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I Can't Live A Lie [Terminé]

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Celui qui sait tout
avatarEthan T. Wilson


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MessageSujet: I Can't Live A Lie [Terminé] Lun 29 Déc - 15:58

Je portais un complet gris avec de fines lignes blanches, une chemise blanche et un nœud papillon bleu métallique et j'étais assis à une table rectangulaire, sur un chaise droite et confortable, sur une estrade surélevée dans la plus grande librairie de la ville. Le lieu était chic et distingué. Il y avait de riches tapisseries sur les murs et les étagères contenant les livres étaient toutes en chêne massif, travaillé et sculpté à la main sur les surfaces visibles. J'avais choisi cet endroit précisément pour son raffinement et son opulence, dignes de ma personne. Ma présence en ces lieux était affichée partout depuis des semaines, pour attirer un maximum de personnes. On avait mis des affiches sur des panneaux, sur des autobus, dans les journaux, dans la vitrine... Bref, à tous les endroits stratégiques de la ville. Je savais que je n'avais pas besoin de tant de publicité, mais la librairie y tenait, alors j'avais voulu leur faire croire qu'ils avaient de bonnes idées et je les ai laissé faire.

Depuis la brèche, mais encore plus depuis l'exécution, mes romans avaient un succès impressionnant. Pas encore tout à fait assez élevé pour atteindre mon talent réel, mais quand même assez élevé pour que j'en sois ravi. Depuis l'exécution, donc, on avait pu remarquer une certaine hausse des ventes - et donc de mon profit - ce qui, me réjouissait et s'expliquait sans doute par le fait que les gens voulait absolument oublier l'horreur de leur vie. Ainsi, se réfugier dans des univers alternatifs était un excellent moyen de décrocher de leur quotidien barbant et angoissant. La lecture était bonne pour un peuple, elle permettait d'éduquer et de faire passer des messages importants, surtout quand il s'agissait de mes œuvres. Elles étaient empreintes de tout ce qu'il fallait au petit peuple. Ma littérature était bonne pour l'esprit, car si je déplaçais ma trame narrative dans le passé ou dans un autre pays, tout se basait alors sur des faits réels et tout était réaliste, cohérent. Les gens s'instruisait en lisant. De plus, j'utilisais régulièrement des mots qui sortaient de l'ordinaire, poussant les gens à chercher leur signification et leur usage, s'ils voulaient suivre mon histoire, ce qui enrichissait leur vocabulaire par le fait même. Ma littérature était bonne pour l'esprit, donc, mais elle l'était surtout pour l’âme. J'offrais des personnages réalistes, auxquels les gens pouvaient s'identifier, leur donnant l'impression d'être compris et de ne pas être seul au monde. Mes péripéties étaient également très variées, passant de la bonne nouvelle à un événement plus tragique. Je faisais en sorte que mes personnages vivent des choses réalistes, sans ordre ou schéma précis, pour que le lectorat puisse avoir des pistes de réflexion et d'action s'il se retrouve dans la même situation. Mes personnages devenaient leurs amis donc, surtout ceux de mes séries. De plus, je donnais beaucoup d'importance à différentes valeurs dans mes romans, aidant les gens à mieux déterminer les leurs et ainsi donner un sens à leur vie. Ma littérature était bonne et nécessaire pour le peuple. Les gens l'avaient vite compris, à mon plus grand bonheur.

Je n'étais pas ce genre d'auteur à avoir un style ou un squelette particulier. Je n'étais pas de ceux dont les lecteurs assidus pouvaient essayer de deviner ce qui se produirait en fonction de ce que s'était produit dans mes autres livres, juste sous prétexte que je faisais toujours cela, que c'était ma marque de commerce. Les lecteurs me lisaient et suivaient chacun de mes titres à paraître, mais ils ne pouvaient généralement pas prévoir ce qui allait se produire dans la trame narrative. Sauf si je le voulais bien. Ma marque de commerce était mon talent inépuisable et exceptionnel, point final.

J'aimais les jours de lancement. J'aimais être le centre d'attention et j'aimais surtout entendre mon opinion sur mon talent de la bouche de milliers d'autres personnes. Rien de mieux pour l'égo que de recevoir tous ces compliments. Je ne doutais jamais de moi, mais j'aimais recevoir toutes ces fleurs de la part de mon lectorat. Cela me rappelais que je devais exister, car, sans moi, la vie des humains ne serait pas la même. Ils avaient besoin de moi, pour que je les instruise et les divertisse. J'aimais me faire rappeler ma nécessité dans ce monde. J'aimais aussi recevoir toute l'attention et l'affection du public. J'aimais cela parce que je savais que je le méritais. Je me sentais alors vivant. Je me savais à ma place et ces journées me faisaient un grand bien. Je n’étais même pas épuisé à la fin, au contraire, cela me donnait un souffle d'énergie hors du commun. A la fin d'une journée de lancement, je me sentais en pleine forme. J'étais prêt a créer d'autres choses merveilleuses, mon esprit se retrouvant comme revigoré. Mon cerveau voulait montrer au monde toutes ses capacités, fourmillant de milles idées, je bouillonnais et je ne pouvais trouver le sommeil qu'une fois mes idées couchées sur papier.

Cela faisait maintenant plusieurs heures que j'étais dans la librairie à serrer des mains moites, à sourire à des visages admiratifs, à prendre des photos avec des jambes molles, à répondre à des questions semblables posées par des bouches bafouillantes et la journée s'achevait. Je voyais le temps passer, mais je ne voyais toujours pas mon invité spécial. Les gens de la librairie commençaient à penser à la fermeture de la boutique et se demandaient comment ils allaient gérer les visiteurs à qui ils devraient refuser l'entrée. Il y avait encore une foule impressionnante et certaines personnes faisaient la file jusqu'à l'extérieur du bâtiment. Et lui n'était toujours pas là.

Je lançais fréquemment des regards au travers de la foule, espérant le voir, mais comme je voulais aussi continuer de donner une bonne impression et un moment privilégié à chaque personne qui venait me voir, cela compliquait les choses. Je savais comme c'était frustrant de se retrouver face à un idole et qu'il ne nous donne que peu de lui-même. Je ne l'avais jamais vécu, mais j'avais beaucoup lu sur le sujet. Je ne voulais surtout pas devenir ce genre de vedette. Je ne voulais décevoir aucun de mes lecteurs, mais je ne voulais pas non plus être déçu par mon ami. Il savait combien cette journée était importante pour moi, je ne comprenais pas son absence. Comme une nouvelle personne s'avançait vers moi, j'oubliai momentanément ma recherche et me concentrai totalement sur cette personne en lui offrant mon plus beau sourire.

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Mer 21 Jan - 14:40

Je claquai la porte du taxi avec un peu plus de vigueur que nécessaire et m'empressai de m'attacher. Je vérifiai que ce que j'avais pris chez moi était bien dans la poche de mon veston, même si je venais tout juste de le prendre. Je ne donnai pas d'indications au chauffeur qui savait déjà que nous retournions à la librairie devant laquelle il était venu me cueillir.

J'étais arrivé environ une heure trente avant la fermeture de la librairie. Je voulais être là avant la fin mais, en même temps, je ne souhaitais pas accaparer Ethan ni attendre des heures durant alors qu'il fraternisait avec ses fans. Une fois sur place, je m'étais mis en ligne à l'extérieur de la boutique, comme une personne normale. J'avais sorti mon téléphone pour passer le temps et c'était en le voyant que j'avais ressenti une sorte de vertige, cette impression de chute qui saisit lorsqu'on réalise qu'on a oublié quelque chose d'important. J'avais rapidement fouillé chacune de mes poches. Puis, j'avais répété l'opération deux fois, en inspectant soigneusement chaque recoin de celles-ci, mais je m'étais vite aperçu que j'avais laissé le cadeau d'Ethan chez moi. J'avais failli hurler au milieu de la foule qui attendait son tour auprès de mon ami.

Je descendis du taxi après avoir offert au chauffeur un généreux pourboire, conscient qu'il avait fait l'effort de ne pas commenter ma brusquerie envers son véhicule et qu'il s'était retenu de me faire la conversation en voyant mon air fermé. Je me mis en file en regardant l'heure. La boutique était sur le point de fermer. J'avais perdu un temps considérable à retourner chez moi, mais je tenais à offrir ce cadeau à Ethan aujourd'hui, pour souligner cet évènement duquel il n'avait cessé de parler ces dernières semaines.

Mon ami écrivait sous plusieurs noms, mais la majorité de ses publications se faisaient sous celui d'Ethan Wilson, et c'était seulement cette identité qui se méritait les soirées honorifiques, les journées de signatures d'autographes et les entrevues à la télévision. Les autres noms restaient sans visage. Certains, plus populaires, soulevaient des interrogations de la part des lecteurs alors que d'autres rejoignaient surtout des intellectuels nullement avides de contacts sociaux. C'était d'ailleurs avec un nom de plume de cette catégorie que j'avais compris qu'Ethan Wilson écrivait sous plusieurs noms. J'avais consulté un ouvrage traitant de technologies à travers les époques, sur fond d'histoire d'aventures, et j'avais vite reconnu cette manière d'écrire de l'auteur célèbre dont j'avais parcouru quelques romans par curiosité, à force de voir son nom et son joli visage partout. J'avais été à la fois intrigué et amusé par cet homme qui souhaitait apparemment se dissocier de certaines de ses oeuvres. J'avais voulu en apprendre plus sur lui et, armé de ma subtilité habituelle, j'étais allé le provoquer directement.

J'avais parfois du mal à saisir complètement ce qui nous liait, Ethan et moi. Nous étions extrêmement différents. Depuis que je connaissais l'existence de son pouvoir de télépathie, j'avais compris qu'à ses yeux, j'avais probablement d'abord été un sujet de choix duquel espionner les pensées pour se documenter avant de créer de nombreux personnages. Je savais qu'Ethan fabriquait ses personnages de manière hautement réaliste et il m'était évident que sa télépathie lui permettait de fouiller l'esprit des gens pour mieux les cerner. Au départ, il avait dû être intéressé par comment mes pensées avaient pu fonctionner pour en arriver à le démasquer. Puis, il avait probablement eu envie de chercher plus loin et s'était délecté des moments les plus pathétiques de mon enfance, tout comme de ma relation avec ma mère. Il ne fallait pas que j'y pense trop au risque de me laisser aller dans une rage froide qui pouvait très mal se terminer.

Désormais, Ethan et moi étions amis. Je n'en doutais pas après qu'il ait été si bouleversé par mon emprisonnement et ma condamnation à mort et après qu'il se soit dévoué à ma guérison. J'appréciais qu'il m'ait aidé à rendre mes pensées de nouveau inaccessibles, mais je le détestais encore un peu d'y avoir eu accès en secret pendant si longtemps. Je n'avais toujours pas osé lui demander ce qu'il avait trouvé de plus compromettant, mais je ne cessais de me sentir affaibli par le regard qu'il avait posé à l'intérieur de moi.

Je vis la foule devant moi se disperser et j'avançai avec incrédulité au milieu des protestations emmêlées. Pourquoi partaient-ils tous? Je me retrouvai vite devant la porte traversée d'une chaîne. J'entrepris de l'enjamber quand un beau mec super musclé m'informa que celle-ci délimitait la fin de la file et que, comme la librairie fermait, aucune personne supplémentaire ne serait admise. Son sourire condescendant, après que je l'eus informé que j'étais un ami d'Ethan, me donna envie de l'empoisonner sur-le-champ, mais je préférai chercher une solution pour entrer. Je plongeai mes yeux dans ceux de la dernière personne de la file et lui fit mon plus beau sourire.


-200 dollars si tu me laisses ta place.

Son regard de fan horrifié me transperça, mais il se ficha durement dans celui de la jeune femme devant lui lorsqu'elle me répondit.

-300 et tu prends la mienne.

Je me retrouvai donc en avant-dernière place dans la file, juste devant cet adolescent qui me faisait frire la nuque avec ses yeux. J'observai bien Ethan avec chacun de ses fans, y compris avec un charmant jeune homme au début de la vingtaine, environ dix places devant moi, qui semblait totalement subjugué par lui. Les yeux ronds, les joues rosies, mais la poignée de mains assurée, j'étais convaincu qu'il comblait Ethan de joie. Il me sembla qu'il tenait son ouvrage très serré contre lui lorsqu'il passa près de moi pour sortir. J'osai croire que bien d'autres fans avaient été bouleversés par la rencontre de leur idole et que mon ami en était ravi.

Lorsque vint mon tour, je jouai le fan anonyme en prenant bien mon temps pour ennuyer le dernier de la file.


-M. Wilson, j'adore tooouuus vos livres. Je vous admire tellement.

Puis, je me mis sur le côté et laissai M. Frustration Fanatique avoir sa minute auprès de mon ami. Dès qu'il se fut éloigné, je revins près d'Ethan en m'assurant que l'autre débile voyait bien que j'obtenais un traitement de faveur. Oui, un simple regard haineux suffisait à me rendre volontairement désagréable envers une personne.

-Tu es très élégant. Suffisamment pour que je t'emmène au restaurant.

Je redressai son noeud papillon qui, soulignons-le, était parfaitement droit avant que j'y touche.

-Joli noeud. En plein mon style.

Parlant de style, j'étais moi-même très chic, d'une manière commune qui ne me ressemblait pas: mon costume était tout simplement noir, plutôt mat, contrairement à ma cravate de la même teinte mais très lustrée. Ma chemise était entre le gris perle et l'étain. Étrangement, aucune paillette ne séjournait sur ma tenue.

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Lun 23 Mar - 23:20

Lors d'entrevues dans les médias, certains artistes disaient souvent qu'ils étaient surpris de l'ampleur de leur succès et parfois même de la vitesse de celui-ci. Ils disaient qu'ils faisaient leur art en toute humilité, sans prétention ni ostentation, qu'ils restaient eux-même et tant mieux si cela plaisait, mais qu'ils faisait ce travail pour leur plaisir en premier lieu. Ce genre de déclarations me donnait la nausée. Aucun artiste qui sortait de son sous-sol pour exposer son art ne voulait rester anonyme. Ils voulaient tous un grand succès, le plus grand possible, sinon ils seraient restés dans leur sous-sol à s'amuser. De plus, dès qu'un producteur se mettait le nez dans le portrait, plus aucun artiste ne restait lui-même. En signant un contrat, il acceptait que quelqu'un surveille tout ce qu'il faisait. Il commençait à faire les choses pour plaire au producteur et pour ne pas nuire à l'image qu'ils bâtissaient ensemble. Tout devenait du faux. Les artistes devaient être des modèles, des exemples de pureté et de perfection et quand l'un d'eux faisait un mauvais pas et qu'ils glissait du cadre habituel, les gens le lapidait sur la place publique en disant à quel point il était immonde et irresponsable, même si la chose que l'artiste avait fait leur était tous déjà arrivé au moins une fois. Comme conduire en état d'ivresse ou sortir de chez lui en jogging... Les artistes n'avaient pas droit à l'erreur et ne pouvaient pas réellement être eux-mêmes. Donc, personnellement, je ne croyais personne qui osait dire de telles âneries.

De mon côté, je n'avais pas été surpris de mon succès dès mes débuts, puisque je savais que ce que je faisais était tout simplement phénoménal. On ne pouvait s'empêcher d'aimer rapidement ce que je faisais et d'admirer la finesse et la justesse de mes histoires. Je savais que mon travail surpassait les autres. Et je ne me cachait pas pour le dire. Mais je le disais de façon si raffinée que personne n se rendait vraiment compte que je les regardais de haut. Tout en restant sympathique, donc, je disais souvent en entrevue que je faisais seulement de mon mieux pour écrire des oeuvres réalistes et intéressantes, pour que les gens se reconnaissent. Ce que je ne disais juste pas était que mon mieux était beaucoup plus facile à atteindre pour moi et qu'il équivalait au maximum de talent des autres. Je n'avais pas a me forcer spécialement ou à souffrir pour réussir a créer quelque chose de bien, contrairement à d'autres. Je n'avais qu'à travailler simplement. La perfection s'agrippait à moi comme un chardon sur des vêtements, sans même que je e l'ai demandé. C'était comme cela quand on était le dieu égyptien de la connaissance.

Les gens se succédaient et se ressemblaient tous, au final. Bien que certains m'avaient marqués pour des raisons différentes, je commençais à être fatigué. Et de plus en pus fâché que Drake ne soit pas venu. Il avait du oublier ou arriver trop tard ou se décourager de la file d'attente et rebrousser chemin. Bref, ce fut le contact de la reliure de mon livre sur mon bras qui me ramena dam le moment présent. Drake n'était pas venu, mais ces autres gens oui. Ils méritaient toute mon attention. Je savais qu'une fois sorti d'ici, je me remémorerais avec bonheur ma journée en repensant à ces personnes qui m'avaient semblées plus vivantes que les autres, comme ce jeune homme dans la vingtaine, bien mis et plein de confiance, mais rempli de secrets également, qui avaient les yeux pleins d'étoiles et qui me faisait penser à moi dans mes plus jeunes années... Je devais juste tenir le coup quelques minutes encore, puis je serais libre.


-M. Wilson, j'adore tooouuus vos livres. Je vous admire tellement.

Cette voix m'était familière et douce. Je levai les yeux vers ce nouveau fan et mon visée s'illumina d'un grand sourire ravi quand je reconnu mon ami.

-Il était à peu près temps... Je commençais à désespérer...

Je lui signai son exemplaire et lui serra la main en la lui flattant, puis, comme il se mettait à l'écart, je lui fit signe d'une minutes avant de m'occuper du dernier privilégié dans la boutique. Une fois ce dernier parti, je fis le tour de la librairie en remerciant personnellement chacun des membres de l'équipe de l'établissement d'avoir fait de cette journée si spéciale pour moi une réussite. J'allai ensuite ramasser mes choses et je rejoignis finalement Drake.

-Tu es très élégant. Suffisamment pour que je t'emmène au restaurant.

-Roh, allez, laisses moi le plaisir de t'inviter!


Quand Drake toucha mon nœud, j'eus envie de grogner, convaincu qu'il venait de mm le déplacer. Je jetai un rapide coup d'œil, pur m'assurer qu'il était en place, puis je détaillai le look de mon ami. Très élégant, veston et pantalon parfaitement ajustés, moulant juste ce qu'il fallait ses épaules et ses fesses. Il était très séduisant, mais différent. Pas de paillettes, rien de voyant... Cela ne lui ressemblait pas vraiment et c'était étrange.

-Joli nœud. En plein mon style.

-Parlant de cela, tu es très beau... mais, disons que cela ne ressemble pas vraiment à ce à quoi nous avons l'habitude de te voir porter... Pourquoi donc?


Mon chauffeur étant déjà arrivé devant la porte de la librairie, j'ouvris la porte de ma voiture à Drake et le laissai s'asseoir en premier, puis je donnai le nom de mon restaurant préféré à mon chauffeur.

***

La serveuse venait de repartir de notre table après avoir pris nos commandes. Je pris une gorgée de mon verre de vin en observant mon ami. Il était si beau, cela me frappait à chaque fois. En même temps, je ne cessais de me demander quelque chose.

-Puis-je savoir la raison de ta venue si tardive à mon lancement? Désolé, mais je dois crever l'abcès et, comme je n'ai plus accès à tes pensées, je suis obligé de demander...

Je ne le regardais pas. Je faisais plutôt mine de placer droit mon couteau à beurre, même s'il était déjà extrêmement bien placé.

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Mar 14 Avr - 15:03

Ethan et moi avions un point commun que je retrouvais chez peu de gens: l'obsession. Nous choisissions certains centres d'intérêt et, sans complètement bouder les autres sujets, nous nous investissions au maximum dans ceux-ci, au point de passer proche de la maladie mentale. Je n'étais jamais gêné de m'éterniser sur un détail fascinant de la piraterie informatique avec Ethan, à la fois parce qu'il était mon seul ami à connaître ce talent que j'avais, parce qu'il était assez intelligent pour comprendre de quoi je parlais et, surtout, parce qu'il savait ce que c'était que d'être profondément passionné par quelque chose. L'écriture était le centre de sa vie, mais je le savais aussi transporté par l'analyse des comportements humains.

Nous aimions aussi tout deux apprendre, mais je n'étais pas aussi dévoué que lui à ce sujet. Après tout, il restait le dieu de la connaissance! Je n'avais jamais été bon élève à l'école, préférant de loin répondre les pires bêtises aux questions des professeurs, faire le clown et partir dans la lune plutôt qu'écouter attentivement en prenant des notes. Toutefois, si un sujet soulevait un quelconque intrérêt chez moi, je dévorais des livres et épluchais des sites et des sites pour en connaître le plus possible sur celui-ci. Oh et j'oubliais de dormir et de manger.

Je fus heureux de constater qu'Ethan ne boudait pas lorsque son sourire souligna mon arrivée. Pour un dieu ancestral, mon ami s'avérait parfois presque aussi immature que moi. (Ok, j'exagérais. J'étais difficile à battre.) Je savais qu'il préférait ignorer les gens qui ne le méritaient pas et je craignais que ma présence tardive n'ait signé mon nom sur sa liste noire.

-Il était à peu près temps... Je commençais à désespérer...

Je ne relevai pas le reproche parce que je le méritais amplement. Si j'avais pensé à vérifier que j'avais bien pris son cadeau avant de quitter mon appartement, je serais arrivé beaucoup plus tôt. J'eus envie de lui assurer que je n'aurais pas songé à le laisser tomber, mais cette pensée fut vite chassée par mon habitude de ne m'excuser de rien. J'étais là, après tout, non?

-Roh, allez, laisses moi le plaisir de t'inviter!

-On ne refuse rien à une vedette.


Je souris en le voyant vérifier que je n'avais pas détérioré son look de star et je faillis bien m'élancer pour dénouer le noeud papillon, mais je me retins. Mon retard en lui seul était bien assez inculpant sans que j'en rajoute.

-Parlant de cela, tu es très beau... mais, disons que cela ne ressemble pas vraiment à ce à quoi nous avons l'habitude de te voir porter... Pourquoi donc?

-J'aime te surprendre. De toute manière, comment pourrais-je rivaliser avec un noeud si stylé?

Je terminai ma réplique d'un clin d'oeil. En réalité, mon choix vestimentaire avait été totalement réfléchi, et ce, plusieurs jours à l'avance. Ma garde-robe regorgeait de tenues plus voyantes les unes que les autres et j'adorais les porter pour diverses occasions. Mon passage au statut de feu de joie continuel n'avait pas altéré mon plaisir de me parer de couleurs vibrantes et de tissus voyants. Il y avait déjà plusieurs années que je soulignais chacune de mes sorties officielles d'un vêtement traumatisant les petites dames vêtues de beige et de noir. J'aimais le sentiment de puissance qu'être le centre d'attention me procurait. Toutefois, aujourd'hui, je n'étais pas la vedette. C'était la journée d'Ethan et je voulais lui laisser toute la place. Je n'avais pas eu envie de débarquer en arc-en-ciel vivant au milieu de gens venus pour le dévorer des yeux. Je n'étais pas venu dans cette librairie pour me faire remarquer, mais bien pour lui faire plaisir.

***

J'avais accepté de laisser Ethan m'inviter par pure stratégie: il n'était jamais aussi heureux que lorsqu'il menait, et je voulais que mon retard nuise le moins possible à son humeur.


-Puis-je savoir la raison de ta venue si tardive à mon lancement? Désolé, mais je dois crever l'abcès et, comme je n'ai plus accès à tes pensées, je suis obligé de demander...

Je détestais quand il rappelait son accès passé à mon esprit. À chaque fois, il me fallait des efforts considérables pour chasser la frustration que cette réalité ineffaçable attisait en moi.

-Oh, je suis venu à une heure pas si tardive, sauf que j'ai dû retourner chez moi. J'avais oublié ton cadeau et je ne voulais pas te le donner un autre jour.

Je me concentrai sur le noeud coloré d'Ethan pour chasser sa télépathie de mes pensées immédiates. Il était vraiment joli. Il complétait bien la tenue de mon ami tout en créant un contraste audacieux. Je soupirai le plus silencieusement possible en me forçant à me détendre. Il faudrait bien que je revienne de cette histoire de télépathie un jour.

-Si tu es bien gentil, je te le donnerai après le repas.

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Mer 24 Juin - 23:37

Les gens disaient souvent que la vie était trop courte et que c'était pour cette raison qu'il fallait en profiter le plus possible. Selon eux, la vie était injuste et elle était courte, mais c'était faux. La vie était longue, suffisamment longue du moins, pour réussir à bien en profiter quand on mettait nos priorités dans le bon ordre. Elle allait vite, cela je pouvais leur concéder. Les jours se succédaient et devenaient vite des semaines, des mois. Mais cela ne la rendait pas courte pour autant. C'était important de savoir ce qui était vraiment important et la majorité des gens ne s'en rendraient compte qu'une fois sur leur lit de mort, étouffés par leurs regrets. Il fallait faire quelque chose qu'on aimait faire, pas seulement quelque chose de payant. Il fallait penser à nous, tout en passant du temps avec ceux qui nous entourent. Il fallait contrôler ses émotions et ses passions. Le stress et les excès nous enlevait du temps. Il fallait s'amuser tout en restant prudent, car la majorité des accidents pouvait être évité. On devait se concentrer sur le présent et cesser de s'en faire avec les autres temps de verbe. Les gens étaient trop dans leurs têtes, ils ne prenaient pas le temps de regarder et de faire attention à ce qui se passait autour d'eux dans l'immédiat, causant beaucoup d'inattention chez les humains. Et qui disait inattention disait accident. Voilà pourquoi je disais que les accidents pouvaient être évités. Et donc, la vie n'était pas courte, si on cessait de ne regarder que notre nombril et qu'on s'ouvrait à ce qui évoluait autour de nous. Je n'avais jamais trouvé ma vie courte. De toutes les époques que j'avais traversé, je ne m'étais jamais dit que c'était trop court. Le temps passait selon ce que les humains avaient besoin. S'ils apprenaient à vivre dans le présent plutôt que dans le passé ou dans le futur, ils cesseraient de dire que la vie était courte. La vie était suffisamment longue, croyez-moi.

Mais la vie était encore plus longue quand on ne pouvait pas mourir. Ce dicton qui disait que la vie était courte n'avait donc absolument aucun sens à mes yeux. Oh mais ne nous trompons pas, je ne me plaignais pas de mon immortalité, au contraire, j'adorais cela. Avoir vu, senti, et appris toutes ces expériences en étant directement sur place, en plus de savoir que très peu de choses pouvaient arrêter mon existence était très satisfaisant. Je me savais tout puissant, mais je le sentais de plus en plus également. De toute façon, une chance que j'étais immortel, puisque j'étais convaincu que le monde évoluait grâce à moi et que ma présence rendait la société meilleure. Seulement, l'éternité ne pouvait être courte et les humains me donnaient la nausée de se plaindre de leur statut de mortel. J'avais l'impression qu'ils se plaignaient le ventre plein. Ils avaient juste ce qu'il fallait pour être heureux, mais ils perdaient tout à se plaindre qu'ils n'avaient pas de temps... Les humains manquaient de sens souvent...

À cause de mon imprudence et de tout ce qui avait découlé de l'exécution, Drake avait perdu son statut de mortel. Bien qu'il n'avait jamais eu ce genre de discours devant moi, je me doutais qu'il devait avoir un plan de vie, une vision de ce que devait être sa vie avec une date de péremption. Il devait s'être fait des plans et des objectifs en fonction de l'âge qu'il aurait. Et je lui avais gâché cela. Donc, je me donnais comme mission de lui faire voir les bons côtés à l'immortalité, un jour à la fois.

Avec sa réponse sur son habillement, je le trouvais bien trop secret, il devait me cacher quelque chose. Mais je ne voulais pas paraître trop insistant, alors j'attendrais une nouvelle occasion pour le relancer sur le sujet.


-Oh, je suis venu à une heure pas si tardive, sauf que j'ai dû retourner chez moi. J'avais oublié ton cadeau et je ne voulais pas te le donner un autre jour.

-Un... un cadeau pour moi? En quel honneur? Je peux l'avoir maintenant ?

-Si tu es bien gentil, je te le donnerai après le repas.

-Agace...


Je fis un clin d'œil à mon ami et remarquai qu'il avait l'air préoccupé. J'espérais qu'il ne prenait pas au sérieux ma remarque, je ne le pensais pas, c'était juste pour rire... Je rageais intérieurement de ne pas pouvoir comprendre pourquoi. J'aimais lire les pensées et j'aimais tout savoir rapidement. Je savais que je finirais par comprendre ce qui tracassait Drake, je finissais toujours par obtenir ce que je voulais, mais j'aimais l'époque ou je pouvais tout savoir immédiatement... La serveuse nous apporta nos entrées avec nos apéros et je levai un toast.

-À nous deux et à notre perfection! Merci d'avoir été là pour moi aujourd'hui Drake...

Je pris une gorgée du meilleur champagne disponible ici et commençai mon repas. Drake et moi discutâmes longuement de tout et de rien tout au long du repas. J'aimais mes conversations avec Drake parce que nous pouvions parler de tout et il était un des seuls qui réussissait à suivre une conversation avec moi, à l'alimenter et à la comprendre.

***

Après le repas au restaurant, j'invitai Drake à mon condo. Nous étions donc installé sur mon sectionnel en cuir rouge, avec un digestif en main et continuions une discussions débutée au restaurant, mais que noua n'avions pas finie là-bas parce que nous étions passé à un autre sujet. Puis, une fois le sujet épuisé, je pris un gorgée de mon scotch et lui demanda:

-Alors... je peux avoir mon cadeau maintenant, diiiiis?!

Je finis mon verre d'une traite, le déposai sur la table basse en verre et me déplaçai sur le divan de sorte à me retrouver juste à côté de Drake. Je mis doucement ma tête sur son épaule en lui faisant les yeux doux et en battant frénétiquement des cils. Puis, je me redressai et lui offrit mon air le plus doux. Je savais qu'il ne pourrait me résister même en étant normal, mais je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour sembler assez gentil et avoir mon cadeau!

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Mer 8 Juil - 16:04

J'adorais Ethan mais, sur certains points, il m'ennuyait profondément. Il croyait toujours détenir la raison suprême sur toute chose. Je ne niais pas ses connaissances étendues sur presque tous les sujets et, s'il était question de faits, il était incollable. Mon ami se souvenait de chaque détail sur l'Histoire, par exemple. Il pouvait critiquer les films et livres sur le sujet en relevant leurs erreurs (et ce, sans pitié). Il en était de même pour de nombreuses matières et j'aimais beaucoup son besoin d'exiger l'excellence autour de lui, même si cela pouvait souvent devenir épuisant. Je trouvais qu'il avait raison de s'attendre à un certaine justesse de la part de ceux qui diffusaient les informations, que ce soit officiellement ou de façon détournée par leur art. Bref, pour tout ce qui était froid et difficilement contestable quand on se servait des bonnes sources, je concédais à mon ami tout le mérite qui lui revenait.

C'était en ce qui concernait la logique humaine qu'il me paraissait parfois avoir des lacunes. Je pesais toujours bien mes mots avant de lui faire part de ce que je pensais, car je le savais très incisif avec quiconque manifestait un avis contraire au sien, lequel était ô combien supérieur à celui des autres. Ethan réfléchissait de sa perspective de dieu tout-puissant et, si les traits de caractère des humains lui avaient révélé leurs secrets depuis bien longtemps grâce à son (foutu) pouvoir de télépathie, il lui manquait encore justement le point de vue approfondi d'un humain, lequel lui échapperait toujours parce que jamais il ne pourrait descendre à ce niveau. Il était difficile pour une personne intelligente comme le dieu de la connaissance de se mettre à la place d'une créature aux capacités cognitives inférieures, un être suivant des normes sociales que lui-même trouvait proches de l'ineptie. Il construisait les personnages de ses livres avec réalisme aux yeux de ses lecteurs, mais quiconque doté d'un peu plus de jugeote que la moyenne accordait une attention soutenue à ses écrits relevait la critique acide sur chacun d'entre eux. Ethan supportait difficilement l'imperfection et, même avec toute la subtilité dont il savait faire preuve, cela me crevait les yeux presque quotidiennement. Je me demandais souvent ce que ce devait être que d'être entouré de gens incapables de nous comprendre totalement, et pas parce qu'ils n'en avaient pas envie, mais bien parce qu'ils en étaient tout simplement incapables.


-Un... un cadeau pour moi? En quel honneur? Je peux l'avoir maintenant ?

-En l'honneur de ton lancement, M. Empereur des Livres.


Autant Ethan pouvait s'avérer résolument sérieux, autant il lui arrivait de se montrer tout à fait enfantin. Je savais qu'il ne laissait pas ce côté de lui-même ressortir à la vue de tous et j'étais bien amusé quand il faisait l'enfant. Je ne donnais pas non plus ma place sur ce point.

-Agace...

Je ris. Il abandonnait plus rapidement que je ne l'aurais cru. Ses fans devaient l'avoir fatigué. D'ailleurs, il ne se reposerait certainement pas en ma présence: j'avais un don pour me montrer épuisant et j'en étais fier.

-À nous deux et à notre perfection! Merci d'avoir été là pour moi aujourd'hui Drake...

Ah bon? J'étais encore inclus dans la perfection malgré mon retard? Mon sourire fut si grand que je le sentis presque déborder de mon visage.

-Il était hors de question que je ne vienne pas...même lorsqu'il a fallu que je paie une personne de la file pour prendre sa place après qu'on m'ait refusé l'entrée.

***

J'aimais aller chez Ethan parce que, non seulement son appartement était bien décoré mais, en plus, j'aimais analyser chaque objet qu'il contenait. J'observais les meubles, les couleurs, les toiles... Je tentais de deviner ce qui avait poussé mon ami à choisir chacun d'entre eux. C'était un petit exercice que je faisais un peu inconsciemment à chaque fois que je me retrouvais chez une personne intéressante. Il me permettait à la fois de m'amuser et de mieux comprendre l'autre personne. J'avais beau aimer les fêtes et éviter les trucs trop sérieux, cela ne m'empêchait pas d'être capable de m'intéresser réellement à une personne. Seulement, ce type de lien ne m'arrivait pas trop souvent. En dehors d'Ethan, seules Gabrielle et Chloe avaient vraiment retenu mon attention ces dernières années.

-Alors... je peux avoir mon cadeau maintenant, diiiiis?!

-Grand enfant... C'est pas grand chose, en plus.


Je ris lorsqu'il me fit son petit numéro et je sortis la petite boîte de mon veston et la lui tendis.

-C'est fragile.

Je le laissai l'ouvrir sans rien lui expliquer. Je pris une lente et longue gorgée de scotch (ce qui passa à un cheveu de me faire grimacer comme un amateur) pour faire attendre mon ami. J'aimais jouer avec sa patience autant que lui avait l'habitude de tester la mienne.

-Tu insères ce joujou dans ton téléphone. Ça va créer une application - application unique, en passant - qui reconnait ta voix et qui comprend toouut ce que tu dis. Tu peux donc prendre des notes en chuchotant ou en parlant, en tout lieu, et les envoyer sur ton ordinateur pour usage ultérieur. Elles se téléchargent en version voix et en version écrite. Tu n'as qu'à dire ''Drake est sexy.'' pour l'activer et la désactiver.

J'étais un être fantastique. Je fixai Ethan droit dans les yeux en essayant de contenir mon euphorie stupide. J'aimais beaucoup offrir des cadeaux et faire l'imbécile. Là, je venais de me permettre les deux. J'étais donc transporté de joie.

-Ok ok...le vrai code à dire est ''Thot notes''. Je voulais un truc facile à retenir, mais qu'on ne retrouve pas dans les phrases de tous les jours.

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MessageSujet: Re: I Can't Live A Lie [Terminé] Jeu 7 Juil - 22:44

-En l'honneur de ton lancement, M. Empereur des livres.

-Tu aurais pu t'arrêter à empereur, tu sais...


J'essayais de ne pas avoir de remords ou de regrets et de m'offrir un nouveau départ avec Drake. Je savais que de me baser sur le passé pour prédire l'avenir n'était pas une bonne façon de faire en sorte que les choses aillent bien. Ce n'était pas parce que quelque chose s'était mal passé avant que tout ce qui s'y rapprocherait dans les prochains mois allait nécessairement se dérouler de la même façon façon. Les gens faisaient souvent des erreurs, mais ils pouvaient changer pour le mieux. Alors moi, qui en était à ma première erreur, je devais être confiant que cela me soit pardonné par le karma. Au quotidien, j'essayais de ne pas trop penser à tout ce que j'avais fait subir à Drake et de tout mettre cela derrière nous. De son arrestation, à son séjour en prison, puis l'exécution et la brûlure de Loki, j'essayais d'aller de l'avant malgré tous ces événements. Sans pour autant les oublier, je devais seulement continuer à vivre, ne plus me morfondre et avancer.

Je faisais ces efforts parce que Drake était un des seuls humains qui ne m'ennuyait pas complètement. Il était excellent avec la technologie et, bien que cela n'arrivait pratiquement jamais, il m'aidait à bien suivre l'évolution de ces machines. Drake était brillant et avait une bonne mémoire. Il s'intéressait à différents sujets et sa curiosité lui faisait aimer approfondir certains d'entre eux. Je pouvais donc avoir des discussions avec lui et il m'apportait une vision différente de la mienne, ce qui était rafraîchissant. Et terriblement différent pour moi. La plupart des autres personnes m'ennuyaient et leurs opinions étaient comme un somnifère. De plus, plusieurs me faisaient parfois tellement souvent lever les yeux au ciel que je craignais presque qu'ils rester coincés ainsi. Mais Drake m'intéressait, sur plusieurs plans...

En fait, je devais avouer que Drake était mon meilleur ami. Le seul de confiance, le seul avec qui j'étais vraiment moi-même, le seul devant lequel j'avouais mes rares défauts et faiblesses. Drake était la seule personne à vraiment me connaître, la seule personne pour qui je ferais tout, la seule personne avec qui je me sentais bien.


-Il était hors de question que je ne vienne pas... même lorsqu'il a fallu que je paie une personne de la file pour prendre sa place après qu'on m'ait refusé l'entrée.

-Sérieusement ? Oh alors... Je suis monté de niveau, maintenant les gens paient pour venir me voir... Not bad...


*****

Je ne laissais pas vraiment les gens s'approcher de moi, parce que, tel que stipulé précédemment, je ne les trouvais pas dignes, majoritairement. Je ne voulais pas perdre de temps avec des êtres inférieurs et inintéressants. Je ne voyais pas l'intérêt de passer de mon précieux temps avec des imbéciles et encore moins de partager mes connaissances grandioses avec des êtres ignares. Mais Drake était différent et me donnait un certain défi intellectuel, ce que j'aimais beaucoup. Ceci étant dit, je ne ramenais donc pas n'importe qui chez moi. Drake était un privilégié et j'espérais bien qu'il le savait.

-Grand enfant... C'est pas grand chose, en plus.

Je ne l'écoutais pas. Il avait le don de diminuer toutes ses réalisations, son humilité était ridicule parfois.

-C'est fragile.

Il avait bien fait de me le dire. J'avais du une envie folle de le serre le plus fort que je pouvais afin de le déballer rapidement. Je défis donc l'emballage le plus soigneusement possible, puis je tripotai d'une main à l'autre la petite chose qui se trouvait auparavant dans la boîte, en essayant de percer ses mystères. Je soupirai bruyamment et levai des yeux noirs vers Drake.

-Tu insères ce joujou dans ton téléphone. Ça va créer une application - application unique, en passant - qui reconnaît ta voix et qui comprend toouuuut ce que tu dis. Tu peux donc prendre des notes en chuchotant ou en parlant, en tout lieu, et les envoyer sur ton ordinateur pour usage ultérieur. Elles se téléchargent en version voix et en version écrite. Tu n'as qu'à dire "Drake est sexy." pour l'activer et la désactiver.

-Drake...est...sexy... T'avais pas d'autres options, hum...?


Un clin d'œil pour qu'il comprenne bien que je trouve cela drôle quand même.

-Ok ok... Le vrai code à dire est "Thot notes". Je voulais un truc facile à retenir, mais qu'on ne retrouve pas dans les phrases de tous les jours.

-Oh oui, parce que Drake est sexy se retrouve dans mon vocabulaire quotidien, tu as bien raison.


Je rougis de cette vérité à demie humoristique. Je ne le disais pas à voix haute mais cela traversait mes idées plusieurs fois par jour... Je regardai donc le plancher quelques secondes pour camoufler mon malaise.

-Oh, Drake. C'est merveilleux et cela me sera très utile. Merciiii!

Je me rapprochai de lui et le serrai contre moi pour le remercier. Mon étreinte s'éternisa parce que je trouvais qu'il sentait bon. Le visage dans son cou, je le sentais bien. Je commençai a lui caresser le dos doucement.

-Tu sens bon...

Je m'éloignai légèrement, sans cesser de le caresser, mais juste assez pour le regarder dans les yeux. Mon cœur s'accéléra.

-Et tu es beau...

Mes yeux plantés dans les siens, je savais exactement ce qui allait se passer et qu'il était trop tard pour reculer. Il était temps que je tourne la page sur le passé et que je me pardonnes, puisque clairement mon meilleur ami ne semblait pas m'en vouloir, lui. Drake et moi méritions une autre chance.

J'approchai mon visage du sien et je déposai mes lèvres sur les siennes pour un baiser d'abord doux, puis passionné. En glissant mes mains sous son chandail, je me rendis compte d'à quel point il m'avait manqué.


*****

Quand je me réveillai aux côtés de Drake, un sourire niais illumina mon visage. J'étais vraiment bien avec lui. Je déposai un baisse sur son front et me levai du lit. Je me dirigeai vers la cuisine pour faire cuire des œufs, des crêpes et du bacon, je savais que le fumet réveillerait Drake au bois dormant. Je comptais lui faire une bonne blague et disposer les œufs et le bacon en forme de pénis dans son assiette. Il allait sûrement rire très fort de ma blague. J'avais déjà hâte...

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