, mais surtout différent de ce qu’on attendait qu’il ait envie d’être. La liberté avait séparé l’ancien humain de ceux qui l’avaient mis au monde.

Des amis, Matt n’en avait presque pas. Il en avait eu plusieurs, depuis les centaines d’années qu’il existait, mais ils avaient disparu. Rares étaient ceux qui étaient morts avant de partir d’eux-mêmes de la vie du démon. Dans la plupart des cas, les gens s’étaient simplement éloignés, sans rien dire. Ni un mot, ni une explication. Aucune tragédie à laquelle se raccrocher pour excuser leur départ. Que ce calme plat, cette distance impossible à nier et impossible à prouver. Le calme avant le vide.  Les adieux, le démon les avait gardés pour lui, dans sa tête, toujours brodés d’amertume et de cynisme.

Il s’était convaincu, avec le temps, que tout le monde finissait par partir. Toute personne qui entrait dans sa vie la quitterait tôt ou tard, certainement sans fracas, pour quelque chose qui lui semblait mieux que ce que Matt pouvait lui offrir. Tant pis. Ou tant mieux, maintenant qu’il avait compris. Les personnes qui en valaient la peine existaient en un nombre si restreint qu’il était impensable d’arriver à leur trouver un point commun, une caractéristique sur laquelle se baser pour repousser tous les autres et ne s’approcher que de ces personnes en particulier. Le démon avait donc choisi la solution la plus efficace : détester tout de monde dès le début. Ne laisser aucune chance et éviter d’être déçu. Il n’avait désormais que des amitiés stratégiques qu’il pouvait balayer de sa vie du jour au lendemain sans le moindre regret. La seule exception était une vieille amie, une sorcière immortelle au caractère explosif qui avait toujours su rester près de Matt, même lorsqu’il ne portait pas encore ce nom, alors qu’il venait à peine d’acquérir le titre de démon.


-Savez-vous s’il y a des arachides dans ce plat? J’y suis allergique et je ne veux pas prendre de chances…

Matt leva un bref regard vers la jeune femme. Encore une greluche sans cervelle qui croyait qu’une jolie robe faisait d’elle un point d’intérêt de la soirée. Oh, pour être jolie, elle l’était. Le démon ne pouvait nier la beauté de celle qui venait de lui parler, mais cela ne la rendait pas moins insignifiante pour lui. Alors quoi? Soit elle avait cherché une raison pour lui parler parce que les grands mecs aux yeux bleus la rendaient folle, soit son allergie était réelle. Dans tous les cas, Matt n’en avait rien à faire.

-J’ai l’air d’un traiteur?

Mais qu’est-ce que… Non, c’était une blague. Un jeune con aux allures de lumière de discothèque ne venait pas vraiment de le bousculer pour parler à la potiche? En une seconde, le démon lança son pouvoir d’étranglement vers le nouveau venu, sans réfléchir. Heureusement pour l’ordre public, le maire prenant la parole au micro lui permit de reprendre ses esprits. Au plus, le morceau d’arc-en-ciel sentirait un bref malaise.

Le plafond trembla. Ou il tomba. À moins que ce n’aient été les murs.


- … mes fiançailles avec Mademoiselle Englebert… marier en juin.

Matt s’appuya un peu à la table et inspira. Il devait définitivement y avoir quelque chose dans la nourriture pour qu’il se sente si mal. Il ne voyait pas d’autre explication.

Sans passer par le vestiaire, le démon se rendit à l’extérieur, car il lui semblait que l’air était trop dense dans la salle. Il était sorti calmement, l’air sérieux, sans adresser un regard à quiconque. Une fois à l’extérieur, il enfonça violemment son poing dans l’un des si jolis murs du bâtiment de la mairie.


[Terminé pour moi.]

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Mer 26 Déc - 12:00

[Petit rappel: Un minimum et un maximum de mots ont été établis pour cet évènement. Des membres ne les respectent pas. Je ne les nommerai pas, mais il serait bien que tout le monde prenne en compte les règlements de l'évènement, s'il vous plait. Et ceci est ma dernière réponse, à moins d'avis par MP d'un besoin primordial de ma présence.]

Le maléfique maire de New York était plus secoué qu’il ne le laissait paraître, ce soir-là. Il endossait à la perfection son rôle de leader de la ville, et des dieux, depuis déjà quelques années mais, au fond de lui, il restait le même, et ses habitudes passées étaient parfois difficiles à refouler. S’il semblait finalement doué pour la planification à long terme, celle-ci lui demandait beaucoup plus d’effort que celle, naturelle pour lui, de petites machinations diaboliques comme il en avait toujours fait. À l’époque du panthéon nordique, il faisait généralement ce qui lui plaisait, parfois même sans réfléchir, se fiant à sa ruse pour se sortir de problèmes qu’il aurait pu se créer. Désormais, il devait penser à tout et éviter d’agir avant d’avoir finement médité les conséquences possibles. S’il n’avait pas été de nature confiante et une tête forte, Loki aurait pu craindre de s’écrouler sous la pression de la tâche qu’il avait choisie.

Abandonner Kate n’avait pas été un choix agréable. Cette femme avait quelque chose de spécial que le dieu ne pouvait pas décrire et qui le rendait fou. Bien sûr, ils avaient une attirance réciproque des plus enflammées, mais son intérêt pour elle allait au-delà de cette passion physique. Il tenait à elle et il ne voulait pas qu’on lui fasse du mal. Pourtant, il avait dû se résigner à la blesser lui-même. Il ne pouvait pas être avec elle. Loki avait décidé de laisser sa tête prendre les décisions, car le passé lui apportait la preuve que seules la logique et la stratégie pouvaient lui être bénéfiques. Les sentiments ne lui avaient toujours apporté que la trahison et le danger. Il ne pensait pas Kate capable de volontairement lui faire du mal ou agir dans son dos, mais il préférait s’éloigner d’elle que vérifier. De plus, un amour officiel avec elle se mettrait en travers de son plan de domination du monde, et ce plan était sa principale obsession.

En faisant son petit discours, Loki avait bien pris garde de regarder n’importe qui sauf Kate. Le dieu qui se disait le plus fort et le plus éminent évitait le simple regard d’une femme. Malheureusement pour lui, Kate ne partageait pas cette lâcheté, et une bombe de colère explosa au visage de M. Laufey lorsqu’il eut terminé d’offrir son petit spectacle d’amoureux transi à la foule. Paralysé, il regarda la belle jeune femme faire sa crise d’hystérie sans rien dire. Vénus prit le contrôle de la situation et répondit à sa place, ce qui l’arrangeait vraiment : il ne savait pas quoi dire. Il s’était pourtant bien préparé à cette scène. Il connaissait le caractère de Kate et il savait qu’elle ne jouerait pas la subtilité en apprenant qu’il allait se marier avec une autre femme. Seulement, il avait l’impression que toutes ses phrases bien répétées s’étaient emmêlées sous la force de la colère et de la peine de celle qui l’aimait.

Quand il la vit tourner les talons et s’éloigner de lui, une partie de lui, celle qui n’avait plus le droit de prendre les décisions, voulut se jeter à sa poursuite, lui expliquer. Ou mieux, l’attraper et l’embrasser, là, devant tout le monde. Les journalistes en auraient bavé de bonheur. Cependant, ce fut l’autre partie de M. Laufey qui prit le dessus. Elle lui plaqua un sourire gêné au visage alors qu’il haussait les épaules avec un semblant d’impuissance. Il esquissa un mouvement d’ignorance aux personnes qui avaient suivi la scène.


-Je n’ai aucune idée de qui peut être cette fille…Une de mes nombreuses fans, probablement. Pauvre fille…

Puis, il reporta son attention sur Vénus et il lui tendit la main.

-On danse, ma chère?

Oui, Gabrielle Vénus Englebert était le bon choix. Elle ferait une souveraine idéale. Il avait besoin d’une femme comme elle, une femme qui réfléchissait et qui n’agissait pas en laissant ses émotions prendre le dessus. C’était pourtant le caractère explosif et vrai de Kate qui l’avait séduit. Elle ne jouait pas, elle était elle-même, même lorsque c’était dangereux ou nuisible. Tout ce qu’il aimait le plus d’elle, Loki ne pouvait accepter de l’avoir trop près de lui. Il avait un monde à conquérir, et il ne pouvait pas la laisser lui faire tourner la tête et retomber dans ses vieilles faiblesses.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Sam 29 Déc - 18:47

Drake était une personne qui paraissait très simple, à première vue. Il aimait s’amuser, souvent un peu trop, il n’avait peur de rien ni personne et très peu de choses arrivaient à le gêner. Il ne connaissait aucune timidité et il abordait facilement n’importe quelle personne, avec désinvolture et en utilisant ce charme qui lui permettait, lorsque nécessaire, de manipuler un peu les gens. Lors de petites fêtes, il était celui qui mettait l’ambiance, buvant, parlant à tout le monde, criant, chantant, draguant… Il semblait d’ailleurs apprécier énormément les jeux de séduction, mais il s’en lassait vite. La chasse l’intéressait beaucoup plus que le résultat final. Une fois sa victime à sa merci, il s’amusait beaucoup moins. Il n’était toutefois pas du genre à laisser une personne bien allumée de côté, car il aimait terminer ce qu’il commençait. Seulement, si une proie plus intéressante se profilait à l’horizon, il n’éprouvait aucun remord à abandonner une pauvre créature asservie à son charme pour se lancer dans une nouvelle aventure.

Le sorcier n’avait aucun problème à draguer un homme plutôt qu’une femme. Il était plus facilement attiré par une femme, et celles-ci avaient tendance à rester plus longtemps dans ses pensées, mais un homme séduisant arrivait facilement à l’intéresser, qu’il soit lui-même intéressé par Drake ou non. Dans tous le cas, le petit empoisonneur jetait les gens après usage, souvent sans tact et sans explications. Il leur disait parfois vaguement qu’il n’avait pas envie de s’attacher, ce qui était vrai, mais il n’allait jamais plus loin. Il était convaincu que ce qui se passait dans sa tête, ou même sa vie, n’était des affaires de personne d’autre que lui.

La motivation la plus évidente de Drake pour chaque chose qu’il entreprenait était l’amusement. Il n’agissait toujours en apparence que pour tirer du plaisir de ce qu’il faisait. Ce qui était bien avec ce petit jeu duquel il avait fait sa vie, c’était que tout le monde y participait, soit en tant que joueur, soit en tant que spectateur. Jusqu’à présent, personne n’avait réellement essayé de réinventer les règles et Drake était persuadé que tous se contentaient de cette version de sa vie, et cela lui allait très bien. Il avait justement envie de ne s’entourer que de gens ordinaires qui avaient une manière banale de considérer tout ce qu’il était, et ce, dans le but d’être tranquille. L’humain moyen, avec son égoïsme qui se faisait passer pour de la politesse et son jugement facile permettait au sorcier venimeux de faire le petit con sans que personne ne fouille plus loin. La belle vie.

Drake était une personne assez curieuse qui aimait fouiller la vie des gens, généralement avec des moyens illégaux. Il aimait en apprendre un maximum sur les gens et sa mémoire des détails était assez impressionnante. Cependant, comme il n’était assez proche de personne pour confier la nature de ses passe-temps, cette qualité était assez peu connue des autres, ce qui ne le dérangeait pas du tout. La jeune femme magnifique près du buffet l’intriguait donc énormément.

Pendant quelques secondes, juste après avoir bousculé le magnifique spécimen mâle au regard de glace, Drake eut un bref malaise, comme s’il manquait complètement d’air. L’impression ne dura que quelques secondes, et il ne sut pas à quoi elle était due, mais elle le déconcerta assez pour qu’il manque le discours du maire. Il réussit toutefois à capter que la belle Gabrielle allait épouser l’autre fossile grâce aux commentaires que les gens autour de lui avaient laissé échapper.

La mystérieuse jeune femme le détourna de son intérêt pour les romances politiques en s’accrochant à lui d’une façon très agréable. Drake ne se gêna d’ailleurs pas pour poser les mains sur le corps splendide qui se collait au sien.


-Je ne sais pas toi, mais moi je suis effectivement venue ici pour m’amuser. Si tu me payes un verre et un shooter, je vais t’embrasser… Alors, deal…?

Américaine. Peut-être l’avait-il vue à Londres, mais elle avait définitivement l’accent d’ici. Peut-être pas de New York, exactement, mais certainement pas de l’Angleterre. C’était encore plus intéressant.

-Deal, my dear.


De la hanche de la jolie femme, il fit glisser sa main jusqu’à la sienne et l’entraîna au bar. Pour le moment, il se contenterait du rôle du dragueur dragué. Plus tard, il prendrait celui du détective privé qui fouinait un peu partout dans la vie des gens.

[Ma dernière réponse.]

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Dim 30 Déc - 19:16

[edit : C'est le temps des excuses publiques, eh oui, je dois me montrer adulte. Donc, à tous, je suis désolé pour le nombre de mots de mes trois parties, je me suis laissé emporter par l'inspiration. (P.S : Les admins ne m'ont pas demandé de le faire, ils ne sont pas des tyrans, c'est de ma propre initiative, bien pour une blonde non?) Alors, voilà! encore une toute petite fois, je m'excuse]


Spoiler:
 


Je me prend deux, ou trois grande respiration pour retenir les sanglots profonds qui montent en moi. Je devrais y retourner et lui arracher les c******* avec les dents. Je savais que ça devait arriver, j’ai eu beau essayer de me dire que ce n’est pas la fin du monde, que Loki m’aime malgré son union avec cette poupée plastique, mais sincèrement, je le vis comme si c’était Armageddon… Jamais dans ma vie, un homme à eu l’audace de me quitter… MOI! C’est moi qui les largues, qui les jettes comme de vieux kleenex souillés. C’est moi qui utilise les hommes pour assouvir se besoin de plaire, de sexe, de contrôle, de dominance… Je le hais. Mais dis-moi Kate, est-ce que tu es en colère parce que Loki en épouse une autre? Parce que tu l’aimes? Ou parce qu’il t’as utilisé comme récipient à sperme? La vérité Kate? Je l’aime, je suis anéantie car il devrait être entrain de danser avec moi, de me serrer dans ses bras, de me murmurer à l’oreille que je suis sienne, qu’il m’aime, qu’il me dédire. C’est moi la femme fabuleuse avec qui il aurait dû venir ce soir. Oui je sais, j’ai dit que Gabrielle, cette bombasse en silicone, cette catin en plastique jetable, cette amoncellement de botox, cette… arrête Kate, tu sais qu’elle est totalement vraie, qu’elle est magnifique, qu’elle est parfaite. Tu te souviens? Même toi tu l’aurais amené dans ton lit si elle avait montré un peu d’intérêt… Je sais, mais je suis en colère, je la hais… je veux lui enfoncer la tête dans le buffet et lui planter les fourchettes dans les yeux, lui passé un couteau sous la gorge et lui rentrer une pince à salade dans le… Kate… arrête! C’est Loki, l’homme que tu aimes… il a peut-être une bonne raison, tu devrais le laisser s’expliquer avant. Je suis sûr qu’il t’apprécie, qu’il t’aime aussi, vos nuits d’amour était trop magique pour que ce soit du faux, tu es d’accord?


-Je n’ai aucune idée de qui peut être cette fille…Une de mes nombreuses fans, probablement. Pauvre fille…


Je… je dois rêver… il n’a pas osé? Respire… tu es Kate, ma chérie… tu es fabuleuse, magnifique, géniale, intelligente… tu vas lui faire payer quand ce sera le temps. Je le regarde tendre la main de Gabrielle pour l’inviter à danser et mon cœur se serre un peu… Je me retourne et me dirige toujours vers la salle de bain.


-Une seule femme en colère et les hommes s’en mordent les doigts. Tenez mademoiselle, vous êtes bien trop charmante pour que je vous laisse partir comme ça.

Mes yeux se promènent sur l’individu en face de moi, il est d’une beauté à couper le souffle, ce genre de beauté ténébreuse qui vous emporte dans ce monde interdit… vous savez, le genre d’homme qui vous fais mouiller d’envie mais que vous ne présenteriez jamais à vos parents, exactement le genre d’homme qui m’excite… d’autant plus qu’il tient dans ses mains deux abricot brandy sour, je me demande comment lui, il les a obtenu… je prend une respiration profonde, mais pas sonore, sinon j’aurais eu l’air d’une vraie folle et je le remercie d’une voix tremblante d’émotion.


-Jared Jones pour vous servir.

-Smith… Kate Smith

J’esquisse un sourire, pourquoi je lui ai dit mon nom façon James Bond? Parce que c’est drôle et parce qu’il semble être le genre d’homme plein d’humour. Je prends le verre qu’il me tant et je pose mes lèvres autour de la paille d’une manière assez provocatrice, faisant pénétrer le bout de plastique légèrement en le laissant glisser sur la peau rouge, regardant sa bouche à lui avec envie et remontant vers ses yeux. La tête me tourne à cause des verres de tout à l’heure, mais encore assez lucide pour voir que cette homme… est puissant. Il me bloque ses pensées et ça me frustre légèrement, mais au fond, je trouve ça reposant. C’est comme avec Loki, quand il met en place son bouclier, je ne peux rien voir, j’aime ça. Je peux regarder les yeux de quelqu’un sans voir autre chose que ses yeux et les yeux de Loki sont… ma foi ils sont… Ceux de Jared sont mieux par contre… plus violents… plus… prometteurs. Je m’approche de lui et passe une main sur son bras gauche… glisse jusqu’à son épaule et approche ma bouche de son oreille, effleurant doucement le lobe avec ma lèvre inférieure.

-Je suis vexée, en fait je suis extrêmement en colère, je suis un peu saoule et j’ai le bas ventre qui chatouille… vous avez une solution pour moi M. Jones?

Je m’assure que tous mes gestes soient vraiment provocateurs, ma main sur son bras, qui ose même s’aventurer sur son ventre. Mon bouche sur son oreille, mon corps bien serré contre le sien. Je sais, c’est un inconnu, mais je veux que Loki regarde par ici, j’ai besoin qu’il voit que je n’ai pas besoin de lui, que je peux avoir n’importe qui, n’importe quand. S’il faut que je laisse ce M. Jones me baiser sur la piste de danse, je le ferai. Loki, tu vas payer pour ce que tu me fais, et le prix sera très chère. Je regarde vers le bar et remarque Jacob qui ne porte même pas attention à moi. Apparemment, la serveuse lui fait bien de l’effet. Bon, je devrais être vexée avec tout l’argent que j’ai dépensé pour lui, mais j’ai d’autre plan. Nom de code : Logan Loki Laufey doit mourir.

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Dernière édition par Kate Smith le Lun 31 Déc - 4:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Dim 30 Déc - 20:46

J’avais depuis longtemps choisi de teindre mes cheveux dans des tons brûlants. J’étais passée par des roux foncés, des orangés plus clairs et des rouges flamboyants. J’avais aussi été brune, à une époque, mais je m’étais trouvée beaucoup trop terne, presque autant qu’en blonde, avec cette couleur de cheveux. Je n’aimais pas vraiment attirer l’attention et, si je me colorais la tête de cette façon, ce n’était pas pour que les regards se tournent vers moi. (J’aurais pu choisir le bleu cobalt, si mon intention avait été celle-là! Razz Sans rancune, Drake!) C’était simplement la seule excentricité que je m’autorisais. Pour le reste, que ce soient mes vêtements, mon ton de voix ou encore ma démarche, je m’arrangeais pour rester dans la norme et être invisible au maximum. C’était là la clé pour vivre en Amérique : calquer sa vie sur un modèle idéal bien établi par la société.

D’ailleurs, parlant de norme, il y avait un drôle de mec au bal, un genre d’elfe ou je ne sais quoi, tout bleu. Il était étrangement élégant, malgré la couleur criarde qu’il portait, et sa tenue me fit bien sourire. Il détonnait un peu dans le décors champêtre et chic, mais il y avait quelque chose de rafraichissant dans son évidente confiance pour avoir osé porter ce costume.


-Franchement Milda! Tu es très belle!

J’esquissai un début de grimace et ne relevai pas sa réponse. Il était bien gentil, mais je savais que, même si je n’étais pas repoussante, je n’avais rien d’exceptionnel. Cette certitude était d’autant plus vraie si on considérait la beauté des femmes présentes au bal. Mon regard s’accrocha d’ailleurs à celle qui me paraissait être la reine de la soirée. Irradiant de féminité et de charme, Gabrielle Englebert affichait un sourire digne de faire tomber à la renverse tous les hommes de la salle. Si j’avais été le genre de personne à vouloir bien paraître aux yeux des hommes et les séduire, j’aurais probablement envisagé d’aller l’enterrer vivante sous le buffet.

-Oh, mais moi non plus… Et je crois sincèrement que personne ici ne le sait vraiment!

Je souris à Anthony – il savait vraiment comment me faire me sentir bien ! Je me dis que, de toute façon, ces riches gens qui dirigeaient notre ville n’en avaient probablement rien à faire de ma manière de danser. J’allais lui répondre avec une tentative d’humour lorsque le maire fit l’annonce de ses fiançailles. J’en fus vaguement écœurée. Ainsi, M. Laufey avait réuni presque tous les gens importants de la ville sous l’excuse d’un bal de Noël dans le but maintenant avoué de se faire un coup de pub. Je commençai à chercher la sortie du regard.

-Maintenant, j’ai quelques personnes à rencontrer, en effet… Mais ça peut facilement attendre. Amusons-nous un peu plutôt!

Anthony me prit alors par le bras et me tira vers la piste de danse, ce qui ne devait pas être difficile si on considérait mon poids se rapprochant de celui d’une plume.

-Show-on Milda! Montrons leur ce que c’est vraiment danser…

Je restai immobile plusieurs secondes, extrêmement mal à l’aise. Puis, je bougeai un peu, le mieux possible, dans le même style que ce que je voyais mon cavalier faire. Je n’avais pas l’habitude de la danse, ni des bals, ni même des réunions. Ma définition d’une fête se rapprochait plus d’un tête-à-tête avec une bouteille de gin. Néanmoins, en y mettant énormément d’efforts, je parvins même à m’amuser. Jusqu’à ce qu’Anthony touche ma hanche. La gauche. J’arrêtai de bouger subitement au contact de sa main sur mon corps. Un bras, une main même, ça pouvait aller. C’était normal, standard, correct, conventionnel… Mais pas la hanche. Aucun homme n’avait le droit de toucher ma hanche, plus maintenant, plus jamais. Je levai des yeux emplis de haine vers mon cavalier et je réalisai à qui j’avais affaire : Anthony Redfield, le mec le plus gentil qui puisse exister. Je baissai aussitôt les yeux, honteuse d’avoir laissé l’horreur m’envahir à cause d’un contact qui ne pouvait être autre qu’amical, naturel et innocent. Je ne sais pas si Anthony remarqua mon malaise – et mon envie passagère de lui amputer une main – mais il choisit ce moment pour m’annoncer qu’il devait aller faire quelques interviews, et il me laissa là, toute seule au milieu de la piste de danse.

Je quittai donc la foule mouvante pour me diriger vers le bar. Lorsque mes yeux trébuchèrent sur la liste des boissons et leurs prix, je décidai de me rabattre sur le buffet. Je choisis la table la plus à l’écart et je goûtai à plusieurs trucs. Puis, je choisis quelques mets, les mis dans un mouchoir et les fourrai rapidement dans mon sac à main. Ça me ferait quelque chose à manger, dans les jours qui venaient.

Je finis par aller m’adosser à un mur, franchement ennuyée qu’Anthony mette tant de temps. Je commençais à regretter d’être venue lorsque je le vis s’approcher de moi. Ma frustration se calma d’elle-même alors que je me rappelais que j’avais accepté en toute amitié de me rendre à ce stupide bal pour faire plaisir à ce jeune homme qui méritait d’être pris au sérieux. J’essayai donc de lui sourire avec bonne humeur, en espérant ne pas avoir sur le visage un rictus affreux. Je n’étais peut-être pas la plus belle ou la plus intéressante, mais mon meilleur ami m’avait trouvée digne de l’accompagner.

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Dim 30 Déc - 20:52

-J’ai l’air d’un traiteur?

Chloe avait délibérément ignoré la réplique cinglante de celui qui avait attiré son attention le premier. Même si elle l’avait bien aimé et qu’elle avait même dû se retenir de le lui dire, puisque c’était en plein son genre d’humour, elle préférait passer l’éponge, faire comme s’il n’avait aucune valeur réelle et ainsi mettre son énergie à la bonne place. La bonne place était d’ailleurs juste en face d’elle et excessivement voyante.

Loki l’intriguait vraiment. Elle avait hâte de comprendre son choix. Et elle avait hâte de pouvoir faire comme toute bonne adolescente américaine et se mêler outrageusement des histoires de cœur de son géniteur. Comme si les filles avaient vraiment le droit incontestable de dire à leur père, comment il devrait agir et qui il devrait aimer. Parce que ces petites sottes sont vraiment les mieux placées pour savoir ce que leur père aime, ce qu’il lui faut dans la vie et surtout qui est vraiment la dame qu’il fréquente, alors qu’elles ne l’ont rencontrée qu’une ou deux fois… Mais le pire ce n’était pas tellement que les adolescentes de nos jours se mêlent des affaires des grands, le pire c’était plutôt lorsque les pères laissaient vraiment leurs jeunes écervelées contrôler leurs histoires d’amour. Parce qu’on sait bien que l’adolescente finira soit par adorer la nouvelle conquête du paternel ou par s’en aller du nid familial pour ses études et mener sa propre vie, alors elle n’aura qu’un contact limité avec sa nouvelle belle-mère. Donc, au final, c’est le père le perdant et le plus manipulable. Dans le cas de Chloe, par contre, c’était légèrement différent. Principalement parce qu’on ne parle pas d’un humain de 37 ans et de son adolescente tout aussi humaine de 14 ans, mais plutôt d’un dieu et d’une déesse de plusieurs milliers d’années. Chloe avait de l’expérience par rapport aux chemins particuliers qu’empruntait son père en amour et pouvait également faire ses recherches sur ladite femme, puisque celle-ci était une déesse (DAH!).Les arguments de Hel contre son père et sa nouvelle future femme avaient donc nécessairement plus de valeur et de crédibilité que celle d’une adolescente de 14 ans. D’accord, il fallait encore qu’elle fasse ses preuves auprès de lui et doutait d’avoir assez de temps pour tout faire, mais elle espérait tout de même que son père la prendrait au sérieux. C’était plus qu’important pour elle. Avouons-le, la fierté et l’approbation de Loki étaient dans le top 5 des raisons de vivre de Hel. Son plan de l’approcher en ayant l’avantage était parfait pour lui prouver qu’elle méritait son amour, sa confiance et son respect.

D’ailleurs, Chloe ne le savait pas encore, mais elle était très contente que Drake ait été tout près d’elle. Ainsi, elle avait pu ne pas se rendre compte de la scène gênante et presque humiliante que Kate avait fait après le discours de son père. À cause de la distance qu’elle avait d’avec la scène et de Drake, elle avait complètement oublié d’écouter le reste. Elle n’avait donc aucunement eu conscience que Kate avait fait une vaine tentative un peu désespérée pour retrouver Loki, c’est donc pourquoi elle n’avait pas réagi ou essayé de la rattraper. Elles n’étaient pas particulièrement amies, mais avaient quand même un petit début d’histoire… quand la cousine de celui qui fait valser ton cœur va mal, tu es un peu tenu de la soutenir, ne serait-ce que légèrement… mais comme il a déjà été mentionné, Chloe avait d’autres chats à fouetter, alors qu’elle était enlacé de manière suggestive et invitante contre un bel et séduisant inconnu.


-Deal, my dear.

Chloe eut soudain un malaise, à peine perceptible, un peu comme un court-circuit. Elle eut l’impression de tomber dans le vide, qu’on la poussait dans le vide. Cette impression superposée à l’impression d’être entrain de se noyer, d’être prisonnière sous l’eau, comme si quelqu’un l’empêchait de remonter à la surface…

C’était cet accent!
L’Angleterre…
Danger?

Chloe s’était complètement laissée envahir par ses pensées et ses mauvaises impressions. Elle s’était donc laissée traîner par son cavalier de la soirée comme une poupée de chiffon jusqu’au bar. Elle ne savait pas s’il lui avait demandé quelque chose en particulier ou si elle avait répondu. Elle était trop occupée à avoir l’impression de crever! Elle devait mettre les choses au clair. Pourquoi elle se sentait ainsi soudain? Pourquoi la voix, l’accent du jeune homme la bouleversait-elle autant? Depuis quand elle était faible devant un homme? Pourquoi lui? Tant de questions et si peu de réponses…

Elle prit finalement quelques instants pour mieux regarder à qui elle s’adressait. Elle se perdit un peu dans les yeux du jeune homme. Le bleu de ses iris firent comprendre à Chloe d’où venait l’eau qui la noyait il y avait quelques instants. Tout venait de lui. Elle le connaissait, il lui suffisait de se rappeler…

Bleu. Angleterre. Bleu. Angleterre. Bleu. Angleterre.

Ces mots se fracassaient sur les parois de son cerveau, comme si quelque chose ou quelqu’un tentait de lui faire comprendre ce qui se passait. Pourquoi la couleur bleue, l’Angleterre et ce jeune homme disaient plus à Chloe que cette simple rencontre? Et soudain, un peu à la manière des illuminations divines, ou des apparitions de la Vierge à des sœurs cloîtrées, Chloe comprit et sourit.

C’était Drake Varner alias Blue_Krait!

Sa soirée allait définitivement plus que bien se terminer…

[HJ : Hey, I’m done! Wink]

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MessageSujet: Re: Le grand bal [TERMINÉ] Jeu 3 Jan - 18:03

« I’m dreaming of a white Christmas, just like the ones I used to know… »

Je m’étais promis deux choses ce soir : ne pas penser à mes collègues de travail et ne pas penser à ma mère. Pour les garces du bureau, c’était facile. Pour ma mère, c’était une autre histoire. J’avais beau la détester de chaque fibre de mon corps, elle restait ma mère. Il y avait un lien invisible qui me rattachait à elle et qui ne pourrait jamais être coupé. C’était quelque chose dans mes tripes, quelque chose de plus fort que moi et qui transcenderait toutes les disputes. Je me demandais ce qu’elle faisait, je l’imaginais assise toute seule dans le noir et le froid de son minuscule salon, dans son fauteuil préféré, bière et clope en main, à se rejouer ses vieux cantiques de Noël préférés. Un peu comme avant la mort de papa, sauf qu’avant elle n’était pas toute seule dans sa maison. Elle était entourée et aimée. La joie et la magie étaient aussi au rendez-vous. Mais les choses avaient changées. Et je trouvais ça triste. Je me disais que si les choses avaient été différentes, si ELLE avait été différente, elle n’aurait pas à vivre comme cela. Mais elle préférait vivre une vie misérable toute seule que de partager une vie décente avec son fils, qui n’était plus son fils d’ailleurs…

« From now on, our troubles will be miles away… »

Je me suis donc concentré plutôt sur ma cavalière. Elle dansait plutôt bien finalement, du moins, compte tenu de mes propres talents, elle dansait bien mieux que moi! J’allais la complimenter à ce sujet lorsque mon regard croisa celui de mon supérieur. Il s’amusait follement au bar avec d’autres grosses têtes de la ville, levant tous du coude allégrement. Je me disais que c’était beau sa vie, et qu’un jour ce serait moi. Peut-être que Milda pourrait alors assister à des fêtes du genre sans se sentir de trop? Quand mon patron me vit et que nos regards se croisèrent, il perdit son sourire et me fit signe de m’activer. Il me montra du doigt les gens à qui il voulait que j’aille parler. Je pus alors lire sur ses lèvres des menaces de renvoi et de salissure de réputation, ce qui me fit perdre toute concentration sur ce que je faisais sur la piste de danse. Je savais qu’il était capable de le faire. En pensant aux catastrophes que cela causerait pour moi, je perdis un peu le contrôle de mon corps et ne me rendit pas compte que j’avais touché Milda sur la hanche. Je sentis par contre son malaise. Je ne comprenais pas ce qu’il lui arrivait, mais je me disais que c’était surement juste mes propres sentiments projetés sur elle.


« -Désolé Milda, mais je vais devoir aller faire quelques entrevues avant qu’il ne soient tous trop saouls… Je reviens vite! »

Je l’ai donc laissé là au milieu de la piste de danse, seule. Je me sentais mal de le faire, mais je ne pouvais pas faire autrement. J’espérais juste qu’elle ne m’en voudrait pas. Je me suis donc dirigé vers les attachés de presse du maire de la ville, pour avoir plus de détails. Je notais sur mon petit calepin toutes les informations utiles. Puis, je suis allée voir cinq ou six personnes influentes de la ville pour avoir leurs impressions sur la nouvelle. Évidemment, ils étaient tous tellement heureux pour eux, leur envoyaient les plus beaux vœux de bonheur et trouvaient dont qu’ils faisaient un beau couple. Je fus vite écoeuré de leur hypocrisie et je rangeai finalement mon calepin. J’avais assez de matériel pour faire mon article, le reste irait à demain.

« All I want for Christmas is you… »

Avant de retourner auprès de Milda, je me suis arrêté au bar, pour nous prendre des consommations. Je suis resté un petit moment accoudé là, à la regarder. Ses cheveux lui donnaient une intensité et un look hors-du-commun. Sa robe lui allait encore très bien et sa simplicité amplifiait sa beauté subtile et fascinante. Milda était unique. Elle était tout près du buffet et je la vit prendre un mouchoir pour y glisser quelques bouchées et les mettre dans son sac à main. Mon visage s’illumina d’un petit sourire et mes sourcils se levèrent d’eux-mêmes. Elle était entrain de piquer de la bouffe dans un événement organisé par la mairie. Elle avait vraiment du toupet! Je l’adorais! Je me garderais bien de la questionner sur ce sujet ce soir, mais cela ne voulait pas dire que je n’allais jamais lui en reparler. Je la vis commencer à s’ennuyer et je me dirigeai vers elle, avec nos boissons. La vraie soirée pouvait commencer. Nous allions nous amuser et faire les fous, comme si rien d’autre n’existait et la nuit nous mènerait bien là où il faudrait!

« What a bright time, it’s the right time, to rock the night away… »

Finalement, j’étais vraiment content d’être venu avec Milda…


[HJ: J'ai terminé. Merci aux admins d'avoir pensé à faire un évènement pareil. C'était vraiment bien! Et merci aussi à eux d'avoir bien voulu prolonger l'évènement principalement pour moi! Razz Vivement le prochain!!! Wink]

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