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Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ]

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MessageSujet: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Mer 25 Sep - 22:36

Une adolescente folle, voilà comment Gabrielle se sentait. Il s’était passé beaucoup de chose depuis que Loki l’avait brûlée. D’ailleurs, sa brulure avait laissé place à une peau neuve à peine plus pâle que son teint. Elle se considérait pratiquement guérie, et soulagée de pouvoir bientôt sortir en public sans vouloir se voiler. La jeune femme avait retrouvé toute sa brillance et sa vitalité. Il faut dire que ce Alec n’était pas étranger à cette soudaine vitalité. Alec lui était tombée dessus un soir, très tard, dans la rue alors que le chauffeur de Gabrielle avait oublié de venir la chercher. Il l’avait évidemment reconnu, mais contrairement à ce qu’elle avait cru, il ne s’était pas sauvé en courant à la vision de sa brûlure qui était toute fraîche, à l’époque. Cet homme, si beau, si impressionnant avait été particulièrement charmant avec elle. Il lui avait posé quelques questions évidemment, auxquelles elle avait d’abord hésité à répondre. Elle ne le connaissait pas, et il aurait très bien pu aller rapporter le tout à un journal quelconque ou pire… à la revue Times. Elle lui avait donc proposé qu’ils se revoient. Elle saurait bien, entre temps, s’il avait parlé. Quelle fut sa surprise de réaliser qu’il avait tenu sa langue et qu’il était revenu la voir.

Gabrielle n’était pas habituée à ce genre de relation. Les relations entre dieux débutaient souvent par un mariage et souvent conclus comme un accord. Il y avait rarement cette passion qu’elle décelait chez les humains et qu’elle avait vécue avec Matt. Vulcain et elle s’étaient mariés et s’étaient aimés passionnément, mais il n’y avait pas eu ce moment d’incertitude, ils s’étaient mariés instantanément, ça avait donc le mérite d’être claire. Elle avait connu ce sentiment pour la première fois avec Matt qui, visiblement, se foutait d’elle à l’époque et aujourd’hui encore. Ils avaient l’accord muet que rien ne les engageait l’un à l’autre, mais ce n’est pas si simple. Avec Alec, c’était différent. Il était mystérieux et il était difficile de savoir ce qu’il pensait. Pourtant, Gab avait l’impression qu’il s’intéressait réellement à elle. Contrairement à Matt, il n’avait pas sauté sur son corps à la première occasion. Il était seulement respectueux… parfait. Il ne s’était rien passé entre eux, ils n’avaient fait que se rencontrer quelques fois, apprendre à se connaître, doucement.

Elle avait appris à l’apprécier, sincèrement. Elle se couchait le soir et c’est son visage qu’elle voyait à la place de celui de Matt. Elle se sentait légère, comme une petite fille à son premier amour. Il avait quelque chose de spécial, comme si elle le connaissait depuis toujours. Il la faisait rire, elle se sentait enfin… Vivante !

Elle était donc stressée. Il l’avait invitée ce soir-là, et cela semblait assez sérieux. Elle était folle de joie, elle se sentait comme si elle était sur le point d’exploser.  Après avoir pris sa douche, elle avait sauté dans une robe rouge, c’était toujours ses préférées. Depuis qu’elle était presque guérie, elle avait recommencé à aimer être jolie. Elle avait cessé de porter de gros chandails à capuchon et avait opté pour les jupes et les robes. Elle voulait faire sensation, ce soir-là. Elle sentait que ce serait spécial. Elle portait une robe courte avec une seule manche qui était longue de couleur rouge vif. Elle avait ajouté des souliers à talons si hauts qu’on aurait dit que ses jambes étaient infinies. Ses longs cheveux lui tombaient de façon élégante sur les hanches, elle était magnifique, sans contredit. Avant de partir, elle ajouta une touche de rouge à lèvre aussi rouge que sa robe sur ses lèvres. Puis, elle attrapa son long manteau noir.


Son chauffeur l’attendait à la porte de l’immeuble, il faisait très froid en cette soirée de mi-septembre. Le chauffeur la mena dans le quartier Empire. Plus elle se rapprochait de sa destination, plus elle tremblait. C’était étrange, comme un mélange entre une joie incontrôlable et un stress insupportable. Lorsqu’elle sortie, elle se retrouva seule avec elle-même. Elle entra dans l’immeuble et se rendit devant la porte du loft d’Alec. Elle frappa et il lui ouvrit aussitôt. À la seconde où elle vit le visage du bel homme, le sien se mit à rayonner et elle se senti frémir, comme si elle avait des papillons dans l’estomac. Elle lui fit un sourire resplendissant et entra. Une fois que la porte fut refermée, elle enleva son manteau en continuant de lui sourire, naturellement.


- As-tu vu ? C’est presque guéri !

Elle pointa la peau neuve de son visage. Elle aimait pouvoir se sentir belle pour la première fois devant lui. Toutes leurs autres rencontres s’étaient déroulées alors qu’elle était encore brûlée. C’était d’ailleurs la première fois qu’elle s’habillait ainsi devant lui. Toute les autres fois, elle était habillée plutôt tristement puisque son cœur était brisé pour mille et une raisons. Grâce à lui, elle revenait à elle et elle serait bientôt la femme forte qu’elle a toujours été.

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Mer 9 Oct - 15:35

Vulcain n’avait aimé que trois personnes dans sa vie. Il avait aimé sa mère, malgré tout le mal qu’elle lui avait fait et malgré son rejet, sans jamais arriver à s’expliquer comment il pouvait autant détester une personne et, à la fois, ne lui vouloir aucun mal. Il n’avait eu cesse de rechercher son affection et de souffrir de ne l’obtenir que superficiellement, parce que Junon souhaitait qu’il la couvre de bijoux. Même maintenant qu’il savait qu’il ne la reverrait plus jamais, Vulcain n’avait pas complètement tourné la page et il lui arrivait parfois de penser à elle en se demandant ce qu’il aurait pu faire pour qu’elle voie en lui autre chose qu’un enfant difforme et laid qui attirait la honte sur elle. Vulcain avait aussi aimé son fils, Cupidon, avec maladresse, parce qu’il n’était pas arrivé à comprendre comment être un bon père pour lui. Ses erreurs avaient fini par éloigner Cupidon, lequel lui avait nettement préféré sa mère sans lui donner de réelle chance. Par-dessus tout, Vulcain avait aimé Vénus. À la folie, à s’en faire éclater le cœur, à se l’arracher lui-même, à ne plus être capable de seulement songer à un jour s’intéresser à qui que ce soit d’autre qu’elle, à en oublier qui il était…

Lorsqu’il avait compris que Gabrielle Englebert était réellement Vénus, Vulcain avait commencé à être obsédé par elle. Il avait commencé par croire qu’il se faisait des idées mais, après l’avoir rencontrée dans le cadre d’un contrat entre leurs entreprises respectives, le dieu avait eu la certitude qu’il s’agissait bien de la femme qui avait brisé son cœur. S’en étaient suivis des jours et des nuits à planifier mille manières de lui nuire pour se venger du mal toujours non cicatrisé qu’elle lui avait fait. Vulcain avait décidé d’être patient et d’analyser la belle déesse avant de passer à l’offensive. Il la savait fiancée au maire de la ville, à l’époque, et il se doutait bien que ledit maire devait être un dieu très puissant. Il ne voulait pas non plus se tuer en voulant satisfaire son envie de vengeance. Il avait donc réfléchi à des dizaines de possibilités jusqu’à ce que le hasard joue en sa faveur : il avait croisé son ancienne épouse un soir alors qu’elle était toute seule et dans un état si affreux qu’il n’avait qu’à ramasser les miettes de sa personne pour l’aider à se reconstruire selon ses besoins à lui.

À partir de ce jour, il s’était montré parfait. Alec Fleming était un homme courtois, galant et attentionné et, en cela, il n’était pas si loin de Vulcain. Celui-ci connaissait Vénus, ce qui lui avait donné quelques tours d’avance pour lui plaire facilement. Il avait donné l’impression de se moquer éperdument de l’apparence de ses blessures, tout comme la déesse l’avait fait avec la laideur de son visage il y avait des centaines d’années, et il avait tout fait pour lui rendre la vie plus facile. Avec une hypocrisie totale, il lui avait joué l’homme épanoui et absorbé par son entreprise. Il avait même cessé de draguer les autres femmes, lui qui avait pris l’habitude de sortir pour choisir des dames auxquelles briser le cœur et les ailes.

Ce soir-là, il avait invité sa victime chez lui. Il était persuadé que son plan fonctionnait très bien et il sentait en lui une grande satisfaction à l’idée d’un jour détruire Vénus de la même manière qu’elle l’avait démoli en le trahissant lâchement. Il avait tamisé les lumières de son appartement et posé quelques discrètes chandelles blanches, symbole mensonger de ses bonnes intentions, sur le comptoir de la salle à manger. Il avait mis un temps assez ridicule pour un homme à choisir ce qu’il allait porter. Il s’était expliqué son besoin de paraître à son meilleur par la nécessité que Vénus soit séduite et certainement pas par réelle envie de lui plaire. Il avait choisi une chemise noire et un pantalon tout aussi sombre, de coupes parfaites et portant la griffe de boutiques de haute gamme de New York.

Alec réalisa qu’il était nerveux lorsqu’il sursauta en entendant frapper à la porter. Il s’empressa de répondre en se faisant la réflexion qu’il devrait bien se détendre…N’était-il pas en train de manipuler Vénus? Il ne devait pas s’y perdre et devenir un pion qu’elle pourrait écraser plutôt que le maître du jeu. La belle entra et il la trouva radieuse.


- As-tu vu ? C’est presque guéri !

Il se surprit à sourire franchement, sans se forcer à paraître tel qu’il devinait qu’elle le voulait. Une partie de lui se réjouissait stupidement de la voir dans cet état. Il lui attrapa doucement une main.

-Tu es magnifique.

Tout aussi délicatement, il lui lâcha la main. Il l’avait prise spontanément, mais la laisser tomber aussi vite était très réfléchi : il voulait qu’elle sente une sorte de timidité venant de lui.

-Si tu veux passer à la salle à manger…

Il passa devant elle pour lui indiquer le chemin et, une fois dans la salle à manger, il lui sourit de nouveau en espérant qu’elle serait interpellée par le petit sac rouge tout brillant sur la table où reposaient aussi des couverts pour deux.

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Mer 9 Oct - 17:15

Lorsque Gabrielle était en mode Affaires, il n’y avait plus qu’elle et son entreprise. Si elle était née humaine, on aurait dit d’elle qu’elle était une entrepreneure née. On l’aurait remarquée dans sa façon d’être lors de son passage à l’université et elle aurait probablement réussi à monter une belle, quoi que modeste entreprise. Mais il n’en avait pas été ainsi puisque Gabrielle était une déesse. Ça avait été bien plus facile pour elle de fonder cette multinationale en étant une déesse  que l’aurait été de fonder une petite entreprise indépendante en étant une simple humaine. Elle était passionnée par son succès, Pour elle, cette entreprise signifiait tout, elle adorait ce qu’elle faisait, elle adorait être en affaires. Elle se sentait encore plus impressionnante comme femme d’affaires que lorsqu’elle était parmi les dieux romains puisque ceux-ci étaient tous nés dieux, ils n’avaient pas grand chose de plus les uns des autres, mais dans le monde des humains, elle avait Venus Industries, qu’elle avait forgé de ses mains. Toujours est-il que cette passion pour son entreprise et pour le monde des affaires avait fait en sorte que lorsqu’elle avait rencontré le propriétaire de l’entreprise Volcano Design, elle n’avait jamais vraiment réalisé qui il était, sans même remarquer à quel point l’homme était beau. Elle arrivait à se souvenir de la rencontre, mais c’est comme si le visage de l’homme qu’elle avait eu devant elle n’avait jamais pris place dans sa tête tant elle avait été concentré à négocier un contrat.

D’ailleurs, pour ce qui était de négocier, la jeune femme devait avoir la palme. Elle réussissait toujours, grâce à ses arguments infaillibles, à faire croire à la partie adverse que la négociation était avantageuse pour eux, alors que c’était tout le contraire et que la jeune femme repartait toujours grande gagnante de la signature d’un contrat. Il n’était donc pas étonnant, finalement, qu’elle ait eu autant de facilité à monter son empire.

Gabrielle avait été nerveuse de son rendez-vous avec Alec jusqu’au moment où elle avait croisé son regard. Quelque chose dans ses yeux l’apaisait, elle savait que rien de mauvais n’arriverait tant qu’elle l’avait à ses côtés. Elle se sentait nettement différente de la dernière rencontre qu’elle avait eu dans l’appartement d’un autre homme, puisque cet autre homme était Loki. Voir le sourire sincère d’Alec fit battre son cœur et à nouveau, elle sentit les papillons dans son cœur. Elle aurait eu envie de lui sauter au cou et de l’embrasser, mais évidemment, elle se retint. Elle sursauta lorsqu’il prit sa main, aussi doux que fut le geste. C’était la première fois qu’ils avaient un tel contact et elle enlaça ses doigts aux siens.


-Tu es magnifique.

Elle se sentait stupide de rougir à cette remarque. N’y avait-il pas plein d’hommes qui lui répétaient la même chose tout le temps ? Mais Alec n’était pas ces hommes. Elle lui sourit donc timidement. La proximité entre eux était presque naturelle, comme s’ils avaient toujours été ensemble. Elle eu à peine le temps de baisser son regard vers leurs mains qu’il la lâcha. Relevant sa tête vers lui, elle lui fit un petit sourire en voyant qu’il semblait mal à l’aise du geste qu’il venait de faire. Elle s’attarda alors sur l’allure du bel homme. Il était magnifique, lui aussi, comme à son habitude.

-Et toi tu es parfait

Elle ne pouvait détacher ses yeux de bel homme. Il y avait comme une passion lourde et silencieuse entre eux, comme si elle était retenue depuis si longtemps.

-Si tu veux passer à la salle à manger…

-Avec plaisir !

Elle lui fit son plus beau sourire et suivit Alec, puisque c’est lui qui lui montrait où aller. Elle entra dans la salle à manger derrière le bel homme et, alors que son attention aurait dû être attirée par le magnifique sac rouge et brillant, rassemblant ainsi chaque petite touche de beauté que Gabrielle aimait, qui se trouvait sur la table, ses yeux s’arrêtèrent, horrifiés, sur les chandelles qui étaient déposées sur le comptoir. Aussi discrètes qu’elles étaient, elles n’auraient pu échapper à la vue de la jeune femme. Depuis l’attaque de Loki, Gabrielle avait une peur bleue du feu et de tout ce qui le rappelait et même de si petites chandelles suffisaient pour la mettre mal à l’aise. Elle figea donc, à l’entrée de la salle à manger, incapable de faire un pas de plus. Elle réussit tout de même à prendre un peu sur elle et à réaliser qu’elle ne devait pas gâcher cette soirée si spéciale. Elle ferma donc les yeux un instant, histoire d’au moins ralentir son rythme cardiaque et retrouver l’allure la plus normale possible. Une fois calmée du mieux qu’elle le pouvait, elle tourna vivement la tête dans la direction opposée aux chandelles et se dirigea vers la table sans dire un mot. C'était comme si elle ne voyait plus rien, elle devait se concentrer pour oublier que du feu dansait non loin d'elle.

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Mer 30 Oct - 18:47

Alec avait passé un bon bout de temps, depuis son arrivée parmi les humains, à briser le cœur des femmes. Il les séduisait et les faisait se sentir spéciales, aimées et belles. Il ne se comportait pas en tombeur et son but n’avait jamais été de mettre le plus de femmes possible dans son lit. Ses conquêtes savaient qu’elles n’avaient pas affaire à un chasseur et c’était justement ce qui lui rendait la tâche encore plus faciles. Ses proies ne se doutaient de rien. Elles se croyaient à l’abri dans les bras d’un homme bien. À chaque fois, il était parvenu à décevoir la femme qu’il avait mise dans sa vie.

Sa satisfaction avait été supérieure lorsqu’il avait détruit des personnes fortes et intelligentes. Blesser d’insignifiantes demoiselles en détresse au cœur pareil à celui d’une adolescente ne le grisait aucunement. Vulcain préférait de loin démolir des femmes de tête et leur montrer que leurs sentiments pouvaient les mener. C’était justement ce genre de victimes qu’il choisissait toujours. Il les rencontrait lors d’un dîner ou d’une soirée d’affaires et voyait rapidement qu’il se trouvait en présence d’un bon défi. Il se montrait donc parfait sous tous les angles. Jamais trop entreprenant ou ouvertement intéressé, sachant comment cette attitude faisait fuir les femmes qui se disaient indépendantes, Alec restait idéal en toute situation. Il devenait tour à tour conseiller, ami, complice, rival… Il choisissait avec soin comment agir selon ce qu’il percevait de sa proie. Puis, l’animal traqué venait vers lui – c’était toujours le cas – pour sentir le danger de près et se demandait pourquoi le chasseur ne se jetait pas sur lui. Alec n’était pas un vulgaire braconnier; il était plutôt un fauve prêt à patienter, immobile, jusqu’au moment où il serait certain de pouvoir refermer ses crocs meurtriers sur quelque chose qui céderait.

Souvent, ce simple petit jeu suffisait à attirer dans ses filets une femme difficile à atteindre. Toutefois, certaines se montraient encore froides après tant d’efforts et conservaient une distance sécuritaire malgré leur intérêt indéniable pour Alec Fleming. À celles-là, Vulcain sortait ce qu’il considérait comme le grand jeu. Il leur montrait des faiblesses, souvent de fausses faiblesses, pour qu’elles se sentent à la fois attendries et honteuses de ne pas lui exposer leurs propres souffrances. Il les laissait entrevoir ses blessures pour obtenir une vue totale sur les leurs et pour les retourner contre elles. Le dieu forgeron avait très rarement dû atteindre ce niveau pour se rapprocher d’une femme avant de l’achever mais, lorsqu’il avait été forcé de le faire, c’était avec un plaisir indescriptible qu’il avait odieusement utilisé cette méthode.

Vénus avait été plus facile à atteindre qu’il ne l’avait d’abord crû. La voilà qui venait chez lui, ce soir, ce qui pouvait paraître à la fois important et futile. N’avait-elle pas couché avec Mars par simple envie de son corps? Il était possible que ce soit le cas encore ce soir. Seulement, Vulcain la connaissait assez pour reconnaître dans ses yeux une lueur qu’il n’avait pas vue s’allumer pour n’importe qui.

La chance lui avait souri avec ce qui s’était passé avec Loki – et qui était encore un peu flou pour lui. Vénus avait été assez ébranlée pour qu’il l’approche sans qu’elle ne se méfie de lui. Son ancienne épouse, telle qu’il la connaissait, était très intelligente. Vulcain mettait donc entièrement sur le compte des évènements troublants de ces deniers mois la naïveté de la femme qu’il avait invitée ce soir. Naïveté fatale pour femme fatale…


-Et toi tu es parfait.

Nouveau sourire. Il détourna le regard quelques secondes dans un geste qui pouvait sembler être de la gêne, mais qui lui servit plutôt à se raisonner et à reprendre contenance. Il ne fallait pas qu’il se laisse emballer par les commentaires élogieux de son ancienne épouse. Ils n’étaient plus le couple qu’ils avaient été et c’était justement de la faute de la belle, et c’était pourquoi elle devait payer.

Alec fut secoué par un tourbillon d’émotions contradictoires en voyant comment son invitée paraissait effrayée par les chandelles. Une partie de lui voulait tout éteindre et la prendre contre lui dans le noir pour la bercer et la consoler. Une autre partie s’en voulait parce que ces chandelles menaçaient de gâcher cette soirée qui se devait d’être parfaite. Une autre encore mourait d’envie de prendre une chandelle et de l’approcher du visage de Vénus pour mesurer sa terreur.

Le dieu resta figé et indécis juste assez longtemps pour que Gabrielle se dirige vers la table et s’y installe. Il se pressa ensuite d’aller éteindre les chandelles, sans un mot, avant d’aller fouiller dans un tiroir du comptoir de la cuisine.


-Juste une seconde…

Il finit par trouver ce qu’il cherchait, après plus ou moins deux minutes : deux petites chandelles sans flamme, complètement en plastique et fonctionnant à batteries. Il les avait reçues par la poste et elles venaient avec des articles faisant la promotion d’un produit qu’il avait oublié. Il les alluma et les déposa devant les chandelles de cire qui ne dégageaient plus aucune lumière et qui furent donc éclairées par la faible lueur de leur version réduite et mécanique.

-Voilà qui est mieux.

Alec prit place près de Gabrielle et posa doucement une main sur la sienne.

-Veux-tu m’en parler?

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Lun 4 Nov - 20:05

-Juste une seconde…

La jeune femme entendit à peine les paroles d’Alec. Elle se concentrait à calmer son rythme cardiaque. Elle était fâchée d’être incapable de se contrôler. Les mystères qui concernaient l’esprit la surprenaient toujours un peu. Comment une si petite flamme pouvait générer en elle une panique aussi importante, assez pour la faire perdre tous ses moyens. En plus, il y avait déjà bien assez qu’Alec l’avait ramassée dans ses pires moments, elle aurait voulu être en mesure de lui montrer qu’elle était forte. Alec ne savait pas qui elle était, elle voulait voir si elle pouvait lui faire confiance avant de lui révéler son identité, mais elle s’était promise de ne pas faire la même erreur qu’avec Matt, elle ne lui cacherait plus pour très longtemps.

Alec s’activait dans la cuisine, ce qui attira son attention. La jeune femme réalisa qu’il avait fait disparaître les flammes. Elle eu un mince sourire, lui étant incroyablement reconnaissante d’avoir lu en elle, encore une fois, et d’avoir agi exactement comme il le fallait. Cet homme était d’une gentillesse et d’une attention sans pareil, il était parfait. Elle le regarda sortir de fausses chandelles en plastiques, conservant ainsi une ambiance douce et suave, tout en rendant sa partenaire à l’aise.
 

-Voilà qui est mieux.

Elle planta ses yeux dans le sien et lui sourit avec une reconnaissance incalculable. Elle n’avait pas eu besoin de lui dire quoi que ce soit, il était attentif à ses faits et gestes.

-Merci Alec… Tu es tellement gentil.

Elle l’observa s’approcher d’elle, dans toute sa splendeur. Elle le trouvait tellement beau, cet homme, elle ne savait ce qu’elle préférait sur lui, c’était son intégral qui était parfait. Lorsqu’il prit place à côté d’elle, elle se sentit à nouveau en sécurité et remplie d’une chaleur. Le même choc qui l’avait frappée lorsqu’il avait pris sa main quelque temps avant refit surface lorsqu’il déposa sa main sur la sienne. Sa délicatesse la surprenait toujours.

-Veux-tu m’en parler?

Nouveau sourire. Il s’intéressait vraiment à elle. Il l’avait soutenue dans sa guérison, il avait été toujours là, à partir du moment où elle l’avait rencontré. Toutefois, quelque chose en elle la faisait sentir coupable envers Matt. Il avait beau sembler égoïste et ne pas être l’homme parfait, mais il avait secouru son fils en enfer. Gabrielle n’avait aucune idée de ce que cette action impliquait, ses connaissances concernant l’enfer étaient très limitées, mais elle se doutait que ce n’était pas de tout repos, si c’était facile, il n’y aurait pas d’âmes en enfer. Il avait sauvé cette âme seulement pour elle, ça ne lui amenait rien à lui. Il devait tenir à elle pour avoir fait une telle chose, ne serait-ce que dans une optique d’amitié. Elle ne savait pourquoi, mais elle se sentait malhonnête de ne pas lui avoir parlé de l’existence d’Alec, elle avait l’impression de lui jouer dans le dos et ce, même si elle ne lui devait pas vraiment d’explication sur sa vie sentimentale. Il lui manquait encore souvent, même si Alec occupait ses pensées, elle avait l’impression qu’elle n’arriverait jamais à l’oublier complètement, ce démon.
Elle ne savait pas trop si elle avait envie de déblatérer sur sa phobie du feu, surtout durant cette soirée qui devait être magique, mais elle devait au moins quelques petites explications à Alec. Elle ne lui avait pas raconté ce qui s’était passé entre Loki et elle, bien que son visage en racontait long, mais elle n’était jamais entrée dans les détails de l’incident, Alec ne savait pas ce qui s’était passé, il savait seulement qu’il y avait un lien entre sa séparation et son visage défiguré.


-Bah tu sais… Quand j’ai dis à Logan que je ne voulais plus de notre accord… il a un peu perdu les pédales… Depuis… j’ai énormément de difficulté avec la moindre flamme… c’est juste ça.

La jeune femme souhaitait qu’Alec ferait le lien entre les différentes pièces du casse-tête et qu’il ne pose pas plus de question. Elle ne voulait pas gâcher leur soirée avec cette histoire qui n’était plus qu’un mauvais souvenir comme la fine tache rose sur sa joue. Elle regarda devant elle et vit le petit sac rouge. Avec sa couleur, sa brillance, il ne pouvait être pour personne d’autre que pour elle. Elle lui sourit à nouveau.

-Oh ! Tu n’aurais pas dû ! Mais quel joli sac toutefois, tu as du goût.


Elle passa ses bras autour de son coup et le serra contre elle. Il fallait bien qu’elle profite de la proximité qu’il y avait entre eux avant qu’il aille s’asseoir en face d’elle. Elle était curieuse de voir ce qu’il avait cuisiné, elle ne connaissait pas cette facette de lui.  Elle reporta son attention sur le petit sac.

-Je peux ?

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Sam 16 Nov - 9:38

Les gens ne savaient généralement pas trop quoi penser d’Alec Fleming. Oui, on savait de lui que chacune de ses relations amoureuses s’était terminée dans la tristesse ou la colère, mais on ne pouvait le lui reprocher, car il était si manipulateur qu’il se donnait le rôle de victime sans avoir l’air de recherche la sympathie. Ses relations ne duraient pas que quelque jours, comme celles des tombeurs qui ne vivaient que pour séduire le plus de femmes possible. On ne pouvait nier qu’il était étrange qu’aucune de ses relations n’ait duré plus que trois mois et qu’aucune ne se soit terminée en de bons termes entre les amants.

Ce mystère autour de tous ces amours brisés tenait certaines femmes, méfiantes, à distance. Toutefois, il en attirait d’autres qui avaient envie de réparer ce pauvre homme qu’elles considéraient comme blessé et ayant besoin de la bonne personne pour réapprendre à aimer. Celles-là, Alec les détruisait avec encore plus de satisfaction. Qui étaient-elles pour oser se dire meilleures que celles qui étaient passées avant, qui avaient fait de leur mieux pour aimer? Étaient-elles naïves ou égocentriques? À chaque fois, Alec leur sortait le même jeu. Il commençait par sembler inatteignable, trop blessé et démoli pour aimer à nouveau. Il tombait même parfois dans la tristesse lyrique et se marrait bien, en silence, de toute la poésie qu’il mettait sur la douleur qui charmait tant la demoiselle devant lui. Puis, il se laissait approcher, donnait l’impression qu’il renaissait, touchait le bonheur. Ensuite, une fois que la relation heureuse était bien installée, il commençait à l’empoisonner doucement, reproche par reproche. Il achevait finalement sa victime en la laissant tomber sous prétexte qu’elle lui faisait du mal, qu’elle attendait trop de lui, qu’ils ne pourraient jamais être heureux ensemble parce que quelque chose chez elle ne tournait pas rond. Naturellement, certaines lui hurlaient qu’il était celui à blâmer, mais Alec savait qu’elles étaient aussi blessées que les autres et qu’il les quittait en leur laissant mille incertitudes dans le cœur, fichées là comme des flèches de glace.


-Merci Alec… Tu es tellement gentil.

-Ce n’est rien, voyons… Tu es passée par des moments difficiles et il faut bien que quelqu’un prenne soin de toi.

Il eut envie de vomir en entendant cette réplique sortir de sa bouche. Vraiment? Elle méritait qu’on s’occupe d’elle? Vénus s’était bien moquée de lui en lui jouant dans le dos pour aller chevaucher cet imbécile de dieu de la guerre. Elle n’avait eu aucune considération pour lui en le faisant et elle n’en avait pas plus montré une fois qu’il avait était détruit par sa trahison. Elle n’avait jamais essayé de l’aider et de lui faire refaire surface. Non, une femme aussi égoïste ne méritait justement pas qu’on prenne soin d’elle, sauf qu’Alec ne s’occupait d’elle que pour mieux la détruire. Il devait se concentrer sur ce point s’il ne voulait pas perdre ses moyens et faire rater son plan.

-Bah tu sais… Quand j’ai dis à Logan que je ne voulais plus de notre accord… il a un peu perdu les pédales… Depuis… j’ai énormément de difficulté avec la moindre flamme… c’est juste ça.

Il le savait. Il l’avait compris dès qu’il l’avait vue, ce soir-là. En fait, c’était extrêmement logique : Laufey était un malade. Tout le monde l’ayant déjà vu de près pouvait en attester. Il n’avait jamais un comportement normal. Donc, si on ajoutait à cela sa rupture avec Gabrielle de laquelle il ne s’était même pas servi pour alimenter sa popularité, il était clair que le maire avait quelque chose à se reprocher, quelque chose de suffisamment gros pour passer toute l’histoire sous silence. Et Gabrielle s’était retrouvée avec un visage détruit qu’elle avait gardé aussi secret que les raisons de sa rupture avec le débile qui dirigeait la ville. Alec n’était pas exagérément plus intelligent que la moyenne, mais il avait fait les liens entre les éléments. Seulement, entendre la vérité de la bouche de Vénus lui prouvait qu’elle lui faisait confiance et c’était une victoire énorme pour lui. Stratégiquement, bien entendu. Et c’était purement par joie vengeresse qu’il ressentait une sorte de chaleur dans la poitrine…non?

-Le maire est un malade…

Il avait parlé avec une douceur calculée et une tristesse mesurée. Il savait que la belle n’avait pas besoin d’une montée de testostérone vengeresse, mais de quelqu’un pour la comprendre, la soutenir et la rassurer.

-Je suis de ceux qui croient que tout nous est remis un jour.

Il eut un drôle de sourire.

-Logan Laufey finira par payer pour ce qu’il t’a fait… Au moins, maintenant, il ne te fera plus de mal.

Vulcain mit sa main sur celle de son ancienne épouse.

-Je suis là et je vais faire tout ce que je peux pour que rien de mal ne t’arrive. Jamais.

Il eut un petit sourire timide et se demanda pourquoi son cœur battait si fort. Habituellement, il ne se mêlait pas des séances de manipulation d’Alec.

-Oh ! Tu n’aurais pas dû ! Mais quel joli sac toutefois, tu as du goût.

Il se contenta de sourire. Le goût des belles choses avaient toujours été une qualité que les femmes appréciaient chez lui.

-Je peux ?

-Naturellement.


Mais pourquoi était-il si nerveux? Il avait spécialement fabriqué ce bracelet pour qu’il plaise à Vénus. Il ne pouvait pas s’être trompé à moins qu’elle n’ait radicalement changé avec les années, ce dont il aurait été étonné.


Le bracelet:
 

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Dim 17 Nov - 11:21

Même si elle éprouvait de grands sentiments envers Alec, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir l’impression qu’il était le plan de rechange. Elle avait aimé Matt, comme une folle et ce, même longtemps après la fin de leur relation. Elle avait l’impression qu’elle avait pris la voie facile, elle aimait un homme inaccessible, donc elle avait choisi celui qui lui faisait des avances. Bien sûr, cela ne changeait rien aux sentiments qu’elle éprouvait maintenant pour Alec, elle était folle de lui. Il était parfait. Seulement, elle avait l’impression que son histoire avec Matt était une affaire non réglée, comme un livre qu’on n’a jamais terminé d’écrire et qu’on a laissé tomber au milieu ou comme une série télévisée que la chaîne a annulée alors que la saison se terminait sur une intrigue insoutenable. Toutefois, elle ne l’avait pas revu depuis la soirée qu’il était venu passer avec elle et qui datait maintenant de longtemps, les choses avaient changées et Alec était devenu bien plus présent dans sa vie et manifestait une gentillesse sans pareil, mais cela ne suffisait pas à effacer Matt complètement de ses pensées, même si Alec l’avait remplacé dans ses rêves.

D’un autre côté, puisque Matt était parti de lui-même et que jamais il ne lui avait parlé de quelconque sentiment qu’il aurait pu ressentir à son égard, peut-être était-il mieux pour elle qu’elle considère cette histoire comme étant du passé puisque dans le cas contraire, elle ne serait jamais capable de vraiment aimer Alec sans avoir une pensée pour Matt au moins une fois par jour. Et Alec méritait d’être aimé sainement, sans qu’elle ait d’arrière pensée pur un autre homme, elle ne ferait pas la même erreur deux fois.


-Ce n’est rien, voyons… Tu es passée par des moments difficiles et il faut bien que quelqu’un prenne soin de toi.

Elle eut une petite grimace. Elle savait bien qu’elle n’était pas une personne bien, au fond. Elle savait qu’elle avait fait souffrir des gens. Elle avait tendance à se sentir comme la gentille de l’histoire simplement parce qu’elle savait qu’elle n’était pas aussi mauvaise que Loki, mais elle était loin d’être la sainte Vierge (Loin d’être sainte et encore plus d’être vierge). Sans cesse, le visage de Vulcain, difforme, lui revenait en tête, depuis l’attaque de Loki. Lorsqu’elle regardait son propre visage, détruit, dans le miroir, elle imaginait toute la souffrance par laquelle il avait dû passer, alors qu’il avait passé toute sa vie à entendre des murmures sur son passage, simplement parce qu’il était laid. Elle avait bien mûri depuis l’histoire avec Mars et même si, aux yeux des Dieux, l’humiliation qu’il avait voulu leur faire subir s’était retourné contre lui et donc en la faveur de Venus, elle trouvait le tout injuste. Elle savait bien que si son mari avait été n’importe quel autre dieux, ils s’en seraient pris à elle, mais puisque c’était Vulcain, la risée de tous les dieux romains, le difforme, ils s’étaient ouvertement moqué de lui. Venus, en tant de déesse de la beauté, savait très bien que cette beauté ne s’exprimait pas seulement par le visage, la beauté, elle la voyait partout. Quand elle avait rencontré Vulcain, tout le monde semblait la trouver folle de s’intéresser à lui alors qu’elle était la seule qui aurait pu avoir n’importe lequel des dieux à ses pieds, mais elle avait vu quelque chose en lui, une passion, une étincelle qui l’avait charmée, bien plus que les visages parfaits et lisses des autres dieux.

-J’ai aussi fait passer de sales quart d’heure à bien des gens…

Elle haussa les épaules. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle lui avait dit cette remarque. Elle le pensait, certes, mais engager cette conversation risquait d’entraîner des questions et elle ne lui avait pas encore révélé qu’elle était une déesse. Elle ne savait même pas ce que lui était. Elle se doutait qu’il n’était pas un simple humain parce qu’il avait quelque chose de plus, mais elle ne connaissait pas sa nature.

-Le maire est un malade… Je suis de ceux qui croient que tout nous est remis un jour.

BAM. Vulcain encore. Elle en grimaça presque, c’était comme si quelqu’un avait pris un couteau et lui avait enfoncé dans le ventre pour le remonter à sa gorge. Il se forma une énorme boule au fond de celle-ci. C’était comme si chaque remarque qu’Alec faisait, même si elles étaient inoffensives venant de lui (Ça ne pouvait faire autrement, il ne connaissait pas son passé, après tout, non ?) avaient quelque chose qui venaient la piquer.

-Alors moi aussi, je vais passer un sale quart d’heure. Peut-être que je mérite ce qui m’est arrivé, je crois que je ne suis pas une bonne personne…

Encore une fois, elle ne savait pas pourquoi elle lui disait ça. Comme si elle essayait inconsciemment de se justifier envers les attaques imaginaires qu’Alec lui lançait. Elle se demandait si elle n’était pas en train de devenir folle. Elle devait se ressaisir. Pourquoi devait-elle sans cesse gâcher cette soirée qui devait être si parfaite ?

-Logan Laufey finira par payer pour ce qu’il t’a fait… Au moins, maintenant, il ne te fera plus de mal. Je suis là et je vais faire tout ce que je peux pour que rien de mal ne t’arrive. Jamais.

Une étrange chaleur l’emplit à ces mots. Alec était tout simplement parfait. Il n’avait qu’à parler pour que la jeune femme ne tombe toujours plus amoureuse de lui. Elle lui sourit à la fois timidement et très sincèrement. Lorsqu’il prit sa main, le cœur de Gabrielle se mit à battre beaucoup plus vite. Elle glissa ses doigts entre les siens et s’approcha pour l’embrasser tendrement sur la joue. Puis, elle lui murmura…

-Merci… je ne sais pas où j’en serais, sans toi.

Lorsqu’il la laissa ouvrir le cadeau, Gabrielle entreprit d’ouvrir le petit sac devant elle. Ce qu’elle y trouva lui fit chaud au cœur, mais elle reçu encore violement le visage de Vulcain en pleine face. Un bracelet, parfait pour elle, comme ceux que son ex-époux lui offrait toujours. Elle savait qu’Alec était propriétaire d’une bijouterie merveilleuse et elle se doutait bien qu’il l’avait fabriqué lui-même. Il était parfait, lui aussi, comme son créateur. D’un rouge aussi éclatant que celui de la robe qu’elle portait.

-Alec c’est… tellement beau ! C’est toi qui l’as fait ? Tu as tellement de talent, c’est incroyable.

Elle se retint de lui dire qu’il lui rappelait quelqu’un. Elle ne voulait plus engager la conversation encore plus vers son passé douloureux. Elle ne savait pas pourquoi tous ces souvenirs lui fusaient dans la tête à ce moment, moment qui aurait dû être parfait.

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Jeu 21 Nov - 20:13

Lui offrir ce bracelet n’avait pas été la plus prudente des manoeuvres. Vénus, si elle était méfiante, pouvait faire le lien entre cet homme plein de succès  et son ancien amoureux, car Vulcain avait toujours offert les plus beaux bijoux à celle qu’il aimait. Lorsqu’il s’était inventé une nouvelle identité et créé une nouvelle vie, le dieu n’avait pas pu laisser tomber sa passion des pierres et des métaux, laquelle était le principal point par lequel on pouvait le reconnaître. Seulement, il savait que son ancienne épouse faisait confiance à cet homme qui lui avait permis de se relever des épreuves qu’elle avait traversées et qu’elle ne se doutait pas qu’il puisse s’agir de celui qu’elle avait trahi et qui lui avait témoigné la haine la plus pure lorsqu’il avait compris son abandon. De plus, il s’était habilement fait passer pour mort et son visage parfait cachait ce monstre pour lequel tout le monde l’avait toujours pris. Tout le monde sauf Vénus, mais cela n’avait pas empêché la belle de le jeter.

Vulcain s’étonnait encore, de temps à autres, de l’effet de son apparence sur les femmes. Lui qui avait passé le plus clair de sa vie à les effrayer ou les dégoûter, voilà qu’il les attirait. Plutôt que détourner le regard, elles lui souriaient avec insistance. Certaines venaient même lui adresser la parole en premier. Même s’il ne pouvait nier que cette nouvelle forme d’attention lui plaisait plus que l’horreur qu’il avait longtemps soulevée, le dieu était parfois traversé d’une rage brûlante à la pensée qu’un visage harmonieux pouvait à ce point changer la perception qu’une femme avait de lui. Au fond de lui, la même personnalité régnait. En fait, quand Vulcain y réfléchissait réellement, celui qu’il était avant la traîtrise de Vénus avait beaucoup plus à apporter à une femme que celui qu’il était devenu. Pourtant, les femmes tombaient pour Alec Fleming alors qu’elles avaient majoritairement fui Vulcain. Âme défigurée et visage parfait possédaient plus de charme que l’envie d’aimer cachée derrière des traits disgracieux.


-J’ai aussi fait passer de sales quart d’heure à bien des gens…

Il eut envie de lui répondre avec sarcasme, pour que des larmes montent à ses yeux déjà empreints de culpabilité. Se pouvait-il qu’elle s’en veuille de ce qu’elle lui avait fait subir? Ou encore était-elle désolée parce qu’elle avait fait du mal à un autre homme que lui? Vulcain ne savait pas s’il avait envie des regrets de son ancienne amoureuse. Peut-être préférait-il la détester, parce que cette haine lui apportait un but, une raison de vivre, alors que savoir que Vénus s’en voulait lui donnait envie de lui pardonner. Une fois qu’il lui aurait pardonné, il ne lui resterait plus rien d’elle, et il ne se sentait pas capable d’essayer de l’oublier. Alors, il préférait la haïr.

-Alors moi aussi, je vais passer un sale quart d’heure. Peut-être que je mérite ce qui m’est arrivé, je crois que je ne suis pas une bonne personne…

Alec planta ses yeux dans ceux de la belle femme et essaya de scruter au fond d’elle. Était-elle sincère? Il ne pouvait le dire. Elle semblait dire la vérité, mais il avait déjà eu la preuve qu’on ne devait jamais faire confiance à Vénus. Toutefois, son regard exprimait la douleur d’une manière qui ne pouvait être feinte.

-Tu es une bonne personne. On fait tous des erreurs, non?

Il lui sourit en se disant qu’il aurait aimé y croire. Vulcain aurait aimé effacer toute cette rage que le simple souvenir de son ancienne femme allumait en lui et, surtout, sa haine envers lui-même pour s’être laissé trahir. Parce que, oui, le dieu considérait qu’il relevait de sa responsabilité de ne rien avoir vu venir. N’avait-il pas été celui des deux qui était le plus amoureux? Si tel était le cas, il aurait dû comprendre que celle qu’il aimait lui échappait, que ses pensées se tournaient vers un autre au point que son corps désire être près du sien et loin de celui de son époux.

Le baiser de Gabrielle, si rapide et chaste fut-il, le secoua plus qu'il ne voulut l'admettre. Il essaya de se convaincre que ce qu'il ressentait était une satisfaction due à sa vengeance qui s'enroulait autour de la déesse, mais le rouge qui lui montait aux joues semblait le faire mentir au moins un minimum.


-Merci… je ne sais pas où j’en serais, sans toi.

Certainement pas au bord d’un gouffre où il espérait la pousser violemment.

Alec regarda Gabrielle ouvrir le cadeau avec une joie assez illogique considérant qu’il s’agissait d’un présent empoisonné. Cet hameçon, il comptait bien s’en servir pour l’enfoncer dans la peau fragile de la déesse et l’attacher à lui. Elle ne pourrait s’en dégager sans se faire mal, car il y avait bien des dizaines d’hameçons tous aussi différents les uns que les autres, plantés partout autour d’elle : des cadeaux, des attentions, des sourires, des phrases réconfortantes, des sorties… Alec avait renversé des dizaines de petits pièges dorés dans lesquels il se plaisait à voir Gabrielle mettre les pieds.


-Alec c’est… tellement beau ! C’est toi qui l’as fait ? Tu as tellement de talent, c’est incroyable.

Mais quelle était donc cette joie stupide qui inondait son cœur à ce commentaire? Il avait toujours été convaincu de son talent en ce domaine; se faire complimenter n’ajoutait rien à son prestige. Il eut un flash de tous ces bijoux qu’il avait créés expressément pour Vénus, de la joie sur son visage, ses yeux qui brillaient…et son propre cœur qui battait plus fort, propulsé par le bonheur de celle qu’il aimait. Alec s’empressa de chasser le souvenir. Il devait se concentrer sur les étapes de son plan.

-Merci…

Il essaya de paraître humble, mais il rayonnait.

-Écoute, Gabrielle… Je ne fais pas des cadeaux à beaucoup de gens ou, du moins, pas des créations uniques. Tu es une personne spéciale pour moi… J’ai déjà aimé des femmes, ou j’ai crû les aimer, mais je n’ai jamais rien ressenti qui ressemble à comment je me sens par rapport à toi.

Quelque chose dans les paroles qu’il avait choisies sonnait étrangement vrai à ses propres oreilles.

-Je suis amoureux de toi, Gabrielle, à un point qui me transporte chaque fois que je pense à toi.

Ce qu’il ressentit en prononçant ces mots le fit presque trembler.
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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Sam 23 Nov - 11:36

Gabrielle vivait un rêve. Après le départ de Matt, elle n’avait pas cru être capable de donner sa confiance et son amour à quelqu’un d’autre. Elle s’était sentie trahie et ce sentiment l’avait fait sentir encore plus coupable de ses agissements envers Vulcain. Il était ironique de dire que la déesse de l’amour était réticente à l’idée d’aimer ou d’être aimée. En plus de la peur d’être blessée, elle avait l’impression d’enfoncer plus profondément le poignard dans le dos de Vulcain, puisqu’ils n’avaient jamais pu se reparler, elle n’avait jamais pu lui expliquer pourquoi elle avait fait cette horrible chose, trahissant ainsi des années d’amour qu’il lui avait offert aveuglément. Elle savait que de lui expliquer n’excusait pas son geste, elle avait été infidèle envers celui qui ne lui aurait jamais fait une telle chose, mais au moins lui expliquer ce qui l’avait poussée à le faire, lui expliquer que son amour envers lui n’avait pas été faux du tout, qu’elle ne l’aimait pas seulement pour les bijoux qu’il lui offrait, lui aurait enlevé un poids. Elle connaissait le complexe éternel de Vulcain envers son visage détruit et son incompréhension de l’amour que Venus lui portait. Elle savait qu’il s’était probablement dit qu’elle ne l’avait jamais réellement aimé, mais c’était totalement faux parce qu’elle avait été folle de lui avant que son amour pour elle ne s’envenime pour devenir de la possession.

Gabrielle avait l’impression qu’Alec la connaissait depuis toujours, chaque attention semblait avoir été calculée pour lui plaire, il lui semblait qu’il était l’homme parfait pour elle. Et en plus, il ne semblait pas avoir peur de s’engager… pas comme d’autres ( !), elle eut une pensée pour Matt à cet instant. Pensée à la fois douloureuse, mais aussi alimentée par une certaine colère. Peut-être cette histoire avec Matt était-elle sa punition pour avoir trahi Vulcain, peut-être que la vie lui faisait comprendre qu’elle n’aurait pas le droit d’être aimée normalement après ce qu’elle avait fait subir au seul homme qui lui aurait donné sa vie.


-Tu es une bonne personne. On fait tous des erreurs, non?

Elle eut un sourire triste.

-Oui mais dans mon cas, c’est une erreur assez irréparable…

Pourquoi continuait-elle dans cette lancée ? N’était-il pas clair qu’Alec ne lui voulait que du bien ? Pourquoi continuait-elle à se justifier pour une chose aussi extérieure à Alec ?

Lorsqu’Alec devenait gêné, il était le plus bel homme du monde. Elle l’aurait pris dans ses bras pour ne plus jamais le lâcher. Elle aimait tant cet homme, il avait quelque chose de plus que les autres, quelque chose de fabuleusement attentionné et de parfait. Elle le trouva tellement mignon lorsqu’il rougit après qu’elle l’ait embrassé sur la joue qu’elle lui fit un petit sourire satisfait. Il la mettait toujours presque mal à l’aise d’être aussi parfait avec toutes ses tendresses, pour une fois que c’était le contraire, elle allait en profiter.

Le bracelet était tellement beau, Gabrielle ne pouvait le lâcher des yeux. Elle se voyait à travers le bijoux tant il était parfait pour elle. Elle se doutait bien que c’était Alec qui l’avait fait, il était son genre, il était parfait.


-Écoute, Gabrielle… Je ne fais pas des cadeaux à beaucoup de gens ou, du moins, pas des créations uniques. Tu es une personne spéciale pour moi… J’ai déjà aimé des femmes, ou j’ai crû les aimer, mais je n’ai jamais rien ressenti qui ressemble à comment je me sens par rapport à toi.

Plus il parlait, plus la jeune femme avait l’impression de flotter sur un nuage. Elle se doutait des sentiments d’Alec, mais le fait qu’il le dise la rendait complètement folle de joie. Elle n’avait soudainement qu’une envie, se coller contre lui pour sentir son corps contre le sien, comme si c’était quelque chose qu’elle retenait depuis beaucoup trop longtemps.

-Je suis amoureux de toi, Gabrielle, à un point qui me transporte chaque fois que je pense à toi.

La dernière phrase suffit à l’achever. Elle glissa ses mains dans les siennes et approcha son visage du sien. Puis, elle l’embrassa à la fois doucement et passionnément, comme si elle reprenait son souffle après tant de temps. C’était comme si, malgré cette envie qui l’emplissait de plus en plus, elle tenait à savourer le moment avec ce baiser rempli de tendresse et d’amour. Lorsqu’elle se recula, elle ouvrit les yeux pour revenir sur Terre et planta ses yeux dans ceux de son amoureux.

-Alec… J’ai eu longtemps peur de l’amour, peur de me sentir faible, vulnérable pour quelqu’un d’autre. Avec toi c’est différent, on dirait que tu es la moitié qui m’a toujours manquée, c’est comme si on était vraiment faits l’un pour l’autre… Je t’aime tellement, tu ne peux même pas imaginer…

Ensuite, elle pris le visage d’Alec dans ses mains et l’embrassa à nouveau, mais cette fois-ci, avec beaucoup plus de fougue et de passion. Elle se leva, et pris place sur ses genoux. Encore une fois, c’était comme si c’était un souffle qui était retenu depuis des mois. Comme si cette lourde passion qu’elle ressentait pour le beau blond se déversait sur eux. La jeune femme avait l’impression que leurs corps se connaissaient depuis toujours, qu’ils savaient comment s’aimer, qu’ils se cherchaient depuis des milliers d’années et qu’enfin, ils s’étaient retrouvés. Elle passa ses bras autour de son cou. Enfin, l’amour, le vrai, elle le vivait à nouveau. Un amour réciproque qui lui donnait l’impression de reprendre toutes ses forces, de recommencer à croire… Si elle avait su…

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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Sam 30 Nov - 20:38

-Oui mais dans mon cas, c’est une erreur assez irréparable…

Il préféra ne pas demander et se donner l’air de l’homme respectueux qui ne fouillait pas le passé de la femme qu’il aimait. En réalité, c’était surtout la crainte d’entendre Vénus lui avouer ses regrets à son sujet qui le contraignait à ce sourire compréhensif et silencieux. Vulcain ne voulait pas pousser le mensonge jusqu’à simuler une réaction à la culpabilité de son ancienne épouse. Il n’avait pas envie de tester s’il savait jouer à comédie à ce point.

Alec se réjouit du baiser de Gabrielle. Son plan fonctionnait à merveille. Il devait d’ailleurs avouer que toute cette idée de blesser les femmes avait toujours eu comme bonus certains…contacts avec celles-ci qui étaient loin de lui déplaire. Du temps où il était hideux, la simple pensée d’une aventure lui était interdite.


-Alec… J’ai eu longtemps peur de l’amour, peur de me sentir faible, vulnérable pour quelqu’un d’autre.

Quelqu’un d’autre? Mais quel était cet homme qui l’avait faite sentir faible et vulnérable? Il n’avait pas l’impression qu’il s’agissait de lui, car c’était bien avec force que Vénus l’avait planté là après l’avoir trahi. Il n’y avait pas eu de douleur autre que la déception venant d’elle, aux yeux de Vulcain. Il n’était certainement pas celui qui l’avait ébranlée à ce point. Alors, cela signifiait qu’il y avait eu un autre homme, un homme qui avait atteint la déesse de l’amour d’une manière profonde et significative, un homme qui lui avait du mal parce qu’elle l’avait aimé.

Quelque chose en Vulcain trembla à cette réalisation soudaine : Vénus avait aimé après leur rupture. La déesse avait trouvé en elle ce que lui avait perdu lorsqu’elle l’avait quitté. Elle avait été capable de s’attacher à quelqu’un, de laisser une autre personne devenir le centre de son monde, de rêver à un avenir avec cette personne, de se croire importante et unique… Elle s’était offert ce que lui s’était refusé à cause de la certitude qu’il avait que Vénus avait été l’amour de sa vie. Cette garce s’était permis d’aimer alors que lui avait conservé son cœur pour elle. Oui, son cœur était maintenant noirci et bariolé de cicatrices et il ne savait plus éprouver cette joie étourdissante qui l’avait fait battre à toute allure pour elle, mais il était toujours la propriété de Vénus. Il lui était dévoué et sa souffrance  était le sacrifice qu’il lui faisait chaque jour.

Vénus l’avait trahi une seconde fois en s’autorisant à offrir son amour à un autre homme que lui. N’aurait-elle pas dû ne connaître que la douleur, comme son ancien mari? La déesse avait été injuste, encore une fois et Vulcain se hâta d’enterrer au fond de lui cette horreur qui l’avait pris en comprenant que Vénus ne l’avait jamais considéré comme le seul vrai amour de sa vie. Il devait rester concentré sur son plan. Il se répéta quelques fois que justement, cette lâcheté de la déesse, son incapacité à offrir un seul véritable amour, lui permettrait de la briser, car Vénus avait laissé une place dans son cœur pour un homme qu’elle croyait nouveau.


-Avec toi c’est différent, on dirait que tu es la moitié qui m’a toujours manquée, c’est comme si on était vraiment faits l’un pour l’autre…

Ces paroles aidèrent Vulcain à se calmer. Bien sûr, il était en train de gagner : Vénus tombait pour lui comme elle l’avait fait par le passé. Elle avouait même que son affection était inexplicable. Peut-être ne ressentait-elle pour lui que le juste retour des sentiments qui l’avaient un jour animée à son égard. Oui, c’était exactement cela : Vénus ne le réalisait pas, mais elle n’avait jamais complètement cessé de l’aimer. Ils étaient liés pour toujours, même si Vulcain ne ressentait plus pour elle que haine et dégoût.

-Je t’aime tellement, tu ne peux même pas imaginer…

Quelque chose dans le regard de Vénus le décontenança et lui fit perdre la carte quelques secondes. Il n’avait jamais vu femme plus belle.

La belle l’embrassa avec fougue et il sut qu’il avait définitivement gagné. Elle avait succombé. Une partie de lui se réjouit froidement alors qu’une autre tremblotait. Vénus était à lui. Il pouvait maintenant la démolir. Toutefois, avant, il devait continuer à la rendre heureuse et la partie tremblotante se mourait de prendre part à cette étape du plan.

Alec embrassa la jeune femme avec passion, mais il modéra ce feu qui menaçait de lui faire perdre la raison. S’il fallait qu’il se mette à l’appeler Vénus en chuchotant dans son oreille… Il souleva Gabrielle doucement et la porta jusqu’à sa chambre en la couvrant de baiser. Le dîner était prêt, mais il n’avait rien contre l’idée de le faire réchauffer plus tard. À ce moment-ci, il y avait beaucoup plus urgent…
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MessageSujet: Re: Un bon moyen d'écraser un mauvais souvenir [TERMINÉ] Dim 1 Déc - 12:06

Depuis son histoire avec Matt, la belle femme ne s’était pas risquée à s’engager avec quelqu’un d’autre, appart Loki, mais lui c’était pour affaire et ça ne comptait pas. Elle avait préféré enfouir ses sentiments au fond d’elle et les transformer en haine total avec toute la population. À cette époque, rien ne a rendait plus heureuse que de rester enfermée dans son bureau jusqu’à très tard le soir, seule, sans interaction avec quiconque à l’exception de ceux qui avaient la permission de lui téléphoner directement dans son bureau. Il ne fait pas s’y méprendre, dans le monde des affaires, même si Gabrielle n’aimait pas les interactions avec les gens, elle avait énormément de contacts, évidemment puisque c’était là la clé du succès en affaires. Elle savait bien feindre l’amitié lorsque celle-ci lui était nécessaire et qu’elle lui servirait à élargir son entreprise.

Toutefois, quand Matt était réapparu, elle ne savait pas ce qui s’était transformée en elle, mais inconsciemment, elle aimait sortir le plus possible, peut-être pour avoir la chance de le croiser quelque part. Puis, il y avait eu l’alliance avec Loki et sa grossesse. Celle-ci la fatiguait plus vite, elle ne pouvait donc pas se permettre de rentrer du travail après 23h puisqu’elle dormait debout. Elle avait retrouvé cette habitude une fois qu’elle avait été défigurée, mais ce n’était pas autant parce qu’elle détestait les contacts que parce qu’elle voulait se cacher. Elle avait l’impression de devenir de plus en plus humaine, avec le temps, d’avoir besoin des autres, besoin de contacts. Elle ne se contentait plus de vivre seule, elle aimait la compagnie.

La compagnie d’Alec était la plus belle compagnie que Gabrielle pouvait avoir. Elle avait l’impression qu’il la devinait toujours, qu’il lui disait toujours ce qu’elle avait besoin d’entendre pour se sentir mieux, il était parfait. L’embrasser était pour elle, quelque chose de magique, il était passionné et fabuleux. Elle se laissait porter par cette passion qui lui faisait de plus en plus perdre complètement la carte. Elle passait ses mains dans les cheveux soyeux d’Alec. Lorsqu’il la souleva, elle s’accrocha à lui et se mit à rire, elle ne s’attendait pas à ce qu’il la soulève à ce moment-là. Elle se sentait si bien dans ses bras, elle se sentait en sécurité et protégée. Alors qu’il la portait elle le regarda et lui sourit.


-Tu es le plus beau.

Puis, elle caressa sa joue et l’embrassa à nouveau. C’était la première fois que Gabrielle venait dans la chambre d’Alec, mais elle n’eut pas particulièrement le temps ou le réflexe d’apprécier la décoration. Il la déposa sur son lit. Il faut dire que Gabrielle n’avait pas fait l’amour depuis… Vulcain. Bien sûr elle avait aimé Matt, mais elle ne se sentait pas aimée en retour, alors ce n’était pas pareil. Et puis, ce qui s’était passé avec Loki n’avait rien de passionnel, il faut le dire. Cette expérience fut donc, pour elle, quelque chose de fabuleux. Alec était passionné, attentionné et il semblait qu’il la connaissait par cœur…

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Elle était étendue près de son amoureux et se contentait de le regarder, elle le trouvait si beau. Elle lui fit un grand sourire, en caressant sa joue. Les yeux d’Alec la faisaient fondre complètement chaque fois qu’elle y plongeait son regard, elle était comme envoutée par cet homme mystérieux qui partageait maintenant sa vie. Elle se sentait chanceuse d’être tombée sur lui, cet homme qui ne lui voulait que du bien et qui l’avait aidée à se relever comme il se devait de l’attaque de Loki. Une fois de plus, elle plongea son regard dans le sien et lui sourit.


-Je t’aime.

Puis, elle se blottit contre lui.

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