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Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ]

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MessageSujet: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Dim 23 Fév - 12:14

[J'espère que tu apprécies le jeu de mots stupide de mon titre. XD]

Je me félicitais souvent de ma patience parce que, à ce jour, je n’avais toujours pas frappé Peach. Oh, j’en avais eu envie très souvent, je ne pouvais le nier. Cependant, je ne m’étais jamais laissé aller à mes impulsions violentes envers elle, car je sentais qu’une simple baffe ne me suffirait certainement pas. Il me faudrait la vriller de coups de poings, de toutes mes forces, jusqu’à ce que je sois complètement épuisé et que cette haine que je sentais grandir en moi chaque jour soit rassasiée. Je devrais non seulement la tuer, mais la réduire en bouillie, en une falque de sang, de chair et d’os méconnaissable, en un carnage presque aussi laid que comment je me sentais chaque fois que mon regard se posait sur elle. Je ne pouvais naturellement pas me laisser aller à de telles actions. Je m’étais trop attaché à cette idée que les autres se faisaient de moi : j’étais un gentil. Les gentils ne butaient pas les gens, surtout pas les bonnes filles comme Peach Reaver.

Les gentils étaient fidèles, aussi, et je devais concéder que je ne respectais pas cette règle. Je couchais avec d’autres femmes dans le dos de mon épouse et, lorsque venait le temps d’honorer notre mariage, je prétextais une fatigue extrême, une réunion tôt le lendemain ou, plus facile, je l’hypnotisais pour qu’elle songe à autre chose. Sa stupidité crasse me l’avait rendue totalement indésirable. Pourtant, Psyché avait gardé cette beauté qui avait séduit tant d’hommes – et qui en faisait encore se retourner sur son passage. Elle était très séduisante (pour quiconque ne la connaissant pas) mais, avec l’évolution de la génétique humaine, elle ne charmait plus les gens par son apparence au point de les pétrifier d’admiration pour son minois. Les femmes étaient plus belles qu’avant. Peach était très jolie, mais beaucoup d’humaines, maintenant, possédait une apparence aussi avantageuse que la sienne.

À l’époque, ma mère avait détesté Psyché d’être autant vénérée pour sa beauté alors qu’elle n’était qu’une mortelle. Aujourd’hui, alors qu’elle avait actualisé sa perfection physique pour encore mieux correspondre aux standards de cette nouvelle ère, j’espérais un peu que Vénus ne s’intéressait plus à mon épouse  de cette manière vile et haineuse qui avait été la sienne pendant des siècles. Toutefois, je connaissais assez ma mère pour la savoir rancunière à un point assez problématique. J’en déduisais donc qu’elle devait encore détester Psyché, même maintenant qu’elle ne représentait plus vraiment une concurrence. J’osais croire que mon affection – désormais feinte – pour mon épouse pesait un peu dans la balance mais, en même temps, je savais bien que Vénus accordait beaucoup plus de valeur à son orgueil qu’à son fils.

Des deux femmes les plus importantes dans ma vie, l’une m’inspirait le meurtre et, pour l’autre, ma propre mort n’aurait probablement aucune importance. J’essayais d’endormir mon ressentiment envers l’une comme envers l’autre et je m’étourdissais d’une femme à l’autre, oscillant entre les confidences et le mensonge, hypnotisant chacune pour qu’elle évite de me déplaire ou de me juger. Je me sentais plus puissant que jamais dans cette situation, bien que très seul.

Habituellement, je ne voyais une femme que quelques fois avant de m’effacer complètement de sa mémoire. Parfois, lorsque j’en appréciais une en particulier, je revenais la voir et me faisait oublier à chaque fois. Avec Maddie, il y avait tout de même une différence. Il y avait deux ans que je la côtoyais et, comme sa personnalité ne m’ennuyait pas autant que celle des autres cruches que je me tapais, je la laissais se souvenir de moi. Néanmoins, par sécurité, je triais ses souvenirs. J’avais décidé qu’elle serait convaincue que nous nous connaissions seulement depuis deux mois et des poussières. Je craignais que la laisser savoir la réelle durée de notre relation lui donne des idées et des envies contraires à mes propres intérêts.

Ce jour-là, j’avais d’ailleurs passé l’après-midi avec Maddie, chez elle,  et nous nous étions assez bien amusés. J’aimais cette intensité qui émanait d’elle et cette noirceur qui perçait au fond de ses yeux. Depuis que j’avais passé cette brèche, j’avais remarqué mon intérêt pour les gens qui me paraissaient habités par un noir passé…ou par une âme déchue. En dehors de Maddie, je fréquentais deux membres de la famille Lackey, des personnes à la fois divertissantes et inquiétantes.

Je venais de finir de me rhabiller et je gagnais  un peu de temps. J’avais un repas au restaurant prévu avec Peach et des associés de l’agence et je n’avais pas envie d’aller tenir sa main toute la soirée sans pouvoir la broyer dans le mienne.


-On se revoit bientôt, j’espère.

Je fis un clin d’œil à Maddie en prenant mon téléphone sur sa table de chevet pour le mettre dans la poche de mon veston.
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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Dim 2 Mar - 17:21

Ça faisait déjà deux mois que je fréquentais ce Christian. Rien ne nous liait réellement, appart cette complicité que nous avions au lit. Nos corps semblaient se connaître tellement que j’avais parfois l’impression que je le connaissais depuis bien plus longtemps que ça. Nos corps étaient tout simplement en symbiose, il faut croire. Nous nous voyions à quelques occasions, sans plus. Je n’avais jamais eu d’homme dans ma vie, du moins, aucun homme fixe, et je ne comptais pas non plus en avoir. Je ne ressentais aucune attache envers cet homme ni même de la tendresse. Mais ai-je besoin de rappeler à la Terre entière que je suis profondément troublée ? Je ne voulais pas qu’il m’empêche d’aller vers d’autres hommes parce que j’aimais me sentir libre de ces décisions qui me concernaient. Certes, je ne voyais pas d’autres hommes, Chris comblait tous mes besoins pour l’instant. D’un autre côté, j’aurais voulu être la seule qu’il voyait, j’étais maladivement jalouse en général, dans la vie.

Un soir, alors que j’étais à l’appartement avec Nichole et que nous écoutions la télévision avec des tonnes et des tonnes de choses mauvaises pour la santé à manger, je l’avais vue, sa femme. Nul besoin de spécifier que j’ai eu envie de lancer la télécommande dans la télévision, mais considérant la présence de Nicky, je me suis retenue. Ce connard avait une femme et il n’avait jamais cru bon de m’en faire part. Bien que jalouse, je n’avais pas de problème avec le fait de voler le mari d’une femme pendant quelques heures d’extase, mais j’aurais au moins apprécié qu’il m’en fasse part. Ce que je détestais le plus de cette sensation et de cette histoire, c’était le fait d’avoir l’impression qu’on s’était joué de moi et qu’ainsi, je n’étais certainement pas la première et seule femme dans sa vie.

Cette journée-là, nous avions prévu nous retrouver à mon appartement. Je savais que Nicky devait s’absenter pour l’après-midi et la soirée alors je l’avais invité chez nous. Tout faisait du sens, maintenant, surtout le fait que je n’avais jamais mis les pieds dans SON appartement à lui. J’avais prévu profiter de sa présence au maximum pour ensuite lui régler son compte. Il ne s’en tirerait pas si facilement, de m’avoir caché ce genre de choses, j’étais furieuse.

Il avait tout de même réussi à effacer un peu de ma colère avec cette après-midi haute en couleurs et en… diversité. Je ne pouvais m’empêcher d’adorer chacune des minutes que je passais en sa compagnie. Il avait quelque chose de mystérieux et de terriblement sexy qui émanait de cet homme et dont je ne me lassais aucunement, malgré cette colère qui m’habitait. Une fois que nous eûmes fini nos activités, Chris se rhabilla et je restai assise, de façon sexy sur le lit, dans mes sous vêtements de dentelle noire.


-On se revoit bientôt j’espère.

Il pris son cellulaire sur la table de chevet et se dirigea vers la porte. C’est à ce moment précis que j’animai la grande statue de tigre que je gardais dans ma chambre s’anima et alla se planter devant la porte de ma chambre sous mes ordres silencieux.

-Pas si vite, il faut qu’on parle.

Ma voix était restée neutre, mon visage également. Seul mon sourcil gauche s’était relevé, me donnant un air particulièrement hautain

-Je suis malencontreusement tombée sur une émission de télévision dans laquelle tu t’es pointé avec ta… femme. Tu comptais me le dire un jour, que je couche avec un homme marié ou… ?

Je continuai de la fixer droit dans les yeux avec un air totalement neutre.

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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Sam 22 Mar - 19:03

Maintenant que je ne ressentais plus rien en dehors d'un dégoût quotidien envers Psyché, j'avais un peu honte de cette emprise qu'elle avait eue sur moi pendant des siècles. Pour elle, j'avais trahi ma mère et renié ma conscience. Je l'avais choisie et j'avais oublié tout le reste, le reléguant au niveau de l'inutile et inintéressant. Rien n'avait compté autant que Psyché pendant si longtemps. Aujourd'hui, alors que je n'arrivais même pas à décider de ce qui avait une réelle valeur à mes yeux, je la détestais d'avoir représenté le sens de ma vie avec une telle puissance. Je blâmais ma magie de m'avoir livré à elle, homme fragilisé par ses sentiments... et manipulable. Si elle l'avait voulu, mon épouse aurait pu exiger de moi les pires atrocités et je les aurais accomplies pour son bon plaisir. Néanmoins, elle ne l'avait jamais fait, car son âme était beaucoup plus pure que celle de la plupart des gens. Beaucoup plus pure que la mienne.

Plus personne ne pouvait exiger quoi que ce soit de moi à présent. N'était-ce pas cela, la vraie force: se sentir maître de chacune de ses actions, chacune de ses pensées et chacune de ses émotions? Personne n'avait le pouvoir de me faire vivre quoi que ce soit ne provenant pas de mes propres intentions. Je prenais conscience de cette réalité qui était assez nouvelle pour moi et je la glorifias en pensées. Certes, j'avais perdu mes repères lorsque s'était éteint en moi l'amour que je ressentais pour Psyché, mais j'avais trouvé une force que je n'aurais jamais soupçonnée lorsque mon coeur lui appartenait. C'était pourquoi je me plaisais à attribuer les sentiments que j'avais éprouvés pour elle à la seule magie qui avait assujetti mon âme à la sienne. J'avais choisi de croire que, puisque je ne pouvais plus m'accidenter le coeur avec l'une de mes flèches d'amour, je ne brûlerais plus d'une passion se mettant en travers de ma volonté.

Je me laissais néanmoins aller aux passions du corps. Moins dangereuses pour ma santé mentale. Je m'abandonnais aux mains et à la bouche de femmes toutes plus magnifiques les unes que les autres. Maddie était l'une de mes amantes les plus régulières. Je l'avais magiquement convaincue de ne révéler à personne ce petit mensonge que j'avais inséré dans son esprit concernant la durée de notre relation. Je l'avais hypnotisée pour qu'elle soit toujours vague si une personne venait sur le sujet, car je savais qu'elle côtoyait cette Lackey blonde, l'une des innombrables soeurs de Samson. Les Lackey étaient des feux follets et ne pouvaient être hypnotisés. Et ils me connaissaient tous un minimum. S'il fallait qu'Atara remarque que je jouais avec les pensées de son amie, j'aurais probablement à m'expliquer...et j'aimais garder les choses les plus simples possibles. Je prenais donc mes précautions.


-Pas si vite, il faut qu’on parle.

Quelque chose se glaça en moi, comme chaque fois que je sentais un reproche poindre à mon égard. Je n'avais jamais été un grand fan de la critique. Je revêtis mon éternel sourire confiant.

-Je suis malencontreusement tombée sur une émission de télévision dans laquelle tu t’es pointé avec ta… femme. Tu comptais me le dire un jour, que je couche avec un homme marié ou… ?

Je sentis mon sourire se resserrer un peu. Ce n'était pas la première fois qu'elle abordait le sujet. À vrai dire, jusqu'à présent, Maddie avait découvert mon mariage six fois. Les cinq fois précédentes, j'avais effacé cette information de son esprit sans même tenter une réponse. Je n'avais pas envie de ce genre de discussions avec elle... Néanmoins, après six fois, elle méritait peut-être une chance. Si je n'aimais pas comment cela se terminait, j'effacerais tout.

-Je ne pensais pas que c'était important, honnêtement. Ce n'est pas comme si on comptait se marier, toi et moi.

J'accentuai mon sourire pour souligner mon trait d'humour. Je souhaitais qu'elle croie vraiment à mon innocence mais, en même temps, je reconnaissais lui avoir volontairement caché cette partie de ma vie.

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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Mar 17 Juin - 22:52

Christian était un homme sexy. Son image publique était celle d’un homme amoureux de sa femme et c’était normal, puisqu’il dirigeait une agence de rencontre. Je devais m’avouer à moi-même que je le trouvais encore plus sexy depuis que je savais qu’il était marié. C’était ignoble, je sais, en tant que déesse du Bien, j’aurais dû le repousser dès que je l’avais appris, mais comme il était possible de le constater, je ne l’avais pas fait, cet après-midi-là. J’aimais savoir qu’il préférait passer du temps avec moi plutôt qu’avec sa femme insignifiante qui était, du moins physiquement, tout le contraire de moi. Ça ne faisait que deux mois que je le connaissais, mais j’aimais qu’il me choisisse. Savoir que j’étais le fruit de sa trahison envers sa chère femme m’emplissait d’une joie assez indescriptible et je ne savais pas si sa source était le fait que Chris couche avec moi ou le fait qu’éventuellement, si elle venait à le découvrir, sa femme aurait très mal. J’avais fini par arrêter de refouler mon amour pour le mal. Il m’arrivait souvent de tuer, pour la canaliser un peu, considérant que si je ne le faisais pas, il y avait des possibilités que je finisse par faire une tuerie quelque part.

Je ne savais d’ailleurs pas d’où provenait cette haine et cette envie de tuer perpétuellement grandissantes en moi. Je n’étais pas comme ça avant que mon frère ne me souille, du moins je crois. J’avais souvent de la difficulté à me rappeler ma vie antérieure… tout était tellement différent, ici. Ezra, Tez’, bref lui, semblait heureux. C’était de le voir avec sa petite blondinette à la soirée que nous avions eue. Bien sûr, je n’avais pas su ce qui s’était passé derrière cette porte, mais à voir comment tous deux se regardaient, c’était difficile de l’ignorer. N’était-il pas sensé être rejeté ? Qu’est-ce que cette pauvre fille allait faire d’un handicapé comme lui ? À la voir, elle devait avoir des centaines de garçons rampants derrière elle, des garçons aux jambes fonctionnelles, mais elle avait choisi ce demi-être, ce sous-humain. Il devait lui faire pitié, voilà tout. Bref, cette haine avait semblé naître en moi au moment où j’avais eu à sacrifier Atara… peut-être ne l’avais-je tout simplement jamais remarqué… Mais c’était comme si ce geste de trop en faveur du bien de tous m’avait fait réaliser qu’au fond, je n’en avais rien à foutre du bien, que tout ce qui m’importait c’était mon bien à moi ainsi que celui d’Atara, ma seule amie, celle que j’avais livré moi-même à la mort.

Chris me faisait sentir belle et sexy. Je savais que côté standards humains, j’étais plus jolie que la moyenne des filles, mais je ne me sentais pas comme une reine de beauté et en dehors de mes relations avec certains hommes, je me foutais un peu que les gens me trouve belle ou pas. Mais il y avait des gens, surtout des hommes, comme Chris, pour qui je voulais être belle, je voulais être à son goût, je voulais qu’il me désire, ça m’amusait, mais surtout ça m’allumait énormément… et encore plus depuis que je savais qu’il trompait sa femme avec moi.


-Je ne pensais pas que c'était important, honnêtement. Ce n'est pas comme si on comptait se marier, toi et moi.

Quand Chris souriait, il était encore plus beau, je faillis m’évanouir. Mon sourcil gauche s’éleva encore plus et je ricanai un peu, je n’avais pas pu m’en empêcher.

-En effet, le mariage, c’est pour les gens purs.

Je lui fis un clin d’œil. Quelle belle façon de souligner son infidélité. Je ne savais pas comment il prendrait ma plaisanterie, mais de toute façon, elle était déjà dite. Je me levai et me dirigeai tranquillement vers lui en attrapant sa cravate qu’il avait oubliée de l’autre côté du lit. Je m’approchai de lui pour la lui remettre.

-Tu as oublié ta cravate.

Je lui passai autour du cou et je lui fis un nœud de cravate impeccable. Je levai les yeux vers lui, des yeux particulièrement rieurs et espiègles.

-En passant, oui c’est important, je te trouve encore plus sexy depuis que je sais que tu es marié.

Je finis de placer sa cravate avec soin.

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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Lun 30 Juin - 21:36

C'était peut-être justement la pureté de Psyché qui me retenait encore aujourd'hui de faire traverser son crâne à un marteau. Même si je la détestais, même si je lui en voulais de ne pas susciter en moi le même amour qu'auparavant, j'étais fasciné par sa bonté. Psyché ne voulait jamais faire de mal à quiconque. Elle agissait dans le meilleur intérêt de tous. Elle était toujours prête à aider ou à rendre service sans rien demander en retour et sans même espérer de reconnaissance. Elle avait toujours été ainsi. D'ailleurs, elle supportait mes sautes d'humeur et mes petites crises. Je les effaçais toujours de sa mémoire mais, dès qu'elles se présentaient, Psyché les acceptait et ne me montrait que positivisme et encouragements.

Je n'avais pas besoin de positivisme. J'avais besoin de sens à ma vie, de raison d'exister. Les constantes gentillesses de Psyché ne faisaient qu'empirer comment je me percevais et comment je voyais cette nouvelle vie qui était la mienne en ce monde étrange et décalé de celui que j'avais toujours connu. Elle s'était beaucoup mieux adaptée que moi, peut-être parce qu'elle était humaine, à l'origine. Je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle était sincère dans sa manière d'être et je craignais qu'elle n'ait appris, avec les années, à savoir quand je faisais semblant. Parce que, même en l'hypnotisant quotidiennement, je ne pouvais effacer mon existence de son esprit sans mettre notre mariage, et donc mon image, en péril. Je détestais donc Psyché particulièrement parce qu'elle ne montrait nullement de doute quant à mon attitude alors qu'elle aurait dû me connaître suffisamment pour déceler mes nombreux mensonges. Néanmoins, je me devais de lui concéder qu'avant notre passage par la brèche, je ne lui avais jamais menti...

Je tenais à mon image. Je n'arrivais pas à savoir ce que je serais sans celle-ci ou sans Psyché. Je détestais l'inconnu. J'avais besoin de me raccrocher au passé, et celui-ci était bariolé d'un bout à l'autre de cet amour que j'avais éprouvé si follement. S'il ne me restait que souvenirs, illusions et mensonges, je préférais encore m'en aveugler que repartir à neuf sous le regard désapprobateur des autres dieux.

Je traitais toutes les femmes avec lesquelles je couchais comme elles le méritaient: comme des humaines sympathiques avec qui je partageais des moments privilégiés, sans plus. Je leur portais un respect modéré, ni plus ni moins élevé que pour les personnes ne détachant jamais ma ceinture.


-En effet, le mariage, c’est pour les gens purs.

Je souris. Maddie était plus spéciale à mes yeux. Elle était l'une des rares femmes que j'avais vues plus d'une fois et je ne me laissais pas d'elle. Il me fallait avouer qu'elle était à la fois aventureuse et innovatrice au lit. Ça me changeait de Peach....

-Tu as oublié ta cravate.

Je la regardai s'occuper de ma cravate et je songeai à la défaire immédiatement pour l'envoyer sur le sol, avec tous mes vêtements et ceux de Maddie. Cette femme était volcanique, explosive, et je ne souhaitais que me laisser brûler par elle. Elle faisait partie des rares choses me sortant de la torpeur de mon existence futile de faux humain.

-En passant, oui c’est important...

J'inspirai et je lui coupai la parole pour m'assurer d'éviter les mauvaises surprises dans l'avenir.

-Ne me dis que la vérité.

J'avais utilisé mon pouvoir. Je savais que les femmes aimaient mentir et dissimuler pour ressortir les torts des hommes au moment opportun. Je ne voulais pas prendre de chance et me retrouver avec une Maddie enragée vociférant les moindres détails de nos moments passés ensemble à un journaliste avide de potins.

- Je te trouve encore plus sexy depuis que je sais que tu es marié.

Cette réponse me soulagea même si elle me perturbait un peu. Quelle femme normale serait allumée par la relation durable de son amant avec une autre femme? J'étais un peu choqué, mais je n'étais pas tellement surpris: j'avais compris depuis un bon bout de temps que Maddie ne fonctionnait pas de manière banale. Ce n'était qu'un détail de plus prouvant ce point.

Une fois que Maddie eut terminé de nouer ma cravate, je passai une main dans le bas de son dos pour l'attirer tout contre moi et je l'embrassai en m'efforçant de rester sage dans ma façon de le faire. Je devais absolument partir et il ne fallait pas que je me tente trop à prendre encore du bon temps.


-Je te rappelle vite...

Je lui fis l'un de mes célèbres clins d'oeils en me décollant d'elle. Je quittai son appartement avec un sourire d'homme satisfait collé au visage. Je me plaisais à ne pas trop penser à Peach que je verrais sous peu et qui gâcherait certainement ma journée simplement en respirant près de moi. Il me restait encore un peu de temps pour profiter de cette fausse impression de paix que mes infidélités créaient en moi.

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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ] Jeu 3 Juil - 18:28

Christian River. Je ne me souvenais pas exactement comment je l’avais rencontré, je devais avoir trop bu, encore, et ce devait être la raison pour laquelle cette information était floue, pour moi. Il m’arrivait un peu trop souvent de trop boire, je n’étais pas très responsable pour quelqu’un de mon âge. Les autres dieux auraient eu honte de voir ce que je faisais de ma vie alors qu’eux, réussissaient tous. Je préférais la déchéance, probablement à cause de mon frère, c’était toujours sa faute, toujours. De toute façon, je crois qu’aucun dieu ne connaissais mon existence, appart Tez’. Ce n’était pas surprenant, nous n’étions pas des vedettes, lui et moi, comparé à Zeus, Hera, Venus ou Thot, tous des dieux de qui les professeurs parlent dans les cours d’histoire dès le plus jeune âge des étudiants. Je me foutais bien de tout ça, j’avais retrouvé Atara et elle était la seule qui comptait vraiment pour moi, la seule que je voulais avoir à mes côtés.

Depuis cette histoire de peste noire, je préférais errer sans but précis, en ignorant les catastrophes potentiellement causées par mon alter-ego, je préférais fêter, chercher et trouver le plaisir partout, j’avais connu et vécu toute sorte de choses, depuis cette époque. J’avais même eu une fille, avec un dégénéré. Je dois dire que je ressentais encore quelque chose lorsque je pensais à ce bébé, une petite fille à la peau foncée, avec des yeux perçants, elle était adorable, mais j’étais incapable de la toucher, parce que chaque fois, j’avais des visions d’horreur. Chaque fois que ma peau frôlait la sienne, j’étais assaillie par une vision que je m’étais faite d’Atara sur son lit de mort, amaigrie et sans vie. Je dois dire que cette petite fille m’avait donnée envie de prendre mes responsabilités, à ce moment-là, mais au bout de quelques mois, je n’en pouvais plus d’endurer ces visions. Elle était ma fille, si je voulais m’occuper d’elle, je n’avais pas le choix de la toucher. C’est donc la raison pour laquelle je l’avais abandonnée chez son père, le Baron Samedi, de qui elle devait tenir ce côté effrayant. Après ça, j’étais retournée à ma vie d’avant, laissant tout ça derrière moi.

Chris était sexy, je ne pouvais le nier, j’étais incapable de le nier. Il y avait comme une décharge électrique qui s’éveillait en moi chaque fois que je croisais son regard, je ne pouvais m’empêcher de me sentir chanceuse de partager mon lit avec lui. Il y avait vraiment quelque chose de spécial qui se dégageait de lui. Je n’avais pas nécessairement prévu de lui spécifier que je le trouvais encore plus sexy depuis que je savais qu’il était marié, mais je ne sais pas pourquoi, c’est sorti tout seul, comme ça naturellement, comme si mon corps avait besoin que je le dise. Il n’a pas semblé effrayé, ce qui était relativement une bonne nouvelle… Une fois que j’eus terminé de nouer sa cravate, il glissa sa main dans le bas de mon dos, ce qui provoqua chez moi un long frisson qui parcouru tout mon corps. Lorsqu’il m’embrassa, mes cheveux se dressèrent sur mon cuir chevelu et je fermai les yeux de plaisir. Lorsque nos lèvres se séparèrent, les miennes offrirent le plus beau des sourires à mon amant.


-Allez va, tu vas être en retard pour… je ne sais quoi ahahah !

-Je te rappelle vite…

Je lui fis un clin d’œil et un sourire complice.

-J’espère bien !

Je le regardai partir. Je ne savais pas si Nichole était arrivée, entre-temps, et je m’en balançais bien. J’aimais m’imaginer qu’elle m’enviait lorsqu’elle voyait ce bel homme se glisser hors de ma chambre, je me moquais bien de l’opinion négative qu’elle pouvait se faire de moi en sachant que mon rythme de vie était bien différent du sien…

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MessageSujet: Re: Je préfère le fruit du péché à la pêche [TERMINÉ]

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