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C'est vraiment moi le problème [Ezra]

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MessageSujet: C'est vraiment moi le problème [Ezra] Dim 26 Oct - 22:08

Je n’aimais jamais vraiment trainer dans le quartier Grey. Chaque fois que j’allais voir Ezra, surtout le soir, je ne me sentais pas du tout en sécurité, mais comme mes parents ne savaient pas qu’il était mon copain, je n’avais aucune raison valable à leurs yeux d’aller dans le quartier Grey, je ne pouvais donc pas emprunter le chauffeur de la famille pour m’y rendre. Je prenais donc un taxi. Souvent, je prétextais rester tard à l’université et à la place je me rendais chez lui, mais je n’étais jamais à l’aise. On m’avait toujours parlé du quartier Grey comme un endroit infâme et infiniment dangereux alors, le jour où j’avais appris qu’Ezra y vivait, j’avais commencé à m’inquiéter durant chacune des visites que je lui faisais.


Ce soir-là, j’avais tenté de rester à l’université pour étudier. Depuis quelques semaines, je l’évitais. Je lui sortais toujours une excuse pour ne pas le voir depuis l’incident de la dernière fois. J’étais mal à l’aise pour milles et une raisons. Lucas m’avait fait réfléchir, avec sa remarque concernant mes présumées relations sexuelle avec Ezra, relations inexistantes, soit dites en passant. J’avais donc décidé de tenter la chose avec lui, parce que j’avais l’impression d’être complètement anormale de ne pas avoir encore couché avec mon amoureux même après six mois de relation.


L’histoire, c’est que ça s’est très mal passé. J’ai complètement paniqué lorsque je me suis retrouvée avec ses mains sur ma peau nue. Je me suis mise à avoir des flashbacks assez désagréables des beaucoup trop nombreuses soirées passées avec mon… père. J’avais tout simplement pris la fuite, j’avais honte. Je me doutais que j’avais fait de la peine à Ezra, je lui avais dit que je n’étais pas prête, mais je ne croyais pas l’être un jour. Je ne voyais pas comment je pourrais, je ne voyais absolument rien de positif dans un tel acte. Sauf que ça me menait à une constatation : Aucun couple n’existe vraiment sans sexe… sinon on appelle ça des amis. J’en étais donc tristement venue à la conclusion que je ne pourrais pas être en couple, du moins, pas amoureusement en couple. Je ne pouvais pas rester avec Ezra parce que je ne pourrais pas le rendre heureux, j’étais cassée, anormale… je savais qu’il ne pourrait pas être heureux avec moi. C’était la conclusion qui m’était venue en tête ce soir-là, alors que je me tourmentais encore avec la question. Ça faisait des semaines que je ne dormais plus à cause de ça et ce soir, j’avais décidé que je réglais le problème et ce, même si ça m’arrachait le cœur.


J’avais envoyé un message texte à Ezra pour lui dire que j’allais passer, même si j’avais refusé de le voir, au préalable. Je ne savais même pas encore comment j’allais lui dire, quelle sorte d’excuse j’allais trouver… je n’avais aucunement l’intention de lui dire pour quelle raison j’étais incapable de coucher avec lui, j’avais tellement honte de ce qui m’arrivait, je n’étais pas normale d’attirer mon père de cette façon… alors je ne le dirais certainement pas à quiconque.


Je tremblais lorsque je donnai l’argent au conducteur de taxi, j’étais tellement nerveuse. Je tremblais encore plus lorsque je frappai à la porte d’Ezra. D’ailleurs, mon visage ne devait pas avoir beaucoup de couleur, mais chaque fois que je pensais à Ezra, depuis ce soir-là, je ne ressentais que malaise. Je ne voulais pas avoir à le confronter à ce sujet, mais je savais également que si je restais avec lui, l’excuse de ne pas être prête ne pourrait durer qu’un temps, je n’avais plus quinze ans, on ne m’attendrait pas des années non plus. D’une manière ou d’une autre, ça se terminait en cœur brisé, alors je préférais rayer tout ça de ma vie avant de me mettre à me chicaner avec lui ou d’en révéler trop sur ma situation. Je regardais le sol lorsqu’il m’ouvrit la porte.



-Salut Ezra… Est-ce que je peux entrer ? Il faut que je te parle…


Je savais que ce genre d’entrée en matière n’avait rien de positif… mais en fait, je n’amenais rien de positif avec moi non plus…

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MessageSujet: Re: C'est vraiment moi le problème [Ezra] Mar 11 Nov - 19:27

Tezcatlipoca avait choisi son appartement dans le quartier Grey à cause de son affection de longue date pour tout ce qui était laid et sombre. Il avait établi son repaire en des lieux qui reflétaient bien comment il s'était toujours senti, même après avoir choisi de cesser de faire le mal. Il y avait des siècles maintenant que le dieu ancestral s'efforçait de faire le bien en protestation à l'existence qu'on l'avait longtemps forcé à avoir. Il avait mis beaucoup d'énergie dans la recherche du plaisir par la bonté et, plus particulièrement, dans la recherche du vrai amour, preuve ultime qu'il était capable d'être autre chose que le reflet déformé de son frère. S'il était capable d'aimer et d'être aimé en retour, il n'était pas le mal pur.

Kayla avait d'abord fasciné le dieu par son talent incroyable pour la danse. Il l'avait longtemps perçue comme une oeuvre d'art avant de la voir comme une femme qu'il pouvait aimer. Encore aujourd'hui, alors qu'ils formaient un couple, il ne pouvait retenir l'admiration qui naissait en lui à chaque fois qu'il la regardait bouger, que ce soit sur de la musique ou simplement en marchant normalement. La jeune femme était fascinante.

Ezra éprouvait pour Kayla une affection indéniable et, naturellement, elle l'attirait beaucoup. Il n'avait pas encore établi à coup sûr l'intensité de ses sentiments pour elle. Il lui avait d'abord semblé qu'elle pourrait être la personne qu'il attendait depuis des lustres, celle qui renverserait complètement son destin. Désormais, après quelques mois, il lui semblait que son amour pour elle, bien que très puissant, ne surpassait pas certaines relations qui avaient bouleversé sa vie dans les derniers siècles.

La tentative ratée d'avoir une relation sexuelle avec Kayla avait un peu affaibli la joie que le dieu se faisait d'être en couple avec elle. Il avait compris que la jeune femme n'avait probablement pas eu d'expériences par le passé et c'était pourquoi il n'avait rien tenté avant que cela ne vienne d'elle. Six mois, par rapport à des centaines d'années d'existence, c'était très peu. Il était très capable d'attendre. Le départ précipité de la jeune femme après leur moment d'intimité qui s'était terminé abruptement avait blessé Ezra. Il aurait voulu qu'elle reste avec lui et qu'ils mettent en mots ce qui venait de se passer. Il lui avait semblé que ce serait la meilleure chose à faire. Il avait donc essayé de la revoir, mais la belle avait multiplié les excuses, laissant son amoureux dans la solitude et l'interrogation. Il avait fini par se convaincre que son handicap avait bloqué Kayla quand elle avait tenté un rapprochement physique avec lui.

Kayla n'était pas la première personne à repousser le dieu à cause de son incapacité à bouger ses jambes, même si le reste fonctionnait à merveille. À certaines personnes, par le passé, il avait avoué la vérité après un échec du genre. Il l'aurait probablement fait si la jeune femme ne s'était pas bêtement enfuie. Aujourd'hui, alors qu'il savait que sa petite amie allait passer, le dieu ne savait pas s'il avait envie de le lui dire. Son noir passé lui interdisait de la juger pour ce qui pouvait passer pour un manque d'ouverture ou pour une forme d'injustice (Après tout, elle avait choisi d'être en couple avec lui en sachant très bien qu'il était handicapé.), car il avait lui-même volontairement ridiculisé des gens de manière beaucoup plus directe et méchante. Néanmoins, il ne pouvait contenir complètement la frustration que la malédiction lancée par Quetzalcóatl lui faisait ressentir, surtout alors que celle-ci interférait avec son désir d'évoluer.


-Salut Ezra… Est-ce que je peux entrer ? Il faut que je te parle…

Cette introduction ne laissait rien présager de bon. Ezra fit entrer Kayla et l'emmena au salon sans un mot. Un boule s'était formée dans sa gorgée. Il n'était pas un spécialiste des impressions, mais il sentait que ce qui s'apprêtait à se dire n'était pas positif. Il était évident pour lui que Kayla venait poliment se débarrasser du handicapé de service. Il ne voulait pas la perdre, car elle ternirait la musique et la danse à ses yeux, si elle partait. Elle assombrirait toutes les femmes, tous les êtres humains... Il avait lutté pour devenir meilleur et il savait que chaque relation qui échouait le faisait reculer.

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MessageSujet: Re: C'est vraiment moi le problème [Ezra] Dim 16 Nov - 20:44

J’étais tout sauf à l’aise dans la situation. J’étais loin d’être le genre de personnes qui était indifférente au mal que je pouvais infliger à quelqu’un. J’aurais voulu être en mesure d’absorber sa douleur, j’aurais presque voulu que ça ne lui fasse rien, même si ça signifiait qu’il n’avait jamais rien ressenti pour moi, mais je savais que la réalité était toute autre et que j’allais inévitablement le blesser… je savais aussi que je me blesserais également énormément et que je m’en remettrais difficilement, mais c’était le prix à payer : Je ne pouvais pas être en couple, j’étais dysfonctionnelle en couple et j’étais une cause perdue. Ce serait une mauvaise passe à traverser pour lui, mais à long terme, c’était mieux pour lui, il ne pouvait pas être heureux avec moi, je n’avais pas la capacité de le rendre heureux. J’avais une énorme boule dans la gorge depuis le moment où j’avais franchi la porte et je ne savais pas comment je pourrais trouver des mots à peu près convenables pour faire passer une telle nouvelle.


Je savais qu’Ezra était intelligent et que mon entrée en matière lui laisserait deviner comment tout ça allait se terminer, de toute façon, je n’avais pas plus envie qu’il ne le fallait de produire un effet de surprise donc, même si je me doutais qu’il serait mal. J’avais envie que ça se passe rapidement, je ne voulais pas qu’il essaie de me retenir, je ne voulais pas non plus qu’on en discute et qu’on tente de trouver une solution, je voulais que ça se fasse et ensuite, je voulais disparaître, aller me rouler en boule et pleurer sur mon oreiller, aller assumer les conséquences de mes gestes en rayant cette histoire de ma vie. Je ne pourrais jamais être en couple avec quelqu’un que j’aimais, parce que je n’étais pas capable de combler toutes les obligations que cela impliquait. J’avais réfléchi, et j’avais décidé que je ferais comme mes parents voulaient que je le fasse et que je développerais une relation amicale avec cet imbécile de Jim Crowley pour ensuite me marier avec lui. Pour les apparences. Tout le monde serait content et je pourrais vivre ailleurs que dans la même maison que mon père. Pour le reste, je trouverai un moyen de me défiler lorsque je serais rendue à m’en soucier. Pour l’instant, je devrais régler autre chose.


Ezra ne parlait pas. Il ne dit pas un seul mot en m’emmenant au salon et je m’en sentis encore plus mal, encore plus coupable, surtout que toutes mes excuses des dernières semaines pour éviter de le voir ne devait pas être passées inaperçues. Je regardai le sol durant tout le temps où je me dirigeais vers les salons. Une fois assise, je fixai mes mains pendant un instant… je n’avais rien préparé et je ne savais pas par où commencer. Je finis par lever les yeux vers lui. Je devais être claire et directe, je devais lui dire d’une façon qu’il ne pourrait rien redire, il fallait qu’il comprenne que ça ne pouvait simplement pas fonctionner entre nous. Dans mon cas, ça ne pouvait pas fonctionner avec personne.



-Ezra je m’excuse d’être partie et de t’avoir évité dans les dernières semaines.


Mes yeux s’étaient remplis d’eau, je les fermai un instant et deux larmes coulèrent sur mes joues. Je ne pouvais pas m’empêcher de revoir sans cesse dans ma tête notre première soirée en tant que couple, celle qui s’était déroulée chez moi. J’avais été sotte de croire que je pouvais avoir une relation normale, vraiment sotte. Je n’aurais jamais dû organiser cette soirée. Je regrettais tellement de choses.


-Mais… je crois que je ne suis pas prête à être en couple…


Je ne le serais jamais, mais ça il n’était pas obligé de le savoir.


-Je m’excuse de faire ça… c’est moi le problème, tu as été merveilleux et tu mérites d’être heureux, et je ne peux pas t’amener ce bonheur…


Je me levai brusquement, je devais partir parce que j’allais exploser et m’effondrer en larmes dans le salon et il ne fallait pas que ça se termine de cette façon.


-Ma décision est prise… je… je m’excuse… ne me contacte plus s’il-te-plait.


Ça y était, j’allais m’effondrer. Je quittai le salon à la hâte, pour ne pas qu’il ait le temps de me rattraper. Je ne voulais plus le revoir, jamais, j’aurais trop mal sinon. Je préférais qu’il me prenne pour une folle et qu’il tente de m’éviter à jamais. Je quittai son appartement avant de lui laisser le temps de me parler gentiment comme seul lui savait le faire et qu’il me fasse hésiter, c’était comme ça qu’il fallait que ce soit. Je pleurai à chaudes larmes pendant tout mon trajet de retour à la maison. Je me foutais bien de ce que le conducteur penserait de moi, je me foutais de ce que tout le monde pouvait penser, ce soir-là. Je devais pleurer tout ce que j’avais à pleurer ce soir-là, parce que le lendemain, j’avais mon cours d’été avec Lucas. Au moins je savais que je pourrais compter sur lui pour me sortir une insignifiance qui me ferait probablement rire, sourire du moins.

[DONE, c’était ma dernière réponse !]

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MessageSujet: Re: C'est vraiment moi le problème [Ezra] Mar 6 Jan - 15:46

Ce n'était pas le mal en lui-même que Tezcatlipoca fuyait depuis toutes ces années. Il n'avait jamais totalement cessé d'éprouver un sentiment puissant pour la noirceur, pour le plaisir de faire souffrir une autre créature ou pour l'ébauche de plans pour nuire aux autres. Ces parties de son passé lui manquaient souvent, suffisamment pour qu'il se laisse tenter par quelques brèves et subtiles actions ou pensées négatives. Toutefois, le besoin qu'il avait de se prouver qu'il était différent de ce pourquoi on l'avait mis au rang de dieu le ramenait toujours sur le chemin du bien. Il avait choisi la route qui le mènerait vers la dissociation de son frère. Il devait arriver à se montrer suffisamment similaire à Quetzalcóatl pour cesser de se sentir comme son reflet sur une surface terne et presque matte.

Kayla représentait beaucoup pour le dieu méso-américain. Il l'aimait beaucoup, avant tout, mais il avait placé en leur relation des espoir assez élevés quant à ses buts et projets de vie. Il avait longuement observé les reflets capturés de la jeune femme et avait découvert qu'elle cachait une grande souffrance, sans arriver à la cerner complètement. Il avait compris qu'elle était causée par sa famille et il avait commencé à mijoter des idées pour éloigner Kayla de ces gens néfastes qu'étaient les autres Hofstadter. En tant que dieu ancestral, il ne craignait aucune créature non divine et, de ce fait, ne s'en faisait pas avec les réactions que pourraient avoir les proches de la jeune femme si celle-ci choisissait de les quitter et de vivre aux côtés de lui. Naturellement, il n'avait aucunement parlé de ses plans à la belle blonde. Il ne voulait pas paraître trop engagé dans leur relation naissante. Il hésitait encore sur la meilleure méthode pour expliquer qui il était à sa petite amie. Même une fois mise au courant, il serait normal qu'il soit hors de sa compréhension qu'Ezra ait la maturité nécessaire pour voir des années en avant en ce qui concernait leur avenir.

Si Kayla n'était pas la passion la plus brûlante qu'ait connu Ezra, elle restait envoûtante et attachante. Elle possédait les qualités que le dieu recherchait chez une autre personne. Il était persuadé qu'elle pouvait l'aider à être meilleur. C'était en bonne partie pourquoi il tenait tellement à ce que leur relation fonctionne. Il lui avait donc laissé du temps, sans pour autant mettre une distance entre eux, après l'échec de leur première relation sexuelle. Aujourd'hui, alors que Kayla arrivait avec un regard qui ne présageait aucunement une avancée positive dans leur couple, Ezra s'en voulait de ne pas avoir plus insisté en la sentant s'isoler de lui. Il avait voulu lui laisser un peu d'air et elle s'en était visiblement servi pour se gonfler un dirigeable pour s'envoler sans lui.


-Ezra je m’excuse d’être partie et de t’avoir évité dans les dernières semaines.

Le gentil jeune homme qu'il essayait de devenir fut une seconde éclipsé par le dieu maléfique qui songea à prendre la main de la jeune femme et à lui broyer les doigts en la regardant alors qu'il la frappait magiquement d'une maladie violente et mortelle. À quoi cela pouvait-il bien lui servir de s'excuser alors qu'il était évident qu'elle n'avait rien à faire de son pardon?

-Je comprends...tu avais besoin de temps pour toi.

La douceur de son propre sourire lui écorcha les lèvres. Une partie de lui s'efforçait à être agréable envers la jeune femme, cette partie qui souhaitait qu'elle ne soit pas venue pour le quitter.

Une froideur datant de cette époque maudite à être l'ombre de son frère le traversa alors qu'il fixait les larmes brillantes de la jeune femme. Cette empathie qu'il avait travaillée au fil des ans ne se manifesta pas. Il resta immobile, attendant la suite du discours de Kayla.


-Mais… je crois que je ne suis pas prête à être en couple…

C'était une excuse lâche à laquelle il n'y avait rien à répondre. Ezra ne pouvait contredire Kayla sur ce à quoi elle était prête ou non. Ni ses propres sentiments ni ceux qu'il avait eu l'audace d'imaginer chez elle ne pouvaient s'opposer à la décision de la jeune femme.

-Je m’excuse de faire ça… c’est moi le problème, tu as été merveilleux et tu mérites d’être heureux, et je ne peux pas t’amener ce bonheur…

Le fait qu'elle ose lui jeter au visage ce vieux classique de prendre toute la faute sur elle le pétrifia. Ainsi, même s'il avait voulu parler, même s'il avait crû que sa parole pouvait encore représenter quoi que ce soit pour elle, elle avait décidé qu'il n'avait pas son mot à dire. Il ne pouvait rien répliquer pour se défendre de cette solitude qu'elle lui offrait pour seul souvenir d'elle.

-Ma décision est prise… je… je m’excuse… ne me contacte plus s’il-te-plait.

La partie qui souhaitait qu'elle ne le quitte pas s'écrasa lamentablement, en silence. Et le dieu la laissa s'écrouler. Il observa Kayla fuir sa demeure et n'esquissa aucun mouvement vers elle. Il n'avait pas envie de l'excuser ni de lui donner l'impression qu'il n'était pas blessé. Il savait aussi très bien qu'essayer d'ajouter à sa peine ne diminuerait pas sa propre douleur. Les années le lui avaient souvent rappelé. Il lui concéda donc ce qu'elle demandait: être débarrassée de lui sans problèmes et sans avoir à entendre sa voix une seule fois de plus.

Cette nuit-là, Tezclatlipoca ne respecta pas le couvre-feu. Il y avait bien longtemps que les larmes ne le consolaient plus de rien. Seules les retrouvailles crasseuses avec les habitudes de son passé arrivaient encore à lui permettre de faire face à la réalité. Cette nuit passée à se servir des reflets magiques des gens pour les blesser profondément ne l'empêcha cependant pas de rentrer chez lui, moins d'une heure avant le lever du jour, avec le regard creux et le visage livide.

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MessageSujet: Re: C'est vraiment moi le problème [Ezra]

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