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You can't heal a broken heart. [TERMINÉ]

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MessageSujet: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Dim 23 Mar - 11:31

La jeune femme n’en pouvait plus. Chaque nuit elle rêvait qu’Alec était une créature différente. Sa convalescence s’était assez mal déroulée pour Gabrielle, bien qu’elle n’ait rien laissé paraître. Une vague de fureur l’envahissait chaque fois qu’il trouvait un prétexte pour se défiler de ses questions. À ce moment-là, elle se sentait comme un moins que rien. Comme la servante qui faisait tout pour lui, mais qui ne valait pas la peine qu’on lui dise la vérité. Gabrielle aimait Alec, elle en brûlait de l’intérieur… mais le sentiment qui accompagnait cette brûlure était indescriptible… comme une boule d’inquiétude qui ne disparaissait jamais. Qu’avait-il de si grave à cacher pour considérer qu’il était acceptable de dire à son amoureuse que c’était une question personnelle. Bien sur, elle était soulagée de savoir qu’il allait mieux et qu’il se remettrait presque totalement des blessures qui avaient passé très près de lui être fatale. Elle était contente qu’il aille mieux, mais elle ne pouvait nier qu’elle dormirait mieux seule tant qu’il ne lui aurait pas dit la vérité.

Chaque matin, elle avait l’impression de se réveiller près d’un inconnu. Elle aurait voulu en parler à quelqu’un, mais à qui ? Elle n’avait pas vraiment d’amis assez proches pour leur parler de ce genre de choses… Il y aurait bien sûr eu Matt, elle avait vraiment le sentiment que lui parler aurait été une certaine délivrance pour elle, mais elle n’avait plus aucune nouvelle de lui depuis des mois. Elle se voyait mal lui téléphoner pour se plaindre de son amoureux, et elle aurait eu l’impression de trahir Alec un peu plus à chaque mot. Elle se retrouvait donc là, seule, avec son angoisse permanente et son questionnement incessant et avec un copain qui ne la considérait pas assez importante pour lui dire la vérité. Qu’avait-il donc de si important à cacher ?

Alec était retourné vivre chez lui depuis quelques jours et il avait invité Gabrielle à venir manger chez lui, ce soir-là. Cette soirée lui rappelait la première soirée de leur relation, mais elle ne pouvait ignorer la différence entre la nervosité fébrile qui l’habitait durant la première soirée et l’anxiété maladive qui la terrassait avant celle-là. Elle avait mis une robe bleu marine à motifs de pois blancs qui lui enlevait son air parfois un peu trop adulte sans lui enlever sa classe. Elle aimait cette robe, elle lui amenait un sentiment de liberté… sentiment qui lui manquait souvent, dernièrement. Elle ajouta une ceinture brune à sa taille pour ajouter une touche à la robe. Elle avait également bouclés ses beaux cheveux blonds pour leur ajouter un peu de volume.

Elle quitta son loft à reculons. Maintenant qu’Alec était guérie, elle n’aurait d’autres choix que de le confronter. Elle avait tenté d’être patiente en considérant qu’il était en convalescence, mais il était dorénavant guéri et il avait des comptes à lui rendre. Elle décida que marcher jusqu’au quartier Empire était une bonne idée. Comme ça elle retarderait le moment de la confrontation et elle pourrait penser aux mots qu’il utiliserait pour le forcer à parler. Et puis après tout… prendre l’air dans ces moments ne lui avait jamais nui.

Elle arriva beaucoup plus vite qu’elle ne l’aurait voulu devant l’immeuble de l’appartement d’Alec. Elle prit une grande respiration et y entra. Après avoir pris l’ascenseur, elle se rendit devant la porte et frappa. Elle n’était pas prête, mais elle n’avait plus le choix, elle n’en pouvait plus de sortir avec un inconnu, malgré tout l’amour qu’elle lui portait.



-Salut ! Tu es beau, comme d’habitude.

Alec l’accueillit comme d’habitude et la fit entrer dans son loft. Gabrielle se concentrait énormément pour ne pas trembler, mais c’était difficile, pour elle. Elle pris place sur le divan et attendit qu’Alec se joigne à elle pour le regarder droit dans les yeux.

-Alec… je n’en peux plus de me poser des questions à ton sujet. Je n’en dors plus... je fais des cauchemars chaque nuit… Pourquoi est-ce si difficile pour toi de me dire la vérité ? Je ne t’ai rien caché à mon sujet… Jamais. Je croyais que c’était comme ça que fonctionnait un couple…

Elle fut incapable de cacher sa douleur dans son visage. Elle se retint fortement pour ne pas se mettre à pleurer. C’était la première fois qu’elle lui en parlait aussi profondément et la boule d’anxiété qui la faisait mourir un peu plus chaque jour semblait avoir très envie de sortir au grand jour…


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Dernière édition par Gabrielle V. Englebert le Mar 24 Juin - 19:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Dim 13 Avr - 11:20

Depuis cette tristement fameuse exécution publique, Alec vivait dans une panique quasi-constante. Il savait qu'il n'y avait aucune raison autre que sa nature divine pour sa survie à la rafale de balles qui l'avait traversé. Il connaissait très bien Gabrielle: elle ne le laisserait pas rester silencieux indéfiniment. Déjà, elle avait posé beaucoup de questions...

Le dieu avait, chaque fois, évité de lui répondre. Il ne voulait pas ajouter à ses actions le fardeau d'un mensonge de plus, mais il était hors de question qu'il lui dise la vérité. S'il le faisait, elle partirait encore. Le souvenir de ce visage si laid qui avait fini par la pousser dans les bras d'un homme plus facile à regarder la ferait encore le quitter. Il en était persuadé. Tout comme il était convaincu que sa difformité avait été la première cause de la trahison de Vénus. Elle avait fini par l'empoisonner et l'éloigner de lui. Et il trouvait cela logique et normal: qui pouvait offrir un amour durable à une personne hideuse?

S'il lui avouait qu'il était Vulcain, elle saurait que sous cette nouvelle apparence, il y avait des siècles du visage le plus disgracieux que son regard étincelant ait jamais caressé. Elle se souviendrait du phénomène de foire, des gens se moquant de lui...et d'elle, pour avoir choisi d'épouser une telle créature. Parce que beaucoup de gens avaient considéré leur mariage comme une aberration: la déesse de la beauté se trahissait elle-même en acceptant de partager le lit d'un être aussi écorchant pour les yeux. Vénus avait toujours été orgueilleuse, et cette partie d'elle avai guidé plusieurs de ses décisions, comme celle d'ordonner à son fils d'aller s'en prendre à Psyché (Vulcain ne l'avait jamais trouvée si belle, de toute manière...Une humaine comme les autres avec un sourire un peu plus chaleureux, tout simplement.) ou celle de le détester après qu'il ait décidé de l'épouser. Vulcain avait de nombreuses fois justifié l'abandon de Vénus par sa fierté. La déesse avait certainement voulu qu'on la penne au sérieux et c'était pourquoi elle avait partagé le lit d'un homme plus beau, plus valeureux, plus charismatique... Un homme qui méritait son amour.

Vulcain avait trouvé bien des justifications à la trahison de Vénus, car elle ne lui avait jamais expliqué les raisons de son abandon. De toute manière, il ne l'aurait probablement pas écoutée, trop occupé à souffrir et à se dégoûter lui-même.

Il y avait donc des semaines qu'Alec contournait les questions de Gabrielle. Il espérait qu'elle finirait par se lasser et qu'elle accepterait son silence. Après tout, elle était habituée au mensonge: elle l'avait trompé avec Mars... Elle aurait pu mettre fin à leur relation avant d'aller partager le lit de ce rustre, mais elle avait choisi le mensonge. Alec aurait aimé être aussi doué et arriver à se montrer convaincant en lui inventant une origine autre que la sienne. Il aurait, bien sûr, pu se faire passer pour un autre dieu, mais il craignait de tomber sur l'identité d'un dieu que Vénus avait déjà rencontré. Le silence était son seul plan valable.


-Salut ! Tu es beau, comme d’habitude.

-Et tu es la femme la plus radieuse que la terre ait porté...ce qui n'a rien de nouveau.

Il lui sourit avec chaleur. Il l'avait invitée chez lui pour la remercier de s'être si bien occupée de lui durant sa convalescence. Il savait qu'un dieu normal aurait mis moins de temps que lui à guérir, mais cette apparence avantageuse qui était désormais sienne lui avait coûté beaucoup de sa puissance magique. Il l'accueillit avec bonne humeur et apprécia, comme toujours, sa grande beauté. Aucune femme ne pouvait être aussi parfaite.

-Je suis tellement heureux de te voir.

Il avait choisi de porter une chemise rouge, car il savait que Gabrielle adorait cette couleur. Il avait aussi mis un jean bien coupé, pour rester à la fois chic et décontracté. Il aimait beaucoup les beaux vêtements maintenant que les gens ne le fixaient plus avec horreur dès qu'il se montrait en public.

-Alec… je n’en peux plus de me poser des questions à ton sujet. Je n’en dors plus... je fais des cauchemars chaque nuit…

Il venait de passer son bras autour d'elle et ses paroles lui firent l'effet d'une ancre de bateau jetée sur sa poitrine. Il retira son bras, soudainement très peu à l'aise de la toucher. Pourquoi devait-elle accorder autant d'importance à cette histoire? Ils étaient heureux et s'aimaient. C'était l'important, non? L'amour n'était-il pas tout ce qui comptait?

-Je t'ai dit que ce n'était pas bien important...

Il avait joint les mains avec nervosité et ne parvenait même pas à la regarder. Il savait qu'il ne pouvait pas lui dire la vérité et, en même temps, sa simple présence éteignait totalement chaque braise de mensonge en lui.

-Pourquoi est-ce si difficile pour toi de me dire la vérité ? Je ne t’ai rien caché à mon sujet… Jamais. Je croyais que c’était comme ça que fonctionnait un couple…

Habituellement, il aurait amèrement noté l'hypocrisie de Vénus. Elle l'avait trahi et lui avait menti, et voilà qu'elle brandissait l'honnêteté comme valeur première. Seulement, Vulcain paniquait totalement. Il ne voulait pas perdre la seule femme qu'il ait jamais aimée. Il ne pouvait se permettre de rayer à jamais leur amour d'une simple parole. Il ne voulait pas qu'elle l'abandonne encore.

-Pourquoi est-ce si important pour toi? Je suis là et je t'aime. J'ai survécu...tant mieux, non? Je te promets que je ne suis pas dangereux. Tu n'as pas besoin de savoir tous ces détails.

Il avait parlé le plus doucement possible, mais son ton était sans équivoque.

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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Dim 13 Avr - 16:33

Gabrielle savait qu’elle ne faisait pas de bien à Alec lorsqu’elle lui posait tout un tas de questions au sujet de sa survie. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain remord lorsqu’elle voyait ses beaux yeux s’assombrir à la mention de ce sujet, mais elle devait savoir. Gabrielle Englebert n’était pas curieuse de nature, il ne suffisait pas de lui lancer une petite réplique pour qu’elle bombarde son interlocuteur de question, mais lorsque quelque chose la travaillait, elle devait savoir pour se sentir mieux, pour se sentir plus libre. Pour le cas d’Alec, c’était encore pire parce qu’en plus de la travailler, son questionnement l’inquiétait considérablement… jusqu’à la rendre complètement folle. Elle devait donc savoir, même si lui faire du mal lui en faisant autant à elle-même. Après tout, Alec était arrivé dans sa vie alors qu’elle n’était qu’un tas de morceaux d’elle-même brisés. Il l’avait aidée à se reconstruire, à recommencer à se tenir droite après que Loki ait brisé tout ce qu’elle était. Loki. Ça c’était une autre histoire.

Gabrielle ne savait pas comment elle se sentait face à cette nouvelle fracassante qui était parue presque trois mois après l’exécution. Le condo de Loki avait brûlé, avec lui à l’intérieur. Le maire était mort, Loki était mort. En apprenant tout ça, Gabrielle savait qu’elle aurait dû se réjouir, de savoir que son bourreau n’était plus parmi eux. Par contre, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer où elle en aurait été si elle n’avait jamais perdu leur bébé, peut-être aurait-elle été mariée à lui à cette heure. Elle avait été confuse pendant quelques jours, à tenter de clarifier ses sentiments envers cette nouvelle. Elle n’était pas surprise que quelqu’un ait pu en vouloir à Loki, surtout après ce qui s’était passé à l’exécution. Et Matt qui restait invisible et muet. Elle ne savait même pas s’il était encore en vie, c’aurait expliqué son silence total.


-Et tu es la femme la plus radieuse que la terre ait porté...ce qui n'a rien de nouveau.

La jeune femme ne put s’empêcher de lui sourire et de rougir, comme une petite fille qui se faisait complimenter. Il était clair qu’Alec allait mieux, elle revoyait l’homme qui l’avait rendue si heureuse, avant tous ces événements. Il était très beau. Elle devait se retenir de se jeter à son cou, parce qu’elle se serait trouvée incohérente de venir lui parler de tout ça après lui avoir sauté dessus comme une adolescente folle. Elle espérait vraiment que cette discussion aurait l’effet escompté et qu’ils pourraient tout deux reprendre leur relation où elle en était avant ce jour maudit de l’exécution.

-Je suis tellement heureux de te voir.

Son sourire se crispa un peu et s’atténua. Elle baissa rapidement les yeux. Elle aurait voulu pouvoir lui répondre quelque chose, mais elle en fut complètement incapable. Elle était mal à l’aise de constater qu’Alec ne semblait pas se rendre compte comme elle n’allait pas bien. Elle savait qu’elle avait fait des efforts pour qu’il ne réalise pas comme elle avait peur de lui, mais elle savait qu’elle n’était jamais capable de dissimuler complètement sa peur. Une partie d’elle ne voulait pas qu’il le sache parce qu’elle voulait qu’il guérisse, mais une autre partie d’elle aurait voulu qu’il la prenne dans ses bras et la rassure, sans qu’elle n’ait besoin de lui poser la question, sans qu’elle n’ait besoin de lui dire qu’elle était inquiète. Elle aurait voulu qu’il la connaisse assez pour savoir qu’il ne pourrait pas lui cacher une telle information, qu’il voit dans ses yeux qu’elle avait besoin de savoir.
Une fois assise sur le divan, Gabrielle se raidit lorsque son amoureux passa son bras autour d’elle. Elle se rendait compte qu’elle ne pourrait jamais être heureuse avec lui s’il ne lui disait pas, mais elle avait confiance qu’il serait honnête avec elle. Elle avait besoin d’une relation saine, honnête, contraire à tout ce qu’elle avait vécu jusqu’ici. Elle compris qu’Alec avait réalisé que quelque chose se passait lorsqu’il retira son bras.


-Je t'ai dit que ce n'était pas bien important...

Il ne pouvait pas lui avoir réellement répondu ça, c’était impossible. Elle avait cru qu’il serait honnête, mais encore une fois, il évitait de lui répondre. Une énorme boule lui monta dans la gorge, comme une accumulation de plusieurs semaines d’angoisse et de nervosité et ses yeux s’emplirent d’eau sans qu’elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Elle baissa ses jolie yeux et regarda ses propres mains.

-C’est important pour moi. J’ai l‘impression que tu ne me fais pas confiance… C’est comme si je ne suis pas assez importante pour toi pour que tu puisses considérer me dire la vérité.

Elle eut un soubresaut. Elle l’avait dit, mais elle avait l’impression que ce n’était pas sorti comme elle l’aurait voulu.

-Pourquoi est-ce si important pour toi? Je suis là et je t'aime. J'ai survécu...tant mieux, non? Je te promets que je ne suis pas dangereux. Tu n'as pas besoin de savoir tous ces détails.

Son ton avait changé. Gabrielle l’avait remarqué. Ses mains étaient moites et tremblaient de plus en plus. Elle croisait ses doigts, jouait avec l’une de ses bagues, elle était de plus en plus nerveuse.

-Ce n’est pas ce que je dis… je suis infiniment heureuse que tu sois en vie et je t'aime comme une folle, mais je veux que tu me le dises. Je ne pense pas pouvoir vivre une relation heureuse et saine quand je sais que tu me caches volontairement quelque chose…

Sa voix se brisait entre chaque mot, elle avait peur de dire quelque chose qui le blesserait, qui le ferait sortir de ses gonds comme il l’avait fait chez le guérisseur, mais en même temps, elle avait besoin de lui dire comment elle se sentait.

-Je veux que tu me le dises maintenant. Je ne te jugerai pas, je ne suis pas raciste envers les autres créatures, tu le sais bien. Dis-le moi Alec, j’ai besoin de savoir, j’en ai besoin.

Elle avait planté ses jolis yeux dans ceux d’Alec, ils avaient beau être pleins d’eau, ils ne mentaient pas. Gabrielle avait besoin de cette information pour arrêter de se poser des questions concernant son amoureux.

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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Dim 4 Mai - 18:48

Vulcain n'avait jamais aimé son fils, Cupidon. Il ne l'avait ni détesté ni renié, mais il n'avait jamais ressenti pour lui cet attachement qu'il aurait dû éprouver. À ses yeux, Cupidon n'était qu'une personne comme les autres, ni plus importante, ni plus intéressante. Il n'avait jamais totalement compris cette distance qui avait toujours fait partie de sa relation avec son fils. Ce dernier n'avait jamais semblé en souffrir ou vouloir la rompre. Il avait été très proche de sa mère jusqu'à cet incident avec Psyché, incident duquel ne s'était aucunement mêlé Vulcain. Il avait laissé Vénus gérer ses actions et émotions envers leur fils et ne s'était pas interposé, ni en faveur de Cupidon ni pour lui nuire. Comme s'il s'agissait d'un étranger pour lui.

Pendant de nombreuses années, il s'était demandé si son amour phénoménal pour Vénus avait endormi tout sentiment envers une autre personne. Peut-être n'avait-il jamais aimé Cupidon parce que personne d'autre que Vénus ne comptait. Ou encore, une partie de lui avait compris que son épouse le trompait et que, si elle partait, il ne serait plus rien alors que Cupidon, renié ou non par sa mère, ne cesserait jamais d'être le fils de la déesse. On pouvait effacer l'amour beaucoup plus facilement que la famille. L'esprit empoisonné par cet amour que Vénus faisait encore naître en lui aujourd'hui, des siècles après qu'elle l'ait abandoné, avait peut-être rejeté Cupidon par jalousie, par impression infondée d'injustice. Ou encore, son âme avait enregistré ce que ses yeux avaient refusé d'analyser: cette ressemblance troublante qu'avait Cupidon avec Mars.

Il ne le voyait pas, encore aujourd'hui, mais il avait fait le vide autour de lui pour laisser toute la place à Vénus. Déjà, depuis son arrivée en ce monde, il ne s'était pas fait beaucoup d'amis. Les personnes avec qui il passait un peu de temps avant de retomber amoureux de son ancienne épouse avait été balayées peu à peu, parce qu'elles ne représentaient rien à côté de Vénus.

La perfection de Vénus l'avait toujours à la fois transporté et paralysé. Il ne lui trouvait aucun défaut ou, s'il voyait ses faiblesses et ses travers, il les justifiait et les excusait. Elle était aussi irréprochable que lui se trouvait des défauts. Il n'avait jamais compris ou accepté qu'elle l'aime quand il existait tellement d'hommes mieux que lui au monde. Vénus méritait ce qu'il y avait de meilleur. Vulcain savait que ce n'était pas lui, mais il avait tellement besoin d'elle. De toute manière, à ses yeux, l'amour inégalable qui les unissait rattrapait sa propre imperfection.


-C’est important pour moi. J’ai l‘impression que tu ne me fais pas confiance…

Ne pas lui faire confiance? Comment pouvait-il lui faire confiance quand elle l'avait déjà abandonné une fois? Il ne croyait pas en sa parole. Il osait avoir foi en son amour pour lui, désormais, mais il savait qu'il ne pourrait jamais lui faire confiance. Elle l'avait déjà brisé une fois et n'avait rien fait pour réparer son erreur. Vulcain l'aimait et avait besoin d'elle plus que de quiconque ou quoi que ce soit, mais il ne pouvait pas lui faire confiance. C'était justement pourquoi il devait lui cacher qui il était. Il ne voulait pas qu'elle parte encore et que sa vie devienne un désert glacial où même le vent ne soufflait plus.

-C’est comme si je ne suis pas assez importante pour toi pour que tu puisses considérer me dire la vérité.

-Mais tu es la personne la plus importante au monde!


Personne ne comptait plus que Vénus. Il le croyait, le pensait et le ressentait. Il aurait voulu le lui prouver pour qu'elle soit heureuse à nouveau. Il avait l'impression que tout son univers tremblait quand elle était triste. Toutefois, il comprenait de plus en plus clairement qu'Il ne pourrait lui redonner le sourire qu'en lui révélant une vérité qu'elle souhaitait entendre... Il ne possédait que des vérités tranchantes et laides qui terniraient encore plus son regard.

-Ce n’est pas ce que je dis… je suis infiniment heureuse que tu sois en vie et je t'aime comme une folle, mais je veux que tu me le dises. Je ne pense pas pouvoir vivre une relation heureuse et saine quand je sais que tu me caches volontairement quelque chose…

Voilà. Elle venait de le dire. Elle allait partir. Elle allait encore l'abandonner. Il n'avait pas été capable de la garder, d'être celui qui la rendrait heureuse. Elle partirait pour chercher un homme digne d'elle, un homme qui serait certainement très différent de la loque qu'il était. Vulcain avait l'impression que son sofa hors de prix l'avalait lentement. Il allait être aspiré et étouffé par le cuir. Ce serait certaiement moins douloureux que perdre Vénus une nouvelle fois. Néanmoins, s'il parlait, s'il s'inclinait devant sa demande, il perdrait beaucoup plus qu'un avenir avec elle: il perdrait le passé, il perdrait ces derniers mois avec elle. Elle le quitterait quand même, mais elle poserait des dizaines de questions qui briseraient toute la beauté des moments qu'ils avaient passés ensemble. Il ne pouvait se le permettre. Il avait besoin des moindres miettes de bonheur partagé avec Vénus pour se bercer douloureusement de regrets pour le reste de sa vie.

-Je veux que tu me le dises maintenant. Je ne te jugerai pas, je ne suis pas raciste envers les autres créatures, tu le sais bien. Dis-le moi Alec, j’ai besoin de savoir, j’en ai besoin.

Non! Elle n'en avait pas besoin. Elle avait besoin d'être aimée...et lui avait besoin qu'elle cesse de poser des questions. Il avait changé de visage, s'était trouvé un nom humain, avait monté une entreprise...Il n'était plus le même. L'homme qu'il avait été gâcherait tout. Il le savait parce que, même après tous ces efforts, il n'avait jamais cessé d'être cet homme. Aussi, il planta un regard de marbre dans celui de Vénus.

-Je ne te dirai rien. Alors, cesse tes questions, je t'en prie, parce que tu n'obtiendras aucune réponse de moi. Si ça ne te va pas, tu n'as qu'à partir.

Il savait qu'il venait de prononcer la sentence de leur couple, même s'il n'avait pas utilisé les mots classiques de la condamnation. Il avait encore le stupide espoir que Vénus accepte de rester dans l'ignorance, même s'il savait très bien que son orgueil et son intelligence choisiraient la porte de sortie qu'il venait d'ouvrir.

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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Mar 20 Mai - 19:46

Gabrielle se sentait coupable de toute cette histoire, elle ne pouvait s’en empêcher. C’était sa faute si Alec s’était fait cribler de balles et en échange, il recevait de la part de son amoureuse, une crainte démesurée envers lui. Elle craignait de le perdre en le questionnant ainsi, mais elle savait aussi que si elle n’avait pas découvert qu’Alec lui cachait quelque chose, elle aurait vécu une relation basée sur un mensonge. Venus n’était évidemment pas parfaite en tant que Gabrielle Englebert, elle était capable d’être une personne ignoblement méchante, mais s’il y avait bien une chose qu’elle s’était promise de ne pas faire, c’était vivre dans le mensonge. Elle regrettait encore amèrement de l’avoir fait des milliers d’années auparavant, alors qu’elle était l’épouse de Vulcain. L’infidélité de Venus avait duré longtemps. Elle avait commencé à fréquenter Mars assez tôt dans sa relation avec son mari, avant même la naissance de leur fils Cupidon. Il l’avait séduite lors d’une réunion entre dieux. Elle ne se souvenait pas pour quelle raison Vulcain n’avait pas été présent à cette rencontre, mais Venus connaissait la haine que son mari éprouvait envers les autres dieux, ce qui pouvait donc expliquer son absence.

Cette journée-là, Mars lui avait donné de l’attention, pas trop, juste assez pour qu’elle se sente désirée par cet homme habituellement si inatteignable.  On ne pouvait nier la beauté de Mars, c’était l’un des plus beaux dieux romains. Après cette journée, Venus avait eu de la difficulté à se le sortir de la tête, elle rêvait de ses yeux clairs, de ses cheveux foncés. Et puis, de l’autre côté, il y avait Vulcain avec sa piètre estime de lui-même. Venus n’avait jamais donné d’importance à l’apparence de son mari, elle avait toujours dit être bien assez belle pour deux. Elle avait su apprécier la beauté de l’âme de Vulcain, lorsqu’elle l’avait rencontré, mais ce fut comme si l’amour et l’admiration qu’il lui portait l’avait totalement empoisonné. Il avait changé, Venus le sentait, elle savait qu’il l’aimait à la folie, mais elle se sentait de plus en plus emprisonné par cet amour empoisonné et les yeux de Mars la tiraillaient de plus en plus alors que ceux de Vulcain ne lui donnaient plus les papillons qu’elle avait au début. Elle avait donc fini par flancher et par se laisser tomber dans les bras du beau et dangereux dieu de la guerre. Venus n’avait jamais été certaine de l’identité du père de son enfant… Elle s’était toujours assurée que c’était Vulcain, mais cette distance marquante entre son fils et son mari lui rappelait toujours à quel point elle savait, au fond, que Cupidon était le fils de Mars. Elle ne l’avait jamais partagé avec son amant, tout comme ses sentiments à son égard. Venus avait aimé Mars, elle l’avait nié et avait refoulé ces sentiments au plus profond d’elle même, mais la vérité était qu’elle était bel et bien tombée amoureuse du dieu de la guerre.

Gabrielle était dans un état second, elle avait peur de chaque parole qui pourrait éventuellement sortir de la bouche d’Alec. Elle craignait également l’effet que ses propres paroles pourraient avoir sur lui, elle se souvenait combien il avait été menaçant lorsqu’il avait parlé au guérisseur. Elle avait aussi en tête sa dernière soirée avec Loki qui avait joyeusement dégénéré.


-Mais tu es la personne la plus importante au monde!

Dans un autre contexte, elle l’aurait trouvé adorable de lui dire une telle chose, mais dans la situation présente, elle avait seulement envie d’éclater en sanglots tellement elle était déchirée entre l’envie de savoir et celle de tout oublier et de se jeter dans ses bras. Elle savait qu’elle jouait gros en le mettant au pied du mur pour lui poser ces questions et à chacune de ses paroles, elle avait peur de le perdre,

Lorsqu’Alec planta son regard de marbre dans celui de Gabrielle, son sang se glaça et elle eut définitivement l’impression de l’avoir perdu. Un immense frisson irréel la traversa, le genre de frisson qui vous accable lorsque vous apprenez une mauvaise nouvelle, ou quand vous réalisez que ce que vous aviez en tête depuis si longtemps s’effondre soudainement. Elle soutint tout de même son regard, Gabrielle n’avait pas l’habitude de baisser les yeux devant quiconque, mais les mots prononcés par Alec la démolirent.


-Je ne te dirai rien. Alors, cesse tes questions, je t'en prie, parce que tu n'obtiendras aucune réponse de moi. Si ça ne te va pas, tu n'as qu'à partir.

Elle ne pouvait pas croire qu’il venait de dire une telle chose, elle ne pouvait pas croire qu’il lui présentait ce genre d’ultimatum. Le regard de Gabrielle se ferma et ses yeux s’emplirent d’eau. Elle se leva et, ne lâchant toujours pas les yeux d’Alec, elle prit à son tour un regard de marbre pour lui parler.

-Tu comprends bien que si je pars, c’est terminé entre nous, n’est-ce pas ?

Elle devait se contrôler énormément pour ne pas éclater en sanglots dans le salon d’Alec. S’effondrer sur le plancher et hurler de douleur, hurler de tristesse et se vider de toutes ses larmes, mais l’orgueil de Venus avait déjà fait ses preuves à plusieurs reprises et Gabrielle savait qu’elle pouvait compter sur lui pour la garder fière et droite dans les moments où elle en avait besoin.

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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Mar 24 Juin - 18:23

Alec Fleming était un homme d'affaires puissant et pris au sérieux par ses pairs. Étrangement, il n'avait pas complètement délaissé sa ligne de bijoux pour se consacrer pleinement à son amour pour Vénus. Il avait éloigné des gens de lui et il avait supprimé certains de ses passe-temps. Rien n'était aussi intéressant qu'être avec elle. Pourtant, jusqu'à présent, les bijoux avaient survécu. Peut-être que sa passion de toujours pour la beauté et pour la création de celle-ci était maintenant assez ancrée en lui pour ne plus se laisser éteindre par la dépendance qu'il éprouvait envers cette femme qui représentait le monde pour lui. Ou encore, peut-être n'était-ce qu'une question de temps. Quelques moi encore à aimer Gabrielle aussi fort et Alec aurait laissé chaque tâche décisionnelle à des employés, perdant un peu d'argent au passage et mettant de côté une grand part de lui-même. Il n'y avait qu'à voir son amour pour le feu: il avait presque totalement cessé d'allumer des feux d'artifices depuis l'exécution publique. Bien sûr, l'idée était plus difficile à réaliser alors qu'il se remettait de ses blessures, mais il y avait un bon moment qu'il en était physiquement capable. Toutefois, il ne voulait pas risquer la prison, maintenant, et décevoir Vénus ou manquer une soirée avec elle.

Après que Vulcain eut exprimé son ultime refus de confier la vérité à sa belle, celle-ci se leva et il eut envie de la rattraper brusquement pour qu'elle revienne sur le sofa. Qu'elle n'en parte jamais. Il n'aurait qu'à tendre le bras pour pouvoir toucher sa main... Il songea même qu'il n'était pas trop tard pour inventer quelque chose, n'importe quoi: il avait toujours été si créatif! Seulement, il savait aussi Vénus intelligente. Elle ne croirait pas n'importe quoi, surtout maintenant qu'elle se méfiait de lui. Elle questionnerait, douterait et, même, vérifierait probablement derrière son dos... Il n'y avait aucune issue. Si elle le quittait aujourd'hui, ce serait par obstination de toujours vouloir tout savoir et non, plus tard, parce qu'il lui aurait menti.


-Tu comprends bien que si je pars, c’est terminé entre nous, n’est-ce pas ?

Pourquoi avait-il eu cet espoir vain, cette seconde de folie, ce frôlement au coeur en se disant que, peut-être, elle accepterait de rester dans l'ignorance? Lui l'aimait suffisamment pour accepter n'importe quoi venant d'elle. Pourquoi ne pouvait-il en être de même pour elle? Elle ne l'aimait pas autant que lui l'aimait. Il ne méritait pas son amour, voilà tout. Vénus était née pour mieux que Vulcain. Tout le monde l'avait toujours su et ce fait ne changerait pas parce qu'il s'était payé un nouveau visage et un nouveau nom. Il restait le dieu défiguré, même si cette laideur était maintenant invisible à l'oeil nu.

-Oui.

Il aurait pu saisir cette chance de revenir sur sa décision, mais il était convaincu que la solution qu'il avait choisie était la meilleure. Jamais Vénus ne resterait avec lui en sachan qu'il était Vulcain. Jamais. Elle s'était bin débarrassée de lui une fois; elle n'hésiterait pas à le faire une seconde fois. En préservant son identité, il s'épargnait la honte, il se sauvait du dégoût dans les yeux de Vénus, il se dérobait à la hideur de la vérité.

Il avait coupé sa réponse au plus court. Alec ne possédait plus assez de mots pour se battre, contre Vénus ou contre Vulcain. Il ne regarda pas Gabrielle partir. Il écouta ses pas et le bruit que la porte de son appartement fit en se fermant. Il ne se leva pas de son sofa avant une bonne heure, le temps que les tremblements incontrôlables ayant pris possession de lui dès que Gabrielle était sortie se calment suffisamment pour qu'il soit capable de marcher convenablement.

Il se dirigea vers son lit où il se recroquevilla en silence, toujours parcouru de tremblements. Ses yeux étaient secs. Il ne pouvait pas pleurer maintenant. Il ne savait pas par quelle douleur commencer et, de toute manière, il ne voulait en laisser aucune s'échapper. Il avait besoin de garder en lui chaque parcelle de tout ce qui concernait Vénus. Il ne pouvait tout simplement pas laisser des larmes essayer de lui arracher un peu de ce fardeau qu'il se sentait obligé de porter. Il devait à la femme qu'il aimait de souffrir plus qu'elle, plus longtemps, plus profondément et d'une manière qui lui était propre. Il aurait eu l'impression de ne pas respecter leur amour s'il avait choisi de regretter, ce soir. Chaque erreur avait été sienne. C'était un fait qu'aucune larme ne pouvait changer. Il ne pouvait pas pleurer. Il devait garder le mal à l'intérieur de lui, parce qu'il ne lui restait que cela en dehors des souvenirs.

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MessageSujet: Re: You can't heal a broken heart. [TERMINÉ] Mar 24 Juin - 19:35

Lorsque Vulcain avait découvert son aventure avec Mars, Venus avait eu honte d’elle même. Elle savait qu’elle n’avait plus de sentiments pour lui, mais elle savais tout aussi bien qu’elle avait agit lâchement. Elle aurait pu prendre son courage à deux mains et mettre un terme à sa relation avec Vulcain, au lieu de se jeter en secret dans les bras d’un autre. Mais tout ça, elle l’avait réalisé beaucoup trop tard. C’est pourquoi, par respect qu’elle considérait qu’elle  devait à Vulcain et malgré ses sentiments pour Mars, elle avait mis fin à sa liaison avec le dieu de la Guerre, sans plus d’explication. Elle était la déesse de l’Amour et avait l’impression de s’être trahie elle-même en salissant ainsi l’amour qui la liait à Vulcain. Elle s’était par la suite consacrée à la haine qu’elle vouait à son fils, lequel venait d’épouser son infâme humaine, à l’époque. Elle avait toujours feint ne pas être au courant de son histoire, de se foutre éperdument de ce qu’il vivait, mais elle se tenait, au contraire, bien au courant de tout ce qui le concernait, tout ça l’aidant à mieux le haïr. Quand la brèche s’était ouverte, elle n’avait pas hésité une seule seconde à traverser. Elle n’avait plus personne et changer ainsi de vie lui aida grandement à balayer tout ce passé et à le voir comme s’il s’agissait de la vie de quelqu’un d’autre.

Gabrielle avait du mal à gérer la situation qui se déroulait à ce moment-là. Elle ne comprenait pas Alec… La première fois qu’elle lui avait posé la question, elle s’attendait à une histoire embarrassante qu’il avait omis de lui dire parce qu’il n’était pas fier d’appartenir à telle ou telle espèce, elle s’attendait à ce qu’il lui raconte toute l’histoire, qu’ils en rient et que le sujet soit ensuite clos. Elle avait été bien surprise de constater que ce n’était pas du tout de qui s’était passé. Gabrielle avait posé des questions à Alec pendant plusieurs semaines sans qu’il ne daigne ne lui communiquer aucune information. Elle ne comprenait pas ce qu’il y avait de si grave, concernant cette information, qui l’empêchait de simplement lui expliquer la situation.

En soulignant à Alec que si elle partait, leur relation se terminerait là, Gabrielle s’attendait à ce qu’il flanche, elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il mette lui-même un terme à leur relation, en toute connaissance de cause. Elle avait voulu le provoquer, lui faire réaliser que leur relation était plus importante que de lui cacher une information qui n’était probablement pas si grave que ça. Ce n’était pas le secret en tant que tel, autant que le refus de communiquer, qui enrageait Gabrielle, qui la rendait folle.


-Oui.

Elle ne pouvait pas en croire ses oreilles. Elle crut que ses jambes allaient flancher alors qu’un ignoble frisson d’impuissance lui traversait tout le corps. C’était fini, tout ce bonheur tout cet amour, ces souvenirs, ces soirées en amoureux… Rien que d’y penser, la jeune femme avait l’impression qu’on l’éventrait. Plus tard, elle aurait le loisir de réaliser tous ce qui n’arriverait plus, tous les projets qui n’auraient jamais lieu… Mais maintenant, elle devait être fière. Cet homme ne méritait aucune de ses larmes, du moins, il ne devait pas en voir une seule. Elle décida de ne rien répondre, parce qu’elle savait que si elle parlait, sa voix se briserait et qu’elle n’aurait peut-être pas le courage de sortir de cet endroit beaucoup trop gorgé de souvenirs douloureux. Sans lui accorder un regard de plus, parce qu’elle en était incapable, elle marcha doucement, la tête droite et l’esprit concentré à ne pas pleurer, et referma la porte derrière elle.

Elle se tenait là, debout, à l’endroit où elle avait été si fébrile d’y attendre Alec, à leur première soirée de relation. Elle regarda le couloir désert d’un côté et puis de l’autre. Soudain, une sorte de bulle éclata dans sa tête. Ses jambes la lâchèrent et elle retrouva son équilibre en s’adossant à la porte. Elle se laissa descendre par terre et c’est le moment que choisi son esprit pour flancher. Elle se mit à pleurer de façon incontrôlable, secouée par de puissants sanglots, recroquevillée sur elle-même. Elle pleura pendant un temps indéterminé, elle avait arrêté de compter. Elle se demanda même s’il y avait une limite à la quantité de larmes qui puissent sortir d’un corps humain. Quand elle ne fut plus que secouée de petits soubresauts, elle réussit à se lever. Elle envoya un message texte à son chauffeur pour qu’il vienne la chercher. Il n’était pas question qu’elle marche dans cet état et qu’elle tombe sur un connard qui voudrait la reconstruire pour mieux la détruire.


[Merci pour tout! Je t'aime (quand même Wink )

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You can't heal a broken heart. [TERMINÉ]

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