AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Mairesse de New York
avatarElisa H. Wilde


Messages : 345
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Mairesse de New York


Feuille de personnage
Phobie: Ne pas avoir de raison de vivre.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Dim 13 Oct - 18:53

On m’avait laissée entrer dans cette étrange maison avec une méfiance presque palpable dans l’air. La femme qui m’avait ouvert la porte était prête à m’ouvrir le ventre si je me montrais menaçante pour les siens et l’un des hommes m’ayant escortée jusqu’à celui que je venais rencontrer détestait le simple fait d’être mon allié, même s’il considérait que je valais mieux que Loki. À son avis, son propre chef aurait dû être le maire.

Les lycans étaient de drôles de créatures. Ils n’étaient pas mués par cet individualisme prévisible qui motivait les actions de presque tous les êtres vivant en société humaine. Ils étaient soudés, loyaux et très attachés à leur clan – je refusais encore d’appeler meute ce regroupement de gens aux pensées tout de même plus proches de l’humain que de l’animal. Tous ceux que j’avais rencontrés avaient, bien entendu, des instincts plus sauvages que les humains ou les sorciers, et leur impulsivité prenait parfois le dessus plutôt que leur intelligence. Néanmoins, ils avaient, le plus clair du temps, une apparence physique humaine et essayaient d’agir comme ils l’auraient fait en tant qu’humains. Certains se laissaient dominer par l’animal en eux, mais les lycans de cette meute savaient se tenir et je devinais que leur chef les aurait ramenés à l’ordre si ce n’avait été le cas. Dans un monde où ils étaient en minorité, les loups-garous devaient se fondre dans la masse pour éviter de se retrouver en tête de liste des problèmes mondiaux à éradiquer et ils le savaient.

Mon mari m’avait raconté une histoire, quelques mois plus tôt, à propos d’un homme qu’il avait arrêté pour meurtre violent. On l’avait trouvé, en larmes, près du corps d’un autre homme auquel il avait arraché la tête à mains nues. Mon époux avait compris qu’il n’était pas en présence d’un assassin humain et il avait pris les précautions nécessaires pour l’appréhender, bien que l’homme n’ait aucunement résisté. Dans la voiture le ramenant au poste de police, l’homme avait paru complètement déconnecté de la réalité, répétant qu’il n’avait pas eu  le choix d’éliminer son ami parce qu’il ne fallait pas tuer des humains et mettre la meute en danger. Il n’avait répété que cela durant tout le trajet et, lorsqu’on l’en avait sorti, il s’était débattu comme un forcené et, comme sa force physique était nettement supérieure à celle des policiers, il les avait maîtrisés, mais sans les blesser, et s’était enfui. On l’avait retrouvé quelques jours plus tard, mort. Il s’était tué.

Je savais donc que les lycans étaient loyaux envers leur meute et leurs amis, et que leurs émotions pouvaient les étourdir grandement. C’était pourquoi je me méfiais d’eux, sachant que je serais réduite en pièces si je n’en mettais qu’un seul volontairement en danger. Néanmoins, j’avais promis à leur chef que notre alliance allait garantir la sécurité aux siens une fois que je serais à la tête de la ville et je comptais bien honorer ma parole. Je savais l’utilité d’une aussi grande force de frappe que celle des lycans de New York et je comptais bien gagner la confiance de ce clan qui, pour le moment, de ce que je percevais dans les esprits des différents membres que j’avais rencontrés, souhaitait respecter cet engagement pris par leur chef. Il fallait dire que la plupart d’entre eux détestait Loki tout en ayant assez de jugeote pour savoir que, sans au moins un allié parmi les dieux, il était impossible pour eux de le faire tomber. Ils seraient de bons soldats, j’en étais persuadée.

On me laissa seule avec le chef du clan, un homme que j’avais déjà rencontré plusieurs fois, mais je ne me leurrai pas : avec l’ouïe des lycans, toute action violente serait repérée par n’importe lequel d’entre eux dans cette maison. Ils voulaient me montrer qu’ils me faisaient confiance, mais ils se méfiaient tout de même de moi. On ferma l’épaisse porte garantissant qu’au moins, les paroles échangées entre dirigeants ne tomberaient pas aux oreilles des simples guerriers.


-M. Blackburn.

Je lui fis le même sourire que celui que j’accordais à mes clients, au cabinet.

-Comme vous le savez déjà, je suis ici pour vous parler des projets de Laufey…le genre de projet qui, j’en ai crainte, vous donnera peine à vous retenir d’aller l’égorger sur-le-champ.

Je défis mon écharpe et détachai mon manteau, tous deux noirs, pour les poser sur une chaise. Je portais une jupe droite ivoire ainsi qu’un chemisier sarcelle, légèrement lustré. J’avais attaché mes cheveux en un chignon sérieux, comme ceux que j’arborais en presque toute circonstances pour afficher mon sérieux. J’avais bien quelques alliés vampires pour lesquels je laissais ma chevelure tomber sur mon cou pour leur éviter de trop leur donner d’envies coupables, mais je choisissais généralement des coiffures strictes. Je n’étais pas de ces frivoles demoiselles cherchant à séduire les hommes, après tout. J’avais un mari.

-Le maire organise une exécution publique dont nous ignorons encore la date exacte. Elle devrait se tenir en novembre ou en janvier – Laufey ne veut pas influer sur le volume d’achat des fêtes en déprimant sa population.  Son but est de rappeler au peuple qui dirige et ce qui arrive à ceux qui se mettent en travers du gouvernement. Le pouvoir par la peur…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 116
Date d'inscription : 15/09/2013
Emploi/loisirs : Intervenant en toxicomanie, Lycan Alpha


Feuille de personnage
Phobie: -
Ambition secrète: Faire sourire Elisa Wilde

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Dim 13 Oct - 20:11

Gérer des crises externes à ma meute me semblait un simple jeu d’enfant. La crise interne que ma meute traversait était beaucoup plus délicate à gérer puisqu’il n’était pas commun pour des lycans d’être partagés au sein d’un même clan. Ça ne faisait pas si longtemps que j’avais repris la meute de Blanca en main et même si j’avais gagné ma place suite à un affrontement entre les prétendants au titre, beaucoup doutaient encore de ma capacité à gérer ce grand clan. Pour ma part, je connaissais ma maturité. Malgré ma «jeunesse», j’avais une sagesse qui ne pouvait être ignorée, mais le seul fait que je sois un étranger à la meute et non un descendant de Blanca créait probablement un mouvement de recul, il me restait à faire mes preuves et je ne tarderais pas à les faire.

J’avais choisi notre côté dans la guerre de Loki, mais j’avais tout de même consulté les miens. J’avais pris cette décision parce qu’elle était la meilleure pour ma meute. Elisa Wilde était peut-être bien une déesse elle aussi, mais il était clair que Loki n’en avait que pour les dieux… au moins Mme Wilde nous promettait d’avoir une place dans cette ville. J’avais rencontré la femme à plusieurs reprises. Il fallait dire qu’elle était impressionnante, elle dégageait vraiment quelque chose de puissant. J’étais enfermé dans la salle où j’aimais passer du temps pour me reposer et avoir la paix. De toute façon, je savais que les membres de ma meute sauraient bien recevoir notre invitée et la mener à moi sans problème. J’étais étrangement détendu, ce qui me surprenait puisque recevoir quelqu’un de l’ampleur d’Héra n’était pas rien. Pourtant, il n’en était rien, comparé au jour où j’attendais Miko dans cette même salle. Comme je disais, gérer une crise externe à ma meute n’était rien comparé à gérer une crise interne… Lorsqu’on frappa à la porte et que je vis entrer la femme, je me levai pour la recevoir comme elle devait être reçue.


-M. Blackburn.

Je répondis à son sourire. Cette femme était froide, mais elle me passionnait, elle était fascinante. Je ne pouvais nier qu’elle était magnifique, mais sa froideur construisait comme un mur entre nous deux, ça me donnait l’impression qu’elle était fermée à tout le monde. Je serrai donc sa main en la regardant dans les yeux. Elle avait beau être impressionnante elle ne m’intimidait pas. De toute façon, j’étais plus grand que la plupart des humains alors j’étais cool.

-Mme Wilde ! Bienvenue, faites comme chez vous !

Je lui indiquai d’un signe de la main une table avec deux chaises où j’avais soigneusement installé une théière et deux tasses.

-Comme vous le savez déjà, je suis ici pour vous parler des projets de Laufey…le genre de projet qui, j’en ai crainte, vous donnera peine à vous retenir d’aller l’égorger sur-le-champ.

Je pris son manteau et son écharpe pour aller les mettre soigneusement sur le porte-manteau qui était près de la porte, après m’être attardé une demi-seconde devant la beauté de la jeune femme. Elle avait beau être mariée à l‘un des plus puissants dieux de toutes les mythologies combinées, je pouvais bien la trouver magnifique même si, à mon humble avis, elle aurait été encore plus belle avec les cheveux détachés. J’avais quelque chose pour les femmes aux cheveux longs, et surtout les cheveux bruns longs.

-Ne vous inquiétez pas, ici nous avons les équipements qui nous permettent de nous retenir, en cas de perte de contrôle.

Je lui fis mon petit sourire enfantin et je me dirigeai vers la table. Laufey avait quelque chose de dégueulasse. C’était comme si malgré ses belles allures d’homme ayant sauvé la ville de New York, il était clairement un homme immonde. Mon instinct me criait de l’éliminer avant qu’il ne fasse quelque chose d’impardonnable. Le projet dont Elisa me parlait était clairement l’un de ces projets qui se transformerait en abominable et impardonnable agissement. Une fois que nous nous fûmes assis tous les deux à la table, je lui versai une tasse de thé, quelque chose de doux et de fruité qui, je l’espérais, adoucirait un peut l’atmosphère lourde qui régnait dans la place.

-Le maire organise une exécution publique dont nous ignorons encore la date exacte. Elle devrait se tenir en novembre ou en janvier – Laufey ne veut pas influer sur le volume d’achat des fêtes en déprimant sa population. Son but est de rappeler au peuple qui dirige et ce qui arrive à ceux qui se mettent en travers du gouvernement. Le pouvoir par la peur…

Je n’arrivais pas à le croire. C’était comme si on reculait de centaines d’années… Retour au temps où on pendait les sorcières pour donner l’exemple. J’étais dégoûté. Je ne pouvais pas imaginer que le peuple se tairait après cela, j’avais l’impression qu’au contraire, tout le monde réaliserait qu’il était un monstre. Avec les valeurs des gens aujourd’hui, il avait beau avoir sauvé la ville et être le modèle de la population, je ne pouvais pas croire que le peuple était rendu si bas qu’une exécution suffirait à les calmer. Une chose était sûre, moi, ça ne me calmerait pas.

-Je comprends mieux ce que vous vouliez dire par l’envie de l’égorger sur le champ, mais tout de même, j’imagine que vous avez un plan pour le faire payer comme il le mérite, Laufey est ce genre d’homme de spectacle qu’une simple réputation souillée suffirait à écraser. Savez-vous qui il compte exécuter ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mairesse de New York
avatarElisa H. Wilde


Messages : 345
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Mairesse de New York


Feuille de personnage
Phobie: Ne pas avoir de raison de vivre.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Dim 3 Nov - 11:35

Je ne me leurrais pas : diriger New York tiendrait beaucoup plus de l’horreur que du compte de fée. Une bonne reine se dévouait à son royaume et laissait tomber ses propres envies pour mettre au premier plan les besoins de son peuple. Je ne voulais pas diriger New York par égoïsme, comme Loki le faisait, et par envie de me voir plus grande et plus forte dans les yeux des humains. Dans un tel cas, je ne me serais pas attiré de problèmes de l’un des dieux les plus puissants et je me serais contentée d’être actrice. Seulement, j’avais toujours été une protectrice et je ne pouvais cesser de l’être, même maintenant que mes pouvoirs n’étaient plus exactement les mêmes. Je n’arrivais plus à être partout, auprès des femmes fidèles et en couches, à les observer et les aider du haut de l’Olympe… Je me sentais beaucoup plus humaine que déesse, avec ces pouvoirs qui me semblaient égaux à ceux d’une vulgaire sorcière. Il me fallait une raison de vivre, de me lever chaque matin que ce monde en ruines permettait, de m’habiller dans ces étoffes qui n’avaient rien de celles qui couvraient naguère mon corps de déesse et de coiffer ces cheveux qui ne brilleraient plus jamais de la même manière.

Je n’avais jamais été déesse de l’amour ou de la beauté, mais j’étais magnifique, comme l’étaient presque touts les déesses. Désormais, je ne rencontrais plus qu’un reflet terni de cette apparence céleste qui avait été mienne. J’étais loin d’être laide, mais mon visage était incontestablement celui d’une humaine seulement plus jolie que la moyenne. Je faisais partie de ces femmes qui, déjà à l’époque, séduisaient mon mari pour une nuit avant qu’il ne s’en désintéresse et ne revienne vers moi. Je craignais donc que mon époux me mette dans le même bateau que ces harpies et que je coule avec elles, au fil de son ennui. Je ne voulais pas devenir une parmi les autres. La principale chose qui m’avait permis de garder le cap, durant toutes ces années pendant lesquelles mon mariage était bousculé par les tornades que mon mari acceptait dans son lit, était la certitude que j’étais différente à ses yeux. Et, chaque fois, Zeus revenait vers moi, avec amour, malgré ma colère, même après que j’aie puni ses maîtresses, même quand je n’arrivais pas à le regarder. Alors, aujourd’hui, cette crainte de n’être qu’une amante et non l’amour de la vie de mon mari m’empoisonnait l’existence. Il ne se passait pas une journée sans que j’y pense longuement.

Je devais donc me concentrer sur quelque chose qui me faisait me sentir utile, comme je l’étais avant que mon ancien monde ne se dégrade. Apporter à New York justice et protection me semblait un but noble et digne de mes efforts. Je savais que je risquais ma vie en m’opposant à Loki, mais je considérais que personne ne pouvait le faire aussi bien que moi. Pas même mon mari. Ce dernier  ne se mêlait d’ailleurs pas vraiment de mes projets, depuis que je lui avais dit que je voulais être la dirigeante et non la femme du dirigeant, comme si la perspective de ne pas être la vedette de notre couple lui avait coupé toute inspiration. Depuis, je le sentais distant et il m’avait fallu beaucoup de volonté pour renoncer à l’idée de lui céder la place que je convoitais. Je savais Zeus trop frivole pour diriger tout un monde. Il l’avait fait avec tant de maladresse du temps de l’Olympe. Les guerres, les disputes et les tromperies étaient devenues monnaie courante. Je ne voulais pas de ces horreurs dans mon royaume. Je n’avais pas envie d’assister à la mort qui frappait des centaines de personnes à la fois, avec violence.


-Ne vous inquiétez pas, ici nous avons les équipements qui nous permettent de nous retenir, en cas de perte de contrôle.

Je sentis les coins de mes lèvres se lever de quelques millimètres. Même si j’avais envie de hurler de frustration de ne pas arriver à lire les pensées de cet homme, il me fallait avouer qu’il m’inspirait confiance. La manière dont il menait tout un clan qu’il venait à peine de prendre en mains m’impressionnait. J’avais certes perçu des réticences chez certains lycans, mais la majorité d’entre eux le respectait. C’était un peu cela que je voulais pour New York : le respect et la confiance. Loki pouvait bien se vautrer dans l’admiration insensée que le peuple lui vouait, ce ne serait pas celle-ci qui le sauverait. Les gens pouvaient laisser mourir sans remords une personne qu’ils admiraient, mais ils se battaient pour quelqu’un qu’ils aimaient et en qui ils avaient confiance. Je ne voulais pas faire cavalier seul comme cet imbécile de dieu nordique et, même si le fait d’avoir des alliés augmentait le risque de me faire trahir, il me permettait aussi d’être défendue si j’en avais besoin. Mon mariage avait prouvé que j’étais fidèle à mes engagements, mais je savais ma patience plus courte avec quiconque n’était pas mon mari. Je n’accepterais ni le mensonge ni la couardise venant de mes alliés.

-Je comprends mieux ce que vous vouliez dire par l’envie de l’égorger sur le champ, mais tout de même, j’imagine que vous avez un plan pour le faire payer comme il le mérite, Laufey est ce genre d’homme de spectacle qu’une simple réputation souillée suffirait à écraser. Savez-vous qui il compte exécuter ?

Je pris une gorgée de thé. J’avais besoin d’hommes de cœur comme ce Blackburn. J’avais déjà moi-même sur qui compter pour les stratégies froides et les plans bien calculés. Il me fallait le chaleur brûlante d’une personne capable de décider au milieu d’un champ de bataille alors que les explosions sifflaient à ses oreilles.

-Je vois que vous percevez très bien notre cher maire.

Je souris en faisant cette remarque.

-Loki veut exécuter Drake Varner, un espion assez inoffensif qui travaille pour Londres ainsi que Gabrielle Englebert, une déesse. Il y aurait possiblement une autre victime, mais je n’ai pas eu accès à son nom.

Pour prouver ma bonne foi, je n’avais pas hésité à révéler mon identité ainsi que celles de plusieurs autres dieux à mes alliés de confiance.

-Je compte ruiner cette exécution et en profiter pour éliminer ce bouffon de Laufey. Pour cela, j’ai besoin de votre aide, mais ce sera assez dangereux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 116
Date d'inscription : 15/09/2013
Emploi/loisirs : Intervenant en toxicomanie, Lycan Alpha


Feuille de personnage
Phobie: -
Ambition secrète: Faire sourire Elisa Wilde

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Lun 11 Nov - 10:10

Je ne connaissais pas réellement les intentions d’Héra, après tout elle était une déesse comme Loki était un dieu, mais elle ne nous traitait pas comme des êtres inférieurs, contrairement à lui. C’était déjà un bel avancement, selon moi. C’était la première fois que je la voyais de si près, toutes nos autres rencontres avaient eu lieu en groupe et puisque je n’étais pas, à ce moment-là, un membre crucial de ce groupe, je m’étais placée un peu plus vers l’arrière pour laisser la chance aux gens à qui cette rencontre devrait servir plus qu’à moi. En fait, c’était la première fois qu’une déesse se tenait aussi près de moi et peut-être était-ce mon cerveau qui, en connaissant la nature de la femme, faisait des siennes, mais j’avais l’impression qu’elle dégageait vraiment quelque chose de différent. Certes, c’était une femme magnifique, mais il y avait plus que ça. J’avais l’impression qu’il y avait une aura lumineuse de puissance, tout autour d’elle. Elle était impressionnante et presqu’intimidante, on ne pouvait le nier.

Ce n’était pas tous mes loups qui étaient au courant de la raison pour laquelle cette femme était présente dans notre maison. Comme je l’ai déjà dit, ça ne faisait pas très longtemps que j’étais le chef de toute cette meute et plusieurs d’entre eux me détestaient. On ne pouvait pas me déloger, puisque j’avais gagné légitimement ma place, mais il était clairement possible, pour eux, de me trahir. Si Héra était ici, c’est qu’elle considérait qu’une partie de son plan pouvaient nous concerner, mes loups et moi, et je savais que certains n’attendaient qu’une occasion comme celle-là pour tout faire foirer, pour me trahir lâchement. Le visage de Miko m’apparu soudainement, comme si elle tenait à me rappeler son existence. Je n’avais donc parlé d’Héra qu’à mes loups de confiance, ceux sur qui je savais que je pouvais compter et qui donneraient leur vie pour une cause à laquelle je crois.

J’étais tout de même surpris de ne jamais avoir vu Zeus aux rencontres que nous avions eu, comme s’il se tenait loin des projets de sa femme. La surprise me venait probablement du fait que dans plusieurs films, émissions de télévision ou autre, lorsqu’on parlait d’Héra, Zeus n’était pas loin, comme s’ils venaient en paquet de deux, comme s’il était impossible de les trouver à l’unité. Quelque chose me dérangeait dans le fait qu’avec toutes ces histoires, on me désillusionnait mes petites croyances télévisuelles. Je sais, je suis un imbécile. Bien que très froide, lorsque la femme eut un sourire, aussi mince qu’il puisse être, j’étais fier de moi, j’avais réussi à faire sourire Héra, quelle réussite.


-Je vois que vous percevez très bien notre cher maire.

Bien sur, quiconque avait un échantillon d’instinct saurait que cette vidange de Loki n’avait rien du sauveur qu’il prétendait être. Ces pauvres humains voyaient en lui le plus grand dirigeant qu’ils n’aient jamais connu… Ils ne savaient pas qu’il était une sorte de bombe à retardement qui menaçait à tout instant de se transformer en Hitler le 2e. Les révélations qu’Héra me faisaient me donnaient entièrement raison. Exécuter des gens pour soumettre le peuple et le garder sous contrôle me rappelait dangereusement la 2e Guerre Mondiale… ou encore les bouquins Hunger Games.

-Comment peut-on le percevoir autrement ?

-Loki veut exécuter Drake Varner, un espion assez inoffensif qui travaille pour Londres ainsi que Gabrielle Englebert, une déesse. Il y aurait possiblement une autre victime, mais je n’ai pas eu accès à son nom.

Gabrielle Englebert ? N’était-ce pas la PDG et fondatrice de l’entreprise Venus Industries ? Et si je ne m’abusais, il s’agissait bien de l’ex fiancée de Loki… Non pas que j’étais du genre m’intéresser aux rumeurs et aux ragots qu’on racontait dans les revues à potins, mais comment était-il possible d’ignorer que pendant 6 longs mois, on avait vu sur les panneaux publicitaires la belle dans diverses robes de mariées, des photos du couple qui semblaient plastiquement heureux ensemble et puis un jour, j’avais aperçu sur le journal qu’ils s’étaient séparés, sans que personne n’en sache la raison.

-Loki veut exécuter son ancienne fiancée ? Je veux dire… je comprends qu’on puisse être triste de se séparer, mais il y a des limites à la dépendance affective maladive… non ?

J’eus un petit sourire moqueur, je m’étais trouvé bien drôle, même si le fait qu’un homme tue sa femme et toute sa famille pour ne pas qu’elle ne le quitte n’avait rien de drôle, en soi, mais j’aimais faire une comparaison, je savais bien que ce n’était pas le cas de Loki. La jeune femme avait dû le défier et il n’avait pas dû apprécier.

-Je compte ruiner cette exécution et en profiter pour éliminer ce bouffon de Laufey. Pour cela, j’ai besoin de votre aide, mais ce sera assez dangereux.

Je lui fis mon plus beau sourire exagéré.

-Que puis-je donc faire pour vous, chère dame ? Mes loups et moi sommes à votre entière disposition, les dangers ne nous font pas peur, ensemble, nous ne faisons qu’un et de ce fait, nous sommes pratiquement invincibles.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mairesse de New York
avatarElisa H. Wilde


Messages : 345
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Mairesse de New York


Feuille de personnage
Phobie: Ne pas avoir de raison de vivre.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Mar 12 Nov - 20:34

Je m’en tenais généralement à ne dire que le minimum à mes alliés. Je leur confiais des secrets pour qu’ils aient l’impression que je leur faisais confiance, mais je me méfiais d’eux. Pas un seul ne possédait mon entière confiance ni parmi les dieux, ni parmi les créatures et ni parmi les sorciers. Certes, pour que je les aie choisis comme alliés, je devais croire un minimum en leur fidélité, mais je ne baissais complètement ma garde avec aucun d’entre eux. Je me préparais à entrer dans une guerre dont je ne connaissais pas encore l’ampleur et je savais que je n’étais pas la seule à vouloir défendre mes intérêts avant ceux des autres. Mes alliés souhaitaient, pour la plupart, survivre dans les meilleures conditions. Les tristes créatures mortelles de ce monde n’étaient évidemment pas de taille contre les dieux, surtout si elles ne faisaient pas front commun. Il leur fallait donc se joindre aux dieux pour avoir une chance.

Je devais me montrer comme la meilleure solution pour mes alliés mortels si je ne voulais pas qu’ils courent se jeter dans les rangs d’un autre dieu dès que j’aurais le dos tourné. Je savais déjà plus pratique pour les sorciers et créatures m’ayant prêté allégeance de rester de mon côté, car ils savaient l’étendue de mon armée. N’importe quel dieu décidant de s’élever à la dernière minute en espérant mettre la main sur le trône ne pourrait amasser autant d’alliés que moi avant que je ne l’écrase. Il était donc beaucoup plus gênant de songer à me trahir puisque, si je ne sévissais pas, il était possible qu’un sorcier ou une créature ait envie de me rappeler sa fidélité en me vengeant. J’avais lu dans certains esprits un dévouement total à la salvatrice que je voulais devenir. Presque tous mes alliés croyaient réellement que j’allais permettre aux leurs de conserver une vie décente lorsque je serais reine…pardon, mairesse, et je comptais vraiment honorer ma parole. Je ne ferais pas de discrimination comme le prévoyait cet imbécile de Loki. Je préférais un peuple qui m’aimait qu’un peu qui me craignait. De toute manière, dans ce monde auquel nous avions dû nous adapter, les créatures et les sorciers avaient une bonne avance sur nous en de nombreux points.


-Comment peut-on le percevoir autrement ?

-Ne soyez pas aussi catégorique, M. Blackburn. Une bonne partie de la population de New ne demande qu’à se laisser manipuler par un soi-disant sauveur. Nous sommes en des temps difficiles et les gens se remettent encore des horreurs qui ont décimé la population. Les dirigeants de toutes les patries encore debout le savent et sont prêts à en profiter, comme Loki en abuse. Il est du devoir de gens comme vous et moi de nous servir de ce point faible, cette envie commune de faire partie d’un docile troupeau, pour mener les gens de New York vers une vie plus simple et plus belle.

Je réalisai que mes paroles étaient probablement dures. Après tout, j’avais évidemment affaire à un homme courtois qui ne voulait que souligner mon point de vue. J’essayai de m’adoucir en souriant.

-Je ne veux pas de l’avenir sanglant vers lequel Loki nous mène, mais la population s’y résignera parce que sa confiance est déjà gagnée et qu’il est plus facile de regarder les autres souffrir qu’accepter que l’erreur vient de soi.

Je savais comment les humains fonctionnaient parce qu’ils ressemblaient énormément aux dieux. Ils étaient seulement un peu plus simples et tellement plus éphémères.

-Loki veut exécuter son ancienne fiancée ? Je veux dire… je comprends qu’on puisse être triste de se séparer, mais il y a des limites à la dépendance affective maladive… non ?

-Il ne le voit pas comme ça. Il veut montrer qu’il a un pouvoir de vie et de mort sur tout le monde, même sur une personne qui, aux yeux de tous, était très proche de lui et, moins officiellement, sur d’autres dieux. C’est une manière de donner un spectacle dont la morale est qu’il est le plus fort. Il a choisi Gabrielle parce qu’elle s’est élevée contre lui, ce qu’il n’accepte pas.


Je soupirai. Toutes ces histoires de politique divine et de mensonges qu’on cachait à la population!

-Gabrielle et Loki ne se sont jamais aimés. Ils étaient fiancés par intérêt et non par affection. Loki a été insulté que Gabrielle le rejette alors qu’il lui offrait d’être sa reine et, maintenant, il veut que tous voient ce qui arrive à ceux qui quittent son navire.

Et Loki avait été bien stupide de penser que cette idée à propos de Gabrielle allait avoir l’effet escompté. Pour le moment, il se trouvait intelligent et sournois, mais il était simplement un enfant gâté devant un magasin de friandises, et je savais qu’il finirait par vomir.

-Que puis-je donc faire pour vous, chère dame ? Mes loups et moi sommes à votre entière disposition, les dangers ne nous font pas peur, ensemble, nous ne faisons qu’un et de ce fait, nous sommes pratiquement invincibles.

J’affichai un air moyennement convaincu, pour la forme, parce que je ne devais pas trop laisser paraître mon enthousiasme. Je devais avouer que ma fierté était grande d’avoir rallié à ma cause les lycans de New York.

-Nous ne savons pas encore le lieu exact de cette exécution, mais je connais assez bien Loki et j’ai fait un plan de ce à quoi devrait ressembler l’endroit.

Je sortis de mon sac à main, que j’avais posé près de ma chaise, un stylo et une feuille de papier sur laquelle j’avais tracé de simples rectangles et des lignes, sans explication, au cas où on me le déroberait, par exemple. Je n’avais pas envie que Loki comprenne mon plan. J’écrivis aux endroits les plus logiques les mots foule et scène. J’ajoutais des triangles tout autour de la foule.

-Les triangles…c’est qu’il y aura énormément de policiers. Nous mettrons des explosifs sur le côté jardin de la scène – qui devrait être assez grosse, si on suit la psychologie du maire – juste assez loin pour qu’aucun civil ne soit gravement touché, derrière les policiers, mais suffisamment près pour créer une panique.

J’entourai successivement les points desquels je parlais.

-Lorsque tout va sauter, la foule va fuir de l’autre côté, tout comme ce lâche de Loki.

Je dessinai des flèches.

-Naturellement, nous agirons avant que qui que ce soit ne se fasse tuer. Nous laisserons Loki parler un peu et, quand il pensera pouvoir assassiner une victime, nous agirons et lui ferons peur.

_________________

Buckle up, and know that it’s going to be a tremendous amount of work, but embrace it.
–Tory Burch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 116
Date d'inscription : 15/09/2013
Emploi/loisirs : Intervenant en toxicomanie, Lycan Alpha


Feuille de personnage
Phobie: -
Ambition secrète: Faire sourire Elisa Wilde

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Jeu 14 Nov - 0:14

Je savais qu’Hera était une personne froide, elle ne semblait jamais aimer personne, mais elle gardait son sang froid, en général, du moins chaque fois que je l’avais vue. Ce soir-là, je la sentais différente, c’est la raison pour laquelle je ne cessais de faire des blagues, pour effacer cette ambiance tendue et froide que je n’étais pas habitué de sentir dans cette maison. S’il y avait eu des fenêtres dans cette pièce, elles auraient probablement été remplies de givre. Je n’aimais pas les gens froids, je n’étais pas froid. J’essayais toujours de faire sentir tout le monde à l’aise, heureux et bienvenu, quel que soit l’endroit où j’étais. Je n’aimais pas voir des gens mal à l’aise et seul se faire taper dessus par des gens qui se régalaient de les voir ainsi.

-Ne soyez pas aussi catégorique, M. Blackburn. Une bonne partie de la population de New ne demande qu’à se laisser manipuler par un soi-disant sauveur. Nous sommes en des temps difficiles et les gens se remettent encore des horreurs qui ont décimé la population. Les dirigeants de toutes les patries encore debout le savent et sont prêts à en profiter, comme Loki en abuse. Il est du devoir de gens comme vous et moi de nous servir de ce point faible, cette envie commune de faire partie d’un docile troupeau, pour mener les gens de New York vers une vie plus simple et plus belle. Je ne veux pas de l’avenir sanglant vers lequel Loki nous mène, mais la population s’y résignera parce que sa confiance est déjà gagnée et qu’il est plus facile de regarder les autres souffrir qu’accepter que l’erreur vient de soi.

J’ai donc assez bien compris cet avertissement comme quoi donner mon avis n’était pas de mise ce soir-là. Je savais bien que les humains étaient prêts à le suivre, je n’étais pas un imbécile, il ne serait pas maire de New York dans le cas contraire. Il avait besoin de soutient pour avoir le pouvoir. J’étais un peu fâché contre Hera de me traiter de cette façon. Je perdis donc rapidement mon air enjoué et je laissai tomber mes efforts pour rendre cette pièce plus chaleureuse en présence du bloc de glace de déesse que j’avais devant moi. Je pris une gorgée de thé sans répondre à ses paroles. Je ne crois pas qu’il était nécessaire de sa part de me faire un portrait socio-culturel de la société actuelle, surtout que j’y vivais depuis plus longtemps qu’elle.

-Il ne le voit pas comme ça. Il veut montrer qu’il a un pouvoir de vie et de mort sur tout le monde, même sur une personne qui, aux yeux de tous, était très proche de lui et, moins officiellement, sur d’autres dieux. C’est une manière de donner un spectacle dont la morale est qu’il est le plus fort. Il a choisi Gabrielle parce qu’elle s’est élevée contre lui, ce qu’il n’accepte pas. Gabrielle et Loki ne se sont jamais aimés. Ils étaient fiancés par intérêt et non par affection. Loki a été insulté que Gabrielle le rejette alors qu’il lui offrait d’être sa reine et, maintenant, il veut que tous voient ce qui arrive à ceux qui quittent son navire.

Je fis tous les efforts du monde pour retenir mon roulement exagéré de yeux. Mais quelle femme coincée ! Je bannis donc aussi l’humour de mes rapports avec Hera. Elle me prenait encore pour un imbécile. Elle croyait vraiment que je n’avais pas compris que toute cette histoire d’amour publicisée et télévisée n'était pas réelle ? Quand on s’aime réellement, on n’a pas besoin de le montrer à la Terre entière. Le maire se servait de cette femme seulement pour plus de visibilité, la pauvre, j’étais triste de savoir ce qui risquait de lui arriver si notre plan foirait. Je ne le disais pas au Glaçon, mais j’avais des doutes. Je n’allais certainement pas me défiler, mais j’avais tout de même des doutes. Au moins, si je mourrais, ce serait pour faire le bien, et puis plein de gens de cette maison seraient heureux de me voir mort.

-Je me doute bien de tout ça, j’avais compris.

J’avais été froid, moi aussi. Mon ton avait changé du tout au tout. Je n’aimais pas le faire, mais moi aussi j’étais en mesure de rendre les gens mal à l’aise en était froid et ennuyant. Elle voulait agir ainsi ? Moi aussi c’est ce que j’allais faire.  Cette femme n’avait aucune expression faciale. Ce visage aurait été si beau avec un sourire, avec un peu de chaleur, de vie. On ne pouvait jamais savoir ce qu’elle pensait de soi.

-Nous ne savons pas encore le lieu exact de cette exécution, mais je connais assez bien Loki et j’ai fait un plan de ce à quoi devrait ressembler l’endroit. Les triangles…c’est qu’il y aura énormément de policiers. Nous mettrons des explosifs sur le côté jardin de la scène – qui devrait être assez grosse, si on suit la psychologie du maire – juste assez loin pour qu’aucun civil ne soit gravement touché, derrière les policiers, mais suffisamment près pour créer une panique.

J’écoutais attentivement ce qu’elle me disait, à ce moment, c’était stratégique. Je la regardai dessiner grossièrement un plan que je comprenais bien. J’hochai la tête à plusieurs reprises, le plan semblait complet et était bien organisé. J’étais plutôt heureux qu’ Hera pense aux civils dans son plan. Je savais qu’il y avait des possibilités pour qu’il y ait des dommages collatéraux, mais le seul fait qu’elle y pense, qu’elle veuille les limiter était suffisait à me convaincre qu’elle valait mieux que Loki. J’enregistrai systématiquement chaque détail de ses paroles dans ma tête parce que je savais bien qu’il n’était pas prudent d’écrire quoi que ce soit, dans ce genre de situation, même le plan d’Hera n’était pas assez claire pour que quiconque y comprenne quoi que ce soit.

-Lorsque tout va sauter, la foule va fuir de l’autre côté, tout comme ce lâche de Loki. Naturellement, nous agirons avant que qui que ce soit ne se fasse tuer. Nous laisserons Loki parler un peu et, quand il pensera pouvoir assassiner une victime, nous agirons et lui ferons peur.

-Cette mission consiste donc plus en une mission de terreur que de destruction, si je comprends bien.

Loki n’était qu’un lâche, je savais que le fait d’avoir peur était suffisant. Pas peur pour sa vie, non. Peur pour son statut, son image. Il allait perdre la face devant toute la ville puisque son stratagème échouerait lamentablement. J’espérais être présent pour voir l’expression de son visage lorsque celui-ci se déferait sous la pression de la fureur et de la peur. À cette pensée, je me mis à sourire voracement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mairesse de New York
avatarElisa H. Wilde


Messages : 345
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Mairesse de New York


Feuille de personnage
Phobie: Ne pas avoir de raison de vivre.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Sam 16 Nov - 10:57

J’étais concentrée sur ma rencontre avec cet allié précieux mais, en même temps, il me venait des images de cette sombre conne que j’avais assassinée quelques heures plus tôt. Elle s’était jetée dans le lit de mon mari sans aucune considération pour son statut d’homme engagé à une autre, ni pour moi, d’ailleurs. Elle s’était convaincue qu’elle l’aimait d’un amour pur et sincère alors que son épouse (moi!) ne le méritait pas. Pourtant, cette innocente créature ne me connaissait pas et ne m’avait jamais rencontrée. Elle avait décidé, du haut de ses vingt ans, de comment je traitais mon mari et de l’amour que j’éprouvais pour lui. Elle avait inventé de toutes pièces une relation qui battait de l’aile dans laquelle je prenais tous les torts. Oh, il était bien facile de reporter tous les torts sur une personne qu’on ne connaissait aucunement et j’avais eu la surprise de lire dans son esprit une certaine pitié à mon égard justifiée par la certitude que je ne serais jamais heureuse si je n’étais même pas capable de garder un homme aussi valeureux que mon mari complètement à mes côtés. J’avais vit achevé la fille.

Tuer ces femmes qui agissaient à l’encontre des lois divines telles que la fidélité et l’amour vrai me permettait de rester en contact avec celle que j’avais toujours été. Désormais que j’étais parmi les humains, je me sentais plus proche de ce qu’ils étaient que lorsque je les surveillais du haut de l’Olympe. Je ne devais pas perdre la déesse en moi, celle de qui Zeus était tombé amoureux. Après des milliers d’années à agir toujours de la même manière, je serais perdue si je devais me renouveler et me reconstruire. Zeus et ma nature divine me garantissaient un équilibre que je ne voulais pas perdre, et je me sentais prête à me battre pour éviter de m’éloigner de ceux-ci. Toutefois, même si je sombrais dans la panique si je n’y songeais qu’une seule seconde, je sentais la partie humaine en moi gagner du terrain au même rythme que mon mari me semblait s’éloigner de moi.


-Je me doute bien de tout ça, j’avais compris.

Je levai un sourcil, car mon interlocuteur avait carrément changé de ton avec moi. Était-il insulté que j’aie crû bon de l’informer de chaque détail concernant notre ennemi alors que lui ne m’avait aucunement spécifié de ce qu’il savait exactement? Je le fixai, incertaine de l’attitude à adopter. Je n’avais pas le temps de me disputer avec mes alliés. Mes ennemis et mon mari m’en donnaient suffisamment à ce niveau-là.

-Votre intelligence est donc un point de plus en votre faveur.

Je forçai un sourire, même si j’avais plutôt envie de lever les yeux au ciel. Je n’avais pas besoin de son orgueil de mâle voulant me prouver comment il avait déjà une longueur d’avance avant que je ne parle. J’en avais marre de ces hommes qui me rappelaient constamment que je n’avais pas ma place pour diriger. Aurait-il fallu que ce soit mon mari qui le rencontre pour qu’il se montre moins susceptible à quelques commentaires sur ce monde que j’étais fière de comprendre, malgré mes années de retard sur lui?

-Cette mission consiste donc plus en une mission de terreur que de destruction, si je comprends bien.

Je me mordis la langue une seconde. Devais-je lui dire toute la vérité ou lui en taire une partie, comme je l’avais fait avec mes autres alliés?

-Bien entendu. Je ne veux pas m’en prendre publiquement à notre infâme maire, parce que les forces armées l’entourant seront trop grandes. Vos lycans se feraient fusiller en un rien de temps et nous n’y gagnerions strictement rien.

Voilà que je donnais l’impression qu’il était acceptable de mener des soldats à la mort si un bénéfice pouvait en être tiré.

-Par cela je veux dire…une action directe contre Loki, dans cette situation, n’aurait que des conséquences négatives.

J’espérais que Justin Blackburn ne prendrait pas ma première remarque comme un sous-entendu qu’au moindre besoin, je jetterais son clan à la mort. Je soupirai.

-Je compte bien éviter au maximum les pertes de notre côté.

Notre côté. Voilà bien le genre de formulation qu’il me fallait! Blackburn devait comprendre clairement que les siens comptaient pour moi. Je réalisai que je n’avais presque pas touché à mon thé. J’en pris donc une gorgée avant d’entreprendre la destruction de la feuille sur laquelle était dessiné le plan des lieux du spectacle morbide de Loki.

Je ne lui avais finalement pas tout dit de mon plan pour le jour de l’exécution.  À mon avis, un plan bien exécuté, s’il comportait plusieurs personnes, devait être connu au minimum par chacun des participants. J’étais la seule à savoir tout ce qui se passerait lors de cette fameuse journée. J’avais limité le nombre de mes alliés y étant impliqués mais, contrairement à ce que je venais de dire à Blackburn, Loki devait mourir ce jour-là. Il n’était cependant pas nécessaire que tous soient au courant. Celui que j’avais chargé de l’assassinat de celui qui comptait être le bourreau de mon amie Gabrielle ne savait pas comment j’allais lui permettre d’atteindre Loki , même si j’avais en lui une grande confiance, ayant lu dans son esprit une réelle volonté à se débarrasser de notre maire.

Une fois Loki mort, je prendrais sa place et personne n’aurait la puissance nécessaire pour s’opposer à moi. J’imposerais à ce monde une paix que Loki n’aurait jamais envisagée et je lèverais le voile sur le monde magique pour que chacun trouve sa réelle place sur cette planète. Je ne comptais rejeter personne, mais quiconque s’élèverait contre la vérité devrait répondre de ses actes. Je ne voulais créer aucun carnage public, mais quelques meurtres stratégiques servant la liberté commune ne me dérangeaient pas. Le monde serait mieux une fois Laufey disparu.


Je pris une nouvelle gorgée de thé.

-Une fois les explosions lancées, il serait agréable de votre part d’escorter les civils hors de la zone de danger. Je sais que j’en demande beaucoup, toutefois… Les zones neutres – je ne sais pas si vous êtes déjà allé en zone neutre – affaiblissent énormément les créatures magiques, dieux y compris. Faites votre possible. Naturellement, la sécurité des vôtres prévaut sur celle des humains.

Ce thé était vraiment délicieux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 116
Date d'inscription : 15/09/2013
Emploi/loisirs : Intervenant en toxicomanie, Lycan Alpha


Feuille de personnage
Phobie: -
Ambition secrète: Faire sourire Elisa Wilde

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Sam 23 Nov - 20:35

Hera était clairement une femme intelligente. Elle avait pensé à tout, dans son plan. Je ne pouvais nier qu’elle m’impressionnait. Je n’avais aucune idée d’où ses sources provenaient, mais elle lui amenaient des information vraiment très précises. Le fait qu’elle sache même le nom de deux des trois victimes de Loki me surprenait énormément. Je n’étais pas aussi brillant. Moi, j’étais un homme de cœur, dans ce genre de plan, j’avais besoin qu’on me dicte quoi faire. Mon cerveau n’était pas conçu de façon telle que je puisse mettre sur pied de telles stratégies, un tel plan. J’étais certes un Alpha, je savais comment mener ma meute et ce, d’une main de maître, mais dans ce genre d’histoire, j’étais un soldat. Je faisais ce qu’on me commandait de faire, sans douter des ordres de mes dirigeants.

Sauf que j’étais un bout en train et j’aimais avoir un peu de plaisir et faire rire les gens, peu importe le contexte. Dans un contexte de joie, j’aimais faire rire et rire avec les autres. Dans un contexte plus lourd, j’aimais aussi faire rire pour alléger l’atmosphère, voilà la raison pour laquelle j’essayais d’ajouter un peu de légèreté à cette conversation stratégique entre la déesse et moi. Je n’étais quand même pas pour monter sur mes grands cheveux seulement parce qu’Héra était devant moi et demandait mon aide. De toute façon, je l’aiderais quoi qu’il se produise, je savais que c’est ce qu’il fallait faire. Je ne savais pas lire dans les pensées, cela ne faisait pas partie de mes pouvoirs, mais je pouvais sentir que quelque chose tracassait la belle jeune femme devant moi, et quelque chose me disait que ça n’avait aucun lien avec le plan qu’elle mettait sur pied, mais peut-être me trompais-je ?


-Votre intelligence est donc un point de plus en votre faveur.

J’avais aperçu l’à peine perceptible soulèvement de sourcil d’Héra. Je savais qu’elle avait remarqué mon changement d’attitude si soudain. Que voulez-vous ? Je suis un enfant et quand on ne rie pas de mes blagues, je boude. J’avais eu envie de la voir rire un peu, de voir ce beau visage froid s’illuminer d’un rire ou d’une joie innocente. Il faut croire que les dieux et les déesses n’ont pas de plaisir, dans ce monde.

-Bien entendu. Je ne veux pas m’en prendre publiquement à notre infâme maire, parce que les forces armées l’entourant seront trop grandes. Vos lycans se feraient fusiller en un rien de temps et nous n’y gagnerions strictement rien. Par cela je veux dire…une action directe contre Loki, dans cette situation, n’aurait que des conséquences négatives. Je compte bien éviter au maximum les pertes de notre côté.

Effectivement, nous avions beau être rapides, forts et futés, les forces en présence lors de l’exécution seraient bien plus nombreux et plus forts que nous, surtout que, rappelons-le, je n’amènerais pas toute ma meute avec moi dans cette mission, seulement mes loups de confiance. Est-ce nécessaire de mentionner à quel point Miko ne faisait pas partie de mes loups de confiance ? Déjà elle tenterait de détruire tout ce que j’essayais d’entreprendre. Si en plus il fallait qu’elle me fasse perdre la face devant Hera, je ne pourrais le supporter, il est donc clair que malgré sa rapidité et sa puissance, elle ne ferait pas partie du plan. Je savais sur qui compter dans ma meute, je savais faire la différence entre les simples soldats et les hommes de cœur. Ce seraient les hommes de cœur, comme moi, qui m’accompagneraient sur le champs de bataille le jour de l’exécution. Ce qui m’amenait à me demander…

-Comment saurai-je quel jour nous devrons agir ? La date ne semble pas fixée, même pour Loki lui-même. Aurez vous un signe pour mes loups et moi ?

Bien sûr, à partir du lendemain je serais prêt à toute éventualité, surtout sachant que l’exécution pouvait avoir lieu à tout moment. Cette mission était, en plus de la bonne chose à faire, une opportunité pour mes loups et moi. En prouvant à Hera ce que nous étions prêts à faire pour elle, il était possible qu’elle continue de nous inclure dans ses plans ou dans la reconstruction de la ville après les attentats, par exemple. Avec tout ça, je me sentirais moins mal après avoir fait tout éclater en sachant que peut-être j’aurais la possibilité d’aider à reconstruire, après tout ça.

J’étais de moins en moins à l’aise avec Hera et je dois dire que j’avais vraiment hâte qu’elle parte. Son plan semblait plutôt complet, il me restait à attendre son signal et je voyais bien que son thé était terminé. Je pouvais donc la congédier poliment, feignant que ça attirerait moins les soupçons si elle ne restait pas trop longtemps.


-Je suis content que mes loups et moi puissent vous êtres utiles. Merci d’être passée, Mme Wilde, je ne vous retiens pas plus longtemps.

Je me levai, lui serrai la main et j’allai chercher son manteau. Poliment, je lui ouvris pour qu’elle puisse s’y glisser. Il ne me restait qu’à attendre l’exécution pour racheter mon âme en sauvant ces trois pauvres victimes de Loki.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mairesse de New York
avatarElisa H. Wilde


Messages : 345
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Mairesse de New York


Feuille de personnage
Phobie: Ne pas avoir de raison de vivre.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ] Dim 1 Déc - 9:59

Mon plan était plutôt simple, mais il s’avérait impossible à réaliser pour quiconque ne possédait pas mes alliés. Les bombes que j’allais fournir aux lycans n’étaient pas facilement reconnaissables comme telles. Il s’agissait d’une technologie avancée qui m’avait été fournie par un allié obsédé par les armes et les explosions. Les bombes étaient minuscules et pouvaient facilement être cachées n’importe où. Leur force de frappe était moindre, naturellement, mais mon but n’était pas de blesser les gens présents à l’exécution. Je voulais faire paniquer la foule et, par le fait même, ce bouffon de maire.

Les lycans pourraient donc cacher les bombes dans leurs cheveux ou à n’importe quel autre endroit que les gardes ne fouilleraient pas lorsqu’ils entreraient dans la zone que Loki aurait choisie pour l’exécution. Je connaissais assez le dieu nordique pour savoir qu’il ne se priverait pas au niveau de la sécurité et je ne voulais pas que mes alliés se fassent prendre à entrer des explosifs dans une zone sécurisée. Les lycans ne risqueraient pas de faire sauter accidentellement les bombes, car le seul moyen de les enclencher était un détonateur intégré à mon téléphone cellulaire. Cette technologie m’avait coûté une fortune mais, entre cela et une pièce de collection pour décorer mon salon, mon achat se révélait beaucoup plus utile.


-Comment saurai-je quel jour nous devrons agir ? La date ne semble pas fixée, même pour Loki lui-même. Aurez vous un signe pour mes loups et moi ?

J’eus un sourire las. Je me rendais bien compte que mon interlocuteur n’avait pas complètement saisi l’ampleur de la démence de notre maire s’il me posait cette question. Loki n’était jamais subtil. Il ne devait en aucun cas à une stratégie élaborée sa place à la tête de New York, mais bien à de la chance, à mon avis.

-Oh vous n’aurez pas besoin de signe. Ce bouffon de maire va faire annoncer son spectacle partout, soyez-en assuré. Loki aime avoir un public quand il fait des folies et il prendra bien la peine de lancer une invitation à tous.

Je me montrais bien au-dessus de mes affaires avec ma connaissance de notre ennemi, mais je la devais surtout à mon pouvoir de télépathie. À première vue, le monstre qui dirigeait la ville n’était pas si facile à cerner. Bien des dieux avaient encore du mal à comprendre, interpréter et prévoir ses actions. J’aurais probablement eu plus de mal à monter un plan contre lui si je n’avais scruté le fond de son esprit à maintes reprises.

-On viendra vous livrer les explosifs. Ne vous méprenez pas en les ayant sous les yeux : ils sont bel et bien fonctionnels, malgré leur aspect inoffensif. Je me suis arrangée pour que vous ne couriez aucun risque d’être découvert lorsque vous entrerez dans la zone. Je pense que Loki fera étroitement surveiller chaque entrée et chaque sortie et il ne faudrait pas que vous soyez pris avec des explosifs sur vous.

Ce n’était pas simplement une question de sympathie pour mes alliés : morts ou emprisonnés, ils m’étaient inutiles.

-Je vous fais cependant confiance pour bien les dissimuler sur vous avant d’entrer dans la zone.

Avec de la chance, peut-être qu’une de ces salopes ayant couché avec mon mari se trouverait à proximité de la zone d’explosions et serait touchée. J’avais préparé mon attentat dans le but d’éviter les pertes civiles, mais je ne me voilais pas les yeux : des innocents seraient touchés, de près ou de loin. Une explosion, même petite, comportait des risques pour quiconque se trouvait à proximité.


-Je suis content que mes loups et moi puissent vous êtres utiles.

-Et vous me voyez très honorée de vous avoir à mes côtés.


Je souris à Justin Blackburn en me levant et je pris mes affaires. Ce rendez-vous devait durer le moins longtemps possible pour ne pas attirer les soupçons. De toute manière, je n’étais pas d’humeur à discuter longuement avec le lycan : je ne songeais qu’à aller passer la rage qu’il me restait dans une quelconque activité violente. Je ne pouvais me sortir de la tête cette pute qui avait posé ses mains sales sur mon époux.


- Merci d’être passée, Mme Wilde, je ne vous retiens pas plus longtemps.

-Bonne fin de journée, M. Blackburn. On se revoit à l’exécution.


Je souris avec confiance, mais tout ce plan me laissait tout de même nerveuse. Tant de choses pouvaient mal tourner.


_________________

Buckle up, and know that it’s going to be a tremendous amount of work, but embrace it.
–Tory Burch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ]

Revenir en haut Aller en bas

Jeter Loki en pâture aux loups [TERMINÉ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Dieux de New York :: Ville de New York :: Quartier Gaia :: Maisons :: Maison des lycans-