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What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ]

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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 17 Mar - 17:34

Il se voyait comme un auteur désabusé au milieu d’une société mondaine superficielle, trop basse pour lui. Qu’aurait écrit Proust à sa place ? Certainement un nouveau volume d’A la recherche du temps perdu. Et, du temps, il en perdait beaucoup. Il aurait pu le passer à poursuivre cette incroyable saga, par exemple, ouvrir Le côté de Guermantes, se poser dans un coin, ignorer ces existences inutiles jusqu’à ce que sa mère songe à venir le chercher. Comme toujours, il prétendrait avoir passé un bon moment, la comblerait de joie en lui décrivant la richesse de la demeure, les tenues des invités, et l’amuserait en insistant sur la vulgarité de certaines péronnelles. Mais tout était trop bruyant pour espérer un isolement intellectuel. Que pouvait-il faire ? Kayla n’en avait strictement rien à fiche de lui, ni des autres d’ailleurs. La soirée commençait à peine qu’elle s’isolait déjà avec un garçon dans une autre pièce. Classique. On vous faisait croire que ce serait un bal entre gens bien élevés, et tout le monde finirait par faire des choses obscènes. Ils avaient peut-être déjà commencé ! Lenny n’avait jamais participé à des fêtes d’adolescents, mais il tenait trop de rumeurs pour savoir de quelle manière les imbéciles de son âge finissaient leurs nuits. Quand ses camarades ne l’horrifiaient pas avec ce genre d’histoires qui rapportaient comment une pintade quelconque s’était enfermée dans une chambre – qui n’était même pas la sienne – avec un autre type, voire plus, pendant plus d’une heure, son frère se faisait un plaisir de lui décrire ses propres dérives.

Lenny ne leur donnait pas une heure pour perdre tous la tête. Ça commençait déjà. En observant les petits groupes, il devinait les intrigues, les rivalités qui se créaient. Des filles se fusillaient déjà du regard, des garçons aussi d’ailleurs. Il se sentait comme un chien dans un jeu de quilles. A tous les cours, il finirait pas subir les dommages collatéraux d’il ne savait quelle guerre de clan. Désabusé, prêt à revêtir le rôle du martyr, il songea à prendre son téléphone, comme une fille qui avait l’air de s’ennuyer non loin de lui. Peut-être qu’il pourrait amuser quelques internautes en jouant les reporters sur twitter. Après, tout, son dernier message n’était-il pas : « Joie, je suis l’invité d’honneur et forcé d’une cérémonie qui s’annonce aussi guindée que répugnante. » Il y avait bien des lecteurs pour attendre avec impatience la suite des événements…

Hélas, il semblait que ses pires présages furent sur le point de se réaliser. Lenny n’avait jamais eu beaucoup de chances dans ses relations sociales. Au fond, il aurait certainement souhaité se tourner vers le garçon ombrageux qui semblait la personne la plus digne de la fête. Il le sentait sur le point de s’énerver à cause d’un autre garçon qui avait, clairement, un visage à chercher les problèmes. Il aurait pu se faire un allié de l’un ou de l’autre. Or, à la place, il se faisait aborder par les deux filles les plus vulgaires de la pièce. Elles parlaient mal, se tenaient mal, étaient maquillées comme des putes, avaient cette attitude qu’il détestait particulièrement chez les filles : bruyantes, gloussantes, persuadées d’être drôles… Non parce que, vraiment, les répliques de la blondasse n’avaient rien d’hilarant. Elle essayait de faire son intéressante, le résultat était pathétique. Mais les filles étaient toujours comme ça, définitivement pathétiques quand elles ne restaient pas un minimum discrètes. Il haussa un sourcil, et eut ce genre de réplique qui avait tendance à décourager tout le monde :


- J’en doute. Il n’y a que les mauvais alcools qui soient capables de développer un dégoût à vie lorsqu’on en abuse.

Oui, parce que malgré son côté débutant, Lenny connaissait peut-être déjà plus de choses qu’il n’en vivrait jamais. Il ne supportait pas de passer pour un ignorant, et de manquer une occasion de prendre un imbécile de haut. De toute façon, ces filles étaient trop occupées à parader, à s’écouter parler, pour s’intéresser à ce qu’il aurait à dire. Il leur aurait bien retourné qu’elles étaient toutes les deux sans intérêt, qu’il en voyait des dizaines par jour à la télé, en zappant sur ces ignobles chaînes de télé-réalité, mais il se contenta de leur rendre la politesse et, après avoir bu une longue gorgée désintéressée pendant qu’elles essayaient désespérément d’attirer tous les regards sur elles (encore des narcissiques mal dans leur peau), déclara froidement :

- Lenny.

Certes, il avait promis de bien se comporter. Mais s’il pouvait leur passer l’envie de rôder autour de lui, ce serait avec un immense soulagement.
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Le Porte-Malheur
avatarMelany R. Crowley


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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 31 Mar - 9:24

Melany faisait souvent des choses pour faire plaisir à son père ou aux autres. Elle jouait un peu les petites Felidea parfaites, afin de faire oublier à tous ses travers et sa médiocrité. Cette soirée n'en était donc, au fond, qu'une parmi tant d'autres. Melany faisait rarement des trucs pour son propre bonheur ou pour être elle-même. Elle se laissait porter dans les soirées, les mondanités et les demandes de son père, ne se posant pas plus de questions. Elle voulait seulement essayer d'être comme les autres. Depuis que sa mère était morte, Melany était tellement occupée à essayer de rendre son père fier qu'elle en oubliait ce qu'elle aimait réellement. La culpabilité qu'elle ressentait en repensant à l'accident et à la perte de sa mère, ainsi que le dégoût et le déshonneur qu'elle pouvait si souvent lire dans les yeux de son père étaient les motiviations qui la poussaient à tenter si désespérément d'être quelqu'un d'autre. Peut-être qu'à force d'essayer elle allait finir par pouvoir rendre son père heureux et fier d'elle.

D'habitude, lors de telles soirées, Melany finissait par s'insérer dans un petit groupe, participer aux discussions des autres et faire exactement ce à quoi son père s'attendait d'elle. Elle faisait ainsi en sorte de continuer de redorer l'image de sa famille. Plus leur nom brillait, plus cela éblouissait les gens et ainsi moins on voyait ses défauts à elle. Ce soir, par contre, elle n'avait pas du tout envie d'être ici. Elle n'avait pas envie de jouer de jeux et ne voulait plaire à personne d'autre qu'à elle-même. Elle commençait à en avoir marre de ce petit jeu. Cela faisait déjà plusieurs années que Melany tentait désespérément de rendre son père moins hargneux envers elle et il n'y avait pourtant aucune amélioration. Elle aurait aimé retrouver qui elle était fondamentalement, attirer l'attention de quelqu'un pour ce qu'elle était vraiment, que quelqu'un pose ses yeux sur elle et la regarde. Pour vrai. Pas avec un de ces regards vides de poisson au sourire niais que tout le monde lui servait sans cesse. Un peu comme celui que le jeune homme que Kaya avait appelé Ezra, juste avant que Melany ne soit trop loin pour entendre, lui avait lancé. De plus, Kayla faisait partie des gens qui horripilait le plus Melany. L'hypocrisie, l'égoisme et la popularité injustifiée de la jeune femme lui faisait monter une bile acide et brûlante dans l'oesophage quand Melany était trop longtemps en la présence de l'autre jeune femme.


Elle avait son cellulaire dans les mains et feuilletait ses archives de messages textes, question de se donner une contenance. Elle se disait qu'elle aurait ainsi l'air d'avoir une vie sociale importante et cela lui donnait surement l'air moins pathétique que ce qu'elle était en réalité. Les gens se diraient alors que ses amis n'étaient simplement pas à la soirée et c'est ce qui expliquait sa solitude ce soir. Melany jetait également de petits regards furtifs à la porte de la chambre derrière laquelle Ezra avait été enfermée par leur si charmante hôtesse. Quand elle fut assaillie par deux jeunes femmes pétillantes et pleines de vie, Melany ne comprit pas tout de suite ce qui se passait.

-Quand on fait la fête, le champagne, c’est mieux que les textos, chérie.
-Je ne faisais que vérifier si mon amie était finalement en route...


Melany fit un petit sourire gêné avant de fermer son cellulaire et de le remettre dans son petit sac à main. Elle n'allait quand même pas tout leur dire son petit stratagème! Elle prit finalement la coupe que lui tendait la jolie blonde et en prit une gorgée. Elle dut se forcer pour ne pas faire de grimace en goutant le liquide fort et amer. Pendant ce temps, ses nouvelles amies temporaires avaient également abordé un jeune homme mystérieux qui était non loin d'eux. Cependant, Melany était trop occupée à garder contenance après avoir prit une deuxième gorgée, tout aussi atroce que la première, pour écouter les paroles qu'ils s'échangèrent.

-Atara . Et la plus belle de la place, c’est Maddie.
-Elle dit n'imporrte quoi, c’est elle la plus belle dans la place !
-Lenny.


Melany profita du fait que leur conversation à trois retirait l'attention de sur elle pour s'éclipser le plus subtilement possible. Elle avait conscience que c'était vraiment impoli, mais elle n'avait tout simplement plus la force. Elle avait besoin d'air, de calme. Elle avait besoin de prendre une pause de son personnage quelques instants. Son visage lui faisait mal à force de retenir ce sourire plaqué sur son visage afin de bien paraître. Melany se faufila jusqu'à une pièce à la porte fermée non loin de là, qu'elle avait repéré un peu plus tôt dans la soirée, dans un de ses tours de ronde de surveillance dissimulée. Elle y entra donc, et jeta un regard autour d'elle. Il y avait une immense piscine intérieure et ça sentait le chlore, mais le plus important était qu'il n'y avait personne d'autre qu'elle-même...[/color]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mar 1 Avr - 23:05

Ezra essayait de voir les points positifs de son handicap, mais ils étaient de loin inférieurs aux désavantages qu'il entraînait. Le dieu aimait tout de même recevoir de l'attention et qu'on le serve. C'était là une caractéristique bien répandue chez les dieux que celle de s'attendre à ce que les autres se plient à ses moindres désirs. Les personnes handicapées recevaient plus facilement les égards et les politesses. Bien sûr, elles devaient aussi endurer le mépris le plus hypocrite ainsi que les jugements silencieux, et c'était sans compter les questions indiscrètes.

Plusieurs personnes considéraient leur sourire et leur faculté de tenir une porte ouverte comme une monnaie d'échange contre des informations sur la vie d'Ezra. Elles demandaient, l'air de rien, si un terrible accident lui était arrivé ou s'il allait remarcher un jour. À certaines, il disait qu'il ne marcherait jamais, avec l'air le plus innocent au monde, juste pour le plaisir de sentir quelque chose s'écraser en elles. Il détestait les gens qui posaient des questions et qui n'étaient pas prêts à entendre les réponses.

Le dieu comprenait néamoins que les humains basaient leur confiance sur la connaissance qu'ils avaient les uns des autres. On ne devenait pas ami avec un étranger. À Kayla, il avait donc raconté sa vie...Du moins, une version de sa vie. Il avait inventé un accident pour expliquer son handicap et il avait fait mourir d'hypothétiques parents dans cet accident. Cet évènement avait supposément eu lieu un an auparavant. Ezra n'avait pas fourni énormément de détails à la jeune femme, préférant s'en tenir au minimum de risques de se contredire dans l'avenir. Il y avait des années qu'il donnait les mêmes noms et personnalités à ses parents, ce qui lui simplifiait beaucoup les choses.

Il lui était beaucoup plus simple d'avoir des parents décédés, et ce, même en étant adulte. De cette façon, il n'avait pas à justifier autrement leur absence dans sa vie ou, même, sa propre solitude. Il ne mentionnait presque jamais sa soeur, Maddie, car il y avait des années qu'il se tenait le plus loin possible d'elle. Ils ne voulaient pas être dans la vie l'un de l'autre. De toute manière, elle aurait risqué de contredire ses mensonges.


-Je ne sais pas si c'est parce que je suis folle… mais je n’ai profondément aucune idée de la raison pour laquelle tu t’excuses…

-Euh...je croyais que tu étais fâchée...et je regrettais déjà d'avoir peut-être fait quelque chose de mal.

Il eut un petit sourire gêné. Il était toujours transporté par ce baiser que venait de lui donner Kayla.

-Ezra, tu ES le bien qui m’arrive… Je ne sais pas comment l’expliquer, mais depuis que je te connais, tout est plus beau. Je crois bien que je t’aime, Ezra.

Le dieu resta figé un instant. Il ne se souvenait que de très peu de paroles aussi belles ayant été prononcées pour lui dans sa longue vie. D'autres femmes l'avaient aimé et plusieurs lui avaient confessé leurs sentiments, mais il ne se rappelait d'aucune l'ayant atteint à ce point. Il ne savait pas s'il s'agissait du grand amour tel qu'on le présentait dans les films et que c'était ce sentiment unique qui le traversait. Ou peut-être était-ce, plus logiquement, parce que son admiration pour Kayla dépassait celle qu'il avait ressentie pour la plupart des autres femmes. La jeune Felidae savait danser d'une manière peu commune. Sa beauté dans cet art était inégalable et celle-ci bouleversait Tezcatlipoca qui était si sensible à l'art.

-Je t'aime aussi...

Il lui prit la main doucement.

-Tu donnes un sens à ma vie.

Non, il n'exagérait pas. Lui, dieu voué au mal n'ayant toujours agi que parce qu'il devait le faire d'un certaine manière, se sentait comme libéré en s'accordant le droit de vivre quelque chose d'aussi beau.

Après avoir caressé la main de Kayla encore quelques secondes, il se souvint d'où il était ainsi que des circonstances entourant ce moment avec la jeune femme.


-Il faudrait peut-être retourner honnorer les gens de notre présence...

Il n'avait pas particulièrement envie d'y aller, mais il savait que rester ainsi isolé était impoli et serait mal vu par les invités. Lui-même se moquait bien des conventions, mais il savait que Kayla venait d'une famille très strice et il ne voulait pas qu'elle s'attire des problèmes s'il venait de mauvais commentaires à ses parents.

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I would be a Gryffindor
avatarFrederik Holmes


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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 2 Avr - 8:24

Frederik en était à son deuxième verre de champagne et ce serait également le dernier. Il avait été se chercher à boire un peu pour faire comme tout le monde, mais surtout pour ne pas sembler impoli. Un invité qui ne prend rien de toute la soirée peut en être un qui juge la qualité de ce qui se trouve à sa disposition comme étant trop basse pour oser en prendre pour lui-même. Bien qu'il ne voyait plus leur hôtesse, il savait qu'elle avait des yeux partout et le jeune Holmes ne voulait prendre aucun risque inutile concernant ses bonnes manières. Quand il pouvait éviter de donner des raisons à son père de le frapper, le jeune homme le faisait... Frederik ne tenait pas non plus à prendre d'autres verres parce que sa lèvre qui avait été fendue par le poing de son père un peu plus tôt dans la soirée lui faisait mal quand il devait la porter à son verre pour y boire. Son tatouage magique qui lui permettait de s'auto-guérir fonctionnait toujours plus lentement quand il vivait des émotions fortes. Il devait apprendre à les contrôler, afin d'optimiser son pouvoir. Ce soir, c'était la nervosité d'être dans une soirée où il était comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Frederik était toujours sur ses gardes, à se surveiller et à ne rien faire de travers afin de ne rien endommager. De plus, Frederik n'était pas comme les autres gens de son âge et ne ressentait pas le besoin vital ou viscéral de s'enivrer par l'alcool. Il n'avait pas besoin de cela dans sa vie. Il ne voulait pas perdre la carte, se sentir nauséeux, sans limites et sans inhibitions. Il n'en voyait pas l'intérêt. Peut-être parce qu'il préférait avoir les deux pieds sur terre, dans la réalité. Mais peut-être aussi était-ce plutôt parce qu'il voyait trop souvent les aspects négatifs que pouvait apporter les inhibitions de l'excès d'alcool, à la maison.

La proximité du corps de Jim faisait étrange à Frederik. Seulement quelques centimètres les séparaient, il aurait pu se passer des milliers de choses afin de réduire cette distance. Pour tester, pour voir à quel point Jim s'enfuirait, pour voir ce que cela lui ferait à lui-même... Le silence qui pesait entre les deux, juste avant que le jeune Holmes ne prenne la parole, la tension qui montait de cette présence le rendait tout drôle. Il ne pouvait pas dire si c'était de l'appréhension, du désir ou simplement un victoire d'avoir le dessus sur Jim pendant ce temps d'attente. Frederik avait envie de frotter son collier en forme de croix celtique pour entendre les pensées de Jim, mais il ne pouvait pas le faire. Sa mère lui avait permis de le porter, mais seulement sous sa chemise. Si Frederik voulait y toucher pour activer son pouvoir, il faudrait qu'il défasse sa cravate et un bouton de sa chemise, ce qui n'était vraiment pas subtil... Il devait donc endurer le supplice d'attendre dans cette tension indéchiffrable.


-Je sais.

Frederik eut un petit rire et son viage s'illumina d'un demi-sourire. Il secoua la tête subtilement de gauche à droite en roulant les yeux au ciel. Frederik ne savait pas à quoi il s'attendait, mais il fut à la fois surpris et découragé de cette réponse. *Sacré Jim!* Le jeune Crowley avait une façon bien à lui de gérer les compliments...

-C’est toujours le cas quand on porte la meilleure qualité.
-Qu'est-ce que tu v...


Frederik prit une grande respiration. Il s'apprêtait à s'enflammer et à commencer un argumentaire avec son interlocuteur, mais il s'est ravisé. Si Jim Crowley avait dit les choses de cette manière, c'était précisément parce qu'il voulait piéger le jeune Holmes. Jim savait que Frederik voudrait se défendre, voudrait avoir le fin mot de l'histoire et savoir ce que cela voulait dire exactement. Ce dernier se contrôla donc finalement et décida de ne pas relever. L'insulte était trop subtile, cela n'en valait pas la peine. Alors qu'il reprenait son calme, il ne remarqua pas la réaction étrange de Jim lorsqu'il avait bu dans son verre.

-N'exagères pas... Toutes les chemises de qualité de la planète ne t'iraient pas nécessairement bien, Jim.

Frederik prit ce qu'il restait dans son verre en une seule gorgée qu'il avala difficilement. Le goût du champagne était soudainement plus amer. Peut-être à cause de l'arrière-goût acide que toute la soirée lui donnait et qui remontait lentement. Frederik décida de continuer à titiller la tension étrange qu'il y avait entre eux deux.

-Tu pourrais me prouver ton point en me faisait un défilé de mode bientôt... Qu'est-ce que tu en penses...?

Frederik ne parlait pas très forte, de sorte que seulement Jim puisse entendre ses paroles. Ainsi, si Jim décidait de rapporter ses paroles à quiconque il n'aurait aucune preuves de ce qu'il avançait et ce serait sa parole contre celle de Frederik. Et qui allait-on croire? Le plus à jeun des deux, naturellement! Frederik n'avait toujours pas regardé Jim dans les yeux, de toute leur conversation, mais il avait maintenant au visage un petit sourire coquin.

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Fallen Soul
avatarSamson Lackey


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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 4 Avr - 21:39

[Bonjour les copains!! Merci pour votre hospitalité dans votre sujet de groupe déjà bien entamé!!!]

Comment pouvait-on croire que l’on pouvait organiser une petite soirée sans que j’honore chaque personne présente de mon adorable, indispensable et parfaite présence ? Oui, c’était mon soir de garde au Velvet, oui j’étais d’une humeur massacrante de ne pas pouvoir me mêler à l’entourage de mes sœurs. Je n’avais pas envie d’aller travailler ce soir-là. Peu importe, je n’avais pas le choix. J’étais entré dans le bar avec un visage qui semblait dire à tout le monde de me foutre la paix. C’était dans ce temps-là que je regrettais d’avoir refusé de faire partie de la direction du Velvet : Mes sœurs étaient mes patronnes et je n’avais rien à redire sur leurs décisions. À mon arrivée, le bar était presque vide. Il est vrai que j’arrivais toujours tôt pour préparer la soirée. Je saluai Shawn, un des barmans en service ce soir-là, d’un hochement de tête. Je savais que mes sœurs étaient en train de se mettre belles et de se préparer à aller chercher Maddie, l’amie d’Atara, pour ensuite se diriger vers la maison d’une richissime fille que je ne connaissais pas. Moi, eh bien, je devais assouvir toutes ces personnes en chaleurs qui bavaient déjà devant mon corps fabuleux.

Il était environs 10h lorsque je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche arrière. Lorsque j’étais responsable du bar, je faisais moins de danse puisque je devais gérer ce qui se passait. J’étais, justement, avec Shawn en train d’intervenir auprès d’une femme déjà bien trop ivre pour que je lui permette de rester dans le bar. Je n’avais aucunement envie de ramasser du vomi, déjà que j’aurais aimé être ailleurs ! Je déverrouillai mon téléphone et mon cœur fit un bond lorsque je vis le nom de Deborah suivi d’un URGENCE !!! Je lus le message que ma sœur venait de m’envoyer et je me mis à sourire.


URGENCE !!!
Je suis prise avec Atara qui n’a d’yeux que pour MADDIELACHIPIE. Laisse le bar à Shawn et amène tes fesses.

Puis, un deuxième message suivait avec une adresse du quartier Gaia. J’informai donc Shawn des commandes de la patronne et je m’empressai de quitter le Velvet. Je savais que l’on pouvait faire confiance à Shawn pour bien gérer les choses. J’attrapai un taxi pour me rendre rapidement à mon appartement afin de me changer. Je savais qu’un complet cravate était de mise puisque c’était chez une fille riche et que probablement toutes les filles seraient en robes et tous les hommes au minimum en chemise. Ma chemise et mon complet étaient noir et une simple cravate crème satinée ajoutait à mon look. Je ne rendis donc à cette… Ô COMBIEN MAGNIFIQUE piaule pour secourir ma sœur Deborah. En entrant, je ne pouvais pas croire ce que je voyais, cette maison était parfaite. Je devais trouver l’hôtesse et la demander en mariage et ainsi hériter de tout ça, moi qui rêvait de tant de richesses.

Je localisai rapidement Deborah. Elle n’était pas difficile à voir, c’était toujours la plus belle du groupe. Mes sœurs étaient toutes les trois magnifiques, je ne pouvais le nier, mais à côté de cette fille blonde, Deborah avait l’air d’une reine. En me dirigeant vers elle, j’aperçu Atara et Maddie qui ressemblaient aux deux insupportables sœurs siamoises qu’elles avaient toujours été. Je levai les yeux au ciel. Atara devenait encore plus folle lorsque Maddie était avec elle. Maddie était belle… dramatiquement belle, ce soir-là. Je dus détourner le regard rapidement, Deborah ne me pardonnerait pas de finir ma soirée avec cette fille dans mon lit alors qu’elle m’avait ordonné de venir pour se sauver d’elle.

J’arrivai derrière Deborah et je l’enlaçai sans qu’elle ne puisse voir qui j’étais.


-Salut, femme de ma vie.

Puis, j’éclatai de rire.

-Tu ne devrais pas porter ce genre de trucs, ça te va trop bien, tous les hommes vont te sauter dessus ! Par chance, ce soir, je suis là pour te protéger.

Je lui vis un clin d’œil amusé. Mais je ne plaisantais pas. Je casserais la gueule à quiconque s’approcherait un peu trop d’elle ce soir.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 13 Avr - 10:20

Je ne m'étais complètement abandonnée qu'à ma famille et Maddie, durant toute ma longue vie, mais cela ne m'empêchait pas d'avoir eu plusieurs amis au fil du temps. J'avais passé du temps avec toutes sortes de personnes qui m'amusaient ou me faisaient du bien, mais je ne m'étais pas montrée sous toutes mes coutures comme m'avaient vue ma famille et Maddie. J'avais bien montré quelques faiblesses, souvent par accident, à des gens que j'avais connus mais, après avoir perdu Maddie à cause de la peste noire, j'avais eu beaucoup de mal à accepter qu'on s'approche de moi. Je m'étais tournée presque exclusivement vers ma famille, me dévouant à son bonheur et sa survie, convaincue que personne d'autre sur terre ne méritait mon affection, pas même toutes ces personnes me semblant si gentilles qui disaient vouloir mieux me connaître.

Désormais, j'avais retrouvé Maddie et ma famille était immortelle et tangible (à l'exception de Myriam, mais je me promettais que ce n'était qu'une question de temps!). Je me sentais heureuse comme jamais, au point que j'avais presque envie de m'entourer de dizaines de personnes, mais sans jamais oublier que mon frère, mes soeurs et Maddie comptaient plus que tout. Je n'étais cependant pas près de laisser quelqu'un m'atteindre trop profondément. Je trouvais déjà assez dangereux de me détourner de ma famille pour donner une partie de mon coeur à Maddie, je ne voulais pas morceler mon affection entre des gens ordinaires croyant la mériter par des attentions forcées. C'était pourquoi, entre autres, je navais jamais eu de petit ami. Des amants, oui. Des dizaines. Mais jamais d'intérêt démesuré comme ma soeur en témoignait à son stupide policier. J'étais d'ailleurs extrêmement heureuse qu'il n'ait pas été invité à cette fête. Je le détestais.


-Un connard qui a passé le plus clair de son temps à empoisonner mon existence.

Je le détestais déjà passionnément. S'il pensait pouvoir nuire à mon amie et s'en tirer simplement en fauteuil roulant, c'était qu'il n'avait jamais rencontré mes multiples talents pour la torture d'inspiration nazie.

-Je ne faisais que vérifier si mon amie était finalement en route...

Je souris à la fille. Elle me semblait extrêmement mal à l'aise. Je la trouvais adorable! Quelque chose en elle me rappelait Myriam. J'avais envie de lui tirer les cheveux et lui pincer les joues en riant.

-Been there. Done that. Et tu ne veux pas vivre ça.

J'espérais que Deborah voyait bien comment je m'amusais sans elle.

- J’en doute. Il n’y a que les mauvais alcools qui soient capables de développer un dégoût à vie lorsqu’on en abuse.

Je dévisageai le blondinet. Mais quel sens de l'humour défaillant! Il était évident que cette créature à la peau presque transparente ne connaissait rien du concept de la joie. Je comprenais mieux comment il était possible qu'il soit encore tout seul dans une fête où il y avait autant de gens: personne ne voulait discuter avec un tel rabat-joie.

Bon, j'en mettais peut-être un peu. Sauf que je détestais cordialement qu'il ne réponde pas avec plus d'entrain alors que Maddie lui avait si gentiment parlé, presque avec complicité!


-Elle dit n’importe quoi, c’est elle la plus belle dans la place !

Je voulus la prendre par les deux mains et danser en rond. Je me contentai de sourire au point d'en avoir mal aux joues.

- Lenny.

J'étais presque déçue de ne pas trouver instantannément de jeu de mots avec son prénom. Il me sembait que me moquer de lui serait très gratifiant. Je ravalai ma méchanceté et posai les yeux là où se tenait la jolie Myriam numéro deux qui ne s'était toujours pas nommée, mais je réalisai que la jeune fille était partie. Je la cherchai du regard et la vis s'engouffrer dans une pièce que j'avais remarquée plus tôt. Je partis dans sa direction sans réfléchir plus longtemps et laissai ma flutte vide sur une table sur mon chemin.

-AAaaaahhhh!!

J'adorais l'acoustique d'une grande salle avec une piscine quand il n'y avait pas de bruit ambiant. La puissance de ma voix me faisait sentir plus forte et importante.

-Tu as vraiment trouvé le meilleur endroit de la maison!

Je fis un clin d'oeil à la jeune fille qui ne s'appelait probablement pas Myriam et je descendis la fermeture éclair de ma robe. J'entendis la porte de la salle de la piscine s'ouvrir derrière moi et savoir que d'autres personnes arrivaient ne me retint aucunement d'envoyer ma robe et on sac à main le long du mur pour me jeter dans la piscine en sous-vêtements, en hurlant comme une dégénérée.

Les cheveux applatis, le maquillage dégoulinant et un sourire carnassier enfoncé dans le visage, je ressortis de l'eau, arrachai le téléphone de Myriam Deux pour aller le déposer en vitesse sur ma robe avant d'agripper solidement la jeune fille par un poignet pour l'entraîner avec moi dans l'eau.

J'allais lui montrer comment s'amuser! Oh et si ce petit blondinet à l'allure vampirique se pointait dans cette salle, je me promettais d'essayer de le noyer. Juste un peu.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Jeu 24 Avr - 11:39

J'adorais les nouvelles expériences et les nouvelles rencontres. J'étais toujours partante pour essayer un nouveau restaurant, une nouvelle boisson, un nouveau voyage, une nouvelle voiture, un nouveau style vestimentaire, un nouveau maquillage... J'étais plus réticente lorsqu'il était question de mes cheveux par contre. Je les aimais comme ils étaient. Ainsi, bien que les nouvelles rencontres ne me dérangeait pas, je préférais tout de même passer une soirée avec des gens qui m'étaient familiers et que j'aimais. Quand j'avais compris qu'Atara allait être obnubilée par Maddie toute la soirée et que je n'avais même pas une once de chance, j'avais décidé de m'appeller du renfort. Ou plutôt, de me texter du renfort. J'avais écris à Samson de venir à ma rescousse le plus rapidement possible et il allait surement le faire. J'espèrais. Si Atara avait le droit de me délaisser pour Maddie, je pouvais bien me trouver quelqu'un de mon choix qui soit à ma hauteur non? Nichole et ses amis étaient vraiment sympathiques et divertissants, mais il me fallait une personne plus significative pour affronter le reste de la soirée. De plus, le jeune homme, Anthony, avait l'air plus intéressant que moi aux yeux de Nichole. S'il fallait que je me retrouve complètement seule et délaissée dans cette petite fête, j'allais surement finir par tuer quelqu'un.

En attendant mon frère, je me laissai submerger par la musique et l'euphorie que la danse m'apportait. Je fermais mes yeux et me laissais porter par mes instincts. J'essayais de quand même rester décente, puisque je n'étais pas dans mon bar, mais bien dans une petite fête de jeunes riches. C'était difficile pour moi de contrôler mon niveau de décence, la sensualité me venait naturellement lorsque je dansais. Je laissais mon corps onduler gracieusement au rythme de la musique. Je sentais le regard des autres sur moi. Des regards qui venaient de partout dans la salle, mais cela ne m'embêtait pas: j'en avais l'habitude. Je dansais du mieux que je le pouvais, tout en lançant quelques oeillades aux gens autour, mais surtout à ma soeur. J'avais beau être fâchée contre elle de son abandon barbare et ingrat, elle restait la prunelle de mes yeux et je ne voulais pas qu'il lui arrive du mal. De plus, comme je ne faisais aucunement confiance à Maddie pour ne pas lui attirer d'ennuis ou pour la calmer en cas de folie passagère, je n'avais pas le choix de surveiller discrètement que tout était sous contrôle pour Atara. Je regardais aussi beaucoup l'heure et la porte d'entrée, dans l'espoir que Samson se pointe enfin pour venir me sauver. En même temps, je ne voulais pas avoir l'air trop distante avec Nichole et ses amis. Ils avaient acceptés de me suivre sur la piste de danse et semblaient bien s'amuser. La petite rousse, Milda, était douée. Elle ne voulait pas le laisser paraître, pour des raisons qui m'échappaient et ne me concernaient surement pas, mais je voyais bien qu'elle savait exactement comment bouger. Je me mis au centre quelques instants pour faire quelques pas de danse tout à fait disgracieux et simplement rigolos, puis je me remis plus à l'écart et continuai de danser normalement. J'espèrais que cette petite éruption de folie ferait en sorte que Nichole et ses amis me suivraient dans cette lancée et iraient, à leur tour, faire quelques folies. Sinon, je serais la seule et ce serait vraiment gênant...

Soudain, je sentis des bras d'homme m'enlacer. J'allais me débattre et donner une gifle à celui qui me prenait pour son ours en peluche lorsque j'entendis la voix de mon frère dans mon dos et une grande chaleur se répandit alors en moi. J'étais tellement soulagée que ce ne soit pas n'importe quel imbécile qui m'avait touchée et j'était surtout heureuse de le savoir ici!


-Salut, femme de ma vie.
-Oh Samson! Enfin!


Je mis mes mains par-dessus les siennes et les serrai légèrement. Il était bon de le sentir près de moi. Je me tortillai pour me retrouver face à lui et passai mes bras autour de son cou pour lui faire un câlin affectueux.

-Tu ne devrais pas porter ce genre de trucs, ça te va trop bien, tous les hommes vont te sauter dessus ! Par chance, ce soir, je suis là pour te protéger.
-C'est gentil! Mais... Je m'en fais plus pour Atara que pour moi...


Je laissai mes bras autour de son cou et fis un mouvement de tête en sa direction en roulant des yeux. Ainsi enlacés, nous avions vraiment l'air d'un couple. Je remarquai qu'Atara se dirigeait vers une pièce isolée. D'où on était, on ne voyait pas bien ce qu'il y avait dans la pièce et ce qu'elle y faisait. Je me mordis l'intérieur de la joue pour ne pas hurler de rage. Je n'aimais pas quand elle agissait comme une enfant. Ce devait être Maddie qui lui avait fait régresser son âge mental ce soir! J'étais venue pour m'amuser, pas pour surveiller ma sœur! Je levai les yeux vers Samson et, avec mon plus beau sourire, je lui demandai:


-Dis... tu voudrais bien aller vérifier que notre sœur ne se met pas trop dans le pétrin...? Elle est entrée dans cette pièce là-bas et, comme je ne vois pas ce qu'elle fait, elle m'inquiètes... Tu y vas pour moi s'il-te-plaît?!


Je battis des cils quelques instants, puis lui donnai un bisou sur la joue. Cette technique marchait toujours...

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Lun 5 Mai - 18:56

Il manquait d’action à cette soirée, vraiment beaucoup d’action. Evidemment, j’avais de l’alcool, mon amie, mais il manquait la petite étincelle qui ferait que ce serait inoubliable. Je finirais bien par trouver quoi y ajouter, je me faisais confiance sur ce point. J’avais aussi envie de ruiner la petite soirée romantique d’Ezra. S’il croyait qu’il passerait la soirée de ses rêves en compagnie de sa jolie petite blondinette bouclée, il se fourrait un doigt dans l’œil jusqu’au cou. Et puis, cette pauvre fille, elle pouvait trouver mieux que ce paumé à roulettes, ça c’était certain. J’avalai mon verre de champagne d’un trait et je reportai mon attention sur les gens qui m’entouraient, tout en gardant bien un œil sur la porte derrière laquelle ma pourriture de frère se cachait.

- J’en doute. Il n’y a que les mauvais alcools qui soient capables de développer un dégoût à vie lorsqu’on en abuse.

J’avais envie d’arracher chacun de ses cheveux l’un après l’autre à l’électrolyse pour qu’il souffre à chaque fois. Comment osait-il nous parler ainsi, cet enfant. Je roulai les yeux et j’échangeai un regard moqueur avec mon amie. Atara me semblait complètement cinglée, ce soir-là et elle m’amusait beaucoup. Le petit blond sans intérêt ne semblait pas à l’aise avec nous, idem pour la petite brunette qui s’était empressée de disparaître à la seconde où nous l’avions lâchée des yeux. Je haussai les épaules, elle ne m’avait pas semblée bien intéressante. Pendant qu’Atara parlait avec le petit con, je vis Samson Lackey entrer dans la maison. Samson était un bel homme et à l’époque où je l’avais connu, tout le monde croyait que nous allions nous marier puisque j’étais la seule femme extérieure à sa famille qui trainait avec lui, mais nous n’avions jamais eu vraiment d’intérêt l’un pour l’autre. Sans parler de l’impression incessante que j’avais que la famille d’Atara me détestait. Samson avait filé comme une fusée vers Deborah. Je pus donc me douter qu’elle était celle qui l’avait invité. J’étais bien contente de constater qu’Atara ne semblait pas l’avoir vu, sinon, je l’aurais probablement perdue pour la soirée et ce n’était pas du tout ce que je souhaitais.

Atara avait suivi la brunette dans une autre salle. Je la suivi, me doutant qu’elle aurait peut-être besoin de supervision ou du moins, de compagnie. C’est en entrant dans la salle que l’humidité de celle-ci se fit sentir. Une piscine ! Je me mis à sourire. Atara ne semblait pas s’être rendue compte que je l’avais suivie. Elle parlait à la brunette comme si elles étaient seules. Je regardai Atara se mettre en sous-vêtements et je fis de même. Ma robe tomba à mes pieds et je me retrouvais avec comme seule tenue, mes sous-vêtements noirs. Atara et moi étions complètement folles, lorsque nous étions ensembles. Peu nous importait ce que les gens pensaient de nous, l’important c’était que nous avions du plaisir. Les autres étaient tous des cons. Je me balançais bien que qui que ce soit me voit en sous-vêtements, j’allais avoir du plaisir. Je me lançai à l’eau au même moment où Atara tirait la brunette à l’eau.


-En tous cas, tu vas l’avoir dégênée la jeune fille ! Ça va être le festival de la wet robe blanche !!!

J’éclatai de rire avant d’envoyer mes cheveux vers l’arrière. L’eau était tiède, c’était un peu désagréable, j’aurais préféré qu’elle soit froide, le froid ne m’avait jamais dérangée. En fait, j’aimais le froid, cette sensation glaciale sur ma peau me rappelait que j’étais en vie. Je me doutais que la jeune fille ne serait pas très heureuse d’avoir été lancée à l’eau, mais nous étions là pour lui apprendre à avoir du plaisir. Elle ne pouvait tout de même pas passer la soirée sur son téléphone !

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 7 Mai - 22:58

Nicky enviait presque toutes les autres femmes, pour des raisons différentes. Elle était si mal dans sa peau que chaque qualité d'une autre personne menaçait tout son monde. Elle avait besoin qu'on la trouve bien et, lorsqu'une femme lui semblait mieux qu'elle sur un point ou un autre, elle se sentait diminuée. Et comme elle trouvait beaucoup plus facilement les points forts des autres que les siens, toute femme simplement jolie lui faisait l'effet d'un bulldozer sur son estime de soi.

Elle avait d'emblée décidé qu'elle détestait Milda. Sa peau claire, ses yeux brillants et ses traits harmonieux l'énervaient. Bien que Nichole avait remarqué les évidentes qualités esthétiques de Deborah, elle n'avait pas automatiquement ressenti de haine envers elle, probablement parce que la brune lui avait témoigné de la sympathie. Ou encore, Deborah ne s'était pas intéressée de trop près à Anthony.

La jeune femme était jalouse de Maddie sur énormément de points, mais sa colocataire était aussi son amie et elle se montrait très gentille envers elle. Nichole ne pouvait donc pas la détester, même si elle la faisait se sentir encore plus nulle, car son besoin de justice était plus élevé que celui d'en vouloir à une personne plus avantagée qu'elle. Et il aurait été plus qu'injuste qu'elle éprouve de la haine envers Maddie alors que celle-ci était si agréable envers elle... même si, ce soir, elle l'ignorait complètement.

Nicky faillit bien grogner en voyant Anthony serrer Milda contre lui, mais elle s'efforça de se comporter comme une jeune fille bien élevée. Toutefois, le sourire que le jeune homme fit à la fille aux cheveux de feu faillit bien assassiner sa résolution. Il lui passa par la tête de se transformer en tigre pour déchiqueter celle qu'elle considérait comme sa rivale. Une rivale qui dansait avec une sensualité nettement supérieure à la sienne...


-Salut, femme de ma vie.
-Oh Samson! Enfin!


Même obsédée par Anthony, Nichole ne pouvait ignorer complètement le nouvel arrivant. Il possédait un charme indéniable. C'était exactement le genre d'homme qu'elle voyait souvent draguer ses amies plus belles qu'elle et qui ne baissait les yeux vers elle que pour les détourner rapidement vers quelqu'un de plus intéressant, après avoir jugé qu'elle n'avait rien pour elle. Nicky n'y pouvait rien, mais elle plaçait les hommes beaux et musclés dans la catégorie des personnes superficielles. Des enveloppes vides. Cependant, il aurait été plutôt malhonnête de sa part de dire qu'elle n'avait jamais eu un faible pour l'un de ces enveloppes vides, justement.

-Tu ne devrais pas porter ce genre de trucs, ça te va trop bien, tous les hommes vont te sauter dessus ! Par chance, ce soir, je suis là pour te protéger.

Était-ce son petit ami? Ils étaient tous deux esthétiquement irréprochables. Ils faisaient un beau couple... À moins qu'il ne s'agisse de son frère? Il était vrai qu'ils avaient quelque chose de semblable que Nichole n'arrivait pas totalement à cerner. Le regard? Les expressions faciles? La jeune femme réalisa soudainement qu'elle avait lancé plusieurs regards vers Deborah et l'homme qui l'avait enlacée et elle reporta complètement son attention sur Anthony.

-Ce que tu portes est super beau!

C'était nul. Elle aurait dû lui dire carrément qu'il était très élégant, et pas seulement à cause de ses vêtements. Elle ne voulait pas avoir l'air de chercher à le charmer désespérément mais, en même temps, c'était un peu le cas. Nicky ne s'attendait pas à finir la soirée dans le même lit qu'Anthony, mais elle espérait au moins un baiser. Était-ce trop demander? Elle avait fait des efforts pour être à son meilleur et elle offrait ses plus beaux sourires à son ami. Elle espérait qu'il saisirait une occasion qui se présenterait pour se rapprocher d'elle.

Elle n'avait pas spécifié à son cavalier qu'elle l'invitait à un rendez-vous galant lors de cette soirée et elle réalisait maintenant qu'il pouvait très bien avoir compris que c'était une rencontre purement amicale... Peut-être même qu'il en profiterait pour draguer cette Milda tellement jolie ou, pire, qu'il remarquerait Maddie et oublierait jusqu'à son existence. La jeune femme décida de danser un peu plus près d'Anthony, toujours en souriant candidement.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 16 Mai - 17:54

Je n'étais aucunement insensible au charme des jolies demoiselles, contrairement à ce que plusieurs pensaient. Cependant, j'avais une qualité qui était de plus en plus éteinte dans notre société et qui s’appelait la politesse. En effet, bien que je trouve certaines femmes vraiment ravissantes, je n'allais pas vers elles directement pour leur faire des propositions indécentes et des compliments obscènes. Je préférais prendre mon temps, apprendre à les connaitre, les charmer en douceur et être certain de nos intentions mutuelles avant de tenter quoi que ce soit. Plusieurs disaient alors que j'étais seulement stupide de ne pas profiter de chaque occasion, mais j'étais plus de genre à prendre mon temps qu'à me précipiter dans une relation bancale. J'avais été déçu plus souvent qu'autrement puisque cette approche, les femmes finissaient par me voir plus comme un ami, comme un ami gay, qui était respectueux et vertueux et qui ne tenterait jamais rien sur elles. Je devenais leur meilleur ami plutôt que de pouvoir me rapprocher d'elles plus sérieusement. L'une de mes anciennes conquêtes en devenir m'avait même dit un jour que j'étais trop parfait, trop propre, trop poli, trop respectueux et qu'elle cherchait un homme plus normal, plus dangereux. Quand je l'avais recroisée, quelques mois plus tard, elle m'avait parlé de son nouvel amoureux, avec qui les choses commençaient à tourner au vinaigre parce qu'elle aimait ce qu'il était avant, mais qu'elle essayait maintenant de le changer pour qu'il devienne plus propre, poli, ponctuel et respectueux. J'avais mis fin rapidement à la conversation, car j'étais trop dégoûté et révolté de l'attitude des femmes. Elles pouvaient bien se plaindre, après, que les hommes les traitaient comme des objets, elles faisaient la même chose!

Ce soir-là, j'avais bien remarqué que plusieurs jeunes filles étaient présentes et j'avais bien remarqué également à quel point elles étaient jolies. Cependant, aucune ne ressortait vraiment du lot à mes yeux. Leur beauté était indéniable, mais elle était, généralement, ennuyante aussi. Bien que mes yeux finissaient souvent par regarder une blonde en robe kaki plus loin, Deborah, Nicole et Milda, aucune autre femme n'attirait mon attention plus longuement. Elles étaient plutôt uniformes. Toutes tellement semblables que je ne savais même plus laquelle était laquelle. Toutes tellement fades que je ne me raccrochais à rien. La blonde avait un look particulier, l'éclat de ses cheveux ressortait, mais c'était aussi quelque chose dans son attitude, un espèce de je-m'en-foutisme qui me donnait envie d'en savoir un peu plus. Deborah était tout simplement magnifique, et , comme j'avais déjà dit, il y avait quelque chose de surnaturel dans sa beauté, c'était comme magique. Milda avait toujours capté mon regard, avec sa chevelure de feu, ses traits parfaits et son air mystérieux. Quant à Nichole, bien que sa beauté n'était pas conventionnelle, j'aimais la regarder. Depuis qu'elle m'avait sauvé la vie au bureau, je la voyais vraiment différemment... Je rougis légèrement en repensant à l'habit qu'elle portait quand je l'avais découverte dans mon bureau et j'étais content qu'il commence à faire chaud sur la piste de danse, car personne ne soupçonnerait mes pensées.

Un jeune homme était arrivé et avait abordé Deborah. Vu la joie qu'elle avait eu en le reconnaissant et vu comme elle le tenait, je pensais que c'était son petit ami. Par contre, à force de les regarder à la dérobée, je leur trouvaient pas mal de traits semblables. Je me trompais peut-être... souvent à force de regarder de trop près, on finissait par bien voir ce qu'on voulait y voir, sans que ce ne soit nécessairement réel. Tout en dansant, j'essayais de donner autant d'attention à Nichole qu'à Milda, car si l'une m'avait invité, l'autre était venue vers moi d'elle-même et je ne voulais décevoir ni l'une ni l'autre.


« -Ce que tu portes est super beau!
-Merci! »


Je lui fis un grand sourire et effleurant son bras. Je ne trouvais pas mon habillement particulièrement remarquable, mais j'étais content qu'elle aime. L'importance que son avis avait sur moi me surpris moi-même. Je ne savais pas d'où cela me venait, mais ces paroles m'avaient vraiment fait un velours. Je la pris par la taille et m'approchai de son oreille pour lui dire:

« -Tu es sublime ce soir... vraiment! »

Je me reculai en la lâchant, puis je lui fis un clin d'oeil en me félicitant intérieurement. J'étais une machine à compliments... Je recommençai à danser en suivant le même jeu que tout à l'heure, ne sachant trop ce qui était coutume de faire dans ce genre de soirées.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 18 Mai - 19:53

Déjà que je n'étais pas à l'aise sur cette piste de danse, l'arrivée d'un homme de plus dans notre petit groupe accentua l'étau invisible autour de mes poumons. Il semblait être le petit ami de la brunette qui nous avait entraînés sur la piste de danse. Tant mieux. S'il avait une petite amie, il resterait loin de moi. Je ne me trouvais pas jolie au point de croire qu'un homme me voyant me remarquerait instantanément et viendrait me draguer, mais savoir que le nouvel arrivant ne risquait pas d'en avoir envie me rassurait beaucoup. Chaque homme était une menace.

Je me désintéressai rapidement du nouvel arrivant après avoir établi qu'il ne représentait pas un danger imminent. En tant qu'homme, il n'était pas au-dessus de mes soupçons, mais je me répétais mentalement que j'étais tranquille tant que sa copine était dans les environs. Je continuais à détester cette fête et je souhaitais voir Kayla arriver bien vite pour pouvoir la saluer et ensuite retourner chez moi, là où je serais seule et en paix. Toutefois, même en balayant la salle des yeux, je ne la voyais nulle part. Peut-être ne regardais-je pas au bon endroit et que ses déplacements la soustrayaient à mon regard à chaque fois que je m'approchais de là où elle était. Mon impossibilité à la localiser m'ennuyait beaucoup. J'essayais de garder une expression joyeuse en dansant et je croyais arriver à tromper mes nouveaux amis. Je doutais de mon efficacité pour ce qui était d'Anthony, mais je savais qu'il ne dirait rien. Souvent, je sentais qu'il avait quelque chose à dire et qu'il se retenait en ma présence. J'étais persuadée que je le terrorisais. Si seulement il avait su comment j'étais moi-même pétrifiée quand il était trop près de moi.

Je cherchai un autre sourire d'Anthony alors qu'un homme s'était approché de moi. Il ne me touchait pas et ne m'avait pas adressé la parole, mais sa proximité m'envahissait. Est-ce qu'une femme qui dansait était automatiquement un appel lancé aux mâles environnants? Je remarquai que la cavalière d'Anthony ne se formalisait pas des distances, elle. Elle dansait très près d'Anthony. Je trouvais qu'ils avaient l'air bien ensemble. Ils se souriaient avec complicité. Je savais qu'Anthony avait du mal avec les femmes et qu'il lui arrivait souvent de se faire rejeter pour des raisons que je considérais comme assez nulles et obscures. J'étais donc contente pour lui, mais je ne pus réprimer un haussement de sourcil marquant un ennui profond lorsqu'il enlaça la fille blonde par la taille pour lui murmurer je ne savais quoi à l'oreille. Avaient-ils besoin de se comporter ainsi en public?

La main de l'homme dansant près de moi frôlant ma hanche à cet exact moment me fit presque perdre la carte. Je me tournai vers lui à toute vitesse et, comme une furie, j'élevai me bras vers lui pour le frapper. Je me retins à la dernière seconde, tout comme je ravalai les paroles assassines qui bordaient mes lèvres. Puis, je tournai les talons et quittai la piste de danse. C'en était trop: je partais de cette stupide fête et tant pis si Kayla m'en voulait.

Je piquai à traver la foule et me rendis au hall d'entrée. Je m'arrêtai pour prendre mon manteau avant de sortir et, après avoir vérifié que j'était hors de vue des autres invités, je m'approchai des manteaux et entrepris de leur faire les poches. J'engouffrai dans mon propre manteau téléphones, porte-feuilles, montres, argent liquide. Les gens étaient très imprudents et pensaient être au-dessus du vol parce qu'ils se rendaient à une fête de riches. J'étais la preuve qu'il fallait se méfier de tout le monde. Je jetai un dernier coup d'oeil autour de moi avant de sortir pour m'assurer que personne n'avait été témoin de mes actions des dernières minutes et je m'engouffrai dans la nuit hivernale qui m'attendait dehors.

Je regrettai un peu d'être partie si vite, sur le chemin du retour et je fis même quelques pas en sens inverse, décidée à revenir, mais je savais qu'à cette fête, je ne trouverais qu'une foule enveloppante et étouffante. J'avais envie d'être seule. J'en avais besoin.

J'entrai chez moi et vidai mon butin sur la table usée de ma cuisine. Je passai ensuite mes doigts sous l'eau au robinet de la cuisine, car ils étaient tout gelés de cette longue marche sans gants. Puis, sans même faire l'inventaire de ce que j'avais amassé, je filai sous la douche et me laissai bercer par l'eau coulant sur mon corps, même si les hurlements lugubres des vieux tuyaux de mon appartement nuisaient à ma détente.


[Ceci était mon dernier post. ^^ ]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 6 Juin - 14:11

J’avais dû prendre sur moi pour faire tout ce que j’avais fait ce soir-là. Inviter tous ces gens que je ne connaissais pas, pour la plupart, et embrasser ce garçon qui me plaisait particulièrement. Cette dernière action allait au-delà de tout ce que l’on m’avait enseigné tout au long de ma courte vie. On m’avait dit que l’amour n’avait rien à voir avec le fait d ‘être en couple ni avec le fait d’être marié. Ma mère me l’avait répété avec tant d’insistance, mais également avec une pointe de douleur et de tristesse. Je crois que ma mère avait toujours aimé mon père et c’est surement la raison pour laquelle elle le protégeait toujours, malgré l’horreur de certains de ses gestes. Ma mère aimait mon père, mais je savais très bien que ce n’était pas réciproque, pas étonnant que leur couple soit manifestement un échec. Lorsqu’il n’y a absolument aucun amour dans un couple, je peux comprendre que celui-ci peut fonctionner, s’il s’agit uniquement d’une relation stratégique, mais lorsque deux personnes sont forcées de se marier, mais que seule l’une des deux personne est dépourvue de sentiment envers l’autre, il est clair que quelqu’un finira par être blessé.

Je savais que mes parents ne prendraient jamais aucune de mes relations amoureuses au sérieux, en dehors que celle que je devrais inventer avec Jim-l’asexué. Je ne voyais ce mec ni avec une fille, ni avec un homme. C’était comme s’il était dépourvu d’une quelconque attirance envers qui que ce soit. Il était tellement coincé, encore plus que moi… je ne croyais même pas que c’était possible. Je ne pouvais imaginer que je devrais peut-être me marier avec cet homme, même avoir des enfants avec lui parce que c’était ce que nos parents exigeraient probablement. Rien que d’y penser, j’avais des frissons. La simple idée qu’il puisse me toucher me donnait envie de paniquer. Il faut dire que j’étais assez mal placée pour juger Jim, moi et mon incapacité à vivre en société. Au moins, j’avais su passer par dessus tout ça pour vivre ce moment spécial avec Ezra.


-Je t'aime aussi... Tu donnes un sens à ma vie.

Mon sourire s’agrandit à la confirmation de la réciprocité de mes sentiments pour lui. C’était donc ça, les papillons si spéciaux dont tout le monde parlait. Ezra me plaisait, j’adorais passer du temps avec lui, même si nous nous connaissions depuis bien moins longtemps que tout ceux à qui j’entrouvre la porte de ma vie. J’avais vraiment l’impression que Ezra était spécial, qu’il était mon prince charmant et qu’il me sortirait définitivement de ce cauchemar. Je me permettais d’y rêver un peu, même si je savais bien que la réalité était toujours bien loin des contes de fées. Lorsqu’Ezra pris doucement ma main, je me sentis remplie d’une chaleur que je n’avais jamais ressentie auparavant. Je rougis lorsque mes yeux croisèrent les siens, je devais avoir l’air d’une pauvre petite fille.

-Il faudrait peut-être retourner honorer les gens de notre présence...

Je lui souris.

-Tu as raison ! Je vais aller m’occuper de mes invités un peu, un se revoit plus tard !

Je lui l’embrassai une nouvelle fois, et je lui fis un clin d’œil pour ensuite quitter la salle où nous nous étions cachés. Je savais qu’il était fort probable que quelqu’un nous ait vu nous y glisser, mais cela m’était égale. Tant que ce n’était pas cette tache de Jim qui s’empresserait de rapporter tout ça à sa chère maman pour qu’ensuite elle-même le répète à mes parents qui me feraient passer un sale quart d’heure. Je le repérai rapidement dans la foule, comment ignorer un grand visage froid sans expression ni vie. Il semblait revenir de la salle de la piscine. Je me dirigeai donc vers cette dite salle pour voir ce qu’il s’y passait. Lors que je vis Melany trempée avec les deux grandes filles minces en sous-vêtements dans la piscine je ne fus pas étonnée. Melany avait définitivement décidé qu’elle avait besoin d’attention ce soir-là et puisque je lui avais enlevé Ezra, elle avait décidé qu’elle attirerait l’attention de tout le monde en se lançant dans la piscine avec sa robe blanche. Cette fille était vraiment dérangée.

Je retournai donc auprès de Jim pour l’énerver un peu, puisqu’il s’agissait de l’une de mes activités favorites quand j’avais à endurer sa présence quelque part.


-Voyons Jim, pourquoi tu t’éloignes de la salle, pourtant il y a plein de filles presque nues, dans la piscine. C’est quoi, elles te mettent mal à l’aise ?

Puis j’éclatai de rire, cette soirée était définitivement parfaite.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Dim 8 Juin - 20:37

Jim avait plusieurs fois essayé d'apprécier les réunions de ce genre. Il y avait des années que ses parents le traînaient dans des soirées où il rencontrait des gens qui faisaient affaire avec les Crowley ou avec qui sa famille tentait de garder des contacts positifs, toujours dans un but réfléchi et calculé. Les Crowley ne perdaient pas de temps avec les personnes inutiles: ils se concentraient sur celles qui avaient une certaine valeur. Jim s'efforçait de faire de même et il souhaitait bien acquérir le naturel de ses parents en ce domaine. Ceux-ci ne paraissaient aucunement ennuyés par leurs obligations sociales et ils avaient souvent l'air d'y prendre plaisir. Jim avait calqué son comportement sur le leur, au fil des années, mais il ne s'agissait que d'une réplique parfaitement fabriquée. Le jeune Felidae aurait adoré se passer du contact avec les autres.

Quiconque aurait remarqué au fin fond de ses yeux le désintéret total qu'il portait aux gens auxquels il était obligé de parler aurait été persuadé que le jeune homme se pensait au-dessus de tout le monde, ce qui n'était pas totalement faux. Seulement, même après avoir essayé maintes fois, Jim n'arrivait pas à accorder une attention ressentie aux tracas stupides qui ébranlaient les gens ordinaires, et encore moins à éprouver un quelconque enthousiasme pour leurs centres d'intérêts limités. Devait-il blâmer ce cerveau anormal qu'on lui avait diagnostiqué lorsqu'il était encore un enfant? Était-ce simplement une partie de sa personnalité, un ennui chronique pour tout ce qui sortait de ses propres centres d'intérêts? Était-ce plutôt dû à son éducation stricte orientée sur la réussite plutôt que l'amusement? Jim avait souvent réfléchi à ce sujet et il était arrivé à la conclusion que l'important demeurait sa capacité à faire semblant de se débrouiller en société. Le monde tournait propulsé par des mensonges.


-Qu'est-ce que tu v...

Demi-sourire sombre. Jim avait réussi à atteindre l'autre jeune homme un minimum. Il en tirait un plaisir stupide et sadique. Holmes l'énervait par sa simple existence. Il aurait certainement fait un beau couple avec Melany. Mme Crowley aurait pu les faire encadrer pour les admirer.

-N'exagères pas... Toutes les chemises de qualité de la planète ne t'iraient pas nécessairement bien, Jim.

Voilà que Frederik répondait avec calme. Il devait s'être entraîné à être moins proche d'un chien enragé qu'il ne l'était habituellement. Lors de certaines soirées de révision, Jim arrivait, sans même avoir à le regarder ou à prendre un ton en particulier, à le faire sortir de la pièce. Il ne s'en était encore jamais pris physiquement à lui, mais Jim savait que la limited n'était pas si loin, et son pouvoir de choc mental lui donnait une certaine confiance à l'idée d'un affrontement possible avec Holmes.

-Tu as raison. Il faut aussi savoir les choisir avec goût.

Un autre sous-entendu sur la manière de se vêtir de Frederik. Jim l'avait souvent vu portant un jean. UN JEAN. Le vêtement des pauvres. Qui pouvait choisir de porter une telle horreur quand des pantalons parfaitement coupés existaient?

-Tu pourrais me prouver ton point en me faisait un défilé de mode bientôt... Qu'est-ce que tu en penses...?

-Pardon?

Oh oui. Il était certain que Frederik et Melany feraient un beau couple: ils étaient aussi dérangés l'un que l'autre. Mais d'oû sortait cette réplique étrange? Holme devait avoir exagéré sur l'alcool, ce qui n'étonnait pas le Felidae, même si la soirée n'avait pas commencé depuis si longtemps. Les humains étaient incapables de se contrôler. D'ailleurs, à force d'être en contact avec ce déchet doté de parole, Jim avait justement l'impression que son intelligence se ternissait. La preuve: il avait répondu avec surprise, et non en réfléchissant à la meilleure réplique.

-Excuse-moi.

Minuscule sourire forcé, mouvement de tête. Jim contourna Frederik et se rendit à la table où étaient disposés les différents alcools. Il déposa son verre et essaya de voir quelle bouteille pouvait contenir une boisson à plus faible pourcentage d'alcool. Toutefois, avant qu'il n'en ait choisi une, il aperçut Melany. Il hésita plusieurs secondes après l'avoir vu entrer dans la salle de la piscine mais, quand il remarqua d'autres personnes s'y diriger après elle, il ne put résister à sa curiosité: il devait savoir ce que Melany y fabriquait.

Jim n'eut ni besoin ni envie d'entrer dans la salle de la piscine: voir sa cousine complètement trempée lui suffit pour être passablement découragé par son comportement. La pauvre Melany avait encore trouvé un moyen pour attirer une attention négative sur leur famille. Il n'y avait même pas de mot pour décrire à quel point elle était lamentable. Le Felidae rebroussa chemin sans même avoir passé complètement la porte vers la piscine. Il trouva très rapidement un point positif au malheur quotidien qu'était Melany: elle venait de lui fournir une excuse pour partir plus tôt de cette fête infernale. Le jeune homme envoya donc un message à ses parents pour leur signifier que sa cousine s'était encore mise dans le pétrin et qu'ils devaient venir les chercher.

De retour à la table où il avait laissé son verre, Jim n'eut pas l'occasion de le remplir: cette plaie vivante de Kayla s'approchait de lui.


-Voyons Jim, pourquoi tu t’éloignes de la salle, pourtant il y a plein de filles presque nues, dans la piscine. C’est quoi, elles te mettent mal à l’aise ?

Aux oreilles de Jim, le rire de Kayla était totalement identique à celui d'une vieille sorcière hideuse. Il fit de son mieux pour conserver un visage neutre, mais il ressentait une certaine gêne à la remarque de sa future fiancée, une gêne qui devait très bien se lire sur son visage, et ce, malgré ses efforts. Jim détestait qu'on le force à parler sur ce genre de sujet. Lui qui savait toujours quoi dire, il lui semblait qu'aucune phrase intelligente ne pouvait lui venir en de tels cas.

-Leur manque de savoir-vivre me choque, naturellement. Je me suis éloigné pour ne pas être associé à leur comportement déplacé.

Si cette pimbêche pouvait aller faire la belle devant ses amis et le laisser tranquille...

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 13 Juin - 15:09

Ah, les pimbêches faisaient moins les fières depuis que sa réplique cinglante leur avait clairement fait comprendre qu’elles n’en feraient pas le bouffon de la soirée. Il sentait leur colère, leur déception, leur mépris sans doute, et s’en fichait totalement. Ses yeux brumeux étudièrent la suite du triste spectacle avec une inexpressivité terrible. Lenny se coupait à moitié du monde. Pour fuir la bêtise, il utilisait une technique très simple, il s’enveloppait de l’attitude la plus digne possible, se voyait au-dessus de cette agitation, insensible à tout ce qu’on aurait pu dire ou penser de lui. Après tout, si les deux hystériques le trouvaient minables, il était capable de leur retourner un mépris dix fois plus élevé. L’avis de ces gens ne comptait pas. Et cette fête n’était rien. Rien de plus que quatre heures dépensées en futilités dont plus personne ne parlerait dans un mois. Puisqu’il fallait se rendre à l’évidence d’une chose : Il était capable d’affirmer sans mauvaise foi que l’ambiance n’avait rien de grandiose. Ceux qui ne s’ennuyaient pas dans leur coin faisaient semblant de s’amuser. Les rares adolescents sur la piste ne donnaient pas l’impression de vivre le moment le plus incroyable de leur existence. Ils dansaient d’un air guindé sur de la mauvaise musique et s’observaient en coin les uns les autres, comme si un fond de ressentiment menaçait d’éclater à tout moment. Une fois de plus, Lenny se demanda comment réussir à faire passer le temps plus vite en laissant autre chose que l’image d’un intrus paumé, et devenir au détour des conversations du groupe ce « petit blond bizarre » dont personne n’avait retenu le prénom. Il commençait presque à regretter son attitude vis-à-vis des deux pimbêches…

Mais ces dernières avaient elles aussi disparues dans une pièce pour continuer à ennuyer une autre fille et n’arrêtaient plus de brailler depuis. Apparemment, elles avaient trouvé une piscine et trouvaient intelligent de l’utiliser ce soir. C’était incroyablement déplacé. Si l’hôte n’avait pas proposé de soirée dans cette pièce, alors personne n’était censé y aller. Dire que les choses dégénéraient au bout d’une heure… Lenny termina son verre d’un trait consterné. Il se dirigea machinalement vers le bar pour s’en servir un autre, bien décidé à ne pas se précipiter comme tous les autres idiots au cœur de l’animation. Ce devrait être lamentable à voir, et il risquait de se faire mouiller, entraîner dans des jeux d’enfant qui ruineraient ses beaux vêtements. Qui savait ce que sa mère en penserait ! Il la décevrait dans tous les cas. Il passerait pour un dévergondé à moitié attardé ou elle y verrait le signe d’un bizutage et se sentirait aussi humilié que lui. Il préférait encore prendre le risque de quitter la demeure dans un vague état d’ébriété.

A part quelques danseurs qui essayaient maladroitement de se séduire, presque tout le monde avait déserté les lieux. Il ne restait plus que les deux garçons de tout à l’heure. Le plus ombrageux semblait fermement décidé à ne pas contempler les horreurs d’à côté. Lenny fut rassuré par l’idée de ne pas être le seul à détester cette soirée. Mais, alors qu’il méditait nerveusement une phrase d’accroche pour établir un contact avec la personne la plus censée de la soirée, il se fit couper la place par l’autre blondasse, Kayla, leur hôte de petite vertu. A en croire les piques qu’elle venait de lancer au brun, ces deux là se connaissaient bien. Il n’était donc pas question d’intervenir dans une affaire qui ne le concernait pas, encore moins d’approcher une fille qui avait probablement fait glisser sa petite culotte jusque sur ses chevilles quelques minutes plus tôt. Répugnant. Il retint une grimace, prit une nouvelle gorgée et essaya de s’intéresser à autre chose. Le garçon en fauteuil roulant était de retour lui aussi, déjà délaissé par cette chipie de croqueuse d’hommes. Tomber dans ses filets n’était tout de même pas très malin. Il supposa que malgré son beau visage, il devait souffrir d’un manque d’amour propre aux handicapés. Le pauvre… Se faire avoir par des appâts si grossièrement agités… Il se dirigea vers lui sans trop savoir quel genre de conversation engager. L’alcool lui donna un élan de courage et, surtout, il devait absolument réussir à avoir un échange constructif avec quelqu’un sinon, malgré tout le mal qu’il pensait de son entourage présent, il se sentirait comme la plus négligeable des personnes.

- Je crois que la fête ne t’a pas attendu pour se déplacer, lança-t-il en essayant de se donner l’air d’une personne à l’aise, habituée à aller vers les uns et les autres depuis son arrivée. Ils ont trouvé une piscine je crois. Quand je pense à tout le mal que ce sont donnés nos hôtes pour que la moitié de la salle finisse débraillée dans un carré d’eau, ça me fait presque de la peine. Alors que, pour tout dire, je ne les connais même pas.

Il soupira doucement. Engager la discussion en critiquant n’était pas toujours la meilleure approche, mais il fallait reconnaître que la technique fonctionnait la plupart du temps. Au moins, le garçon ne serait assurément pas tenté de finir à l’eau, il ne pourrait donc pas approuver à 100% l’attitude de ses camarades.
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 5 Juil - 0:21

Melany se laissait parfois aller à oser s’imaginer une vie parfaite. Dans ses rêveries, elle ne changeait pas tout ce qui lui était arrivé. Elle ne ramenait donc pas sa mère d’entre les morts. Melany se voyait au bras d’un homme qui l’aimait, de cet amour sincère et plus fort que tout que les films américains nous servait sur un plateau d’argent. Elle se voyait avec un travail qu’elle aimait, des enfants et un chien. Mais elle ne voyait jamais son père. Elle s’imaginait seulement finir par être heureuse. Elle n’allait pas jusqu’à se créer des illusions mentales pour faire comme si cela lui arrivait vraiment. De toute façon, elle n’en serait surement pas capable. Elle laissait seulement son esprit vagabonder à ce à quoi elle aurait envie de vivre dans cinq, dix ou trente ans. Melany avait envie de vivre autre chose. Elle rêvait d’une autre vie.

Ce soir, Melany n’avait pas envie de faire comme d’habitude. Elle en avait marre de ce rôle. Elle ne se croyait même plus elle-même. Elle voulait fuir les faux-semblants. Son visage craquait au coin de ses lèvres faussement souriantes. Elle avait la nausée à force de se faire remplir de fausses promesses et de faux compliments. Elle en avait marre d’être une marionnette et se serait bien arraché ses fils elle-même s’ils n’avaient pas été si emmêlés les uns avec les autres. Elle ne savait pas trop d’où lui venait ce vent de rébellion, mais cela l’habitait de plus en plus. Comme quand on voit le ciel s’assombrir, les nuages couvrir le ciel et le tonnerre commencer à gronder. Un tonnerre qui nous mettait en garde et nous invitait à ce mettre à l’abri de la tempête. Melany elle, entendait un tonnerre qui voulait appeler liberté, justice et changement. Ce tonnerre grondait en elle et la jeune femme ne savait pas comment le faire taire. Peut-être était-ce aussi seulement sa crise d’adolescence, mais Si Melany avait pu elle serait restée seule dans cette pièce. Ainsi, le bal des hypocrites se déroulerait sans elle et elle n’aurait pas à se gaver d’encore plus de mensonges. Si elle avait pu, la Felidea se serait transformée en courant d’air. Tout pour ne plus avoir à faire semblant.

Quand la porte s’ouvrit sur les Batman et Robin de la fête, Melany eut envie de pleurer. Son plan n’avait pas fonctionné. Bien au contraire! Par contre, quand celle qui s’était présentée comme étant Atara tout à l’heure poussa une note pour tester l’acoustique de la pièce, Melany eut un petit rire. Batman était adorable.


-Tu as vraiment trouvé le meilleur endroit de la maison!

Melany s’était adossée contre un mur et avait repris son téléphone, pensant que regarder les secondes passer allait faire défiler le temps plus vite. Elle ouvrit la bouche de surprise quand Batman se dévêtit et elle s’ouvrit encore plus grandement quand la jolie blonde se lança dans la piscine en sous-vêtements. Pendant ce temps, Robin s’était également dévêtue et d’autres personnes étaient entrées dans la salle. En regardant Atara s’amuser ainsi, un fou rire nerveux prit Melany en plein dans le ventre et elle rit de bon cœur. Jusqu’à ce qu’elle voit la jeune femme blonde se diriger vers elle et la tirer vers l’eau. Son rire s’éteint aussi rapidement qu’il avait commencé. Melany signifia son désaccord d’aller à l’eau et se débattit tant bien que mal contre celle qui voulait la lancer à l’eau, mais ne voulant pas lui faire mal et ne voulant pas non plus glisser sur le plancher mouillé par endroit et se rompre le cou, Melany ne put pas faire grand-chose. Elle vit la surface de la piscine arriver beaucoup plus vite qu’il ne l’aurait fallu. Batman n’était plus aussi adorable.

Les Felidea n’étaient pas à l’aise dans l’eau, et ce, à différents niveaux. Certains étaient de bons nageurs, certains adoraient les bains. Au contraire, certains n’apprenaient jamais à nager, certains ne se lavaient que sous une forme féline. Melany, quant à elle, ne prenait que des douches, comme une grande majorité des créatures de sa race. Elle se tenait plutôt loin des bains, piscines et des plages. Elle avait appris sommairement à nager, grâce à sa mère, mais comme elle ne pratiquait pas beaucoup, sa technique était plutôt mauvaise. La panique l’avait d’abord submergée. Elle se sentait couler au fond, ses poumons s’emplir d’eau. Pendant quelques secondes, elle se voyait morte noyée dans cette piscine. Puis, son instinct de survie et ses réflexes de nage prirent le dessus. Elle remonta à la surface, non sans peine, et prit une immense respiration une fois la tête hors de l’eau. Puis, sans un regard ou une parole pour Atara, elle se dirigea vers la prise non profonde de la piscine, le plus gracieusement qu’elle le pouvait. Une fois là, elle retira ses souliers et les lança plus loin dans la pièce, en prenant garde de n’assommer personne. Complètement épuisée et trempée, elle essayait tant bien que mal de se sortir de l’eau sans utiliser l’échelle, mais elle glissait sans cesse. Soudainement, une main d’homme s’accrocha à elle et la sortit de sa fâcheuse position.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 5 Juil - 11:07

Tezcatlipoca savait qu'il y avait beaucoup d'autres dieux dans le monde et, surtout, à New York. Il sentait leur présence. Il avait pris l'habitude d'éviter quiconque lui semblant suspect sur ce point. En tant que dieu du mal, il n'avait jamais été apprécié de ses semblables à l'époque. Aujourd'hui, il n'avait donc naturellement pas envie de se précipiter vers d'autres divinités qui seraient convaincues qu'elles valaient mieux que lui. Il préférait de loin se lier avec les humains et les créatures. Ceux-ci lui ressemblaient plus, à son avis. En fait, il se considérait lui-même plus comme une créature, maintenant. Il était bien loin de ce dieu invulnérable qu'il avait déjà été. Il était plus faible, depuis le sort que sa soeur lui avait jeté, et il était aussi beaucoup plus humain. Il ressentait les choses différemment depuis qu'il était passé dans ce monde et il ne savait pas si c'était dû au changement de dimension ou à cette liberté nouvelle.

Lorsqu'il était encore un dieu majeur du mal, Tezcatlipoca n'avait d'autre choix que faire le mal. Désormais, il pouvait agir avec bonté s'il le souhaitait sans bouleverser l'ordre naturel des choses. Il lui arrivait, bien sûr, de commettre des actes peu reluisants mais, à chaque fois, maintenant, ce qu'il accomplissait venait de lui-même. Même après des siècles sur terre, il peinait encore à bien choisir ses actions, se laissant parfois prendre à agir par habitude ou, au contraire, pas envie de contradiction. Dans les deux cas, il s'en voulait ensuite de brimer sa propre liberté.


-Tu as raison ! Je vais aller m’occuper de mes invités un peu, un se revoit plus tard !

Ezra regarda partir Kayla avec un petit pincement. Il avait crû qu'ils resteraient ensemble, pas qu'elle le planterait au milieu de tout le monde. Il n'était pas fâché, seulement un peu déçu. Ils venaient de s'avouer cet amour naissant qui lui paraissait fascinant et ils se séparaient si vite. Bien sûr, la jeune femme ne l'avait pas abandonné - elle n'était qu'à quelques mètres - mais le dieu aurait préféré rester près d'elle au moins quelques minutes. Elle aurait pu lui présenter ses amis, bien qu'il sache que beaucoup des gens présents à cette fête n'étaient pas de vrais amis pour Kayla.

Le jeune homme s'avança un peu parmi les autres jeunes et il remarqua Jim Crowley. Kayla lui avait parlé de lui, notamment pour lui souligner à quel point Crowley était un être ennuyant et désagréable. Les parents de la jeune femme étaient très liés aux Crowley et souhaitaient de toute évidence qu'il en soit de même pour leur fille. Comment allaient-ils prendre la relation de leur fille avec cet inconnu hors de leur cercle de connaissances? Ezra pressentait des temps orageux entre lui et sa nouvelle belle-famille. Debout, il aurait eu au moins autant de cette classe, de ce raffinement calculé dont faisaient preuve les gens riches, que ce jeune homme pour lequel les parents de Kayla avaient tant d'admiration. Il aurait su se tenir droit et démontrer de la confiance. Sourire, serrer les mains... Toutefois, il était coincé dans ce fauteuil roulant et ce dernier représentait un défaut trop visible pour être facilement accepté par la famille Hofstadter. Il y avait déjà pensé de nombreuses fois depuis qu'il avait commencé à voir Kayla autrement que comme une oeuvre d'art intemporelle. Néanmoins, ce soir, même à la vue de tous ces hommes que les parents de Kayla trouveraient mieux assortis à leur fille, il était heureux qu'elle l'ait choisi. Pour la première fois depuis très longtemps, il se sentait à sa place.


- Je crois que la fête ne t’a pas attendu pour se déplacer.

Ezra leva les yeux, comme il le faisait presque toujours quand on lui adressait la parole.

-Ils ont trouvé une piscine je crois. Quand je pense à tout le mal que ce sont donnés nos hôtes pour que la moitié de la salle finisse débraillée dans un carré d’eau, ça me fait presque de la peine. Alors que, pour tout dire, je ne les connais même pas.

Tezcatlipoca avait rencontré Lenny Pinsker à un concert de musique classique, quelques mois plus tôt. Il l'avait déjà aperçu, dans toute sa blondeur, à d'autres évènements de ce genre auparavant, mais ils ne s'étaient pas adressé la parole avant ce spectacle en particulier. Depuis, ils avaient partagé points de vue et connaissances sur la musique classique. Lenny semblait bien mystérieux au yeux d'Ezra qui était convaincu que le jeune homme jouait continuellement un rôle. ll lui rappelait les bourgeois des époques passées qui cherchaient à simuler la noblesse. Il était divertissant et intéressant, tout de même et, si ce n'avait été de ce petit quelque chose de forcé dans son regard, le dieu aurait vraiment apprécié le jeune Pinsker. Les humains lui paraissaient si différents et semblables à la fois, même à travers les époques.

-Je t'avoue que l'idée d'une baignade ne m'a même pas effleuré l'esprit.

Mais quel humour venant d'un type apparemment cloué à un fauteuil roulant!

-Je ne croyais pas qu'une soirée aussi peu formelle était ton genre.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 5 Juil - 12:15

Frederik Holmes aimait quand ses parents étaient satisfaits de lui. Depuis qu’il avait été diagnostiqué dyslexique, c’était plus difficile. Son père le regardait de haut, comme s’il était un déchet parce qu’il avait de la difficulté à lire et à écrire. De plus, ramener des trophées scolaires était exclus de la liste de ses exploits parce qu’il était à la fin du groupe moyen dans tous ses cours. Il réussissait ses cours, tant bien que mal et il n’y excellait pas. Pour Frederik, c’était un exploit, mais pour son père c’était une honte. Et, si Frederik avait déjà ramené des trophées sportifs, son père n’y portait pratiquement aucune attention. Pour lui, le sport n’était qu’un loisir et rien d’autre. Frederik avait été le meilleur marqueur de son équipe de basket-ball, mais ce n’était pas encore assez pour satisfaire M. Holmes. Frederik essayait toujours d’allumer l’étincelle magique de bonheur au fond des yeux de ses parents. Il continuait de rendre ses parents fiers, du mieux qu’il le pouvait. Pour ne pas provoquer son père, mais surtout, pour rendre sa mère heureuse. Avec tout le mal et la déception que lui apportait son mari, elle méritait bien un peu de douceur et de joie. Frederik se sentait comme un super-héros en mission quand il essayait de rendre la vie de sa mère moins difficile. Et il adorait ça!

Frederik avait d’ailleurs accepté les cours privé avec Jim pour ça. Il savait que sa mère en serait heureuse et fière. Heureuse parce que ces cours étaient un espoir d’une vie plus facile, avec des succès et des rêves. Fière parce que son fils n’abandonnait pas, qu’il se donnait des outils et des moyens pour réussir et se relever plus glorieux de tout ça. Pour Fred, c’était principalement un mauvais moment à passer. Être enfermé pendant une heure avec Jim V. Crowley n’avait rien d’un camp de vacances. Jim jouait sur les mots, laissait planer des insultes et utilisait le sarcasme d’une main de maître, laissant Frederik en constant déséquilibre sur le bord d’un gouffre. Frederik avait souvent envie de lui défoncer la gueule de ses poings, mais il savait aussi que s’il faisait ça, ses parents finiraient par en payer le prix pour lui. Il ne les rendrait donc plus aussi fiers…


-Tu as raison. Il faut aussi savoir les choisir avec goût.

Était-ce encore une insulte bien dissimulée? Frederik n’en était pas assez certain. Dans le doute, le jeune homme se disait toujours de ne pas relever. Faire comme si l’attaque avait raté sa cible, pour éviter un conflit, mais surtout pour ne pas satisfaire Jim Crowley.

-Pardon?

Frederik aurait explosé de rire. Une grande vague de jubilation déferlait dans son ventre. Il avait aussi envie de sauter sur place en riant comme un gamin. Il avait réussi à faire sortir Jim de ses gonds, un minimum. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était déjà bien plus que tout ce qu’il avait réussi à faire avant. Surtout, se contrôler et faire comme si de rien était.

-Tu as des problèmes d’audition, Jim…? Il faudrait penser à consulter avant que ça ne s’aggrave.
-Excuse-moi.


Jim le contourna et se dirigea vers une autre pièce. Frederik n’avait pas vu ce qui s’était passé par là et ça ne l’intéressait pas vraiment. Il avait envie de prendre un verre pour célébrer. Il se dirigea donc vers la table des boissons et prépara des verres. Quelque chose de fort. Un verre de plus ne serait pas si grave finalement. Non pas pour perdre la tête, mais seulement pour s’enivrer un peu plus et être en mesure d’affronter le reste de la soirée auprès de toutes ces personnes inconnues et inamicales. Frederik en prépara un pour Jim également. Il irait le lui porter, principalement pour l’ennuyer de sa présence, puisque Jim ne pourrait l’éviter ou être méchant avec lui parmi tous les autres. Frederik avait deux verres d’un rhum et trace de coca dans les mains quand il se retourna et s’apprêta à se diriger vers la salle de la piscine quand il vit finalement que Jim revenait dans sa direction. *Se serait-il ennuyé de moi?* Sa propre pensée le fit sourire.

-Voyons Jim, pourquoi tu t’éloignes de la salle, pourtant il y a plein de filles presque nues, dans la piscine. C’est quoi, elles te mettent mal à l’aise ?

Une autre personne venait de ralentir son plan en parlant à Jim avant lui. Blonde, jolie, musclée, allure féline, c’était leur hôtesse. Elle avait enfin osé se montrer le bout du nez. Ce n’était pas trop tôt! Frederik allait en faire la remarque à ses parents en rentrant à la maison, dans l’espoir que ceux-ci finissent par en glisser un mot aux Crowley ou au Hofstatder et que Kayla se fasse réprimander par la suite. Elle ne lui avait rien fait de particulier, mais Frederik voulait lui nuire dans le seul but que ses parents lui empêche de refaire une petite fête du genre pour les six prochains mois, au moins.

-Leur manque de savoir-vivre me choque, naturellement. Je me suis éloigné pour ne pas être associé à leur comportement déplacé.
-Noies ton dégoût et ta désapprobation dans ce verre, buddy.


Frederik mis un verre dans la main de Jim et prit un gorgée dans le sien. Le goût prononcé de l’alcool lui fit tout6 chaud à l’intérieur. Le jeune Holmes avait fait exprès de parler comme s’ils étaient de très grands amis et dans un vocabulaire douteux, dans le simple but de rendre Jim mal-à-l’aise.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 5 Juil - 15:11

J’aimais danser en public, je me savais beau et talentueux… bref, agréable à regarder danser. Nous avions ce don, dans ma famille, juste à regarder Deborah danser, j’avais envie que le temps s’arrête autour d’elle, elle avait un talent fou, elle aussi. Rien qu’une petite danse dans une soirée comme celle-là, lui donnait l’allure d’une œuvre d’art. J’avais bien vu que Madara – je m’amusais follement à les appeler comme ça tout le temps, pour rire d’Atara – avaient décidé de changer de pièce pour se diriger vers une salle connexe dont j’ignorais l’utilité. J’avais une envie folle de savoir ce qui s’y trouvait, j’étais vraiment curieux de nature. Je voulais toujours tout savoir… j’écoutais les conversations de tout le monde et il m’arrivait souvent de m’en mêler s’en y être nécessairement invité. Je m’en balançais bien, de ce que les autres pouvaient penser de moi, en autant qu’ils savaient qui j’étais. Par contre, je savais que si je plantais Deborah pour suivre Atara, elle m’en voudrait à mort... Heureusement, elle me donna la permission avant même que j’aie eu à dire quoi que ce soit !

-Dis... tu voudrais bien aller vérifier que notre sœur ne se met pas trop dans le pétrin...? Elle est entrée dans cette pièce là-bas et, comme je ne vois pas ce qu'elle fait, elle m'inquiète... Tu y vas pour moi s'il-te-plaît?!

-Sans problème, je meurs d’envie de savoir ce qui s’y trouve, en plus !

Je lui fis un clin d’œil et je me hâtai de me diriger vers la salle qui s’avéra abriter une piscine intérieure… Je ne fus donc pas surpris qu’Atara y ait été attirée, j’avais cru remarquer que les piscines étaient une certaine passion chez elle… ça et les cheveux. Je soupirai en la regardant se dévêtir… ce n’était pas la première fois que je la voyais en sous-vêtements, était-il nécessaire de souligner que nous travaillions tous ensemble en tant qu’effeuilleurs, mais la voir ici, à cette soirée, enlever sa robe ne me plaisait guère. J’appréciai toutefois beaucoup de voir Maddie enlever la sienne… Maddie était folle, mais bien jolie et son corps était délectablement parfait. Une autre personne attira mon attention, dans la salle, c’était une jeune fille, mignonne qui se faisait discrète en regardant son téléphone, dans le coin de la pièce. Sans même que j’aie eu le temps de dire quoi que ce soit pour empêcher Atara d’agir, celle-ci lança la fille brune à l’eau, avec sa petite robe blanche. Je la trouvai si fragile… qu’il me vint une idée.

Depuis que j’avais retrouvé mon corps tangible, je ne tuais plus beaucoup, seulement à l’occasion ou lorsque quelqu’un m’énervait vraiment. Par contre, je ressentais toujours ce mal grandissant en moi que j’avais besoin d’assouvir en faisant le mal autour de moi. Voir cette pauvre fille en détresse dans la piscine me donna envie de la détruire, comme une bouffée réconfortante. Je n’étais pas une bonne personne, je le savais. Je n’aurais pas voulu d’un homme comme moi pour mes sœurs, j’étais un salaud et je le savais, mais je m’appréciais quand même. Lorsqu’elle sortit la tête de l’eau, je vis qu’elle ne semblait pas du tout à l’aise, dans la piscine, et que plusieurs invités de la soirée s’étaient approchés pour voir ce qui se passait. Elle tentait de sortir de la piscine sans se servir de l’échelle et elle semblait bien maladroite. Le mal à l’intérieur de moi avait envie de sourire à grandes dents. Je m’approchai et attrapai sa main pour l’aider. Elle était jeune, donc vraiment légère et j’arrivai à la sortir de l’eau sans trop d’efforts. Je remarquai la transparence de sa robe blanche et je fis mine de ne rien voir.


-Franchement Atara, apprend à vivre ! Cette pauvre fille ne méritait pas ça.

J’avais parlé vers Atara, de façon forte, mais elle pouvait voir dans mon regard que je manigançais quelque chose, je savais qu’elle me connaissait assez pour deviner. Seules Maddie et Atara pouvaient voir que ce n’était que de la poudre aux yeux, tout ça. Je la pris dans mes bras pour l’amener à l’écart et à l’abri des regards indiscrets, elle était mon jouet, à présent.

-Excuse ma sœur, parfois, il lui passe de drôles d’idées par la tête… J’espère que tu vas bien, tiens, prend ça, tu n’auras pas à t’en faire pour ta robe blanche…

J’enlevai le veston de mon complet et je le déposai sur ses épaules pour me retrouver simplement en chemise et en cravate. Je lui fis un sourire désolé parfaitement calculé. Cette fille serait si facile à manipuler…

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 9 Juil - 22:17

J'en voulais à Charles Demers d'exister. Sa simple vue pouvait gâcher ma journée. En fait, simplement penser à lui menaçait de faire craquer ce masque joyeux que je portais en permanence. Je lui en voulais d'avoir cet effet sur ma soeur. Je détestais quand un homme avait un tel pouvoir sur elle, quand il devenait le centre de ses pensées, quand il lui faisait oublier tout le reste.

Parce que, ce reste, c'était en très grande partie MOI. J'étais la première à payer pour les aventures amoureuses toujours désastreuses de ma soeur. Elle me rejetait en offrant son temps libre à un homme, à un étranger, plutôt qu'à moi. Pendant que Charles Demers récoltait les sourires de Deborah, j'étais obnubilée par l'absence de ma soeur. Je craignais en permanence qu'il lui arrive quelque chose...et j'avais peur, aussi, qu'elle m'oublie.

Deborah ne m'avait jamais abandonnée.  Elle était la personne en laquelle j'avais le plus confiance.  Pourtant, je ne pouvais complètement nier cette terreur latente en moi: la certitude que le danger guettait notre relation. Serait-ce une voiture qui la heurterait violemment? Allait-elle me rayer de sa vie parce que l'un de ses mille petits amis ne m'aimerait pas? L'une de nous allait-elle commettre une grave erreur? Dire le mensonge de trop? Deborah finirait-elle par en avoir marre de moi et de mon amour trop grand? J'osais croire que j'étais paranoïaque et que je m'inventais toutes ces possibilités effrayantes, mais une partie de moi n'était pas totalemet convaincue de notre invincibilité: le rsique que je doive vivre sans  Deborah existait, qu'il soit mince ou non. Alors, quand elle me laissait pour aller se réfugier dans les bras d'un étranger, je prenais plus intensément conscience que nous n'étions pas à l'abri de tout.


-En tous cas, tu vas l’avoir dégênée la jeune fille ! Ça va être le festival de la wet robe blanche !!!

Mon regard se porta sur ma victime et j'éclatai de rire. Je n'avais pas envisagé les conséquences de mon action: Myriam Deux portait une robe blanche que, à cause de l'eau, serait extrêmement transparente une fois hors de la piscine. Ouuuuups. J'étais loin d'être gênée par la nudité, mais je savais que la plupart des gens l'était: un corps dénudé sous-entendait automatiquement l'acte sexuel, lequel était, pour d'obscures raisons, le sujet le plus tabou encore aujourd'hui, en 2014. Pourtant, presque tout le monde le pratiquait.

Je regardai la petite brunette essayer lamentablement et vainement de sortir de la piscine sans utiliser l'échelle. Elle devait avoir choisi de l'éviter parce que j'étais sur son chemin. Avait-elle peur que je la noie? Pourtant, il était évident que je ne le ferais pas devant tout ce monde.


-Oh allez, reviens!

Lorsque je vis Samson, je sentis la colère bourdonner en moi. Ce n'était pas que je ne voulais pas le voir - il s'agissait de mon frère et je l'aimais à la folie - mais je détestais que personne ne m'ait consultée à ce sujet. Je savais bien que quelqu'un de fiable devait tenir le Velvet en ce moment et je faisais confiance à mon frère là-dessus, mais j'en voulais à Deborah de l'avoir fait venir sans m'en parler. Ce bar était aussi le mien.

J'allais interpeler mon frère d'une remarque assassine, mais je me retins en voyant qu'il aidait ma victime à échapper à la mer aux requins. Ce n'était pas du tout son genre d'avoir une grande âme.


-Franchement Atara, apprend à vivre ! Cette pauvre fille ne méritait pas ça.

Quelque chose dans les yeux de mon frère éteingit toute la colère qui avait pris place en moi en l'apercevant: il avait une idée derrière la tête et je mourais d'envie de savoir exactement laquelle. Je savais qu'il se plaisait à s'amuser aux dépends des autres et, logiquement, c'éait exactement ce qu'il prévoyait de faire avec cette petite. Il était monstrueux. Je l'aimais tellement.

-Oh Samson...t'es pas drôle du tout. Je ne faisais rien de mal moi!

Je me tournai vers Maddie avec un visage ne laissant en rien douter sur l'hypocrisie de mes propos.

-J'en ai marre de lui.  Il se pense le sauveur de l'humanité et il est toujours toooouuuut gentil avec tout le monde. Monsieur le grand coeur pur... Il ne sait définitivement pas comment s'amuser.

Je ne savais rien de l'idée que Samson avait eue d'aller aider cette pauvre fille, mais je voulais y contribuer. Si je pouvais faire ma part en sous-entendant la grandeur d'âme de mon frère, j'en étais très heureuse.


***


Je passai le reste de la soirée à m'amuser avec Maddie, d'abord dans la piscine, puis sur la piste de danse avec la collaboration de quelques verres. Je ne me privai pas de chanter par-dessus la musique ou de prendre des inconnus par les mains pour danser avec eux. Quand je remarquai que l'endroit commençait à se vider, j'appelai notre chauffeur et je signalai à Maddie et Deborah que notre moyen de transport était arrivé. Je ne m'occupai pas de la colocataire de Maddie: elle n'était pas MON problème. La voiture était déjà pleine, même sans Samson, puisque nous étions  déjà cinq, avec cette cruche blonde. Toutefois, j'étais bien prête à me serrer entre lui et Maddie et à risquer une amende pour lui faire une petite place.

J'avais passé une belle soirée, même si nous nous étions boudées, Deborah et moi. Je mourais d'envie que Samson me raconte ses projets avec la jeune fille qui me faisait penser à Myriam. J'aimais tellement notre vie.


[Ceci était ma dernière réponse. Je spécifie que je pars quand la place commence à se vider. D'ici là, je suis une figurante plutôt bruyante.]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Sam 19 Juil - 12:09

J’avais vu le frère d’Atara entrer dans la maison et je m’étais royalement demandée ce qu’il faisait là. De ce que j’avais compris, c’était lui qui devait s’occuper du Velvet, je ne pouvais pas croire qu’il avait osé délaisser le bar chéri de ses sœurs jumelles pour venir à une soirée. Elles allaient lui arracher les yeux. Je ne pouvais pas dire que j’étais contente qu’il soit là. J’étais un peu jalouse, lorsqu’il était question d’Atara. Je savais qu’elle avait d’autres amis et que sa relation avec son frère et ses sœurs était forte et que je ne pouvais rien y faire, mais j’étais jalouse quand même. J’aurais voulu l’avoir pour moi toute seule, être sa préférée. En plus, je savais que sa famille ne m’aimait pas, mais ça m’était égal, je le leur rendais bien. J’essayais toujours d’être irréprochable et gentille avec eux, lorsque j’étais avec Atara parce que la connaissant, elle n’aurait pas accepté que je m’en prenne à eux, mais eux, Deborah plus particulièrement, ne faisaient aucun efforts pour cacher leur désapprobation envers notre amitié. Deborah avait délaissé Atara toute la soirée, ce qui m’avait permis de passer plus de temps avec elle.

Une fois que la jeune fille fut trempée de la tête aux pieds, elle ne sembla pas du tout apprécier le fait d’être dans l’eau. Je la regardai avec délice tenter de sortir de la piscine avec toutes les difficultés du monde. Je ne pus m’empêcher de me mettre à rire en la voyant glisser sur le bord de la piscine parce qu’Atara lui bouchait l’accès à l’échelle. Je me mis à rire encore plus lorsque je vis que la plupart des gens du party s’étaient déplacés dans la salle de la piscine pour voir ce qu’il s’y passait. C’est la que le beau Samson Lackey a refait son apparition. Ce mec était beau, je n’avais jamais pu le nier, il l’avait toujours été. Ses traits étaient parfaitement découpés, il était masculin sans être grotesque, il me rappelait un peu Christian Reaver que je fréquentais à l’occasion depuis environs deux mois. Sauf que Lackey était cinglé, lui. Je le regardai aider la jeune fille sans trop savoir ce qu’il faisait. Il avait fait un de ces regards, à Atara, et je me doutais que ça ne cachait rien de bon pour la pauvre petite victime. Parfois, je regrettais de ne pas l’avoir épousé. Atara avait joué le jeu à la perfection. Je n’avais aucune idée de ce que Samson Lackey comptait faire à cette pauvre créature, mais ça promettait d’être amusant.



***



Atara et moi étions restées un peu dans la piscine. Lorsque j’étais sortie, j’avais pris mon temps pour remettre ma robe afin que tout le monde puisse admirer mon corps parfait. Le reste de la soirée s’était déroulé de façon parfaite. J’avais eu Atara pour moi toute seule, ou presque, et nous avions dansé une partie de la nuit. Je n’avais pas regretté d’être venue. Bien sûr, en général, j’étais une fille qui aimait de genre de soirée, les fêtes, ça m’allait bien, mais celle-là avait été spéciale. Avec Deborah qui se tenait loin, je n’avais pas eu à l’endurer près de moi et à partager Atara avec elle. J’avais tout de même parlé à d’autres personnes, un peu, pas trop. Il y avait beaucoup trop de gens snobs pour moi, à cet endroit, mais c’était la présence d’Atara à mes côtés qui avait rendu cette soirée si magique et si amusante. Nous avons quitté la magnifique maison comme nous sommes venues, en voiture chauffée par le mec qu’Atara connaissait. Quand j’entrai chez moi avec ma colocataire, ce soir-là, je réalisai à quel point j’avais ignoré Nichole toute la soirée. Chaque fois qu’Atara était là, il n’y en avait que pour elle. Je me sentis un peu coupable.


-J’espère que tu as eu du plaisir avec Anthony, et j’espère pour lui qu’il t’a trouvée jolie dans ta robe !


Je lui fis un clin d’œil plein de sous-entendus. Je savais qu’elle avait passé une bonne partie de la soirée avec ce petit mec aux airs homosexuels. C’était une sorte d’excuses… il ne fallait pas m’en demander trop non plus…


[Idem qu'Atara, évidemment]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Jeu 24 Juil - 12:21

[Spécification: Je ne contrôle pas Anthony. J'ai juste pris un peu d'avance sur sa prochaine réponse en sachant ce qu'il allait faire. Razz]

Nichole était prompte à juger les autres et à les classer comme des personnes superficielles. Une fille bien maquillée qui portait des talons vertigineux ne pouvait être sensible et intelligente, tout comme un homme musclé et bien coiffé était forcément trop sûr de lui et voire même sexiste. Toutefois, elle était la première à accorder de l'importance à son apparence ainsi qu'à celle des autres. Elle ne sortait pas si elle était mal habillée ou décoiffée. Il y avait bien des journées où elle s'appliquait moins à son look, mais elle tâchait toujours de veiller à être présentable et irréprochable. Elle ne quittait jamais son appartement sans s'être inspectée dans la glace.

Ce soir-là, Nicky jugeait donc les autres filles en silence. Si elle les détestait pour leur beauté supérieure à la sienne ou les dédaignait pour leur mauvais goût, elle le faisait néanmoins avec discrétion. On lui avait trop de fois craché des insultes au visage pour qu'elle soit maintenant à l'aise de faire de même: elle connaissait la blessure que chaque commentaire négatif pouvait entraîner.

Nicky avait du mal à percevoir les hommes comme des personnes neutres. Il fallait qu'elle se sente désirée ou rejetée par eux. Elle avait choisi de croire qu'Anthony était au moins un peu attiré par elle. Sa réaction lorsqu'il avait entrevu son corps nu avait été assez positive aux yeux de Nichole pour qu'elle se convaincque que le jeune homme avait apprécié la vue. Ce soir, elle espérait donc une preuve supplémentaire de son intérêt. S'il ne lui en fournissait pas, elle se sentirait certainement misérable, car elle avait du mal à capter l'amitié provenant d'un homme qui ne la voyait pas simplement comme une fille trop laide pour la mettre dans son lit. Bien sûr, Anthony était quand même son ami, mais elle s'était investi dans la scénario de l'amitié présente simplement dans le but de déboucher sur une relation amoureuse.


-Tu es sublime ce soir... vraiment!

La jeune femme sourit et rougit. Elle ne savait pas ce qui la secouait le plus entre le compliment d'Anthony et le contact de sa main sur sa taille. Elle n'arriva à articuler une réponse qu'une fois qu'il se fut éloigné un peu.

-Merci beaucoup...

C'était assez lamentable, mais elle voyait mal comment elle pouvait fournir une réponse particulièrement intelligente dans un cas comme celui-ci. Elle allait ajouter quelque chose quand son regard s'accrocha sur Milda qui quittait la piste de danse. L'autre jeune femme allait trop vite pour que son départ ne paraisse pas étrange. D'ailleurs, c'est avec un désespoir assez prononcé que Nichole vit Anthony partir à la suite de la belle rousse. Nicky resta figée sur place et sentit ses yeux commencer à piquer. Oh non! Elle n'allait pas pleurer sur la piste de danse comme la pathétique esseulée qu'elle essayait de ne pas être. Elle décida de se réfugier dans une colère froide d'avoir été aussi subitement abandonnée.

Elle se faufila donc entre les gens pour aller se verser quelque chose de fort. Si son cavalier daignait revenir sur la piste de danse, il devrait la chercher.


-Voyons Jim, pourquoi tu t’éloignes de la salle, pourtant il y a plein de filles presque nues, dans la piscine. C’est quoi, elles te mettent mal à l’aise ?

-Leur manque de savoir-vivre me choque, naturellement. Je me suis éloigné pour ne pas être associé à leur comportement déplacé.


Nichole ne savait pas Kayla capable de remarques aussi moqueuses. Dans leurs cours, elle était toujours si polie et professionnelle. C'était intéressant de découvrir une autre facette d'elle, même si ce côté de la médaille était un peu sombre. Nichole et Kayla n'était pas spécialement proches, mais elles avaient eu quelques contacts positifs dans les cours qu'elles avaient eus en commun. Le jeune homme qu'elle taquinait semblait charmant, malgré son absence totale de joie de vivre. Nichole se demanda s'il était le genre à courir derrière les rousses magnifiques, lui aussi...

-Noies ton dégoût et ta désapprobation dans ce verre, buddy.

Nichole n'avait pas remarqué cet autre jeune homme en s'approchant de la table parce que la conversation animée qui avait lieu entre les deux autres personnes l'avait absorbée. Il semblait nettement plus amusant que le jeuen homme auquel il venait de s'adresser, tellement que Nicky se demanda instantannément comment ils pouvaient être amis. Elle prit une seconde pour admirer la largeur avantageuse de ses épaules avant de prestement baisser la tête sur le verre qu'elle n'avait toujours pas rempli. Elle inspira pronfondément, le plus silencieusement possible, en emplissant son verre. Elle prit une gorgée et, maintenant gonflée du maximum de courage dont elle disposait en elle, la jeune femme osa adresser la parole à son hôtesse.

-Bonjour, Kayla... Tu es super jolie.

Nullité vivante. Elle devait être la quarantième personne à lui faire cette remarque insipide ce soir. Heureusement qu'elles étaient encore séparées par la table: Kayla ne pouvait pas voir sa main gauche serrer le tissu de sa robe avec nervosité.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 15 Aoû - 11:33

Pour être un bon journaliste, il fallait plusieurs qualités. Une bonne écoute, être dévoué, passionné, déterminé. Mais aussi être prêt à travailler fort, sans relâche et avoir une bonne culture de la société, du monde, de l'actualité et de différents enjeux divers. Selon moi, le plus important, ou plutôt la base, c'était la curiosité. Si on ne se questionnait pas sur certaines choses, si on ne voulait pas se renseigner dur divers sujets, il n'était pas la peine de se tourner vers le journalisme. Ce métier nous forge, nous façonne, nous change. Dans mon cas, j'avais réussi à me retrouver au bon endroit au bon moment et, au fil du temps, j'avais pu aiguiser mes sens et ma curiosité. Quoique, la curiosité, je l'avais déjà pas mal développée bien avant mes études en journalisme. Et, heureusement, je ne l'avais pas perdue, donc, je m'intéressais aux autres et à tout ce qui m'entourait, ce qui me permettait de bien faire mon travail.

Un journaliste travaille toujours, même quand il ne travaille pas. Il n'y a pas d'heures de bureau standard et n'a jamais le même horaire. Ainsi, il faut être prêt à toutes les éventualités, et ce, à n'importe quel moment. Je ne savais jamais quand une bonne histoire allait se montrer le bout du nez et il était de mes responsabilités du métier que de toujours les guetter. Je devais garder l’œil ouvert et remarquer tous les menus détails qui m'entouraient. J'adorais le faire. Et j'avais fini par réussir à le faire en même temps que je vaquais à mes occupations normales. Par exemple, j'avais réussi à remarquer que la proximité des corps de Deborah et du nouveau venu avait fini par diminuer, de plus, leurs traits du visages qui étaient semblables m'ont fait réalisé que ce n'était pas son petit ami. J'avais également remarqué l'absence de l'hôtesse, tout comme j'avais remarqué l'attitude étrange de Nichole, mais je ne savais pas quoi en penser. Je n'étais pas un expert en comportements et langage codé des femmes et cela me nuisait vraiment ce soir pour parfaitement comprendre Nichole. J'étais complètement déboussolé. En plus, j'avais remarqué malaise de Milda, donc j'étais encore plus perdu. Je ne savais pas à qui donner le plus d'attention. Je voulais que Milda se sente bien, mais je ne voulais pas froisser Nichole.

Cependant, quand je vis que Milda quittait précipitamment la piste de danse, je sus instinctivement que je ne pouvais la laisser partir comme ça. Elle avait l'air mal et je voulais être là pour elle. Le jeune homme qui avait l'air le plus mongol, et dégoûté à la fois, devait certainement être la cause de ce déârt précipité de la jeune femme rousse. Je me penchai donc vers Nichole et lui dit que je revenais vite, mais je ne savais pas si je l'avais dit assez fort pour que la jeune femme blonde m'entende. Puis, je parti à la suite de Milda. Bien plus petite que moi, elle avait réussi à se frayer un chemin beaucoup plus rapidement que moi et je la voyais à peine, dans la foule. Heureusement, sa chevelure couleur de feu me permettait de la repérer facilement. Je remarquai qu'elle s'était arrêté dans ce qui servait de vestiaire et profitai de son arrêt de mouvement pour réussir à me rapprocher en jouant du coude entre les corps agglutinés. Une fois suffisamment près d'elle, je vis tout de suite ce qu'elle faisait. Elle était entrain de faire les poches des autres manteaux. Sur le coup de la surprise, je figeai. Non que je sois choqué de voir un vol, j'en avais déjà vu plusieurs dans ma carrière de journaliste, c'était plutôt le choc de voir mon amie accomplir ce genre de choses. Je pensais bien connaître Milda, mais je venais de recevoir une immense gifle qui me faisait m'ouvrir les yeux sur à quel point je ne la connaissais pas, au fond. Perdu dans mes pensées, je ne réagissais plus. Je fixais le vide, me demandant quels autres lourds secrets Milda me cachait-elle. Ainsi, je ne la vis pas partir et, quand je revins dans la réalité, il était trop tard, elle avait disparue. La nuit l'avait avalée, elle et ses secrets avec.

Je secouai ma tête pour chasser mes idées moroses, puis, je me frayai un chemin en sens inverse, pour retrouver Nichole. Je paniquai quelques instants quand je vis qu'elle n'était plus sur la piste de danse avec Deborah. Je m'en voudrais atrocement de l'avoir offusquée et blessée. Je fis un rapide balayage de l'endroit général, de ce que j'en voyais, et fus soulagé de voir Nichole plus loin, à la table des boissons. Je m'y rendis donc et passai mon bras autour de sa taille en lui disant:


« -Hey, c'est moi. J'ai eu peur quand je ne t'ai plus vu sur la piste de danse... Désolé d'être parti, je voulais juste savoir si elle était ok, mais n'en parlons plus... »

Je nous préparai deux verres de bons screwdrivers et restai auprès d'elle et de ces quelques amis à bavarder, en la tenant par la taille. Je ne me mêlai pas vraiment des conversations et les écoutai plutôt, tout en regardant Nichole à la dérobée. Elle était vraiment magnifique ce soir et j'étais ravi de passer ma soirée avec elle. Je chassai Milda de ma tête, me disant que je lui en reparlerais à un autre moment et que je devais plutôt me concentrer sur ce qui se passait ici, maintenant, avec Nichole. C'est elle qui méritait toute mon attention, surtout après ce que nous avions partagé. Je la savais honnête, je nous savais sur la même longueur d'ondes. Après quelques instants, je sentis une vibration dans ma poche. Je lâchai donc la taille de Nichole pour sortir mon portable et regardai ce qui se passait à l'écran. Un appel manqué, un message vocal et trois textos, tous de la même personne: mon patron. Le tout sur une période d'environ cinq minutes, le dernier reçu il y avait quelques secondes. Ses textos disaient:

« Descente de police dans un bar de danseuses du centro. Dans dix minutes. Assurément présence de politiciens sur place. MAGNES-TOI REDFIELD!!!!! »

Je resserrai mes doigts contre mon téléphone et eut envie de le fracasser contre un mur. Je pris une grande respiration, puis remit l'appareil dans ma poche. Je terminai mon verre d'une traite, le deposai sur la table et fit une accolade à Nichole. Tout en la gardant contre moi, je lui dis:

« -Je suis désolé, je dois partir... C'est le boulot... Une grosse affaire que je dois aller couvrir... Je serais mille fois resté ici avec toi, mais tu sais ce que c'est... Encore désolé de partir et merci pour la belle soirée Nichole... »

Je la lâchai à contre cœur, puis lui donnai deux baisers sur les joues avant de partir sans me retourner. Une fois à l'extérieur, j’appelai un taxi, puis, en l'attendant, j'appelai le nouveau photographe avec qui je travaillais. Il ne prenait pas de très bons clichés et était souvent en retard, mais le journal avait dû engager quelqu'un rapidement suite à la mort de Kyle. Une fois dans le taxi, je regrettai le jeune Harrisson et Milda, mais surtout Nichole. Je préférais ne pas trop penser à comment la soirée aurait pu finir pour nous deux si ce n'avait été de mon travail...


[Mon post est long, désolé, mais c'est aussi mon dernier, alors je voulais terminer cela en beauté, vous comprendrez!  Embarassed  Razz  Rolling Eyes  Wink ]

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Ven 15 Aoû - 19:21

Je devais avouer que si ça n’avait pas été du fait que je le savais certain que nous allions nous marier, suivant la décision de nos parents, j’aurais pu avoir beaucoup de plaisir avec Jim. Il était amusant à taquiner, il était tellement susceptible. Nous avions grandi ensemble, je devais dire que je trouvais triste de constater que nous n’avions aucun lien, tous les deux, surtout quand je pensais que je serais peut-être forcée de l’épouser… Mais je ne devais pas penser à ça, j’étais en couple avec quelqu’un que j’aimais pour de vrai, pas un couple formé par mes parents avant même que je sois née. Pendant que je parlais avec Jim, je ne pus m’empêcher de voir Frederik Holmes s’approcher de nous. Je ne savais pas trop quoi penser de ce garçon. Il était gentil, vraiment gentil, même trop. J’avais l’impression qu’il y avait quelque chose qui clochait, qu’il était du style à nous poignarder dès que nous avions le dos tourné. Mais c’était peut-être seulement mon impression…

-Leur manque de savoir-vivre me choque, naturellement. Je me suis éloigné pour ne pas être associé à leur comportement déplacé.

Je haussai les sourcils et je m’apprêtais à lui répondre quelque chose quand Frederik est venu nous interrompre.

-Noies ton dégoût et ta désapprobation dans ce verre, buddy.

Je ne pus m’empêcher de hausser mon sourcil droit. Je regardai Jim un instant et je lui envoyai un message mental.

*Eh ben Jim, je savais pas que tu étais devenu le Best Friend de Holmes, je suis passablement étonnée, toi qui tient tant à ton image…*

Je fis le plus beau des sourires à Frederik et je me déplaçai vers lui.

-Bonjour Frederik, je suis désolée de n’avoir pu te saluer avant, j’avais quelque trucs à régler, mais j’espère que tu passes une belle soirée et que l’alcool te plait.

J’ajoutai un clin d’œil. Dans mon monde, il fallait savoir manipuler. Il fallait toujours être irréprochable parce qu’à la première erreur, il y avait quelqu’un pour le voir et surtout pour vous nuire. C’est la raison pour laquelle je m’étais empressée, lorsqu’il m’en avait fait la remarque, de quitter Ezra pour m’occuper de tous ces gens qui pourraient finir par aller raconter à mes parents que j’avais passé la soirée enfermée dans une chambre avec un garçon.

-Bonjour, Kayla... Tu es super jolie.

Je me retournai vivement en entendant mon nom, me demandant vraiment qui venait de me parler. Je trouvai Nichole, une fille super gentille avec qui j’avais eu la chance de passer un peu de temps à l’université, derrière la table. Enfin quelqu’un d’agréable à qui j’avais envie de parler, ça faisait changement de Holmes et Jim.

-Veuillez m’excuser, messieurs.

Je me déplaçai vers Nichole et je lui fis un ravissant sourire, celui-là était sincère.

-Salut Nichole ! Je suis vraiment contente que tu aies pu venir ! Tu as vraiment une belle robe, je suis jalouse, elle te va si bien.

Nichole avait toujours une apparence vraiment très soignée, elle était toujours bien habillée et ses cheveux, je les trouvais toujours parfaits. Je l’enviais un peu, je n’avais pas toujours la patience d’avoir un look aussi impeccable que le sien, pourtant selon mon statut social – on croirait entendre Jim Crowley parler – il aurait été préférable que ce soit le cas. Sauf que mes cheveux étaient longs, donc longs à lisser ou à friser – parce qu’ils n’avaient choisi aucune de ces deux avenues, ils ne faisaient qu’onduler, je perdais souvent patience et je les laisser au naturel. Je la trouvais néanmoins un peu maigre… pas que ce soit alarmant, mais j’étais nettement plus grosse qu’elle. Bien sûr, mes nombreuses années de dans m’avaient construit un corps relativement musclé, dans une certaine limite, je ne pouvais donc pas être osseuse, c’étais impossible, pour moi. Pendant que je discutais avec Nichole, mon regard croisa celui d’Ezra et je devins presqu’aussi rouge que ma robe. Je lui fis le plus beau des sourires ainsi qu’un petit signe de la main et ensuite, seulement, mon regard s’attarda sur celui qui était à ces côtés : Lenny. Je ne connaissais que vaguement ce garçon, mais il me rappelait trop Jim pour avoir envie de le connaître plus. Lorsque je vis un jeune homme s'approcher de Nichole, je me sentis de trop alors je considérai que c'était un bon temps pour me retirer et retourner auprès de mon amoureux... Même s'il était en compagnie d'une tache. Je me dirigeai donc vers Ezra et Lenny. Je mis une main sur l'épaule d'Ezra.


-Salut! Hey Lenny, comment tu vas? J'espère que tu auras eu un peu de plaisir ce soir!

Il était clair que ce mec n'était pas heureux d'être ici.

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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mar 19 Aoû - 22:56

Il n'était pas étonnant de constater que Jim ne s'était pas fait d'amis à l'université. Il traitait les autres étudiants avec respect, mais sans réelle chaleur. Il ne voulait pas risquer de se faire des ennemis à cette étape si peu avancée de sa vie, mais il préférait juger de loin ses compagnons de classe avant de choisir d'en faire ses contacts sociaux. La plupart des personnes de ses cours s'avéraient d'un ennui mortel. Naturellement, Jim en avait noté quelques-unes mentalement sur sa liste personnelle des gens à surveiller et à essayer de mettre de son côté. Ces étudiants étaient non seulement ceux qui obtenaient d'excellents résultats dans les cours, mais aussi ceux qui provenaient de bonnes familles et dont le dossier scolaire ne portait aucune tache officielle. Jim ne s'était pas complètement fermé à ceux qui ne se conformaient pas à ces règles, mais il leur accordait moins d'attention. Il préférait engager des discussions avec de futurs contacts qui seraient utiles pour l'entreprise familiale qu'avec des perdants qui n'étaient à l'université que pour profiter plus longuement du logement gratuit chez leurs parents aveuglés d'amour.

Jim avait donc commencé à se tisser subtilement un réseau de contacts avec les autres étudiants, et ce, dès les premiers mois de ses études universitaires. Parmi ces gens, aucune personne n'était proche de lui et c'était ainsi qu'il le souhaitait. Il n'avait pas besoin d'amitié grandiose comme celle dont beaucoup prêchaient la beauté et l'importance. Les sentiments ne menaient pas vers la réussite. Cette réalité était prouvée si souvent qu'il en venait carrément ridicule de chercher des exemples. D'ailleurs, parlant d'exemple ridicule, Frederik Holmes en était un: il aurait pu arriver à quelque chose, si on se fiait à la réussite de sa famille, mais il lui arrivait très souvent d'échouer à retenir  une colère qui n'avait rien d'élégant. Il suffisait de peu pour que le pauvre Holmes hausse le ton lorsque Jim s'évertuait à essayer de lui enseigner les notions les plus simples. Jim le trouvait risible de s'emporter pour ce que lui-même considérait généralement comme des détails insignifiants.


-Noies ton dégoût et ta désapprobation dans ce verre, buddy.

Jim fut à la fois étonné de cette marque de familiarité totalement vide de savoir-vivre et plutôt soulagé que Frederik intervienne avant que Kayla ne revienne sur le sujet des filles nues. Il n'eut pas le choix de tenir le verre que l'autre jeune homme lui avait offert s'il voulait éviter qu'il ne se renverse sur sa belle chemise.

-...Holmes?

Mais l'autre jeune homme semblait plus intéressé par son verre que par l'incrédulité de Crowley.

*- Eh ben Jim, je savais pas que tu étais devenu le Best Friend de Holmes, je suis passablement étonnée, toi qui tient tant à ton image…
-Pas le choix de rester poli avec lui. Tu sais comment ma mère adore la sienne.*

Existait-il une seule femme sur cette terre plus insupportable que Kayla Hofstadter?


-Bonjour Frederik, je suis désolée de n’avoir pu te saluer avant, j’avais quelque trucs à régler, mais j’espère que tu passes une belle soirée et que l’alcool te plait.

En voilà deux qui feraient le parfait petit couple duquel Mme Crowley pourrait être la fan numéro un. Jim voyait déjà leurs enfants: un troupeau de petites pestes colériques et capricieuses! Heureusement, les Felidae n'épousaient que des gens de leur race. Holmes garderait donc ses gênes dignes de Hulk. Avec de la chance, d'ailleurs, les enfants que le jeune Crowley aurait un jour avec Kayla tiendrait plus de son côté de la famille que de celui de la jolie blonde. Ils sauraient un peu se taire. Jim songeait à tout cela sans se rendre compte qu'il venait d'engloutir à petites gorgées près de la moitié de ce verre que l'autre détritus lui avait mis dans la main.

-Veuillez m’excuser, messieurs.

Jim regretta que la personne ayant adressé la parole à Kayla ne se soit pas trouvé sur une autre planète plutôt qu'à quelques mètres. Ainsi, il aurait été débarrassé d'elle pour un bon moment. L'autre jeune femme ne retint d'ailleurs pas son attention.

Le Felidae fixa la porte de la salle de la piscine quelques secondes et sortit son téléphone cellulaire de sa poche. Il envoya un bref texto à sa cousine pour lui signifier leur départ imminent. Il n'avait aucunement envie de retourner en ces lieux d'exposition de peau nue pour la voir y faire des bêtises honteuses pour une jeune fille de sa famille. Au bout de près d'une minute, comme il ne recevait aucune réponse, il rangea son téléphone en soupirant. Il déposa son verre désormais vide, car il en avait machinalement pris plusieurs autres gorgées, sur une table tout près et décida d'aller chercher sa débile de cousine.

Toutefois, après seulement quelques pas, en contournant un petit couple qui se bavait dessus, il dût s'arrêter brusquement. Il avait l'impression que le sol penchait, soudainement. Il eut une pensée pour les calmants avalés avant de venir à la fête. Il s'était promis de ne rien boire pour éviter d'en amplifier les effets, mais il avait bien pris quelques gorgées d'alcool. Combien de verres avait-il bu? Il lui semblait qu'il n'en avait pas avalé une grande quantité. Pourtant, la pièce tanguait, maintenant. Il fallait vraiment qu'il quitte cette fête de malheur... Il inspira profondément et reprit sa marche pour s'éloigner du couple de crapaux.
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MessageSujet: Re: What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ] Mer 20 Aoû - 19:47

Pour quelques minutes au moins, Lenny pouvait se réjouir d’avoir eu un échange un minimum constructif avec quelqu’un. Le garçon en fauteuil roulant ne le repoussa pas, bien au contraire. Il se souvenait même lui avoir brièvement adressé la parole pendant un concert de musique classique où il avait saisi au passage l’une de ses remarques à haute voix pour échanger sur la virtuosité avec laquelle le pianiste de ce soir-là interprétait du Liszt. Il l’avait trouvé charmant, cultivé, intéressant, et la découverte de son handicap l’avait presque déçu. Non qu’il se voyait déjà vivre une aventure avec lui, mais il s’agissait probablement d’une réaction toute naturelle lorsque celui qu’on identifie comme son semblable montre une faiblesse inattendue. De toute manière, le blondinet ne pouvait se projeter avec un mélomane attaché à une fille aussi grossière que Kayla. Il était clair que s’ils se retrouvaient sur certains sujets, leurs valeurs différaient. En surveillant la blonde du coin de l’œil, il percevait l’air narquois qu’elle dédiait au jeune homme solitaire. Cela valait bien la peine de sourire comme une gentille fille si c’était pour montrer un visage si laid en privé ! Qu’avait-elle donc de si intéressant pour qu’un amoureux de la grande musique s’intéressât à elle ? Cette histoire le dépassait vraiment. Il jugea cependant préférable de ne pas faire de remarque trop piquante sur la question, même s’il était difficile de ne pas faire le moindre sous-entendu. Il se garda cependant de répondre à la plaisanterie à moitié crispée du jeune homme concernant la baignade. Lenny s’en voulut même d’avoir assez maladroit pour provoquer une réplique aussi gênante de la part d’un garçon en fauteuil roulant.

- Je pourrais te renvoyer la pareille… Il semble que les premières impressions ne soient pas toujours justifiées. Je ne t’imaginais pas non plus ce genre d’amis. – Il songea à sourire pour ne pas avoir l’air trop piquant, mais cela ne vint pas et son regard passa d’un groupe à l’autre, se perdit dans ses observations, et reprit soudain : -
Mais enfin, je n’ai pas réellement choisi d’être ici. Les parents de Kayla sont des clients de ma mère, et elle a pensé qu’ils seraient bon que je fasse la connaissance des jeunes de bonne famille de mon âge… Je suis au moins content de te revoir.

Et, là enfin, un semblant de sourire parvint à étirer ses lèvres. C’était à la fois forcé et sincère. Le fait qu’une personne acceptait d’échanger quelques mots avec lui déliait peu à peu sa langue, mais il réalisait en même temps qu’il venait de commettre une maladresse. Au lieu d’assurer simplement au jeune homme son plaisir de le voir, il avait dit « au moins », comme pour signifier que la compagnie de tous les autres, et par conséquent de Kayla lui était insupportable. Quel imbécile ! Ses joues virèrent au rose. Il termina nerveusement son verre.
Autour de lui, les groupes continuaient à se faire et se défaire. Il sentait que de nombreuses intrigues autour de Kayla, de ses proches, lui échappaient, ce qui ne lui permettait pas vraiment d’aller innocemment d’un groupe à l’autre. Sans le vouloir, les autres jeunes gens lui faisaient comprendre qu’il était de trop.
Quand la blonde revint vers son petit ami à roulette et posa une main possessive sur son épaule, il vit son court moment de sociabilité « positive » prendre fin. Il pouvait au moins se consoler d’avoir eu un échange et, en enjolivant un peu, considérer qu’il avait eu une discussion avec son hôte. Celle-ci semblait, hélas, d’avis qu’il s’ennuyait. Elle le lui disait avec un air de s’en fiche complètement d’ailleurs. Mais Lenny ne se laissa pas décourager par son hypocrisie. Il lui rendit la pareille, le visage le plus lisse possible.

- Eh bien… Je dirais qu’il n’est pas toujours simple de se lancer dans une soirée où l’on connaît si peu de monde, mais je commence à me faire à l’ambiance. J’espère qu’elle est à la hauteur de tes attentes. Mais vous m’excuserez, il va falloir que je fasse un détour par le banquet.

Il désigna son verre et les laissa entre amoureux. Pas question de tenir la chandelle ou les laisser s’embrasser devant lui… Quelle horreur ! En observant la pièce, Lenny constata que quelques personnes commençaient à partir. Pouvait-il écrire à sa mère ? Il consulta sa montre et se dit qu’il attendrait encore une demi-heure. S’il la contactait trop tôt, elle allait s’inquiéter. Il se servit donc un verre. Une fille blonde à l’allure plus discrète et réservée que Kayla était restée seule près du banquet, et affichait un air morose. Le garçon qui parlait avec le brun ténébreux continuait de boire et ce dernier titubait bizarrement vers la piscine, comme s’il était sous l’effet d’autre chose que de l’alcool. Décidément, il ne fallait s’étonner de rien, même ceux qui montraient les attitudes les plus dignes étaient des débauchés finis ! Il soupira, et s’éloigna de l’agitation pour boire en guettant l’heure. Il n’avait pas très envie de s’adresser à la fille timide. Il l’avait vue se faire abandonner par son compagnon et redoutait d’être pris pour un confident sur lequel épancher tous ses malheurs.
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What I wouldn't do for you... (PARTY!!) [PV] [TER-MI-NÉ]

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