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Rencontre au Sommet [Merwyn]

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Emploi/loisirs : PDG, actionnaire majoritaire et fondatrice de Venus Industries Inc.


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MessageSujet: Rencontre au Sommet [Merwyn] Jeu 3 Juil - 19:08

Il y avait bien deux mois que Beauty Institute avait lancé une copie de l’un des plus gros vendeurs de Venus Industries. Gabrielle avait dû faire éclater quatre lustres, de fureur, durant ces quelques semaines. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas eu ce genre de problème, elle arrivait un peu mieux à contrôler son pouvoir, mais il fallait dire que le fait que ce lancement ait eu lieu pratiquement en même temps que sa rupture avec Alec ne l’avait pas aidée beaucoup à se contrôler. Heureusement, Cameron lui était très dévoué et il ne fallait que quelques heures pour qu’un nouveau lustre ne remplace celui qui était en milliards d’éclats partout sur le plancher de bois de son bureau. La jeune femme avait passé beaucoup de temps dans son bureau depuis sa rupture avec l’affreux, puisque c’était le seul endroit qui ne lui rappelait pas le bijoutier. Au moment du lancement du produit de son concurrent numéro un, Gabrielle avait tout de suite eu des soupçons envers les gens qui travaillaient dans les laboratoires de son entreprises puisqu’ils étaient les seuls qui avaient accès aux recettes des produits miracles de la plus grande compagnie de produits de beauté du monde.

Il n’avait suffit de quelques semaines pour que Beauty Institute sorte de nouveaux produits, copies exactes de produits que Gabrielle comptait lancer dans les prochains mois. Clairement, les directeurs de Beauty Institute n’avaient jamais eu affaire à une Gabrielle Englebert enragée. La jeune femme n’acceptait pas qu’on tente de faire sombrer son bébé et quiconque tenterait une telle chose coulerait avec son navire. Gabrielle comptait bien détruire la réputation de Beauty Insitute et pour se faire, elle avait besoin d’un avocat qui saurait les faire accuser d’espionnage industriel. Gabrielle se doutait qu’une personne travaillant dans les laboratoires de l’entreprise était en tort, dans cette histoire. Habituellement, elle aurait fait affaire avec Elisa Wilde qui était probablement sa seule amie, mais elle savait bien qu’avec cette histoire d’élections, la belle jeune femme avait d’autres chats à fouetter, elle lui avait donc demandé si elle voyait un problème à ce qu’elle fasse affaire avec Merwyn Caerwyn, un autre avocat du cabinet Wilde. Gabrielle le connaissait seulement de vue, au début de l’affaire, pour l’avoir souvent rencontré au cabinet, alors qu’elle allait voir Elisa.

Merwyn s’était avéré un choix particulièrement judicieux. Il avait réussi à accumuler assez de preuves pour pouvoir faire un procès à Beauty Insitute. Gabrielle était contente, ces connards paieraient. Merwyn lui avait justement téléphoné, durant l’après-midi, pour lui demander à ce qu’ils se rencontrent au sujet du dossier, Gabrielle attendait donc qu’il arrive. Elle avait, de son côté, fait des recherches afin de réunir le plus d’informations possible au sujet des employés qui travaillaient dans les laboratoires et l’un d’eux retenait particulièrement son attention, Bryan O’conor. Il était à l’emploi de Venus Industries depuis un peu plus de six mois et avait déjà travaillé chez Beauty Institute. Gabrielle avait fait des recherches sur lui pour le découvrir puisque cette information était manquante sur le curriculum vitae de l’employé. Ce jeune homme avait fait partie des équipes de travail de trois des cinq produits ayant été copiés, mais il avait une relation proche avec une employée qui avait travaillé sur les deux autres. Gabrielle se doutait qu’il lui avait été possible de lui soutirer des informations. Elle n’avait tout de même pas mis de côté la deuxième employée, Melody Boeyckens, la petite brune bien discrète qui entretenait une relation avec O’conor, car elle pouvait très bien être celle qui était la cause de toute cette histoire, elle ne travaillait chez Venus Industries que depuis sept mois.

Gabrielle avait sorti les dossiers personnels de ces deux employés et ceux-ci s’étendaient devant elle, sur son immense bureau. Elle n’était pas passée par le département des ressources humaines pour obtenir les informations dont elle avait besoin, parce qu’elle ne souhaitait pas que personne ne soit au courant de ses démarches avant que tout ne soit officialisé. Juste avant l’heure de son rendez-vous avec Merwyn, la jeune femme prépara du thé pour ensuite attraper son cellulaire pour avertir Cameron qu’elle le rejoindrait un peu plus tard que prévu. Cameron était le seul employé au courant des démarches de la directrice, considérant qu’il était plus que son assistant, elle avait senti le besoin de se confier à lui, un soir, alors qu’ils étaient près de dormir. Cameron était un bon ami, mais Gabrielle savait qu’elle ne l’aimait pas. Elle aurait peut-être aimé tomber amoureuse de lui, il était parfait, beau, gentil, attentionné, le genre d’homme dont elle avait réellement besoin pour être heureuse, mais elle ne ressentait rien pour lui appart du désir.


-Madame Englebert ? Maître Caerwyn vient d’arriver.

La voix de sa secrétaire avait résonné dans son bureau par le petit haut-parleur placé près d’elle. Elle appuya doucement sur le bouton de celui-ci.

-Faites-le entrer.

Gabrielle se leva de sa chaise pour aller ouvrir la porte à Merwyn qu’elle accueillit avec le plus charmant des sourires.

-Tu peux prendre place, j’ai préparé du thé.

La belle jeune femme lui désigna la chaise devant son bureau avant de retourner prendre place dans sa chaise. Elle lui présenta le dossier de ses deux suspects.

-Voici les deux employés dont je te parlais, ils sont les deux personnes que je suspecte le plus d'être la cause de toute cette histoire et si c'est le cas, j'aimerais bien qu'ils paient, eux aussi.

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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Mar 15 Juil - 10:38

Merwyn était plutôt satisfait de la place qu’il avait réussi à se faire en quelques mois dans la grande citée Newyorkaise. Son travail ne lui laissait pas une minute de répit, il arrivait presque à oublier sa vie passée, tellement pauvre en animation, il fallait le dire. En ce moment, la confiance que lui portait Elisa lui avait permis de décrocher la plus grosse affaire de sa carrière. Il devait mettre à jour une sombre histoire d’espionnage pour Venus Industries. Et, lorsque celle qui était en réalité la déesse Hera vous présentait la patronne bien-aimée d’une entreprise de ce nom, il n’était pas difficile de deviner quelle personnalité d’importance se cachait derrière la superbe Gabrielle Englebert. Un adorateur des divinités celtiques, entouré par les reliquats d’une mythologie greco-romaine, qui l’eut cru ? L’idée l’amusait beaucoup, et il n’oubliait pas, finalement, que les racines de son espèce se trouvaient dans le bassin méditerranéen.

Au cours des entretiens, il avait découvert une femme agréable, mais aussi très prompte à se laisser envahir par une violente colère. Il avait souvent dû canaliser ses appels à la vengeance, en lui expliquant doctement qu’il n’était pas nécessaire ni pertinent de trop s’emballer. Bien qu’elle ne se soit pas beaucoup confiée à lui, Merwyn savait Gabrielle dans une période sentimentale compliquée. Il se murmurait qu’elle s’était séparée d’une très longue relation avec un grand bijoutier et il ne voulait pas laisser ses sautes d’humeur nuire à la procédure. Sa patience légendaire lui permettait ainsi de garder un contrôle très professionnel sur le bon déroulement de chaque étape. Comme il finissait toujours à le promettre à la déesse avec un sourire rassurant, ils iraient au bout, et gagneraient, qu’importaient le nombre de procès et d’années qu’il faudrait pour détruire tout le monde, même après la liquidation judiciaire, si elle tenait toujours à s’acharner. D’ordinaire, les avocats n’incitaient pas leurs clients à enchaîner les manœuvres. Mais, sous ses airs adorables, le gallois gardait les faiblesses d’un tacticien acharné. Quand il menait une « guerre », il trouvait toujours très frustrant de devoir renoncer à une victoire totale. Selon ses habitudes de travail, il avait donc demandé un certain délai pour rassembler un minimum de preuves et, en particulier, celles auxquelles le parti adverse ne penserait pas. En procès, les petits détails et subtilités faisaient toujours la différence. Il fallait anticiper les ruses dont serait capable d’user l’accusé pour affirmer ses mensonges, et les contrecarrer d’avance. Il était très doué pour cela et, sa réputation dans les cercles professionnels le présentait de plus en plus comme un ennemi redoutable, capable de mettre à jour des machinations avec une précision de télépathe. Evidemment, il n’en était rien, une logique rigoureuse suffisait. De toute manière, peu de personnes en ce monde, surtout humaines, pouvaient se targuer d’un esprit aussi retors que le sien.

Il avait été établi que Venus Industries était la propriétaire des produits dans un dossier. Il s’était également occupé de trouver tous les motifs qui donnerait une raison à Beauty Institute de couler la boîte, mais aussi ce qui leur permettrait de prendre un tel risque : en somme, savoir quel genre de défense avait probablement préparé le rival dans l’éventualité d’un procès. Souvent, les clients plein de bonne foi pensaient leur affaire évidente à prouver, mais c’était rarement le cas, les accusés mettaient toujours à jour des éléments gênants, réels ou constitués de toutes pièces et néanmoins difficiles à contrer. En ce qui concernait Beauty Institue, Merwyn était déjà sur la piste de quelques fourberies mais, pour aller plus loin, il avait demandé à Gabrielle de lui fournir des pièces sur les suspects les plus probables de sa propre entreprise. Les délais qu’ils s’étaient donnés fixaient le rendez-vous aujourd’hui. Il la retrouva en lui offrant son plus beau sourire, comme s’il s’apprêtait à annoncer une incroyable nouvelle. Il se contenta cependant de répondre à son invitation par un aimable :

- Quelle adorable attention, rien ne m’aurait fait plus plaisir ! qui oscillait entre l’excessive politesse et l’ironie un brin taquine. Il était difficile de savoir exactement la portée qu’il donnait à ces bonnes manières à moitié héritées de l’ancienne bourgeoisie londonienne.

Il s’installa et examina rapidement. Sans surprise, les suspects appartenaient aux laborantins, qui avaient, de suite, été en ligne de mire. Il lui faudrait cependant une lecture plus attentive pour prendre une connaissance précise des portraits de chacun, afin d’établir des faits précis. Mais, d’après ce que lui avait déjà raconté Gabrielle, beaucoup de choses les désignaient comme les coupables idéaux. Comme il entendait déjà sa cliente parler de leur faire « payer », il leva sur elle un regard à la fois doux et amusé et déclara d’une voix parfaitement calme :

- Ils payeront s’ils sont coupables, mais nous devrons faire les choses dans l’ordre, et nous assurer qu’il existe assez de preuves accablantes contre eux. Même s’ils ont un profil psychologique idéal, nous ne pourrons malheureusement pas nous baser sur autre chose que les faits… Si l’un des deux a touché de l’argent, par exemple, il devrait être possible de remonter jusqu’au versement, ou de dénoncer au moins une transaction apparemment illégale, en forçant l’ouverture d’une enquête dans tous les cas. Lorsque nous aurons assez d’éléments – et cela ne saurait tarder – je te propose de lancer d’abord l’attaque sur Beauty Institut. Ils ne doivent pas savoir que nous avons aussi une idée des personnes impliquées dans l’histoire. Si je monte une défense lacunaire dans un premier temps, tu ne devras pas t'en inquiéter, ce ne sera qu’une question de mise en confiance qui les empêchera de se construire une défense aussi solide que la notre. C’est une technique généralement efficace, surtout dans un cas où il faudra mener plusieurs procès de front.

Il avait exposé son point de vue assez rapidement, en choisissant ses phrases avec la facilité d’une personne parfaitement maître en son domaine. Merwyn ne s’inquiétait pas spécialement de révéler une partie de sa stratégie, il en avait toujours plusieurs sous la main et les alternaient pour ne pas être trop prévisible. De toute manière, il ne suffisait pas de connaître son style pour le contourner, et la perspective d’une confrontation l’amusait. Il songeait dans ces instants qu’il n’avait pas besoin d’autre sel dans l’existence. Tout en laissant Gabrielle assimiler l’information et, peut-être, lui fournir d’autres détails, il continua son étude rapide des dossiers étalés devant lui.


Dernière édition par Merwyn Caerwyn le Jeu 31 Juil - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Sam 19 Juil - 12:06

Gabrielle savait, en général, être professionnelle. Elle avait une image publique impeccable et s’efforçait d’être agréable avec tout le monde. Très peu de gens connaissaient sa nature colérique puisque son orgueil l’amenait à ne jamais réagir fortement quand elle était en présence d’autres personnes. Par contre, depuis sa rupture avec Alec, elle avait déjà assez de gérer sa peine en l’enfouissant au plus profond de son être sans en plus avoir à gérer sa colère de façon convenable. Il lui était donc arrivé de perdre le contrôle devant Merwyn. Elle n’avait été particulièrement fière d’elle-même, dans ces moments-là, mais sachant que ce qui se déroulait entre eux devait rester confidentiel, elle était moins furieuse contre elle-même que si cette même colère s’était manifestée devant n’importe qui d’autre. Elle savait Merwyn compétent et c’est pour cette raison qu’elle comptait bien arriver à ses fins, bien que le dossier en question la rendait relativement nerveuse, elle était donc impatiente que tout soit réglé pour pouvoir passer à autre chose.

Merwyn était un être amusant et très charmant. Si elle n’avait pas déjà eu Cameron, la déesse aurait pu songer à en faire son jouet, sauf que Cameron s’était révélé être un amant relativement parfait et qu’elle ne s’était pas encore lassée de lui. Toutefois, Gabrielle avait été étonnée, la première fois qu’elle s’était retrouvée face à lui, du charme que dégageait son avocat, ça avait quelque chose de surnaturel. Durant leurs différentes rencontres, l’avocat avait souvent eu à ramener la belle à l’ordre puisqu’elle s’était souvent laissée emporter par ses émotions. Par contre, elle n’avait jamais fait éclater le lustre en sa présence, ce qui était déjà, en soi, un bon point de départ. Merwyn avait déjà monté un dossier excellent pour poursuivre le concurrent direct de Venus Industries et Gabrielle s’était félicitée d’avoir choisi ses services pour venir à bout de ce dossier et faire payer Beauty Institute le plus qu’elle le pouvait. Personne ne pouvait rivaliser avec une déesse, surtout avec Venus, côté beauté, elle en connaissait un rayon.

La jeune femme vivait à moitié seulement depuis sa rupture avec Alec. Sa peine avait été de très courte durée et il était clair qu’elle n’avait pas tout réglé avec elle-même, mais son orgueil avait enfoui cette peine si loin en elle qu’elle l’avait oubliée. Elle n’avait pas oublié Alec, bien entendu, et elle se posait encore milles questions à son sujet. Elle n’avait pas réussi à lui soutirer aucune information que ce soit. Elle se demandait également pourquoi, s’il ne l’aimait pas assez pour lui partager ce genre d’information et préférer mettre un terme à leur relation plutôt que de le faire, il s’était lancé devant une rafale de balles dans l’unique but vain de l’amener avec lui loin de Loki et de sa scène d’exécution. Il n’y avait aucun logique entre tous ces événements. Certains secrets sont durs à révéler, mais aucun d’entre eux ne l’est assez pour jeter la femme pour qui on a risqué sa vie… Du moins, c’était la manière de penser de Gabrielle. Elle avait le regret de réaliser que malgré ce qu’elle croyait, elle ne connaissait pas Alec. Tous ces faits réunis le transformaient en un total inconnu, à ses yeux, et c’est pourquoi elle préférait ne pas verser de larmes pour lui, elle en avait déjà assez versées.

Gabrielle écouta attentivement Merwyn expliquer ses découvertes ainsi que la façon dont il comptait démolir l’entreprise concurrente. Gabrielle était confiante, beaucoup plus qu’au début, ce qui lui permit de se calmer un peu… la journée avait été longue et ardue. La belle avait attrapé un crayon et pris quelques notes tout au long de l’explication de son avocat. Gabrielle comprenait le droit, et elle aimait ça. Si elle n’avait pas créé cette entreprise, elle aurait probablement opté pour une carrière en droit, comme Elisa. Elle aimait cette capacité des avocat à étudier chaque article afin d’y trouver la faille dans un mot afin qu’il soit utile pour déculpabiliser leur client ou encore culpabiliser la partie adverse. Elle trouvait que le droit était gracieux et minutieux et s’amusait à en apprendre le plus possible à son sujet, surtout le droit des affaires et celui du travail, ça ne faisait jamais de tort à un chef d’entreprise d’être au courant de ce genre de choses, surtout lorsqu’il s’agissait d’une entreprise de l’ampleur de Venus Industries.


-Je suis contente de voir des progrès dans le dossier. Merci Merwyn, je savais que tu mènerais cette cause à bien.

Gabrielle se leva pour se resservir une tasse de ce Oolong à la noix de coco qu’elle aimait tant. Elle prit délicatement sa théière sarcelle et en vida une certaine quantité dans sa tasse pour ensuite en remettre dans celle de Merwyn. Lorsqu’elle reprit place à son bureau, elle remarqua qu’elle avait oublié de ranger la chemise rouge cerise libellée par Cocktail annuel. Ce dossier contenait tout ce qu’elle avait déjà réglé et déterminé en ce qui concernait son cocktail et elle pensa que ce serait une bonne idée d’y inviter Merwyn pour le remercier de ses bons services. Les employés avaient justement reçu leurs billets dans la journée, elle les avait reçu la veille et il lui en restait quelques uns. Elle attrapa ses clés et déverrouilla l’un des tiroirs de son bureau pour y attraper une paire de billet.

-Tu n’es pas à New York depuis très très longtemps, alors peut-être que tu ne connais pas le Cocktail annuel de Venus Industries. C’est une soirée que j’organise pour mes employés, à l’hôtel de ville, où la nourriture et l’alcool sont à volonté. Il y a aussi de la musique. Je t’offre une paire de billets, pour te remercier de tes bons services. J’espère que tu pourras te joindre à nous.

Elle lui fit le plus beau des sourires en lui tendant la paire de billets. Est-ce nécessaire de mentionner que les billets étaient d’un rouge sang sur laquelle s’étendait une écriture dorée de typographie fine ? Gabrielle ne savait pas ce qu’elle préférait du rouge, c’était peut-être parce que c’était la couleur de la passion… ou encore peut-être parce que c’était la couleur du sang de ces deux employés qui travaillaient à détruire son entreprise. Gabrielle songea que leur sang serait joli, sur le plancher de son bureau.

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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Jeu 31 Juil - 17:34

Bryan O’conor. Melody Boeyckens. A peine Merwyn eut-il les dossiers de ses nouveaux sujets qu’il ne put s’empêcher d’enregistrer un maximum d’information sur eux. Leur âge, leurs visages, années de service, situation, etc. Il adorait recevoir de nouvelles pistes, ouvrir une porte sur d’autres vies, les fouiller, en tirer les secrets les moins avouables. Il aimait dresser des parcours, comprendre des motivations, réfléchir parfois à la manière dont il pouvait forcer les faiblesses de caractère pour faire basculer un procès en leur défaveur ou, au contraire, trouver des excuses aux actes les plus abominables. Si, au premier abord, on pourrait y voir une curiosité mal placée, il n’en était rien. Ce n’étaient pas les petites existences cachées qui l’intéressaient, mais leur manière de s’intégrer dans une partie qu’il jouait pour gagner. Cette passion avait débuté avec des recherches poussées sur son arbre généalogique. Il avait alors découvert avec fascination comme on pouvait modeler à sa guise l’impact d’un événement passé pour en tirer des avantages sur le présent. Lorsqu’il avait voulu se donner une chance pour réussir hors des frontières de sa forêt galloise, les études de droit s’étaient imposées d’elles-mêmes. Il s’agissait aussi de la profession la plus acceptable quand on était un fils de lord attaché aux traditions et à l’image de sa caste. Cependant, avant New-York, il n’avait jamais exercé. Il lui avait fallu user de toutes les ruses administratives possibles pour faire valider un diplôme daté des années 1920, et le trouble causé par la catastrophe « naturelle » en Angleterre. Cependant, malgré sa longue parenthèse, Merwyn n’avait cessé de se tenir informé des évolutions du métier, du monde en général. Il demeurait bien trop prudent pour vivre serein dans un espace coupé de tout, et donc vulnérable à des intrusions extérieures inconnues, surtout avec une société qui avançait à vive allure, détruisant sans pitié les cultures et les croyances du vieux continent.

Ainsi, lorsque Gabrielle fouilla dans ses tiroirs, il la vit à peine. Il ne comprit pas non plus de suite qu’elle opérait un changement radical de sujet, persuadé qu’ils continueraient à débattre sur l’affaire. Une fois sa cliente rassurée sur ses avancées, un climat de confiance qui lui permettait de réfléchir et de discuter tout à la fois s’instaurait entre eux. Il trouvait cette manière de travailler très agréable. Il observait avec elle une réserve professionnelle plus attentive qu’avec d’autres, même si sa facilité à nouer de bonnes amitiés lui posait quelques difficultés. Mais il sentait que se montrer trop proche de la déesse de l’amour représentait un danger. A la fois séductrice et attirée par la sensualité, la belle femme n’était pas indifférente aux charmes qu’il appuyait presque inconsciemment pour lui plaire, ou l’aider à se détendre. Elle finissait par lui rendre la pareille et si, malgré la faiblesse de son espèce, Merwyn savait résister aux humaines, il redoutait de voir sa volonté faiblir sous l’influence de la plus désirable des déesses, en particulier quand il s’appliquait à respecter une parfaite abstinence depuis quelques années.  Aussi, en entendant le mot « cocktail », il posa sur elle un regard étonné, perdu. Les connexions se firent cependant assez vite dans son esprit pour ne pas le laisser trop longtemps béat et il rangea les dossiers.

Sa cliente l’invitait à la fête annuelle de ses industries, ce qui représentait un immense privilège, la preuve de tout le respect qu’elle lui portait, et un bon moyen de s’implanter dans les hautes sphères de la ville. Terminé le seigneur reclus dans son château, il devait assumer d’être une personnalité publique, et, peut-être, en profiter. Comme attendu, il se composa un sourire enchanté sur son visage, avec ce talent particulier qui donnait l’impression à ses interlocuteurs que sa joie leur était précieusement dédiée.

- Ce sera un réel plaisir de me joindre à vous et de rencontrer ta charmante équipe. Il est vrai que je me ménage assez peu de sorties, je travaille beaucoup trop. – Il éclata d’un rire léger et prit les billets pour examiner plus en détail leur graphisme luxueux. – C’est à un point où je ne suis même pas certain d’avoir une idée de la personne qui pourrait bien m’y accompagner. Cependant, j’apprécie la délicatesse.

Il avait dit cela sur le ton le plus aimable, le plus amusé du monde, sans perdre son sourire, ni son regard pétillant, comme si rien ne l’affectait moins que d’avouer son célibat et l’ennui de son quotidien. Cependant, il était vrai qu’il s’en souciait peu, il n’y pensait pas assez. Cela lui aurait été trop douloureux, comme cette petite voix en sourdine qui lui murmurait qu’il n’avait même pas une connaissance qui fût assez proche pour recevoir ce genre d’invitation. Il pouvait, tout au plus, se remémorer cette étudiante mignonne qu’il avait rencontrée à cause d’un chien perdu dans un parc.


Dernière édition par Merwyn Caerwyn le Dim 10 Aoû - 18:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Mar 5 Aoû - 12:31

Gabrielle avait de grands plans pour l’avenir de Venus Industries. Cette entreprise était son bébé et elle avait bien l’intention de la faire grandir éternellement. Et si ça signifiait écraser les compétiteurs qui tentaient de lui nuire, elle le ferait sans hésiter. Présentement, elle se concentrait sur ce dossier de copie ainsi que sur le succès prochain du cocktail, mais lorsque tout serait passé, elle pourrait annoncer publiquement la création de boutiques, un peu partout dans le monde qui seraient consacrées uniquement à ses produits. Actuellement, ses produits étaient vendus dans des boutiques hautes de gamme, mais elle comptait bien créer ses propres boutiques, à son image. Ce dossier dormait bien au chaud, au fond d’un des tiroirs verrouillés du bureau de Gabrielle. C’était l’un de ces dossiers qu’elle gardait près d’elle, juste au cas où des démons décideraient de s’infiltrer dans son bureau, à nouveau. Personne n’était au courant de son projet, elle avait de la difficulté à faire confiance à qui que ce soit depuis cette histoire d’espionnage industriel. Même Cameron n’était pas au courant. Elle lui en parlerait probablement une fois qu’elle devrait se concentrer à cent pour cent sur le projet. Pour l’instant, elle devait penser à démolir Beauty Institute et faire de son cocktail l’évènement de l’année, les autres projets viendraient plus tard.

Gabrielle Englebert avait décidé qu’elle n’aimerait plus. Jamais. Chaque fois, ça s’était terminé dans les larmes, les cris, la douleur et ensuite, la haine. Elle avait tellement pleuré, lorsqu’elle avait trouvé la note de Matt lui annonçant qu’il ne voulait plus la revoir. Elle avait cherché ce qu’elle avait pu faire pour le faire fuir ainsi, mais jamais elle n’avait réussi à comprendre. Elle avait eu l’impression qu’on lui avait ouvert le ventre et qu’elle s ‘était vidée de son sang. Elle avait décidé que le bonheur d’être avec quelqu’un ne valait plus la douleur de le voir partir – ou de ne PAS le voir partir, de seulement constater son absence, comme dans le cas qui nous intéresse. Sa rupture avec Alec lui avait semblé moins douloureuse un peu, mais c’était peut-être simplement parce qu’elle connaissait déjà le sentiment. Son seul amour ne l’ayant jamais trahi – ne mentionnons pas son fils, parce que c’était justement ce qu’il avait fait, la trahir - c’était son entreprise, elle ferait donc tout pour Venus Industries, elle concentrerait ses énergies, son temps et tout ce qu’elle avait pour la faire fleurir à son maximum, elle comptait toujours rester au top de son secteur d’activité… et peut-être en englober d’autres, qui sait ?


Savoir que Merwyn avait la situation bien en main permit à la belle de se calmer un peu. Cette situation la rendait nerveuse, même si elle ne le montrait pas. Elle souhaitait toujours montrer qu’elle avait la situation en main, mais elle savait que ses employés commençaient à se poser des questions parce que Beauty Institute semblait toujours avoir une longueur d’avance sur Venus Industries. Elle savait que lorsque que le doute s’implantait chez les employés, la solidité de l’entreprise s’en voyait grandement ébranlée et elle ne souhaitait pas que cela se produise chez Venus Industries.



-Ce sera un réel plaisir de me joindre à vous et de rencontrer ta charmante équipe. Il est vrai que je me ménage assez peu de sorties, je travaille beaucoup trop.


-Il faut toujours se garder du temps pour s’amuser un peu.

La jeune femme lui fit un charmant clin d’œil.

–C’est à un point où je ne suis même pas certain d’avoir une idée de la personne qui pourrait bien m’y accompagner. Cependant, j’apprécie la délicatesse.

-Si tu veux, je peux t’arranger ça, j’ai déjà trouvé une jolie mannequin pour accompagner l’un de mes amis, j’en ai d’autre si tu tiens absolument avoir de la compagnie !

Gabrielle avait déjà choisi l’une des plus belles mannequins de Venus Industries pour accompagner Drake au cocktail, afin qu’il puisse y venir. Il est vrai qu’elle aurait pu simplement lui donner une invitation, mais elle tenait à ce que cette soirée reste exclusive à ses employés. Merwyn travaillait avec elle pour l’entreprise, c’est pourquoi elle s’était permis de lui en donner une.

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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Dim 10 Aoû - 19:57

Il était des conversations qui, au fond, le mettaient toujours un peu mal à l’aise. Evoquer sa vie et ses activités extérieures en faisait généralement parti. Merwyn n’avait jamais éprouvé le besoin de s’amuser à la manière d’un humain moderne et n’arrivait pas à l’expliquer sans paraître « ennuyeux ». Solitaire, il se satisferait autrefois des distractions saisonnières de la nature, appréciait de vivre entouré d’un groupe restreint, et tirait un plaisir immense des heures qu’il consacrait à l’étude. Il voyait les obligations sociales de cette société comme une sorte de jeu dont il saisissait les règles sans réussir à y trouver du plaisir. Tout lui semblait factice. Il calculait chaque geste, attendait toujours avec une profonde impatience de retrouver le calme de la banlieue. Et, pourtant, il sentait qu’une sorte d’excitation manquait à son quotidien. En attendant de la retrouver, de s’amuser à courir la forêt, dresser des chiens à la chasse, jouer avec toutes sortes de créatures secrètes, il devait se composer un semblant d’équilibre ici, dans cette grande ville où il avait tant à accomplir. Mais l’idée d’un cocktail ne l’enchantait qu’à moitié. S’il parvenait à donner l’illusion d’une belle intégration aux autres, il lui manquait un il ne savait quoi pour s’en convaincre lui-même. Un siècle plus tôt, le problème s’était déjà posé. Il l’avait fui assez lâchement. Cette fois, pourtant, il devrait bien y faire face, se donner toutes les chances de devenir une personnalité recherchée dans une citée qu’il abhorrait.

Le sujet de sa vie sentimentale était néanmoins le plus épineux. D’ordinaire, il évitait de pousser le mélodrame en justifiant son célibat par la perte de toute sa famille. Ce discours mettait les gens mal à l’aise et, surtout, maintenant que sept années avaient passé, il donnait forcément l’impression d’un être trop fragile pour être capable de se reconstruire. Le monde, en général, ignorait que sa longévité rendait une décennie presque aussi négligeable qu’une année. Lorsqu’il s’était réfugié à Londres où il avait débuté sa vie politique, Merwyn avait trouvé une compagne de circonstance pour affirmer son rôle de guide. Il s’agissait d’une relation d’intérêt, où ils passaient le minimum requis de temps et de nuits ensemble pour donner l’illusion d’un couple uni. Le gallois gardait un assez mauvais souvenir de ces instants. L’amour était une chose avec laquelle il n’aimait pas jouer, coucher avec une femme qu’il n’avait pas choisie pour ses qualités de cœur trahissait toutes ses croyances. Pourtant, il ne se sentait pas capable de nouer une relation sérieuse au sens où il l’entendait, c'est-à-dire, obligatoirement fertile et durable. Le temps n’était pas venu de reconstruire un foyer. Il faudrait cependant rassurer son entourage, et se montrer à nouveau en belle compagnie. Les gens se méfiaient toujours plus d’un célibataire endurci qui gravissait les échelons. Cependant, la proposition de Gabrielle le laissa réticent. Il n’aimait pas l’idée d’être mis au bras d’une parfaite inconnue qui devrait lui servir de potiche pour une soirée.

- C’est bien aimable de me le proposer mais je crois que je ne serais pas à l’aise avec une compagne engagée pour l’occasion, dit-il en esquissant une moue légèrement embarrassée. Se faire une place à New-York n’aura pas été de tout repos, et je n’ai pas voulu me laisser déconcentrer par des jeux de séduction. Cependant, je devrais réussir à trouver quelqu’un pour la date, à moins que tu n’aies déjà quelques noms à me suggérer ?

En quelques secondes, Merwyn avait retrouvé toute son assurance et il parvint même à se composer un air charmeur qui ne laissait aucun doute sur sa capacité à rendre une femme moite de désir au coin d’une rue s’il le voulait. Cependant, il savait que faire entrer n’importe qui à la soirée serait maladroit, et il n’avait pas le temps de sélectionner la candidate idéale. En se remettant à Gabrielle, il lui offrait toute sa confiance, lui permettait d’intégrer les noms de jeunes célibataires qu’elle avait peut-être en estime, et souhaitait voir à son cocktail.
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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Mar 12 Aoû - 20:51

Gabrielle n’avait pu ignorer la gêne qui avait pris Merwyn au moment où elle avait mentionné qu’elle pouvait lui trouver une compagne pour le cocktail. La jolie déesse due se retenir de toutes ses forces pour s’empêcher de se mordre la lèvre inférieure. Elle regrettait de plus en plus de ne pas l’avoir pris comme jouet. Il avait l’air tellement… chaste. Elle aurait presque aimé lui enseigner tous les mystères de la vie. Elle ne pouvait dire si Cameron considérait leur liaison comme quelque chose de sérieux, au fond, elle s’en balançait un peu. Elle s’était dite que s’il lui arrivait en lui révélant des sentiments profonds pour elle, elle serait honnête avec lui et lui dirait que ce n’était pas réciproque. Elle ne l’aimait pas, c’était une certitude, chez elle. Elle avait déjà bien assez aimé pour savoir ce que ça faisait et elle ne le ressentait pas pour son amant. De toute façon, qui avait besoin d’aimer si c’était pour pleurer, après ? Le cœur de Gabrielle était déjà bien assez amoché pour qu’elle ne le confie pas à quelqu’un d’autre.

La belle jeune femme avait cru remarquer que l’image était très importante pour Merwyn. Evidemment, lorsqu’on travaillait dans le domaine des affaires ou du droit, il était bien important de soigner ses apparitions publiques puisqu’une rumeur se charge si rapidement de détruire ce qu’on peut avoir mis des années à construire. Gabrielle ne le jugeait pas, bien au contraire : Son image à elle était probablement encore plus importante à ses yeux, puisque c’était cette même image publique qui l’avait forcée à décider d’amener Cameron comme cavalier, au cocktail, alors qu’elle aurait nettement préféré s’y rendre avec son grand ami Drake. Sauf que le démon avait publiquement parlé de la relation entre Gabrielle Englebert et Cameron Evans et elle trouvait que de se présenter, deux mois plus tard, avec quelqu’un d’autre à son cocktail lui donnait l’air d’une femme qui n’avait aucune fierté.

Parce que le statut de déesse de la beauté et de la séduction de la jeune femme laissait peut-être croire qu’elle avait eu plusieurs aventures dans sa vie, mais la vérité était qu’elle en avait eu beaucoup moins que ce que les gens auraient pu croire. Certes, avant de commencer à bâtir son entreprise, elle avait connu Matt et leur non-relation avait duré un peu plus de six mois avant que le lâche ne disparaisse. Après, il y avait eu Drake. Trois ou quatre soirées passées ensemble, sans plus, mais ils étaient tout de même restés amis. Gabrielle avait alors été célibataire pendant plusieurs années, sans nécessairement en profiter comme elle l’aurait pu, ayant trop peur de retomber sur un homme comme Matt. Elle avait eu quelques petites aventures d’une soirée, mais elle n’avait jamais couché avec aucun des hommes qu’elle avait séduit sur demande d’Elisa… ou presque. Il y en avait peut-être un qui lui avait réellement plu et elle en avait profité avant que Hera ne lui règle son compte. C’était bien la première fois qu’elle se retrouvait dans la situation dans laquelle elle était : Elle tenait Cameron en laisse. Elle savait qu’avec son pouvoir, elle pouvait pratiquement le contrôler. Après tout, il avait été réticent, probablement moralement, aux premières avances qu’elle lui avait faites et pourtant, maintenant, il était à elle.


-Se faire une place à New-York n’aura pas été de tout repos, et je n’ai pas voulu me laisser déconcentrer par des jeux de séduction. Cependant, je devrais réussir à trouver quelqu’un pour la date, à moins que tu n’aies déjà quelques noms à me suggérer


La belle jeune femme sourit. Elle savait exactement qui elle proposerait à Merwyn et il ne pourrait refuser. Apple Watson, Hébé de son vrai nom, était arrivée à New York en janvier dernier et elle était la fille d’Elisa Wilde, bien qu’officiellement, elle était considérée comme sa sœur. Gabrielle avait été ravie de lui offrir un travail, à elle et à son amie Katherine au sein de son organisation. Elle se doutait que son avocat ne pourrait refuser d’accompagner la sœur de sa patronne, si on le lui demandait.

-J’ai justement Apple Watson qui est l’une de mes mannequins, tu dois la connaître, c’est la sœur d’Elisa Wilde ! Je sais qu’elle n’a pas de cavalier pour s’y rendre et elle serait surement contente si tu voulais te joindre à elle. Elle est superbe, en plus !


Gabrielle fit un joli sourire à l’avocat. Elle savait que c’était gagné d’avance. Elle savait qu’elle pouvait compter sur Apple pour lui faire passer une soirée digne de ce nom.

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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Dim 17 Aoû - 19:03

De quoi serait fait l’avenir ? Quel genre de vie les prochains siècles lui réserveraient-ils s’il parvenait à survivre ? Merwyn savait que son existence au château ne pouvait durer éternellement, mais il avait toujours refusé d’interroger le futur. Il avait forgé son modèle sur celui de ses ancêtres, pour lesquels la chose la plus importante en ce bas monde était de faire prospérer sa lignée, garder la mémoire familiale. Or, même si tout cela devait le condamner à suivre un chemin tout tracé, il tenait à suivre le pas de fantômes millénaires, ne serait-ce que pour les remercier d’avoir œuvrer pendant leur passage sur Terre à lui laisser tous ces précieux témoignages du passé. Aujourd’hui, un tas de pierre remplaçait sa belle demeure, des objets, des tableaux, et documents d’une valeur inestimable avaient retrouvé la poussière. Il avait sauvé ce qu’il avait pu. Un maigre butin en réalité. Songer à ces siècles balayés en un seul coup de vent lui déchirait le cœur. Il avait dû tirer, à regret, une leçon de ce désastre, ne plus s’attacher au matériel, penser autrement que par les liens du sang, comprendre que la préservation d’une culture ne pouvait se limiter à un clan, que si les siens étaient morts, beaucoup d’être comme sa femme, comme ses enfants attendaient l’aide d’un être capable d’évoluer entre les hommes.

Il avait déplacé son mode de fonctionnement sur des objectifs nouveaux et ne vivait toujours pas par lui-même. Au fond, cela ne le dérangeait pas, il savait depuis longtemps qu’un blocage profond le privait de sentimentalisme, et les stratégies défensives mises en place par son esprit à l’âge tendre lui permettaient de garder la tête haute aujourd’hui. Cependant, il ne comprenait plus les relations amoureuses maintenant qu’il ne désirait plus d’enfants. Autrefois, cela était simple. Quand, il avait failli épouser une jeune bibliothécaire au début du siècle, la plupart des gens de la bonne société londonienne considérait encore qu’ils devaient attendre le mariage pour se donner l’un à l’autre et qu’un enfant naîtrait avant la fin de leur première année ensemble. Puis, finalement, il avait succombé aux charmes d’une dryade, d’une femme plus durable aussi. Son épouse était très différente de toutes les habitantes des villes, c’était une âme pure, innocente, tenue toute sa vie éloignée de la civilisation. Elle incarnait une sorte d’idéal romantique, parlait peu, s’amusait d’un rien, se passionnait pour la musique et adorait qu’il lui raconte des histoires, même si elle les comprenait avec une certaine naïveté. Elle aimait le fait de vivre en marge de la forêt, et restait pourtant le fruit d’un autre monde, presque d’un autre temps. Alors, au fond, Merwyn comprenaient encore peu de choses aux relations avec les femelles corrompues par la ville des autres espèces. S’il parvenait à nouer des amitiés avec elle, il lui semblait toujours impossible de se projeter plus loin, de savoir ce qu’il pourrait bien faire d’elles au juste, de comprendre ce qu’elles attendaient précisément de lui.

Chaque fois qu’on essayait de le séduire, il se dérobait poliment, redoutant de mettre le doigt dans un engrenage trop dangereux. Mais, tôt ou tard, il savait qu’il devait s’y adapter, et l’instant arrivait puisqu’il n’allait pas simplement intégrer un cocktail huppé avec une jeune femme, il deviendrait par la même occasion un célibataire convoité. Et s’il esquivait trop d’invitations, cela finirait par se voir. Gabrielle ne lui facilita pas non plus les choses en lui révélant l’identité de sa potentielle partenaire. S’il espérait une belle personnalité, il n’était pas déçu mais cela surpassait quelque peu ses attentes. La sœur d’Elisa. La déesse Hera avait-elle une sœur ? Hestia ou Demeter s’il se fiait à ses connaissances mythologiques. Il ne pouvait d’ailleurs que souhaiter que ce fût la dernière, avec laquelle il aurait probablement quelques affinités faciles. Mais, dans tous les cas, un membre de la famille des dieux pouvait être un privilège immense comme un cadeau empoisonné s’il n’arrivait pas à se comporter convenablement.
La nouvelle éroda un instant son masque aimable. Il hésita, on le voyait un peu perdu, dans une réflexion profonde mais, il se reprit rapidement et déclara :

- Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer Apple, mais je ne doute pas qu’elle soit d’une grande beauté si le sang d’Elisa coule aussi dans ses veines… Ce sera un véritable honneur pour moi de l'accompagner, si elle le désire bien sûr. Je ne m'attendais pas à ce que tu me proposes un parti si haut placé. C'est une confiance qui me touche. - Il posa sur elle un regard plein de reconnaissance, mais aussi très captivant. Quand il reprit, un ton délicatement maladroit teintait sa voix - J’aimerais cependant ne pas commettre d’erreur. Est-elle sa sœur pour les hommes comme pour les dieux ?

Il avait posé la question d’un air badin mais la réponse lui importait beaucoup car il refusait d’accompagner une possible divinité sans un minimum d’informations sur elle et, puisque les deux femmes l’avaient mis dans la confidence de leurs identités véritables, et connaissaient sa discrétion, il était juste qu’il en sût un peu plus sur la belle Apple. Car, en y réfléchissant, l’immortalité des dieux pouvait rendre leurs liens familiaux plus complexes que ce qu’ils présentaient. Ensuite, tous les dieux prenaient, pour ce qu’il en avait constaté, des professions proches de leurs attributs, et il ne semblait pas cohérent que Demeter ou Hestia s’offrent une vie humaine sous les traits d’un mannequin pour Venus Industries.

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MessageSujet: Re: Rencontre au Sommet [Merwyn] Mer 27 Aoû - 9:13

Gabrielle ne connaissait pas beaucoup Merwyn, il lui était donc difficile de savoir comment il réagirait exactement à son offre d’amener Apple Watson au cocktail annuel de Venus Industries. Je savais toutefois qu’Apple Watson pourrait être une faiblesse pour lui parce qu’elle était officiellement la sœur d’Elisa Wilde qui elle, était la patronne de Merwyn. Elle espérait donc que ce serait suffisant pour qu’il ne refuse pas l’offre. Apple était une fille bien spéciale, Gabrielle avait eu l’occasion de la croiser quelque fois depuis son retour à New York alors qu’elles se trouvaient toutes deux chez Elisa. Bien sûr, la plupart des déesses qu’elle avait pu rencontrer depuis qu’elle avait traversé la brèche avaient toutes un tempérament spécial, elle-même incluse, ce devait être quelque chose de typique lorsqu’on avait été vénéré par les peuples humains.


Beaucoup de dieux romains avaient leur homologue grec, ce qui ne plaisait pas particulièrement à Venus, puisqu’on l’assimilait souvent, dans les croyances, à Aphrodite et elle considérait ceci comme un affront et une totale insulte à sa crédibilité. Elle considérait être une déesse beaucoup plus respectable et importante qu’Aphrodite, ses réalisations étaient bien plus grandioses que celles de cette trainée, que ce soit comme déesse ou comme humaine. Venus était connue pour être à l’origine de l’Empire Romain, ce qui, en soi, n’était pas rien, et elle ne croyait pas qu’il y ait une quelconque réalisation d’Aphrodite qui puisse égaler ça. Et puis, il n’était pas difficile de voir laquelle des deux déesses avait le plus grand potentiel, Venus était devenue PDG d’une des plus grandes entreprises du monde après l’avoir fondée elle-même alors que l’autre travaillait dans un bordel. En gros, Aphrodite ne générait, chez Venus, qu’un profond dégoût et une fureur d’être souvent assimilée à ce déchet alors qu’elle se considérait bien loin au dessus d’elle.



-Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer Apple, mais je ne doute pas qu’elle soit d’une grande beauté si le sang d’Elisa coule aussi dans ses veines… Ce sera un véritable honneur pour moi de l'accompagner, si elle le désire bien sûr. Je ne m'attendais pas à ce que tu me proposes un parti si haut placé. C'est une confiance qui me touche.


Gabrielle était heureuse, il avait mordu à l’hameçon. Elle ne pouvait prévoir quelle sorte de soirée Apple lui ferait passer, mais elle savait qu’elle pouvait compter sur elle pour rendre la soirée de Merwyn mémorable, positivement ou négativement. Il fallait également mentionner qu’elle n’avait parlé de rien à Apple puisque cette idée venait de lui tomber dessus. Elle se doutait toutefois qu’elle ne pourrait refuser, Gabrielle était sa patronne, après tout, ainsi que l’amie de sa mère.


-Pour qui me prends-tu ? Je suis Gabrielle Englebert, je n’allais tout de même pas te proposer ma préposée au ménage !


Elle eut un regard rieur, elle aimait définitivement sa vie, à New York. Elle n’était peut-être plus vénérée comme déesse, mais elle se sentait plus puissante que jamais. Elle était l’amie d’Héra, l’une des déesses les plus puissantes de tous les temps, elle gérait une entreprise dans l’un des champs d’activité les plus puissants au monde et en plus, elle comptait élargir les activités de Venus Industries afin d’avoir son nom un peu partout, dans toutes les sphères d’activité de la mode. Il s’agissait d’un projet à long terme, mais elle ne doutait définitivement pas de son succès à venir.

-J’aimerais cependant ne pas commettre d’erreur. Est-elle sa sœur pour les hommes comme pour les dieux ?

Merwyn était intelligent, Gabrielle ne fut donc pas surprise d’entendre une telle question venant de lui.


-Il s’agit officiellement de sa sœur, mais en fait, Apple est la fille d’Elisa, pour les dieux. Tu vas voir, c’est une jeune fille très originale et spéciale !


Trop absorbée par son plan parfait, Gabrielle n’avait pas vu l’heure passer et elle était en retard pour son rendez-vous avec Cameron. Elle se leva et tendit sa main droite à Merwyn pour lui serrer la main, en lui souriant.

-Excuse-moi Merwyn, je n’ai pas vu le temps passer en si bonne compagnie, mais je dois vraiment partir, j’ai quelqu’un à rencontrer ailleurs qu’ici.


La jeune femme accompagna son avocat jusqu’à la porte en le remerciant de ses bons services et en lui suggérant de lui téléphoner s’il trouvait quelque chose d’intéressant pour accuser ses deux suspects. Une fois qu’il fut parti, la jeune femme envoya un message à Cameron pour s’excuser de son retard et fila le rejoindre.

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