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Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ]

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MessageSujet: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Dim 19 Jan - 11:56

En sortant de la zone neutre en courant comme un déchaîné, une déesse accrochée à mon bras, je réalisai que nous étions hors de danger. C’est à cet instant que je pus apprécier amplement la vue d’un morceau de fer immense, logé au creux de mon épaule. Je grimaçai à cette vue, la blessure n’était pas jolie à voir du tout. Mon dos m’élançait, mais au moins j’avais sorti Elisa de là saine et sauve. Elle avait retrouvé ses pouvoirs, elle était donc hors de danger. Je regardai tous ces gens hurler et courir autour de nous. Je savais qu’il y avait des cadavres partout dans la zone neutre, nous qui voulions éviter le plus de pertes humaines possible, c’était cause perdue.

-Il faut aller te soigner.

Je sursautai, je l’avais oubliée. Sans un mot, je la suivis, j’espérais qu’elle ne m’amènerait pas à l’hôpital, où ils ne pourraient rien pour moi et qu’elle savait ce qu’elle faisait. La plaque de fer me rendait la vie difficile, à chaque pas que je faisais, je ressentais un élancement dans mon épaule, amis je ne pouvais pas la retirer puisque je me serais clairement vidé de mon sang sur la place publique. À la place, je marchais en tenant mon bras pour réduire le choc de mes pas. Et comment oublié mon dos qui semblait vouloir à tout prix que je me couche par terre, et que je me laisse mourir là. Par contre, il ne fallait pas oublier que j’étais un homme et que j’avais une certaine fierté, je ne pouvais clairement pas rester là et pleurnicher par que mon dos me faisais mal alors je suivis Elisa sans parler jusqu’à sa voiture dans laquelle je pris place du côté passager. Une fois assis, la douleur augmenta de plus bel, ou était-ce parce que je n’avais plus rien d’autre à quoi penser que de me concentrer sur cette douleur ? Je grimaçai à nouveau.

-Naturellement, les lycans ne vont pas à l’hôpital…

Je fus soulagée qu’elle ait la présence d’esprit de m’amener quelque part où on pourrait certainement s’occuper de moi. Ma respiration était devenue saccadée, la douleur était atroce, je mourrais d’envie de retirer ce métal froid de mon corps, j’étais certain qu’il s’.tait enfoncé jusque dans mon os, tranchant ainsi plusieurs nerfs sur son passage. J’avais l’impression que le retirer diminuerait la douleur de moitié. Pour chacun de mes mouvements, aussi minimes qu’ils soient, je sentais la lame qui me torturait. Des gouttes de sueur perlaient sur mon corps en entier.

-Je connais un endroit où il y a le nécessaire pour soigner une personne.

J’émis un grognement de gratitude pour seule réponse. Je ne pouvais concentrer mon esprit sur quoi que ce soit d’autre que sur ma douleur. J’aurais voulu qu’on m’endorme, j’avais envie de vomir et de hurler, à la place je fermai les yeux et mon visage se crispa de douleur, j’avais hâte qu’on arrive à destination, je n’en pouvais plus. Quand j’ouvris mes yeux, ce fut parce que la voiture s’était immobilisée devant une maison délabrée du quartier Grey. On ne pouvait se tromper en ce qui avait trait au quartier Grey, il n’y en avait pas deux comme lui. Dégoutant et sale. Je sortis de la voiture en grimaçant, une fois de plus, tenant toujours mon bras bien serré contre moi. Les quelques pas que j’eus à faire pour entrer dans cette maison me furent pratiquement intolérables. Lorsque je pris enfin place sur le divan de cette maison qui empestait les produits ménagers à plein nez… Non mais… c’était incroyable ce que ça sentait fort. Mes yeux en pleuraient, c’était dégoutant. Je me demandait bien quelle cinglé du ménage pouvait bien vivre ici, l’odeur était forte et concentrée, comme si on avait particulièrement abusé de tout ce qui pouvait désinfecter une maison. Bref, cette maison empestait. Ma respiration s’accéléra à nouveau, je ne pouvais plus sentir ce morceau de fer dans mon bras et sur un moment d’impulsion et d’agressivité probablement dû à ma douleur intense, je l’arrachai de mon bras pour le lancer le plus loin possible de moi. Et là, comme il était prévisible, le sang se mit à couler à flot. Elisa était partie dans une autre salle alors je m’empressai de mettre ma main sur ma blessure pour empêcher le sang de couler ou du moins, réduire le flot. Je fermai les yeux et je respirai profondément, je devais me calmer parce qu’un pouls rapide pourrait causer ma mort beaucoup rapidement.

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Dernière édition par Justin Blackburn le Mer 18 Juin - 21:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Dim 19 Jan - 20:25

J’avais rencontré la plupart de mes alliés dans des endroits neutres. Parfois, j’avais organisé de courtes rencontres avec les plus sombres d’entre eux, citons le démon qui devait aujourd’hui tuer le maire, dans cette maison du quartier Grey. Je n’avais jamais accepté un seul de mes partenaires politiques dans la demeure que je partageais avec mon époux dans le quartier Gaia, principalement pour ne pas attirer l’attention. En vérité, je souhaitais surtout éviter les disputes avec Zeus qui, je le sentais, ne me laissait mener ma rébellion que parce qu’il voulait vivre dans une autre ambiance que des crises de nerfs perpétuelles. Parce qu’il savait que je lui aurais fait regretter de me forcer à renoncer à mes grandes idées.

Je ne venais ici qu’en dernier recours, quand une rencontre devait être rapide et discrète ou que mon invité était spécial. Je craignais à chaque fois d’y croiser mon mari ou qu’il ait laissé une victime traîner. Nous payions grassement une personne pour qu’elle nettoie après chaque carnage, mais elle n’apparaissait pas magiquement dès la mort d’un criminel ou d’une salope. Il fallait l’appeler et il y avait un certain délai. Ce jour-là, pourtant, je n’avais pas eu le choix. Après les évènements survenus près de l’hôtel de ville, l’hôpital promettait d’être encombré et, de toute manière, Blackburn avait besoin de soins spéciaux, différents de ceux d’un être humain.

J’avais été soulagée en entrant de sentir l’odeur assez prenante des produits ménagers. Cela signifiait que notre employé était passé très récemment et que, de ce fait, mon mari n’avait pas abandonné de cadavre que le lycan aurait pu voir ou sentir. Je me demandai s’il pouvait encore sentir l’odeur du sang, malgré que tout ait été de nombreuses fois lavé, mais je chassai rapidement cette idée : même moi, j’étais un peu étourdie par la forte odeur de savon qui régnai dans la maison.

J’avais aidé de mon mieux mon sauveur à avancer jusqu’au sofa, avant d’aller refermer la porte de la maison, mais je n’étais naturellement pas d’une grande aide, considérant notre différence de taille. J’ouvris rapidement la fenêtre de la porte, histoire de faire entrer un peu d’air frais. L’air du quartier Grey n’était pas le plus pur, mais il permettrait de diminuer cette odeur d’eau de javel qui m’asséchait la gorge. Et dire qu’en plus les lycans avaient un odorat surdéveloppé…

Je me rendis dans ma pièce de torture en prenant bien garde de ne pas en offrir une large vue à mon blessé. Je choisis dans l’armoire plusieurs produits ainsi que des bandages et des serviettes que j’emportai avec moi vers le salon. Je venais tout juste de refermer la porte quand un bruit me fit sursauter. Je faillis bien tout échapper et ma réaction me fit réaliser que j’étais assez à cran. Risquer de mourir et rater mon plan d’assassinat de Loki devaient avoir joué sur mon humeur. Je retournai donc au salon pour y découvrir un lycan ensanglanté ayant certainement taché mon sofa de manière irréversible. J’accourus et déposai à la hâte mon chargement sur la petite table devant Justin pour couvrir la plaie d’une serviette et y effectuer une pression.


-Je vois que c’était une erreur de ma part de te laisser tout seul.

Les lycans finissaient souvent par se condamner par leurs impulsions. J’en avais souvent entendu parler.

Je laissai le blessé tenir la serviette et j’allai lui chercher un verre d’eau. J’en profitai d’ailleurs pour retirer le fin manteau que je portais toujours et qui était maintenant sali de rouge. Je ne m’en formalisai pas. Je n’accordais que très peu d’importance à mes vêtements. J’aimais en porter des jolis, mais je ne m’y attachais pas. De toute manière, entre un manteau et la vie de l’homme qui m’avait sauvée. Je pris ensuite deux cachets dans un flacon sur la table et les lui tendis.

-C’est pour calmer la douleur et faciliter la guérison. Je les tiens d’un guérisseur magique. C’est habituellement pour les humains, mais je suppose qu’ils auront simplement un effet moindre.

C’était habituellement le cas pour toutes les substances, des médicaments jusqu’aux poisons. Je m’occupai de tenir la serviette pour que le lycan ait ses deux mains pour avaler les cachets et l’eau.

-Il va falloir que je nettoie la plaie. Pour cela, tu dois enlever ton haut, parce que le tissu de tes vêtements va me nuire.

Je me voyais effectivement mal faire un bandage par-dessus des vêtements, mais je devinais que ce genre de mouvement risquait de faire souffrir Blackburn.

-Non, attends. On risque d’empirer l’hémorragie en te faisant trop bouger.

Je me levai et me dirigeai à nouveau vers ma salle de torture.

-Et ne fais pas de bêtises, cette fois.

Mais d’où me venait cet humour? Cette exécution publique m’avait drôlement atteinte.

Je revins avec de grands ciseaux.

-Comme ça, pas besoin que tu bouges.

J’entrepris donc de couper le plus délicatement possible tout vêtement autour de la blessure, mettant complètement à nu l’épaule droite de Justin et, involontairement, une partie de son bras et presque la moitié de sa poitrine. Je pris bien garde à ne pas faire de faux mouvement : j’étais persuadée qu’il n’avait pas envie que je l’amoche davantage.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Mar 4 Mar - 20:18

Je voyais un tout nouveau côté d’Elisa Wilde. À première vue, on ne pouvait s’empêcher de la voir comme une personne hautaine et au dessus de ses affaires. C’était ce qu’elle dégageait, je me souvenais de sa réaction à mes multiples blagues, lorsqu’elle était venue me voir à la maison des lycans et elle n’avait absolument rien d’amusant. Ce côté frigorifiant de sa personnalité ne m’avait pas donné envie d’en connaître d’avantage sur elle. Je la voyais seulement comme l’une des personnes qui étaient du même côté que moi dans cette guerre contre Loki, ce qui faisait en sorte que je devais la protéger, elle était mon chef, le cerveau de cette rébellion. Sans cerveau, Loki garderait son trône et il nous anéantirait, nous, créatures. En la voyant s’occuper de moi de cette façon, je la voyais autrement. Je ne pouvais nier qu’elle était une femme magnifique, elle avait quelque chose de naturellement beau qui écorchait tous mes sens. En dehors de son image de glaçon sans sentiment, comme maintenant, c’était comme si je la voyais pour la première fois, belle et attentionnée. Je me demandais si la douleur ne me faisait pas halluciner.

-Je vois que c’était une erreur de ma part de te laisser tout seul.

-Hey j’ai rien fait !!!

Je la regardais avec de gros yeux globuleux de chien piteux. C’était bien moi, ça : Essayer de faire rire même en étant au bord du délire tant ma douleur était intense. Je ne me souvenais pas avoir déjà eu aussi mal, physiquement. J’aurais hurlé, si je ne m’étais pas retenu. La tête me tournait, mais au moins, le morceau de fer ne se logeait plus joyeusement dans mon épaule. Elisa vin plaquer une serviette sur ma plaie, mais je la voyais bien se gorger de mon sang. La vue de ce sang qui affluait de mon bras m’embrouilla la vue et l’ouïe. Je n’entendis pas vraiment ce que Hera me disait mais je la vis mettre un flacon sur la table, flacon que je m’empressai d’attraper, voyant qu’elle libérait mes deux mains, ça ne pouvait que me faire du bien, du moins j’espérais qu’elle ne voulait pas m’empoisonner. Il me fallu un temps avant de retrouver mes esprits, je devais être complètement blanc. Les comprimés m’engourdirent, mais pas de la même façon que la vue du sang. Je me sentais soudainement léger comme tout, la douleur était lointaine. J’étais dans un brouillard, mais au moins j’entendais ce qu’elle me disait un peu plus clairement que quelques minutes plus tôt.

-Il va falloir que je nettoie la plaie. Pour cela, tu dois enlever ton haut, parce que le tissu des vêtements va me nuire.

Je clignai deux fois des yeux, c’était comme si je ne comprenais plus comment mon corps fonctionnait. Chacun de mes membres me semblait indescriptiblement lourd et mes mouvements me semblaient impossibles à exécuter. Heureusement, mon infirmière eut une meilleure idée.

-Non attends. On risque d’empirer l’hémorragie en te faisant trop bouger. Et ne fait pas de bêtises, cette fois.

Puis elle s’éloigna. Je regardai chacun de ses mouvements, chacune des courbes de son corps si parfait. Je l’ai déjà dit, mais c’était comme si je la voyais pour la première fois, j’étais incapable de détacher mes yeux de chaque parcelle de son être. Elle rayonnait tellement, c’était comme si elle avait avalé un Soleil… J’étais complètement débile, je le réalisais, mes réflexions, mes pensées… c’était comme si je n’avais plus une seule once d’intelligence, tout était inhibé par les antidouleurs. Lorsque Hera revint, elle avait des ciseaux et se mit à découper mon chandail. Je ne pu m’en empêcher.

-Comme ça, pas besoin que tu bouges.

-Tu es si belle.

J’aurais voulu m’arracher moi-même mes entrailles. MAIS QUEL CON ! Je ne comprenais pas ce qui m’avait pris de lui dire ça, à la femme de Zeus. J’allais mourir grillé. D’ailleurs Zeus…

-Pourquoi ton mari n’a pas pris part à ton projet ?

Ça y était, j’allais mourir, si ce n’était pas de la main de Zeus, ce serait de celle d’Hera, mais j’allais assurément mourir. FOUTUS DROGUES.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Jeu 20 Mar - 20:43

Il y avait cet esprit d'individualisme dans mon couple qui, s'il me permettait bien des libertés, finissait souvent par me peser. Zeus et moi prenions nos propres décisions, séparément, depuis des centaines d'années. Nous ne nous consultions que rarement avant de faire des choix et il arrivait souvent que nous ne soyons pas d'accord l'un avec l'autre...ce qui ne nous faisait presque jamais changer d'avis. Je savais mon mari parfaitement au courant de mes sentiments par rapport à ses nombreuses infidélités, mais il choisissait perpétuellement de s'offrir ce plaisir superficiel au détriment de mon moral. Je lui rendais donc la pareille à chaque fois que je me lançais dans un plan destructeur de vengeance ou quand je me laissais aller à des idées plus grandes, comme cette fois-ci, avec la couronne new-yorkaise qui était vraisemblablement en jeu.

Avec les années, je devais avouer que la saveur des meurtres des maîtresses de mon époux s'était amoindrie. Depuis que j'avais passé cette brèche, je percevais même les humaines différemment que lorsque je les guettais du haut de l'Olympe. Elles me semblaient beaucoup plus proches des déesses, comme des répliques fragiles et éphémères. Aussi, il m'était plus difficile de les tuer. Néanmoins, je ne pouvais m'arrêter de le faire. Éliminer mes rivales, celles qui me prenaient le coeur dont Zeus me refusait l'entièreté, me procurait, sinon un plaisir sadique, au minimum une impression d'accomplir mon devoir. Je devais les tuer, car elles représentaient l'impureté, l'infidélité...et la solitude. Elles étaient la quintessence de la faiblesse humaine et, en tant que déesse, il me fallait purger la terre de ces créatures horribles. Du moins, je m'en convainquais...avec plus de difficultés après chaque cadavre. Il m'arrivait même, de temps en temps, de me demander si j'avais raison d'agir ainsi, de remplacer les maîtresses de mon mari par des cadavres sanguinolents, mais je chassais vite de mon esprit ce genre de considération: si je perdais cette certitude, je ne saurais plus à quoi me raccrocher pour garder mon équilibre...et il n'y aurait personne pour me rattraper.


-Hey j’ai rien fait !!!

Je levais les yeux au ciel. Toujours l'humour... Je ne pus néanmoins réprimer un début de sourire un peu crispé. Je n'étais pas spécialiste dans les soins à donner aux blessés, mais j'en savais suffisamment pour avoir confiance en mes capacités d'aider un lycan amoché dont le corps ne semblait pas mortellement atteint. Ces créatures guérissaient beaucoup plus vite que les humains et, même, que la plupart des dieux. Leur organisme était assez fascinant. Je me concentrais donc à aider Blackburn du mieux que je le pouvais, malgré mon stress de la journée.

-Tu es si belle.

Je venais de retirer les derniers lambeaux de sa chemise et je faillis bien lui planter les ciseaux dans la poitrine sous la surprise, mais je me contentai de m'immobiliser en levant un regard certainement incrédule, voire même déconcerté, vers lui.

-Pardon?

Je n'arrivais pas à croire ce qu'il venait vraiment de proférer une telle remarque. C'était complètement déplacé, surtout dans ce contexte: il était maintenant à moitié nu et j'étais très près de lui. S'il n'avait pas été couvert de sang, nous aurions eu l'air de...de...je préférais ne pas terminer ma pensée. L'angoisse de la journée en ajoutant à ce commentaire, je restai muette, une réplique assassine coincée dans la gorge, les joues involontairement plus roses que quelques secondes auparavant. Je déposai les ciseaux sur la table et choisit le nécessaire pour désinfecter la plaie. Je me promis d'être douce, car appliquer ce genre de produit sur une plaie ouverte pouvait temporairement raviver la douleur.


-Pourquoi ton mari n’a pas pris part à ton projet ?

-Il n'en avait pas envie, dis-je d'un ton presque brutal.

Je mis volontairement plus de solution désinfectante que nécessaire sur la blessure de Blackburn, geste que la colère m'incita à poser et qui souleva en moi un sentiment de culpabilité instantané. Je déposai une serviette humide fraiche sur la blessure pour m'excuser silencieusement et je gardai les yeux bien rivés sur celle-ci. Je ne voulais pas croiser le regard de mon patient.

-Ze...Alan n'est pas intéressé par la politique.

Ni par moi.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Dim 23 Mar - 8:50

J’étais un gros nul. Mon raisonnement était encore assez présent pour que je me rende compte que j’avais l’air d’un gros débile lobotomisé, mais pas assez pour me taire. C’était comme si ma parole n’était plus liée à ma tête, ma bouche était séparée de mon être. J’avais envie de me frapper jusqu’à en perdre connaissance, comme ça au moins, je saurais me taire.

-Pardon?

En voyant les yeux qu’Elisa me fit après ma remarque beaucoup trop déplacée, j’eus envie de fondre et de me retrouver comme une simple flaque de Justin. J’avais si honte de lui avoir dit que je la trouvais belle… Qu’est-ce qui m’avait pris ? Je rageais de l’intérieur. Je sentais mon visage me chauffer jusqu’à mes oreilles. Je devais être rendu bourgogne. Je cillai un instant et mes yeux quittèrent ceux d’Elisa. Je me sentais coupable… Elle était de nouveaux ce glaçon qui était venu me rendre visite à la maison des lycans, quelques semaines auparavant. Je la regardai déposer les ciseaux sur la table et prendre une ignoble bouteille de produit désinfectant. Je savais que ce morceau de fer avec qui je n’avais fait qu’un pendant un instant ne devait pas être très propre, je pouvais donc être certain que le produit désinfectant ramènerait vivement ma douleur à la vie.

Elisa ne semblait pas contente non plus que j’aie parlé de son mari… Même que de mon point de vue, cela avait semblé plus fâchant pour elle que le fait de lui avoir dit qu’elle était belle (Comme un gros débile, rappelons-le.).


-Il n'en avait pas envie,

Je m’excuse de le dire, mais Zeus était un imbécile. Si j’avais eu la chance d’avoir cette femme dans ma vie, j’aurais tout fait pour m’intéresser à ce qu’elle accomplissait. Elisa Wilde était loin d’être de ces femmes stupides sans créativité qui passaient leur vie à courir derrière des hommes riches. Elisa avait des idées, c’était une femme extrêmement intelligente et organisée, ce qui aurait dû, selon moi, attirer l’admiration de son mari… et probablement aussi de tous les hommes de la Terre. Je trouvais que c’était beaucoup plus impressionnant qu’un chef policier qui n’est même pas sur les lieux lorsque l’un de ses agents crible un civil de balles parce qu’il ne veut pas que sa blonde ne meure. Mais après tout, ce n’est que mon avis de loup drogué, mais Zeus ou pas, j’avais envie de le  frapper jusqu’à ce qu’il comprenne. Je grimaçai particulièrement lorsqu’Elisa appliqua le produit désinfectant sur ma blessure. C’était immonde, on aurait dit que c’était pire encore que lorsque le morceau de fer était dans mon bras. Je repris mon air et une fois que l’alcool fut évaporé, je reportai mon attention vers mon infirmière dont l’air semblait s’être un peu radouci.

-Je dis ça comme ça… mais n’est-ce pas de son devoir d’être présent durant ce genre d’événements, pour protéger la population, du moins ?

Je savais qu’elle me détesterait considérablement, mais même si mon esprit était embrumé, je savais que Alan Wilde aurait dû être présent sur les lieux de l’exécution. Si ce n’était pas pour sa femme, ç’aurait au moins dû être pour la population. Je ne pouvais m’enlever l’image de Charles qui criblait cet innocent de balles. Mon ami, si gentil, qui venait probablement de tuer un homme. Son patron aurait surement pu empêcher ça… empêcher que ses agents soient les esclaves de Loki, mais non, il avait préféré rester dans son confort.

-Ze...Alan n'est pas intéressé par la politique.

Pardon ? Le chef de la police qui ne s’intéresse pas à la politique ? N’est-ce pas un peu ironique puisque ce sont les politiciens qui établissent les lois que les policiers doivent faire respecter. Si j’étais le chef de la police, il me semble que je m’intéresserais un peu aux décisions qui sont prises puisque je serais ensuite lié par celles-ci. Je n’ai jamais prétendu avoir l’âme de politicien, mais ce genre de choses m’intéressait beaucoup. J’aimais lire, me tenir aux courant de ce qui se tramait, j’aimais être informé de la politique… qu’elle soit municipale, nationale ou internationale. Mais je dois dire que j’ai rarement vu un tyran municipal… et Loki relavait assez bien le défi, côté tyran.

-En tous cas moi, je ne peux qu'admirer ton travail. Il devrait s'y intéresser plus et réaliser quelle femme de tête impressionnante tu es...


Voudrais-tu lui lécher les pieds, en plus de ça, mon Juju? Je suis un pauvre con.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Mar 22 Avr - 22:37

J'avais été choquée par le compliment déplacé de Justin, mais ce n'était pas faute de m'être déjà faite courtiser. Beaucoup d'hommes avaient souligné ma beauté par le passé. Plusieurs m'avaient même fait des avances, en sachant que mon mari était le dieu le plus puissant qui ait existé. Certains s'étaient faits plus discrets en apprenant que j'étais l'épouse de Zeus alors que d'autres avaient vu la force et l'influence de mon mari comme autant d'incitatifs à relever un défi. Jamais je n'avais cédé devant les avances d'un homme autre que celui que j'avais épousé. Je ne me souvenais pas de chacun de mes prétendants, car il y en avait eu beaucoup en des siècles d'existence, mais quelques visages n'avaient jamais vraiment quitté ma mémoire. Il me fallait avouer que, si je n'étais profondément sensible qu'à l'amour que me portait mon mari, je ne pouvais être complètement de marbre, au fond de moi, à l'intérêt qu'un homme respectable et attirant pouvait me démontrer.

Je n'avais jamais laissé paraître un quelconque intérêt envers n'importe lequel de ces hommes, que ce soit pour des humains ou des dieux. J'avais pourtant ressenti de l'attirance physique, plus d'une fois, même si j'étais convaincue que je n'avais éprouvé de l'amour réel que pour Zeus. J'avais refusé mes faveurs à tous ceux qui me les avaient demandées et aussi à ceux qui avaient voulu se les offrir de force. Ceux-là, je les avais dénoncés à mon mari pour qu'ils périssent de sa main. Les autres, ceux qui n'avaient que laissé comprendre leur désir envers moi, avaient eu droit à ma protection la plus subtile. Ils ne l'avaient pas su, mais j'avais caché leur existence à mon mari, le sachant aussi jaloux que moi, malgré ses propres aventures hors mariage.

Le pouvoir d'omniscience de Zeus lui permettait de savoir tout ce que les autres faisaient, mais pas ce qu'ils pensaient et très peu de ce qu'ils disaient. Aussi, sans ma confession, il ne pouvait deviner ce que me proposaient ces hommes qui me courtisaient. Si j'éliminais joyeusement toute femme l'accueillant dans son lit, je ne souhaitais la mort d'aucun de ces hommes prêt à transgresser le même mariage que je défendais avec autant de violence. J'étais très certainement injuste, car leur péché s'avérait le même que celui des maîtresses de Zeus. Néanmoins, sans que je ne m'explique pourquoi, je souhaitais les garder en vie.

Je ne condamnerais donc pas Blackburn en confiant à mon mari ce compliment qu'il m'avait fait. Je savais que certaines femmes profitaient des avances des autres hommes pour attiser la jalousie de leur mari, mais celles-ci n'avaient pas épousé un dieu puissant qui n'en avait rien à faire d'une vie humaine de plus ou de moins. De toute manière, j'étais persuadée que Justin avait été maladroit et non qu'il avait (vainement) tenté de me charmer.


-Je dis ça comme ça… mais n’est-ce pas de son devoir d’être présent durant ce genre d’événements, pour protéger la population, du moins ?

J'eus envie d'appuyer de toutes mes forces sur sa blessure.

-La population de New York ne se résume pas à la foule présente lors de l'exécution. Pendant que Loki faisait son petit spectacle, le reste de la ville a continué d'exister.

Je m'étais répété cet argument des dizaines de fois depuis que mon mari m'avait fait remarquer que d'autres gens pouvaient avoir besoin de la police de New York, mais je n'étais toujours pas convaincue de sa pertinence. Le chef de la police devait être sur le terrain le plus dangereux; c'était logique. Même en sachant que cette excuse n'était qu'une invention pour couvrir les réelles motivations de l'absence de Zeus, j'étais frustrée de la savoir aussi peu crédible.

-Cet attentat était mon plan et mon mari n'a rien à voir là-dedans...

Je détestais le mettre en mots, mais je ne voulais pas que l'un de mes plus précieux alliés pense que je me moquais de lui ou que je lui cachais la vérité.

-Alan ne manque pas vraiment d'intérêt pour la politique en général, en fait, c'est surtout pour ma propre implication politique qu'il n'éprouve pas d'enthousiasme. Il ne veut pas y être mêlé.


Je terminai de nettoyer la blessure et je m'emparai de pinces de petite taille, mais solides.[/color]

-En tous cas moi, je ne peux qu'admirer ton travail. Il devrait s'y intéresser plus et réaliser quelle femme de tête impressionnante tu es...

Je ressentis une sorte de chaleur dans la poitrine, laquelle fut vite chassée par une déchirure violente. Je détestais quand on soulignait les défauts de mon mari. Je me sentais vite stupide et ma certitude d'avoir le meilleur époux au monde vascillait dangereusement. Je détestais le doute. Aussi, j'évitai de donner une réponse à Blackburn sur ce sujet.

-Tu devrais serrer les dents, maintenant. Ça risque de faire mal...

J'enfonçai délicatement les pinces dans sa blessure à la recherche du morceau de métal coupable de sa souffrance.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Mar 6 Mai - 19:41

J’avais de la difficulté à cerner cette femme. Il fallait dire que je n’étais pas un être bien complexe. J’aimais, ou je haïssais. Je ne pouvais pas faire les deux en même temps. Je n’aimais pas Miko. Vraiment pas. Elle était détestable et semblait toujours ne chercher que les ennuis. Il n’y avait aucune nuance dans cette relation. Parfois Elisa semblait en vouloir à mort à son mari. Ces fois-là, elle parlait de son mari comme si elle ne voulait pas que je sache qu’elle lui en voulait, mais sans le cacher complètement. Puis, quand je disais quelque chose dans le même sens qu’elle, elle se fâchait. Je ne comprenais rien. Étant un être simple, il m’était difficile de cerner ce genre de comportement. J’avais l’impression de devoir analyser chacune de mes paroles avant de les dire pour ne pas la fâcher. C’était comme marcher sur du verre, je détestais ça. Si cette histoire de rébellion pouvait être finie, que je n’aie plus affaire à elle, je ne m’en porterais qu’à merveille.

Je ne savais pas ce qui avait pris à ma tête de lui dire qu’elle était belle. Elle était maintenant enragée ET elle jouait DANS mon bras. On dit qu’il ne faut jamais mordre la main qui nous nourrit… imaginez maintenant comme il est important de ne pas fâcher la bombe à retardement de folle furieuse qui joue dans votre corps à la recherche d’une éclisse du morceau de fer restée coincée dans votre épaule. J’étais bien mal barré, dans cette situation, mais dans le moment, personne d’autre qu’elle n’était présent pour m’aider et je ne croyais pas être en mesure de bouger de ce sofa tant que l’éclisse serait dans mon bras.


-La population de New York ne se résume pas à la foule présente lors de l'exécution. Pendant que Loki faisait son petit spectacle, le reste de la ville a continué d'exister.

Comme si c’était ce que j’avais dit. Je comprenais de plus en plus pourquoi je n’avais jamais eu vraiment de copines, les femmes étaient toutes folles. Et que dire d’une représentation divine de femme, c’est comme si tout était amplifié, non seulement la beauté, mais aussi la folie…

-Ce n’est pas ce que j’ai dit… Simplement que je trouve étrange que ses hommes tirent des innocents sur une scène sans qu’il ne soit là pour les superviser.

Je faisais évidemment référence à mon ami Charles, doux comme un agneau, qui avait probablement tué ce qui semblait être le copain de Gabrielle Englebert, la directrice de cette grosse entreprise de maquillage. Je ne cessais d’en rajouter, j’étais un connard, elle allait me faire exploser la tronche. Je devais me la fermer, mais je me sentais mou et je n’arrivais pas à penser avant de parler, ce qui me tombait royalement sur les nerfs. D’avance, je n’avais pas beaucoup de facilité pour le tact, mon cas ne s’améliorerait pas avec des anti-douleurs.

-Cet attentat était mon plan et mon mari n'a rien à voir là-dedans...

Je décidai, avec sagesse, de ne rien répondre à cela. Peut-être était-ce moi qui ne comprenait rien à l’amour, mais il me semblait normal, pour un couple de se soutenir dans les décisions qui étaient prises, dans les plans de l’autre. Si j’avais été Zeus, j’aurais au moins tenté d’offrir mon aide à ma femme.

-Alan ne manque pas vraiment d'intérêt pour la politique en général, en fait, c'est surtout pour ma propre implication politique qu'il n'éprouve pas d'enthousiasme. Il ne veut pas y être mêlé.

Je ne pus m’en empêcher.

-Il a le droit, à chacun sa façon de voir un couple. Moi je vois ça différemment. Je n’ai pas d’amoureuse, mais si j’en avais eu une, j’aurais fait l’effort de montrer un quelconque intérêts pour ses projets. Mais c’est probablement moi qui ne suis pas normal.

Même moi je n’étais pas certain de si ce que je venais de dire était vrai ou si j’avais empli ma réplique d’un sarcasme évident. J’espérais que Héra opterait pour la première option, surtout quand je la vis empoigner une paire de pinces qui n’annonçaient clairement rien de bon.

-Tu devrais serrer les dents, maintenant. Ça risque de faire mal...

J’eus à peine le temps d’y penser que je sentis le métal froid de la pince s’enfoncer dans mon bras. Je grognai fortement, cette douleur était insoutenable. J’avais hâte qu’elle trouve l’éclisse parce qu’il y avait de plus en plus de chances que je perde connaissance dans les prochaines minutes.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Mar 3 Juin - 20:18

Il était évident pour moi que quiconque me porterait une attention déplacée, encore aujourd'hui, verrait sa vie s'écourter dramatiquement. Je savais mon mari possessif. J'étais son épouse et il refusait de me partager avec quiconque, ce que je comprenais très bien: je ressentais la même chose. Je ne lui avais simplement pas donné l'occasion de me montrer concrêtement ce qui attendrait un homme qui passerait dans mon lit, et je doutais d'ailleurs que cet homme serait le seul à payer. Zeus ne m'avait jamais physiquement blessée, mais je connaissais assez bien le fond de son esprit pour savoir que sa fureur pourrait lui faire perdre la tête et me détester assez fort pour s'en prendre à moi.  Ces réflexions n'étaient jamais enfouies bien loin dans mon esprit et, si un homme me témoignait de l'intérêt, elles remontaient rapidement.

-Ce n’est pas ce que j’ai dit… Simplement que je trouve étrange que ses hommes tirent des innocents sur une scène sans qu’il ne soit là pour les superviser.

Je fis un effort considérable pour me retenir de soupirer: mon allié était assommé par les médicaments et n'avait logiquement pas toute sa tête. Pour moi, les humains étaient des êtres beaucoup plus simples et facilement manipulable que les dieux. Les dieux étaient presque tous paranoïaques et craignaient qu'on en veuille à leur puissance ou à leur vie. Il fallait donc les prendre avec des pincettes, et ce, en toute situation. Les humains me paraissaient plus enclins à obéir aveuglément, que ce soit au nom d'une quelconque valeur, pour de l'argent ou simplement par peur. C'était probablement ce qui distinguait le plus les dieux des humains: l'obéissance. Offrir sa volonté contre presque rien. Les dieux pouvaient avoir peur, avoir mal, se détester entre eux, mais il en fallait beaucoup pour qu'ils acceptent d'obéir. Je gardais d'ailleurs cette réalité en tête en permanence, ce que Loki avait négligé de faire. Il s'était imposé en chef et non en leader. Je ne voulais pas répéter son erreur. Si je voulais gouverner, il me faudrait laisser une place aux autres dieux car, dans le cas contraire, mon règne serait vite mis en péril par une ou plusieurs divinités avides de pouvoir. Il fallait que les autres dieux se sentent dans mon équipe et non laissés de côté. C'était encore plus délicat que mes alliances avec les créatures. Il me fallait convaincre les dieux que me laisser le commandement équivaudrait tout autant à les servir qu'à les diriger.

Je ne répondis pas à Justin. Je n'étais pas d'humeur à débattre avec lui de la stupidité générale de la race humaine.


-Il a le droit, à chacun sa façon de voir un couple. Moi je vois ça différemment. Je n’ai pas d’amoureuse, mais si j’en avais eu une, j’aurais fait l’effort de montrer un quelconque intérêts pour ses projets. Mais c’est probablement moi qui ne suis pas normal.

Ma main se serra sur la paire de petites pinces que je tenais. Je décidai de me concentrer sur mon travail d'infirmière plutôt que défendre mon mari. J'agis donc comme si Justin n'avait rien dit. Il n'avait pas le droit de critiquer ainsi mon époux. Et il avait encore moins le droit d'avoir raison en le faisant. Je ne voulais pas que ce qu'il venait de dire ait un écho si violent en moi. Je souhaitais ressentir l'envie et trouver la force de lui répondre quelque chose qui redorerait l'image de Zeus, mais je ne m'en sentais pas capable. J'avais l'impression d'être une loque. Mon mari me trahissait encore plus par son absence que par ses infidélités et cette certitude, ravivée par les paroles de Justin  Bblackburn, devait se rendormir au plus vite, car je n'avais aucune femme à blâmer et à saigner pour me défouler.

Je venais tout juste de terminer d'installer le bandage sur le corps de mon blessé lorsqu'un bruit, troublant le silence que j'avais instauré, me fit sursauter. Je me ruai vers mon téléphone, déjà convaincue qu'il s'agissait de Matt Fowl m'annonçant que Loki n'était pas mort mais, en même temps, un minuscule espoir subsitait en moi. Je m'éloignai de Blackburn avec l'intention de continuer à lui cacher que le plan d'aujourd'hui avait pour réel but le meurtre du maire.

L'appel dura moins d'une minute, mais je savais que j'en aurais pour des heures avant de me calmer suffisamment pour bien fonctionner. En apparences, j'étais certainement de glace, mais je sentais brûler en moi une tempête violente où se mêlaient la folie de Loki et l'indifférence de mon mari. Je rejoins Justin avec un pale sourire plaqué au visage.


-Je t'ai appelé un taxi. La blessure est nettoyée et il ne te reste qu'à te reposer.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ] Mer 18 Juin - 21:03

Elle ne répondait pas. Boooonnn je devais encore l’avoir fait enrager. Je ne comprenais pas, j’étais pourtant une personne relativement agréable, je crois du moins. Je savais rire et faire rire, je ne me prenais pas trop au sérieux, j’étais doué pour l’autodérision… j’étais gentil, tolérant… Je ne comprenais pas ce qui ne lui revenait pas, chez moi. J’avais réussi à refroidir cette femme plus souvent que toutes les autres femmes que j’avais rencontrées dans ma vie, réunies. Je ne savais plus… s’il fallait que je prenne toujours des gants blancs pour parler à madame, elle se trompait, je n’étais pas comme ça. Les gants blanc, ça ne m’allait pas vraiment… je dirais même, pas du tout. J’étais spontané et je ne commencerais pas à réfléchir à tout ce que j’allais dire parce qu’il y avait toujours un certain danger à froisser Miss *Suscept-elisa*. Non.

Pourtant, une partie de moi voulait qu’elle m’apprécie, voulait être toujours irréprochable. J’aurais même voulu être son allié préféré, celui au courant de tous les plans, être l’homme de confiance qui était dans le secret. Je savais bien que ce n’était pas le cas, j’étais stupide, mais dans une certaine limite. Mais c’est ça que j’aurais voulu.

Je regardai Elisa panser ma blessure sans un mot. C’était tellement dommage qu’elle soit si belle… J’avais, naturellement, toujours eu un faible pour les brunes… Je ne savais pas pourquoi, mais elle dégageaient quelque chose qui me plaisait, du sérieux, du professionnalisme et surtout le fait de sortir du stéréotype de beauté des cheveux pâles. Je ne niais pas que certaines blondes fussent jolies, mais à intelligence égale, j’étais toujours porté vers la plus foncée des deux. J’aimais les cheveux longs aussi, les cils longs et les grands yeux qui faisaient une paire parfaite pour lancer des regards qui pouvaient me faire fondre instantanément… Et puis il y avait la forme des lèvres, des lèvres rouges et parfaitement proportionnées… Je ne savais plus exactement si je parlais en général ou si j’étais trop absorbé à admirer mon infirmière-glaçon. Elle avait tous les atouts pour me plaire, sauf qu’elle était mariée à l’un des dieux les plus puissants de l’histoire… et aussi le fait qu’elle semblait au bord de la névrose. Bref, je la fixais sans rien dire parce que c’était clairement le seul moyen pour moi de ne pas la fâcher : Ne pas parler.

Je sursautai lorsque son téléphone sonna, je ne m’y attendais clairement pas et je m’empressai de regardai ailleurs lorsqu’elle bougea pour aller dans une autre salle afin d’y répondre. Je me demandais s’il s’agissait d’un allié ou encore de son mari. Une peur me pris lorsque je pensai à ce qui pourrait m’arriver s’il débarquait ici et me voyait sur le sofa… Je me concentrai donc pour entendre des brides de conversation avec ma super-ouïe de loup. Ce que j’entendis me refroidis beaucoup à mon tour. Loki n’était pas mort ? Parce que c’était ça le plan ? Tuer Loki ? J’étais fâché, je savais que Elisa m’avait volontairement caché certaines parties du plan, mais je ne me doutais pas qu’elle ait pu me mentir. Je feignis être occupé à regarder mon bandage lorsque j’entendis ses pas se rediriger vers moi. Alors que j’allais moi-même lui proposer de m’en aller, elle prit les devants.


-Je t'ai appelé un taxi. La blessure est nettoyée et il ne te reste qu'à te reposer.

-Merci.

J’avais marmonné. Je devais reprendre sur moi sinon j’aurais l’air d’un chiot blessé et quel homme souhaitait avoir l’air de ça devant une belle femme ? Et parce que je suis un bon chien-chien, malgré mon envie de lui sauter au visage, je ne pus m’en empêcher.

-Si tu as besoin de quoi que ce soit ou que tu as mal quelque part et que tu t’en rends compte plus tard, n’hésite pas à m’appeler… Je viendrai t’aider…

Je haussai les épaules (avec difficulté puisque l’une des deux me faisait très mal).

-Je suis ton allié jusqu’au bout donc… j’espère simplement que tu vas bien aussi.

Puis, le taxi arriva et je pus quitter cette étrange maison qui puait les produits ménagers toxiques. J’étais contente de retourner chez moi, la journée avait été longue.


[Terminuuuusss l’executiooonnn]

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Moi, j'aime les infirmières sexys [TERMINÉ]

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