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Rocket Launcher [TERMINÉ]

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ORBIS NON SUFFICIT
avatarAlec V. Fleming


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MessageSujet: Rocket Launcher [TERMINÉ] Dim 22 Sep - 19:26

Il savait bien qu’il n’avait pas le droit d’être dehors à cette heure. Si un policier le voyait, il pouvait très bien finir par passer le restant de la nuit en prison. Cependant, la prison ne lui faisait pas peur comme elle terrorisait le New Yorkais moyen. Alec avait l’habitude de la prison pour y avoir passé de nombreux séjours avant de devenir un riche entrepreneur. Naturellement, il n’avait pas particulièrement envie d’y retourner, mais il n’était pas effrayé par un court séjour, même en sachant la violence terrible qui siégeait en ces lieux.

Alec aimait sortir la nuit, après le couvre-feu. Les rues étaient plus calmes et le dieu n’avait jamais aimé les foules. Il ne s’était jamais senti à l’aise parmi les autres et, s’il arrivait désormais à donner l’illusion d’une aisance à toute épreuve en public, il lui fallait de gros efforts pour se retenir de courir s’isoler quand il se retrouvait au milieu de trop de gens en même temps. Ce malaise provenait de sa vie en tant que dieu défiguré qui devenait la risée de toute réunion, que ce soit de manière verbale et officielle ou simplement par une accumulation de regards curieux ou dégoûtés sur sa personne. La laideur fascinait, et ce, depuis la nuit des temps. Au moins autant que la beauté. Vulcain avait vécu durant des milliers d’années en sentant les regards posés sur lui dès qu’il sortait de sa forge. Les gens avaient besoin de s’abreuver de laideur pour se consoler de tout ce qui n’était pas beau dans leur propre vie. Le malheur des uns avait toujours fait le bonheur des autres simplement parce qu’il permettait de se raccrocher à l’idée que les autres n’étaient pas mieux; la peine des uns allégeait celle des autres, dans une sorte de compassion inversée dans laquelle on sympathisait avec sa propre condition en étant sensible à celle de quelqu’un d’autre.

Le dieu des volcans n’avait jamais aimé cette auto-manipulation collective face au malheur et à la laideur. Les gens naissaient avec ce besoin d’être mieux que les autres. Ils voulaient l’égalité et la justice, mais seulement si elle les servait eux. S’il leur arrivait quelque chose de triste, ils devaient trouver une autre personne qui vivait un évènement encore plus affreux pour amoindrir leur souffrance. Toutefois, ils ne le faisaient pas dans le cas contraire. Pour la majorité des gens, le bonheur des autres faisait chier.

Longtemps, Vulcain s’était isolé des autres dieux, et même des humains. Il ne voulait pas être l’instrument de leur hypocrite empathie, une raison pour eux de se coucher plus en paix avec eux-mêmes le soir. Il s’était concentré sur ce qu’il aimait et il avait même accepté que des gens viennent le voir pour s’y intéresser. Beaucoup ne venaient que par curiosité ou pour profiter de son talent pour créer les bijoux les plus magnifiques, mais certains avaient semblé voir en lui l’artiste, le créateur, voire même la personne. Vénus était même arrivée à fermer les yeux sur son apparence effroyable au point de l’épouser et lui faire un enfant. Puis, elle l’avait trahi.

Le feu lui avait toujours été fidèle. Il ne lui avait jamais fait peur ni fait de mal. Il lui avait permis de fabriquer des bijoux et des armes, lesquels l’avaient fait sentir autrement que comme un monstre sans raison d’exister. Forger lui était venu naturellement, tout comme cette communion étrange qu’il avait avec le feu. Il avait toujours eu l’impression que le feu le comprenait, qu’il n’en aurait fallu que de peu pour qu’ils puissent se parler. Le feu possédait cette magnificence dangereuse et inégalable que personne ne pouvait nier, quels que soient les standards de beauté. Et c’est cette terrifiante fascination qu’il exerçait sur la plupart des gens qui rejoignait Vulcain parce qu’il sentait qu’il en faisait partie lorsqu’il utilisait le feu pour créer des objets éblouissants.

Cette nuit-là, Alec avait posé ses feux d’artifice sur le toit d’un immeuble du quartier Grey. Il avait allumé de petites flammes de manière stratégique, mais il ne les laissa brûler que sur place, sans déclencher les feux d’artifice, préférant s’éloigner avant d’attirer l’attention. Il était à parier que des représentants des autorités seraient sur les lieux dès la première détonation. Habituellement, les policiers mettaient trois bonnes minutes pour localiser les feux d’artifices et préféraient attendre leur fin en les surveillant plutôt que risquer de perdre un œil en essayant de les arrêter. Lorsque les feux se terminaient, Alec était généralement bien trop loin pour qu’on le suspecte de quoi que ce soit.

Le dieu devait se concentrer sur ses petites flammes pour les garder immobiles et, à distance, l’exercice demandait plus d’énergie. Néanmoins, il s’en sortait plutôt bien et c’est avec joie qu’il remarqua un immeuble presque en ruines où il allait pouvait s’abriter. Sa jambe le faisait souffrir, cette nuit, et s’éviter un déplacement accéléré l’enchantait. Il entra donc dans l’appartement, lequel consistait en deux pièces presque vides et vérifia que personne n’y était. Puis, il se tourna vers une fenêtre qu’il dut ouvrir pour voir à l’extérieur, car elle était si sale que le paysage extérieur en était flou et difforme. Une fois la fenêtre ouverte, heureux de respirer un air un peu moins vicié, il se détendit un peu et s’appuya sur le mur et le rebord de la fenêtre pour reposer sa jambe. Ce fut à ce moment-là qu’il remarqua la présence. Il resserra la main sur sa canne et tâcha de se concentrer le mieux possible à ne pas lancer ses feux à ce moment exact.


-Bonsoir… Je ne cherche pas les problèmes.
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MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Dim 24 Nov - 22:44

Hel, qui était dans le corps de Kyle et qui profitait de l’apparence de Chloe, se sentait de plus en plus elle-même depuis qu’ils étaient déménagés à New-York. La nouvelle ville n’avait pourtant rien en commun avec les villes ou les royaumes desquels Hel était familière. L’Helheim ne se comparait pas à New-York, pas plus que tout Asgard, en fait. Bien que l’ambiance dans Grey puisse s’apparenter de loin à celle qui régnait sur son royaume, les comparaisons s’arrêtaient là. La ville toute seule ne devait donc pas être une explication aux changements que la déesse nordique exilée pouvait ressentir. Elle sentait aussi ses pouvoirs magiques prendre de plus en plus de force, ce qui l’encourageait beaucoup. Elle avait longtemps cru qu’elle serait prisonnière à perpétuité dans le corps du jeune sorcier. Elle se sentait faible, ridicule et complètement désemparée. Mais New-York l’aidait. Chloe se disait parfois que tout ce regain venait peut-être de la ville elle-même, comme si la brèche ou la présence de dieux pouvait faire de New-York une espèce de catalyseur à magie, ou alors c’était peut-être la présence de son père dans la ville qui l’aidait en ce sens. Chloe, depuis qu’elle était toute petite, avait toujours été plus en contrôle et plus forte aux côtés de son père, comme si leur magie avaient besoin l’un de l’autre pour atteindre le maximum de leur potentiel, comme si leurs deux magies vivaient une relation de co-dépendance... Donc, le simple fait d’être maintenant à proximité de Loki était peut-être ce qui expliquait le plus le renouveau dont Hel se sentait envahie. Ou alors c’était carrément autre chose, elle s’imaginait tout ceci parce qu’elle était folle. Le fait de retrouver sa puissance lui redonnait pleinement confiance en elle. Non pas qu’elle ait réellement eu un manque en ce sens… Elle était consciente de son corps et de son apparence. Elle savait aussi qu’elle était douée pour plaire, mentir et jouer à être quelqu’un d’autre. Son hypocrisie et son apparence étaient ses plus grandes forces en présence de hauts responsables quelconques, pour le moment. Depuis leur arrivée à New-York, elle avait donc fait des choix personnels sur ses occupations, ses temps libres et même quelques connaissances. Elle n’avait pas laissé Kyle tout dicter, cette fois. Hel avait donc choisi un emploi qui lui donnait une tonne d’attention et de contacts. Elle se faisait reconnaître dans la rue, passait à la télé, donnait des entrevues, faisait des tas de séances photos, participait aux plus prestigieux défilés, rencontrait des designers et des stylistes de partout dans le monde, bref, son côté attention whore était complètement comblé.

Chloe, malgré qu’elle adorait son emploi, appréciait aussi se retrouver seule. Entre un défilé et des séances photos, elle n’avait pas beaucoup de temps libres. C’est pourquoi elle aimait se promener dans les rues de la ville, tard le soir, dépassé le couvre-feu. Ainsi, elle pouvait profiter de quelques moments de solitude pour se retrouver avec elle-même. Pour en profiter au maximum sans se faire poser de questions par les policiers et ainsi risquer l’emprisonnement pour avoir violé le couvre-feu, Chloe avait décidé de se joindre aux forces de l’ordre de la ville. Elle s’était fait de fausses cartes et de faux diplômes, mais elle avait maintenant sa place au sein de l’équipe des policiers de la ville de New-York. Quand bon lui semblait ou quand elle en avait besoin, elle pouvait ainsi enfiler son uniforme et arpenter les rues sans avoir de problèmes. Chloe aimait voir New-York, la nuit. Il n’y avait plus de bruit, plus de mouvements. Chloe avait même parfois l’impression d’être seule au monde, surtout dans Gaia, ou les habitants étaient plus que fidèles au couvre-feu et se terraient dans leurs grandes maisons luxueuses dès que le soleil se couchait… Ce soir, elle avait été faire un tour dans le quartier Grey, dans lequel on voyait le plus les vestiges de ce qu’avait été la ville avant la brèche, avant cette invasion de dieux, de sorciers et de créatures magiques oubliées. Le quartier n’avait pas été reconstruit en totalité. C’était surtout les parties qu’on pouvait voir à partir des délimitations des autres quartiers qui avaient été retapées, mais encore là, le travail avait été bâclé sur beaucoup de points. Dans le centre de Grey, c’était principalement des ruines qui s’étendaient autour de nous. Seulement quelques lampadaires fonctionnaient encore. C’était désolant, effrayant. On se croyait dans un jeu vidéo de zombies ou dans un film de fin du monde, mais en même temps, c’était le meilleur endroit pour observer les étoiles.

Chloe aimait regarder les étoiles, ces boules de lumières qui étaient mortes il y avait bien trop longtemps, mais dont la lumière parvenait toujours jusqu’à nous. C’était un phénomène déprimant et fascinant. Mourir dans une foule tellement immense que personne ne s’en rend compte, était déprimant, mais le fait de continuer de briller et d’exister dans un autre monde était fascinant. Regarder la voute céleste permettait également à Chloe de se détendre. Il y avait quelque chose de relaxant dans le mouvement lent des nuages, dans la lueur des étoiles qui semblait varier à force de les regarder… Et donc, elle était entrain d’essayer de repérer la constellation du Capricorne sur le toit d’un immeuble en ruines quand elle entendit du bruit, aperçu du mouvement et vu des petites flammes danser sur place, sur le toit de l’immeuble voisin. Toute cette activité attira évidemment son attention, en tant que femme et surtout en tant que policière. Bien sur, le quartier Grey était le moins recommandable et les forces de l’ordre s’y aventuraient rarement, mais les lois s’y appliquaient de la même façon que dans le reste de la ville. Chloe redescendit donc de son perchoir, pour ensuite suivre la personne qui était descendu dans la rue aussi. Elle remarqua tout de suite que c’était un homme, malgré la pénombre, à cause de sa carrure. Il ne marchait pas très vite, il ne devait pas avoir remarqué que Chloe le suivait. Celle-ci observa d’ailleurs un léger boitement dans sa démarche, mais rien de bien grave, seulement un inconfort à certains pas. Il s’introduit dans un autre immeuble en ruines, relativement loin de leur point de départ. Elle le suivit même à l’intérieur, mais dégaina son pistolet. Elle le suivit et l’observa même quand il se choisit un poste d’observation sur le bord d’une fenêtre. Comme elle allait lui dire les paroles de mise en arrestation, l’homme la devança :


-Bonsoir… Je ne cherche pas les problèmes.
-Dans ce cas, qu’est-ce que vous faites dans les rues, passé le couvre-feu?


Elle s’approcha de lui et, grâce au peu de lumière qui venait de dehors, le reconnut tout de suite. Elle s’était promis de ne jamais oublier cet ingrat. Le visage de Hel s’illumina d’un petit sourire sadique. Elle baissa son arme et sorti ses menottes qu’elle laissa pendouiller au bout de son index.

-Je suis désolée, mais je devrai vous arrêter, M. Fleming…

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MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Sam 4 Jan - 14:32

Suite à la trahison de Vénus, après leur rupture violente et désolante, Vulcain était allé se cacher là où nul ne pourrait le trouver : sous l’océan. Il avait très vite pensé que personne ne le chercherait là où aucun feu ne pouvait brûler. L’eau était la cachette parfaite pour celui qui ne vivait que de flammes et de lave volcanique et qui voulait être introuvable. Pendant des années, il n’avait plus allumé une seule étincelle ni n’avait touché une seule pierre précieuse. Il n’avait vécu qu’une demi-vie après l’abandon de Vénus, à la fois par choix et par obligation.

La nature de Vulcain l’avait forcé à s’isoler, incapable d’affronter plus de regards désapprobateurs ou moqueurs. Il savait bien ce que tous les autres dieux avaient pensé : la belle déesse aurait dû se lasser de lui bien avant et, même, ne jamais s’être intéressée à lui. Il était normal, aux yeux de tous, qu’elle ait été infidèle à un homme aussi laid. Il avait paru impossible au dieu forgeron de parvenir à continuer à vivre parmi autant de gens le détestant et se réjouissant de son malheur.

Néanmoins, le dieu avait choisi la lâcheté en toute conscience. Si l’idée de rester droit et noble devant tous comme si la tromperie de Vénus ne l’atteignait pas l’avait effleuré, il l’avait rejetée, préférant de loin une honte assumée et vécue dans la solitude. Il avait décidé de s’imposer cette vie sans éclat, au fond de l’océan, loin de tout ce qui lui avait déjà fait du bien. Il s’était convaincu que Vénus l’avait tué et qu’il était coupable, lui aussi, de cet assassinat pour lui avoir stupidement fait confiance. Il s’était donc puni par cette noyade continuelle, par cet isolement glacial et par cette haine viscérale envers tous ceux qu’il avait connus. Parce que la haine blessait toujours plus celui qui la ressentait que sa cible.

Aujourd’hui encore, il poursuivait sa propre condamnation en détestant concrètement les femmes et, plus précisément, Gabrielle Englebert…la nouvelle identité de Vénus. Il s’était investi dans un plan élaboré pour se venger de la belle et ce projet occupait son esprit presque en permanence. Des siècles plus tard et il s’empoisonnait encore du mal qu’elle lui avait fait.


-Dans ce cas, qu’est-ce que vous faites dans les rues, passé le couvre-feu?

Il mettait le feu, n’était-ce pas évident? Alec avait toujours détesté les jeux de force de ce genre, où une personne posait une question inutile à laquelle l’autre personne devait répondre même si sa réponse, quelle qu’elle soit, ne changerait rien à son destin. En rencontrant le regard de la femme qui venait de l’intercepter, le dieu la reconnut.

-Chloe Harrisson.

Avant Gabrielle, il y avait eu des femmes, plusieurs femmes, beaucoup de femmes. Alec s’était amusé à les séduire et à les abandonner. Il les avait manipulées pour qu’elles l’aiment avant de leur briser sadiquement le cœur. Harrisson avait été sur la liste des victimes. Le designer de bijoux l’avait repérée lors d’une soirée mondaine et il avait d’abord été attiré par son physique. Idéalement, il couchait avec les femmes qu’il faisait souffrir psychologiquement. Donc, il préférait les choisir jolies. Avoir été laid presque toute sa vie ne le mettait pas dans une catégorie à part : ses yeux étaient invariablement attirés par la beauté. Chloe était une femme magnifique. Elle ne faisait pas partie de ces mannequins rachitiques avec un front énorme ou un cou de girafe. Elle était féminine et…inquiétante. Ce second trait avait achevé de convaincre Alec qu’il devait la choisir. Les femmes fortes qui semblaient insensibles s’avéraient toujours les victimes les plus savoureuses une fois qu’il les avait écrasées. Il avait donc appliqué la technique la plus parfaite avec Chloe Harrisson : il lui avait témoigné un certain intérêt, une sensibilité à qui elle était, même, de plus qu’un mystère et une aura de danger. Pour un dieu de plusieurs milliers d’années doublé d’un meurtrier, dégager de la noirceur ne se révélait pas trop difficile. Puis, il l’avait ignorée un peu, pour qu’elle cherche pourquoi il s’était soudainement lassé d’elle. Toutes ces étapes avaient pris du temps. Chloe n’était pas le genre de femme à se laisser séduire en trois jours. Quand elle s’était décidée à le rappeler, toutefois, Alec était réellement passé à autre chose : Vénus. Depuis, il avait complètement oublié Harrisson, obsédé comme il l’était par la déesse de l’amour.

-Je ne savais pas qu’on pouvait être mannequin et policière.

Ne pas lâcher prise sur les feux d’artifice était très difficile en parlant.

-Je suis désolée, mais je devrai vous arrêter, M. Fleming…

Alec jeta un œil sur la paire de menottes. Voulait-elle l’arrêter par devoir ou pour se venger de son désintérêt?

-Écoute, Chloe, je suis désolé de ne pas t’avoir rappelée.

Il lui fit le plus joli sourire dont il était capable sans perdre sa concentration sur la petite flamme sur le toit de l’immeuble.

-Tu es une fille super intéressante…et magnifique. Sauf qu’en t’attendant, j’ai rencontré l’am...

Voilà. Penser à Vénus aussi directement lui avait fait perdre ses moyens et il avait libéré la flamme de son emprise. Vulcain se retourna prestement pour voir un énorme feu d’artifice rouge et doré couvrir le ciel de New York. L’œuvre brillante lécha le velours noir au-dessus de la ville, hurlant et dansant. Des centaines de pierres précieuses se collèrent au paysage avant de s’éteindre, une à une, alors que d’autres s’allumaient. Fasciné par sa propre création, par ce feu coloré qui embrasait la nuit, Alec en oublia même Chloe, alors qu’il aurait pu se servir de cette diversion pour essayer de la déjouer. S’il aboutissait en prison, il se dirait certainement que c’en aurait valu la peine. Rien au monde ne se comparait au feu.

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MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Dim 19 Jan - 0:01

Aboutir sur Terre, dans le corps d’un sorcier, reprendre des forces à chaque jour et organiser un plan de destruction massive avec son père redonnaient littéralement vie à Hel. La déesse nordique sentait sa puissance et sa vraie nature prendre de plus en plus de place. Ses souvenirs, sa personnalité et sa puissance magique revenaient en force. Hel ne savait pas si elle réussirait à retrouver tous ses pouvoirs comme avant, mais, même si elle devait rester toute sa vie avec les pouvoirs de Kyle Harrisson, elle serait contente. Hel était très contente du choix de corps qu’elle avait fait. Ironiquement, la personnalité créée par le jeune sorcier convenait parfaitement à la déesse. D’abord, elle adorait son apparence physique, ce qui était vraiment un plus. Dans toutes les sociétés, la beauté primait, mais encore plus dans celle du vingt-et-unième siècle. Alors, qui aurait aimé aboutir dans un corps laid? Personne. En plus, son corps de rêve et son visage symétrique, additionné de son aura mystérieuse, lui avait permis d’avoir un emploi de rêve. Elle pouvait se hisser dans le milieu de la mode et y tisser sa toile, en attendant que ses proies viennent s’y prendre. Ensuite, Hel et la personnalité cachée de Kyle avaient plusieurs points en commun. Elles avaient été toutes les deux créée et encouragée à faire le mal. Elles aimaient le voir se répandre et voir noircir, pourrir tout ce qui se trouvait sur son chemin. Toutes deux aimait se mettre en danger, en côtoyant mystère, suspense et personnes inquiétantes. Toutes deux aimait la douleur des autres, la torture, la vengeance. Chacune avait des idées de grandeur concernant leur avenir. Chacune aimait flirter, draguer, séduire et gagner. Chloe et Hel étaient pratiquement la même personne, à des époques différentes.

Hel ne ressentait pas beaucoup d’émotions. Elle ne se le permettait pas. Elle ne voulait pas que celles-ci la mènent par le bout du nez. Si elle n’acceptait pas de s’investir complètement dans toutes ses relations, elle refusait catégoriquement tout ce qui se rapprochait d’une relation sérieuse. Elle ne voulait laisser personne l’attendrir, car elle se savait fragile. Elle savait que si elle se permettait une relation amoureuse sérieuse ou une amitié stable, elle finirait par se faire du mal, car elle aimait toujours beaucoup plus intensément que les autres. Ses attentes étaient donc plus élevées, trop élevées peut-être, mais bref, Chloe ne vivait pas sur la même planète que les autres avec qui elle avait eu des relations quelconques. C’était comme si elle n’avait pas la même définition que le reste du monde de ce qu’était l’amitié et l’amour. Ce faisant, les autres finissaient toujours par la mettre de côté et ainsi la blesser. C’est pourquoi elle avait décidé de ne plus s’attacher. Chloe ne se donnait plus à fond avec les autres, parce qu’elle avait été déçue toute les fois qu’elle l’avait fait. Du moins, elle n’avait jamais rencontré quelqu’un de suffisamment spécial jusqu’à maintenant pour lui faire changer son fusil d’épaule. Elle n’avait jamais vu le véritable amour ou alors seulement celui qui rendait les hommes comme des larves. Elle ne connaissait dont peut-être pas réellement l’amour et l’amitié, mais elle connaissait bien la trahison et l’abandon. Son père avait été le premier à les lui montrer, puis Alec s’était rajouté à la liste. C’était d’ailleurs le plus récent. Il avait été plus intense, plus décevant, car Chloe avait eu l’impression qu’il était différent.


-Je ne savais pas qu’on pouvait être mannequin et policière.
-Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi con.


C’était sorti tout seul. Elle n’était pas encore familière avec le fait de devoir surveiller un minimum son langage quand elle parlait aux gens qu’elle arrêtait. Oui, elle en voulait encore au séduisant créateur de bijoux, mais en même temps elle lui était reconnaissante de lui avoir donné cette leçon. Elle ne se ferait plus avoir de la même manière. Ainsi, de pouvoir le coincer en ce moment, en tant que policière et alors qu’il était clairement entrain de contrevenir à la loi était presque jouissif. Elle aurait pu fermer les yeux et donner seulement un avertissement, mais il y avait une partie de vengeance bien à elle qu’elle devait assouvir.


-Écoute, Chloe, je suis désolé de ne pas t’avoir rappelée.

*Foutaises!* Elle eut un petit rire. Elle n’en croyait pas une seule syllabe. Le sourire qu’Alec lui faisait était très charmant, mais pas assez pour effacer ce qu’il lui avait fait.

-Tu es une fille super intéressante…et magnifique.
-Bla-bla-bla…


Elle roula les yeux au ciel et utilisa son pouvoir de maitrise marionnette sur l’homme en face de lui afin qu’il se laisse faire et elle lui passa une seule menotte au poignet.


-Sauf qu’en t’attendant, j’ai rencontré l’am...

Chloe n’eut pas le temps de finir de passer les menottes à Alec ni de penser plus longuement à ce qu’il s’apprêtait à lui dire concernant sa fameuse rencontre amoureuse et qui l’aurait surement fait vomir dans sa bouche, car elle entendit le bruit d’une fusée lancée, puis celle d’une détonation. Elle se précipita à la fenêtre, perdit l’équilibre en s’y penchant pour mieux voir dehors et dut se rattraper au veston d’Alec. Elle resta ainsi accrochée à lui pendant plusieurs explosions, éblouie par le spectacle. Chloe avait une véritable fascination pour les feux d’artifices. Elle trouvait fantastique que de la poudre de métaux prise en feu puisse donner de si belles créations. Le ciel s’illuminant de milles feux, brillait d’autant de couleurs différentes. Certains étaient si gros qu’on aurait dit qu’ils prenaient le ciel au grand complet… si elle avait pu, elle aurait regardé des feux d’artifices tous les soirs. Puis, elle tourna son visage vers celui de Fleming. Il regardait dehors, les yeux encore plus pleins d’étoiles et de lumière que ce qu’on voyait dans le ciel. Quelque chose dans ces grands yeux hypnotisants sonna soudainement une cloche chez la déesse nordique.

-C’est toi qui a fait ça? Comment?

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MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Mer 5 Fév - 19:59

Vulcain avait toujours eu une préférence pour la solitude. Il détestait les foules, encore aujourd’hui. Il n’avait jamais su s’y mélanger et il lui semblait que, même maintenant qu’il ne possédait plus cette apparence monstrueuse qui avait fait de lui une risée, il restait un imposteur au milieu de tous les autres. Sous son visage parfait, il restait hideux. Toute la beauté du monde ne finirait jamais par effacer les traits difformes qui avaient toujours fait partie de lui.

Bien sûr, Alec Fleming était physiquement irréprochable. Il avait cette forte carrure de forgeron qui lui venait de ses origines avant de franchir la brèche, et ses muscles étaient présents sans être caricaturaux. Sa chevelure épaisse et dorée réfléchissait la lumière du soleil avec une grâce un peu ridicule, un peu comme s’il s’était agi de la tignasse d’une princesse perdue. Son visage était tel qu’il l’avait toujours désiré : masculin, harmonieux… Il se plaisait énormément à fixer son reflet et à se sourire, tout seul devant la glace. Vulcain adorait ce visage qui lui avait coûté l’essentiel de sa puissance magique ainsi qu’une longue période d’errance. Seulement, même en se convaincant que cette perfection plastique le comblait, le dieu ne pouvait enterrer complètement cette boule dans sa gorge, la certitude qu’il était différent.


-Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi con.

Il était assez difficile de nier que la jeune femme semblait le détester prodigieusement. Alec l’avait peut-être un peu cherché, mais il ne se considérait pas responsable de ce que Chloe Harrisson avait pu ressentir. Ils ne s’étaient même pas réellement fréquentés. Elle avait été beaucoup trop occupée à faire l’intéressante en le repoussant pour lui laisser une réelle chance de l’approcher. Alors, pourquoi faisait-elle la princesse outragée aujourd’hui?

-Bla-bla-bla…

Alec soupira alors que Chloe lui passait les menottes.

-Chloe…

Il avait été fier de son coup quand il avait senti qu’il avait un certain effet sur la belle mannequin. Il avait déjà entendu parler d’elle et, plus précisément, de la manière dont elle tenait tout le monde à distance. Il avait voulu franchir cette barrière, car elle représentait un défi divertissant dont l’issue serait certainement jouissive. Rien n’était plus agréable à voir s’effondrer que les plus éminentes constructions.

Le ciel se couvrit de feu coloré et coupa rapidement à Alec toute réflexion, que ce soit sur le comportement de Chloe Harrisson ou sur cette maudite Vénus. Cette dernière lui avait une fois de plus fait perdre toute contenance, assez pour qu’il lâche prise sur ses précieux feux d’artifice. Il était si faible face à elle, même lorsqu’elle n’était qu’une ombre invisible obstruant ses pensées. Le regard clair du dieu avala le ciel au complet, comme pour s’emplir de cette beauté qu’il avait lui-même fait naître.

La policière infernale lui fit presque perdre équilibre en s’agrippant à lui, mais le dieu parvint à rester droit grâce à sa canne. Il ne baissa même pas les yeux une seconde, trop hypnotisé par les étincelles qui léchaient le paysage.


-C’est toi qui a fait ça? Comment?

Alec ne quitta le ciel des yeux qu’une seconde, frôlant le regard de Chloe du sien avant de retourner à sa contemplation. Il n’avait pas envie de lui répondre et encore moins de la regarder. Elle était peut-être jolie – Mais l’était-elle autant que la femme qui faisait chavirer son cœur depuis des siècles? Il ne le pensait pas. – mais elle l’avait déjà menotté. Il allait passer la nuit en prison, comme un criminel, alors qu’il n’avait rien fait de plus qu’allumer de plus belles lumières que celles, ennuyantes et toutes semblables, de la ville de New York. À une autre femme, il raconterait peut-être un jour sa passion pour le feu, cette relation indescriptible, fusionnelle, qu’il entretenait avec celui-ci. Il n’en avait jamais eu peur, et il était possible que ce courage ait eu un lien avec le fait qu’il n’avait jamais eu à craindre d’être défiguré par une brûlure. À Chloe Harrisson, il ne dirait que l’essentiel, le minimum.

À Vénus, il tairait probablement sa passion pour le feu… Bien sûr, elle savait de lui qu’il avait été le meilleur des forgerons, mais il ne lui avait jamais exprimé que son amour était allé à la braise, aux flammes, aux étincelles et à la chaleur avant de se tourner aussi vers les bijoux et les armes. Le feu lui avait permis de toucher à la beauté qui avait refusé de faire partie de lui. Seulement, il sentait qu’il n’arriverait pas à le faire comprendre à Vénus. Plus maintenant. Il avait vu sa peur du feu, sa terreur à la vue d’une simple flamme sur une chandelle. Loki avait brisé en elle toute possibilité en ce sens. Elle ne comprendrait certainement jamais, mais il le lui pardonnait déjà. Il l’aimait. Déjà, elle savait qu’il voyait au-delà d’un simple objet quand il créait un bijou, et c’était beaucoup.


-Que je l’aie fait ou non… À ce que je sache, il n’y a pas de loi sur les feux d’artifice, agent Harrisson.

Alec fixa les derniers feux qui s’éteignaient avant de poser à nouveau les yeux sur la jeune femme. En croisant son regard, il remarqua que ses iris étaient verts, comme ceux de Gabrielle, mais d’une couleur plus claire et plus froide. Il n’était cependant pas assez naïf pour se demander si leur couleur glaciale avait quelque chose à voir avec la noirceur qu’il voyait au fond des yeux de Chloe.

-Allez…Emmène-moi en prison. Il est tard et j’ai assez hâte de me coucher.

Mal dormir chez lui ou mal dormir en prison, il n’y avait pas une grande différence. Et il n’arrivait à fermer complètement l’œil que quand Vénus était près de lui.

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Ambition secrète: Se débarrasser de Chloe.

MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Lun 10 Fév - 16:51

Chloe Harrisson avait toujours aimé les choses démesurées. Même du temps de son empire nordique, on pouvait voir ses goûts pour les choses plus grandes que nature. Son royaume, son château, son armée et son trône étaient tous juste un petit peu trop imposants que ce qui était nécessaire. Ce n’était pas tellement pour attirer l’attention, mais simplement parce qu’elle aimait voir la richesse l’entourer. Dans l’Helheim, on voyait tout de suite ses moyens, ses pouvoirs, sa force et sa dignité. Son royaume était bâti un peu à son image, car elle avait besoin de voir ce dont elle était capable. Elle avait besoin de voir l’étendue de son importance, afin de s’en rappeler. Quand son père l’avait lâchement et bêtement abandonnée, elle avait tout de suite cru que c’était parce qu’elle n’était pas à la hauteur de son père, qu’elle lui faisait honte et que c’était ce pourquoi il l’envoyait au plus creux d’Asgard. Chloe aimait donc voir les étincelles de jalousie dans les yeux de ses frères qui venaient lui rendre visite et remarquaient toute l’ampleur de son royaume. Elle adorait voir la lueur d’inquiétude dans les yeux de ses visiteurs qui venaient d’ailleurs. En voyant la hauteur des murs d’enceinte autour du château, ils savaient qu’ils tombaient dans un royaume immense et puissant, où tout pouvait arriver. Mais, par-dessus tout, Hel avait besoin de la plus petite flamme de fierté dans les yeux de son père les rares fois où il venait la voir directement chez elle.

Chloe était ainsi toujours fascinée par le beau et le grandiose. Depuis qu’elle pouvait prendre le contrôle du corps de Kyle à l’occasion, elle aimait regarder les choses qui sortaient de l’ordinaire. Que ce soit par l’architecture, la sculpture, la peinture, la décoration, les spectacles ou la pyrotechnie, Chloe trouvait toujours de quoi se nourrir. On la retrouvait parfois au musée, à regarder pour la millième fois sa toile de Picasso préférée ou à découvrir de nouveaux talents dans les expositions temporaires. Elle aimait aussi tout particulièrement simplement se balader dans les rues de New York et découvrir les structures à couper le souffle qui ont su résister à la brèche et à l’assaut du temps ou pour s’émerveiller des buildings nouvellement crées qui s’élèvent de plus en plus haut. Chloe aimait beaucoup aussi les spectacles d’artistes qui mettaient la technologie de l’avant, avec les explosions, les structures motorisées, mais surtout les spectacles de pyrotechnie à la tombée de la nuit. Elle adorait regarder les feux d’artifices, car elle trouvait particulièrement incroyable de voir ce qu’on pouvait créer avec des étincelles et de la poudre de métal. Elle emplissait ses yeux de rêves, de magie et de beauté. Tout ceci surtout pour oublier à quel point son existence était insignifiante maintenant qu’elle était dans le corps humain d’un simple sorcier. Le fait d’observer les choses magnifiques et exceptionnelles lui permettait de s’élever un minimum à ce qu’elle était avant tout cette histoire de brèche et d’emprisonnement dans un corps minable.


-Chloe…
-Alec…


Ainsi, c’était dans cette même optique de recherche de beauté et de grandiose que Chloe avait été impressionnée par le spectacle aérien créé par Alec. Bien sur, elle raffolait des couleurs et des effets imprimés éphémèrement dans le ciel obscur de New York. Elle avait été tellement déconcentrée et impressionnée qu’elle avait oublié de finir de menotter Alec. Elle avait fini par reprendre contact avec la réalité, puisque c’était important pour elle de rester digne et fière. Elle était en situation de pouvoir sur le créateur de bijoux et elle ne voulait pas le laisser filer comme cela. S’il était gentil, elle allait peut-être ne pas être trop vache avec lui et peut-être même le laisser repartir sans trop de difficultés, mais tout dépendait de lui. Elle se sentait particulièrement clémente, dû à la grande beauté de Fleming, aux papillons qu’elle ressentait due à la proximité de leurs corps ainsi enlacés sur le rebord de la fenêtre, mais surtout dû à la beauté qui tapissait le ciel.


-Que je l’aie fait ou non… À ce que je sache, il n’y a pas de loi sur les feux d’artifice, agent Harrisson.
-Voilà qu’on essaie de faire de l’esprit avec moi, monsieur Fleming?
-Allez…Emmène-moi en prison. Il est tard et j’ai assez hâte de me coucher.


Si Chloe s’écoutait, elle utiliserait son pouvoir de maîtrise-marionnette afin de faire en sorte qu’Alec Fleming se lance de la fenêtre, qu’il s’écrase lourdement au sol et se fracasse le crâne. Il le mériterait bien. Elle qui avait cru que le créateur de bijoux était une personne influente et digne, voilà qu’il la suppliait presque de l’emmener en prison. Il n’essayait même pas de se sortir de ce mauvais pas, il ne se battait aucunement pour sa liberté, il était simplement résigné. Mais où était donc le feu qui l’avait animé, lui, et qui l’avait attirée, elle?

-Tu sais, j’aurais pu ne pas t’emmener en prison, puisqu’en effet, tu ne faisais rien de bien mal, mais… puisque tu insistes…

Chloe avait dit les derniers mots de sa phrase la mâchoire serrée, alors qu’elle avait manipulé l’homme à ses côtés afin qu’il se lève et finissait de menotter l’homme d’affaires sans ménagement et peut-être avec un peu plus de violence que ce qui était nécessaire, c’était vrai.

-Je me ferai une joie et un honneur de contacter tous les journalistes que je connais concernant ton arrestation…

Elle le prit par le poignet de le pressa de sortir de l’immeuble en le suivant pas très loin derrière. Une fois à l’extérieur elle continua de le forcer à avancer, sans trop pousser non plus, puisqu’elle savait que sa jambe pouvait lui faire mal. Elle ne voulait pas aggraver sa souffrance, plus par peur de plainte et de représailles pour elle-même que par compassion pour lui. Elle l’emmena finalement à sa voiture, qu’elle avait laissé en bordure du quartier et appela la centrale pour signaler qu’elle avait effectué une arrestation et apportait maintenant le criminel au poste. En route, elle utilisa son système main-libre pour appeler quelques journalistes afin que l’arrivée d’Alec Fleming au poste ne se fasse pas sous le silence. C’est avec un immense sourire satisfait et légèrement sadique qu’elle conduisait dans la ville de New York en direction du poste de police.

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MessageSujet: Re: Rocket Launcher [TERMINÉ] Dim 23 Mar - 11:54

Vulcain ne regrettait presque jamais d'avoir perdu une grande partie de sa puissance magique pour s'offrir ce visage sans défaut qu'il arborait maintenant. Bien sûr, désormais, il n'était pas aussi fort que les autres dieux et certains sorciers avaient certainement la capacité de le battre dans un affrontement magique. Il avait conservé la force vitale, la jeunesse éternelle ainsi que quelques autres points que partageaient les dieux de cette nouvelle ère, mais il était loin d'être à la hauteur des autres au niveau magique. Lui qui avait été un spécialiste de l'armement, il ne comptait pour seule défense que cette canne qui lui garantissait l'anonymat devant tous les autres dieux...et il lui semblait qu'il ne désirait rien de plus. Il n'avait plus besoin de prouver sa valeur par son excellence pour créer armes et bijoux maintenant que plus personne ne le regardait de haut simplement en frôlant son visage des yeux.

La beauté était, à ses yeux, la force la plus utile. On lui faisait plus facilement confiance que lorsqu'il était hideux. Les gens étaient plus enclins à lui sourire, à l'aider, à lui rendre service. La gentillesse des uns n'égalait pas l'admiration des autres. Pourtant, il n'avait rien de plus qu'avant sinon ce visage à la plastique parfaite. Et cela était suffisant pour qu'on le traite différemment. Vulcain avait donc la preuve que l'apparence comptait avant toute chose. Peut-être n'était-elle pas ce qui avait le plus d'importance, mais elle était ce qui en avait en premier. Les gens jugeaient sur l'apparence avant d'aller voir plus loin. Une personne laide devait se battre pour avoir sa chance alors qu'une personne belle devait prouver qu'elle était mauvaise. C'était injuste, mais Alec profitait maintenant de cette injustice de manière quotidienne.

L'échange de sa puissance magique contre cette beauté plaquée sur son visage avait donc été profitable pour le dieu des forges. De plus, comme il savait encore fabriquer armes et bijoux, il avait pu se protéger à l'aide e sa canne. Il n'avait qu'à éviter de trop attirer l'attention des dieux les plus puissants et il aurait la paix. Il ne voulait rien de plus que mener une existence simple et un peu égoïste. Les jeux de pouvoir et de politique ne l'attiraient pas du tout. C'était pourquoi il avait choisi d'être un commerçant...sauf qu'il n'avait pas prévu que Vénus serait à nouveau sur son chemin et qu'elle serait liée au dieu le plus impliqué dans la domination de la ville. De plus, il n'était pas non plus au courant qu'il s'était mis à dos la fille de ce même dieu en voulant la séduire et lui briser le coeur.


-Voilà qu’on essaie de faire de l’esprit avec moi, monsieur Fleming?

-En effet. Je ne suis pas que beau: je suis aussi intelligent.


Il se trouvait très comique. Il lui semblait que rien ne pouvait gâcher le plaisir indescriptible qu'il avait eu à tatouer le ciel de lumière, pendant quelques minutes. Pas même cette pimbêche timbrée.

-Tu sais, j’aurais pu ne pas t’emmener en prison, puisqu’en effet, tu ne faisais rien de bien mal, mais… puisque tu insistes…

Alec avait du mal à saisir le plaisir que tiraient les gens du pouvoir qu'ils avaient sur les autres. Certes, il se grisait du mal qu'il faisait aux femmes ou, du moins, il l'avait fait pendant un temps, mais sa satisfaction avait été purement sadique. Il s'était vengé de Vénus sur tant de femmes qu'il lui était impossible de se souvenir de chacune, ce qu'il trouvait lui-même assez honteux. Néanmoins, Chloe Harrisson lui rappelait sa supériorité dans ce pouvoir qu'elle avait de le laisser partir ou de le faire enfermer et il n'en était pas du tout impressionné. Comme elle devait se sentir petit pour essayer de se valoriser avec un pouvoir si risible. Il ne lui répondit même pas.

Sans comprendre pourquoi il le faisait, Alec s'était levé pour que Chloe achève de le menotter. Il n'avait émis aucun son alors que le métal avait durement frotté contre ses poignets. Cette policière faisait exprès de le brusquer même s'il n'opposait aucune résistance. Soit elle était une folle furieuse, soit elle lui en voulait plus qu'il ne l'avait d'abord estimé pour ce qu'il lui avait fait. Il n'était pas du tout désolé.


-Je me ferai une joie et un honneur de contacter tous les journalistes que je connais concernant ton arrestation…

13 ans, peut-être? C'était l'âge mental que lui donnait Alec. Elle agissait comme une jeune adolescente qui voulait se venger de son ancien petit ami et qui ne savait pas comment s'y prendre. Pensait-elle l'impression avec ses journalistes ridicules? Ce ne serait pas la première fois que des rumeurs de ce genre allaient circuler sur lui. Il avait l'habitude de les nier mais, si les journalistes si précieux à Chloe Harrisson fournissaient des preuves au public, Alec Fleming n'aurait qu'à sourire pour obtenir la confiance de la foule en affirmant que chaque personne pouvait commettre une erreur. Il se voyait déjà s'excuser dans une entrevue qui serait réalisée par une belle journaliste sensible à son charme. Il dirait qu'il n'avait rien fait de plus grave qu'être dehors en pleine nuit, mais qu'il le regrettait, car il devait se soumettre aux lois de la ville, comme tout le monde le faisait. Sourire désolé. Mais il était un rêveur et n'avait pas vu le temps passer! Sourire complice. Il ferait très attention à l'avenir. Sourire sympathique.

Dans la voiture, Alec écouta la jeune femme appeler les journalistes et il resta totalement silencieux. Naturellement, même s'il avait déjà prévu s'en sortir sans trop de mauvaises conséquences pour son entreprise, il devait avouer qu'il aurait préféré éviter toute la mise en scène qui suivrait. Il se consolait ne se disant qu'au moins, apparaître dans les nouvelles de la ville lui donnerait de la visibilité et, de ce fait, en donnerait à Volcano Designs. Toutefois, il gardait bien en tête que Chloe Harrisson était une furie imprévisible carburant à l'impression d'avoir le dessus sur les autres. Il n'avait pas pensé à elle depuis des mois mais, cette fois-ci, il ne l'oublierait pas. Et ce ne serait pas de ses jolis yeux dont il se souviendrait le plus.


[Terminé.]

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