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Que du plaisir [TERMINÉ]

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Emploi/loisirs : PDG, actionnaire majoritaire et fondatrice de Venus Industries Inc.


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MessageSujet: Que du plaisir [TERMINÉ] Mer 25 Juin - 19:39

Gabrielle fit le plus beau des sourires à Cameron, aux côtés de qui elle était étendue. Il y avait maintenant assez longtemps qu’elle n’utilisait plus ses pouvoirs pour faire ce qu’elle voulait avec lui, elle n’avait plus besoin de le faire. Cameron était son assistant depuis très longtemps, mais sa rupture avec Alec avait généré un intérêt certain pour ce bel homme châtain de la part de la jeune femme. Il faut dire qu’il s’était déjà écoulé plus de trois mois depuis sa rupture avec Alec Fleming. Elle avait pleuré, beaucoup, la première soirée. Lorsqu’elle s’était levée, le lendemain matin, elle ne ressentait rien, elle était comme engourdie et se surpris à aimer cet état.

La jeune femme se leva du lit et enfila ses sous-vêtements, un culotte brésilienne en dentelle sarcelle et un soutient gorge assorti qui devaient valoir au moins une centaine de dollars chacun. Gabrielle avait du plaisir avec Cameron, elle le trouvait physiquement très beau, de carrure intéressante et il faut dire qu’il avait beaucoup de… talent. Elle avait commencé à s’amuser avec lui environ deux mois après cette soirée fatidique où Alec avait mis abruptement fin à leur relation. Cet événement avait fait sentir Gabrielle impuissante et faible, c’est donc ce qui l’avait poussée à se prouver à elle-même qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait avec qui elle voulait. Le pauvre Cameron était entré, à ce moment-là dans le bureau de la belle et il eut le malheur – ou le bonheur – de devenir son jouet. Elle l’avait charmé magiquement pendant plusieurs semaines pour enfin se rendre compte qu’elle n’avait plus besoin de l’ensorceler, qu’elle le tenait et qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait avec lui. Ce devait être la troisième fois qu’elle couchait avec lui. Elle aimait son propre reflet dans son regard, elle aimait se sentir désirée par un homme sans qu’elle-même se sente accrochée à lui. C’était ça le pouvoir, il ne pouvait pas lui faire de mal, puisqu’elle ne l’aimait pas.

Bien sûr, elle éprouvait une certaine affection pour lui, mais elle n’était aucunement attachée à lui et elle espérait que c’était la même chose pour lui. Elle n’avait plus la force de s’attacher à quelqu’un, plus la force d’aimer, de se donner corps et âme à quelqu’un qui pourrait, à tout moment, décider de la démolir. Elle voulait être libre, n’avoir de compte à rendre à personne. Elle voulait engourdir la partie de son esprit qui pensait encore à Alec et l’autre qui pensait encore à Matt, elle n’avait plus besoin d’eux. Elle ne ressentait rien, ni joie, ni tristesse, elle essayait seulement d’avoir du plaisir et d’endormir tout le reste. Elle se concentrait énormément sur son entreprise qui n’avait pas besoin d’une chiffe molle en larmes à sa tête, mais bien d’une femme de tête qui n’en avait que faire des sentiments.

La belle marcha autour du lit de sa démarche sensuelle habituelle, se pencha pour attraper la chemise de Cameron qu’elle enfila par dessus ses sous-vêtements et, lorsqu’elle fut à côté de Cameron, elle lui tendit la main avec un sourire rieur.


-Je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai faim. As-tu quelque chose ici ?

Elle eu un petit rire et le tira légèrement vers elle pour l’embrasser doucement puis le traîner avec elle jusqu’à la cuisine. Cameron était son ami avec certains avantages et elle ne considérait pas qu’il y ait quoi que ce soit d’autre, entre eux, qu’une passion et une attirance physique. Elle n’avait besoin de personne. Se fermer à tout le monde lui semblait être la meilleure solution pour éviter d’être à nouveau blessée, elle ne pouvait supporter une fois de plus cette douleur. Elle avait Cameron pour avoir du plaisir et lorsqu’elle s’en lasserait, elle en trouverait un autre, c’était aussi simple que ça.

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Dernière édition par Gabrielle V. Englebert le Lun 11 Aoû - 22:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que du plaisir [TERMINÉ] Mer 16 Juil - 20:43

Depuis la mort de Kate, Cameron faisait de son mieux pour tenir le coup. La mort de Kyle l'avait encore plus bouleversé que le décès de sa cousine adorée, car elle avait marqué le début d'une solitude extrême. En dehors de ces deux personnes, il n'avait pas d'attaches. Il avait perdu tous ses autres amis et n'avait laissé personne l'approcher réellement. Pendant de longues semaines, il avait été une loque, une ruine, un lambeau de celui qu'il avait été. Iil avait choisi de tout refouler, comme il le faisait si souvent. Il avait enfoui à l'intérieur de lui-même toute cette horreur et s'était transformé en robot efficace et crédible.

Pendant plus de trois mois, il s'était comporté à la perfection aux yeux de tous les étrangers qu'il côtoyait. Il avait accompli minutieusement chaque tâche confiée à son travail, et ce, avec le sourire. Toutefois, il s'agissait d'un sourire de métal, un sourire lisse, froid et toujours de la même forme, sans vie. Cameron jouait un rôle très bien appris: celui du jeune homme irréprochable. Il ne réfléchissait plus et ne ressentait plus. Kate, Leyla, Jared, Mike, Owen, Kyle...tous les absents avaient complètement disparu de sa mémoire. Si l'un d'eux osait faire surface, que ce soit dans le regard d'un inconnu, dans une chanson, un objet, une odeur ou simplement une pensée, le vampire le retournait au fond de sa conscience violemment, avant que la douleur ne saisisse sa chance de l'envahir. Chaque perte était étroitement liée aux autres et, s'il se laissait atteindre par l'absence d'une personne, il ouvrait la porte aux autres départs qui l'avaient détruit, et il n'avait pas la force de les affronter. Alors, il les effaçait quotidiennement. Ils n'avaient jamais existé.

Les émotions positives qu'il feignait ressentir étaient aussi fausses que la vie sociale qu'il vantait à ses collègues de travail pour décliner leurs invitations. Pendant des mois, il s'était refusé toute émotion, persuadé que même un rire pouvait le ramener au gouffre laissé par toutes ces absences en lui. Surtout celle de Kyle.

Puis, un soir, il y avait eu Frederik Holmes. Le jeune homme avait frappé le vampire d'une mélodie beaucoup plus puissante que sa volonté de rester aussi insensible qu'une montagne. Il avait perdu la tête, ce jour-là. Il avait cassé le robot. Il s'était ensuite concentré à aider Frederik à survivre à l'attaque violente qu'il n'avait pu retenir contre lui et s'était fixé comme but de l'aider et d'être présent pour lui. Cette résolution lui avait paru être un devoir, mais elle s'avérait en fait une nécessité pour lui. Frederik Holmes était le principal phare de sa vie maintenant. Cameron avait besoin de se convaincre que l'autre jeune homme avait besoin de lui et de son soutien pour éviter de se laisser couler dans la douleur.

Il y avait maintenant un mois que le vampire fréquentait sa patronne. Au début, il avait été tout à fait réticent aux avances de la belle blonde, mais son attirance physique pour elle avait endormi sa raison au point qu'il se laisse entraîner dans son lit. Aujourd'hui, il ne regrettait pas cette décision peu éclairée. Gabrielle Englebert était une femme passionnée et, quand on la connaissait bien, très amusante.

Cameron sourit à Gabrielle et ne put détacher ses yeux d'elle alors qu'elle enfilait ses sous-vêtements. Puis, il se reprit, détourna le regard et entreprit de se rhabiller partiellement lui aussi: boxer et jean. Il y avait plusieurs fois qu'ils partageaient le même lit et le vampire en avait tiré beaucoup de plaisir. Même s'il avait conscience que cette relation n'avait rien de sérieux, Cameron traitait son amante avec la plus grande attention, veillant à ce qu'elle soit satisfaite et heureuse. Il ne fréquentait aucune autre femme en même temps qu'elle, d'ailleurs, mais c'était moins par envie d'exclusivité que par manque d'occasions. Le vampire avait beaucoup trop peu de temps libre pour chasser les cuisses légères. Il était d'ailleurs assez occupé entre Frederik, Gabrielle et...l'absence.

Maintenant que Cameron avait cassé son robot vivant capable de vivre comme si rien de grave ne lui était arrivé, il avait plus de mal à fonctionner. Il travaillait, souriait et riait, même, mais il lui arrivait souvent de criser. Il hurlait, pleurait, brisait des choses...Le plus souvent, il évitait de sortir quand il était dans cet état, de peur de blesser des gens. Cela lui arrivait environ une fois par semaine, quand le poids de l'absence devenait trop lourd. Il parvenait à atténuer les crises en passant plus de temps au travail, avec Frederik ou avec Gabrielle.


-Je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai faim. As-tu quelque chose ici ?

-J'ai justem...

Le baiser de la belle blonde l'interrompit et il se laissa faire avec joie. Une fois à la cuisine, il se félicita silencieusement d'avoir rempli le réfrigérateur de nourriture humaine en prévision des visites de Gabrielle. Lui n'avait besoin que de sang, mais il voulait que celle qui embellissait régulièrement ses nuits puisse se nourrir convenablement chez lui.

-As-tu envie de quelque chose en particulier? Je peux cuisiner pour toi, si tu veux.

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MessageSujet: Re: Que du plaisir [TERMINÉ] Mer 16 Juil - 20:57

[On dirait que j'étais prête XD]

Gabrielle n’avait plus envie de gérer des sentiments. Engourdir tout lui semblait définitivement la meilleure solution. Elle était fatiguée de se faire du mal avec le départ de Matt qui s’était produit il y avait si longtemps qu’elle n’aurait même plus dû y penser. S’il avait vraiment tenu à elle, il ne se serait pas déroulé huit mois sans qu’elle n’ait une quelconque nouvelle de sa part. Matt ne l’aimait pas, il n’en avait rien à faire d’elle. S’il avait sauvé l’âme de son bébé, c’était seulement parce qu’il se sentait coupable de l’avoir amenée en enfer le soir où quelqu’un l’avait attaqué, c’était la seule explication. De toute façon, c’était terminé, toute cette tristesse, cette frustration et ces questionnements. N’avoir aucune relation sérieuse dans sa vie lui permettait de ne pas risquer de se blesser, encore une fois. Matt l’avait brisée une fois, Alec avait ensuite pris le relais et c’était la dernière fois que ça se produisait. Gabrielle était une déesse et elle valait mieux que toutes les larmes que ces hommes lui avaient fait verser.

Avec Cameron, c’était facile, il n’y avait pas d’attache, du moins du côté de Gabrielle. Elle avait de l’affection pour lui, bien sûr, et elle le trouvait très beau : il était esthétiquement parfait, mais Gabrielle ne ressentait pas cette passion, cette électricité qui avait toujours si bien passé entre Matt et elle. Elle avait le regret de constater que c’était avec lui qu’elle avait eu la plus belle complicité. Elle n’avait pas eu directement de ses nouvelles, mais il avait lui-même publié l’article annonçant sa rupture avec Alec. Elle l’avait trouvé gentil, parce que l’article était beaucoup plus en sa faveur qu’en celle d’Alec, le faisant passer un peu comme un minable qui noyait sa peine d’amour dans l’alcool. Gabrielle avait appris à faire la part des choses, en ce qui concernait les articles publiés dans la revue People pour y avoir appris  des choses sure elle-même qu’elle ne savait même pas, mais cela lui faisait une petite douceur de se faire croire que Matt avait écrit tout ça dans le but de la faire sourire, surtout avec le passage concernant ses allures de déesse romaine. Il avait, toutefois, mentionné le fait qu’elle fréquentait Cameron. Il est vrai qu’elle n’avait pas nécessairement tenté de cacher cette information au public puisqu’elle ne s’était pas empêchée d’aller au restaurant avec lui ou de se montrer en public en sa compagnie, mais elle n’avait pas tenu à ce qu’elle lui soit automatiquement associée. C’était un côté de la notoriété qu’elle aimait moins. Elle n’avait pas de problème à ce qu’on parle de ses amours officiels, mais elle n’aimait pas que ses aventures soient révélées à tout chacun. Elle savait qu’elle n’y pouvait rien, mais elle n’appréciait pas particulièrement que la ville puisse la considérer comme une femme facile. Elle ne savais pas pourquoi, mais c’était surtout le fait qu’elle sache que Matt était au courant de son aventure qui la fatiguait. Il avait beau avoir spécifié que leur relation n’était pas sérieuse – elle se demandait d’ailleurs vraiment qui avait communiqué cette information à la revue People puisqu’elle n’avait parlé à personne de Cameron – elle ne pouvait s’empêcher de trouver ça désagréable.

Dans ses meilleurs moments, elle réussissait à engourdir et embrouiller du mieux qu’elle pouvait les visages de Matt et d’Alec. Dans ces temps-là, elle n’était pas nécessairement heureuse, mais au moins elle n’avait pas mal, sauf que parfois, le soir, lorsqu’elle se couchait seule chez elle et que sa tête s’emplissait de toutes ces pensées qu’elle avait enfouies en s’occupant à tout et rien, elle ressentait un grand vide dans son ventre. Elle se sentait seule, elle avait l’impression qu’elle était incapable d’entretenir une relation saine, de garder quelqu’un dans sa vie. Avec Vulcain, c’était elle qui avait tout gâché, elle ne pouvait le nier, elle avait été tentée ailleurs et avait été incapable de résister. Avec Matt, par contre, elle n’avait pas su ce qu’elle avait fait de mal, elle avait pourtant eu l’impression de s’investir pleinement auprès de lui et ça avait été la même chose avec Alec. Tous deux l’avaient quand même jetée après un certain temps. Gabrielle Englebert était agréable à regarder, à désirer, mais pas à aimer. Elle commençait à se demander si on ne lui avait pas jeté une malédiction parce qu’en tant que déesse de l’amour, elle avait trahi celui que son mari avait pour elle.


Le cocktail annuel de Venus Industries devait se dérouler bientôt et Gabrielle travaillait presqu’à temps plein à organiser l’événement. Ça avait l’avantage de la tenir occuper à tous les jours et même durant certaines nuits. Tout devait être en ordre et parfait afin que cette soirée soit un succès. Elle avait d’abord décidé d’y aller seule, pour ne pas s’afficher devant tous ses employés publiquement avec Cameron. Cette idée ne lui plaisait pas vraiment parce qu’elle n’aimait pas vraiment se retrouver toute seule dans ce genre d’événements. Les premières années, elle amenait Drake, le dieu des soirées dansantes, jusqu'à l'année précédente où elle avait amené son fiancé, Logan Laufey. Penser à cette époque l'étouffait, elle avait l'impression de manquer d'air de voir qu'elle s'était donnée à un vrai monstre. Mais bon, maintenant que le démon en avait parlé publiquement, de leur relation, elle ne voyait plus vraiment de problème à amener Cameron avec elle au cocktail. Elle avait toutefois pris la peine de trouver une employée très jolie pour que Drake puisse venir à la soirée quand même, comme elle l'avait fait l'année précédente.


-As-tu envie de quelque chose en particulier? Je peux cuisiner pour toi, si tu veux.

Il était adorable, comme un petit chiot. Gabrielle lui fit un magnifique sourire. Elle ouvrit le réfrigérateur pour vérifier ce qui s’y trouvait. Elle repéra du poulet, sa viande préférée, et l’attrapa.

-J’ai envie de poulet, tient. Je vais t’aider, j’ai un certain talent en cuisine, il parait !

La jeune femme sourit et pendant qu’elle s’affairait à trouver une planche à découper dans les armoires, elle en profita pour poser sa question à Cameron.

-Voudrais-tu avoir l’honneur de m’accompagner à mon célèbre cocktail annuel ?

Elle se donna un air exagérément hautain et fit battre ses cils pour ensuite éclater de rire. Elle s’était toujours prise au sérieux, mais jamais à ce point. Elle savait qu’il ne pourrait pas lui refuser quoi que ce soit. Le sourire de Gabrielle était toujours magnifique, nul ne pouvait le nier, mais la joie qui s’y logeait auparavant avait disparu. Il était bien difficile de gérer le fait d’avoir l’impression d’être importante pour quelqu’un pour ensuite se réveiller et réaliser que finalement, cette personne n’en avait rien à faire, qu’au fond, il ne vous aimait jamais autant que vous le pensiez. Le fait d’engourdir sa peine d’amour plutôt que de la vivre à fond n’était pas bon pour elle, sa peine demeurait et elle la rongeait toujours plus à l’intérieur. Elle aurait voulu aimer Cameron, il était fidèle gentil et beau, elle n’aurait eu aucun problème avec lui. Pourquoi fallait-il qu’elle tombe toujours amoureuse des hommes de la pire espèce ?

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MessageSujet: Re: Que du plaisir [TERMINÉ] Dim 10 Aoû - 21:57

[Fini Very Happy]

Frederik Holmes était devenu le pillier de la vie de Cameron. L'aider et lui enseigner tout ce qu'il connaissait de la magie permettait au vampire de garder le cap. Il avait trouvé une raison d'avancer et celle-ci était le bien-être d'une personne qui en valait la peine. Fred lui rappelait un peu Kyle, sur certains points, et si Cameron faisait de son mieux pour refouler la douleur qui le traversait dès qu'un seul détail ramenait son ami décédé dans sa mémoire, se trouver près d'une personne dotée de la même grandeur d'âme, à ses yeux, lui faisait énormément de bien.

Le vampire avait recommencé à aller à l'église. Il ne s'imposait pas messes et sermons, car ceux-ci le projetaient trop loin dans le passé et lui faisaient ressentir violemment l'absence de ses parents. Cameron se rendait seul à l'église pour prier et se reccueillir en silence. Il pouvait parfois y passer plus d'une heure à genoux ou assis sur l'un des bancs en bois dur, totalement inconfortables, les paupières closes ou le regard fixé sur le grand vitrail au-dessus de l'autel. Il espérait trouver en lui la force d'avancer et les ressources nécessaires pour devenir une bonne personne.

Si ce n'avait été de cette brèche créée par Frederik Holmes dans ses défenses d'acier, Cameron en aurait encore été au stade du robot fonctionnel qui traverse les jours sans vraiment les compter. Toutefois, maintenant, il était presque redevenu lui-même, le Cameron de San Francisco, celui d'avant les meurtres qui les avaient forcés à déménager, Kate et lui. Il avait tout de même conservé des barrières infranchissables en lui et se gardait bien d'affronter directement sa souffrance et sa solitude. Il se savait beaucoup plus fragiles que les fantômes de Kyle et de Kate.

Cameron voyait maintenant en Gabrielle une sorte de moyen de se prouver qu'il pouvait être quelqu'un de bien. Il voulait être parfait à ses yeux, comme il avait essayé de l'être, vainement, pour ses anciens amis et pour sa famille. Il croyait sincèrement qu'ils pouvaient arriver à quelque chose de bien ensemble, avec le temps. Ils s'amusaient bien ensemble et partageaient le but de faire avancer Venus Industries. Bien sûr, l'entreprise n'appartenait aucunement à Cameron, mais elle avait une réelle importance pour lui et pour son équilibre.


-J’ai envie de poulet, tient. Je vais t’aider, j’ai un certain talent en cuisine, il parait !

-Tu as plusieurs talents...


Mais quel humour douteux. Cameron aimait bien aller de petits commentaires pas toujours intelligents pour amuser Gabrielle. Son sourire lumineux était une récompense qu'il cherchait toujours à obtenir. Même avant qu'ils ne soient amants, Cameron avait été un employé irréprochable et faisait des efforts pour plaire à sa patronne.

Le vampire sortit des assiettes et ustensiles pendant que la belle blonde s'emparait du nécessaire pour cuisiner. Il choisit une nappe bleue qu'il avait achetée peu de temps après la mort de Kate, car toutes les anciennes nappes avaient été choisies par sa cousine et il avait dû les jeter, incapable de soutenir leur vue.


-Voudrais-tu avoir l’honneur de m’accompagner à mon célèbre cocktail annuel ?

Cameron sourit. Naturellement, il était invité à ce cocktail, puisque celui-ci était ouvert à tous les employé de l'entreprise. Il avait d'ailleurs prévu s'y rendre, même s'il éprouvait un enthousiasme assez tiède à l'idée de se mêler aux dizaines de personne qui quêteraient ses sourires les plus forcés. Toutefois, s'y rendre en tant que cavalier de la belle Gabrielle Englebert s'avérait beaucoup plus intéressant.

-C'est un honneur immense que j'accepte avec un grand bonheur!

Passer la soirée auprès de Gabrielle promettait d'être franchment plus agréable que se taper les conversations insipides des mannequins stupides de Venus Industries. Cameron ne jugeait pas les gens sur des stéréotypes, mais il travaillait quotidiennement avec des mannequins et il avait eu affaire à trop de cervelles rétrécies par la lumière des flashs pour ne pas présumer une constante chez la majorité des personnes de cette profession. Le vampire appréciait la vivacité d'esprit de sa patronne et il se comptait extrêmement privilégié qu'elle l'ait choisi pour l'accompagner.

À la nappe et la vaisselle, le vampire ajouta une bouteille d'un bon vin que Gabrielle appréciait. D'ailleurs, lui-même ne disait pas non à un peu d'alcool, même si son organisme préférait de loin le sang humain.

Il rejoignit ensuite la belle femme au comptoir pour l'aider à terminer la nourriture. Il lui plaqua quelques baisers dans le cou et lui souffla dans les cheveux pour la taquiner. Ils passaient toujours du bon temps ensemble. Cameron essayait de repousser l'impression que tout allait s'effondrer qui le suivait en permanence et les rires de Gabrielle l'aidaient à croire que sa vie pouvait aller mieux. Peut-être que l'avenir n'était pas parsemé que de mines et de trous béants comme ceux laissés par Kyle et Kate.

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MessageSujet: Re: Que du plaisir [TERMINÉ] Lun 11 Aoû - 22:49

Ses sentiments enfouies au fond d’elle, que ce soit tristesse ou amour, Gabrielle ne pensait plus aux sacrifices que Matt avait dû faire pour sortir l’âme de son fils de l’enfer. Elle avait même réussi à engourdir cette peine et cette panique qui l’accablaient chaque fois qu’elle se souvenait que la mort de ce bébé était sa faute, entièrement sa faute. C’était son pouvoir à elle qui l’avait tué, et pas celui de cette démone folle qui avait voulu attaquer Matt, cette soirée-là. Seulement le sien et le fait qu’elle n’ait aucun contrôle sur lui. Décrocher de tout lui permettait d’oublier, pendant certains moments, les atrocités qui s’étaient déroulées dans la dernière année : La mort du bébé, le feu de Loki, l’exécution, sa rupture avec Alec et ces histoire d’espionnage industriel chez Venus Industries. La belle était bien avec Cameron. Elle n’avait pas peur de tomber amoureuse de lui puisqu’elle avait mis tout ça de côté. C’était comme si ce genre de relation lui amenait exactement ce dont elle avait besoin : Elle n’était pas seule. Elle aimait s’endormir dans ses bras, sans avoir peur de se sentir complètement démolie de le voir absent le lendemain matin. Elle savait qu’il n’avait pas le pouvoir de la détruire, de lui faire de la peine en lui arrachant le cœur.

Cameron l’aidait énormément, au travail. Comme il était son assistant, il travaillait avec elle sur tous les dossiers et elle savait qu’elle pouvait toujours compter sur lui. Elle n’avait jamais cessé de se féliciter de l’avoir engagé, il était sans aucun doute son meilleur employé et ce, depuis bien longtemps avant qu’il ne devienne son amant. Bien sûr, elle était plus proche de lui depuis qu’ils entretenaient cette relation, mais  il avait toujours fait un travail impeccable.


-Tu as plusieurs talents...

Gabrielle tourna sa tête vers lui et eut un petit rire complice. Cameron la faisait toujours rire, c’était comme si c’était toujours son but ultime.


-Ah, tu trouves ?


Elle lui fit un mignon clin d’œil avant de retourner à la préparation de la marinade dans laquelle elle comptait faire cuire le poulet. Tout en cuisinant, elle jeta quelques regards en biais au torse nu – puisque c’était elle qui portait sa chemise – de Cameron. Il était très beau, cet homme, elle avait bien choisi son amant : tout aussi talentueux que joli. Gabrielle était épuisée d’être triste. Même si elle gérait du mieux qu’elle pouvait cette torpeur dans laquelle elle avait glissé son esprit, il n’y avait aucun doute que certaines journées ou bien certains soirs, elle se sentait mal, triste, seule au monde. Dans ces moments, la douleur élançait dans tout son corps et dans son esprit, elle avait envie de se mettre en boule et de pleurer toutes les larmes de son corps. Durant ces instants de faiblesse, il ne lui suffisait que de fermer les yeux pour voir apparaître un sourire d’Alec, content de la trouver près de lui le matin, ou encore de repenser aux nombreuses soirées qu’ils avaient passées, collés l’un sur l’autre à écouter des films. Dans ces moments-là, elle se demandait si elle réussirait un jour à passer à travers toute cette douleur, si elle réussirait à arrêter d’avoir mal en pensant à lui... Elle se faisait toujours les pires scénarios. Elle savait qu’il était un homme libre et qu’il avait le droit de fréquenter qui il voulait, mais elle ne pouvait s’empêcher de ne pas tolérer l’idée d’être, en quelques sortes, remplacée par une autre fille qui aurait droit à ces petites attentions, à ces sourires, à ce regard qui laisse sous-entendre qu’il ne pourrait y avoir une autre femme qu’elle à ses côtés. Elle en voulait à Alec d’avoir détruit le seul petit monticule de bonheur qu’elle avait réussi à se construire après tout ce temps.

-C'est un honneur immense que j'accepte avec un grand bonheur!

La belle femme sourit. Elle se doutait qu’il ne lui refuserait rien, mais elle était quand même contente de l’entendre de vive voix. Elle prit une pause de son couteau pour donner un léger baiser à son cavalier. C’était si simple comme relation, elle n’avait même pas à se poser de question. Avant qu’ils mangent, elle eut droit à de mignons baisers dans le cou – il fallait avouer que se faire embrasser dans le cou avait depuis toujours été sa plus grande faiblesse et il semblait que Cameron ait bien noté ce détail – et à des taquineries adorables. Elle passa une agréable soirée. Gabrielle savait apprécier la simplicité.


[Teeeerminus... on se voit au cocktail... ou pas :B XD]

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