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What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ]

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MessageSujet: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 24 Nov - 22:18

[Sujet de groupe, Voici l'ordre: Kayla - Jim - Melany - Ezra - Frederik - Atara - Deborah - Maddie - Nichole - Anthony - Milda. Aussi, je suggère que les message soient de minimum 650 mots et de maximum 900 mots]

Deux mois que ce garçon avait fait irruption dans ma vie, soudainement, sans même que je m’y attende. Ezra était un garçon vraiment gentil et je dois dire que pour la première fois de ma vie, j’avais développé des sentiments pour quelqu’un. Je me perdais dans ses yeux chaque fois que je le regardais. Nous nous étions revus plusieurs fois après notre rencontre, nous avions fait toutes sortes d’activités et nous avions découvert que nous avions plusieurs choses en commun. Je détestais le dire, mais je crois que je vivais un coup de foudre à la Hollywood. Je savais qu’il ne plairait pas à mes parents, mais je m’en foutais un peu.

C’était ma première expérience amoureuse, je ne savais pas vraiment comment on officialisait un couple, à mon âge. Nous avions beau vivre un coup de foudre Hollywoodien, il ne s’agissait pas d’un film d’amour où tout se faisait tout seul. J’avais donc demandé à mes parents si je pouvais organiser une petite fête à la maison avec quelques amis, incluant Ezra, évidemment. J’avais vu dans les films que les fêtes étaient propices aux rapprochements alors je ne perdais rien. J’avais décidé d’inviter en plus d’Ezra, Nichole et Milda que je connaissais à cause de l’université qui elles m’avaient dit inviter quelques amis. Je ne m’attendais pas à l’ampleur que ce party prendrait.  Pour ce qui était de la demande que j’avais fait à mes parents, ça avait été le début d’une guerre. Ils avaient commencé par me dire un non catégorique. Je n’étais pas surprise, ils savaient bien qu’il y aurait des garçons et ils n’avaient jamais voulu que j’aie de contacts avec d’autres garçons que cet imbécile de Jim. Jim, voilà qui avait été ma concession. Ils avaient fini par accepter que j’organise ma petite fête à condition que j’invite les Crowley. Ça m’avait donné envie de laisser tomber, je n’avais pas envie de les voir. Mais le fait de penser à la possibilité de voir Ezra m’avait fait changer d’avis. Et puis de toute façon, je n’aurais qu’à les éviter. L’autre avantage du party, c’est que dans l’optique d’un refus de la part d’Ezra, je pourrais me fondre avec les autres amis présents.

J’avais mis du temps à choisir ce que j’allais mettre. J’avais finalement choisi une robe rouge, simple et courte, je l’aimais bien. Mes parents m’avaient fourni une panoplie de bouteilles d’un vin à un pris exorbitant. Il fallait bien qu’ils impressionnent les Crowley en nous donnant accès à seulement des boissons de qualité supérieure. Je n’avais pas vraiment décoré, ce n’était qu’un simple party. Dans ma maison, le hall donnait sur le grand salon, c’est là que j’avais prévu que nous passerions la soirée. J’avais prévu recevoir les gens et une fois qu’ils seraient tous arrivés, je prévoyais amener Ezra à l’écart pour lui parler. Rien que d’y penser, j’étais nerveuse, je ne savais même pas comment j’allais aborder le sujet… Peut-être qu’il ne m’aimait pas, lui, après tout. Il était peut-être seulement un gentil garçon qui voulait être son ami. Rien que de penser à un tel rejet, je sentais mes entrailles se détruire.

Ce soir-là, j’avais regardé mes parents partir avec une grande excitation. Je ne savais pas qui arriverait en premier, mais j’avais pensé à ce moment toute la journée. Mes cheveux étaient parfaitement bouclés dans toute leur longueur et j’avais passé des heures à me préparer. J’avais préparé quelques drinks pour recevoir mes invités à leur arrivée. Il y avait donc une dizaine de martinis déjà faits sur le meuble du salon. Notre salon était d’une beauté divine. Les murs blancs cassés ajoutaient de la classe à la pièce qui était déjà décorée de style princier. J’étais triste de ne pas pouvoir amener Ezra dans le sous-sol pour lui montrer ma salle de danse, le seul endroit de cette maison qui méritait mon amour, dans lequel j’avais laissé sortir toute ma haine et ma colère avec toute la grâce dont j’étais capable. J’attrapai un martini et je pris place sur le divan en attendant que les gens que j’aimais et ceux que j’aimais moins se pointent le nez.


Ma robe:
 

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Dernière édition par Kayla E. Hofstadter le Mer 29 Oct - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 11 Déc - 20:23

Jim n’avait pas du tout envie d’aller à cette stupide soirée. D’avance, il détestait tout contact social mais, surtout, cet évènement avait lieu chez cette plaie de Kayla et, de plus, il y allait avec Melany, la reine des taches. Comble du malheur, ce détraqué de Frederik Holmes faisait partie des invités. Donc, Jim devait aller passer toute la soirée, laquelle finirait certainement très tard, en compagnie de jeunes inconnus qui seraient très certainement stupides en plus de ces personnes dont la simple mention ternissait sa journée. Joie.

Le jeune homme avait choisi une chemise gris clair avec de très fines rayures plus foncés, à manches longues, naturellement – il n’était ni sur une plage ni dans un garage! Il portait l’un de ces pantalons bien coupés qu’il possédait en quantité phénoménale et des souliers d’allure neuve. Il avait eu extrêmement envie de porter un magnifique veston pour  compléter l’ensemble, mais il s’était un peu informé sur le genre de fête où il allait et il avait compris qu’être trop chic ne jouerait pas en sa faveur. Néanmoins, sa chemise était très belle, même sans cravate, d’ailleurs. Ce qu’il pouvait détester s’habiller comme le petit peuple…

Mme Crowley s’était chargée de préparer Melany pour la fête. La mère de Jim accordait vraiment trop d’attention à sa nièce aux yeux de son fils. Devait-on absolument la chouchouter parce que sa mère avait été assez stupide pour mourir neuf fois? Il semblait au jeune homme qu’on acceptait de sa cousine beaucoup plus que ce qu’on pouvait tolérer des autres Felidae. Il concédait que ce n’était pas de la faute de la jeune fille si l’ouverture de la brèche avait occasionné sa mort alors qu’elle était enfant et que cela avait entraîné des séquelles mais, à son avis, on laissait beaucoup trop de chances à Melany, des chances dont elle ne profitait jamais pleinement parce qu’elle semblait trop inintelligente pour les saisir correctement.

Jim fut frustré que ses parents le fassent conduire à la fête plutôt que le laisser s’y rendre lui-même. Il avait presque dix-huit ans maintenant. Il était un homme. Il avait même sa propre voiture! Il n’avait pas besoin que tout le monde voie comment ses parents le surveillaient. Son père avait prétexté qu’il faisait cela pour lui permettre de boire, ce qu’il ne pourrait pas faire s’il devait conduire ensuite. Jim n’avait rien répliqué de plus qu’un regard noir. Ils savaient tous deux que le jeune Crowley n’était pas du tout du genre à exagérer sur la boisson et qu’il ne ferait certainement pas d’exception à une fête à laquelle il se rendait seulement par politesse, une politesse qui l’emmerdait beaucoup, ce soir-là.

Le jeune homme se composa un visage parfaitement neutre à partir du moment où il fut obligé de se taper la présence envahissante de sa cousine. Elle était très jolie, comme à son habitude, ce qui avait le don d’ennuyer Jim. Si Melany n’avait pas eu ces yeux si énormes et innocents, Mme Crowley l’aurait-elle vue telle qu’elle était, insignifiante et veule?

En passant la porte de l’imposante maison des Hofstadter et en sentant s’abattre sur lui la pression qu’il avait essayé de refouler toute la journée, Jim se félicita d’avoir pris les précautions nécessaires avant de partir de chez lui. Cette soirée promettait d’être éprouvante. Il devait être parfait, sous tous les angles, et honorer sa famille. Il n’était là que dans ce but, parce que les Crowley et les Hofstadter étaient très liés et, même si son envie de se jeter par une fenêtre était très grande, il devrait passer la soirée à sourire et à faire croire qu’il s’amusait, ce qui serait horriblement difficile en considérant les circonstances.

Kayla était parfaite, naturellement. Sa robe était d’un modèle et d’une couleur bien choisis. Ses cheveux avaient été savamment coiffés. Bref, elle était resplendissante, à un tel point que Jim faillit lever les yeux au ciel en la voyant. Ces apparences suggérant des personnes irréprochables sous toutes leurs coutures lui laissaient toujours cette sensation de mensonge dans la gorge. Kayla Hofstadter ne pouvait être aussi parfaite qu’elle le semblait…non? Si tel était le cas, c’était bien injuste, car Jim butait contre ses propres défauts alors qu’il ne souhaitait qu’atteindre cet idéal que vénéraient les Felidae.


-Bonsoir, Kayla. Merci pour l’invitation.

Comme si la jeune femme avait quoi que ce soit à voir avec l’invitation des Crowley à cette fête.
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Le Porte-Malheur
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Jeu 12 Déc - 13:55

[HJ : Désolée, mon post est un peu plus long que le maximum suggéré par notre hôtesse… Embarassed Ah oui et, concernant la fin, je me suis arrangée avec Ezra! Smile]

Melany avait été invitée par procuration à cette petite soirée et elle s’en serait bien passé. En effet, elle n’avait été invitée, au fond, que parce qu’elle était parmi les adolescents de la famille Crowley et que Jim y allait. La mère de Jim avait parlé au père de Melany de l’emploi du temps de son fils pour la semaine et avait bien évidemment évoqué la petite fête. Ainsi, Melany s’était retrouvée à devoir aller parader dans une maison remplie de jeunes adolescents pompeux qui n’étaient que des copies-conformes de leurs parents. Son père avait trouvé l’initiative de la mère de Jim, le cousin de Melany, excellente pour la visibilité de la famille. Si sa petite ingrate faisait des liens encore plus puissants avec la famille de Kayla, tout le monde ne serait que plus heureux de toutes ces alliances, au final. Tout le monde, sauf Melany. Elle en avait marre de servir de marionnette à son père. Étant autant une tare pour la famille au grand complet, le père de Melany lui avait ordonné de suivre tous les conseils et les directives de la mère de Jim, afin de faire de nouvelles rencontres et rehausser l’image que les gens ont d’elle. Melany, elle, préférait, et de loin, passer la soirée dans sa chambre à étudier et à lire ses romans, plutôt que de socialiser dans un environnement hostile avec des gens qui lui renvoyait très bien le dégoût et le désintérêt qu’elle leur inspirait. Si seulement les gens présents à ces soirées de réseautage mondain faisaient au moins semblant que Melany ne les répugnait pas, tout serait beaucoup plus facile. Mais c’était ainsi avec les gens de la haute, et les Felidea : ils n’acceptaient aucune tache sur la nappe immaculée que constituait leur réseau. Ainsi, passer la soirée chez Kayla, en compagnie de Jim, alors qu’elle ne connaissait pratiquement personne d’autre, lui donnait un peu la nausée.

Melany avait dû aller passer la journée complète chez sa tante, en prévision de la soirée. La mère de Jim veillait au grain et au fait que Melany se devait d’être impeccable et de paraître parfaite, malgré ses milles imperfections. Mme Crowley lui avait donc fait venir un maquilleur, un coiffeur et un designer, afin de la rendre le plus présentable possible. Au moins, le coiffeur l’avait écouté quand elle avait dit qu’elle ne voulait rien de trop extravagant. Il lui avait laissé les cheveux détachés, mais avait ramené tous ses cheveux sur le côté droit vers la gauche, en créant un peu de hauteur avec les cheveux sur le dessus de sa tête. Puis, il avait accentué ses boucles et il était reparti. Par contre, le maquilleur, lui, l’avait à demi écouté quand elle avait demandé un maquillage sobre et discret. En effet, ses yeux n’étaient que bordés d’un fin trait d’eyeliner et de mascara. Cependant, il avait oublié les instructions de l’adolescente une fois arrivé au rouge à lèvres, parce qu’il lui en avait mis un de couleur rouge écarlate, ainsi qu’un léger gloss, sur celles-ci. Melany avait eu envie de tout retirer, mais le regard que sa tante lui lança lui donna froid dans le dos et Melany ne retoucha pas son maquillage. Puis, vint le tout du designer. Si la tante de Melany n’avait pas été là, la jeune fille se serait retrouvée à porter une robe avec une longue traîne, avec des volants jusqu’à la poitrine et un col roulé en plumes. Donc, pour la première fois, c’était plutôt heureusement que l’obsession de perfection de Mme Crowley avait servie.  Sa tante avait plutôt choisie une robe mi-courte, tube, blanche, avec un voile tout aussi blanc par-dessus, qui créait comme un col de chemise, sur lequel il y avait de grosses pierres incrustées. La robe avait aussi une grosse boucle noire sous la poitrine, ce qui la mettait en évidence. Finalement, Mme Crowley avait choisi des escarpins noirs, dans le même tissu que la boucle de la robe de Melany. La jeune fille était plus ou moins à l’aise de sa tenue en général. Elle la trouvait trop courte et avait l’impression qu’elle était transparente.  Melany n’avait pas eu le temps de ronchonner très longtemps que déjà sa tante la poussait, avec Jim, dans la voiture qui les conduirait à la petite fête.

Pendant toute la durée du trajet, Melany et son cousin ne se dirent un mot. Melany regardait ses ongles, qui avaient été parfaitement manucurés la veille, en se disant que sa mère lui manquait. Si elle avait été encore en vie, elle n’aurait pas obligé sa fille à se rendre à cette soirée grotesque et elles auraient plutôt passé la soirée ensemble à discuter et rire après avoir écouté le film Casablanca pour la millième fois. Melany, perdue dans ses pensées, n’avait même pas remarqué que la voiture s’était arrêtée. Le bruit d’une portière la fit sursauter, par contre. En arrivant chez Kayla, Jim s’était dépêché de sortir pour aller ouvrir la portière de Melany puis lui avait tendu son bras pour qu’elle le prenne, en levant les yeux au ciel. Jim jouait le parfait gentleman, mais ça ne semblait pas l’enchanter particulièrement. Juste après avoir passé le cadre de porte et fait quelques pas dans le hall, Melany entendit un bruit étouffé derrière elle et elle stoppa net pour se retourner. Derrière elle, elle vit un jeune homme en fauteuil roulant, tout chic, se démener avec une de ses roues coincée dans le cadrage. Elle hésita quelques secondes avant d’aller l’aider, par peur de le vexer, mais elle  finit par lâcher le bras de son cousin pour venir en aide au jeune homme. En s’approchant, elle lui fit un petit sourire timide, et lui mit une main sur le bras en se penchant. Melany repositionna une des roues, puis alla derrière le fauteuil et donna une légère poussée à celui-ci, pour lui faire passer le seuil. Melany replaça ensuite sa robe, plus par nervosité que par nécessité. *Le spectacle commence…*



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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 29 Déc - 11:09

Ezra avait été étonné que Kayla l’invite à cette fête. Certes, ils se fréquentaient, en tant qu’amis, depuis deux mois et ils se voyaient assez souvent. Ils avaient beaucoup de plaisir ensemble à parler, regarder des films, rire… Le dieu déchu n’avait pas l’impression que la jeune femme le traitait différemment parce qu’il était cloué à un fauteuil roulant et il appréciait cette délicatesse chez elle. Souvent, les gens agissaient comme s’il était sourd ou aveugle alors qu’il ne pouvait seulement pas marcher. Il fallait en voir certains lui parler plus fort ou exagérer leur diction en sa présence… Beaucoup n’osaient même pas le regarder, peut-être par peur de le blesser en baissant les yeux parce qu’évidemment, il ne se trouvait pas au niveau de leur regard!

Le dieu mésoaméricain avait dû faire quelques courses durant les dernières semaines et il avait été, une fois de plus, surpris par le manque de savoir-vivre des gens. Il avait été bousculé dans les magasins et, même, carrément déplacé. Une personne avait poussé son fauteuil dans un rayon pour arriver à atteindre ce qu’elle désirait prendre sur l’étalage. Comme quoi avoir des roulettes descendait n’importe qui au statut d’objet. Ezra n’avait pas eu besoin d’engueuler la personne parce qu’un autre client avait pris sa défense, ce dont le dieu ne lui avait même pas été reconnaissant. Il n’aimait pas que n’importe quel inconnu plein de fausse bonne volonté se mêle de ses affaires. Il détestait donner l’impression qu’il fallait à tout prix que d’autres prennent sa défense.

Ezra était heureux d’avoir été invité à cette fête, mais il ne pouvait s’empêcher d’être surpris. S’il ne doutait pas que Kayla appréciait sa compagnie, il n’avait pas pensé qu’elle était même prête à le présenter à des gens qu’elle connaissait. Après tout, il était assez…spécial. Par le passé, plusieurs personnes avaient adoré le dieu machiavélique, mais beaucoup avaient préféré éviter d’expliquer à ceux qui les estimaient leur relation avec un handicapé physique. Les gens faisaient semblant qu’il n’y avait aucune différence pour eux, mais Ezra savait percevoir que leurs pensées envers lui étaient toujours un minimum tournées vers le fauteuil dans lequel il se promenait.

Donc, Kayla l’appréciait suffisamment pour accepter de le présenter à ses amis ou à ses connaissances et Ezra en était très touché. Peut-être ne l’aurait-elle pas fait si elle avait su la vérité à son sujet. Le fait qu’il ait une origine divine était assez important, mais le jeune homme avait aussi caché à son amie la nature de son handicap – de toute manière, comment aurait-il pu lui expliquer que sa sœur, une déesse complètement folle, avait lancé sur lui une malédiction? Il aurait été logique que Kayla n’en croie pas un mot. Ezra avait donc inventé un accident – accident dans lequel ses parents étaient morts – ayant eu lieu un an auparavant. Il avait aussi dit à la jeune femme qu’il pratiquait de la réadaptation dans l’espoir de marcher à nouveau un jour, même si ses chances étaient minces. Il aimait bien cette histoire, car elle lui donnait un rôle courageux, presque héroïque…et ce, même s’il était coincé dans ce maudit fauteuil.

À quoi cela servait-il d’être un dieu puissant quand on se promenait sur des roues à longueur de journée? Il était certain que Quetzalcóatl se serait félicitée mille fois encore si elle avait su à quel point sa malédiction ennuyait son frère, encore ce soir-là. Avec les siècles, Tezcatlipoca s’était habitué à sa condition et il était même parvenu à en tirer le meilleur. La pitié des gens valait la peine qu’on en profite; on pouvait tellement être avantagé par celle-ci! Être en fauteuil roulant permettait de tirer la fierté du regard des autres au moindre petit accomplissement ordinaire, et il s’agissait là de l’un des très rares points auxquels Ezra se raccrochait pour éviter de perdre la tête quand le soleil était levé.

Ce soir-là, d’ailleurs, même s’il était heureux d’avoir été invité à cette fête, il n’était pas particulièrement à l’aise. Il sentait l’énergie revenue dans sa jambe et son envie de se lever était grande. Il savait qu’il devrait se retenir de le faire toute la soirée pour éviter que son secret ne soit découvert. Néanmoins, pour passer du temps avec la belle Kayla, il était prêt à sacrifier quelques heures hors de sa prison à roulettes.

La prison resta d’ailleurs coincée dans le cadrage de la porte d’entrée de la demeure des Hofstadter. Cela arrivait assez souvent quand Ezra venait visiter son amie et, à chaque fois, il avait envie de tout faire exploser. Heureusement, d’ailleurs, qu’il ne possédait aucun pouvoir magique de cette nature…

Une très belle jeune femme s’approcha pour venir l’aider et le dieu sentit la gêne le paralyser. Il eut envie de se lever pour montrer qu’il était capable de s’occuper de lui-même, mais il resta vissé à son fauteuil, ravalant sa rage et forçant un sourire pour montrer qu’il était bien au-dessus de ce genre de petits inconvénients.


-Merci, Madame.

La formulation « Mademoiselle » n’était plus utilisée depuis des années et Ezra s’amusait toujours follement à appeler les femmes très jeunes « Madame ». De cette manière, il n’était pas le seul à être mal à l’aise.

Le dieu jeta un œil sur les invités présents et fut heureux de constater que son propre costume, très chic, s’avérait un choix judicieux et se confondait bien dans la masse. Il avait déjà assez d’être handicapé sans, en plus, être mal habillé.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 4 Jan - 23:22

Frederik Holmes était devant la porte de la résidence de Kayla depuis quelques minutes déjà. Il regardait le bout de ses chaussures et espérait trouver un bout mal ciré afin de pouvoir avoir un prétexte de ne pas entrer. Peut-être qu’une chaussure mal cirée allait être une raison valable pour que ses parents le ramène chez lui? Il eut un petit rire, il savait très bien que ce ne serait pas le cas. S’il rappelait chez lui, il aurait droit à un nouveau sermon sur l’importance des relations, de l’honneur, de la réputation et de la famille. Et Frederik aurait encore l’impression de les décevoir. Il replaça pour la millième fois sa cravate blanche. Blanc sur noir, sa mère avait dit que c’était le nouveau chic. Elle avait lu cela dans une revue de mode, une de plusieurs auxquelles elle s’était abonnée suite aux recommandations de Madame Crowley. Il n’était pas certain de l’effet que cela faisait. Il trouvait que cela lui donnait plutôt un air sévère et non pas un air distingué et chic, comme sa mère le voulait tellement, mais il n’avait pas osé le dire devant sa mère, pour ne pas lui faire de la peine. Elle en avait déjà bien assez avec tout ce que son mari lui imposait. Il lui avait donc dit qu’il adorait cela et que c’était vraiment comme sur le mannequin de la page douze de son sacro-saint magazine.

Frederik hésitait à entrer, se demandant ce qu’il faisait réellement là. Ses parents étaient venus le reconduire et avait, heureusement, quitté les lieux avant que leur fils ne soit entré dans la demeure. Il avait donc encore une chance de se sauver, de ne pas y aller et ainsi s’éviter une soirée d’humiliation totale. Frederik n’avait pas envie d’y aller et envisageait de plus en plus sérieusement de se sauver en prenant les jambes à son cou. Cependant, celles-ci avaient l’air coulées dans le béton et ne voulait pas répondre à ses commandements. Il les sentait lourdes et essayait tant bien que mal de les bouger. Il se devait de déguerpir d’ici avant que quelqu’un d’autre n’arrive. En même temps, il ressentit soudainement une vive douleur sur le côté de son œil gauche et jusqu’à sa tempe. Frederik ferma les yeux et porta le bout de ses doigts là ou le poing de son père l’avait atteint quelques minutes avant qu’ils ne partent. Frederik avait osé exprimer le fait qu’il ne souhaitait pas participer à la soirée et préfèrerait passer son tour pour aller faire acte de présence dans une maison de riche avec des enfants snobs qui seraient tous assurément barbants et son père n’avait pas apprécié. Le coup était parti tout seul. Il ne s’était même pas excusé et était parti les attendre dans la voiture. La mère de Frederik l’avait tout de suite amené dans la salle de bains, avec un sac de glace et sa trousse de maquillage, afin de dissimuler la peau qui bleuissait et la petite fente que la force du coup avait fait et qui saignait légèrement maintenant. Frederik avait su retenir ses larmes, en serrant la mâchoire et les poings. Il avait laissé sa mère maquiller la violence de son mari sous une couche de mensonge, en lui demandant pardon et en pleurant, lui gardait plutôt le silence. Puis, il était monté dans la voiture de luxe de son père avec la même attitude. Si Frederik n’allait pas à cette soirée, les coups qu’il recevrait alors seraient surement pire…

Sans trop savoir comment ni pourquoi, Frederik s’était retrouvé à l’intérieur de la résidence. Opulence, richesse, faux-semblant… tout était exactement comme le jeune homme l’avait redouté. Quelques personnes étaient déjà arrivées, dont son pire cauchemar, Jim Crowley. Frederik avait fait toutes les politesses nécessaires lors d’une arrivée dans un événement mondain, particulièrement auprès de l’hôtesse, bises, compliments, petite carte de remerciement, mais sans être vulgaire ou trop accaparant envers elle. Juste assez pour faire bonne impression auprès de tous. Bises aux autres jeunes femmes présentes et poignées de main amicales aux jeunes hommes, il avait fini par s’adosser à un cadre de porte avec un verre de champagne à la main, s’assurant d’avoir une horloge dans son champ de vision et suivait les conversations d’un air distrait. Ce qui le préoccupait réellement était la lenteur avec laquelle se déplaçaient les aiguilles sur l’horloge. Il lui semblait qu’il était la même heure depuis des heures, justement. Frederik pourrait essayer de s’inventer un pouvoir magique de télékinésie et essayer de les faire avancer plus vite, pour voir?

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 4 Jan - 23:25

J’adorais les fêtes. En fait, j’adorais tout ce qui était étourdissant. Être au milieu d’autres gens, à parler danser et rire, promettait d’être grisant. Ce soir-là, j’allais à une fête avec Maddie. Sa colocataire, une jeune femme qui me paraissait extrêmement ennuyante, y avait été invitée. Comme elle pouvait emmener des amis, elle avait proposé à Maddie d’y aller avec elle et mon amie avait demandé si je pouvais les y accompagner, ce à quoi l’autre fille n’avait rien opposé. Naturellement, j’avais parlé de ma soirée à Deborah et elle avait décidé de venir avec moi. Nous n’avions pas crû bon de demander la permission parce qu’il allait de soi que, si l’une pouvait aller quelque part, l’autre avait le droit de la suivre.

J’avais offert de m’occuper du moyen de transport. J’avais loué une voiture luxueuse et l’un des gardiens du Velvet nous servait de chauffeur. Je lui avais offert un certain dédommagement financier pour son aide et, de plus, nous étions si agréables avec nos employés, Deborah et moi, que ceux-ci nous traitaient souvent comme leurs amies. C’était très touchant, mais aucun d’eux ne comptait réellement pour moi. Je savais qu’ils pouvaient partir, même dès demain, s’ils se trouvaient un meilleur emploi. En attendant, nous étions tout de même en bons termes avec chacun d’entre eux. Quand quelqu’un ne faisait pas l’affaire au Velvet Dream, nous lui indiquions vite la porte, ce qui faisait que tous ceux qui y restaient nous convenaient et que, de ce fait, l’ambiance de travail était géniale. Deborah et moi n’avions pas créé notre bar pour nous enliser dans les disputes. Il fallait que l’endroit reste une source de plaisir, et la nature de nos employés jouait pour beaucoup dans le bonheur que nous tirions de notre entreprise.

Deborah avait pris place à l’avant, avec le chauffeur et je m’étais installée à l’arrière, au milieu, pour être certaine d’être à côté de Maddie, peu importe où elle s’installerait. J’aurais aimé avoir ma sœur à côté de moi et, idéalement, l’étrangère à l’avant, mais Deborah aimait s’asseoir près des hommes.Toujours. Il fallait tout de même avouer que notre chauffeur était charmant avec ses tempes légèrement grisonnantes et son costume impeccable. Il avait l’air d’un acteur de film de mafia. J’agrippai un peu le siège de cuir avec mes ongles lorsque Maddie ouvrit la portière de la voiture pour entrer dans l’habitacle et prendre place à côté de moi. J’étais si heureuse de la voir.


-Tu es magnifique, Maddie.

Je commençais à être assez douée pour arrête de l’appeler Marie, près de trois mois après nos retrouvailles. Je n’accordai qu’une attention moyenne à sa colocataire, lui balançant rapidement un sourire avant de poser à nouveau le regard sur mon amie.

-J’adore ce que tu portes…

Je me penchai vers elle en m’assurant que son amie inintéressante ne pourrait pas entendre ce que j’allais dire.

-Cette époque nous permet vraiment le meilleur, non?

Je m’étirai ensuite vivement vers l’avant pour voir où nous en étions rendues. Mes yeux interceptèrent d’ailleurs quelque chose sur les genoux de Deborah.

-Mon sac à mains va vraiment bien avec ta tenue, Deborah. Je te hais.

J’avais parlé en souriant, mais mon regard s’était obscurci. J’avais cherché ce sac pendant une heure parce que je voulais le prendre ce soir. J’avais fini par en choisir un plus simple, tout noir, sans ornements ni rien. Il allait tout de même bien avec ma robe kaki avec trois rayures formant comme des dents noires pailletées. Très courte et épousant à la perfection les formes de mon corps mince, elle restait néanmoins discrète. J’avais choisi des bottines toutes simples, noires et en suède, à talons vertigineux et semelles compensées. Elles auraient pu sembler ordinaires si ce n’avait été des petits bouts de métal pointus et luisants ornant leurs talons.

Le chauffeur nous déposa à l’adresse que Maddie m’avait donnée et je me précipitai à sa fenêtre pour déposer un baiser sur sa joue avant qu’il ne parte.


-Êtes-vous prêtes à faire la fête?

Sans attendre de réponse, je passai devant les trois autres filles pour ouvrir la porte sans prendre la peine de frapper. Il s’agissait d’une fête, non? Donc, pas la peine d’attendre qu’on nous ouvre. En entrant, je parcourus rapidement les autres invités des yeux pour m’apercevoir que j’aurais probablement dû frapper. Les gens que je voyais me semblaient froids et hostiles. Ou bien n’était-ce que ce jeune homme aux yeux noirs tout près de l’entrée qui me faisait cet effet? J’inspirai profondément et je souris.

-Bonsoir tout le monde!

Je repérai une très jolie fille blonde en robe rouge et il me semblait bien que c’était celle qui organisait la fête – Maddie m’avait montré une photo d’elle sur Facebook. J’eus envie d’aller caresser ses cheveux tellement ils semblaient doux. Je m’approchai d’ailleurs d’elle avant de m’intéresser à quiconque d’autre, juste après avoir déposé mon manteau avec ceux des autres invités.

-Tu dois êtes Kayla! Merci d’avoir organisé cette fête! C’est génial! Et ta robe est tellement belle!


Mon look:
 

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 5 Jan - 21:38

J’avais toujours aimé les petites fêtes. À l’époque ou nous avions une maison à nous et que nous pouvions y faire ce que nous voulions, Atara et moi en organisions une à chaque occasion, réelle ou inventée. Nous fêtions autant le solstice que la pleine lune, la naissance du dixième enfant des Cotillard, la première récolte ou même la fin des rénovations de la grande des Gallimard… Toutes les raisons étaient bonnes de festoyer! Il y en avait donc toujours au moins une par semaine. Et c’était devenu le rendez-vous prisé et tant attendu de tout le village. L’ambiance survoltée et déjantée qui régnait chez nous avait fini par impression tout le monde et nos petites fêtes étaient aussi populaires que la messe du dimanche. Bien sur, au bout d’un temps, les puristes du village et quelques vieux rabougris avaient finis par dire que ce n’était pas un endroit pour les vrais chrétiens, car ce qui se passait sous notre toit était péché et que les membres de ma famille parlaient avec la voix du diable. Nous étions pointés du doigt, par ceux qui nous saluaient parce qu’ils nous avaient vu en petite tenue, lors de notre dernière soirée bien arrosée, mais nous étions aussi pointé du doigt avec horreur par ceux qui mettaient en garde leurs proches. À ceux-là, nous faisions nos plus intenses grimaces, puis nous éclations de rire. Avec le temps, nous avions fini par avoir un peu moins de gens à nos fêtes, mais cela ne m’avait pas dérangé. Je me disais que les gens présents l’étaient donc réellement parce qu’ils en avaient envie. J’aimais voir mes proches s’amuser, entendre les rire fuser et sentir ma maison sur le bord de craquer à force qu’elle était remplie. Participer à ce genre de fête, en tant qu’invitée et dans une nouvelle époque, me ferait donc le plus grand bien!

J’avais choisie de porter une robe en satin bleu, courte et virevoltante, avec un drapé au niveau de ma poitrine. J’avais agrémenté ma tenue, que je trouvais trop simple sinon, d’une veste de cuir, d’escarpins en soie noire ornés de paillettes et de petits bouts de métal pointus et ma touche finale avait été le petit sac à main tout en paillettes noires, que j’avais dérobé à ma sœur. Ce qui était à elle était aussi à moi, donc, elle ne m’en tiendrait pas rigueur. J’avais laissé mes cheveux bouclés lâches sur mes épaules et avait maquillé mes yeux en noir. La voiture louée et le chauffeur emprunté me comblèrent de joie. Définitivement, ma sœur était parfaite. Je m’empressai d’aller m’asseoir à l’avant, comme une gamine. De toute façon, être coincée en sandwich entre Atara et Maddie ne m’intéressait pas, bien au contraire! De toute façon, j’aimais être à l’avant-plan et la place du passager me permettait d’avoir la meilleure vue sur la ville nqui défilait à l’extérieur de l’habitacle. Et il fallait avouer que le charme du chauffeur était aussi un bon prétexte. Il était adorable. J’adorais quand c’était lui qui était chargé de la sécurité au bar, je me sentais en sécurité. Ses épaules et ses mains larges, ainsi que ses cheveux grisonnant et ses lèvres minces lui donnaient un air dangereux et donc tout le monde le respectait. Sur le chemin qui nous menait chercher Maddie et sa colocataire, Atara et moi babillions sans cesse, en complimentant ici et là le chauffeur. Puis, l’ambiance changea. Je saluai poliment les nouvelles venues, avec mon plus grand sourire, mais sans plus.


-Tu es magnifique, Maddie.

Je levai les yeux au ciel. Et voilà que ma sœur se transformait en pigeon qui roucoule… C’est pourquoi Maddie ne m’avait pas tellement manqué : elle transformait ma sœur en quelconque volatile. J’avais besoin d’un verre. Vivement notre arrivée à la petite fête.

-Mon sac à mains va vraiment bien avec ta tenue, Deborah.
-Je sais, merci!
-Je te hais.


Je savais que ma sœur était fâchée, au fond d’elle, même si elle avait parlé avec une certaine légèreté.  Tant pis. Si elle me faisait la gueule pour un sac à main emprunté, elle allait se souvenir rapidement que j’étais bien meilleure qu’elle au jeu de qui boude le plus longtemps… Le chemin qui nous restait à faire me sembla durer des heures interminables. La voiture, maintenant remplie à pleine capacité de passagers, me semblait trop petite, j’avais de la difficulté à respirer. J’ouvris ma fenêtre et sortit tout le haut de mon corps en hurlant de rire, en me foutant de ma coiffure et de celle des autres. Comme j’envisageais de sortir un peu plus mon buste, nous arrivions à la petite fête. Je remerciai le chauffeur en lui plaquant un sonore bisou sur la joue et je sortis de la voiture. J’empoignai la colocataire de Maddie par le bras et commença à marcher vers la maison en sa compagnie.

-Les présentations n’ont pas été faites à votre arrivée… Je m’appelle Deborah. Et toi?

Nous nous sommes rendues à l’intérieur ainsi emboitées : bras-dessus, bras-dessous. Même une fois dans la maison, je ne la lâchai pas tout de suite. Après avoir salué de la main tous les invités déjà présents, je conduisis la petite blonde près de l’endroit ou se trouvait les bouteilles d’alcool et nous prépara des shooter de tequila bang-bang.

-À la super soirée qui s’annonce!


Ma robe:
 
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 6 Jan - 20:18

[/color]Tout ça avait commencé quand Nicky m’avait demandé de l’accompagner à cette fête que l’une de ses amies organisait. Au départ, je n’avais aucune idée de qui était cette Kayla, mais je savais que d’y aller seule avec Nicky s’avérerait plutôt ennuyant. Détrompez-vous, j’adorais Nicky, mais on ne peut se cacher qu’elle n’est pas exactement le genre de filles avec qui on a beaucoup de plaisir à une soirée… Alors j’avais invité Atara, avec elle j’étais certaine que je m’éclaterais. Je n’étais pas surprise, bien que déçue, que celle-ci amène sa sœur, Deborah. Pas que j’avais quoi que ce soit contre cette fille, mais j’avais toujours cette impression qu’elle ne m’aimait pas. Depuis nos retrouvailles, Atara et moi étions redevenues inséparables, comme si nous ne nous étions jamais perdues. J’adorais l’avoir retrouvée, avec elle je me sentais tellement plus heureuse qu’avant, j’avais du plaisir et j’avais vraiment l’impression d’avoir quelqu’un avec qui je connectais complètement.

Ce soir-là, j’avais opté pour le noir, c’était assez passe-partout tout en ayant le potentiel d’avoir un effet provoquant. Ma robe était courte et m’arrêtait au haut de la cuisse, elle était très courte. Deux grosses bretelles partaient du centre du bustier et semblaient être faite de fleurs en or. Pour amener une touche pimpante à ma robe plutôt simple, je portais des souliers à talons hauts plateforme dorés et brillants de milles feux. Le talon était incrusté de diamants. Que voulez-vous ? Il faut bien qu’il y ait un avantage à avoir plusieurs milliers d’années, je ne manquais pas d’argent. J’avais laissé mes cheveux brun foncés libres. Je les aimais beaucoup, de cette couleur. Au temps où j’avais rencontré Atara, j’étais toujours à l’extérieur, à me promener ou à travailler dans les champs. Avec cette exposition au Soleil en permanence, ils étaient plus pâles et me donnait un air plutôt angélique que je n’aimais pas particulièrement. Aujourd’hui, époque où les gens restent cloîtrés chez eux sur leurs ordinateurs et sur leurs téléphones cellulaires, ils étaient redevenus foncés, comme je les avais choisi à mon arrivée sur Terre. Des lèvres rouges cerises venaient couronner le tout.

Atara s’était portée volontaire pour se charger de notre transport jusqu’à la fête. Adossée contre la porte de notre immeuble, avec Nicky, je ne pu m’empêcher de sourire d’excitation lorsque je vis l’automobile arriver avec un chauffeur. Je m’empressai de prendre place près d’Atara en lui faisant un large sourire. J’étais toujours maladivement contente de la voir.


-Salut, sale pute !! J’éclatai de rire. Salut Deborah !! Ta robe est superbe !!

-Tu es magnifique, Maddie. J’adore ce que tu portes…

Mon sourire s’élargit de plus bel.

-Et toi donc !!! Ta robe te va comme un gant, elle est magnifique !

Puis, elle se pencha vers moi pour me parler de quelque chose qui semblait plus personnel.

-Cette époque nous permet vraiment le meilleur, non?

Je n’avais effectivement pas dit à Nicky ce que j’étais réellement. En fait, personne au monde appart mon débile de frère n’était au courant de ma vraie nature. Atara savait que j’avais vécu très longtemps, mais elle ne savait pas que mon vrai nom était Quetzalcoalt et que j’étais une déesse. Je me penchai donc à mon tour vers elle pour lui murmurer :

-Je ne te le fais pas dire, mais parfois, les grosses robes antiques me manquent un peu…

Je lui fis un clin d’œil. En arrivant sur place, je vis que Nicky était entraîner vers les shooters par Deborah, j’en profitai donc pour être seule avec Atara mais celle-ci était allée saluer notre hôtesse, alors je fis de même. Cette Kayla était une fille particulièrement jolie, ses cheveux étaient d’une perfection comme j’en avais rarement vu.

-Tu dois êtes Kayla! Merci d’avoir organisé cette fête! C’est génial! Et ta robe est tellement belle!

Atara était tellement intense et drôle, j’éclatai de rire.

-Oui, merci beaucoup ! En effet, ta robe est parfaite… et que dire de tes cheveux !!!

J’entraînai ensuite Atara vers la table où il y avait du champagne. Je nous attrapai une flute pour chacune.

-Cheers ! À nous deux !

Et je bu ma coupe de champagne d’un trait en lançant ma tête en arrière. En la ramenant, une visions d’horreur attira mon regard : Tez’, il était là, ce connard, dans sa chaise roulante. Je le fixai avec fureur.

-Celui-là, je devrai lui régler son compte avant de sortir de cette maison.

Après tout, c’était sa faute à lui si j’avais dû tuer Atara.


Mon Look:
 

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Dernière édition par Maddie Q. Butler le Lun 20 Jan - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 6 Jan - 21:53

« Je plane au-dessus des vagues
Qui chassent mes repas
Je vole et reviens d’un monde où la vie ne joue pas
Je me noie, noie et vide mon corps malgré moi
Mon sang, ma voix »

AMOUREXIQUE, LARA FABIAN

Nichole resserra l’épaisse veste sur son corps. Elle avait froid maintenant. Assise toute recroquevillée sur son lit devant son placard grand ouvert, la jeune fille frissonnait en fixant les vêtements bien accrochés sur des cintres, séparés par styles et par couleurs. Elle n’avait mangé qu’un tiers de bol de pâtes sans garniture aujourd’hui. Et elle était sagement allée le vomir pour éviter d’engraisser. Elle se trouvait déjà suffisamment énorme ainsi. Son surpoids la hantait justement alors qu’elle regardait ses vêtements, se disant qu’elle était trop grosse pour que quoi que ce soit lui aille bien.

Maddie l’avait invitée à une fête et Nicky avait fait l’erreur d’accepter. Sur le moment, elle avait pensé qu’il s’agissait d’une excellente opportunité de rencontrer des gens et, encore mieux, de se rapprocher de sa colocataire. Maddie paraissait tellement géniale, bien dans sa peau et amusante. Nichole rêvait de lui ressembler plus. Cependant, à moins d’une heure de l’heure du départ, elle était encore en vieux jean laid avec une veste de laine grise et défraichie, ni coiffée ni maquillée, devant toute sa garde-robe, convaincue que sa laideur lui intimait de rester enfermée dans sa chambre.

Comment arriverait-elle à s’amuser au milieu de tous ces gens qui ne la remarqueraient même pas? Ce soir, Nichole se sentait comme lorsqu’elle était adolescente : terne, nulle et hideuse. Elle se força néanmoins à se lever, lentement, et à fouiller parmi les vêtements. Elle choisit une robe noire – elle finissait toujours par porter une robe noire. Elle se changea sans se regarder dans le miroir parce qu’elle savait que le noir ne pouvait pas l’amincir au point qu’elle se trouve jolie. La robe flottait sur ses formes presque absentes. Elle mit de petites boucles d’oreilles rouges, très brillantes, qu’elle avait achetées lors d’une virée de magasinage avec Maddie. Elle brossa son épaisse chevelure et lui donna rapidement quelques boucles lâches et larges. Puis, elle regarda l’heure et constata qu’il ne lui restait plus que douze minutes pour se maquiller. À moins qu’elle ne se mette un sac sur la tête?

La jeune femme appliqua une fine ligne de crayon noir autour de ses yeux ainsi qu’une épaisse couche de mascara sur ses cils. Elle n’avait pas le temps de se battre avec l’ombre à paupières, le fond de teint ou toutes les autres babioles du genre. Nicky eut une pensée, toutefois, pour cet article qu’elle avait vu sur le maquillage permettant d’amincir les traits et se maudit de ne pas avoir pris de temps pour étudier ces techniques qui lui auraient bien servi, ce soir. Au moins, son visage aurait eu l’air moins bouffi, à défaut de son corps trop gras. Se trouvant trop ordinaire pour porter du rouge à lèvres, elle se contenta, comme souvent, d’un gloss discret. Après un soupir et une moue de mécontentement devant le miroir, la jeune femme sortit de sa chambre en attrapant un joli veston gris clair qu’elle avait laissé sur la chaise de son bureau d’ordinateur.

Elle prit soin de se composer un air moins maussade en prenant ses chaussures dans le placard de l’entrée avant de croiser le regard de Maddie. Sa colocataire n’avait pas à supporter ses humeurs. Après tout, elle n’était pas celle qui la gavait et le rendait grosse.


-Tu es vraiment très belle.

Et mince.

La voiture qui devait venir les chercher arriva et, une fois à l’intérieur, Nichole faillit se jeter par une fenêtre. Ces deux filles étaient vraiment trop belles. Elles ne pouvaient pas être vraies. Nicky eut un moment d’angoisse terrible en faisant un tour de regard sur les trois autres jeunes femmes se rendant à la fête. Ce qu’elle pouvait être laide à côté d’elles. En plus, elles semblaient toutes déborder de confiance. C’en était aberrant.

La jeune femme essaya de ne pas avoir l’air aussi mal à l’aise qu’elle l’était au fond d’elle et fit semblant de suivre avec intérêt les conversations des autres filles avec un petit sourire un peu crispé. Elle eut même un petit rire devant l’enthousiasme débordant de celle assise à l’avant lorsqu’elle les fit toutes geler en ouvrant sa fenêtre.

La voiture arriva finalement à destination et Nicky en sortit avec soulagement. À la fête, avec plus de gens, de la musique et de l’alcool, elle irait certainement mieux. Elle regarda avec perplexité  Atara se lancer dans la maison avec enthousiasme. Elle frissonna, regrettant de ne pas avoir mis un manteau, comme l’avait fait la belle blonde, mais se dit qu’elle n’aurait bientôt plus froid, à l’intérieur.


-Les présentations n’ont pas été faites à votre arrivée… Je m’appelle Deborah. Et toi?

Nicky baissa les yeux une seconde sur la main de la fille sur son bras, étonnée de recevoir son attention, mais les releva rapidement et sourit.

-Je suis Nichole…Nicky. Je préfère Nicky.

La jeune femme laissa Deborah l’entraîner parmi les invités et se surprit même à adresser la parole à certaines personnes pour les saluer.

-À la super soirée qui s’annonce!

Nicky leva son verre avec bonne humeur et espéra que sa nouvelle amie ne la laisserait pas tomber trop vite maintenant que Maddie semblait totalement l’ignorer.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 6 Jan - 22:47

Je venais de passer une semaine intense de travail à l’étranger. Habituellement, avec la sécurité renforcée au mur, les douanes et tout ce tralala, les journalistes ne pouvaient pas sortir de la ville de New-York. Seulement, comme le New-York Times était le journal le plus important, son dirigeant avait usé de ses contacts afin de procurer une passe spéciale afin que certains de ses journalistes puissent entrer et sortir au besoin. Le journal se trouvait donc à être le seul à couvrir les évènements qui se produisent à l’extérieur de la ville. Théoriquement, la passe nous évitait également de perdre du temps à la douane de la ville. Malheureusement, je crois que j’étais le premier à l’utiliser, car, lors de mon départ, je me suis fait mettre à part, questionné et tout ce que cela impliquait. Ils ont même été jusqu’à appeler mon supérieur, pour être certains de l’utilité de la passe. Oui, bon ils faisaient leur travail, mais avaient-ils vraiment besoin d’être si rude avec nous? J’avais eu une ecchymose sur le bras, là ou le douanier avait sa prise pour me transporter dans la salle d’interrogatoire… Finalement, j’avais donc pu utiliser cette passe afin d’aller couvrir la compétition de fruits et légumes du Wisconsin, ou toutes les puissances mondiales s’étaient rejointes et faisaient tous ensembles de l’import-export illégal. Je devais faire des comptes-rendus de mes journées à chaque soir à mon supérieur, tout en veillant à ce que ma fausse identité ne se fasse pas démasquer. Sinon, j’étais foutu. Cela avait été une expérience géniale, j’étais passé par une tonne d’émotions, mais j’étais vidé. C’était épuisant de mentir!

J’étais revenu de mon voyage d’affaires seulement plus tôt ce jour-là et c’est pourquoi j’avais demandé à Nichole qu’on se retrouve directement sur les lieux de la fête. Je n’avais pas d’heure précise de retour, considérant le travail que j’avais à faire sur place et les douanes qui pouvaient également me ralentir. Je ne voulais pas la retarder ou la stresser en arrivant plus tard que prévu. Et c’était plus pratique pour moi aussi, je devais l’avouer. Ainsi, j’avais eu le temps de prendre une douche et de me changer avant de me rendre sur place. J’avais pu mettre un jean ajusté noir et une chemise à manche courte vert fluo, plutôt que ma salopette et ma chemise à carreaux, nécessaires pour mon topo au Wisconsin. J’étais très content que la jeune femme blonde ait pensé à m’inviter à cette fête. C’était avec un certain trac au ventre, mais surtout une grande hâte que je m’étais préparé à me rendre sur place. Je ne savais pas si c’était un rancard ou une simple sortie entre amis. Avec Nichole, c’était ce qu’il y avait de plus ambigu, surtout depuis ce qui c’était passé au journal. Je n’arrivais pas à comprendre ses sentiments, ni ce qu’elle attendait de moi. Personnellement, je l’aimais de plus en plus, mais je ne voulais pas me faire de faux espoirs non plus. J’avais peur de tout gâcher. Donc, j’étais confus. Mais, dans les deux cas, je croyais être assez bien arrangé pour ne pas en avoir trop mis. Je ne voulais pas la décevoir en étant trop ordinaire, mais je ne voulais pas mettre la coche de trop qui gâcherait tout. J’avais donc fait un savant mélange des deux.

Quand j’avais regardé ma montre, j’avais vu qu’il était déjà tard et que j’allais être en retard à la soirée si je ne me dépêchais pas. J’étais donc sorti dans la rue et hélai un taxi, me disant que ce serait surement moins long que d’y aller à pied. Cependant, c’était sans compter sur le fait que mon chauffeur prenait le code de la route bien trop au sérieux. Et les ballades en taxis dans la ville de New York ne fonctionnaient pas vraiment comme dans les films. Je veux dire, il était plutôt rare qu’un chauffeur décide de transgresser presque toutes les codes de sécurité routière, en mettant en danger sa vie et celle des autres, juste parce que son passager très convainquant le lui demandait. J’avais donc pris mon mal en patience, puis était arrivé à destination. La maison me semblait bien vide et calme, j’avais vérifié deux fois l’adresse que m’avait envoyé Nicky par texto avant de laisser filer mon chauffeur. C’était bien ici. J’avais cogné et une jolie jeune femme était venue m’ouvrir la porte. Je lui avais dit être là pour la petite fête et elle m’avait dit qu’elle en était l’hôtesse. Elle me fit entrer et je remarquai que j’étais le premier arrivé. Je jetai donc un regard à l’horloge, perplexe et compris ce qui c’était passé. J’avais oublié de changer l’heure sur ma montre, elle était donc encore à l’heure du Wisconsin, soit une heure plus tôt qu’à New York… Quand je remarquai que d’autres invités arrivaient enfin, j’en profitai pour m’éclipser à la salle de bains. Quand je ressortis, je profitai du fait que j’étais seul et oublié pour faire un petit tour du propriétaire. La demeure était luxueuse et magnifique. Quand ma curiosité fut assez comblée, je retournai dans le salon, où se trouvaient la plupart des convives. Je reconnus tout de suite mon amie blonde. Elle était au bras d’une séduisante jeune femme brune. Je m’approchai d’elles en faisant un subtil signe de la main, alors qu'elles venait juste de se claquer un verre.


« -Salut! Ça fait longtemps que vous êtes là?»

[HJ : Je suis troooop content de participer!  I love you Kayla, j’espère que je ne te contrôle pas, quand j’explique mon arrivée. S’il y a quoi que ce soit, ne te gênes pas pour m’écrire un MP et je ferai les changements nécessaires!  Very Happy  Embarassed  What a Face  Rolling Eyes  bounce ]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mar 7 Jan - 11:25

J’avais rapidement accepté d’aller à cette fête. J’avais d’abord pensé à la nourriture. Kayla Hofstadter venait d’une famille riche. Forcément, si elle organisait une soirée, il y aurait un buffet pour les invités. Comme mon budget était assez réduit, les occasions de manger gratuitement m’attiraient toujours beaucoup. Je devais aussi concéder que Kayla me paraissait être une fille bien et que j’avais envie de la connaître mieux. Je n’avais l’habitude de la voir qu’en cours ou dans un contexte académique, et je voulais voir quel genre de personne elle était dans la vie.

Je n’avais pas beaucoup d’amis. Il y avait Larry, un vestige de ma vie dans la rue, un dealer de drogue noir, gigantesque, mais doux comme un chaton avec moi, et Anthony, petit journaliste débordant d’énergie et de bonnes intentions. Je restais encore sur mes gardes avec l’un comme avec l’autre, car ils étaient des hommes et que trop d’hommes m’avaient utilisée pour que ça ne me salisse pas indélébilement.

Je voulais me faire des amies, parce que je ne pouvais aspirer à une vie normale d’Américaine si je restais toute seule, et ce, même avec les meilleurs diplômes et un bon emploi. Comme j’avais du mal avec les hommes, il me restait les femmes, mais je n’étais pas spécialement à l’aise avec quiconque, en fait. Je m’en rendais bien compte à chaque fois que je tentais d’avoir une vie sociale. Je finissais toujours par faire un commentaire déplacé, trop sombre ou sarcastique pour mon interlocutrice, et je la faisais fuir. Je savais que je n’étais pas normale. J’étais bien loin de la petite Américaine moyenne ayant grandi dans un foyer aimant, passionnée par le maquillage et les vedettes de cinéma, aimant le magasinage et les joueurs de football. J’étais une Lituanienne exilée, ex junkie, ayant servi de poupée gonflable à des dizaines d’hommes adultes avant même que ma poitrine n’ait fini de pousser. Nous ne partions pas sur les mêmes bases, les autres filles et moi, et il n’était pas question que je me serve de mon passé pour me faire prendre en pitié. Je voulais une vie réussie, une vie basée sur l’aboutissement de mes efforts. Pas une amertume exploitée pour qu’on ait envie de me venir en aide. Jusqu’ici, je m’en étais sortie par moi-même. Il en resterait ainsi.

Quand je sortais, ce qui était rare, le problème de la tenue s’imposait souvent. Je n’avais pas beaucoup d’argent et, ce que j’avais, je préférais le mettre sur une bouteille de vodka plutôt que sur un petit haut à paillettes. Résultat : je portais généralement de vieux jeans et des t-shirts tout à fait ordinaires. Je savais que je ne pouvais pas arriver vêtue de cette manière chez Kayla Hofstadter. J’étais donc allée dans une friperie où j’avais emporté plusieurs morceaux à essayer dans une cabine. J’avais déniché une jolie robe noire qui m’allait assez bien. Elle m’arrivait juste au-dessus du genou et voletait un peu dans l’air si je bougeais. Le haut de la robe couvrait de façon opaque ma poitrine, ce qui m’était nécessaire : je détestais les décolletés. Sur toute la robe, il y avait une deuxième couche de tissu, une dentelle aussi noire que le tissu de fond, laquelle couvrait mes bras, mes épaules, mon dos jusqu’à la nuque et l’espace entre ma poitrine et mes clavicules. C’était à la fois assez chic sans être élaboré. Je la mettrais avec des collants noirs opaques. Je savais que j’en avais piqué une paire quelques semaines plus tôt. J’avais donc mis la robe sous mon manteau avant de rendre les autres morceaux à la vendeuse avec l’air désolée de la fille à qui rien ne va. Voler était peut-être mal, mais je n’avais pas les douze dollars demandés pour ce bout de tissu.

Côté souliers, il ne fallait pas exagérer. J’avais décidé de mettre mes bottes d’automne, les mêmes que je portais depuis septembre et que je portais encore maintenant, en janvier. Quand il faisait trop froid, je m’envoyais deux shooters avant de sortir.

Je pris le bus pour me déplacer, car le quartier Gaia était très loin du quartier Grey, où j’habitais. Une fois devant la maison de la famille de Kayla, je me retins de crier. Cette baraque était presque aussi grande que le village où j’avais grandi.

J’entrai et laissai mon manteau avec ceux des autres invités et je songeai que je pourrais bien leur faire les poches en repartant, si personne n’était assez près pour me voir.

Après avoir remarqué que Kayla semblait occupé, jee cherchai le buffet des yeux en me disant que je la saluerais plus tard, mais mon regard buta sur un visage : celui d’Anthony Redfield. Je sentis un sourire prendre possession de mon visage. J’étais heureuse de voir une personne que je connaissais. Je m’avançai vers lui et remarquai qu’il était avec des filles, une blonde en robe noire et une brune en bleu avec une très jolie veste de cuir. J'hésitai un instant à aller les déranger, mais je me bottai les fesses en me rappelant que j'étais venue pour améliorer ma vie sociale défaillante.


-Hey, Anthony.

À peine les mots eurent-ils franchi mes lèvres que j'eus envie de repartir. Je n'avais pas de don pour la fête. Je remarquai néanmoins l'alcool, sur une table tout près des filles, et j'avalai un shooter qui traînait là. Alors qu'il coulait dans ma gorge, j'en vis un deuxième juste à côté d'où je l'avais pris et je réalisai que, tout comme son semblable, il devait appartenir aux deux filles. Oups. Je venais de piquer un shooter à des inconnues. Je me forçai à sourire avec innocence.

[J'ai un peu dépassé, mais je me reprends. Je vous le promets! C'est juste que ça faisait super longtemps. *.* ]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Jeu 9 Jan - 20:16

[C’est correct Anthony Smile]

Le premier arrivé fut un joli garçon que je ne connaissais pas. Je fus relativement surprise de le voir là, j’espérais qu’il n’y aurait pas trop de non-invités puisque je devais m’occuper du cas d’Ezra et non des irresponsables qui décideraient de mettre le bordel dans ma maison. Je le reçu tout de même chaleureusement, comme le voulaient mes bonnes manières. D’autres visages inconnus se pointèrent et je commençai à me sentir relativement nerveuse. Je réalisai que cette tonne d’inconnus n’était pas si pire quand je vis arriver le premier visage connu, Jim Crowley. J’allai le recevoir comme l’auraient voulu mes parents. Je savais qu’il venait avec Melany, mais je ne la voyais pas au moment où je me suis approchée de Jim.

-Bonsoir, Kayla. Merci pour l’invitation.

-Bonsoir Jim, j’espère que tu t’amuseras bien, fais comme chez toi.

L’envie de cracher sur ses chaussures parfaites fut surpassée par une autre envie lorsque je vis enfin Melany Crowley se pointer le nez… en poussant le fauteuil d’Ezra. J’eus envie de hurler à tout le monde de sortir de la maison. Melany était une jolie fille, même si pour une felidea, elle n’était rien de plus qu’un déchet qui faisait honte à sa famille, un humain ordinaire comme Ezra n’y verrait que sa jolie coiffure et ses beaux yeux. J’étais fâchée, vraiment, je n’avais même pas envie d’aller la saluer, si elle pensait qu’elle pouvait faire les beaux yeux à Ezra sous mon nez, elle se trompait. On ne marchait pas sur mes plates-bandes. Toutefois, je devais me calmer, je ne pouvais pas piquer une crise de jalousie devant Ezra alors qu’il n’était même pas mon amoureux, c’était bien trop typique d’une fille folle.

-Bonsoir Melany, je vais prendre le relais si tu veux bien.

Mon sourire devait être exagérément faux, mais c’était le mieux que je pouvais faire, pour le moment. J’attendis qu’elle s’en aille pour me retourner vers Ezra et lui sourire, de façon sincère, cette fois.

-Salut Ezra, tu es vraiment beau !!

Fréquenter Ezra m’avait aidée à être moins timide avec les autres humains, et avec lui, j’étais vraiment très à l’aise, c’était comme si je le connaissais depuis toujours. Il était vraiment joli, ce soir-là, dans son habit. Je fondais toujours lorsque mon regard croisait le sien, ses yeux avaient quelque chose de particulier.

-Je vais nous chercher à boire, si tu veux et ensuite, je dois te parler.

Je lui fis un clin d’oeil et je m’éclipsai vers la table à champagne. C’est à ce moment qu’une blonde exagérément mince que je ne connaissais pas m’interpella, accompagnée de son amie brune.

-Tu dois êtes Kayla! Merci d’avoir organisé cette fête! C’est génial! Et ta robe est tellement belle!

-Oui, merci beaucoup ! En effet, ta robe est parfaite… et que dire de tes cheveux !!!

Elles semblaient sincères, ce qui était rare dans mon entourage, considérant que je ne côtoyais que des felideas, en grande partie. Je leur souris.

-Vous êtes gentilles, j’espère que vous vous amuserez bien, si vous avez une quelconque demande, n’hésitez pas à demander !

Puis, j’attrapai deux verres de champagne et je retournai auprès d’Ezra pour ensuite lui remettre sa coupe. Je l’entrainai vers la salle de séjour où je fermai la porte. Je devais avouer que maintenant que le moment était venu, mes mains tremblaient terriblement. Je ne savais plus comment m’exprimer, comment lui dire ce que je ressentais pour lui. Je décidai donc de lui parler, comme si de rien n'était, en ayant l'impression qu'il serait plus facile de placer mes mots une fois que la discussion serait entamée, mais à ce moment-là, je me suis retournée vers lui et mon regard a plongé dans le sien. Je lui fis un petit sourire timide en coin et je regardai le sol. Il me semblait que c’était exactement ce que je devais faire, que c’était facile. Je me penchai vers son visage et je l’embrassai doucement, tout naturellement, comme si tout avait été écrit d’avance.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 12 Jan - 20:04

Kayla Hofstadter, jeune femme parfaite qui faisait la fierté de sa famille. Jim l’aurait égorgée s’il n’avait pas eu une si grande considération pour ses propres vêtements faits sur mesure. La jolie blonde l’énervait passionnément, presque autant que cette débile de Melany qui se prenait pour une Crowley quand elle tenait évidemment plus de sa mère, Felidae inférieure, de toute évidence. Qui mourait si jeune sinon une créature faible ou complètement stupide? La mère de Melany avait perdu ses neuf vies alors qu’elle était encore très jeune. NEUF. Et on avait laissé ce genre de plaie épouser un Crowley. Voilà ce que craignait Jim de la part de Kayla : une tare invisible, à première vue, mais indélébile. Un défaut qui viendrait gâcher sa vie.

Jim n’avait pas prévu s’opposer à ses parents lorsqu’ils lui ordonneraient d’épouser la jeune femme. Ils n’avaient encore rien dit, mais il était clair, et ce depuis des années, qu’il était dans leurs plans d’unir leur fils avec l’héritière des Hofstadter. Le jeune homme ne l’aimait pas du tout et n’était même pas attiré par elle. Il savait reconnaître sa beauté, son visage sans défauts, ses cheveux blonds et toujours bien coiffés, son corps parfaitement proportionné… Toutefois, aucune flamme ne s’allumait en lui quand il était près d’elle. En toute justice, il fallait noter que Jim ne laissait aucune étincelle naître en lui. Pour personne au monde. Il agissait toujours avec froideur et calcul, et c’était ainsi qu’il se sentait bien. Ou plutôt, qu’il se sentait le moins mal.

Mme Crowley avait une réserve assez impressionnante de calmants en tous genres, pour ses migraines et quand elle se sentait trop nerveuse. Son mari les lui procurait par ses nombreux contacts et, de cette manière, elle n’avait jamais à s’en faire prescrire. Elle ne surveillait donc pas vraiment ses quantités… Il arrivait souvent à Jim de voler les pilules de sa mère, en secret. Il en avait essayé plusieurs types, mais il finissait toujours par revenir aux calmants très forts qui l’assommaient et lui permettaient de s’endormir quand son cerveau ne voulait pas se calmer. Ce soir-là, juste avant de partir, il avait avalé quelques comprimés qui allaient l’aider à être plus détendu, parce que le stress l’avait empêché de réfléchir correctement toute la journée. Si cette stupide fête pouvait se terminer…


-Merci, Madame.

Bon…il semblait que Melany s’était trouvé un ami à sa hauteur. Comme quoi les handicapés savaient bien se reconnaître entre eux, même quand leurs faiblesses étaient aussi invisibles que celles de la cousine de Jim.

Jim n’aurait pu dire quelles salutations avaient été les pires entre celles adressées à Kayla et celles répondues à ce déchet de Frederik Holmes. Qui avait pu inviter ce dégénéré à la fête? Peut-être Mme Crowley, en fait. C’était exactement son genre d’inviter le gentil fils des Holmes pour bien paraître, de la même manière qu’elle forçait son fils à donner des cours de rattrapage à Frederik parce qu’il était trop imbécile pour comprendre la matière ridiculement facile qu’on essayait vainement de lui apprendre en cours.

-Salut Ezra, tu es vraiment beau !!

Sérieusement? Cette loque avait été invitée par Kayla elle-même? Jim ne put retenir un soupir. Cette fille était certainement folle. Quel Felidae s’intéressait aux handicapés? Ils ne servaient à rien.

Jim s’éloigna de l’entrée, sachant pertinemment que rester près de la porte ne ferait pas revenir ses parents le chercher plus vite. Une fois parmi les autres invités, il ne sut plus du tout quoi faire et se fit la réflexion qu’il aurait peut-être dû prendre une pilule de plus, car il se sentait encore extrêmement tendu. Tous ces gens autour de lui… Il regarda passer des filles hystériques habillées comme des prostituées en se disant que Kayla avait vraiment de drôles d’amies. Il faudrait qu’il surveille ses fréquentations une fois qu’ils seraient mariés, car il ne pouvait risquer que des filles de petites mœurs lui soient associées. Néanmoins, pour le moment, la jeune femme blonde n’était même pas sa fiancée. Donc, qu’elle s’amuse avec putes et handicapés ne le concernait pas tellement.

Le jeune homme s’adossa contre un mur après être allé se chercher un verre. Il n’avait pas prévu le boire, mais il savait que, s’il en avait un à la main, personne ne le harcèlerait pour savoir pourquoi il ne buvait pas. Peut-être en prendrait-il quelques gorgées, mais pas plus. Il ne voulait pas tester si les calmants qu’il avait pris pouvaient être mélangés à l’alcool. Il regarda l’heure sur son téléphone et soupira. Il restait encore une éternité à cette fête débile.
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 20 Jan - 17:29

Lenny vivait au rythme des lubies de sa mère. Un jour, il ne mettait pas assez de couleurs. Un autre, il se couchait trop tard, ou pas assez. Ses avis changeaient souvent et semblaient dictés par des magazines féminins adressés aux dames de bonne famille. Chaque nouveau mois, la sortie d’un nouveau titre lui donnait quelques sueurs froides. Alors, quel serait le sujet absurde consacré aux enfants cette fois ? Allait-on l’obliger à faire du sport, organiser des soirées, ou lui inventer un nouveau problème identitaire qui allait encore faire lever les yeux au ciel du psychologue chez lequel on le traînait au moins une fois par mois. « Je sais que tu n’as pas de problèmes mon chéri, mais tu es tellement fragile… Tu as besoin d’être accompagné. Tout le monde va chez le psy ! » disait sa mère qui avait essayé les praticiens de toutes les théories possibles et imaginables en matière de psychiatrie. Pour quels problèmes fondamentaux ? Il se le demandait bien, si, en tout cas, on excluait le besoin irrépressible de raconter sa vie et de s’inventer une personnalité profonde des maladies mentales. Elle adorait commencer ses phrases par un « mon psy m’a dit… », une véritable formule magique dans sa bouche. Mais, cette semaine, le mal n’était pas venu par une revue ni par les propos mal interprétés d’un médecin, il était arrivé sous la forme d’une invitation. Une invitation qui lui était adressée. Au début, il n’y avait pas cru. Ses rares « amis » étaient tout sauf des fêtards et il ne voyait pas qui désirerait sa présence en soirée. Quand sa mère avait poussé un hurlement de joie en le lui arrachant des mains, il avait très rapidement compris qu’elle venait de lui faire un autre coup fourré, avec la complicité d’une autre mère, celle d’une fille dont il n’avait absolument jamais entendu parler. « Mais bien sûr que si ! L’adorable Kayla ! Tu sais, la jolie blonde ! ». Non, il ne savait pas. Des blondes, il en voyait tous les jours, et aucune n’était incroyable au point d’être retenue sur un simple jugement physique.

Donc, parce qu’il devait se sociabiliser, rencontrer des adolescents à l’avenir assuré ET lui permettre de rester en bons termes avec Madame Hoftmachichose, Lenny se retrouvait piégé dans une fête bondée d’adolescents en chaleur, qu’il ne connaissait ni de près, ni de loin. Suivant une mode qui lui échapperait toujours, la quasi-totalité des filles était à moitié dénudée, robes courtes et décolletées de mise, et souvent de mauvais goût. Les garçons présents avaient, quand à eux, conservé un meilleur sens de l’élégance. Encore une preuve de la supériorité masculine. Enfin… Mais non ! Il n’avait jamais pensé cela. A propos de sa tenue, Lenny n’avait pas eu grand-chose à dire. Elle ne lui déplaisait pas cependant. Sa mère avait insisté pour qu’il portât un veston qui ne fût pas noir. Il avait opté pour un modèle en lin couleur crème et une chemise bleu marine. Madame Pinsker avait cependant omis un détail. Avec son teint pâle, ses cheveux platine et sa mine profondément ennuyée, sa présence était véritablement spectrale.

A son arrivée, son attention s’était d’abord portée sur la responsable de cette mascarade. Une jolie blonde donc. Une blonde comme on en voyait tous les jours. Une beauté standard. Il la trouva niaise. Il avait hésité à se diriger vers elle puisque son attention se portait en très grande partie sur le doux minois d’un handicapé. Cependant, puisque les convenances l’exigeaient…

- Bonsoir Kayla. Lenny Pinsker. Il me semble que nous nous sommes déjà rencontré dans la boutique que ma mère possède à Empire. Je te remercie pour l’invitation, ce sera un plaisir de faire plus ample connaissance avec toi au cours de la soirée.

Le ton y était, le cœur un peu moins. Si Lenny savait se montrer déférent à l’excès, il dégageait une certaine froideur qui, de prime abord, ne donnait pas forcément envie au gens d’aller vers lui, à son grand regret parfois. Il adressa un mince sourire à la jeune fille et s’éloigna poliment. Vers qui aller ? A qui parler ? Il se sentait toujours un peu perdu dans les foules, et tout le monde avait l’air de se connaître. Les rares personnes isolées pouvaient bien être des cibles mais… s’il les saluait et ne trouvait rien à leur dire, il aurait l’air idiot. En désespoir de cause, il s’inspira d’un jeune homme plus guindé que les autres, pris un verre au hasard et se posa dans un coin en feignant de siroter sa coupe. Sa mère lui avait dit qu’il serait bientôt en âge de boire et se devrait d’apprendre à apprécier les bons vins. Refuser sous prétexte qu’on ne buvait pas d’alcool était, à son sens, impoli. Seulement, il n’avait que dix-sept ans, et se disait que ce n’était pas vraiment le moment. Qu’avait-il pris d’ailleurs ? Du champagne ? Non, vu la couleur, certainement un kir. Il décida de goûter par curiosité. De la framboise ? Ce n’était pas si désagréable…


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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mar 21 Jan - 12:17

-Bonsoir Melany, je vais prendre le relais si tu veux bien.

Il sembla à Melany que c’était beaucoup plus un ordre qu’une demande. Il y avait quelque chose d’exagérément crispé chez la jeune hôtesse de la soirée. Et le sourire qu’elle avait offert à Melany lui avait paru teinté de hargne et de jalousie. Melany fit un petit sourire et un subtil mouvement de la main pour celui qui s’appelait Ezra.

-Bonne soirée...

Elle décida donc de tourner les talons pour s’éloigner en regrettant de ne pas avoir eu la chance de discuter plus longuement avec le jeune homme. Elle aurait bien aimé pouvoir faire plus ample connaissance avec lui. Il était très joli et intriguait Melany. Elle s’en alla un peu plus loin, avant de recevoir plus du venin mal dissimulé de l’autre jeune femme, en trouvant que Kayla en faisait trop, comme à son habitude. Elle voulait être la plus belle, la plus polie, la plus gentille et elle finissait par se perdre là-dedans. En regardant autour d’elle-même, Melany prit une grande respiration. Elle ne se sentait définitivement pas à sa place au milieu de dizaines d’étrangers. En plus, elle put remarquer assez vite qu’elle était parmi les rares invités à être en solo. En effet, à part Jim, un blond qu’elle ne connaissait pas et Frederik, il lui semblait que tous les autres étaient toujours au moins en duo. Ce qui rendait toujours les soirées beaucoup plus intéressantes… Frederik finirait surement par se joindre à un groupe, il était tellement adorable et Jim resterait tout seul, mais c’était ce qu’il préférait de toute façon. Jim était un solitaire, contrairement à sa cousine. Melany adorait le contact avec les autres et la sensation d’être dans une foule. Melany rêvait d’avoir une bande d’amis, avec qui elle traînerait et s’amuserait, comme tous les autres jeunes gens de son âge. En même temps, ses nombreux handicaps la gênaient et la bloquaient. Elle n’allait pas vers les autres, par peur du jugement qu’ils auraient nécessairement à son propos. Melany en voulait à son père de l’avoir forcée à venir ici, ce soir-là. Elle allait devoir passer la soirée assise dans le coin d’un divan ou debout dans un cadrage de porte, juchée sur des talons hauts qui deviendraient vite inconfortables, à écouter les conversations des autres avec une indifférence feinte. Elle devrait jouer la Felidea parfaite, quelqu’un et quelque chose qu’elle n’était pas. Melany rêvait de la soirée ou elle pourrait être elle-même sans crainte d’être jugée ou rabaissée. Pour cela, il faudrait encore qu’elle se fasse des amis, mais qui voudrait être ami avec un déchet comme Melany Rose Crowley?

En entrant chez Kayla, Melany s’était sentie comme chez elle ou comme chez les Crowley. Bien sur, la disposition des pièces, leur taille et leur décoration n’étaient pas les même, mais l’ambiance en général et le sentiment qui envahissait Melany en y mettant les pieds était le même. Ces maisons parfaites avaient toutes la même âme, froide, lourde et vide. Elles avaient l’air aseptisés, louées, comme si personne n’y habitaient réellement. Même la décoration la plus riche ne donnait pas d’essence à la demeure. Même les tableaux les plus rares et les tapis les plus épais n’enlevaient pas l’hypocrisie et le snobisme effarant qui  suintaient de tous les murs. Melany le savait que trop bien. Quand sa mère était encore vivante, sa propre maison était emplie de joie et d’énergie. On aurait même dit qu’elle respirait. Sa mère y apportait une touche de vie. Maintenant qu’elle était partie, la maison avait changé. Elle était devenue froide et s’était fanée avec le temps. Un peu à l’image de ses habitants.

Melany regardait autour d’elle avec une indifférence feinte. Elle jouait la fille au-dessus de ses affaires, qui n’était pas gênée ou fâchée d’être ici. Elle ne pensa pas à aller se chercher un verre pour faire comme les autres, parce que cela ne l’intéressait pas vraiment. Elle avait fait assez de choses seulement pour être comme les autres pour aujourd’hui. Melany observait les gens et remarqua qu’Ezra avait été abandonné un peu plus loin par Kayla. Elle n’eut pas le courage de retourner vers lui, par peur de le déranger ou de s’attirer encore plus les foudres de l’hôtesse. Elle posa donc son regard sur lui, dans l’espoir qu’il la regarderait à son tour. Elle prépara son plus beau sourire et espéra avoir la chance de regarder à nouveau ces yeux mystérieux. S’il se retournait, elle lui ferait un petit mouvement de doigt en guise de salutations. Elle croisa ses bras sous sa poitrine et resta plantée debout, juchée sur ses talons hauts, à la limite entre le corridor et une pièce bondée, les yeux rivés sur Ezra, jusqu’à ce qu’il disparaisse dans une autre pièce, derrière la porte que Kayla avait fermée derrière elle. Melany reporta donc son attention au reste de la soirée, en n’y trouvant rien de palpitant. Elle ne voulait maintenant qu’une chose : partir. Elle sortit son cellulaire de son petit sac à main et regarda ses anciens messages textes, pour avoir l’air importante et occupée…

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mar 21 Jan - 22:30

-Bonsoir Melany, je vais prendre le relais si tu veux bien.
-Bonne soirée...


Le dieu ne comprit pas très bien pourquoi Kayla avait fait partir l’autre fille aussi rapidement. Peut-être ne l’aimait-elle pas…? Ezra était néanmoins heureux que celle qui l’avait invité soit venue vers lui dès son arrivé. Après tout, c’était pour elle qu’il était venu.

-Salut Ezra, tu es vraiment beau !!

Le jeune homme sourit et sentit une certaine chaleur à l’intérieur de lui-même. Il aimait la sensation que lui donnaient les paroles de Kayla.

-Et toi, tu es définitivement magnifique.

Il le pensait. Il y avait maintenant un certain temps qu’il regardait la jeune femme différemment des autres. Quand elle était là, il ne voyait qu’elle, même s’il se trouvait en présence de femmes aussi belles qu’elle. Ses yeux se fermaient à toutes les autres qui lui paraissaient moindres.

-Je vais nous chercher à boire, si tu veux et ensuite, je dois te parler.

-Bien sûr…

Lui parler? Le dieu s’était assombri un peu à cette remarque. Que pouvait-elle vouloir lui dire qui nécessitait à la fois des verres d’alcool et une attente? Ezra n’était pas un professionnel en ce qui avait trait aux femmes, mais il savait qu’elles étaient toujours compliquées et que, la plupart du temps, quand elles préparaient leur interlocuteur pour une discussion, son contenu promettait d’être sérieux. Le dieu maléfique se demanda si la jeune femme avait percé l’un de ses nombreux secrets. Savait-elle qu’il pouvait marcher, la nuit? Avait-elle découvert qu’il était de nature divine? Pire, avait-elle appris qu’il avait déclenché l’une des pires épidémies de l’histoire de l’humanité? Le fait d’avoir été abandonné, tout seul dans son fauteuil au milieu des gens, forcé à attendre, immobile, n’aidait en rien Ezra à diminuer sa nervosité soudaine.

Le dieu essaya de se détendre en reportant son attention sur les invités. Il les observa, un à un, sans vraiment les regarder, ses yeux se vrillant invariablement sur Kayla. Il la vit parler avec deux filles, une blonde dont il ne savait rien et une brune, qui était de dos. La voir ainsi sourire à des inconnues fit réaliser à Ezra qu’il lui restait encore beaucoup de choses à apprendre sur elle, et il espérait qu’elle le laisserait la connaître encore mieux. Il lui semblait avoir déjà vu le visage de la fille blonde, sur une affiche ou dans une annonce… Peut-être était-elle mannequin ou quelque chose du genre. Une autre grande fille maigre dont le joli visage était certainement le seul atout. Le dieu maléfique se surprit par son jugement sévère. Était-il obligé de détester cette fille simplement parce qu’elle retenait Kayla? Tezcatlipoca n’avait toujours su que haïr instinctivement…

Ezra essaya de regarder autre chose que Kayla, parce qu’il ne voulait pas avoir l’air et l’impression de dépendre d’elle. Il avait déjà assez de ce stupide fauteuil pour rappeler à tous sa faiblesse sans, en plus, paraître timide et dans l’attente d’une fille qui s’occuperait de lui. Il croisa presque par hasard le regard de Melany – dont il avait appris le nom lorsque Kayla lui avait adressé la parole – et il sourit à la jeune fille. Il n’avait pas vraiment eu le temps de lui parler et il espérait qu’elle ne le prenait pas pour un infirme débile qui avait constamment besoin d’aide.

Kayla finit par lâcher ses invitées et par revenir auprès d’Ezra, lequel prit la coupe qu’elle lui tendait avant de la suivre dans une autre pièce. Décidément, si elle prenait la peine de l’emmener à l’écart, ce devait être assez grave.

Avec nervosité, Tezcatlipoca essaya d’analyser le comportement de la jeune femme, mais il lui semblait que toutes ses connaissances s’étaient envolées maintenant qu’il était seul avec elle. Ainsi, elle avait quelque chose de sérieux à lui dire, à lui seul, et elle restait silencieuse, probablement parce qu’elle ne savait pas comment aborder le sujet. Il avait donc une chance de prendre de l’avance sur ce qu’elle allait dire, pour lui prouver sa bonne foi et son affection.


-Kayla… Je suis désolé si j’ai fait quoi que ce soit de travers. Je ne te veux que du bien parce que tu es la plus belle chose qui soit arrivée dans toute ma vie…

Oups. Peut-être en avait-il mis un peu épais? Pourtant, les paroles étaient sorties toutes seules, avec sincérité, sans qu’il ne les force, comme si elles n’attendaient que le bon moment pour s’évader de leur silence. Néanmoins, le dieu maléfique n’eut pas beaucoup de temps pour réfléchir à ce qu’il venait de dire, car les lèvres de Kayla entrèrent en contact avec les siennes, le faisant automatiquement taire. On aurait dit le premier baiser de toute sa vie.
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 22 Jan - 12:46

Frederik Holmes avait toujours été fasciné par le domaine surnaturel. Il aimait particulièrement tous les super-héros. Il était un grand fan et avait retiré plutôt récemment les tonnes d’affiche de ses personnages préférés de sur les murs de sa chambre, sous les ordres de son père. Maintenant, il en avait gardé seulement quelques uns, qu’il dissimulait derrière la porte de son garde-robe. Frederik avait une bonne collection de plusieurs volumes de bandes-dessinées des plus légendaires : Iron Man, Batman, Superman, Spider Man, Hulk, Wonder Woman, Captain America… Nommez-les, il en avait au moins un! Il aimait les bandes-dessinées parce qu’elles étaient belles à regarder et qu’elles étaient facile à comprendre. Il n’y avait pas beaucoup de texte et c’était parfois même inutile de lire ce qui était inscrit, car on pouvait comprendre avec les images présentes. Malgré sa difficulté à lire, il avait réussi à passer au travers de tous les volumes de la saga d’Harry Potter. Il aurait bien aimé avoir sa propre lettre pour l’école des sorciers et l’espère toujours d’ailleurs. Frederik s’était toujours senti à part des autres et avait cherché pourquoi. Il aimait s’imaginer que c’était une quelconque histoire de malédiction magique, de capacité surnaturelle pas encore développée ou de lien mental avec un dangereux sorcier meurtrier et assoiffé de sang… D’ailleurs, Frederik aurait aimé pouvoir devenir invisible, mais réellement. Pas ce semblant d’invisibilité qui le faisait se sentir mal. Il aimerait réellement disparaitre, devenir translucide, ne plus se faire voir et ainsi faire ce que bon lui semblerait. À la place, il avait l’impression de faire partie du décor. Partout, tout le temps. Comme un cadre qui était au même endroit depuis des dizaines d’années dans une maison et qu’on finissait par ne même plus remarquer. Sauf qu’il était un être humain et qu’il avait des sentiments. Le cadre sur le mur n’avait même pas la capacité de se ficher de ne pas être remarqué, mais le jeune Holmes, lui pouvait se sentir mal d’être quasi-invisible.

Frederik était content de voir les gens arriver de plus en plus nombreux. Il avait eu peur que ce soit plutôt une soirée intime et hautaine, comme les Crowley organisaient parfois. Ils invitaient seulement une ou deux familles et ils passaient la soirée à se venter et à comparer qui était meilleur sur tel ou tel point. C’était un combat de coqs, ils n’écoutaient pas vraiment ce que disaient les autres, ils se préoccupaient beaucoup plus de ce dont ils avaient l’air et préparaient leur prochain argument. Et ce n’était pas seulement parce qu’ils étaient riches qu’ils faisaient ça. La différence était justement que leurs moyens et leurs arguments étaient plus gros, plus chers, plus rares. Même les gens de la classe moyenne jouaient à ce jeu, qui était la version supposément adulte et mature du fameux «mon-père-est-plus-fort-que-le-tien». Et on pouvait le voir au quotidien. Dans un quartier résidentiel, si un voisin s’achète une nouvelle voiture, au moins un ou deux allaient le suivre, parfois cela arrivait même dans la même famille. De même, les premiers qui installaient leurs décorations de Noel étaient aussitôt imités par leurs voisins et commençait alors la guerre de qui en avait le plus, qui avait les plus brillantes, etc. La vie en société était une mascarade, de la fanfaronnade gratuite et futile et tous ces jeux de pouvoirs ennuyaient vraiment le jeune Holmes.

D’où il était, Frederik voyait tout le monde qui entrait dans la demeure. Il pouvait donc les voir, les observer, avant même que ceux-ci ne le remarque. Frederik ne se gênait donc pas pour regarder les jolies filles, leurs jupes courtes ou longues, leurs robes moulantes ou amples, décolletées ou moins, cheveux lâches ou attachés, elles avaient toutes quelque chose de spécial. Frederik les regardaient toutes. Sa préférée était vêtue de kaki et maquillée avec beaucoup de noir autour des yeux. Frederik regardait toutes les femmes de la même façon. Il regardait les garçons aussi. Ils étaient beaucoup moins nombreux, et habillés de façon un peu plus décente, ce qui laissait moins d’idées en tête, mais quand même; Frederik avait beaucoup d’imagination. Et c’était d’ailleurs beaucoup plus facile pour lui quand cela concernait les autres hommes. Le jeune homme blond platine lui avait fait tout un effet, mais il n’arrivait pas à se l’expliquer. C’était peut-être plus un frisson glacial, face à son air inquiétant?

Frederik secoua sa tête quelques secondes et suivit avec sa tête la jolie blonde un peu survoltée. Il la suivit jusqu’à ce qu’il perde légèrement l’équilibre, puis il reprit contact avec la réalité. Il était convaincu que personne ne l’avait vu, du moins, il n’avait croisé aucun sourire moqueur. Il regarda à nouveau l’horloge et roula des yeux de désespoir. Frederik retourna se chercher un verre rapidement, ni vu ni connu et retourna finalement dans la pièce principale. Il chercha des yeux une personne en particulier et sourit en le trouvant finalement. Déterminé, il décida d’aller s’adosser au même mur que Jim Crowley, à une distance de quelques centimètres seulement. Il ne disait rien, il était juste là, et il savait que c’était suffisant pour embêter Jim. Il resta ainsi, en silence, à ses côtés, en sirotant son verre, plusieurs minutes. Puis, sans même regarder le jeune Crowley, Frederik Holmes lança :


-Elle te va bien, ta chemise…

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 22 Jan - 20:25

L’un des aspects que j’aimais dans le fait de diriger ma propre entreprise était la liberté que je pouvais prendre sur mes horaires. Ce soir-là, j’avais décidé que ni Deborah ni moi ne travaillions pour que nous puissions aller à cette fête ensemble. Il n’était pas rare que nous nous absentions en même temps, mais j’évitais habituellement que cela se produise lors des soirées les plus achalandées, comme c’était le cas aujourd'hui. J’avais toutefois sélectionné nos meilleurs employés pour tenir le navire toute la soirée et je ne m’inquiétais pas, surtout en considérant qu’il y aurait tout de même un Lackey au Velvet : Samson devait bouger ses jolies fesses ce soir. Deborah et moi étions les vraies patronnes, mais je savais que la présence de mon frère excuserait plus facilement que nous ne soyons pas là.

-DEBORAH! RENTRE-MOI TOUT DE SUITE CE CORPS DANS LA VOITURE!

Nous avions passé des centaines d’années à tuer pour arriver à obtenir des corps tangibles et voilà qu’elle essayait de tout réduire à néant! Nos corps ne vieillissaient pas, mais ils pouvaient être blessés…donc, logiquement, ils pouvaient aussi mourir des suites de leurs blessures. Je savais que je ne survivrais pas à la perte de ma sœur. La voir se mettre ainsi en danger me glaçait d’effroi.

Je me forçai néanmoins à ne pas exploser de rage et j’essayai de garder ma bonne humeur malgré les folies de Deborah. Nous étions sorties pour avoir du plaisir et nous en aurions. C’était pourquoi, en arrivant, j’avais un peu laissé ma sœur de côté pour me jeter sur notre hôtesse. Je fus bien contente de voir que Maddie m’avait suivie. Je flottais toujours quand elle était près de moi.

Après les politesses effectuées auprès de Kayla, je remarquai que Deborah semblait avoir décidé de se lier d’amitié avec la colocataire laide de Maddie et j’essayai de n’en avoir rien à faire mais, en même temps, j’aurais voulu qu’elle me suive, comme mon amie, et qu’elle soit avec moi plutôt qu’avec cette autre fille. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la jalousie dès que ma sœur adressait la parole à une autre personne, comme si j’entrais en compétition avec quiconque arrivait à la faire sourire. Ne comprenaient-il tous pas qu’elle était MA sœur, MA famille, MA raison de vivre?


-Cheers ! À nous deux !

Je levai ma flute en souriant, détachant les yeux de sur Deborah. Heureusement, il y avait Maddie. Elle seule, de toute ma vie, avait réussi à me faire voir les gens hors de ma famille comme autre chose que des ennemis voulant me nuire. Je faisais une confiance aveugle à mon amie et je l’aimais peut-être même autant que si elle avait été l’une de mes sœurs.

-Celui-là, je devrai lui régler son compte avant de sortir de cette maison.

Je suivis le regard de Maddie pour trouver un jeune homme en fauteuil roulant. Je ne l’avais jamais vu auparavant mais, si mon amie le détestait, il était maintenant sur la liste des personnes à éliminer pour moi aussi.

-Qui est-ce?

Je terminai ma flute d’un trait et me versai à nouveau du champagne. Je savais que j’aurais plus de plaisir un buvant un peu…

-Compte sur moi pour t’aider. Ton ennemi est mon homme à abattre.

Peut-être même déciderais-je de le tuer, si cette soirée ne suffisait pas à satisfaire les envies de règlements de comptes de Maddie. Malheureusement, la jolie Kayla l’emmena dans une autre pièce où il fut hors de mon champ de vision, coupant un peu mon inspiration pour des plans de destruction de sa personne.

Je regardai à nouveau dans la direction de Deborah et je grimaçai en voyant qu’elle s’était déjà entourée de plusieurs personnes. Puis, juste derrière elle, je vis la porte vitrée et, de l’autre côté, la piscine. Une piscine!

Non, Atara.

Je pris une gorgée de champagne pour calmer mon enthousiasme déplacé. La porte était fermée. Logiquement, cela voulait dire que je n’avais pas le droit de songer à aller me jeter dans la piscine. En ramenant mon regard vers Maddie, je remarquai une jolie fille, toute seule, les yeux rivés sur son téléphone. La pauvre allait manquer toute la fête! Habituellement, je n’en aurais rien eu à faire, surtout avec mon amie près de moi, mais puisque Deborah essayait de me prouver qu’elle pouvait attirer les foules, il fallait que j’y arrive, moi aussi.  Je tendis donc ma flute à Maddie pour qu’elle la tienne, en prit une autre et, de mon autre main, la tirai doucement par un bras dans la direction de la fille.En m’approchant, je remarquai un autre électron libre, planté tout seul, lui aussi, pas loin de la fille, mais pas assez proche pour avoir l’air d’être avec elle. Je nous immobilisai entre les deux, en me penchant un peu vers la fille.


-Quand on fait la fête, le champagne, c’est mieux que les textos, chérie.

Je tendis à la jeune fille la boisson que j’avais apportée et je pris la mienne des mains de Maddie. Puis, je me tournai plus vers le garçon, un joli blondinet.

-Ce que tu bois…si tu exagères, tu ne pourras même plus VOIR de framboises de ta vie. Crois-moi.

Puis, je m’adressai à mes deux nouveaux spectateurs, me reculant un peu pour les avoir tous deux dans mon champ de vision.


-Atara . Et la plus belle de la place, c’est Maddie.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Jeu 30 Jan - 12:22

Certaines personnes avaient peur des espaces restreints, d'autres des foules. Personnellement, ni les uns ni les autres ne m'impressionnaient. Bien au contraire. Surtout pour les foules... je les adorais! Remarquez, avec le travail que j'occupais, j'avais intérêt à être à l'aise devant plusieurs personnes! Le Velvet Dream était presque toujours bondé... Il y avait quelque chose de grisant à être dans une foule. On partageait quelque chose de particulier tous ensemble. Pour une fois, les gens étaient tous sur la même longueur d'ondes. Il était génial de sentir l'énergie qui en émanait, la proximité des corps, le partage d'émotions...

-Salut Deborah !! Ta robe est superbe !!

Je me retins de rouler des yeux et lui fit plutôt un grand sourire, en tournant seulement légèrement la tête vers le siège arrière. Autant j’étais contente qu'elle rende ma sœur heureuse, autant je ne comprenais pas ce qu'Atara lui trouvait tellement. En ce moment particulièrement, je la trouvais hypocrite. Comment avait-elle pu voir ma robe, alors que j'étais assise dans un véhicule, que le dossier de mon siège lui gênait la vue et que mon veston de cuir en cachait la majorité? Je croyais qu'elle avait seulement voulu faire le premier compliment et ainsi mieux paraître... Cependant, je ne m'en fis pas plus longtemps à propos de cette Maddie et de son hyprocrisie écoeurante et je décidai de m'amuser. Point final

-DEBORAH! RENTRE-MOI TOUT DE SUITE CE CORPS DANS LA VOITURE!

Je ne l'écoutai pas. Je savais qu'elle faisait cela parce qu'elle avait peur qu'il ne m'arrive quelque chose, mais elle s'inquiétait trop cette fois. Tout était sous contrôle. Je voulais seulement m'amuser.

Dans la maison, j'aimais l'ambiance. La décoration et les lieux étaient somptueux. On se croyait presque dans un film, à force que c'était beau! Les gens étaient heureux et l'atmosphère était tout en légèreté. Certaines personnes étaient plus solitaires, mais il y en avait toujours des comme cela et ils ne brisaient pas l'ambiance de la fête, alors tout le monde était heureux, je crois. Je cherchai des yeux ma sœur et ne fut pas surprise de la trouver au bras de Maddie. Je l'avais perdue pour la soirée, c'était définitif. Je n'étais finalement même pas triste de m'être instinctivement rapprochée de Nichole. Et tant mieux si cela rendait Atara jalouse, cela lui apprendrait peut-être... .


-Je suis Nichole…Nicky. Je préfère Nicky.
-D'accord, alors ce sera Nicky!


Je lui fis un clin d'œil taquin, avec un joli sourire et la regardai quelques instants. Ses sourcils étaient parfaitement épilés, symétriques, droits. Ils encadraient bien ses yeux qui me semblaient verts maintenant. Ses cheveux commençaient à une distance normale. Ils étaient un peu fades et leur couleur ne la mettaient pas en valeur, mais elle avait très certainement un potentiel. Je pourrais facilement lui donner un coup de main dans les prochaines semaines et lui donner l'éclat qui lui manquait.

Je jetai un coup d'œil autour de moi, un peu à la recherche de ma sœur. Je la trouvai finalement, coupes de champagne en main, et je sus que quelque chose clochait. Il y avait quelque chose, au fond d'elle qui bouillait. J'avais même l'impression qu'elle m'en voulait. Oui, ça devait être ça! Elle devait être dérangée par le fait que je ne sois pas à son bras et que je réussisse à m’amuser même si elle était loin de moi. Pourtant, elle n'avait aucune raison d'être fâchée contre moi, puisqu'elle était la première à m'avoir bêtement abandonnée au profit de quelqu’un d’autre!

Je ne connaissais pratiquement personne, mais faire de nouvelles rencontres ne m'embêtait aucunement. Et tant mieux, puisque j'avais rapidement été entourée des amis de Nichole.


-Salut! Ça fait longtemps que vous êtes là?

Je ne connaissais pas ce jeune homme. Ou alors vaguement. Et donc, je ne lui fis qu’un sourire en guise de réponse avant d’engloutir un shooter. J'avais l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, tout en ne l'ayant jamais vraiment vu. Ce n'était donc pas un habitué du Velvet Dream. Il était joli, mais était habillé avec un soin qui me laissait relativement perplexe tant qu'à son orientation sexuelle. M'enfin, cela ne me regardait pas rèllement, je crois.

-Hey, Anthony...

J'avais tout de suite vu que la jolie rousse avait pris un des shooters que j'avais préparé pour Nichole et moi. Mais je ne l'a réprimanderait pas, j'en avais fait bien amplement pour plusieurs et elle était la bienvenue à célébrer avec nous. Tout comme le petit gai. Je distribuai donc les shooters de sorte à ce que chacun de nous quatre en ait un dans chaque main.

-Je suis Deborah, c'est un plaisir de vous rencontrer et je nous souhaite une excellente soirée... CHEERS!

Je comptai jusqu'à trois à voix haute et enfilai mon verre, imitée par les autres. Une fois l'alcool avalé, je ne laissai pas plus de temps à mes compagnons et les entrainai en les prenant par le bras vers ce qui me semblait être la piste de danse. Cette soirée allait être mémorable!

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 15 Fév - 11:00

-Qui est-ce ?

Ouais bon, ça n’avait pas été ma meilleure idée que de prononcer ces mots devant Atara puisqu’elle ne connaissais aucunement l’existence de mon frère. Il faut dire qu’à l’époque où je l’avais connue, j’avais totalement décidé que Tez’ n’existait plus à mes yeux. J’éprouvais toutefois toujours une petite joie à partager ma haine contre quelqu’un avec Atara, elle était ma meilleure amie, la sœur que je n’avais jamais eue. Et puis, il fallait dire qu’elle savait haïr quelqu’un mieux que quiconque, mais lui révéler l’existence de mon frère et de la raison pour laquelle je le hais aussi violemment nous orienterait vers cette vérité que je voulais à tout prix taire... Du moins pour l’instant. Je n’étais pas prête à la reperdre… même si je savais que plus j’attendrais, pire ce serait. À ce moment, je préférais profiter du temps que je pouvais avoir à ses côtés.

-Un connard qui a passé le plus clair de son temps à empoisonner mon existence.

Tout en parlant, je fixais Tez’ qui semblait attendre quelqu’un, comme un chien battu handicapé. Pauvre con. Il semblait même avoir une quelconque étincelle dans ses yeux fades, stupides et sans expression. Je compris pourquoi lorsque je vis la jolie Kayla qui venait de nous quitter lui tendre une flute de champagne et le traîner dans une autre salle. J’avais beau le haïr jusque dans ma moelle osseuse, personne au monde ne le connaissait mieux que moi. Ainsi, le petit toutou à roulettes était amoureux de la jolie blonde aux bouclettes. Mon visage se tordit en une expression diabolique. Si mon frère pouvait aimer, il pouvait être détruit plus facilement que je ne le croyais.

-Compte sur moi pour t’aider. Ton ennemi est mon homme à abattre.

Je me retournai vers mon amie pour lui faire le plus immense sourire du monde. Je l’aimais tellement, elle était drôle, énergique et un peu folle… folle comme moi. J’avais l’impression d’avoir une deuxième moitié.

-Je n’en ai pas douté une seule seconde, mon amie.

Je mis mon bras sur ses épaules pour la coller sur moi et j’éclatai de rire. Nous avions l’air de deux adolescentes complètement défoncées. J’aimais provoquer, rendre les gens mal à l’aise. J’aimais qu’on me craigne, dommage que j’aie été créée pour être l’héroïne du jour. Je n’avais jamais compris pourquoi je ne me sentais pas bien dans ma peau, même en étant un dieu. J’avais toujours cru que c’était dû au fait que j’étais une femme dans un homme… Evidemment nos créateurs n’avaient jamais imaginé qu’il aurait peut-être été bien de considérer nos personnalités avant de nous attribuer nos tâches ni même de se rendre compte que nous ne nous sentions pas à l’aise d’être tous des hommes, que les femmes aussi pouvaient être puissantes. Je n’étais pas faite pour faire le bien, pas du tout. Chaque fois que je sauvais une situation, que j’utilisais mes pouvoirs pour faire tomber le mal, je ne ressentais rien de positif, comme si ce n’était jamais ce que je voulais vraiment faire. Pourtant, les gens héroïques ressentaient toujours une fierté, une force, quand ils accomplissaient un acte héroïque. La seule fois où j’avais ressentis ce genre de sentiment, c’était lorsque j’avais fait tomber une malédiction sur mon frère, le privant ainsi de ses jambes lorsque le Soleil dominait la nuit.

Atara nous attira vers une pauvre fille (c’était le seul qualificatif qui me venait quand je la regardais, là toute seule avec son téléphone cellulaire).


-Quand on fait la fête, le champagne c’est mieux que les textos, chérie.

J’éclatai de rire. Elle avait toujours été du genre à amener la fête avec elle. Nul besoin de comprendre pourquoi je l’aimais tant. Malgré son allure de personne dure d’approche, elle savait ensoleiller une soirée et faire sentir les gens à l’aise, sauf bien sûr quand elle les détestait. Atara semblait tenter de rallier un garçon blond - je dirais même blanc dans son entièreté – qui n’avait pas l’air d’apprécier la soirée du tout. Allons donc ! Nous étions capables de leur faire vivre la soirée de leur vie !!

-Ce que tu bois… si tu exagères, tu ne voudras même plus VOIR de framboises de ta vie. Crois-moi…

J’éclatai de rire à nouveau.

-Been there. Done that. Et tu ne veux pas vivre ça.

-Atara. Et la plus belle dans la place, c’est Maddie.

Je la regardai avec un air espiègle et soulevai mon sourcil gauche.

-Elle dit n’importe quoi, c’est elle la plus belle dans la place !

Je lui fis un clin d’œil amusé.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 15 Fév - 17:37

Nichole avait fréquenté un homme, Andrew, pendant quelques mois. Il n’avait jamais été spécialement gentil avec elle, mais elle s’était attachée à lui et avait espéré que leur relation aille plus loin. Nicky s’attachait facilement aux hommes qui lui témoignaient suffisamment d’attention pour qu’elle se sente spéciale à leurs yeux, et ce, même si cette attention était néfaste pour elle. Il y avait des semaines qu’elle n’avait pas eu de nouvelles d’Andrew. Elle l’avait contacté quelques fois, mais il s’était montré très distant, si bien qu’elle n’avait pas osé pousser. Elle l’avait laissé s’éloigner d’elle, persuadée qu’elle avait fait quelque chose de mal et qu’il préférait se débarrasser d’elle plutôt que lui expliquer pourquoi il n’était plus intéressé à la voir. Ce distanciement apparemment injustifié blessait profondément la jeune femme. Elle comprenait très bien qu’on puisse se lasser d’elle, mais elle n’arrivait pas à saisir en quoi elle méritait le silence plutôt que des mots clairs pour mettre fin à la relation. Dans tous les cas, elle essayait de ne pas trop penser à Andrew et d’éviter de lui inventer mille raisons qui étaient probablement loin de la réalité, ce qui était assez difficile.

-Salut! Ça fait longtemps que vous êtes là?

Anthony était spécial dans le cœur de Nichole. Il était l’une des rares personnes sur qui elle savait qu’elle pouvait compter. La jeune femme accordait facilement une confiance de base à pas mal n’importe qui, mais il était rare qu’elle soit à ce point convaincue de l’intégrité d’une personne. Anthony Redfield était quelqu’un de bien et il était un ami précieux pour la jeune blonde, laquelle aurait d’ailleurs adoré que le jeune homme la voie autrement que comme une simple amie, car elle le trouvait charmant. Nicky avait plus l’habitude de sortir avec des types louches, puisque ceux-ci étaient plus enclins à profiter de sa naïveté avec les hommes. Il était moins fréquent qu’elle s’intéresse aux hommes dans le genre de son ami, ceux-ci lui donnant l’impression de ne pas du tout lui laisser de chance parce qu’ils étaient trop bien pour elle.

-Anthony! Je suis super contente de te voir!

Elle avait presque cru qu’il ne viendrait pas…même si elle n’avait eu aucune raison d’en douter. Le jeune homme avait accepté l’invitation qu’elle lui avait lancée, avec une nonchalance feinte, quelque temps plus tôt. Ils avaient convenu de se rejoindre sur place à cause des horaires variables du journaliste et Nicky avait fait de son mieux pour ne pas être déçue qu’Anthony ne soit pas officiellement son cavalier de la soirée. Toutefois, le voir à cette fête la remplissait de joie, si bien qu’elle lui sauta au cou pour le serrer contre elle. Elle le lâcha assez rapidement, gênée par son propre comportement, mais tout de même de très bonne humeur.

-Hey, Anthony.

Une véritable douche froide. Qui était cette fille et d’où connaissait-elle Anthony? Elle était vraiment très belle avec ses grands yeux et ses lèvres pleines. Nichole la détesta instinctivement, mais elle lui sourit en prenant candidement le bras du jeune homme près d’elle, pour que ce soit clair pour tout le monde qu’ils allaient passer la soirée ensemble. Son aversion naissante pour la fille aux cheveux de feu augmenta encore lorsqu’elle la vit voler l’un des shooters que Deborah avait préparés. Mais pour qui se prenait-elle?

-Je suis Deborah, c'est un plaisir de vous rencontrer et je nous souhaite une excellente soirée... CHEERS!

Heureusement, il y avait cette fille super : Deborah. Nicky avait décidé qu’elle l’aimait bien. Elle but en même temps qu’elle, la suivit sur la piste de danse sans lâcher le bras d'Anthony et remercia le ciel de l’avoir rencontrée ce soir : sans elle pour détendre l’atmosphère, elle aurait eu plus de mal à se retenir de balancer l’autre fille par-dessus la table. Elle était exagérément jolie, mais sa présence était suffisamment agréable pour que Nicky mette de côté comment elle nuisait à son estime de soi. Deborah semblait avoir un don pour la fête et pour s’entendre avec tout le monde, ce qui était visible juste à sa manière de paraître à l’aise avec des inconnus. Le seul point négatif à cette qualité était qu’elle n’allait certainement pas aider Nicky à faire partir la nouvelle arrivante.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 7 Mar - 10:39

Certaines personnes choisissent leur emploi en fonction de ce qu’ils pensaient que les autres voulaient les voir faire ou en fonction du salaire qu’ils allaient faire annuellement. Bien sûr, ce n’était peut-être pas une si mauvaise chose, si on pensait à un éventuel bien-être, une certaine aisance financière qui faisait en sorte qu’ils seraient moins stressés et ne se casserait pas la tête à savoir s’ils réussiront à atteindre la fin du moins sans devoir se priver de quoi que ce soit. Cependant, il ne fallait pas oublier que ce qu’ils choisissaient de faire, ils allaient devoir le faire tous les jours du reste de leur vie. Et cela pouvait être long le reste d’une vie. Surtout quand on n’aimait pas ce qu’on faisait. Je connaissais tellement de gens qui avaient fait des retours aux études afin de changer de plan de carrière après quelques années à essayer leur première idée. Et même certains qui en avaient fait deux ou trois ou quatre… En ignorant volontairement ce qu’ils voulaient vraiment. J’en avais vu aussi beaucoup faire des dépressions et des épuisements professionnels à répétitions, en ne comprenant pas d’où venait leur détresse. Personnellement, je n’avais jamais douté de mon choix de carrière. Depuis tout petit, j’avais toujours été très curieux, intéressé et impliqué dans ma communauté et ce qui s’y déroulait. J’avais besoin de tout savoir, tout contrôler, tout découvrir. Devenir journaliste avait donc été clair et facile pour moi. Ainsi, aller travailler tôt le matin, me courir partout dans la ville pour couvrir un évènement puis un autre ou revenir du bureau seulement très tard chez moi, tout cela n’avait pas d’importance, c’était même presque normal. Je ne me voyais pas faire autre chose que cette recherche de vérité et d’informations. Les autorités policières disaient souvent que si on n’avait pas les autorisations nécessaires, on pensait pouvoir savoir ce qui se passait réellement dans notre ville mais au fond, on ne pouvait pas puisqu’on n’avait pas ces fichues autorisations, mais je n’étais pas d’accord. Les gens avaient le droit de savoir ce qui se passait réellement et s’il fallait que ce soit moi qui interrogent les gens et mette la vérité au grand jour eh bien je voulais bien porter le chapeau et faire tous les sacrifices nécessaires pour le faire.

J’avais donc naturellement été au devant de la maison de cette hôtesse que je ne connaissais pas, essayant de découvrir des petits secrets et d’autres aspects, des choses cachées, enfouies, afin de savoir à qui j’avais vraiment affaire. Puis, tout naturellement, je m’étais joint à ce groupe hétéroclite même si je ne les connaissais pas toutes. J’étais ravi de revoir Nichole. Depuis ce qui s’était passé dans mon bureau, avec le fou furieux à l’arme et toutes ces révélations magiques, je l’avais découvert sous un autre jour. Elle n’était plus la petite blonde innocente et une simple amie. Un déclic s’était fait. Je l’avais découvert comme une femme à part entière. Ainsi, quand elle m’avait invité à cette soirée, j’avais vu cela comme une bonne façon de retirer le malaise entre nous suite aux évènements précédents.


« -Anthony! Je suis super contente de te voir! »

Je lui fis la bise en lui faisant une légère accolade civilisée. Elle avait l’air sincère. Je posai mes yeux sur elle et regardai réellement ce que je voyais. Nichole avait mis un effort sur son apparence, beaucoup plus que d’habitude. Son maquillage léger mettait ses yeux en évidence et ses cheveux bouclés encadraient bien son visage. Sa robe noire lui allait à ravir, de ce que je voyais malgré son veston. Elle était très jolie et j’aimais ce que je voyais.

« -Hey, Anthony. »

Je sursautai et me retournai en direction de cette voix féminine et connue. J’écarquillai les yeux de surprise et mon sourire illumina rapidement mon visage. Je ne m’attendais vraiment pas à voir mon amie Milda ici. Ce n’était pas tellement son genre, il me semblait, mais c’était une superbe surprise. Elle était aussi très belle. Je la serrai contre moi quelques instants, mais pas trop longtemps parce que je savais bien qu’elle n’appréciait pas particulièrement les contacts physiques. Seulement, j’étais tellement content et surpris de la voir que cela avait été plus fort que moi.

« -Hey Milda! Je suis surpris de te voir ici… agréablement surpris! Je te présente Nichole et… »

Ah tiens, j’avais des shooters dans les mains maintenant. Et la main de Nichole sur mon bras. Ce petit contact était chaud. Je lui fis un grand sourire et un clin d’œil.

« -Je suis Deborah, c'est un plaisir de vous rencontrer et je nous souhaite une excellente soirée... CHEERS! »

Cette Deborah était ravissante, vraiment. Il y avait quelque chose de magnétique, de magique presque qui faisait en sorte que nos yeux étaient attirés vers elle dès qu’elle bougeait. Par contre, je ne tenterais pas de la flirter. Je savais ne pas être de taille. Je bus l’alcool servi en même temps que les autres en grimaçant légèrement en avalant le deuxième verre. La dénommée Deborah me surprit particulièrement quand elle nous entraîna tous vers la piste de danse. Je fis quelques pas auprès de Nichole avant de me placer afin de ne pas tourner le dos aux autres jeunes femmes. Je savais que Milda n’allait pas apprécier cette activité imposée et je lui fis un sourire doux et gentil, afin de la mettre un peu plus à l’aise.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 8 Mar - 10:41

Je ne considérais pas que voler était mal. Tellement de crimes plus affreux étaient commis chaque jour sans que personne ne lève le petit doigt. Dérober des objets ne causait que peu de mal à la victime. Je ne volais pas par plaisir comme le faisaient certains. La montée d’adrénaline créée par la peur de se faire prendre ne me faisait pas vraiment envie. Ce que je prenais me faisait envie, rien de plus. Je craignais naturellement de me faire prendre, mais j’étais toujours très prudente et, si le danger d’être interceptée était grand, je renonçais, à moins que j’aie vraiment besoin de ce que je volais.

Je savais qu’il y aurait pas mal de monde à cette fête. Kayla était jolie et venait d’une famille au nom assez connu dans la ville. Il était évident que plusieurs personnes viendraient et que la majorité d’entre elles serait d’une classe sociale équivalant à celle de ma collègue de classe. Les chances de dérober un objet qui permettrait de me nourrir convenablement pendant la période d’examens seraient assez grandes. Je ne comptais pas m’aventurer dans la grande demeure pour faire une chasse au trésor, mais je gardais les yeux ouverts : si je voyais un petit objet facile à cacher, je le prendrais. Je souhaitais que l’une de ces filles riches ait mal aux oreilles et doive déposer ses précieuses boucles d’oreilles sur un meuble, mais je pouvais bien rêver. Elles étaient toutes là à vouloir être la plus belle de la soirée avec leurs robes et leurs parures.


J’étais heureuse d’avoir débusqué un allié dans ce territoire miné. J’avais préparé quelques réponses aux questions d’usage, mais j’étais toujours nerveuse dans un grand groupe. Quoique je le fusse nettement plus si j’étais seule avec un homme.

-Hey Milda! Je suis surpris de te voir ici… agréablement surpris!

Anthony ne put s’empêcher de se livrer à l’une de ces effusions dont il semblait dépendant. Je me raidis, mais ne le repoussai pas. J’avais beau m’être convaincue qu’il ne me voulait pas de mal, je n’étais toujours pas à l’aise.

- Je te présente Nichole et…

Je remarquai que la fille blonde près d’Anthony le tenait par le bras. J’en déduisis qu’ils étaient venus ensemble. Mon ami avait donc une cavalière. J’accordai donc un peu plus d’attention à ladite Nichole et notai que, comme les autres filles, elle avait revêtu une robe et des bijoux. Je n’avais pas les moyens de me payer de vrais bijoux et je préférais m’en passer que porter ces trucs de pacotille qui traînaient à cette friperie où j’allais généralement me procurer mes vêtements. En la regardant, même pendant moins de cinq secondes, je réalisai que je devais être la seule invitée à ne pas m’être maquillée et à avoir passé moins de trois minutes sur ma coiffure – j’avais simplement brossé mes cheveux et je les avais laissés tomber normalement sur mes épaules. Habituellement, je n’en avais rien à faire de ce que les gens pensaient de mon apparence mais, ce soir, j’aurais voulu me mêler aux autres. Être jolie comme elles, de cette manière calculée qu’on leur enseignait dans les médias. Cette main sur le bras d’Anthony me rappelait que j’étais une Lituanienne exilée qui voulait se faire passer pour une Américaine, et qui n’y arrivait toujours pas à la perfection.

-Je suis Deborah, c'est un plaisir de vous rencontrer et je nous souhaite une excellente soirée...

-Je suis Milda...merci.


Anthony venait de m'appeler par mon prénom, mais je voulais être polie.

-CHEERS!

Je pris le shooter avec joie. L’alcool était mon principal allié en ce monde. Il me permettait de me détendre malgré tout le reste. Je serais bien restée là, plantée debout avec l’alcool, toute la soirée, mais la fille qui m’avait donné mon verre s’empressa de nous agresser dès que nous eûmes terminé notre boisson. Elle nous tira tous les trois vers la piste de danse et je songeai à la repousser aussi violemment que le faisaient entre eux les prisonniers auxquels je servais la nourriture. Néanmoins, je me contins, à la fois parce que je voulais continuer à améliorer mon identité américaine et parce que je ne voulais pas qu’Anthony pense que j’étais folle. Il devait déjà avoir des doutes sur ma santé mentale, d’ailleurs. Je savais que je n’étais pas un clown et que certaines de mes paroles le laissaient souvent perplexes, mais je ne voulais pas qu’il cherche à savoir pourquoi je fuyais à toute vitesse la piste de danse.

J’entrepris donc de me déhancher en essayant de sourire. Je savais danser, même si je détestais le faire. J’avais appris à mouvoir mon corps avec grâce alors qu’il était celui d’une jeune adolescente. Je devais repousser le souvenir de ces dizaines de danses effectuées dans la pénombre d’une chambre crasseuse, me concentrant sur la musique pour ignorer le plus possible les grognements dégoûtants d’un homme qui avait payé pour me regarder faire. Encore une fois, je fixai mon attention sur la musique pour faire taire les mauvaises images qui me venaient. J’interceptai le regard d’Anthony et, comme il me souriait, je me forçai à faire de même. Le fait qu’il n’ait pas un air pervers en me voyant bouger me permit de me calmer un peu. Les hommes n’étaient pas tous des obsédés, il fallait que je m’en convainque chaque jour.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 9 Mar - 22:21

-Et toi tu es magnifique.

Mon sourire ne pu que s’élargir. Ce garçon avait quelque chose de lumineux qui me faisait du bien. Sa présence était apaisante pour moi, il me faisait presqu’oublier ma vie, il me donnait espoir qu’un jour, je pourrais être heureuse.

Je n’avais pas réalisé que le fait de dire à Ezra que je devais lui parler le rendrait aussi nerveux. J’avais eu l’impression de lui parler amicalement en souriant, mais je réalise que j’ai beaucoup à apprendre concernant les relations avec les autres. Ezra était le premier garçon avec qui j’avais vraiment des contacts amicaux. Bien sur, je voyais souvent cette tache de Jim – merci à nos parents de nous infliger nos présences respectives – mais Ezra était le premier que je fréquentais de ma propre volonté et je tenais vraiment à ne pas gâcher ce qui nous unissait. J’avais vraiment l’impression qu’il y avait quelque chose de fort entre nous. Tout ça pour dire que je n’avais pas réalisé que j’avais rendu Ezra mal à l’aise avec le fait de lui parler. Ma propre nervosité avait certainement quelque chose à voir avec tout ça.


-Kayla… Je suis désolé si j’ai fait quoi que ce soit de travers. Je ne te veux que du bien parce que tu es la plus belle chose qui soit arrivée dans toute ma vie…

Lorsque j’embrassai Ezra, le temps s’arrêta… Du moins, ce fut mon impression. C’était mon premier baiser… Du moins… Le premier que je voulais vraiment. Ezra avait parlé avant je ne l’embrasse, mais l’information ne se rendit à mon cerveau qu’une fois que je retirai mes lèvres des siennes et ce furent deux grands yeux incrédules qui le regardèrent un instant, en silence. Mon sourcil droit s’éleva alors que je devins écarlate. Je lui fis un petit sourire amusé…

-Je ne sais pas si c'est parce que je suis folle… mais je n’ai profondément aucune idée de la raison pour laquelle tu t’excuses…

Et puis, la deuxième partie de la phrase atteint mon cerveau. Gênée par ces révélations, je baissai les yeux et devins encore plus écarlate. Mon sourire ne disparu toutefois aucunement. Une sorte de chaleur s’empara de moi, la certitude que mes sentiments étaient partagés avec le garçon que j’aimais. J’avais les yeux pleins d’étoiles. Si je m’étais écoutée, je l’aurais embrassé à nouveau et tout le reste de la soirée, mais je savais que je devais être une hôte exemplaire, ne serait-ce que pour Jim et Melany… Tient elle, j’avais oublié qu’elle avait failli gâcher toute ma soirée un peu plus tôt. Il fallait bien que je réagisse à la phrase qu’Ezra avait dit… comment ça marchait rendu là?

-Ezra, tu ES le bien qui m’arrive… Je ne sais pas comment l’expliquer, mais depuis que je te connais, tout est plus beau.

Je lui fis un demi sourire timide.

-Je crois bien que je t’aime, Ezra.

C’était sorti tout seul, si naturellement. Je ne me reconnaissais plus, moi, la fille étrange qui ne parlait jamais à personne, je venais de dire à un garçon que je l’aimais. J’avais l’impression que tout était ensoleillé, mais soudain, quelque chose me terrassa, m’assomma : Mes parents m’avait promise aux Crowley. Qu’arriverait-il quand ils décideraient que je devrais marier Jim, quand les parents de Jim lui mettraient ma bague de fiançailles dans les mains et lui ordonnerait de venir demander ma main, chose que mes parents s’empresseraient d’accepter sans que je n’aie quoi que ce soit à dire. Qu’arriverait-il avec Ezra, à ce moment-là, avec mes sentiments? Je préférais ne pas y penser et me laisser être heureuse pour un temps. Pour une fois que je me sentais comme une fille de mon âge.

Je reportai mon attention à Ezra à qui je souris une nouvelle fois. Je le trouvais si joli et lumineux. Ses yeux dégageaient la douceur, je ne pouvais que lui faire confiance, chose qui n’arrivait pas avec les gens, en général.

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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 15 Mar - 20:03

Jim préférait se concentrer sur les résultats que sur les méthodes. Cela lui permettait de garder un certain équilibre. La plupart du temps, les Felidae faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour atteindre leurs buts et les Crowley étaient parmi les représentants de cette race qui prouvaient le plus cette obstination à la réussite. Le jeune homme essayait le plus possible de ne pas questionner les agissements de ses parents et des autres Felidae puissants. Il savait que la force de sa race résidait dans ce don pour la stratégie qui faisait aussi partie de lui. Il devait rendre son existence la plus parfaite et la plus productive possible. Pour ce faire, entre autres, il devait épouser la blondasse débile qui semblait se prendre pour une de ces mannequins humaines, encore ce soir. Jim se répétait que leurs enfants seraient beaux, puissants et intelligents et que leur fortune commune serait impressionnante. Il se concentrait sur ces points ainsi que sur le bonheur qu’en éprouverait sa famille pour endormir un peu son dégoût et ce début de panique qui le gagnait à chaque fois qu’il s’imaginait passer le restant de sa vie aux côtés de Kayla Hofstadter.

Le Felidae détestait les gens. Tous les gens en dehors de ses parents. Chaque personne avait des défauts ridicules ou, pire, des qualités risibles. Voilà pourquoi il évitait les soirées sociales de ce genre. Il se sentait décalé par rapport aux autres personnes qui lui paraissaient vides et à la limite de la stupidité paralysante. Et cette distance l’angoissait, car il ne savait jamais comment la palier complètement. Heureusement, avec les années, il était devenu assez doué avec l’hypocrisie.

Jim n’avait pas prêté attention à ce qu’il avait pris comme verre d’alcool, n’ayant prévu que d’y tremper les lèvres pour donner l’impression qu’il buvait. Il ne savait donc pas qu’il avait pris quelque chose de très fort et, de toute manière, il n’en avait rien à faire. Il irait jeter le contenu de son verre quand personne ne lui porterait attention et le remplacerait par une autre boisson pour conserver les apparences comme quoi il consommait normalement de l’alcool. En attendant, il faisait tourner le liquide d’un petit mouvement de la main avec un air passablement ennuyé.

Le jeune homme avait remarqué que Kayla s’était éloignée avec son invité à roulettes et il trouva son attitude étrange. Que pouvait-elle trouver d’intéressant à s’isoler avec un pauvre handicapé? Peut-être était-elle aussi folle que Melany. Cette dernière, justement, semblait s’être trouvé des amis… L’une des filles lui parlant paraissait tout à fait vulgaire avec sa robe trop courte, ses cheveux décolorés et son maquillage extravagant. Elle lui rappelait à la fois une fille de joie, un clown et un vampire. Il soupira. Quelque chose l’énervait dans cette façon dont les gens, même s’ils étaient souvent sans intérêt, allaient facilement vers sa cousine. Qu’avait-elle de si attirant pour les inconnus?

Jim sentit son corps se tendre un peu à l’approche d’une autre personne qui se dirigeait évidemment vers lui. Il serra un peu les dents en voyant qu’il s’agissait de cet imbécile crasse de Frederik Holmes. De toutes les personnes présentes à cette soirée, c’était lui que Frederik avait choisi de venir embêter. Jim songea à lui jeter son verre au visage avant qu’il ne parle, mais il réprima cette impulsion de la même manière qu’il se retenait chaque fois qu’une envie menaçait son image de jeune homme parfaitement au-dessus de ses affaires.

Ce déchet vivant ne dit rien pendant longtemps et Jim le prit comme une sorte de défi : non, il ne briserait pas le silence entre eux en premier et il ne fuirait pas l’altercation qui allait certainement suivre. Le jeune Crowley se devait de se montrer irréprochable envers le fils des Holmes, mais chacune de leurs conversations ressemblait à une bataille, une sorte de combat civilisé et, de ce fait, hypocrite. Jim sortait ses sarcasmes les plus subtils et ses allusions les plus innocentes en apparences et Frederik le poussait au bord de la crise de rage. Sans y porter attention, instinctivement, le Felidae avala une gorgée d’alcool qui lui brûla la langue et la gorge. Il eut un regard mauvais pour son verre, lequel fut interrompu par les paroles de Frederik.


-Elle te va bien, ta chemise…

Mais à quoi jouait-il avec ce compliment insipide?

-Je sais.

Il aurait pu le remercier, car c’était ce que la politesse exigeait, mais il était beaucoup trop sur les nerfs, ce soir, pour pousser à ce point. Déjà, il se retenait de projeter son pouvoir de choc mental sur Frederik jusqu’à le faire hurler de douleur. C’était un effort considérable.

-C’est toujours le cas quand on porte la meilleure qualité.

Le sous-entendu sur la qualité moindre des vêtements de Frederik était assez facile à déceler dans le ton de Jim, mais toutefois suffisamment subtil pour que le jeune Crowley puisse le nier si on le confrontait à ce sujet. Distrait par sa répartie, Jim porta une nouvelle fois le verre à ses lèvres…et faillit recracher la vodka qui lui décapa presque les papilles.

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What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ]

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