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J'ai des choses à dire [TERMINÉ]

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MessageSujet: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Lun 22 Sep - 19:48

Il y avait plusieurs mois que je voulais parler à Charles de l’exécution, sauf que je n’avais toujours pas trouvé les mots pour lui demander ce qu’il lui avait pris de fusiller un innocent qui avait simplement perdu la tête de voir la femme qu’il aimait condamnée à mort sans aucune raison par un cinglé, cinglé qui était maintenant mort. Je ne comprenais pas comment un être aussi doux et gentil que Charles avait pu se transformer en meurtrier. Je comprenais qu’il s’agissait de son travail, mais je considérais également que le gros de son travail était de protéger les civils, et non de les fusiller sur la place publique. Surtout qu’il avait été facile de voir comment tous les agents avaient hésité quand ils avaient vu Alec Flemming monter sur la scène et seul Charles avait réagi, sans ciller, il n’avait même pas semblé avoir de remords.


Il y avait plusieurs fois qu’on se voyait depuis cette horrible journée. J’avais eu plusieurs occasions de lui en parler, mais chaque fois, j’avais eu un blocage. Ce soir-là ça faisait plusieurs bières que je prenais. Nous nous étions donnés rendez-vous dans un petit pub du quartier Empire, pour passer un peu de temps ensemble, nous en avions moins l’occasion depuis que Charles avait une copine. Ne vous méprenez pas, j’étais infiniment content pour lui, de ce que j’avais vu de Deborah Lackey, elle semblait être une fille bien et surtout, elle rendait mon ami heureux, c’était tout ce qui comptait. Seulement, puisque les moments passés avec Charles étaient plus rares, je tentais d’en profiter au maximum.


Il s’était passé environs deux semaines depuis la visite d’Elisa Wilde à mon bureau, visite ayant très mal tourné puisque j’avais perdu le contrôle et j’avais failli la tuer sous ma forme de loup vorace. J e n’avais pas été capable d’arrêter de penser à elle, depuis ce jour-là. C’était peut-être moi qui divaguait, mais j’avais vraiment l’impression que nous avions vécu quelque chose, un moment, tous les deux. Chaque soir, lorsque je fermais mes yeux pour dormir, je sentais à nouveau ses bras autour de mon cou et je la revoyais me dire qu’elle ne voulait pas me perdre. J’en connaissais assez à son sujet pour savoir qu’elle ne disait pas ça à n’importe qui. D’ailleurs, j’avais été si content qu’elle ne m’en veuille pas, j’avais cru qu’avec son tempérament de déesse, elle me ferait exécuter sur le champ.


Je commençais à me sentir plus léger et, comme chaque fois que je buvais depuis l’incident, je commençais à trouver que me lever de cette chaise pour me rendre chez les Wilde et faire une déclaration d’amour à la déesse Hera était vachement une bonne idée. Sauf que ma tête me rappela que je voulais parler à Charles de l’exécution. Je n’aimais pas avoir cette image de lui, insensible à la peine d’une femme de qui on vient d’arracher l’amoureux, encore plus insensible au fait d’être responsable de cette peine. Je ne savais comment gérer cette image de mon ami qui me revenait sans cesse depuis janvier.  Je crois que j’étais du genre à ruminer mes pensées avant d’en parler avec les personnes concernées. C’était mon plus grand défaut, après celui d’être débile. Je savais que je devais travailler là dessus.



En terminant mon énième bière, je regardai Charles sérieusement. Nous avions rie depuis le début de la soirée. C’était toujours comme ça, avec Charles, nous étions fusionnels, tous les deux, aussi débile l’un que l’autre, sauf qu’à ce moment je me devais de rester sérieux. Je tenais vraiment à comprendre.



-Charles il y a un truc dont je veux te parler depuis assez longtemps…


Je n’étais pas à l’aise. Je grattai le derrière de ma tête avec mon interminable bras.


-À l’exécution… Comment as-tu pu abattre cet homme sans même ciller ?

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Ven 10 Oct - 20:07

J'étais entré dans ce bar du quartier Empire où je devais  rejoindre mon meilleur ami en ayant en tête mon sujet favori: Deborah Lackey. Il y a longtemps que cette femme exerce une attraction indéniable sur moi et cette folie qu'elle fait naître en moi ne s'est pas calmée depuis que nous formons un couple. Elle est simplement devenue plus concrête, plus justifiée. Il y a maintenant plusieurs mois que j'ai le bonheur niais de la savoir amoureuse de moi et je flotte sur un nuage d'adoration et de bien-être.

Je n'ai pas trop l'habitude de l'amour. Mon attirance envers Deborah m'est tombée dessus sans que je ne la recherche et, même si je l'ai nourrie par mes pensées et mes visites au Velvet Dream, je suis convaincu que ce qui nous unit maintenant est une sorte de coup du destin. Je fusionne avec Deborah comme je ne l'ai fait avec aucune fille. Je ne me perds pas et j'ai encore ma tête, pour le peu qu'elle me sert habituellement, mais je me sens plus vivant que chaque instant depuis la mort de Mégane. Et ça me fait extrêmement de bien, cette impression de renaître des cendres de cette absence qui plâne encore sur ma vie. Pour la première fois, je sens que, peut-être, je peux essayer d'avancer plutôt que me concentrer à faire du sur-place pour éviter de me faire du mal.

J'ai parlé à Justin de Deborah, naturellement, et il m'a semblé être heureux pour moi. Je ne lui ai pas caché que ma blonde est une effeuilleuse parce que ce n'est pas trop mon genre de mentir. J'ai été soulagé que mon ami réagisse positivement. Je sais que Justin est un homme de valeurs et que, d'un point de vue moral, une danseuse, ça ne mérite pas de médaille. Si la situation avait été inversée, je n'aurais pas su comment réagir moi-même, mais Justin me surpasse dans bien des catégories et le savoir-vivre en est une. Mon ami a simplement souligné sa joie de me savoir heureux, sans relever que d'autres hommes voient régulièrement un pourcentage élevé de la peau de celle que j'aime. D'ailleurs, ce dernier détail, même si je l'accepte, j'essaie de ne pas trop y penser...


-Charles il y a un truc dont je veux te parler depuis assez longtemps…

Alerte au sujet sérieux. Je dépose ma boisson gazeuse, et je fixe Justin avec un mélange de curiosité et d'inquiétude. Habituellement, quand quelqu'un annonce qu'il veut parler de quelque chose, cette chose est désagréable. Comme je sais que Justin a tendance à ruminer avant d'aborder un sujet, je n'ai aucune idée d'à quand peut remonter ce dont il veut qu'on discute.

-À l’exécution… Comment as-tu pu abattre cet homme sans même ciller ?

Je baisse les yeux sur la table. Voilà bien un sujet que je me suis efforcé d'effacer de ma mémoire. Même si, techniquement, je sais que je ne suis pas responsable de mes actes, je suis celui qui a tenu l'arme et mes yeux ont enregistré chaque détail  de ce que mes mains ont perpétré. Je reste silencieux un temps, même si je sais que mettre en place les mots dans ma tête ne m'empêchera pas de bafouiller lorsque je vais ouvrir la bouche.

-Bon...je t'ai parlé de mes...crises... C'est lié à ça. Pour faire simple, si je peux penser par moi-même et fonctionner à peu près normalement, c'est grâce à un pouvoir magique. Si je me retrouve en zone neutre, le pouvoir cesse de fonctionner et je deviens une sorte de robot qui obéit à toute autorité supérieure.

Naturellement, je n'ai pas hurlé dans le bar que je possède un pouvoir magique. J'ai des limites à être débile. J'ai parlé juste assez fort pour que seul Justin m'entende.

-Écoute...j'ai tellement repensé à ce Fleming et à ce que j'ai fait...

Je serre la mâchoire, détourne les yeux et cesse de parler. Non, je ne vais pas me laisser emporter par la culpabilité en public.

-...Sauf que je ne pouvais pas faire autrement. J'ai été programmé pour suivre les ordres et, sans magie, c'est tout ce que je suis capable de faire. Crois-moi, ça me dégoûte aussi.

Je prends ma bouteille de Coke d'une main et la fais doucement tourner entre mes doigts en me disant que c'est une manière stupide de me calmer.

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Sam 11 Oct - 7:43

Il y avait plusieurs mois que Charles entretenait une relation amoureuse avec cette Deborah Lackey. Je voyais la joie dans son visage quand il me parlait d’elle, il semblait heureux et j’étais content pour lui. Sauf que j’avais de la difficulté à voir comment il était possible d’avoir une relation saine avec une femme que plein de gens voyaient presque nue chaque soir. J’étais content pour lui, mais je ne me voyais pas à sa place. Je n’avais pas eu la chance de rencontrer cette Deborah encore, j’espérais le faire un jour, histoire d’améliorer mon image mentale d’elle. J’osais croire qu’elle était une bonne personne et qu’elle ne ferait pas de mal à mon ami, il méritait d’être heureux. Lui, j’étais assuré qu’il en était une, une bonne personne, il méritait d’être avec quelqu’un qui ne lui ferait pas de peine. J’avais des préjugés et je savais que ce n’était pas bien, Charles avait le droit d’être avec qui il voulait, je ne comprenais juste pas.


Par contre, je ne pouvais pas vraiment parler, parce que mes émotions à moi étaient de plus en plus clairement dirigées vers la femme de Zeus lui-même. Dans la gamme des choses stupides que j’aie fait dans ma vie, tomber amoureux de Hera était pas mal au top de la liste. Après la mort violente de ma sœur, j’avais eu l’impression que mon cœur avait été définitivement brisé. Je n’avais pas voulu l’ouvrir à quiconque, ayant l’impression qu’il ne m’était plus possible d’aimer aussi intensément après avoir perdu ma raison de vivre. J’avais peut-être aussi un peu peur de perdre cette personne à qui j’aurais pu m’ouvrir, j’avais donc préféré garder mes relations avec les femmes strictement amicales. Je n’avais d’ailleurs jamais rencontré personne qui pouvait générer le genre d’étoiles dans les yeux que je retrouvais dans ceux de Charles quand il parlait de Deborah, personne avant Elisa Wilde. Juste de penser à elle dans l’état où j’étais me donnait envie de sourire tout seul. I was screwed.



-Bon...je t'ai parlé de mes...crises... C'est lié à ça. Pour faire simple, si je peux penser par moi-même et fonctionner à peu près normalement, c'est grâce à un pouvoir magique. Si je me retrouve en zone neutre, le pouvoir cesse de fonctionner et je deviens une sorte de robot qui obéit à toute autorité supérieure.


Mon cerveau était au ralenti à cause de tout l’alcool que j’avais pris, mais j’arrivais tout de même à garder le fil de ce que Charles me disait. Je savais que Charles n’était pas ordinaire, mais j’aimais le comprendre mieux. Je n’étais pas une personne stupide, mais parfois, essayer de comprendre les pouvoirs et les origines des gens n’était pas de tout repos. Je fus tout de même capable de faire des liens. Nous étions en zone neutre lors de l’exécution et comme Charles était en service et devait s’assurer que le maire soit en sécurité. Je fus donc soulagé de savoir qu’il n’avait pas d’autre choix que de le faire. Je n’aimais pas avoir une image négative de mon ami, une image d’homme tant capable de tuer quelqu’un de sang froid.


-Écoute...j'ai tellement repensé à ce Fleming et à ce que j'ai fait... Sauf que je ne pouvais pas faire autrement. J'ai été programmé pour suivre les ordres et, sans magie, c'est tout ce que je suis capable de faire. Crois-moi, ça me dégoûte aussi.


J’avoue tristement ne pas m’être trop intéressé à son sort après l’exécution, j’avais eu tellement de choses à penser. J’avais lu les grandes lignes dans les journaux, mais comme, clairement, plus personne ne cherchait à se mettre Logan Laufey publiquement à dos après cette démonstration de tant de violence, les journaux s’étaient beaucoup plus concentré sur les attentats qui avaient eu lieu lors de cette exécution que sur le fait qu’il ait fait abattre un pauvre homme sur la scène devant tout le monde. Seulement, j’avais vu, au début de l’été, la page couverture de la revue People où il posait fièrement aux côtés de Gabrielle Englebert qui semblait maintenant être son ex petite amie, selon les écrits sur cette page couverture. Sauf que ça m’avait permis de savoir qu’il n’était pas mort. Je regardai Charles et je lui fis un demi-sourire.


-J’ai vu sur la revue People qu’il était en vie et MÊME, je levai mon index vers le ciel comme si je m’apprêtais à partager l’une des plus grandes vérités du monde, qu’il n’est plus avec miss Gabrielle Englebert, tu imagines !?


Je me trouvais tellement débile de colporter des potins, mais je trouvais que c’était un bon moyen d’alléger la conversation, je me sentais coupable d’avoir cru Charles capable de tuer quelqu’un de sang froid.  Je me doutais que Charles trouverait drôle de me voir agir comme une vieille femme au foyer n’ayant rien d’autre à faire que de lire des revues à potins. Toutefois, penser et parler de Venus aussi directement me rappela Elisa, elles étaient amies. J’avais hâte au jour où je pourrais me la sortir de la tête, mais j’en étais incapable depuis cette fameuse après-midi dans mon bureau.


-Écoute Charles je suis content de comprendre tout ça, t’es pas un monstre, c’est pas de ta faute.


Je lui donnai une tape dans le dos. Je me sentais le besoin de me confier… de façon assez dramatique.


-Il faut que je te parle d’un truc me concernant… Je ne suis vraiment pas fier de moi, je te l’avoue. Tu sais, Elisa Wilde…


J’avais baissé le ton, il y avait toujours des oreilles indiscrètes partout et maintenant qu’elle était la mairesse, je n’avais pas trop envie qu’elle apprenne une telle information d’un journaliste.


-Eh bien elle est mon amie… on se voit à l’occasion… mais je crois que je suis en train de développer un truc pour elle… je l’ai toujours dans la tête, j’ai toujours envie de la voir… Je sais que je suis con, elle est mariée et tout… mais je sais pas… j’ai l’impression que je n’ai jamais rencontré une fille qui me fait sentir comme ça, et que je trouve à ce point à mon goût…


Ça faisait du bien, de l’extérioriser…

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Mar 25 Nov - 18:20

J'ai passé beaucoup d'énergie, depuis l'exécution organisée par notre débile d'ancien maire, à essayer d'oublier que j'ai tiré sur un homme innocent sans me poser de questions. Si, au moment de mes agissements inhumains, j'étais dans un état second, j'en était sorti dès que j'avais quitté le sol de la zone neutre où se déroulaient les événements. Mes souvenirs, eux, ne sont pas plus que moi restés coincés sur ce territoire me privant de ma volonté propre: ils m'ont suivi jusque chez moi, sans jamais me quitter. Aujourd'hui encore, j'ai du mal à chasser de mon esprit les trous dans le corps de cet homme. Je sais qu'il a survécu et qu'il s'en est sorti sans séquelles, mais je suis d'avis que les causes ont parfois plus d'importance que les conséquences. Je ne peux me sortir de la tête que je n'ai pas hésité à décharger la mort sur quelqu'un simplement parce que mon esprit se devait d'obéir à l'autorité.

Je ne bois d'alcool plus depuis la mort de Mégane, mais je ne m'attends pas à ce que tout le monde me suive sur cette voie. Je trouve normal que Justin se permette quelques verres et je ne le prends pas comme une insulte directe à la mémoire de ma fille décédée. Ça ne me met même pas mal à l'aise. Je n'ai rien à faire de ce que consomment les autres; ça ne regarde qu'eux, tant qu'ils ne conduisent pas en même temps.


-J’ai vu sur la revue People qu’il était en vie et MÊME qu’il n’est plus avec miss Gabrielle Englebert, tu imagines !?

-Tant mieux pour lui...une folle comme elle...


Oups. Cette remarque peu flatteuse m'avait échappé sans que je ne puisse rien y faire. Je souris pour la faire passer comme une blague, ce qui est crédible puisque Justin vient justement de faire le clown avec sa révélation sur la vie amoureuse de ma victime. D'ailleurs, une soudaine réalisation me frappe comme une minifourgonnette des années 90: Justin lit des revues de bonnefemme.

-Heureux d'apprendre la haute qualité de tes lectures.

Je sais que Justin est mêlé à des projets dont il préfère éviter de me parler, des plans qui incluent Elisa Wilde. Cette Elisa est une amie de Gabrielle Englerbert. Sans être obsédé des rumeurs, je suis au courant de certaines choses qui se passent dans la ville, principalement parce que je suis collé à ma télévision comme un mourant à son respirateur.

-Écoute Charles je suis content de comprendre tout ça, t’es pas un monstre, c’est pas de ta faute.

-Arrête, arrête. Tu m'as déjà vu le matin...

Je fais le con, mais ça me fait drôlement de bien d'entendre mon ami faire ces commentaires. J'ai passé tellement de temps à culpabiliser...savoir que l'une des personnes comptant le plus pour moi ne me trouve pas totalement ignoble m'aide à relever un peu la tête au-dessus de la laideur de la vie.

-Il faut que je te parle d’un truc me concernant… Je ne suis vraiment pas fier de moi, je te l’avoue. Tu sais, Elisa Wilde…

Qu'avait-il fait pour déshonorer la si grande Mme  Wilde, notre chère mairesse si aimée tout droit descendue du ciel? J'imagine parfois mon cher Justin échapper une parole déplacée comme nous en échangeons souvent lui et moi devant son amie à la posture calquée sur celle d'une sculpture de marbre. Je le vois bien, aussi, commettre toutes sortes de maladresses avec son grand corps, juste parce que la présence d'une personne aussi sérieuse doit le stresser. Elisa Wilde n'a pas l'air drôle du tout. Belle et terrifiante, elle me fait penser à son amie la blondasse enragée de l'exécution publique. Je ne sais pas si  Elisa aurait mis autant de soin que Gabrielle à exprimer sa haine envers moi pendant que j'essayais de sauver l'homme qu'elle aimait, elle.

Je me plais à juger sévèrement le comportement peu logique de la petite amie de Fleming, ce jour-là, car me concentrer sur cette facette de la réalité me permet de me raccrocher à l'idée que je ne suis pas le seul à commettre des erreurs qui mettent en danger la vie des autres. J'avais transpercé un homme et Englebert m'avait fait perdre un temps précieux et une énergie au bord de faillir. À nous deux, nous aurions très bien pu faire de cette journée la dernière d'Alec Fleming. Heureusement, l'un comme l'autre, nous avions fini par revenir dans le droit chemin. Gabrielle reste cependant une personne que je préfère éviter et pour laquelle j'ai des sentiments positifs extrêmement limités.


-Eh bien elle est mon amie… on se voit à l’occasion… mais je crois que je suis en train de développer un truc pour elle… je l’ai toujours dans la tête, j’ai toujours envie de la voir… Je sais que je suis con, elle est mariée et tout… mais je sais pas… j’ai l’impression que je n’ai jamais rencontré une fille qui me fait sentir comme ça, et que je trouve à ce point à mon goût…

Je n'utiliserais pas exactement le terme «con» dans cette situation. «Complètement foutu» me parait instantanément beaucoup plus juste, mais je garde ma réflexion pour moi. Je chercher quoi dire, mais ma bouche n'arrive qu'à forme une sorte de «O» débile. Je voudrais dire à Justin qu'il n'est pas totalement dans la merdre avec ses grands sentiments pour la mairesse, mais je ne suis pas un menteur.

-Je sais pas quoi te dire d'encourageant, mon Juju...

Ma réplique n'est pas top, mais c'est déjà mieux que le silence gênant.

-T'es sûr que tu...l'aimes? C'est peut-être juste ton célibat qui commence à te peser. Tu passes tout ton temps à t'occuper des autres sans jamais penser à toi.

C'est à ce moment-là que ça me frappe: le mari d'Elisa Wilde est mon patron. Le fait que la révélation de Justin frôle ma vie professionnelle n'est pas ce qui me dérange. Ce qui m'ébranle soudainement est que je connais très bien celui qui est maintenant, à mes yeux, le rival de mon meilleur ami. Si au moins il s'agissait d'un fonctionnaire bedonnant, les choses seraient plus faciles...non? Un sourire de Justin et le pousseux de stylo prend le bord. Sauf qu'Alan Wilde est le chef de la police, doublé d'un agent extrêmement efficace ainsi que d'un...un...tombeur.

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Jeu 5 Fév - 13:15

Je ne savais pas à quel moment je m’étais laissé embarquer dans cette histoire. En fait, je n’arrivais pas à mettre le doigt sur le moment où j’avais laissé cette femme se glisser un chemin jusqu’à mon cœur. Je ne dormais que très peu depuis un temps, comme si j’avais l’impression de ne pas avoir besoin de sommeil, d’être toujours bourré d’énergie. Je n’ai jamais été un génie de la séduction, ce n’est vraiment pas mon domaine. J’ai eu des histoires d’amour qui se sont terminées dans des conditions ordinaires, mais ce n’et certainement pas le plus grand de mes soucis. Souvent, je ne réalisais pas quand des femmes s’intéressaient à moi, j’avais toujours besoin d’un coup de pouce d’un ami pour me faire réaliser qu’une femme me faisait de l’œil, je ne le réalisais que rarement par moi-même. Avec Elisa, c’était différent, chaque fois que j’avais un instant avec elle, j’avais l’impression qu’elle me regardait d’une façon spéciale… c’était peut-être – probablement – des idées que je me faisais, mais en même temps, je la trouvais vraiment différente de celle que j’avais rencontrée la première fois que je l’avais vue. Je ne pouvais pas m’empêcher de me faire croire, même inconsciemment, qu’elle pouvait s’intéresser à moi. Souvent, mon subconscient se faisait une fête à l’imaginer avec moi dans chaque facette de ma vie, d’imaginer de quelle façon elle cadrerait et, étrangement, malgré la falaise entre nos styles de vie, je ne pouvais m’empêcher de trouver qu’elle serait parfaite dans chacune de ces situations.


Mais j’avais peur de me faire mal, parce que chaque fois que je me laissais aller, que je me disais que j’avais le droit de rêver à ce que cela puisse se produire, Je tombais sur une photo, que ce soit sur internet, dans les journaux, dans une revue, de cette femme en compagnie de son mari. À chacun de ces moments, qui semblaient m’exploser au visage beaucoup plus souvent que je ne le voudrais, je me trouvais pitoyable, pathétique, comme si, chaque fois, je retombais durement sur Terre. Non seulement elle était mariée, mais elle l’était depuis des milliers d’années, ce genre de mariage qui avait perduré envers et contre tous. Elle l’aimait et elle semblait bien avec lui, même si les rumeurs qu’on entendait au sujet de cet homme me faisaient croire que j’avais beaucoup plus à offrir à Elisa que lui. Rendu là, je me sentais impuissant. J’avais l’impression qu’elle m’appréciait, comme personne, nous avions du plaisir et elle me donnait l’impression d’aimer ma présence. J’étais complètement perdu, je ne comprenais plus rien.



-Tant mieux pour lui...une folle comme elle...


Sa remarque tiqua à mes oreilles, je n’étais pas habitué d’entendre ce genre de choses venant de mon ami.


-Tu y vas pas un peu fort, là ?


Charles avait ensuite sourie, me laissant comprendre que c’était probablement une blague, mais tout de même, je savais que Charles ne connaissait pas cette femme et surtout, peu importait dans quel état il était à ce moment, il avait fusillé son copain devant ses yeux, c’était bien assez pour devenir fou.


-Je sais pas quoi te dire d'encourageant, mon Juju...


J’eus un demi-sourire triste. Je savais que j’étais dans de beaux draps, que je marchais sur des œufs et que j’avais beaucoup plus de chance de plonger sur l’asphalte tête première et me râper toute la peau du visage sur celle-ci que de finir heureux, dans cette histoire. J’avais beau me dire que j’allais rencontrer quelqu’un d’autre, quelqu’un qui allait me la faire oublier, je trouvais toutes les autres femmes fades. Parfois, j’en rencontrais une qui me plaisait bien, mais je ne pouvais m’empêcher de la comparer à Elisa et de la trouver, irrémédiablement, inférieure à elle.


-T'es sûr que tu...l'aimes? C'est peut-être juste ton célibat qui commence à te peser. Tu passes tout ton temps à t'occuper des autres sans jamais penser à toi.


Oui… malheureusement, j’avais tourné et retourné la situation maintes et maintes fois dans ma tête et si j’avais pu avoir une lueur d’espoir de croire que je n’étais pas tombé dans ce merdier, j’aurais été tellement heureux. Cette situation me rendait complètement fou.


-Tu crois que je ferais un fou de moi à t’en parler si je n’avais pas été complètement certain de ce que j’avance ? Ça fait des mois que j’y pense et que je me torture avec ça…


Je pris une interminable gorgée de bière.

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Sam 28 Mar - 22:09

Je suis un Québécois. Même aux États-Unis, même dans la plus icônique ville de ce grand pays où j'ai été créé, même en parlant en anglais et même dans un taxi jaune, je reste un Québécois. Ma spécialisation est donc de me plaindre sans agir concrètement pour faire bouger les choses. C'est laid, je sais, mais j'y peux rien. Je m'insurge contre les injustices, je bave de frustration dans mon appartement en pensant à la cruauté, je raconte à Deborah les trucs qui me mettent hors de moi...mais je n'agis pas. C'est dans mon éducation, cette peur stupide de déranger si je parle un peu trop fort de ce qui me dérange ou si je déplace quelque chose sans permission. Comme je ne suis pas inconscient, je me fâche, sauf que je ne fais rien d'autre, bien souvent. Colère de salon, que ma mère disait. Elle se moquait de mon père en l'appelant son enragé du divan. Et lui, pour toute réponse...eh bien il rageait sur son divan. Il criait contre les nouvelles de cinq heures.

Ma mère m'a appris, malgré tout ce qu'une mère québécoise se doit de montrer, à trouver des solutions et non des problèmes. Oh, je suis quand même assez doué pour baisser le nez et l'enfoncer dans la frustration, mais je finis par vite le relever si la situation peut et doit être changée. C'est très dur de sortir de sa torpeur pour envisager de bouger et je sais que je dois cette capacité à ma mère. Sans elle, je ne serais pas une aussi bonne personne. J'ai eu beaucoup d'amis, au Québec, qui se révoltaient n'importe comment, sans réfléchir, et qui s'essoufflaient ou se consumaient de rage avant d'arriver à faire avancer ce qui les dérangeait. C'est le genre de conséquences que la colère de salon emmène, les crises mal gérées. Et là tu passes pour un con, et c'est rare que tu n'es pas con du tout, finalement.

J'ai décidé de devenir policier en partie parce que j'en avais plein le cul d'en voir abuser. Je suis un bon policier...Du moins, j'essaie de l'être. Je ne veux pas que les enfants aient peur de moi parce que leur maman leur a dit que je vais les punir. Je veux être le grand monsieur courageux qui va les défendre contre les méchants. Depuis l'exécution publique, justement, ma résolution est encore plus forte. J'ai abattu un homme lors d'un évènement odieux organisé par un monstre au style hitlérien. Il ne faut pas que ça m'arrive encore. Je ne veux pas être un robot de guerre, un instrument entre les mains parfois crochues de la loi. Alors, je cherche des solutions. Je dois avouer que je n'en ai pas trouvé beaucoup. Internet n'a pas toutes les réponses.

J'ai répertorié plusieurs zones neutres et, malgré mon cerveau récalcitrant, j'en ai mémorisé les emplacements. Je les évite consciencieusement. J'ai prévu continuer à les trouver et toutes les apprendre par coeur. Ensuite, je vais pouvoir les éviter et je ne me retrouverai pas forcé d'obéir à un malade. Ma solution n'est peut-être pas incontournable, mais c'est la seule qui m'est venue jusqu'à présent. Je me concentre donc à la faire avancer du mieux possible. Ça m'évite de passer plein de temps à culpabiliser.

Elisa Wilde et Justin. Mon Justin. Mon meilleur ami si grand et si moelleux à l'intérieur en même temps. Le choc est dur pour moi. Je ne vois pas ce qu'il lui trouve mais, en même temps, je ne connais pas personnellement la mairesse. En privé, elle est peut-être capable de sourire autrement que comme...une avocate. Ce qu'elle est, justement. J'ai envie de demander à Justin si elle sait faire des blagues, mais je ne pense pas que ça va aider à détendre l'ambiance.

Je ne suis pas aveugle, non plus. Wilde est belle. Très belle. SUPER belle. Je ne suis pas de ces hypocrites qui font semblant que seule leur blonde est belle. Deborah est plus belle que toutes les autres MAIS il est possible que d'autres femmes soient belles, elles aussi. Et ça aide, en amour, d'avoir les yeux qui collent sur une autre personne.


-Tu crois que je ferais un fou de moi à t’en parler si je n’avais pas été complètement certain de ce que j’avance ? Ça fait des mois que j’y pense et que je me torture avec ça…

Pauvre Juju... Je ne sais pas comment l'aider. On a en commun notre quasi-incapacité à approcher les femmes et à se laisser réellement approcher par elles. Avant Deborah, il y avait des années que je n'avais pas eu de relation sérieuse. Je ne sais pas encore pourquoi mon obstination à rester tout seul s'était écrasée devant elle. Je devine donc qu'il est possible que Justin n'ait rien vu venir, ce qui a permis à notre jolie mairesse de traverser ses barrières sans l'alarmer. Je comprends et je suis empathique...sauf que ça ne règle pas le problème.

-Et tu penses que...qu'elle...

Je ne suis pas ce genre de gars. Je ne colporte pas les rumeurs...mais je ne peux pas non plus cacher ce que je sais à mon ami.

-Tu es convaincu que son mariage va bien? Je veux dire...c'est que...

Je soupire.

-Alan Wilde est...bon...tu le sais...non?...Les autres femmes, tout ça...

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Tu ne parles qu'une langue, aucun mot déçu
Celle qui fait de toi mon autre, l'être reconnu

Il n'y a rien à comprendre, et que passe l'intrus


Mais jamais trop loin de l'autre
Nous serions maudits:
 
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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Sam 4 Juil - 23:23

-Et tu penses que...qu'elle...

Je haussai les épaules. À vrai dire, je n’en avais pas la moindre idée. Je trouvais que son attitude envers moi avait beaucoup changé, depuis notre toute première rencontre dans mon bureau… beaucoup même. Et il y avait ce câlin, cette étreinte qui n’avait duré que quelques secondes, mais dont la chaleur m’habitait encore à ce moment-là, alors que j’y pensais. Il est certain que j’aurais voulu que ce soit le cas, j’aurais souhaité de tout mon cœur qu’elle puisse tenir à moi ne serait-ce qu’un centième de combien moi je tenais à elle, mais je ne voulais pas me bercer d’illusions non plus, je savais bien que c’était le meilleur moyen pour que je m’éclate le visage.

-Tu es convaincu que son mariage va bien? Je veux dire...c'est que... Alan Wilde est...bon...tu le sais...non?...Les autres femmes, tout ça...

J’avais tendance à me rappeler fréquemment que je n’avais aucune chance avec Elisa Wilde, juste pour m’assurer que ma tête ne partait pas dans des rêveries que je m’interdisais, parce que plus j’y pensais et plus je m’enivrais dans cette histoire. Et même, je ne savais pas si, au fond, c’était une bonne idée que j’en parle à Charles, parce que le verbaliser à quelqu’un d’autre qu’à moi-même rendait la chose encore plus vraie et ça m’effrayait considérablement. Non seulement parce que dans la peu probable possibilité que mes sentiments envers elle puissent être réciproques, je risquais de me faire arracher les yeux par Zeus lui-même, mais aussi, ce qui était beaucoup plus probable, je risquais de me faire horriblement mal à moi-même puisque cette femme avait été avec le même homme depuis des milliers d’années et qu’elle lui était restée fidèle. Les chances étaient donc plutôt nulles pour qu’elle décide de le laisser tomber pour un vulgaire loup. En plus, je n’avais pas de difficulté à m’imaginer combien ce Zeus devait être un bon mari, qui pouvait être mauvais avec une telle femme dans sa vie, après tout?

Il est donc relativement facile d’imaginer ma surprise et mon incompréhension face à la révélation de Charles. Quelles autres femmes? Je fus soudainement vraiment curieux et comme ma volonté était plutôt moelleuse, avec tout cet alcool dans mon corps, mes pensées s’évadèrent très rapidement. Se pouvait-il que Zeus ne soit vraiment pas à la hauteur, finalement? J’étais sous le choc, mais une joie dormante menaçait d’exploser, à l’intérieur de moi. Il fallait que je me contienne, après tout, il ne pouvait s’agir que de rumeurs, rien n’était vraiment vérifié, mais je mourrais d’en savoir d’avantage et si, vraiment, j’avais bien compris où mon ami voulait en venir, je trouvais horrible qu’on puisse traiter sa femme de cette façon, surtout s’il s’agissait d’une femme droite, vraie, belle, brillante… il ne fallait pas trop que j’y pense. Il y avait toutefois un problème : Elisa, elle, était-elle au courant des habitudes de son mari et si oui, comment pouvait-elle l’accepter, elle qui était si droite. J’avais l’impression d’avoir la tête lourde de toutes ces questions. Peut-être qu’elle ne le savait pas, non plus… Si elle n’était pas au courant, comment faire pour aborder le sujet, alors que la seule fois où j’avais passé un commentaire sur l’attitude peu reluisante de son mari lors de l’exécution, j’avais cru que je perdrais ma tête. Je ne pouvais donc pas vraiment imaginer quel sort m’attendait si j’osais lui parler d’une telle chose. Surtout qu’il était probable qu’elle se sente humiliée, et c’était bien la dernière chose que je voulais lui faire ressentir, c’aurait dû être lui qui sombre dans l’humiliation.

Malgré les révélations de mon ami, je me retrouvais quand même dans une impasse. Bien que ma relation avec Elisa ait eu bien changé depuis l’exécution, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’elle me réserverait un terrible châtiment si j’osais dire quoi que ce soit de mauvais sur son cher Zeus. Et encore là, rien n’était certain sur ses réels agissements, il s’agissait encore une fois peut-être que de rumeurs  visant à ternir l’image conjugale de la nouvelle mairesse de New York. Il était aussi fort probable qu’elles aient été lancées par l’un de ses principaux concurrents – notons ici ce Hofstadter qui aimait tant répéter que la solidité de la famille était sa principale préoccupation. Après tout, les humains se nourrissaient si bien de ce genre de ragots.


-De quoi tu parles, les autres femmes?

C’était comme si je savais déjà, mais il devait me le confirmer, je devais l’entendre de sa voix, qu’il me dise qu’Alan Wilde, mieux connu sous le nom de Zeus, n’était pas un bon mari et que mon amie méritait quelqu’un de mieux, j’en avais besoin.

***

L’alcool me faisait tourner la tête de façon catastrophique. Je m’étais mollement laissé tomber sur mon lit, une fois revenu chez moi, après la soirée avec Charles. Cette lueur d’espoir comme quoi j’aurais peut-être éventuellement une chance avec Elisa m’emplissait d’une telle joie que je ne pensais même plus à l’impasse que signifiait d’aborder le sujet avec elle. Je ne faisais que de me laisser miroiter cette possibilité que peut-être, éventuellement, j’aurais la chance de partager tout ce que j’étais avec elle. Pour ce qui restait de cette soirée, je me donnais le droit de ne pas limiter mes rêveries.

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MessageSujet: Re: J'ai des choses à dire [TERMINÉ] Aujourd'hui à 1:34

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J'ai des choses à dire [TERMINÉ]

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