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Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!]

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MessageSujet: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Jeu 12 Juin - 20:58

J’étais plantée devant mon texte et il ne m’entrait pas dans la tête. Ça faisait 4 jours que je tentais de le pratiquer, mais rien que de m’imaginer devant une salle de 200 étudiants pour le dire, me faisait perdre la tête. Vous l’aurez deviné, je n’aimais pas vraiment parler devant les gens. En fait, je détestais être le centre d’attention… sauf quand je dansais, évidemment. Le lendemain, nous avions une présentation orale devant toute la classe, à l’université, afin de présenter notre travail d’équipe de la session. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais chez Lucas, mon coéquipier. J’étais jalouse de ce garçon, son aisance à parler devant les gens et de se faire des amis me faisait totalement défaut. En fait, nous nous complétions beaucoup, comme coéquipiers, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avions décidé de reprendre un autre cours ensemble, parce que nous étions une équipe gagnante.

Lucas était drôle, il était naturel. Je crois que je pouvais le considérer comme étant mon ami, j’en avais si peu, autant en profiter. J’aimais bien sa compagnie, il était franc et direct et ça m’amusait beaucoup, moi qui étais habituée à toutes ces cachoteries de familles de felidae. Lucas et moi passions des soirées ensemble, à l’occasion, pour nos travaux et pour réviser. Je savais qu’il avait un peu de difficulté à faire ses lectures alors que pour moi, c’était l’une des choses que je trouvais le plus facile. C’est certain que lorsqu’on étudiait en droit, il fallait être bien à l’aise avec la lecture. Je disais donc que Lucas avait un peu de difficulté avec les lectures de notre cours, donc je faisais des résumés qui me servaient tout autant qu’à lui et je l’aidais à se construire des notes de cours qui seraient plus faciles à étudier pour lui que de le planter devant un livre de 400 pages. En échange, je me pointais chez lui, comme ce soir, pour qu’il m’aide à ne pas mourir d’une crise cardiaque devant toute la classe pendant notre exposé oral.


-Je suis merdique.

Je laissai tomber mes feuilles par terre pour ensuite me laisser tomber moi même dans un fauteuil, après avoir répété, de façon saccadée, les mots qui étaient écrits sur mes saletés de petits cartons (Ils étaient roses, c’était leur seule qualité). Je soupirai bruyamment et je pris ma tête dans mes mains, laissant mes cheveux longs cheveux bouclés tomber par dessus celles-ci et mon visage. J’étais découragée, j’avais l’impression de tourner en rond et je commençais vraiment à me demander si j’allais survivre à la journée qui suivrait. Le seul point positif à ces soirées passées à souffrir avec cet exposé oral était que je revenais assez tard pour que mon père dorme déjà quand j’arrivais. J’avais donc la paix. J’espérais simplement que la copine de Lucas ne m’en voudrait pas de le monopoliser autant.

-Je te l'avais dit, je suis vraiment un échec quand je dois parler devant les autres… tu vois ? Je fais juste le pratiquer devant toi et j’ai envie de mourir de honte.

Je me servais souvent de l’excuse des travaux scolaires auprès de mes parents pour aller voir Ezra. Ils ne savaient d’ailleurs pas que je sortais avec lui. J’aimais beaucoup Ezra, il était d’une douceur incomparable et d’une gentillesse assez indescriptible. J’adorais le temps qu’on passait ensemble et toutes les activités que nous faisions, j’étais heureuse avec lui. J’avais d’ailleurs parlé de ma relation avec lui à Lucas… considérant le faible nombre d’amis que j’avais… Lucas était l’une des rares personnes à être au courant de notre relation.

Je ne savais pas, en fait, ce qui me rendait aussi à l’aise avec Lucas. J’étais naturelle avec lui, je n’essayais pas d’être toujours d’une perfection sans pareil comme quand j’étais dans ma famille ou encore lorsque j’étais avec Ezra. Je ne savais pas pourquoi mais je tenais à ce qu’il me voit toujours sous mon meilleur jour, je ne voulais pas qu’il sache ce qui me tuait de l’intérieur, je voulais qu’il me voit comme une femme forte qui méritait son amour, pas comme une pauvre petite fille détruite, j’avais toujours besoin de son estime. Lucas n’était pas mon copain, il était mon ami et je ne me sentais pas poussée à être parfaite en tous points. Je connaissais ses points faibles et il connaissais les miens… nous savions comment combler les lacunes de l’autre et j’appréciais ça énormément.

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MessageSujet: Re: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Jeu 17 Juil - 22:14

Je n'étais pas étranger aux cours d'été. Comme il me fallait un horaire allégé et parce que je ne voulais pas mettre vingt ans à obtenir un diplôme, je m'inscrivais à deux cours d'été chaque année. Je faisais aussi deux cours à la session d'automne et deux cours à la session d'hiver. Je complétais donc six cours par an, comparativement à un étudiant normal qui en complétait habituellement une dizaine ou plus. Toutefois, j'étais très heureux et très fier de ce que j'avais entrepris.

J'avais découvert Kayla dans un cours que nous avions en commun et et je remerciais maintenant la vie de cet heureux hasard. J'adorais cette fille. Elle était brillante, marante et je sentais chez elle une sensibilité attendrissante. De plus, elle me laissait mener les travaux d'équipe à ma manière - soit en évitant au maximum de devoir lire - sans souligner ma quasi-inutilité. Je faisais toujours de mon mieux pour trouver des sources, des informations, des témoignages...mais mes références n'étaient jamais sous forme de livres, de journaux ou de textes disponibles en ligne. Je trouvais des vidéos, la plupart du temps, des documentaires ou de entrevues sur le sujet sur lequel nous travaillions. J'étais aussi doué pour structurer les présentations et les travaux à remettre. Kayla faisait la version finale et elle me la faisait relire. Je lui disais que c'était parfait à mes yeux, ce qui n'était pas faux: mes yeux avaient énormément de mal à distinguer les lettres et les mots.


-Je suis merdique.

-Mais non! Tu t'en es assez bien sortie, je trouve. Il faudrait juste que tu prennes le temps de respirer quand tu parles. Un peu.

Kayla me paraissait avoir de grands problèmes avec son estime personnelle. Je la voyais sourire et faire son petit numéro de fille parfaite devant tout le monde à l'université mais, depuis que nous nous connaissions mieux, j'avais découvert beaucoup d'insécurité chez elle. Je préférais éviter de juger les gens, mais je ne pouvais m'empêcher de croire qu'elle devait cette faiblesse à sa famille. Les familles teintées de noblesse mettaient toujours le monde sur les épaules de leurs enfants, quitte à leur crochir la colonne vertébrale. J'étais convaincu que Kayla n'échappait pas à cette règle, avec les informations dont je disposais au sujet de sa vie.

-Je te l'avais dit, je suis vraiment un échec quand je dois parler devant les autres… tu vois ?

-Ouiii. D'ailleurs, je me demande pourquoi ils ne t'ont pas encore mise à la porte de l'université, toi qui échoues tellement.

Je lui souris en poussant vers elle la tasse de café que je lui avais préparée avant qu'elle ne me présente la source de sa panique de ce soir.

-Je fais juste le pratiquer devant toi et j’ai envie de mourir de honte.

-Justement. Arrête de te concentrer sur la honte. Les autres étudiants ont une moyenne inférieure à la tienne et, de plus, tu ne les reverras probablement jamais après ce cours - sauf moi, bien entendu. Ils ne vont probablement même pas écouter. Et ils sont tous très laids - sauf moi, encore une fois. Le prof n'est pas un pro du théâtre et il sait que personne dans notre groupe ne souhaite devenir le prochain Laufey - paix à son âme - et parler devant toute la ville. Donc, calme-toi et ça va bien aller. Et s'il y a quoi que ce soit, je connais la présentation par coeur et je vais te couper la parole pour te laisser le temps de reprendre le fil.


Je savais déjà que nous aurions une bonne note. Notre présentation était bien travaillée et structurée. Je ne doutais aucunement de ma capacité à parler devant ces têtes engourdies par la fatigue et l'ennui qui peuplaient la salle de cours. Le prof semblait déjà avoir un faible pour Kayla qu'il questionnait et désignait sans cesse pour participer aux discussions de groupe. Je savais que cela avait à voir avec la toute nouvelle carrière politique de son père, mais je trouvais que c'était déjà un point en notre faveur. J'aurais préféré être noté avec justice, mais je préférais savoir la balance penchant de mon côté que contre moi.

-T'as faim?

Je me levai pour aller chercher les petits biscuits que Jenna avait achetés dernièrement et qui étaient si bons. Cependant, avant de sortir de la pièce, j'aperçus un objet accroché au dossier du fauteuil de mon invitée et je me penchai par-dessus celle-ci pour l'atteindre. Je soupirai en me relevant avec un soutien-gorge de Jenna à la main, en plein le genre qu'elle portait au Velvet Dream: en latex bleu royal, couvert de petites pierres de rhin...

-Cette fille laisse traîner ses trucs partout. Je sais que je serais joli habillé en femme de ménage, mais quand même...

Je blaguais, évidemment, et c'était facilement perceptible dans mon ton. Tout en parlant, j'avais repris mon chemin vers la cuisine et, avant d'y entrer, j'avais lancé le soutien-gorge de Jenna dans sa chambre, me moquant bien de l'endroit où il atterrirait. Je revins avec les biscuits et je m'avachis sur le sofa en les tendant à Kayla, non sans en avoir déjà mis deux dans ma bouche.

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MessageSujet: Re: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Sam 19 Juil - 12:13

Mon père. Il avait fallu qu’il décide de se présenter en politique durant l’été où je faisais un cours de politique. Parce que je n’en avais pas assez d’entendre ma mère me parler de combien il était un homme parfait à la maison, il fallait aussi que j’en entende parler à l’université qui était souvent mon sanctuaire et mon refuge. Pas étonnant que je prenne des cours d’été supplémentaire, j’avais l’impression de vivre dans un autre monde, quand j’y étais. En plus, le prof avait clairement des allégeances pour le parti Hofstadter, c’était facilement percevable dans ses discours et aussi dans le fait qu’il me désignait toujours pour ensuite vanter les mérites et les réussites de mon père en n’accordant aux autres partis que de simples expositions de leurs programmes de partis. Je n’avais pas le charisme de mon père. Il pouvait presque faire croire n’importe quoi à n’importe qui et quand il parlait, les gens buvaient ses paroles. Ça m’ennuyait de devoir entendre parler de mon père partout où j’allais, d’avoir la consigne d’être encore plus irréprochable et parfaite que je tentais déjà de l’être pour ne pas salir son image, mais ça avait un avantage certain : Le fait d’être surveillé 24 heures sur 24 par les journalistes, les paparazzis et même des espions des parties adverses faisait en sorte que mon père n’était pas revenu dans ma chambre depuis le début des élections, j’avais donc un peu de répit et je réussissais à agir comme quelqu’un qui avait une vie normale. Parce que oui, lorsque ça se produisait, j’étais souvent chamboulée pendant au moins une journée… une journée durant laquelle j’étais incapable de remettre ma façade. Souvent, je manquais l’école, ces journées-là, prétextant un rhume ou une migraine.

-Mais non ! Tu t’en es assez bien sortie, je trouve. Il faudrait juste que tu prennes le temps de respirer quand tu parles. Un peu.

Je soupirai. Lucas aurait fait un bon politicien. J’avais arrêté de compter le nombre de fois où nous avions pratiqué la présentation, mais chaque fois, quand il parlait, je buvais ses paroles, comme si c’était la première fois que je l’entendais m’expliquer des choses que j’avais moi-même rédigé dans le travail long. Dans mon cas, j’avais tendance à balbutier quand je devais parler devant les autres, même devant un petit groupe, à oublier de respirer et à devenir mauve de honte en réalisant que j’ai oublié mon texte.

-Ouiii. D’ailleurs, je me demande pourquoi ils ne t’ont pas encore mise à la porte de l’université, toi qui échoues tellement.

J’appuyai ma tête dans ma main gauche et je ne pus m’empêcher de laisser un petit rire s’échapper et me mettre à sourire.

-Arrête de m’écoeurer.

Je lui fis un sourire taquin et j’attrapai la tasse de café qu’il me poussa pour en prendre une rapide gorgée.

-Merci ! Je vais en avoir joliment besoin.

Lucas ma brassa un peu avec l’un de ses discourt auquel je ne pouvais pas répondre grand chose. J’avais souvent besoin qu’il le fasse et après, je réussissais à reprendre su moi, un peu. Le pire, c’est que la plupart du temps, je paniquais pour rien. Je finissais par m’en sortir à merveille et à me rendre compte que les suivants n’avait pas plus de talents que moi pour parler devant une classe. Sauf que simple mot *Exposé oral* suffisait à me rendre folle dès le début de la session, quand je l’apercevais dans le plan de cours.

-Je sais que tu as raison…

Je soupirai une fois encore.

-T’as faim ?

-Oui, vraiment…

J’avais eu espoir de ne pas partir trop tard pour pouvoir aller voir Ezra, mais je me rendais compte que l’heure avançait et que moi, je n’avançais pas et qu’encore une fois, je sortirais de chez Lucas à une heure impossible. J’attrapai mon cellulaire.

-Je vais texter Ezra pour lui dire que je ne pourrai pas aller le voir ce soir.

J’étais un peu triste, je n’avais jamais le temps de le voir vraiment. Je sursautai lorsque je réalisai que Lucas était penché au dessus de moi pour attraper quelque chose sur le dossier de ma chaise. Je trouvais que Lucas était toujours bien habillé, et près de moi, comme ça, je pu constater qu’il sentait bon, également. Je regardai ce qu’il avait dans les mains pour réaliser que c’était un soutient gorge – beaucoup plus frivole et exotique que ce que j’avais l’habitude de porter – qui devait certainement appartenir à sa copine.

-Cette fille laisse traîner ses trucs partout. Je sais que je serais joli en femme de ménage, mais quand même.

La copine de Lucas, Jenna, si je me souvenais bien, était vraiment jolie. Il m’était arrivé de la croiser, une ou deux fois, alors que je venais travailler chez Lucas. Elle avait un corps d’une perfection indéniable et je n’étais pas surprise d’apprendre qu’elle se permettait de porter ce genre de trucs pour lui. À côté d'elle, j'étais une fille bien banale. Je me contentai de rire, pour seule réponse, en imaginant Lucas habillé en  femme de ménage.

Lorsqu’il me tendit la boîte de biscuits, j’en attrapai un pour l’inspecter et je levai mon sourcil gauche.


-Lucas, on dirait des biscuits pour chiens.

Puis, j’éclatai de rire pour ensuite mordre dans le biscuit que je venais d’inspecter. Pour des biscuits pour chiens, c’était vraiment très bon ! C’était peut-être des gâteries pour chats, finalement…

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MessageSujet: Re: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Lun 1 Sep - 21:23

Je faisais toujours de mon mieux pour voir le meilleur chez chaque personne. Toutefois, je savais que je pouvais manquer de nuances. Si une personne me faisait du mal volontairement ou, pire, si une personne blessait Jenna, je pouvais devenir une boule de haine sur pattes. À mon avis, rien n'excusait la méchanceté. J'étais bien prêt à concéder que chacun avait ses faiblesses, pour moi, quiconque maltraitait une autre personne ne méritait pas le respect. Comme j'étais étranger au concept de la subtilité, je pouvais me montrer très désagréable envers une personne que je ne considérais pas digne de mon respect.

Je détestais les Lackey avec ce qui pouvait s'apparenter à une foi religieuse. J'avais été témoin de ce dont ils étaient capables et je les détestais. Je n'avais aucune preuve que les rumeurs de meurtres sur leur compte étaient vraies, mais je ne doutais pas de leur légitimité. Toutefois, ce n'était pas sur ce point que je les jugeais. À mes yeux, à un certain point, le meurtre était acceptable. On pouvait enlever la vie à quelqu'un qui le méritait, pour se nourrir (ou pour sa survie, tout simplement), par justice... J'avais moi-même tué quelques personnes durant ma jeunesse, puisque les sirènes devaient se nourrir de chair humaine pour rester en vie. Ce que je reprochais aux Lackey était leur sadisme. S'ils assassinaient réellement des gens, ils devaient le faire lentement, violemment, et sans prendre la peine de choisir des victimes dont la perte ne chagrinerait personne. Ils avaient toujours maltraité les vivants; pourquoi se retiendraient-ils dans le cas où ils allaient tuer une personne?

Bref, je détestais les Lackey. J'en voulais profondément à Jenna d'avoir choisi de travailler pour eux, mais je connassais cette fascination stupide qu'elle avait toujours eue pour Atara. Je ne comprenais pas cet intérêt, mais j'avais souvent essayé de me le justifier. Était-ce une sorte d'attirance? Se reconnaissait-elle un peu chez cette jeune femme magnifique mais perturbée? Peut-être s'agissait-il d'un mélange de ces deux raisons. Peut-être s'agissait-il de totalement autre chose. Jenna n'avait jamais été normale, donc...


-Arrête de m’écoeurer.

-Arrête de rêver.


J'étais toujours si hilarant. J'adorais Kayla parce qu'elle me permettait d'oublier Jenna. Un peu. Habituellement, je m'inquiétais trop pour ma meilleure amie et je pensais à elle en permanence, ce qui m'énervait moi-même. Mon amie de l'université était l'une des rares personnes qui captaient mon attention plusieurs minutes consécutives sans que celle-ci ne soit sous l'emprise de l'image omniprésente de Jenna. J'adorais mon amie d'enfance, mais je savais aussi que j'exagérais quand il était question d'elle. Aussi, j'étais bien heureux d'arriver à bien m'entendre avec une personne et que, de plus, cette personne me permette de me comporter comme quelqu'un de normal. D'ailleurs, je savais bien que je quittais les pensées de Jenna beaucoup plus vite que celle-ci sortait des miennes.

-Je sais que tu as raison…

-Que voilà donc une femme sensée!

J'avais remarqué que Kayla était continuellement stressée, comme si une ombre la surveillait ou quelque chose du genre. C'était subtil et quiconque ne la côtoyait pas de près ne pouvait rien voir, j'en étais convaincu. Je n'étais pas maître de l'observation, mais je reconnaissais fréquemment chez elle les mêmes signes que Jenna démontrait quand quelque chose l'angoissait.

-Lucas, on dirait des biscuits pour chiens.

-'y sont suf'er bonhs!


J'achevai de mâcher les biscuits avec une main devant ma bouche. Puis, je réalisai que Kayla avait parlé de son petit ami avec un prénom bizarre. Je la trouvais vraiment étonnante de sortir avec un mec en fauteuil roulant si on considérait qu'elle venait d'une famille très portée sur la réussite. Logiquement, elle serait sortie avec un premier de classe aux allures de Ken.

-Eh, je t'ai déjà parlé des Lackey...?

Je pris une gorgée de thé, pleinement conscient que j'évitais généralement ce sujet avec tout le monde sauf Jenna.

-Les soeurs Lackey sont mes employeuses... Elles possèdent le bar où je suis gardien, mais ça a juste à moitié rapport avec le sujet.

Je regardai l'heure. Jenna ne serait pas là avant un moment, ce qui signifiait que je pouvais parler librement.

-Je hais ces deux filles à un tel point. Et le reste de leur famille. Ils sont tous dingues et sadiques...bref, je ne dis pas ça pour faire le super villain Lucas qui médit sur ses patrons, c'est juste que, comme tu es dans le décor et que tu risques de les rencontrer, je préfère te prévenir. Méfie-toi d'eux.

Je forçai un sourire pour soutenir mes paroles. Je ne savais pas exactement pourquoi j'avais lâché ça d'un coup. J'avais simplement encore pensé aux Lackey et, comme Kayla était devant moi, j'avais eu envie de la prévenir du danger qu'ils représentaient.

-Mais de toute manière, je ne pense pas qu'ils soient ton genre de fréquentations.

Le téléphone de Kayla émit un son et je me souvins qu'elle avait envoyé un message à son petit ami, il y avait quelques minutes. Le mec en fauteuil. C'était débile, mais le fait qu'une belle fille comme Kayla se tape un handicapé m'obsédait un peu.

-Vous faites comment, pour baiser?

Ma légendaire subtilité venait encore de franchir mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Mar 2 Sep - 10:34

Je n’avais pas beaucoup d’amis, en général. J’avais certaine connaissance à l’université, mais des amis, pas vraiment. J’avais toujours eu de la difficulté à aller vers les gens et j’avais su, à force de me le faire dire, que j’étais intimidante et que j’avais l’air snob, quand on ne me connaissait pas. Il y avait bien Milda et Nichole qui étaient deux filles que j’appréciais beaucoup et que j’avais connues à l’université, et il y avait Lucas, de qui j’étais un peu plus proche, parce que j’avais eu à le côtoyer beaucoup dans le cadre des cours que nous avions eus ensemble. Comme je mettais beaucoup d’efforts dans mes études, et qu’en dehors de ces études, je ne faisais pratiquement que danser, je n’avais pas vraiment de temps pour les amis. J’étais contente, toutefois, d’avoir à faire des travaux avec Lucas, ça me permettait de me forcer à prendre le temps de le voir, il était une personne que j’appréciais beaucoup. J’étais même triste à l’idée d’avoir fini mes cours hors-programme et de ne pas pouvoir continuer à travailler avec lui.


Je ne savais, honnêtement, pas comment je faisais pour réussir avec mon train de vie. J’avais des compétitions de danse à chaque fin de semaine, chose que je ne voulais pas abandonner du tout parce que je caressais encore l’idée de pouvoir faire carrière. J’avais eu plusieurs contrats intéressants dans ma jeunesse et j’étais bien connue dans le monde de la danse. Sauf que j’avais aussi les deux pieds sur Terre et je savais qu’il était difficile de percer dans ce monde, c’était la raison pour laquelle je prenais mes études vraiment à cœur, aussi. Mon horaire n’était donc pas idéal pour avoir un amoureux, sauf que le fait d’être occupée tout le temps me donnait l’impression que ma vie était normale et me permettait d’agir comme tel.



-Arrête de rêver.


Je levai les yeux au ciel et je feignis un air exaspéré.


-T’es pas un cadeau.


Je lui souris avec amusement. Lucas était drôle et je savais que je pouvais lui dire n’importe quoi et qu’il ne le prendrait pas mal. Je trouvais qu’il était un être lumineux et amusant, et sa présence me calmait, le plus souvent, il y avait quelque chose de sécurisant chez lui et comme je gérais assez mal le stress, en général, il m’arrivait vraiment trop souvent de me retrouver chez lui la veille de nos présentations ou de nos contrôles.


-Eh, je t'ai déjà parlé des Lackey...?


Lucas m’amusait, il changeait de sujet comme ça, sans prévenir. Les premières fois, ça me perturbait, je n’avais jamais rencontré quelqu’un comme lui. C’était comme s’il pensait à voix haute voix. Pour moi qui avais toujours eu l’obligation de penser huit fois avant d’ouvrir la bouche, c’était quelque chose d’assez nouveau. Je hochai la tête en signe de négation, je n’avais jamais entendu parler des Lackey. Je pris une gorgée du café que mon ami m’avait fait et j’attendis la suite.


-Les soeurs Lackey sont mes employeuses... Elles possèdent le bar où je suis gardien, mais ça a juste à moitié rapport avec le sujet.


Je savais que Lucas travaillait dans un bar, mais je réalisais que je ne lui avais jamais demandé lequel. Il faut dire que je ne connaissais pas vraiment les bars puisque je n’y allais jamais. Je n’avais pas l’âge, pour commencer, et on m’avait répété toute ma vie qu’il ne s’agissait pas d’endroits fréquentables pour une jeune femme de mon niveau. Je trouvais ça ridicule, mais je n’étais pas du genre à chercher les ennuis et à m’attirer les foudres de mes parents, surtout celles de mon père.


-Je hais ces deux filles à un tel point. Et le reste de leur famille. Ils sont tous dingues et sadiques...bref, je ne dis pas ça pour faire le super vilain Lucas qui médit sur ses patrons, c'est juste que, comme tu es dans le décor et que tu risques de les rencontrer, je préfère te prévenir. Méfie-toi d'eux. Mais de toute manière, je ne pense pas qu'ils soient ton genre de fréquentations.


J’étais très surprise de ce que j’entendais, je n’avais jamais cru que Lucas pouvait détester quelqu’un. Il me semblait le genre de garçon qui aimait tout le monde et qui ne pouvait ressentir de la haine, mais maintenant que j’y pensais, personne n’était comme ça. Sauf que ces deux filles avaient dû être vraiment ignobles pour se mériter la haine d’une telle personne.


-J’en prendrai bien note !


Je lui fis un clin d’œil et je pris une autre gorgée de café. Parler d’autre chose m’avait mise plus à l’aise et m’avait changé les idées. Je m’amusais à imaginer quel genre de filles pouvait faire en sorte que Lucas les déteste et surtout d’imaginer combien elles pouvaient être ignobles. C’est à ce moment que Ezra m’envoya un message et que le son de mon téléphone résonna. Je le pris pour lire ce qu’il m’avait écrit.


-Vous faites comment, pour baiser?


J’étais occupée à souhaiter bonne nuit à Ezra quand Lucas parla. Je n’étais pas certaine de ce que je venais d’entendre alors je levai ma tête vers mon ami avec des yeux ronds et mon visage devint pourpre instantanément. Nul besoin de signifier que je n’avais toujours pas couché avec Ezra et que je ne me sentais pas du tout prête à le faire. Rien que d’y penser, je me sentais nerveuse. Je ne pouvais toujours bien pas dire ça à Lucas, il me trouverait ridicule… J’avais moi-même honte de ne pas en être la avec mon copain alors qu’il y avait plus de six mois que nous étions ensembles.


-Je… euh… on… on s’arrange… là…


J’avais l’impression que je venais d’écrire dans mon front que je ne couchais pas avec mon copain. Je savais que Lucas n’avait aucun moyen de le savoir, mais ma réaction merdique me fit sentir complètement à découvert. Dire qu’une seconde avant j’étais si à l’aise et que maintenant je voulais fondre et disparaître dans les craques du divan. Mon visage était chaud tant j’étais gênée.

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MessageSujet: Re: Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!] Mar 4 Nov - 20:27

Jenna et moi étions très différents. En apparences, nous nous ressemblions beaucoup, et pas seulement en ce qui avait trait à notre allure physique. Nous étions tous deux souriants, fonceurs, travaillants et sociables. Nous avions tous deux le rire facile et les répliques ne se gênaient pas pour bondir de notre bouche. Nous aimions souvent le même genre de choses, d'ailleurs. Nous nous intéressions aux mêmes séries télévisées, nous regardions des documentaires intéressants ensemble...par-dessus tout, nous adorions faire du sport ensemble. Jenna était une vraie athlète. Elle était l'une des rares personnes sachant me déjouer en combat singulier, mais je devais avouer que je n'avais été que très rarement confronté à une bataille en dehors d'un simple entraînement. Cela ne me manquait pas, d'ailleurs. J'aimais le combat et tout ce que ce genre d'entrainement avait comme effet sur moi, mais je ne rêvais pas d'assouvir une violence sur quiconque... sauf peut-être les Lackey.

J'osais me bercer de l'illusion que Jenna aurait accepté mon affection pour quelqu'un qu'elle détestait de la même façon que je piétinais ma volonté pour me plier à la sienne en ce qui avait trait aux Lackey. Une partie de moi doutait férocement, cependant. Jenna serait-elle capable de m'entendre parler d'une personne l'ayant blessée de la même manière qu'elle-même me chantait les louanges d'Atara et sa famille? Le pire, c'était que je savais que j'aurais probablement accepté de me priver de voir une personne pour rendre ma meilleure amie heureuse, alors qu'il était évident que ce n'était pas réciproque. Je lui en voulais un peu mais, en même temps, je m'accrochais à l'idée que les sentiments positifs étaient toujours plus dans le vrai que les sentiments négatifs.  Entre celui qui déteste et celui qui adore, c'est le deuxième qui a raison, parce qu'il ressent et transmet le meilleur.

Ce qui avait d'abord capté mon attention chez Kayla était l'ensemble des ressemblances qu'elle partageait avec Jenna. Sa beauté, son corps fin et musclé, sa blondeur, son teint vivant et ses yeux clairs m'avaient rappelé mon amie. Puis j'avais appris à la connaître pour découvrir une personnalité très différente de celle de Jenna, mais aussi colorée et spéciale à sa manière. Cela m'avait donné envie de devenir ami avec Kayla. Je n'avais pas envisagé l'idée de la courtiser pour plusieurs raisons dont celle qu'elle avait un petit ami. Je n'étais pas un Lackey: je n'allais pas voler la petite amie d'un handicapé.


-T’es pas un cadeau.

Je lui aurais bien répondu mais, si je l'avais fait, je lui aurais postillonné des morceaux de biscuit au visage, ce qui était loin d'être idéal comme manière de traiter une demoiselle.

-J’en prendrai bien note !

Je n'étais pas du genre à étendre ma haine pour que tous mes proches puissent en prendre une parte et la tartiner à leur goût, mais je considérais que Kayla devait savoir que les Lackey étaient ignobles. Ils étaient suffisamment manipulateurs pour se faire aimer dès la première rencontre. Il était beaucoup plus facile d'instaurer une prudence au préalable que d'essayer d'ouvrir les yeux d'une personne déjà enfoncée dans l'adoration. (Non, non... je ne ferai pas de parallèle avec Jenna, même s'il est évident que, comme exemple de noyade et d'aveuglement, elle est difficile à battre en ce qui concerne les Lackey.)

Je sus que j'avais encore gaffé quand le vis les yeux de Kayla menacer de quitter leur orbite. La couleur que prit son visage m'indiqua davantage l'ampleur de ma bévue.


-Je… euh… on… on s’arrange… là…

À sa réponse, je fus complètement convaincu que je m'étais aventuré trop loin. Je baissai les yeux quelques secondes pour m'adonner à une activité que je pratiquais peu souvent: la réflexion. Évidemment, la vie sexuelle de mon amie ne me regardait pas. Elle ne m'avait jamais ouvert la porte pour ce genre de questions et il était vraiment impoli et irrespectueux de ma part de m'avancer sur ce terrain. Je venais encore de prouver ma lenteur intellectuelle.

-Pardonne-moi, Kayla. J'ai encore une fois parlé plus vite que j'ai réfléchi. Je ne voulais pas te gêner.

Je posais toujours trop de questions, mais je n'y pouvais rien. J'étais d'un naturel curieux et je ne pouvais lire que de manière très rudimentaire, ce qui me limitait dans mes moyens d'accéder au savoir. Demander des informations et des explications était donc mon moyen par défaut d'obtenir des connaissances.

-Alors maintenant que notre présentation est préparée et que j'ai fait un fou de moi, toutes nos tâches de la soirée ont été bien remplies. Je te propose donc de regarder l'un des fantastiques films extrêmement légaux dans ma collection privée.

Après avoir choisi un film avec Kayla sur mon disque dur, je remplis de nouveau la table avec le nécessaire pour s'abreuver et se nourrir durant le visionnement et je m'installai devant l'écran. Je me répétai mentalement qu'il ne fallait pas que je commente le film à chaque scène mais, quelques minutes plus tard, j'entendis ma propre voix critiquer les paroles d'un personnage.

[Terminé pour moi. Very Happy ]

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Parce que la politique, c'est pas fait pour tout le monde. [Lucas!]

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