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Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ]

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MessageSujet: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Mer 23 Juil - 23:08

J’étais d’une sale humeur, cette journée-là, je n’endurais personne. Je savais qu’Elisa Wilde devait me rendre visite dans la journée. C’était pas trop tôt ! Ça devait faire au moins cinq fois que je lui disais de venir mais avec son nouveau rôle de mairesse, il fallait bien qu’elle fasse passer tout le monde qui était plus important que moi avant. Il y avait quelques semaines que j’étais d’une humeur massacrante sans être capable de mettre le doigt sur la raison de ma fureur. En fait, c’était par intermittence, parfois j’étais dans mon état normal, mais d’autres fois, j’avais envie de lancer des objets dans les murs. J’avais demandé à Elisa Wilde de venir parce que je voulais, à la base, éclaircir avec elle cette histoire de mort de Loki. Je n’avais pas été mis au courant que le stratagème de l’exécution cachait un plan de meurtre sur le maire, je l’avais simplement entendu alors qu’Elisa parlait au téléphone, après m’avoir soigné. Deux mois plus tard, le maire était retrouvé mort. Il n’avait pas été difficile pour moi de faire un lien entre les deux informations. Le plan qui avait d’abord échoué avait finalement réussi.

Bien sûr, lors de ma première demande de rencontre, j’avais l’intention de me montrer professionnel et de lui laisser la possibilité de s’expliquer puisque je n’avais pas l’habitude de juger sans savoir. Mais les nombreux refus auxquels je m’étais heurté avaient fini par me monter à la tête, sans parler de cette humeur massacrante qui m’accablait à chaque jour. Mais aujourd’hui, ça me semblait pire que d’habitude. J’avais envie d’arracher ma propre peau. Bref, je m’étais montée la tête et j’en voulais à Elisa de m’avoir ignoré pendant tout ce temps. J’avais pourtant été un allié fidèle envers elle. Je commençais même à croire qu’elle m’évitait.


En plus, j’avais dû quitter mon bureau un instant parce que deux jeunes de la meute s’étaient mis à se battre à l’étage. Ceux-là, ils n’avaient pas choisi leur journée pour m’énerver. J’étais allé intervenir de façon relativement agressive en sachant très bien que j’allais manquer l’arrivé si attendue de MADAME la mairesse de New York. Quand je redescendis, on m’informa qu’elle m’attendait déjà dans mon bureau. Au moins elle était à l’heure. Quand je suis entré dans la salle, je la vis assise à ma place… En temps normal, ça ne m’aurait pas dérangé, mis aujourd’hui…


-Salut.

J’avais grogné beaucoup plus que ce que j’aurais voulu. Puis, je pris le temps de la regarder un peu. Pourquoi fallait-il qu’elle soit si belle ? En plus, avec ses cheveux un peu défaits, elle me semblait si douce, j’aurais voulu toucher à ses cheveux qui me semblaient si soyeux, mais évidemment, je me contentai de m’asseoir à ma place, là où ses fesses à elle étaient, quelques secondes plus tôt.

-Félicitation pour les élections, madame la mairesse.

Je m’étais adouci un peu et je lui avais sourie. Je comprenais que c’était quelque chose qu’elle voulait depuis longtemps et je ne voulais pas gâcher ça avec mon humeur de chien. Mais celle-ci me rattrapa rapidement, plus que je ne l’aurais voulu. La petite joie qui m’avait habité l’espace d’un instant du fait de la voir s’était volatilisée puisqu’en prenant une nouvelle gorgée de mon café, je m’étais rappelé de la raison de sa présence devant moi. Je lui servis tout de même du café à elle aussi, par politesse.

-Tu dois être contente que Loki soit mort, c’était ton plan initial après tout?

Mais que de délicatesse, Justin, bravo ! Moi qui avais voulu aborder ce sujet de façon calme et la laisser s’expliquer, j’aurais bien pu gagner le prix de celui qui a provoqué le plus gros effet inverse que ce qu’il aurait voulu.  En plus, j’avais parlé de façon non-amusée du tout. Vraiment, de toutes les journées où ils auraient pu se rencontrer, celle-là était définitivement la pire d’entre toutes.

-Excuse moi… je veux dire… au moins malgré l’échec la première fois… tu as réussi à mener ton plan à bien.

Plus tard je me soucierait de lui demander la raison pour laquelle elle m’avait caché cette information qui me semblait assez capitale, maintenant je devais m’arranger pour que la situation ne dégénère pas… même si je serrais des dents de façon un peu trop importante pour que tout ça se finisse dans la joie et la paix…

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Jeu 14 Aoû - 21:53

J'avais réalisé que, depuis que je m'étais lancé dans mes plans pour gouverner New York en toute justice, je n'avais plus torturé d'humaines. Ni tué. Pourtant, je savais très bien que mon mari ne s'était pas découvert un goût subit pour la fidélité. J'avais vu des visages féminins - et d'autres parties du corps que le visage - défiler dans l'esprit de Zeus. Pourtant, jamais je n'avais cherché ces salopes pour leur faire payer leur cuisse légère. J'avais choisi de me concentrer sur mes projets politiques plutôt que sur mon mariage et cela me faisait beaucoup de bien.

Je m'étais d'abord retenue de tuer des filles faciles par souci de prudence: il ne fallait pas que mes alliés me découvrent des penchants meurtriers. Puis, rapidement, punir ces femmes ne m'avait plus manqué. Depuis que j'avais trouvé mes alliés les plus fidèles, autre chose que le besoin de dominer les humains m'habitait. J'avais torturé ces mortelles à la fois par rage, par désespoir et par dépendance au sentiment de supériorité auquel j'avais été habituée toute ma vie jusqu'à ce que je passe cette brèche il y avait déjà quelques années. Avoir la certitude que j'accomplissais mon devoir de déesse suprême en éliminant les humaines qui trahissaient le mariage avait été ce qui me permettait de tenir, dans ce nouveau monde étrange auquel je m'efforçais encore de m'habituer.

Aujourd'hui, je savais que les dieux n'avaient de mieux que les autres que leur puissance phénoménale. Les créatures, les sorciers et les humains n'étaient pas en ce monde que pour nous servir, se sacrifier et nous craindre. Ils avaient la même valeur que nous. Leurs monstres équivalaient aux nôtres et leurs héros ressemblaient aux meilleurs dieux. La plupart de mes semblables ignorait, ou faisait mine d'ignorer, cette évidence que le passage par la brèche avait rendue encore plus indéniable.


-Salut.

Je compris tout de suite que Justin n'était pas dans son assiette. En un seul mot, il m'avait paru agressif, lui qui se montrait toujours si doux et comique.

-Félicitation pour les élections, madame la mairesse.

-Encore merci.

Je lui souris, contente qu'il me manifeste son soutien. Il avait été l'un des premiers à me féliciter le jour de ma victoire, mais il l'avait fait parmi les autres alliés qui étaient présents et non de manière personnelle. Comme nous n'avions pas pu nous retrouver seuls tous les deux depuis ce jour, il n'avait pas eu l'occasion de m'en reparler directement et je n'avais pas pu savoir si sa meute était réellement satisfaite de nos résultats. Je savais très bien que, pour chacun de mes alliés, il y avait une marge entre ce qui était dit en réunion de groupe et ce que je pouvais obtenir en tête-à-tête. D'ailleurs, comme Justin était insensible à mon pouvoir de télépathie, je ne pouvais toujours me fier qu'à sa parole et à son non-verbal, ce qui me compliquait la tâche.


-Tu dois être contente que Loki soit mort, c’était ton plan initial après tout?

Ma main droite, laquelle se dirigeait vers ma tasse de café, se figea dans son mouvement. Je n'avais confié cette partie du plan qu'à Matt Fowl et j'étais convaincue que ce denier ne s'était pas vanté de son échec. Je ne comprenais pas comment Blackburn pouvait détenir cette information.

-Comment l'as-tu appris?

Je commençais déjà à craindre des fuites dans les méthodes que j'utilisais pour cacher mes plans. Si Blackburn avait appris ce plan, qui d'autre pouvait avoir accès à mes projets? Loki était supposément mort, mais je savais qu'il n'avait jamais été mon seul ennemi. On m'avait justement rapporté qu'Arès comptait mener une rébellion contre moi. Ce petit dieu guerrier était un bouffon, mais je me souvenais très bien que Loki en avait été un, lui aussi, avant d'être un dirigeant puissant et sanguinaire. S'il était bel et bien mort, d'ailleurs, Arès était sur ma liste personnelle des suspects pour ce meurtre.


-Excuse moi… je veux dire… au moins malgré l’échec la première fois… tu as réussi à mener ton plan à bien.

-Justin, je n'ai rien à voir avec le meurtre de Loki. Je n'y ai pas participé et je n'en ai pas lancé l'ordre.

Même en connaissant la vérité, j'avais du mal à y croire moi-même et cela devait s'entendre dans ma voix. L'accusation de Justin m'avait atteinte profondément et je la savais fondée. À ses yeux, comme je lui avais caché une tentative de meurtre, je pouvais très bien essayer de lui en dissimuler une seconde. Je réfléchissais à toute vitesse et je ne trouvais pas d'issue: je ne savais pas comment convaincre mon allié et ami que je disais la vérité, et je n'avais personne d'autre à blâmer que moi-même pour cette impasse.

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Jeu 14 Aoû - 23:14

Je ne savais pas ce qui me prenait. Cette femme avait tendance à éveiller chez moi des sentiments que je ne connaissais pas vraiment. Je la trouvais certes magnifique, je ne pouvais nier qu’elle était physiquement parfaite, à mes yeux, mais elle m’enrageait, je la trouvais tellement bornée… et froide. Son mari se foutait éperdument de ce qu’elle accomplissait, mais il ne fallait surtout pas dire de mal de lui, j’en avais fait l’expérience. Sauf que cette journée-là, c’était pire. Elle m’énervait, un peu comme tout le monde, en fait. Je n’avais pas envie de l’entendre me raconter des histoires, je voulais qu’elle soit honnête et qu’elle avoue qu’elle m’avait menti.

-Encore merci.

Je devais avouer que ça lui allait bien le pouvoir. Si je n’avais pas été aussi enragé, elle m’aurait probablement charmé profondément, comme ça, toute au naturel. Ça changeait de son look coincé habituel… Elle était plus mon type, comme ça. Et puis pourquoi je tiens à mentionner comment je la préférais ? Elle n’était pas MA femme, après tout. Je pus remarquer qu’elle avait réagi de façon étrange à ma remarque concernant le but ultime de son plan. J’étais contente de moi, elle me devait des explications, j’avais risqué ma vie pour sauver la sienne, je considérais que de me dire la vérité était la moindre des choses. Elle semblait particulièrement surprise que je sois au courant…

-Comment l'as-tu appris?

J’étais agacé. Je haussai les épaules.

-Je suis un lycan et j’ai une ouïe surdéveloppée. J’ai entendu ta conversation avec ton allié, après l’exécution.

Mes nerfs étaient de plus en plus à vif. Je ne savais pas ce qui m’arrivait, je commençais à comprendre ces pauvres femmes qui ne contrôlaient pas leurs hormones durant leur cycle menstruel. Je repris une gorgée de mon café, pour essayer de me concentrer sur autre chose que sur la menteuse qui se trouvait devant moi.

-Justin, je n'ai rien à voir avec le meurtre de Loki. Je n'y ai pas participé et je n'en ai pas lancé l'ordre.

C’était ma troisième gorgée de café en moins de trente secondes et ce mensonge était la goutte qui allait faire déborder ma tasse de café mentale. Je me levai de ma chaise, trop enragé pour rester assis. Et je frappai sur mon bureau d’un point ferme.

-ARRÊTE DE ME MENTIR !

J’avais hurlé, et ce que je ressentis en moi m’effraya considérablement. Je perdais mon contrôle, je l’avais déjà perdu, il était trop tard : Je me transformais. Ça ne m’était pas arrivé depuis au moins une centaine d’années. Je me courbai et je commençai à grogner. Je n’avais plus aucun contrôle sur ce qui se passait, je ne pouvais que le vivre avec impuissance. Comme j’étais puissant, ma transformation était très rapide. Il ne fallut que deux minutes pour qu’elle ne soit complétée. Je n’avais pas de contrôle sur le loup, il était indépendant de moi. J’étais à demi conscient, juste assez pour voir Elisa Wilde reculer contre le mur, s’éloigner de lui... de moi. Le loup la suivait, s’avançait vers elle. Je vis sa patte avant droite se lever et lui entailler profondément le bras droit de la jeune femme. Je ne savais pas ce que j’allais faire, le loup vivait de lui même. J’aurais voulu hurler à l’aide, mais je n’étais qu’une faible conscience. En plus, j’avais spécifié à mes loups de ne nous déranger sous aucun prétexte. J’étais donc certain qu’ils ne viendraient pas voir ce qui se passait dans mon bureau. Elisa était prise au piège avec le loup qui mourrait d’envie de la transformer en passoire.

Je ne voulais pas lui faire de mal. Je veux dire, j’étais fâché contre elle, je lui en voulais, mais pas au point de la tuer. Je tenais à cette femme-là et je le réalisais plus que jamais alors que je m’apprêtais à voir le loup en finir avec elle. Il approchait sa tête du beau visage d’Elisa Wilde et grognait de plus en plus. Je ne voulais pas voir ce qui suivrait, je m’en voudrais probablement toute ma vie. Quelque chose n’allait pas. Tout cette frustration et cette agressivité qui m’avaient habitées durant les dernières semaines ajoutées à cette transformation non-contrôlée, il y avait définitivement quelque chose qui n’allait pas avec moi… Et je m’apprêtais à me regarder tuer la seule femme qui comptait plus que les autres à mes yeux, sans pouvoir y faire quoi que ce soit…

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Mer 3 Sep - 21:00

Même si j'avais été très contrariée lorsque mon plan meurtrier contre Loki avait connu l'échec, je trouvais que je m'en étais très bien sortie pour prendre sa place à la tête de la ville. Si le dieu nordique était bel et bien mort, je préférais encore ne pas être liée à sa disparition. De cette façon, je ne risquais pas de me faire poignarder dans le dos par l'un de ses alliés. D'ailleurs, si Loki s'était fait assassiner dans son appartement, cela signifiait qu'il avait d'autres ennemis. Bien que cette idée fusse loin de me paraître saugrenue, je restais curieuse quant à qui aurait pu en vouloir suffisamment au maire de la ville pour l'assassiner. Je gardais les yeux et l'esprit ouverts à toute information ou toute piste sur ce sujet. Je n'étais cependant pas convaincue que Loki ait réellement été rayé de la surface de la terre. Je restais donc alerte sur ce point aussi. Je savais qu'il n'en était pas à son premier tour.

-Je suis un lycan et j’ai une ouïe surdéveloppée. J’ai entendu ta conversation avec ton allié, après l’exécution.

Je me maudis instantanément. Je n'avais pas songé à ce détail, ce jour-là, trop bouleversé par la tournure des événements. Je ne craignais rien quant au fait que Justin connaisse la vérité: je lui faisais confiance. Néanmoins, je réalisais que j'aurais dû le lui dire moi-même. De plus, je me demandais comment il avait pu me cacher pendant si longtemps qu'il détenait cette information. Mon allié lycan était bien meilleur pour dissimuler que je ne l'avais d'abord cru. Je ne pouvais pas lui en vouloir: j'étais celle des deux qui avait commencé ce petit jeu.

Néanmoins, je n'avais pas organisé ce qui était connu comme le meurtre officiel de Logan Laufey. Il était important pour moi que Justin Blackburn me fasse confiance sur ce point, même si je comprenais qu'il était probable qu'après tant de temps à ruminer mon implication lors de l'exécution publique, il soit nettement moins enclin à donner un quelconque crédit à ma parole.


-ARRÊTE DE ME MENTIR !

Je n'avais jamais entendu Justin Blackburn crier. En fait, je n'avais même jamais imaginé cet homme élever la voix. Habituellement, si on haussait le ton contre moi, je devenais une furie. Je montrais que j'étais bien difficile à impressionner et qu'on ne me réduisait pas au silence en couvrant ma voix d'un son plus puissant. Toutefois, ces quatre mots suffirent à m'écraser prestement au fond de ma chaise. Ce n'est qu'une fois bien reculée à ma place que je remarquai le changement. Tout d'abord, ce furent les yeux, ceux d'un animal. Puis, le reste de l'homme devant moi se transforma.

Je restai stupidement figée jusqu'à ce que la transformation s'achève, espérant naïvement que Justin allait cesser de se changer en monstre pour redevenir cet ami que j'avais l'habitude de côtoyer. Toutefois, je dus me rendre à l'évidence: il fallait que je me mette rapidement en sécurité. Je bondis donc de ma chaise et me précipitai vers la porte du bureau.

J'allais atteindre la poignée quand une douleur brûlante s'empara de mon bras. La créature venait de me griffer profondément, me jetant au sol par la même occasion. Comme le monstre se dressait entre la porte et moi, je ne pouvais plus espérer sortir de là. Il ne me servait à rien de crier: aucun lycan ne s'opposerait à l'alpha de la meute. Je reculai lamentablement et cherchai une stratégie pour contourner la bête, mais rien de miraculeux ne me venait à l'esprit. Je tentai donc une approche basée cette théorie controversée que j'avais découverte dans un livre sur les créatures magiques. Apparemment, la personne derrière la créature existait encore et possédait une conscience. Avais-je le pouvoir de ramener Justin et de lui inspirer assez de force et de volonté pour qu'il puisse se soustraire à celles de la bête?


-Justin, je sais que c'est toi en-dessous de cette créature. Je sais aussi que tu ne veux pas me tuer, au fond. Ni même me faire de mal. Tu es une bonne personne qui fait toujours de son mieux pour aider les autres...En fait, tu es vraiment spécial...comme un ange...enfin, l'image qu'on en a, pas la vraie créature.

Je bafouillais et le monstre s'avançait vers moi. J'allais probablement mourir. Il me fallait donc faire un aveu en particulier à Justin, si seulement il m'entendait.

-Tu es la première personne en laquelle je suis capable de croire instinctivement. Et aussi la seule personne à m'avoir aidée à changer pour le mieux.

Parce que je ne pouvais me mentir alors que ma mort était si proche: la confiance et l'affection de Justin Blackburn, de même que l'espoir que je savais que je lui inspirais, avaient compté pour beaucoup dans mes résolutions pour devenir mairesse de New York.

Je fermai les yeux dès que les derniers mots eurent franchi mes lèvres. Je ne voulais pas voir les dents pointues qui se refermeraient sur ma gorge. J'aurais pu me relever et essayer de courir, mais j'étais assez intelligente pour savoir que je n'aurais pas le temps de me mettre sur mes deux pieds avant que le monstre ne me saute dessus. J'inspirai donc profondément en cherchant une belle pensée à avoir. Une dernière pensée. Je chassai le visage de mon mari de mon esprit. Je ne voulais pas songer à lui. Étrangement, je ne pus me résoudre à laisser s'effacer le visage souriant de Justin Blackburn, même s'il était celui qui allait me tuer.

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Jeu 4 Sep - 8:24

Quand j’étais en loup, c’était un peu comme si ma personnalité se dédoublait. Je devenais une ombre, une simple conscience qui n’avait aucun pouvoir sur ce que le loup faisait. Je ne pouvais que le regarder sans rien faire. Je me souvenais de chaque détail de chaque meurtre que j’avais commis malgré moi. Sauf que le loup, il partageait un peu mes pensées, surtout mes frustrations. Je n’avais commis aucun meurtre aussi sanglant que celui des meurtriers de ma sœur. Je me souvenais clairement de sentir leur cou se briser sous mes mâchoires, leur peau être trouée par mes crocs. Il y avait eu du sang partout, j’avais eu beau leur vouloir tout le mal du monde, je n’avais pas cru que moi-même j’avais fait quelque chose d’aussi horrible. Chaque image était gravée dans ma tête, je n’étais pas quelqu’un de méchant, dans la vie, et encore moins quelqu’un de sadique, mais le loup, lui, l’était.


Je ne pouvais supporter le fait d’imaginer vivre avec, sur ma conscience, les images du meurtre d’Elisa Wilde. Elle était peut-être quelqu’un de froid et d’assez insensé à mes yeux à moi, elle m’avait peut-être menti, mais elle était mon amie et je tenais à elle… non seulement je ne voulais pas qu’elle meurt, mais je voulais encore moins être responsable de sa mort, je ne pourrais plus me regarder dans le miroir. J’avais eu le cœur brisé de voir à quel point elle avait peur de moi – je ne la blâmais pas, le loup était une ignoble créature. J’aurais dût être celui qui l’aiderait à se sortir de là, pas celui de qui elle se sauvait. Je commençais à espérer me réveiller, que tout soit un cauchemar. Je tentais de reprendre le contrôle de mon corps, mais j’en étais incapable, je n’étais que spectateur de cet horrible spectacle dont la fin risquait d’être assez affreuse. Je n’y survivrais pas, c’était bien assez de m’être regardé dévorer avec impuissance plusieurs victimes innocentes, mais me regarder assassiner ma plus grande amie, je ne pouvais l’accepter. De toute façon, je me doutais que je ne ferais pas long feu, Zeus viendrait se charger de mon cas assez rapidement.


La pauvre Elisa était au pied du mur et le loup s’approchait dangereusement d’elle. Je ne pouvais me résoudre à rester là à regarder. Même si je n’avais jamais été en mesure de prendre le contrôle sur le loup, je me disais que peut-être que j’y arriverais, cette fois-ci, ça me permettrait d’avoir l’impression d’avoir essayé au moins. Je n’étais jamais complètement conscient et vif, lorsque c’était le loup qui décidait. Mes pensées s’embrouillaient et je ne pouvais, souvent, que me concentrer sur ce que le loup faisait. J’étais conscient qu’il était en train d’attaquer Elisa Wilde et que ce n’était pas du tout ce que je voulais, mais les autres détails, tels que la raison pour laquelle j’avais perdu le contrôle sur moi-même, contrôle que je n’avais pas perdu depuis plusieurs années, m’était sorti de la tête, je n’y pensais même plus.



-Justin, je sais que c'est toi en-dessous de cette créature.


Comme le loup s’approchait d’Elisa avec la ferme intention de lui arracher la tête, quelque chose d’étrange se passa. Sa voix fit s’arrêter le monstre un instant. Le loup avait l’air confus et quelque chose, dans ses yeux, était moins sauvage, moins fauve.

-Je sais aussi que tu ne veux pas me tuer, au fond. Ni même me faire de mal. Tu es une bonne personne qui fait toujours de son mieux pour aider les autres...


Chaque fois qu’Elisa parlait, c’était comme si j’arrivais à fusionner avec le loup, c’était comme si elle sollicitait la partie qui nous liait l’un à l’autre et qu’elle éveillait chez lui son côté humain. C’était la première fois que ça m’arrivait… Mes victimes avaient toujours hurlé, m’avaient supplié, mais jamais ma conscience n’avait pu reprendre le dessus, un peu du moins, sur celle du loup.


-En fait, tu es vraiment spécial...comme un ange...enfin, l'image qu'on en a, pas la vraie créature.


La voix d’Elisa me ramenait, le loup était moins violent, je le sentais. Il avait arrêté d’avancer vers elle et je commençais à sentir mon esprit en mesure de reprendre le contrôle sur mon corps, sentiment caractéristique de ma retransformation imminente.


-Tu es la première personne en laquelle je suis capable de croire instinctivement.


Je commençais à être en mesure de capter réellement ce qu’Elisa me disait et cet aveu me fit du bien. Je sentais que je ne faisais plus qu’un avec le loup et que je retrouvais le contrôle, je pourrais redevenir humain, je savais que je le pouvais, maintenant que c’était moi qui décidais, et non le loup. Celui-ci émit un son étrange, une sorte d’aboiement qui rappelait celui d’un chien triste. Je commençais à sentir que je reprenais ma forme humaine.


-Et aussi la seule personne à m'avoir aidée à changer pour le mieux.


Je tombai à quatre pattes, dans mes vêtements en lambeaux, au moment même où Elisa cacha son visage. Je m’étais retransformé, j’avais réussi. Je levai la tête pour voir si mon amie était bien saine et sauve, elle était toujours là à attendre la mort. Je réalisai qu’il ne restait que peu de tissu sur mon corps, je me levai donc et m’empressai de changer de vêtements – j’en gardais toujours dans mon bureau – je ne remis qu’un jean… j’avais toujours chaud après une transformation, je restai donc torse nu.


-Est-ce que ça va ?


Je m’étais accroupi à côté de mon amie et j’avais doucement mis ma main sur son épaule – celle que je n’avais pas blessée – pour m’assurer qu’elle allait bien. J’étais responsable de ce qui s’était passé et je me sentais tellement coupable de l’avoir mis dans un tel danger.


-Je ne sais pas ce qu’il y a de magique dans ta voix, mais personne n’a réussi à avoir un tel emprise sur le monstre, je n’avais jamais vu ça…


Et puis soudain, ça me revint. Il y avait certainement quelque chose qui clochait, je n’avais plus perdu mon contrôle depuis plus d’une cinquantaine d’années… Quelque chose n’allait pas, avais-je été victime d’une mauvaise blague ?


-Quelque chose ne va pas…


Je m'étais levé et je faisais les cents pas dans mon bureau en me prenant la tête, comment tout ça avait-il pu se produire ?

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Mer 17 Sep - 23:46

J'étais une déesse puissante qui avait été adorée et crainte par les masses. J'avais tué des centaines d'humains et je possédais une puissance magique supérieure à celle de la plupart des créatures sur terre. Toutefois, aujourd'hui, devant cette bête toute en crocs, en griffes et en violence, je n'étais rien de plus qu'une jeune femme fragile et facile à éliminer. Mes pouvoirs n'avaient jamais eu d'effet sur Justin. Je ne pouvais pas lire ses pensées; je ne pouvais utiliser mon pouvoir de persuasion pour le convaincre de m'obéir; je ne pouvais pas non plus le priver de l'un de ses sens. J'étais sans défenses.

Il était un peu ironique que j'aie survécu à Loki et réussi à prendre sa place à la tête de New York pour mourir de cette manière. Me faire dépecer par une bête magique et sauvage n'était pas ce qui me dérangeait le plus. Je savais que la douleur serait grande et que ma mort serait sauvage. Je n'y pensais même pas alors que j'attendais le premier coup que le lycan me porterait pour m'exécuter. J'essayais de me concentrer sur quelque chose de positif, mais je ne cessais de revenir à la réalité: j'allais me faire tuer par mon principal allié et ami. Ma fin serait liée à ma victoire contre Laufey: Justin était persuadé que je l'avais tué sans lui en faire part et c'était ce qui motivait sa colère, cette même rage qui avait suffisamment nourri la bête pour qu'elle prenne le contrôle de Justin. J'avais inconsciemment appelé cette créature, et elle était maintenant ici pour m'éliminer. Une fois sa folie exprimée, elle disparaitrait et il ne resterait que Justin Blackburn et les morceaux de mon cadavre.

Zeus allait tuer Justin. Il trouverait comment j'étais morte et remonterait jusqu'à lui. Puis, il lui offrirait une mort exemplaire. Ou peut-être ne le tuerait-il pas. Peut-être choisirait-il de lui imposer un châtiment odieux et éternel, comme il l'avait fait avec Prométhée. Je ne souhaitais pas une telle horreur pour Justin. Il ne méritait pas de souffrir pour apaiser la colère de mon mari, lequel serait beaucoup plus contrarié que réellement triste de ma disparition. Je sentais de plus en plus que je ne lui étais pas essentielle.

Je réalisai que j'avais eu beaucoup de temps pour réfléchir entre la seconde où j'avais décidé de penser à quelque chose de positif alors que ma mort était imminente et maintenant, alors que j'avais envisagé l'avenir après mon assassinat. J'ouvris les yeux de nouveau, prête à recevoir la bête en plein visage, mais je ne la vis pas. Je voulus profiter de l'aire libre pour me précipiter vers la porte, mais mes jambes refusaient de m'obéir. Plus tard, j'aurais honte de ma frayeur, moi qui se disais si puissante et digne.


-Est-ce que ça va ?

-Justin?

Jamais je n'avais été aussi heureuse d'entendre la voix de Justin Blackburn. Je tournai mon visage vers lui et, alors que mes yeux me confirmaient qu'il était bel et bien de retour, je lui sautai instinctivement au cou et le serrai très fort. Je repris mes esprit très rapidement et je lâchai Justin pour me laisser glisser à la place que j'occupais quelques secondes plus tôt, gênée par ce subit élan d'affection. Il n'était pas dans mes habitudes de me laisser aller de la sorte, mais je devais concéder que je venais de vivre de grandes émotions.


-Je ne sais pas ce qu’il y a de magique dans ta voix, mais personne n’a réussi à avoir un tel emprise sur le monstre, je n’avais jamais vu ça…

Comme je savais mon pouvoir de persuasion inefficace sur Justin, j'avais conscience qu'aucune réelle magie n'avait opéré sur lui. Il ne devait son retour à la normale qu'à lui-même, à mon avis.

-Arrête, c'est plus certainement toi qui as réussi à reprendre le contrôle avec ta force et ta volonté.

Après tout, mon allié était un lycan puissant et expérimenté.


-Quelque chose ne va pas…

Je regardai Justin marcher avec cet air soucieux plaqué au visage et je réalisai ce que mon cerveau n'avait pas pris le temps d'analyser jusqu'ici: il était anormal qu'un lycan de sa trempe soit la proie de la partie sauvage en lui au point de se transformer au beau milieu d'une conversation. Je me levai doucement, mais n'avançai pas vers lui. Ma peur s'était calmée, mais une partie de moi craignait encore un peu le monstre. Me lever raviva d'ailleurs la douleur dans mon bras.

-Peux-tu me faire une liste de tout ce qui peut influencer ce genre de dérapage? Je pourrais faire des recherches, réfléchir...

Je voulais que Justin comprenne que je ne le tenais aucunement responsable de ce qui venait de se passer. Il avait simplement été victime d'une caractéristique de sa race.

Je remarquai que ma blessure avait laissé une trace de sang sur le sol alors que je m'étais enfuie de la créature après qu'elle m'ait attaquée près de la porte. Cela me porta à poser les yeux sur mon bras que je découvris couvert de rouge. Voilà qui expliquait pourquoi je me sentais de plus en plus fatiguée.


-Tu aurais des pansements?

J'eus un regard pour la chaise que j'avais occupée quelques minutes plus tôt, mais je préférai me rasseoir sur le sol, consciente que m'immobiliser était la meilleure chose à faire puisque j'étais blessée et qu'il y avait quelqu'un pour m'aider. En tant que déesse, je guérissais plus facilement qu'une humaine, mais je ne possédais pas de fulgurant pouvoir d'autoguérison. En posant les yeux de nouveau sur Justin, je remarquai un détail me rappelant cet instant plutôt gênant que je nous avais fait vivre.

-Justin...j'ai mis du sang sur ton épaule...désolée.

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Jeu 18 Sep - 7:56

-Justin?


Lorsqu’Elisa s’élança vers moi, elle me prit au dépourvu. Il me fallu quelques fraction de seconde pour réaliser que la froide Hera était en train de me serrer dans ses bras, et avec vigueur, même. Sauf qu’une fois que je réalisai tous ces éléments, mes bras se refermèrent automatiquement autour de la si petite Elisa. J’avais eu peur, moi aussi, je n’aurais pas pu vivre avec son cadavre sur la conscience, elle était la personne de qui j’étais le plus proche, en dehors de quelques uns de mes fidèles loups qui me suivaient depuis ma première meute. Cette accolade ne dira pas très longtemps, juste assez pour bien troubler mon esprit, et lorsque je sentis qu’elle voulais s’écarter, je la libérai et je la regardai se rassoir où elle était quelques secondes auparavant.


-Arrête, c'est plus certainement toi qui as réussi à reprendre le contrôle avec ta force et ta volonté.


Je savais que c’était faux, parce qu’une fois que j’étais un loup, c’était lui qui contrôlait, pas moi. Je ne devenais qu’une simple conscience inutile qui ne pouvait influer d’aucune manière sur le comportement du loup. Je pouvais contrôler ma transformation, mais une fois que celle-ci était enclenchée, il n’y avait plus rien à faire. Je n’avais jamais réussi à me retransformer volontairement, c’était la première fois, et si je n’avais pas été aussi secoué, j’aurais probablement trouvé ce fait vraiment intéressant et j’aurais fait d’autres essais pour voir si j’étais en mesure de le refaire, sauf que compte tenu des circonstances, je préférais chercher ce qui avait pu causer cette presque tragédie plutôt que de trouver comment jouer au grand méchant loup à volonté.


Je réfléchissais à ce qui avait pu se passer, peut-être m’avait-on jeté un sors ou empoisonné, comment pourrais-je le savoir ? Je n’étais pas expert en ce genre de choses, je connaissais quelques trucs pour rendre un lycan fou, mais simplement parce que dans mon rôle d’alpha, il était de mon devoir de connaître ces choses-là et non parce que je m’y intéressais particulièrement. Et puis, tous ces produits sont en constante évolution, c’est comme avec les drogues, il en sort de nouveaux à chaque jour, pratiquement.



-Peux-tu me faire une liste de tout ce qui peut influencer ce genre de dérapage? Je pourrais faire des recherches, réfléchir...


Je tournai mon regard vers Elisa qui s’était levée et regardait son bras. Parfois, j’étais vraiment un gros débile. J’étais tellement confus que j’avais oublié que j’avais blessé mon amie, et considérant que tout était entièrement ma faute, j’aurais peut-être dû me soucier de ça avant de me mettre à paniquer comme un gros con. Je m’approchai donc d’Elisa qui semblait avoir décidé qui le sol était un bel endroit pour s’asseoir et je m’accroupis à côté d’elle, de son côté gauche, glissant mon bras droit sous ses jambes et mon bras gauche dans son dos.



-Attrape mon épaule.


Comme c’était le bras droit d’Elisa qui était blessé, j’avais pensé – j’étais fier de moi, je ne pensais pas souvent, ces derniers temps – à me placer pour qu’elle n’ait pas à l’utiliser. Puis, je la soulevai comme si elle ne pesait rien – c’était le cas – et je la conduis sur le petit divan merveilleusement doux et moelleux qui me servait de décoration dans mon bureau. Peu m’importait qu’elle mette du sang partout, tout était ma faute. Elle y serait plus confortable que sur le sol.


-Tu aurais des pansements?


Je lui souris doucement, j’étais vraiment stupide. Elle avait perdu beaucoup de sang depuis l’attaque et elle devait commencer à se sentir faible, même pour une déesse c’était une quantité de santé qui n’était pas anodine. Je me dirigeai vers ma grande armoire qui semblait contenir les secrets de la vie tant elle était immense. Je sortis des rouleaux de pansements ainsi que des produits pour désinfecter sa blessure. Je ne savais pas s’ils étaient nécessaires pour une déesse, mais je préférais ne pas prendre de chance. J’avais plein de produits pouvant servir puisqu’il arrivait souvent que mes loups se blessent lors des soirs de pleine Lune et ce, même s’ils sont enchaînés. Je me redirigeai vers mon amie ensanglantée avec tout le nécessaire.


-Justin...j'ai mis du sang sur ton épaule...désolée.


Je regardai mon épaule gauche qui était effectivement recouverte de sang, sang qui s’y était probablement répandu lors de notre accolade qu’Elisa avait provoquée. Juste penser à ce petit instant me remplit d’une douce et agréable chaleur. Venant de n’importe qui, je n’y aurais même pas pensé plus qu’il ne le fallait, mais venant d’Elisa Wilde, ce geste avait une signification qui m’était chère.


-T’en fais pas, je me lave, parfois !


Je lui fis un clin d’œil. C’était ma peau qui était couverte de sang, il ne me serait donc pas vraiment difficile de le faire disparaître… et puis de toutes façon, si c’était le prix à payer pour avoir un câlin d’Elisa Wilde, je m’en accommodais bien. Je m’accroupis à côté d’elle et je commençai à désinfecter sa blessure en ne sachant pas si c’était nécessaire, mais au moins, ça semblait stopper l’hémorragie, un peu. Une fois le sang arrêté, je plaçai un carré de pansement sur l’entaille et j’enroulai une bande de tissu sur son bras.


-Je suis profondément désolé Elisa… Je sais pas ce qui m’a pris, je suis content que tu ailles bien… J’aurais pas voulu te perdre…


J’avoue que je ne savais pas quelle réaction mon amie aurait… Les marques d’affection que j’avais pu lui démontrer depuis qu’on se connaissait n’avaient jamais pris une très bonne tournure…

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Jeu 18 Sep - 21:15

Je n'avais pas l'habitude des démonstrations d'affection. Je ne m'en privais pas par malaise avec mon corps ou par gêne; c'était simplement que ce genre d'attitude ne me venait pas naturellement. Je n'étais pas trop du type à faire des câlins à mes proches ou à tenir la main de mon mari des heures durant sur la rue. Je ne me raidissais pas systématiquement si on me touchait, mais je n'allais pas vers les autre de cette manière.

Il ne fallait pas croire que j'étais froide dans ma vie privée. J'avais eu des siècles pour essayer toutes sortes de choses au lit et je n'éprouvais de gêne envers mon mari que lorsque je savais qu'il venait de coucher avec une autre femme ou, pire, lorsqu'il pensait à une autre que moi alors que je m'offrais à lui. Ce genre de situation était très frustrant pour moi, car j'aimais faire l'amour, sauf que j'avais honte de le faire avec Zeus, dans ces cas-là. Comment me laisser aller alors que je savais qu'il n'y avait rien de spécial pour lui dans cette activité à laquelle il n'hésitait pas à s'adonner avec d'autres? J'aurais voulu qu'il n'ait envie que de moi, mais je savais que c'était trop demander. Même moi, exemple de fidélité, je ne pouvais nier que j'avais des yeux pour remarquer de quelles beautés la nature était faite. J'aurais simplement aimé que, comme moi, mon mari réserve sa sexualité pour notre couple... Était-ce trop demander que d'avoir cette partie de sa vie juste pour moi? Il me semblait, d'ailleurs, que rien n'était qu'à nous deux. Je le partageais avec tellement de femmes et, maintenant, il devait me partager avec mes ambitions politiques. J'avais au moins le plaisir de savoir qu'il désapprouvait mes implications.

Je fus prise un peu au dépourvu lorsque Justin vint tout près de moi une seconde fois. Une telle proximité avec quelqu'un d'autre que mon mari était quelque chose de très rare pour moi.


-Attrape mon épaule.

Je lui obéis en silence et le laissai me porter. La douleur de mon bras me permit de ne pas trop laisser mes yeux dériver sur les muscles des épaules et des bras de mon chevalier servant. Je ne pouvais complètement ignorer que Justin Blackburn était physiquement irréprochable. Je ne l'avais jamais vu aussi peu habillé et je me forçai à éviter de comparer son apparence à celle que Zeus s'était choisie sans demander mon avis.

Justin me déposa sur un petit sofa que je n'avais pas eu l'occasion d'essayer jusqu'à aujourd'hui. Je me positionnai de sorte à minimiser le sang que je pourrais mettre sur le meuble, lequel était franchement plus confortable que le sol. Je ne m'efforçai néanmoins pas à m'asseoir avec un maintient parfait, comme je le faisais habituellement. Je choisis mon confort en premier lieu.


-T’en fais pas, je me lave, parfois !

J'éclatai de rire à la réplique un peu débile de mon ami. Il venait de souligner avec humour que je m'en faisais pour rien. Il me faudrait songer à lui demander plus souvent conseil: peut-être m'aiderait-il à me calmer quand je paniquais à propos de la direction de la ville.

Je ne bougeai pas alors que Justin s'occupait de la plaie que le monstre avait créée. Mes yeux me trahirent une seconde fois, aujourd'hui, et se laissèrent absorber dans la contemplation du corps presque nu de mon ami. Involontairement, j'appréciai la vue de ces muscles puissants couverts d'une peau que je devinais soyeuse. Me rendant compte de mon égarement, je levai prestement les yeux vers le visage de mon allié préféré, car je ne me sentais pas coupable de poser le regard sur le visage des autres hommes. Malheureusement, mon esprit avait déjà pris la route des comparaisons et je dus fermer les yeux quelques secondes pour chasser l'image du visage d'Alan se superposant à celui de Justin. Je ne savais pas ce qui me prenait. Je mis cette divagation passagère sur le compte de la perte de sang et du bouleversement que je venais de vivre.


-Je suis profondément désolé Elisa… Je sais pas ce qui m’a pris, je suis content que tu ailles bien… J’aurais pas voulu te perdre…

Mes lèvres s'étirèrent en un petit sourire triste. Je multipliais souvent les efforts pour faire naître un sentiment de déshonneur chez mon mari. Toutefois, je trouvais étrangement la culpabilité bien déplorable à voir sur le visage de Justin.

-Je ne t'en veux pas du tout. J'aurais dû te parler de mon plan initial bien avant. Ce genre de secrets ne se reproduira plus; je te le promets. Je te donne d'ailleurs ma parole que je ne suis pas derrière le réel meurtre de Loki...si ma parole a encore une quelconque valeur pour toi.

J'avais parlé avec douceur. Je ne voulais pas augmenter le malaise de mon allié en soulignant ma propre honte de lui avoir caché une vérité qui venait de se mettre dangereusement entre nous. Je voulais cependant qu'il sache que je ne m'en tirais pas du tout avec fierté. Je réalisai, en me repassant les paroles de Justin, qu'il y avait un autre point que je voulais mettre au clair.

-Je ne voudrais surtout pas te perdre, moi non plus.

Je baissai les yeux, gênée par cette soudaine proximité qui nous unissait en paroles. J'inspirai et cherchai comment chasser l'ange qui passait.

-Merci d'avoir joué à l'infirmier. Tu es très doué.

Je bougeai un peu mon bras pour appuyer mes dires, mais je dus me mordre les lèvres sous l'effet de la douleur. Bien sûr: ma blessure ne cesserait pas d'exister simplement parce qu'elle était cachée. Cette perte de sang me rendait un peu stupide.

-Quelques jours et je serai comme neuve.

Je fis de mon mieux pour sourire. Je voulais le rassurer.

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Dim 21 Sep - 18:58

Elisa était étrangement très tranquille. Elle n’avait pas dit un seul mot de tout le temps où je l’avais portée. J’espérais qu’elle ne soit pas trop fâchée envers moi, même si au fond, elle avait toutes les raisons du monde de l’être. Moi qui avais enfin réussi à percer un tout petit trou dans sa coquille d’acier, me voilà qui me transformais en immense loup qui s’était amusé à lui arracher la moitié d’un bras, sans parler de son envie vorace de faire la même chose avec sa tête. Bravo Justin, c’est comme ça qu’on parle aux femmes. J’étais assez certain d’être de retour à la case départ… et peut-être même d’en être à la case moins mille, avec Elisa. J’avais les entrailles complètement tordus rien d’imaginer à quel point elle me détesterait, j’espérais qu’elle n’enverrait pas son si fidèle mari me régler mon compte un peu plus tard… Après tout, j’avais levé la patte sur une déesse, beaucoup étaient morts pour moins que ça.


Malgré cette peur qui me barrait l’estomac, je ne pu m’empêcher de trouver amusant de la voir assise comme un être humain normal et non comme une poupée de porcelaine. Elisa avait toujours eu cette tendance à être assise beaucoup trop droite et de façon beaucoup trop irréprochable. Je ne pouvais m’empêcher de lui trouver un charme, dans tout le naturel dont elle avait fait preuve aujourd’hui, et je ne parlais pas du moment où, tout naturellement, elle avait déguerpit contre le mur pour ne pas que je la dévore, non, je parlais plus de son look, de ces petits cheveux qui s’étaient échappés de son chignons qui me semblait moins serré qu’à l’habitude. Cette coiffure donnait à ses cheveux une brillance qui me fascinait et qui me donnait tout stupidement envie de les flatter. Je devais avoir l’air d’un grand con, là, devant mon armoire, à la regarder, mais j’avais l’impression que chaque fois que je la voyais, depuis l’exécution et ce, même si je lui en voulais de m’avoir menti, je ne pouvais me permettre de le faire que quelque seconde, comme si je considérais que sa beauté méritait que je prenne le temps de l’admirer.


Elisa n’avait toujours rien dit pendant que je pansais sa blessure. Je me concentrais à la tâche pour ne pas trop songer à toute cette haine envers moi qui devait couler dans ses veines. Elle m’avait peut-être pris contre elle, mais je soupçonnais qu’il s’agissait peut-être plus d’une réaction post-traumatique, à ce moment-même, il était fort probable qu’elle songe au fait que j’étais réellement un monstre dangereux, au fond. Je l’avais regardée dans les yeux lorsque je m’étais excusé, c’était important pour moi qu’elle comprenne que j’étais sincère, que je n’avais jamais voulu lui faire de mal et ce, même si je lui en voulais à la base. Avec du recul, peut-être qu’elle ne me mentait pas en me disant qu’elle n’était pas à l’origine du meurtre de Loki. Son petit sourire avait calmé un peu mon esprit.



-Je ne t'en veux pas du tout. J'aurais dû te parler de mon plan initial bien avant. Ce genre de secrets ne se reproduira plus; je te le promets.


J’eus un demi sourire. J’étais si content qu’elle ne m’en veuille pas. C’était stupide, mais j’avais l’impression qu’en ce moment, c’était tout ce qui comptait. C’était la première fois dans ma vie que l’opinion de quelqu’un à propos de moi comptait autant, je ne voulais pas la décevoir, jamais.


-Je te donne d'ailleurs ma parole que je ne suis pas derrière le réel meurtre de Loki... si ma parole a encore une quelconque valeur pour toi.


Je me sentais un peu débile d’avoir fait autant un plat avec tout ça, avec un peu de recul, ce n’était pas si grave. C’était probablement mon envie d’être l’allié numéro un qui avait parlé à ma place… Nulle part dans notre entente il avait été mentionné que je devais être au courant de tous les détails du plan, mais j’étais content qu’elle me dise que ça ne se reproduirait plus, ça me faisait sentir utile et important.


-J’ai réagi un peu fort, je l’avoue, je sais pas ce que j’ai depuis un temps, tout m’enrage plus que jamais. Je m’enflamme pour des insignifiances… Bref, je te crois, en ce qui a trait au meurtre de Loki.


Je lui fis un faible sourire, tout en ne décrochant pas mon regard du bleu du sien. J’avoue qu’une certaine proximité s’était installée entre nous et elle fut ravivée par Elisa elle-même. Je n’étais pas très expérimenté en ce qui avait trait aux sentiments amoureux, aucune fille, quelle qu’elle soit, ne m’avait fait tomber en amour et je savais pertinemment ne pas être attiré par les hommes.


-Je ne voudrais surtout pas te perdre, moi non plus.


Sauf qu’à ce moment, je ressentais une douce chaleur et j’avais l’impression que tout ce qui se passait autour de moi était irréel. Je ne pouvais pas me sentir comme ça avec la femme de Zeus, je ne pouvais pas. Pourquoi, de toutes les femmes qu’il m’ait été de rencontrer dans ma vie, fallait-il que ce soit la femme de Zeus qui me faisait sentir comme ça ? C’était peut –être rien, mais je me sentais tellement léger. Quand elle baissa les yeux, il me prit cette horrible envie d’approcher mon visage du sien et de l’embrasser doucement, comme un gros débile, mais une image de foudre dans ma tête me ramena à la réalité assez vite.


-Merci d'avoir joué à l'infirmier. Tu es très doué.


J’avais l’habitude, les jours suivant la pleine Lune de faire ce genre de pansements puisqu’il arrivait souvent que mes loups ne se blessent entres eux et même très souvent par eux-mêmes. Je regardai mon amie tenter de bouger son bras et je devinai la douleur qu’elle avait dû ressentir par sa façon de mordre sa si jolie lèvre.


-Quelques jours et je serai comme neuve.


-Eh oh, si tu veux que ce soit le cas, je te conseille de ne pas trop jouer les héroïnes dans les prochaines heures, ordres du médecin.


Je lui fis un clin d’œil et c’est à ce moment qu’on frappa à ma porte de bureau. Je m’éloignai donc de ma protégée, bien à contrecœur pour aller répondre. Il s’agissait de l’un de mes fidèles loups m’informant qu’une bagarre avait éclaté à l’étage et que je devais m’en occuper au plus vite. Je revins vers Elisa.


-Je dois aller régler un problème avec mes loups et j’en ai probablement pour longtemps. Tu peux prendre le temps qu’il faut pour te remettre… Une fois que tu seras prête, Jacob, un de mes loups les plus fidèles va t’attendre à la sortie du bureau pour t’escorter jusqu’à la sortie. Tient moi au courant de l’évolution de ta blessure et appelle-moi s’il y a quoi que ce soit.


Je lui fis un sourire sincère. J’espérais qu’elle me rappelle vite, j’aimais sa compagnie. Je quittai le bureau même si je n’en avais pas envie pour aller régler un problème stupide. J’avais une seule chose en tête, la sensation des bras d’Elisa autour de mon cou.


[Terminé pour moi Smile ]

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MessageSujet: Re: Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ] Mar 11 Nov - 18:44

J'avais choisi mon apparence en accord avec mes propres goûts, mais j'avais toujours gardé en tête les préférences de mon mari. Ainsi, je m'étais faite blonde, lors de mon arrivée en ce monde, sachant la faiblesse que cette couleur de cheveux faisait naître chez mon époux. Il avait toujours aimé la remarquer chez les nymphes les plus volages et j'avais espéré augmenter son intérêt pour moi en mettant ma chevelure de cette couleur claire. Ses infidélités répétées depuis notre établissement à New York m'avaient prouvé qu'aucune mèche dorée ne me garantirait jamais l'amour exclusif de celui envers qui je me dévouais depuis des siècles.

J'avais officiellement choisi de me teindre en brune pour modifier la perception que les gens pourraient avoir de moi en tant que politicienne. Les humains avaient une stupide tendance à se juger les uns les autres sur des détails futiles et illogiques. Ainsi, une femme blonde paraissait moins sérieuse et plus ouverte qu'une brunette. Cette seconde couleur se mariait donc mieux à ma carrière. J'avais été très nerveuse de la réaction de Zeus après mon changement de couleur. Je l'avais d'ailleurs invité au restaurant pour l'occasion (ce qui était immature et futile, j'en conviens aujourd'hui). J'avais acheté une nouvelle robe et j'étais allé le rejoindre pour lui exposer ma nouvelle crinière foncée. Il n'avais émis qu'un mince commentaire vaguement positif à ce sujet. La tristesse que cette réaction avait suscitée en moi s'était vite mélangée à la honte que cette même tristesse éveillait dans mon esprit. Il ne fallait pas que j'accorde d'importance à ce genre de choses. Néanmoins, je n'avais pu m'empêcher de me repasser mentalement tous les compliments que les conquêtes de Zeus se méritaient sans effort. De longs mois plus tard, il m'arrivait encore d'y penser en maudissant mon mari de se pâmer devant des inconnues sans accorder à mon amour la valeur que j'aurais voulu qu'il lui donne.

Depuis que j'avais commencé plus sérieusement mes plans de règne sur New York, je me concentrais beaucoup plus sur ceux-ci que sur ma relation avec Zeus. Il m'arrivait souvent de me coucher après mon mari parce que je planchais sur un point important de ma stratégie alors qu'avant mes projets, je me dépêchais à le rejoindre pour ressentir la joie d'avoir son corps collé sur le mien. Je ne me détachais pas de lui...enfin, je le croyais, mais j'avais maintenant de nouveaux intérêts, comme lui avait les siens, et ceux-ci ne le concernaient aucunement.


-J’ai réagi un peu fort, je l’avoue, je sais pas ce que j’ai depuis un temps, tout m’enrage plus que jamais. Je m’enflamme pour des insignifiances… Bref, je te crois, en ce qui a trait au meurtre de Loki.

J'étais aussi plus sensible depuis un temps. Toute cette histoire de course à la mairie, doublée du présumé meurtre de Loki, avait joué sur les nerfs de tout le monde, particulièrement sur ceux des personnes impliquées politiquement. J'étais reconnaissante envers Justin de son soutien et de sa fidélité. Les premiers temps suivant l'échec du plan de l'exécution publique avaient été délicats et les choses ne s'étaient pas calmées suite à la disparition du maire. Néanmoins, il était resté là, allié et ami, et cette présence comptait énormément pour moi.

-Eh oh, si tu veux que ce soit le cas, je te conseille de ne pas trop jouer les héroïnes dans les prochaines heures, ordres du médecin.

-Promis.

J'avais beau chercher, je ne trouvais pas dans mes souvenirs un moment où quelqu'un s'était occupé de moi de cette manière. Je savais que l'intérêt de Justin pour ma guérison ne pouvait être étranger à son implication involontaire dans ma blessure, mais je ne pouvais m'empêcher d'être touchée par sa sollicitude.


-Je dois aller régler un problème avec mes loups et j’en ai probablement pour longtemps. Tu peux prendre le temps qu’il faut pour te remettre… Une fois que tu seras prête, Jacob, un de mes loups les plus fidèles va t’attendre à la sortie du bureau pour t’escorter jusqu’à la sortie. Tient moi au courant de l’évolution de ta blessure et appelle-moi s’il y a quoi que ce soit.

Justin quitta le bureau et je dus me résoudre à partir. J'osais croire que Zeus aurait assez d'intérêt pour moi pour se demander d'où provenait ma blessure. J'avais remarqué que la particularité qui soustrayait mon ami à mon pouvoir de télépathie s'étendait au pouvoir d'omniscience de Zeus. Lorsque je me retrouvais avec Justin, mon mari n'arrivait pas à savoir ce que j'avais fait ni avec qui j'étais, comme si je m'étais trouvée en zone neutre. S'il me posait des questions, je devrais mentir, car je savais mon époux assez colérique sur ce genre de sujets. Je ne voulais à aucun prix qu'il fasse du mal à Justin Blackburn et je savais qu'il n'écouterait pas mon avis si j'essayais de défendre mon ami. Son opinion comptait toujours beaucoup plus que tout ce que je pouvais dire ou ressentir. Pour moi, la sécurité de Justin passait bien avant l'honnêteté absolue envers Zeus.

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Je n'ai pas peur du grand méchant loup [TERMINÉ]

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