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Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé]

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Cristal Obscur
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MessageSujet: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Ven 26 Juin - 8:53

Voilà maintenant quelques jours que notre petit, mais très beau Dieu était sorti des enfers. Naturellement, il gardait des séquelles de ce qui s'y était passé, deux ans enfermé dans une cage à n'avoir aucun signe de vie de qui que ce soit, à ne pas pouvoir utiliser ses pouvoirs, mais surtout à ne tuer personne, c'était du sérieux pour Misha. Pas qu'il appréciait particulièrement exploser des victimes, les détruire en petit morceaux ou tout simplement les vider de leur jus comme une orange, mais quand on passe une vie à le faire chaque soir, il est quand même normal que ça lui manque un peu. On pourrait comparer cela à de la nicotine, une drogue à laquelle on s'habitue si facilement et qui prend le dessus de nous au fil du temps et qui dirige nos actions à tous moments, que l'on se voit forcer d'abandonner subitement simplement pour faire plaisir à quelqu'un d'autre, un démon dans ce cas-ci, que l'on ne connait même pas. C'était certainement meilleur pour sa santé mentale, ce n'était pas à nier, mais quand ce n'est pas nous qui prend la décision ultime d'arrêter nos dépendances, la rechute est assurée et ne risque pas d'être moins intense que la dépendance du départ. Malgré cela, Misha avait réussi à passer tous le temps depuis son retour hors de ses habitudes normales, n'avait fait de mal à personne et depuis le temps qu'il avait abandonné ses clients qui lui avaient toujours demandé de tuer quelqu'un au nom de la vengeance, on avait fini par l'oublier un peu. Il faut dire qu'une semaine, ce n'est pas très long sans apporter la mort, mais il y aurait eu normalement au moins sept victimes et il sentait le manque s'installer en lui, se sentait comme une bête qui a la rage avec un filament de bave qui lui coule le long des lèvres.

C'est pour cela, il y a quelques jours, que le Dieu avait décidé de se trouver un emploi qui comblerait ses désirs. Un job ou l'on peut tuer, ce n'est pas nécessairement facile à trouver, mais personne n'a dit que cela devait être légal. Plusieurs choix s'offraient à lui, par exemple tueur à gages, dealer de drogue pas trop trop sympathique ou encore n'avoir aucun emploi et tuer pour le simple plaisir. Toutes ces possibilités offraient l'avantage de le combler, mais aussi le grand désavantage de devoir se cacher, rester dans l'ombre, lui qui n'aime pas particulièrement cela, le tout compliqué par le fait que sa mère soit maintenant une figure marquante de la grande ville de New-York. Même s'il n'était pas lui-même particulièrement connu, reste qu'on finirait par savoir qui il était et lorsqu'on découvrirait le lien de parenté, cela ne ferait que nuire à sa matrone... à bien y penser, c'était un bel avantage, mais aussi un inconvénient qui le forcerait probablement à se faire enfermer à nouveau jusqu'à sa mort dans un endroit ou il n'avait aucune envie de passer l'éternité. C'est donc vers quelque chose de beaucoup plus légal qu'il se tourna, quelque chose qui le ferait se sentir bien puisqu'un bel emploi bien respecté et au cours duquel il aurait certainement la possibilité d'assouvir ses idées de meurtre; tout cela pour la bonne cause de l'humanité et de l'ordre public. Un policier! Eh oui, aussi étrange que cela lui paraissait à lui-même, c'est vers ce choix qu'il s'était tourné. Les avantages étaient nombreux: un excellent salaire, la possibilité d'être au cœur de tout ce qui se passe dans la ville, un respect inébranlable, des accessoires certainement intéressant mais inutiles et la possibilité de pouvoir se montrer à la lumière du jour sans avoir peur qu'on découvre qui il était. Bien sûr, cela ne signifiait pas qu'il pourrait tuer tous ceux qu'il croisait, criminels ou non, mais il avait une possibilité de plus que dans bien d'autres métiers.

Revenir après deux ans d'absence n'avait pas été des plus faciles, tout comme revenir d'entre les morts. A son retour, il n'avait plus rien, que ce soit endroit ou dormir, argent ou contacts. Tous ceux qu'il avait connu, il n'arrivait plus à les contacter, ne les retrouvait plus dans la ville et son ancien logis repris par de nouveaux locataires. Il s'y était présenté et y avait trouvé deux inconnus, une mère et son fils. Feintant s'être trompé d'appartement, il était aussitôt ressorti tout en sachant qu'il devait y retourner afin de pouvoir avoir un nouveau départ. Le logement en lui-même, il s'en fichait éperdument, c'était ce qui s'y trouvait qui l'intéressait. Quelques billets qu'il avait cachés derrière le mur du placard de la chambre des maîtres et sa relique personnel, le livre de la vengeance servant à l'invoquer s'y trouvaient. C'est un soir alors que la famille était partie qu'il avait infiltré l'appartement, brisé le mur de la cachette pour n'y trouver que les quelques centaines de billets qu'il y avait laissé. Le livre quant à lui était disparu, signifiant que quelqu'un le possédait, pouvant l'ordonner de reprendre ses fonctions n'importe quand. La simple idée de savoir que cette arme se trouvait dans les mains de quelqu'un depuis plusieurs mois et qu'il n'avait toujours pas été utilisé l'avait rendu nerveux, prévoyant certainement un grand coup. Il avait déjà été victime d'un arnaqueur qui avait tenté de l'utiliser à maintes reprises et cette idée de devoir servir personnellement quelqu'un l'effrayait.
Les billets empochés, il s'était trouvé un motel depuis ou il avait pu crécher plusieurs nuits, mais aujourd'hui s'annonçait être la dernière puisqu'il s'était fait expulsé, maintenant incapable de payer pour une semaine supplémentaire.

C'était la raison principale de son nouvel emploi, être en mesure de survivre avant d'essayer de vivre. Son embauche n'avait pas été simple non plus, puisque sans formation, il était compliqué d'entrer dans la grande famille des forces de l'ordre. Un coup de chance lui avait sourit lorsqu'il était venu se présenter puisque les policiers était grandement en manque de nouvelles recrues. Après avoir utilisé le nom de sa mère comme référence familiale et faveur, on lui avait fait subir une série de tests physiques, mais surtout psychologiques. C'est avec étonnement qu'il avait très bien réussi la seconde partie, la première étant déjà dans la poche. On lui avait donc donné un poste de base, rien qui ne pouvait être trop sérieux, mais la patrouille, la sécurité et les problèmes de base lui étaient assignés. Il entrait en fonction dans deux jours, mais devait aujourd'hui se présenter au poste pour recevoir son uniforme, horaire, accessoires et rencontrer un peu l'équipe. Il n'y avait qu'un seul problème encore à régler concernant l'emploi : une voiture. C'était la dernière exigence qu'on lui avait imposé afin d'obtenir le poste et il avait menti afin de pouvoir intégrer l'équipe.

Il pris sa douche, s'habilla d'un chandail noir très sobre et du seul jeans qu'il avait pu se procurer avec le peu qui lui restait, puis s'était dirigé à pied vers sa destination. L'endroit ou il avait pu se louer la chambre de motel n'était pas des plus gracieux. On y trouvait fréquemment des junkies, des putes, des dealers de drogues et... de bagnoles... Il avait enfin la solution rêvée pour venir à bout de sa dernière requête. Après avoir passé plusieurs heures à s'informer et observer, Misha obtenu un nom et une adresse ou se rendre. On lui disait qu'il trouverait tout ce dont il avait besoin et à prix médiocre. Il avait été facile de comprendre qu'il s'agissait de bagnoles volées simplement à la vue du piteux garage devant lui et la façon presque subtile que ça avait d'être illégal. Il se présenta à l'homme qui s'y trouvait puis lui expliqua qu'il devait avoir une bagnole, peu importe laquelle, mais qu'il n'avait rien pour payer à l'instant, lui promettant de revenir une fois sa première paie obtenue. Il passa plusieurs minutes à s'obstiner avec le mec qui ne voulait absolument rien comprendre et qui l'énerva au point ou il le menaça de le tuer si on ne lui prêtait pas une voiture. C'est à partir de ce moment que tout avait dégringolé. Une arme pointée sur le front, il fit un pas derrière et leva les mains, n'ayant pas envie d'avoir de sérieux ennuis le jour même qu'il allait à son nouveau boulot. Bien sûr, il aurait du y penser avant de se présenter ici, mais c'était trop tard. Malgré la menace du pistolet, Misha ne cessait d'argumenter et d'augmenter le ton puis un bruit sourd envahi la pièce alors qu'une balle se dégageait du canon de l'arme. Le Dieu garda les yeux fermés plusieurs secondes puis se rendit compte qu'il n'était toujours pas mort. Soulevant une seule paupière à la fois, les sourcils plissés comme s'il venait de croquer un citron, il aperçu cette magnifique balle à quelques millimètres seulement de lui faire exploser la cervelle, complètement figée sur place dans les airs. Son ''futur assassin'' était complètement immobile lui aussi et c'est à cet instant, pour la première fois depuis son retour sur terre que Voueko se sentait soulagé
.
-Quel plaisir d'avoir encore mes pouvoirs! Sérieusement connard, tu vas le regretter amèrement. Je ne voulais pas te faire du mal, mais tu vois, quand on essaie de me tuer, j'ai du mal à ne pas le prendre personnel. C'est pas toi, c'est moi chéri.
Et il rit, il rit et rit pendant plusieurs secondes, soulagé et à la fois excité d'avoir enfin une victime qui s'était offerte d'elle-même en le menaçant. Il se tassa de quelques pas, voulant à la fois prendre une petite distance et éviter la balle, juste au cas ou son contrôle sur le temps déraillerait pendant l'utilisation de son pouvoir d'ondes de choc du à un manque de pratique. Le sourire sur les lèvre, il se concentra puis d'un mouvement sec vers l'avant, projeta une magnifique onde de choc qui alla se percuter violemment sur sa victime!
Ou pas..
Rien, tout simplement rien de ce qui devait se passer arriva.
La seule chose qui apparut de ses mains fut une poussière plus brillante que nature qui ne fit que tomber sur le sol, sans ne causer aucun dommage.. normal, c'est
DE LA POUSSIÈRE!? C'EST QUOI CETTE FOUTUE MERDE?. Vous l'aurez compris, il était un peu fâché. Il tourna en rond pendant une minute à se questionner ce qui pouvait clocher puis se remis en place pour une seconde tentative. Un élan et puis.. oh merde, je crée de la poussière maintenant... génial. Malgré sa déception et son incompréhension face à la situation, il se souvint rapidement de son objectif premier soit de se trouver un véhicule. Il traversa derrière le bureau puis se mit à fouiller partout pour les clefs. Il en attrapa trois ou quatre dans le premier tiroir puis se dirigea vers l'extérieur à la recherche des associations possibles. Appuyant sur le bouton du démarreur à distance, il entendit le son d'un klaxon répondant au signal à l'intérieur du garage. Il y retourna puis aperçu une belle Dodge Charger assez récente et très bien montée avec des pièces nouvellement ajoutées pour la rendre méconnaissable même par son propriétaire légal le plus récent. Une fraîche couche de peinture blanche cachait l'ancienne couleur et deux grosses lignes bleu royal l'ornait du devant jusqu'à l'arrière. Nul besoin de vérifier les autres clefs correspondaient à quels véhicules, il les lança derrière lui et s'installa dans sa nouvelle conquête. Il fit rugir le moteur puis déguerpi de l'établissement. Au passage, il défigea le garagiste en lui faisant un gros fuck you bien visible par la fenêtre.
-T'aurais du accepter pendant qu'il était encore temps, connard! et s'enfuit.
La route lui semblait magnifique, il flottait sur un gros nuage de cuir et d'odeur de char neuf. Son problème de pouvoir? Il avait décidé de le remettre à plus tard. Il aurait bien assez de la soirée complète pour examiner cela de plus près. Se dirigeant vers le poste, il s'avait qu'il n'aurait aucun problème avec cette acquisition et se sentait extrêmement bien.

Il se stationna, sorti du véhicule et se dirigea vers le quartier général des faiseurs de loi. Il était à la fois excité, nerveux et positif, mais aussi craintif que toute cette vague de bonne chance s'écrase dans sa face pour lui remettre la dur réalité devant les yeux. Il n'avait jamais été habitué à vivre le bonheur plus que quelques minutes de suite et c'était justement ce qui l'intriguait. Quelque chose allait certainement clocher, on lui annoncerait qu'on le remplaçait par une recrue formée, ou alors qu'il n'était finalement pas assez bon pour intégrer les forces de l'ordre. Ouvrant la grande porte, il se dirigea vers la réception d'un pas faussement décidé.


- Salut, le sergent m'a dit de venir chercher mes uniformes, mon horaire et mes... il dévisagea la personne devant lui pendant ce qui lui sembla une éternité. La regardant droit dans les yeux, son souffle se coupa et il sentit son coeur manquer quelques battements. On se connaît? Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il connaissait cette personne, mais il ne la connaissait pas non plus. Il avait l'impression qu'on venait de le déchirer de l'intérieur et se demandait sérieusement pourquoi cet inconnu lui faisait un tel effet. Comment pouvait-il avoir autant d'emprise sur lui alors que son visage ne lui était pas familier?


Dernière édition par Misha V. Wilde le Dim 5 Fév - 21:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Ven 10 Juil - 15:14

Ezra avait abandonné son emploi au Hell Inn il y avait quelques mois déjà. Après sa rupture avec Kayla, il avait eu envie de changement dans sa vie. Il avait donc complètement cessé ses activités de revendeur de drogue et avait quitté le célèbre hôtel pour un milieu de travail plus sérieux. Peut-être avait-il justement besoin d'une vie plus rangée pour bien avancer. Avec le départ de sa petite amie étaient venus les doutes. Le dieu ancestral ne savait plus très bien où il en était ni comment orienter son existence. À son âge, il avait vécu tellement de choses qu'il ne savait plus très biende quoi il avait réellement besoin.

Il avait vu l'offre d'emploi au poste de police presque par hasard. C'était celle-ci qui lui avait permis de confirmer son envie de changement. Comme le chef de la police était un dieu, il avait fait passer la candidature de Tezcatlipoca avant celles des mortels. Il y avait une règle non-écrite à New York comme quoi il fallait privilégier les dieux, même les moins importants ou impliqués politiquement. Ezra ne s'en offusquait pas et avait accepté de profiter de cette avance sur les autres. D'ailleurs, son expérience comme réceptionniste servait d'argument valide à M. Wilde si on le questionnait sur son choix de candidat.

Beaucoup plus de gens semblaient gênés par son handicap au poste de police. À l'hôtel, personne n'en faisait de cas, ou presque. Seulement, dans un milieu aussi brusque que le poste, on imaginait mal un jeune homme en fauteuil roulant s'occuper de l'accueil des agents, des témoins et des criminels. En quelques mois, Ezra avait montré ses compétences et, sauf de rares exceptions, ses collègues lui démontraient respect et appréciation. La plupart du temps, les remarques désobligeantes venaient des gens qui s'étaient faits arrêter ou de leurs proches venus payer leur caution. Elles ennuyaient toujours le dieu, mais elles ne le perturbaient pas exagérément: il savait qu'il pouvait faire de la vie de n'importe quel humain un enfer sans grand effort, et cela le consolait de toute imbécilité sortant de la bouche de ces débiles qui ressentaient le besoin de rabaisser les autres.

Ce jour-là, Ezra avait eu affaire à plusieurs cas spéciaux, et pas dans le bon sens du terme. Heureusement, dans un cas en particulier, ses collègues avaient été là pour le soutenir. Il y avait du bon à travailler avec des hommes courageux et forts. Déjà, pouvoir les avoir dans son champ de vision était un avantage incomparable de son emploi. Le dieu avait toujours aimé observer les humains à l'apparence avantageuse, autant les hommes que les femmes. À l'époque, il était fortement mal vu de s'adonner à certains plaisirs trop souvent ou encore avec des partenaires différents. Aujourd'hui, les moeurs étaient moins solides. À première vue, il était difficile de croire que le jeune homme aux allures innocentes qui accueillait les gens avec un grand sourire avait commis des actes qu'il fallait éviter de simplement mentionner devant les âmes pures et sensibles.


- Salut, le sergent m'a dit de venir chercher mes uniformes, mon horaire et mes...

Ezra fixa le nouvel agent subitement devenu silencieux. Pourquoi avait-il cessé de parler?

-Ça ne va pas?

Il ne fallait pas qu'il compte sur lui pour se lever et aller le secourir. Il l'observa plus attentivement, à la recherche d'un détail l'informant de la situation avant que l'autre jeune homme ne lui réponde et fut frappé de l'évidence en regardant dans ses yeux. Il s'agissait d'un dieu. Tezcatlipoca était capable de reconnaître ses semblables simplement en portant une attention soutenue à ceux qui l'entouraient. Il savait que c'était le cas des autres dieux: ils se démasquaient d'un simple coup d'oeil. Ezra ne pouvait toutefois pas dire de quel dieu il s'agissait, car il ne l'avait jamais rencontré auparavant.

-On se connaît?

Soit le nouvel agent était mentalement atteint, soit c'était la première fois qu'il faisait face à un dieu inconnu. Dans ce deuxième cas, il était fort probable qu'il ne comprenne pas ce qu'il reconnaissait en Ezra, tout en remarquant quelque chose de spécial chez lui.

-Non, je ne pense pas... Ou alors... il est possible que tu m'aies rencontré lors d'une autre visite au poste de police. J'accueille les gens.

Il essaya de lui sourire doucement pour le calmer un peu, mais une partie de lui s'amusait de le voir aussi désemparé. De plus, sa curiosité à son égard prenait un peu le dessus. Il aurait voulu capturer son reflet et le lire dès cet instant pour savoir à qui exactement il avait affaire. Il osait espérer que ce n'était pas quelqu'un de lié à sa terrible soeur.

-Ezra Colfer.

Il lui tendit la main et, naturellement, ne se leva pas de son fauteuil.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Mer 19 Aoû - 17:38

Ce puissant sentiment qui me hantait alors que je regardais ce jeune garçon droit dans les yeux m'immobilisait complètement. Sa belle gueule à elle seule n'était pas suffisante pour me faire ressentir autant de choses, il y avait une forte impression de déjà-vu; comme le dit si bien Beyoncé.

Ses magnifiques et grands yeux bleus, sa coupe très moderne, ses traits fins lui donnant un air très jeune, j'aurais pu décrire cet homme sans même le voir aujourd'hui, alors que d'un autre sens, j'avais l'impression que je ne l'avais jamais rencontré. Étais-je endormi et je rêvais de cette journée? Avais-je rêvé de cette rencontre et remarqué dans les moindres détails de mon interlocuteur? Impossible, le cerveau n'est pas adapté à créer de nouveaux visages, même en rêves. L'avais-je simplement croisé au café du coin? Non, je l'aurais remarqué plus clairement, je me serais souvenu l'avoir vu.

Et ce n'était pas tout, mon corps tout entier se sentait attiré par sa présence, comme un aimant hyper puissant qu'on lance sur un réfrigérateur. Je sentais que maintenant que je l'avais rencontré, nos destins étaient liés l'un à l'autre et qu'on ne pourrait y échapper. Je n'avais aucune idée si c'était une bonne chose ou alors la pire des choses qui m'étaient arrivées jusqu'à maintenant, mais il était trop tard pour reculer, trop tard pour faire comme si je ne l'avais jamais vu, rebrousser chemin et ne jamais revenir ici. J'avais besoin de savoir pourquoi ma tête de disait de me lancer dans cette relation alors que le reste de mon corps voulait s'enfuir.

Jamais je n'avais été paralyzé de la sorte par quelqu'un, ni même ma mère qui m'avait enfermé pendant la plus grande partie de ma vie, ni même mon père qui savait être un dieu plus qu'effrayant lorsqu'il s'y mettait. -Ça ne va pas?. J'étais incapable de répondre au jeune garçon (d'apparence!), mais il faut aussi avouer que la réponse était assez claire... *NON ÇA VA PAS!*


Après avoir repris un peu le contrôle de mon corps, je réussis enfin à lui poser la question qui brulait mes lèvres depuis que je l'avais regardé. Il était clair que selon moi, on se connaissait, mais qu'on ne se connaissait pas non plus. Je devais avoir l'air d'un débile, un attardé qui avait réussi à intégrer les forces de l'ordre, deux handicapés aux poste de police, ça paraîtrait bien! Avec un peu de chance, jamais on ne ferait le lien entre mon père et moi, qui était plus que bien placé dans la gestion de la sécurité publique. être imbécile et fils de l'ex-maire, ce n'était certainement pas gratifiant.

-Non, je ne pense pas... Ou alors... il est possible que tu m'aies rencontré lors d'une autre visite au poste de police. J'accueille les gens.

J'eus un rire nerveux qui aurait pu laisser croire que j'avais fait plusieurs visites au poste pour de mauvaises raisons, alors que ce n'était aucunement le cas. C'était encore les émotions qui avaient du mal à laisser passer les mots. Je me frottai rapidement le visage de ma main droite et repris un air un peu plus normal, afin d'avoir l'air de quelqu'un de plus stable que ce que j'étais réellement.

-Non non, je suis tout sage. Je dois te confondre avec quelqu'un d'autre, désolé.

Je n'y croyais pas moi-même, mais peut-être que lui il y croirait. Lorsqu'il reprit la parole pour se présenter, j'eus la grande impression qu'il me mentait. Je ne connaissais pas son vrai nom, mais je savais que c'était faux. L'idée que j'avais d'implantée dans la tête ne correspondait pas à ce qu'il me disait, j'en avais presque mal au cerveau à faire de réfléchir, à croire que mon subconcient essayait de me prévenir. En regardant sa main s'avancer vers moi, je remarquai la chaise roulante dans laquelle celui qui prétendait s'appeler Ezra était assit. Je ne fus même pas surpris puisque je m'y attendais, même si l'on ne voyait pas la chaise de l'autre côté du comptoir. C'était la confirmation que je le connaissais réellement. J'étais maintenant certain qu'il me mentait sur son nom et qui sait, peut-être plus? Peut-être me mentait-il sur le fait qu'il ne me connaissait pas et qu'en fait, il était très content que je ne l'aie pas reconnu encore...

-Misha... enchanté.

J'étais méfiant et Ezra devait trouver que je l'étais beauuuuucoup trop. Je n'avais pas divulgé mon nom de famille pour qu'on fasse pas de lien entre mon paternel et moi, mais je savais bien que quelqu'un finirait bien par le découvrir rapidement et l'annoncerait à tout le monde, insistant que j'avais eu le poste à la sécurité publique uniquement par mon nom, alors que c'était tout le contraire. J'avais fait mes preuves et j'en étais fier, personne ne viendrait me dire de telles conneries sans en subir les conséquences, peu importe si cela mettrait mon poste en danger.

-Ça te dérangerait de me faire visiter un peu?

Le plus étrange, c'est que cette envie de le revoir, cette envie de lui faire confiance, de continuer à lui parler... tout cela ne semblait pas venir d'une bonne intention.
Et me semblait complètement faux.

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Dernière édition par Misha V. Wilde le Lun 22 Aoû - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Jeu 27 Aoû - 13:42

Il y avait longtemps que Tezcatlipoca oscillait entre les activités positives et les passe-temps nocifs. Même en se convainquant qu'il devait être bon, dans le but de se dissocier de sa sœur, il n'avait jamais pu complètement abandonner son besoin de faire le mal. Ainsi, tout en paraissant mener une existence tranquille et exemplaire, il se rendait régulièrement dans le quartier Grey pour y vendre des substances illicites, et ce, jusqu'à tout récemment. Même quand il férquentait Kayla et se persuadait qu'il pourrait bâtir avec elle ce à quoi il aspirait depuis longtemps, le dieu aztèque n'avait cessé ses activités. C'était seulement après l'échec de ses projets avec la jeune femme qu'Ezra avait choisi de faire une nouvelle vague de changements dans sa vie et que le trafic de drogue avait été mis de côté.

Quand on était un dieu âgé de plusieurs siècles, il fallait souvent faire le ménage dans sa vie pour éviter de s'ennuyer ou de déprimer. Les humains évoluaient sur une très courte période, ce qui leur fermait un nombre effarant de possibilités par manque de temps. Cela les empêchait de tout essayer, ce qui n'était pas le cas des immortels. Ezra s'offrait donc, depuis longtemps, le loisir de changer d'occupations puisqu'il pourrait toujours revenir à ce qui l'intéressait le plus, après une durée suffisamment longue ou sous une nouvelle identité. Les époques commandaient toujours un certain style de vie, et l'évolution de la société humaine donnait des points de repères aux êtres âgés, les orientant dans leurs choix et leur offrant de nouveaux défis.

New York de cette nouvelle ère était une ville pleine de possibilités. Le dieu avait eu envie, probablement au contact de Kayla qui venait d'une famille très ambitieuse, de chercher plus de grandeur que ce que pouvaient lui apporter ses heures passées à accueillir des gens inintéressants, la plupart du temps, au Hell Inn, ou son temps perdu auprès des âmes les moins glorieuses de la ville, celles qui avaient besoin de substances chimiques pour se détruire. Il avait donc quitté le grand hôtel et coupé tout contact avec le réseau de revente de drogue. Il avait d'ailleurs agi avec prudence au départ, ne révélant qu'un minimum de détails sur son identité et s'efforçant de ne jamais attirer l'attention des plus grands du domaine. On lui fichait donc la paix maintenant. Le dieu ne niait pas que cette tranquillité puisse avoir pour origine ses liens désormais étroits avec la police.

Ezra observa le jeune homme étrange qui ne répondait pas quand on lui demandait si ça allait, cherchant un détail lui expliquant son comportement. Son rire nerveux à l'explication qu'on venait de lui proposer laissait douter sa stabilité émotionnelle, à cet instant. Le réceptionniste eut un rapide regard autour de lui pour s'assurer de la proximité des policiers. Si ce supposé petit nouveau disjonctait et l'attaquait, Ezra aurait bien du mal à se défendre.


-Non non, je suis tout sage. Je dois te confondre avec quelqu'un d'autre, désolé.

Le dieu resta sur ses gardes, mais se força à sourire avec le plus de chaleur possible. Ce mec était étrange et, définitivement, sa manière de faire semblant que tout allait bien n'avait rien de rassurant.

-Oh, je vois. Ça m'arrive tout le temps : il paraît qu'il y a un type qui me ressemble beaucoup en ville.

Habituellement, il aurait tenté une blague sur son fauteuil roulant, mais il jugea judicieux de ne pas mettre l'autre jeune homme encore plus mal à l'aise et s'en abstint. Le sosie auquel il venait de faire référence était sa réponse à tous ceux qui juraient l'avoir vu debout quelque part, quand il sortait la nuit. C'était peut-être le cas de son nouveau collègue.

-Misha... enchanté.

Ezra avait déjà rencontré des gens beaucoup plus enchantés de faire sa connaissance. Misha ne semblait aucunement ravi à cet instant. Il lui faisait penser à un animal sur le point de mordre. Un animal spécialement joli.

Le réceptionniste baissa les yeux sur l'écran de son ordinateur pour effectuer une recherche rapide, en gardant une attention soutenue sur ce qui se passait autour de lui. Il ne voulait pas risquer une attaque surprise. Il trouva rapidement ce qu'il cherchait dans la banque de données sur les agents.


-Je viens de te trouver. Je vais pouvoir te donner ton uniforme et tous tes jolis accessoires de mode.

Il était très difficile de rester stoïque, car le dieu venait de tomber sur une information qui ne pouvait être anodine : Misha possédait le même nom de famille que le chef de la police et sa tendre épouse la mairesse. Logiquement, il ne pouvait pas leur être étranger, surtout si on considérait qu'il était un dieu, lui aussi. Officiellement, il devait être un frère ou un cousin d'Alan Wilde...mais qui représentait-il pour Zeus? Le nouveau policier devait être un foutu dieu grec – les pires dieux, selon quiconque provenait d'une mythologie mineure. Il était donc très dangereux, spécialement parce que les siens le soutiendraient face aux autres dieux en cas de conflit. Tezcatlipoca devait donc veiller à ne générer aucun conflit avec lui.

-Ça te dérangerait de me faire visiter un peu?

-Aucunement. Tes affaires sont dans une pièce, au bout du poste. Il faut donc justement que tu m'y suives.


Ezra se déplaça donc de derrière son bureau pour se diriger vers la pièce contenant le matériel à remettre au nouveau policier. Il s'assura que Misha le suivait et, en le gardant toujours bien dans son champ de vision, il lui décrivit brièvement tout ce qu'ils rencontrèrent de spécial et lui indiqua ce à quoi menait chaque porte.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Mer 9 Sep - 0:09

Je n'y croyais absolument pas. Un autre gars qui lui ressemble en ville? Ce n'étais pas une impression de déjà-vu que je ressentais, c'était une impression de le connaître, ou de l'avoir déjà connu. Je ne croyais pas à l'âme-soeur et je ne croyais certainement pas qu'Ezra était le mien. J'avais plutôt le sentiment qu'on avait passé des années ensemble, qu'on s'était rencontré personnellement et que je savais tout sur ce mystérieux personnage, mais que tous ces souvenirs m'avaient été enlevés, effacés de ma mémoire par une force divine. Pourquoi me le cachait-il? Était-ce lui qui avait volontairement retiré ces souvenirs de ma tête afin de se protéger? M'avait-il déjà trahi, ou alors avait-il tenté de me tuer? Était-ce l'un de mes clients qui avait utilisé mes services divins et qui tentait maintenant de s'échapper des conséquences que comportaient l'utilisation du fameux livre qui avait contrôlé ma vie presque autant que ma mère? Toutes ces questions tournaient dans ma tête en même temps et j'avais un mal fou à faire le ménage là-dedans. Le mal de crâne que m'occasionnait le manque de réponse me faisait réagir bizarrement à tout ce qui se passait autour de moi.
Mais surtout, pourquoi me mentait-il? Je refusais de croire qu'il était possible qu'il me dise la vérité, mais je ne savais pas non plus ce qui me poussait à affirmer le contraire.

Pendant que le réceptionniste effectuait ses tâches de recherche, je fis un tour rapide de ce qui se passait autour de moi. Le poste de police, malgré sa taille surprenante, ne ressemblait pas du tout à un labyrinthe. Le décor très sobre était annonciateur d'un environnement où la loi domine et où l'humour n'est pas nécessairement la bienvenue, du côté ouvert au public du moins. C'était tout ce à quoi on s'attendait de ce genre d'endroit et je sentais que je pourrais m'y plaire, malgré tous les risques pour mon estime personnel que je courraient en venant travailler ici. Être le fils du chef de police, c'était déjà difficile selon ce que j'avais pu voir dans plusieurs émissions, dont Under the Dome, mais j'étais prêt à y faire face en espérant ne pas trop avoir envie de casser de gueules, pas celles de mes collègues en tout cas. Mon nouveau poste au sein des forces de l'ordre m'était essentiel et je me devais de faire tout mon possible pour le garder jusqu'à ce que je n'en ait plus besoin.

Lorsque l'employé repris la parole, je me retournai à nouveau vers lui l'air soudainement un peu plus normal. Détourner mon attention de lui m'avait légèrement calmé, mais le revoir à nouveau fit revenir toutes ces questions en moi. Je ne me sentais vraiment pas bien en sa présence et j'avais toujours l'impression d'être figé sur place, autant que j'avais envie de le questionner comme seul moi savait le faire, lui arrachant membre par membre jusqu'à ce que la vérité sorte de sa bouche. Un pitbull au poste de police, avec la rage!


-T'es un petit comique toi.

Je haussai légèrement les sourcils en disant cette phrase sur un ton ambiguë, comme si j'avais voulu le soutenir dans ses blagues tout en lui montrant que je n'étais vraiment pas enchanté de faire sa connaissance et de devoir faire affaire avec lui aujourd'hui. Avec un peu de chances, je travaillerais sur un autre quart que le sien et n'aurais jamais à le revoir. Cette sensation que j'avais depuis que je l'avais vu ne m'était pas rassurante et ne devait pas l'être pour lui non plus, mais je m'en fichait.
Ou pas...
J'avais envie de le revoir.

C'est pour cette raison que je lui demandai de m'accompagner pour un premier tour des lieux de travail. Étant simple agent, je n'étais celui qui serait le plus ici, étant plutôt sur le terrain, mais je me devais tout de même de connaître les lieux afin de connaître les endroits repères. Lorsque mon interlocuteur accepta, je lui fis un signe de main qui indiquait que je le laissais passer devant (oui oui je suis galant tout de même!) et le suivi de proche tout en continuant de l'examiner avec précision, portant une attention peu soutenue à ce qu'il me disait et ce qui se passait autour de moi. L'obsession que j'avais face à lui était insoutenable et j'avais l'impression que j'allais exploser à tout moment. Mon corps était de plus en plus chaud, je sentais mon front s'humidifier, mes yeux devaient presque loucher tellement j'essayais de me concentrer sur trop de choses en même temps. Une chance que je ne levais pas trop les yeux car tous les beaux policiers du poste m'auraient fait exploser si j'avais à me concentrer sur une chose de plus.

Une fois arriver dans la pièce en question où je devais recevoir tous mes trucs de policier, je refermai la porte derrière nous par mesure de ''sécurité'' (ça devait bien être pour quelque chose s'il y avait un système de sécurité de l'autre côté!) puis suivi mon accompagnateur vers les casiers où se trouvaient mes accessoires. Le silence dans la pièce m'indiqua qu'il n'y avait personne d'autre que nous ici et c'est à ce moment que je décidai de me lancer. Je fis deux grand pas pour me retrouver devant l'handicapé, l'attrapa par les appuis-bras de la chaise et le reculai violemment contre le mur. Le regard que je lui lançait n'était pas signe d'une stabilité mentale, mais d'un grand enthousiasme à être seul avec lui. Je le regardai fixement dans les yeux sans bouger pendant trois ou quatre secondes et approcher mes lèvres de son oreille. J'avais beau être très très fâché, je n'étais pas pour crier dans un poste de police et attirer l'attention de mes futurs collègues. Je mis aussitôt mes mains sur ses avant-bras pour l'empêcher de faire quoi que ce soit, sachant très bien que les personnes en chaise roulante avaient des bras très forts, même si je doutais fortement qu'il ait besoin de ce moyen de transport s'il essayait de se faire passer pour quelqu'un d'autre.


-Maintenant tu vas me dire pourquoi tu me mens sur ton identité et pourquoi tu insistes que je ne t'ai jamais vu, parce que je ne te crois pas du tout. T'essaie de te cacher c'est ça?

*C'est fou à quel point il sent bon! Et à quel point il est mignon et... merde arrête Misha!*

Si seulement j'avais su avant que tout ce que je croyais était vrai, j'y aurais été avec plus de douceur, mais les mensonges et surtout cette idée d'implantée dans ma tête qu'Ezra n'était pas celui qui se trouvait devant moi me rendaient complètement fou. Si le jeune se montrait assez convainquant, je pourrais probablement changer d'idée sur tout ce que je croyais ressentir, mais pour l'instant, il ne m'importait que de le questionner.
Un vrai pitbull dans un poste de police... avec la rage.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Jeu 12 Nov - 20:02

Tezcatlipoca ne détestait pas particulièrement les autres mythologies. Il savait qu'il devait se méfier de tous les dieux, majeurs ou mineurs, mais il reconnaissait la supériorité du danger que représentaient ceux qui appartenaient à de grandes lignées. Les dieux grecs et les dieux romains étaient plus soudés entre eux que les dieux égyptiens ou les rares dieux nordiques. Certains se percevaient même comme faisant partie d'une même race, spéciale et plus noble. Entre un ennemi issu de leur propre mythologie et un innocent issu d'une autre mythologie, plusieurs dieux choisiraient facilement de sacrifier le second. La famille restait la famille, qu'on s'aime ou qu'on se déteste.

Misha était probablement un dieu grec. Cela signifiait donc qu'il avait tout un panthéon pour le protéger s'il entrait en conflit avec d'autres dieux. Comme il était visiblement lié à Héra et Zeus, il semblait évident pour Ezra que son statut était assez élevé dans sa mythologie. Il ne fallait donc pas se le mettre à dos.


-T'es un petit comique toi.

Ezra se contenta de forcer un sourire. Ce mec était étrange. Le fait qu'il soit un dieu expliquait partiellement sa mauvaise adaptation sociale. Beaucoup de divinités avaient du mal à s'intégrer au monde humain. Elles tentaient de passer pour ce qu'elles n'étaient pas et finissaient par avoir l'air d'humains plus nerveux que la moyenne. Ce n'était pas le cas de Tezcatlipoca. Ce dernier vivait parmi les humains depuis suffisamment longtemps pour avoir appris à se fondre parmi eux tout en sachant comment les manipuler et prévoir leurs actions.

Ezra ne remarqua pas spécialement que Misha refermait la porte derrière eux. Il était normal de garder cette entrée bloquée aux visiteurs, habituellement. Il ne se sentit donc pas menacé et fut très surpris de la violence subite du nouveau policier. L'arrêt subit du fauteuil roulant contre le mur lui donna un choc dans le dos qui ne le mit pas de très bonne humeur. Mais qu'est-ce que ce débile avait en tête? Ezra était déjà en situation d'infériorité physique, il n'avait pas besoin de le maltraiter pour souligner sa force physique. Il soutint le regard de Misha en silence, ne souhaitant pas le provoquer et guettant le meilleur moment pour réagir. Il profita du mouvement de l'autre homme pour approcher son visage de son oreille pour baisser les yeux vers sa bague réfléchissante, espérant y capturer le reflet de son assaillant, mais l'angle dans lequel ils se trouvaient le lui interdisait.


-Maintenant tu vas me dire pourquoi tu me mens sur ton identité et pourquoi tu insistes que je ne t'ai jamais vu, parce que je ne te crois pas du tout. T'essaie de te cacher c'est ça?

Il était fou. Il n'y avait pas d'autre explication. Une case manquait dans la tête du jeune homme. Ezra n'oubliait jamais les gens avec qui il partageait quelque chose de spécial, surtout s'il était question de sa magie, laquelle était le seul secret qu'il souhaitait éviter de répandre. Il était impossible qu'il ne se souvienne pas de Misha si celui-ci le connaissait vraiment. Pourtant, en voyant l'intensité des réactions de l'autre homme, il commençait presque à douter. Et si sa mémoire lui jouait des tours?

-Ok ok...tu m'as peut-être déjà vu...mais je te jure que je ne me souviens de rien.

Voilà qui n'aidait certainement pas son cas. Ezra maudit silencieusement sa sœur de lui avoir lancé cette foutue malédiction lui interdisant de marcher lorsqu'il faisait jour. Il se retrouvait en situation très délicate et, en dehors de ses belles paroles, il ne pouvait que compter sur son pouvoir de contamination pour l'aider, mais il ne souhaitait pas utiliser ce genre de magie sur son lieu de travail, et surtout pas en compagnie d'une personne aussi perturbée.

-Peut-être que si tu m'expliquais de quoi je devrais me souvenir, ça m'aiderait à me rappeler.

Le dieu eut un regard pour ses deux bras immobilisés par le poids de l'autre homme qui les maintenait en place avec ses mains, et il fut légèrement amusé. Où craignait-il qu'il se sauve? Même s'il ne l'avait pas retenu, Misha aurait simplement eu à se placer devant la porte pour l'empêcher de partir. C'était au moins signe que son attaque était totalement imprévue, ce qui était à la fois rassurant et inquiétant. Ezra n'avait pas à craindre un plan élaboré, mais son assaillant pouvait tenter une action illogique à tout moment puisqu'il agissait instinctivement.

-Je te jure que je ne me souviens de rien impliquant un dieu grec.

Il avait tenté un bluff. Il n'était pas entièrement persuadé que Misha était une divinité de ce panthéon, mais il possédait suffisamment d'indices pour prendre le risque de le mentionner pour tester la réaction de l'autre homme.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Mer 13 Jan - 19:36

J'avais quand même cette chance d'avoir été caché toute ma vie, de ne pas être un dieu aux yeux des divinités grecques, mais de pouvoir tout même bénéficier de cette influence naturelle qu'ont les dieux romains sur les autres. Lorsque qu'on me reconnaissait comme faisant partie de la mythologie grecque, il y avait cette crainte que d'autres me supporteraient, m'aideraient en cas de problème. Pourtant, rien n'était plus faux. Être contre moi, c'était être avec tous les dieux grecs. Aucun de ceux qui avaient connaissance de mon existence ne m'aimait, ou alors ils se foutaient complètement de moi. Pourtant, je faisais quand même partie de cette grande famille qui aimait mieux me laisser vivre que me punir pour toutes mes actions et l'erreur que je suis. La seule personne qui était sérieusement prête à me tuer si elle apprenait que je vivais toujours, c'était mon père. C'était d'autant plus étrange que je me rapproche dangereusement de lui en venant travailler directement sous ses ordres alors qu'il ne serait même pas en mesure de me reconnaître. Il avait tellement cette idée que j'étais mort, que ma mère m'avait ôté la vie lorsque je n'étais qu'un bambin, qu'il ne serait capable de me reconnaître si je me présentais devant lui aujourd'hui, portant son nom et lui disant que j'étais un dieu grec. C'était peut-être mieux ainsi, j'avais beau avoir vieilli, pris de l'expérience et avoir des pouvoirs incroyables, je n'étais tout de même pas en mesure de l'affronter en duel. Ma seule chance était d'user de ruse et de sortir le grand jeu lorsque le moment serait venu. Mon impatience était palpable alors que je m'approchais peu à peu d'un de mes objectifs, mais je gardais tout de même mon calme face à cela puisque je savais que j'en avais encore pour longtemps. Détruire mon père était certainement l'une de mes motivations pour vivre, mais anéantir ma mère l'était encore plus.

Plus j'étais en présence de l'agent à l'accueil, plus je sentais qu'il me mentait et cela me mettait dans une rage folle. Je faisais de mon mieux pour avoir l'air normal et ne pas laisser paraître ma nervosité, mais c'était trop pour ma petite tête qui en laissait échapper des bouts. S'il me trouvait étrange, voir détraqué mental, il n'avait aucune idée de tout ce qui se passait dans mon cerveau; il en aurait surement peur. J'avais donc proposé qu'il me fasse visiter les lieux, ce qui pouvait être quelque chose de normal pour un nouvel employé, mais la seule idée derrière cela était de me retrouver dans un endroit calme et isolé pour avoir des explications. J'avais beau ne pas être une lumière sur deux pattes, j'étais tout de même conscient que ce n'était pas l'endroit pour menacer quelqu'un, pas devant les policiers. Lorsque j'eus la certitude que nous ne serions pas dérangés, je sautai sur l'occasion pour le prendre dans un coin et jouer au grand dur qui menace le petit faible. C'était de l'intimidation, oui, mais il n'était certainement pas sans défense. Si jamais je me rendais compte que c'était une erreur et que c'était un humain tout ce qu'il y a de plus normal, je le tuerais. C'était une solution passe-partout à ce genre d'erreur.


-Ok ok...tu m'as peut-être déjà vu...mais je te jure que je ne me souviens de rien.

Il n’était pas question que je le lâche du regard. Mes yeux braqués directement dans les siens laissaient paraitre que je ne plaisantais pas, je ne plaisantais jamais d’ailleurs. Je n’avais aucunement le sens de l’humour et comme seules la haine et la vengeance m’animaient, j’étais incapable de ne pas être sérieux. C’était quelque chose que j’enviais grandement aux humains, leur capacité à lâcher totalement prise et à faire comme si rien ne les atteignait, d’être capable d’accepter que quelqu’un nous dise un commentaire de nature comique et de ne pas le prendre personnel. L’alcool était peut-être la solution, les bars étaient remplis de gens qui riaient et qui faisaient toutes sortes de choses sauf prendre au sérieux ce qui se trouvait autour d’eux. Mais en voyant la réaction de certaines personnes avec l’alcool, principalement celles qui sont seules et instables mentalement, je doutais que c’était une très bonne idée. J’étais clairement dans la deuxième catégorie et être ivre ne ferait probablement que m’apporter du malheur, voire la mort. Qui sait si je n’essaierais pas de m’attaquer à mes parents directement sous l’effet d’une bouteille de fort?

-Peut-être que si tu m'expliquais de quoi je devrais me souvenir, ça m'aiderait à me rappeler.

- C’est justement ça le problème! Je sais que tu te caches, mais j’ai aucune foutue idée pourquoi!?

C’est à peine si j’avais laissé le temps à l’handicapé de terminer sa phrase que j’avais répliqué quelque chose qui m’aurait mis en mauvaise posture s’il avait vraiment voulu se cacher de moi. Je m’étais dévoilé, mais dans notre situation, c’était peut-être pour le mieux. Il était presque trop calme et ça m’énervait autant que ça me détendait. Ma tête disait à mon corps de se calmer et mon corps avait envie de lui foutre la raclée de sa vie.

J’ignorais quoi faire et je retirai mes mains de sur ses bras en me redressant. Je reculai d’un pas et un bruyant soupir s’échappa de ma bouche. Tout mon corps montrait que j’étais mêlé dans toute cette histoire.


-Je te jure que je ne me souviens de rien impliquant un dieu grec

- TU ME FAIS CHIER! Comment espères-tu que je te crois après ce que tu viens de dire? Tu dis que tu me connais pas et après tu m’annonces des renseignements personnels sur ma vie? Sérieusement, je sais que je ne suis pas la personne la moins dérangée qui existe, mais soit t’es pire que moi, soit t’es vraiment con!

Je me rapprochai de lui, toujours l’air un peu menaçant, mais tentant de me contrôler et de ne pas lui sauter dessus. Je n’avais pas cru que Ezra était handicapé au début, comme s’il s’était créé ce handicap pour se cacher, mais j’avais aussi remarqué qu’il ne faisait que se défendre par ses paroles, ce qui me laissait croire qu’il n’était pas apte à le faire physiquement. Si je m’étais trompé sur cela, peut-être m’étais-je trompé sur sa vraie nature aussi.

- Alors tu vas commencer par me dire qui tu es… et pas des bêtises, pas de cachettes, tu me dis tout.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Mer 11 Mai - 20:27

Ezra avait été proches de nombreuses personnes au cours de sa longue vie. Humains, créatures et divinités mineures avaient partagé sa vie à titre d'amis, ennemis, amants ou plus d'un de ces titres. Parmi celles-ci, une minorité avaient connu l'existence de ses pouvoirs et encore moins avaient obtenu de lui la confession de sa vraie nature. Le dieu préférait qu'on le prenne pour un sorcier, et préférablement pour un sorcier peu puissant ou inexpérimenté. Par le passé, cette attitude lui avait permis de frapper alors qu'on ne s'y attendait pas. Tezcatlipoca connaissait peu de plaisirs égalant celui d'enlever la vie à un quelqu'un qui le méritait. Quant aux raisons motivant le meurtre, elles variaient selon les époques et selon le contrôle du dieu. Il souhaitait changer et cesser d'être la copie maléfique de son frère, mais une partie de lui revenait toujours vers le mal.

- C’est justement ça le problème! Je sais que tu te caches, mais j’ai aucune foutue idée pourquoi!?

Ce Misha allait-il finir par dire quelque chose ayant du sens? N'allait-il qu'ajouter les phrases les plus étranges les unes après les autres? Il semblait à Ezra que chaque parole prononcée par celui qui était maintenant son adversaire démontrait un manque total de raison. De dieux fous, il y en avait par dizaines. En fait, Tezcatlipoca devait honnêtement s'avouer qu'il était convaincu que tous les dieux avaient un petit quelque chose les empêchant de bien fonctionner. Pour certains, c'était plus grave que pour d'autres. Prenons, par exemple, ce Misha…

Ezra ne se cachait pas. D'où Misha tenait-il cette idée? En soi, oui, il dissimulait généralement son identité, mais il le faisait par prudence et par envie d'être laissé tranquille, pas par peur d'un quelconque ennemi… et surtout pas un dieu dont il ignorait l'existence quelques heures plus tôt.

Le dieu fut un peu soulagé que l'autre homme lâche ses bras, mais une sorte de déception le traversa. Il aimait les problèmes. Il adorait ce qui sortait de l'ordinaire. Se faire menacer et brusquer un peu faisait naître en lui le même type de joie malsaine qui l'animait autrefois, à une échelle différente, quand on craignait jusqu'à son nom. C'était le même type de plaisir qu'il éprouvait en faisant découvrir à Lenny Pinsker les possibilités que ses pouvoirs magiques pouvaient lui offrir. Cette noirceur qu'il essayait perpétuellement de fuir lui collait à l'âme, s'il en avait jamais eu une.


- TU ME FAIS CHIER!

Ezra, qui avait commencé à évaluer ses chances d'atteindre la porte, sursauta.

-Comment espères-tu que je te crois après ce que tu viens de dire? Tu dis que tu me connais pas et après tu m’annonces des renseignements personnels sur ma vie? Sérieusement, je sais que je ne suis pas la personne la moins dérangée qui existe, mais soit t’es pire que moi, soit t’es vraiment con!

Et voilà! Il était tombé dans le piège et avait confirmé ses doutes. Ezra se retint de se frotter les mains de satisfaction. Donc, Misha était bel et bien un dieu grec. Cela compliquait les choses dans la mesure où il serait plus difficile de le tuer si la situation tournait mal. On ne faisait pas disparaître un dieu d'un grand panthéon sans attirer l'attention.

Il était arrivé à Tezcatlipoca de perdre le contrôle, quelques nuits, par le passé. Il s'était retrouvé en danger, en compagnie d'une personne devant absolument ignorer que son handicap disparaissait quand le soleil se couchait, et il s'était levé de son fauteuil roulant pour se défendre. Au moins, le jour, il ne risquait pas de soulever ce genre d'incompréhension. Ses jambes étaient aussi inertes que celles d'un humain dans le même type de condition.


- Alors tu vas commencer par me dire qui tu es… et pas des bêtises, pas de cachettes, tu me dis tout.

Si Misha était assez stupide – ou fou – pour tomber dans ses pièges et lui offrir les informations qu'il cherchait, il l'était probablement suffisamment pour gober de bons vieux mensonges. Il fallait cependant que tout semble plausible, surtout si le dieu grec tenait des informations à son sujet.

-Je suis un sorcier de plusieurs centaines d'années. Je ne peux pas marcher à cause d'une malédiction. Je te promets que je ne sais pas qui tu es… J'ai juste un don pour reconnaître quand j'ai affaire à un dieu. Vous êtes si puissants et dangereux…

Il avait mélangé un peu de vérité avec les mensonges, une recette plusieurs fois réussie. Il était spécialement fier de son explication sur son apparente connaissance de la nature de Misha, et surtout de comment il avait terminé en soulignant la force menaçante du dieu grec. Les dieux aimaient tous qu'on leur rappelle qu'ils étaient puissants et Misha avait prouvé, par ses agressions physiques sur Ezra, qu'il avait une certaine confiance en sa supériorité sur lui. En lui faisant cette remarque, le dieu mésoaméricain en avait profité pour feindre juste ce qu'il fallait de peur contenue, mais aussi d'admiration. Les dieux étaient tous friands d'être adorés, lui le premier, même si on ne lui vouait plus de culte depuis des siècles.

-Je peux essayer de t'aider, si tu veux… Je ne sais pas encore comment, mais on peut chercher lequel de nous deux a un problème de mémoire. Peut-être que je devrais me rappeler de toi, et que tu as raison d'être aussi fâché, mais tu ne sais même pas de quoi exactement je devrais me souvenir.

Avec un peu de chance, ce qu'il venait de dire allait peut-être faire réaliser à son adversaire qu'il en attendait beaucoup quand lui-même en offrait très peu.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Lun 22 Aoû - 0:28

Comme si de rien n'était, voilà que je venais tout juste dévoiler mon identité de dieu grec. Il faut avouer que je me trouvais rarement dans une telle situation où ce n'était pas moi qui posait les questions, où le contrôle appartenait presque entièrement à la personne avec qui je me trouvais. Malgré mon manque d'expérience avec les humains, les démons, les dieux et toutes autres créatures plus étranges les unes que les autres, j'avais ce don naturel de faire assez peur quand je me fâchait pour qu'on me répondre rapidement, voilà ce qui m'avait permis jusqu'ici de m'en sortir pour soutirer les informations dont j'avais besoin. Présentement, c'était Ezra qui avait le contrôle et autant étais-je perturbé en général, autant étais-je perturbé en sa présence, autant étais-je perturbé de ne pouvoir rien lui soutirer. Semblerait-il que la force n'était pas la solution à mon problème, il me fallait donc puiser dans des solutions que je n'avais que très peu utilisées et que j'étais absolument incapable de mettre en application maintenant. Le tourbillon d'émotions que mon interlocuteur créait chez moi m’empêchait de penser, comme si on avait réduit mon cerveau à un minimum qui me permettait seulement de me tenir debout et dire des mots simples sans aucun filtre. Voilà qui n'était pas dans mes habitudes, moi qui avait appris à réfléchir trois fois à mes paroles avant de les prononcer sous peine de subir les foudres de ma mère lorsque j'étais tout jeune. C'était bien la seule chose qu'elle m'avait appris de bon d'ailleurs.

J'avais tout de même réussi à me calmer un peu, retrouvant un peu mes esprits et mon sérieux habituel. La panique commençait à se faire moins présente, la sueur cessait tranquillement d'humidifier ma peau et mes yeux avaient cessé de passer chaque choses dans mon champ de vision à une vitesse folle. Mes moyens me revenaient et même si j'étais toujours dans l'impasse quant à la façon d'obtenir ce que je voulais d'Ezra, j'étais en meilleur état que quelques secondes plus tôt. Je savais que cela ne pouvait avoir comme conséquence qu'une meilleure analyse de la situation pour m'en sortir le plus indemne possible. J'avais envie de tout laisser tomber à ce moment, quitter la pièce, ne plus revenir et oublier que tout ceci s'était produit, mais il était trop tard. Maintenant qu'il connaissait ma vraie nature, je ne pouvais que me demander ce qu'il était. Avec un peu de chance, ma quête pour retrouver mon agresseur démoniaque trouverait une réponse de plus.

Je décidait de la jouer franchement, probablement que j'avais plus de chances d'avoir une réponse franche ainsi. Avoir connu Tezcatilipoca un tout petit peu, j'aurais bien su que je ne pouvais me fier à la moindre de ses paroles, mais je ne le connaissais pas. Je me gardais quand même le bénéfice du doute puisque si les dieux étaient capables de mentir sans arrêt, les plus minables des humains en étaient eux aussi capables. Ne connaissant la nature de la personne qui se trouvait devant moi, je n'avais de choix que de prendre toutes les possibilités en considération. Une chose n'est pas vraie tant que toutes les possibilités autres n'ont pas été prouvées à tord. C'est en pensant comme cela que je savais que je pouvais peut-être avoir une place parmi les policiers. La force physique était une qualité nécessaire pour les employés de première ligne, mais mon ouverture d'esprit m'amènerait éventuellement plus loin que cela.
Et me voilà qui commençait à penser que j'aimerais ce métier, moi qui ne l'avait choisi que pour espionner mon père.


- Alors tu vas commencer par me dire qui tu es… et pas des bêtises, pas de cachettes, tu me dis tout.

Je me demandais si j'avais bien fait de parler ainsi. J'avais tout de même été sec et je savais plus que bien que cela ne fonctionnerait nullement avec lui. Par contre, montrer trop de faiblesse à l'être fort probablement magique devant moi me nuirait probablement aussi, lui montrant clairement à quel point j'étais ébranlé. J’espérais une réponse la plus franche possible, mais je ne pouvais que l'espérer. Pourquoi ne me mentirait-il pas? Les seules fois où je ne mentais pas sur mon identité, c'était lorsque j'avais l'intention éventuel d'assassiner l'autre et que cela ne changeait rien. Maintenant qu'Ezra savait que j'étais un dieu grec, je l'imaginais mal essayer de me tuer, surtout s'il ne me connaissait sérieusement pas, surtout s'il ne savait pas de quoi j'étais capable ; et comme personne ne le savait, surtout avec mon nouveau pouvoir depuis mon retour des flammes de l'enfer, je n'avais même pas peur qu'il s'attaque à moi.
Après tout, si un jour il voulait bien me tuer, qu'il essaie. Et s'il réussissait, tant mieux pour moi, je n'avais pas eu une vie qui me donnait envie sérieusement de la garder. Si seulement j'avais l'occasion de tuer mon père et ma mère avant, voilà qui me permettrait de quitter ce monde en paix.


-Je suis un sorcier de plusieurs centaines d'années. Je ne peux pas marcher à cause d'une malédiction. Je te promets que je ne sais pas qui tu es… J'ai juste un don pour reconnaître quand j'ai affaire à un dieu. Vous êtes si puissants et dangereux…

Je n'hésitai pas à faire dos à Ezra quand il commença à parler et faire les cent pas dans la pièce. Cela m'avait toujours ouvert l'esprit afin de mieux réfléchir. Un sorcier d'une centaines d'années, c'était quand même plausible. Un don pour reconnaître les dieux, voilà qui l'était moins. C'était tout de même possible, j'avais déjà eu affaire à un démon qui possédait le pouvoir de lire la vraie nature des gens. Mais un pouvoir comme celui-ci, est-ce qu'un simple sorcier pouvait le posséder? Ça, je n'en avais vraiment aucune idée. Sa dernière phrase me fit rire légèrement, un rire qui semblait provenir d'une satisfaction à se faire vanter.

-Je peux essayer de t'aider, si tu veux… Je ne sais pas encore comment, mais on peut chercher lequel de nous deux a un problème de mémoire. Peut-être que je devrais me rappeler de toi, et que tu as raison d'être aussi fâché, mais tu ne sais même pas de quoi exactement je devrais me souvenir.

Les cents pas que je faisais de long en large m'aidèrent énormément à réfléchir à cette situation. Un long silence s'en suivit alors que je prenais tout mon temps pour choisir la meilleure opportunité entre profiter de son aide ou non. Même s'il semblait assez franc, ce qui m'étonnait, je me savais aussi assez stupide pour tomber dans un piège. Peut-être m'aiderait-il, jusqu'à ce que je montre une faiblesse qui lui permettrait de m'anéantir. Il me fallait prendre une décision sans trop tarder, idéalement la bonne. Plus j'y réfléchissait, moins j'avais envie de m'embarquer là-dedans, pourquoi lui ferais-je confiance? Parce qu'il était un simple sorcier d'une centaine d'années? Ce n'était quand même pas suffisant. De plus, comment un être qui marchait parmi les siens depuis si peu de temps pouvait-il vraiment m'aider? J'avais beau avoir passé 97% de ma vie enfermé, soit dans une cage en enfer, soit dans une cachette pittoresque par ma mère, j'en connaissais assez sur le monde magique. C'était surtout des connaissances provenant de mon frère lorsqu'il venait me rendre visite autrefois dans ma prison, cela valait son pesant d'or.

Je me rapprochai à nouveau d'Ezra, l'air interrogateur et très sérieux. Me penchant à nouveau vers lui, je pris soin de ne pas lui retenir ses bras sous mes mains, mais bien de simplement m'appuyer sur ses appuie-bras cette fois-ci. Mon regard changea pour afficher une émotion de témérité, mais non agressant.


- Je trouve que c'est une très mauvaise idée et on dit que la première idée est toujours la meilleure. Pourtant, dans mon cas, j'ai rarement fait les bon choix et pour une fois, je vais faire exactement le contraire de ce que je ferais en espérant ne pas avoir de remords. Si tu crois avoir la moindre chance de pouvoir m'aider à comprendre ce qui se passe entre nous, ça pourrait valoir la peine. J'imagine que je n'ai rien à perdre.

Je tirai un peu sur son fauteuil pour le décoller du mur question de montrer que pour l'instant, je n'avais plus l'intention de le menacer physiquement. J'avais même fait un grand effort pour ne pas le menacer verbalement non plus lors de ma dernière intervention, ce qui ne m'était pas venu naturellement du tout. Je me reculai pour aller chercher une chaise au fond de la pièce tout en m'exprimant légèrement, lui montrant que je ne lui en voulait pas.

- D'ailleurs, le 'vous êtes si puissants et dangereux', c'est pas trop mon truc. Oui je le suis, mais j'ai pas besoin que tu me le rappelles. Et si ça a fonctionné avec les autres dieux que tu puisses avoir croisé, je ne suis simplement pas comme les autres dieux. Ça n'a pas vraiment aidé à penser que tu sois franc dans ce que tu disais.

J'approchai ma chaise de celui que j'espérais pouvoir me venir en aide et me mis à sa hauteur. Le regard droit dans le sien, mais pas le moindrement menaçant, mes coudes s'accotèrent contre mes cuisses, mes bras se croisèrent et mon dos se courba légèrement vers l'avant, signe de grand intérêt.

- Qu'est-ce que tu proposes le sorcier? J'imagine que si tu m'as proposé ça, c'est que tu as un solution. Ah! Mais je vais pas non plus seulement te demander de tout faire pour moi, si on veut bien coopérer, je dois m'impliquer aussi. Donc, y'a quelque chose que t'as besoin avant qu'on commence? Je peux bien aller tuer un rival si tu veux, te faire une balade au parc ou bien trouver quelqu'un pour te remplacer à la réception qui doit commencer à s'ennuyer sérieusement de toi.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Lun 21 Nov - 23:19

Parmi tous les gens que le dieu avait côtoyés, il y avait eu des personnes instables, évidemment. En fait,  Tezcatlipoca était souvent plus facilement attiré par les êtres anormaux. Il essayait de s'entourer de personnes faisant le bien pour s'éloigner du rôle de méchant qu'on l'avait forcé à prendre dès sa naissance, mais il allait instinctivement vers les personnes mauvaises, dangereuses ou tordues. Et il prenait un plaisir déroutant à les lancer sur la pire voie possible.

Il y avait un certain temps que, sous son identité d'Ezra Colfer, le dieu s'intéressait de près à un sorcier très spécial. Ce dernier paraissait très ordinaire pour quiconque n'était pas doté de l'expérience ou des capacités de Tezcatlipoca. Jeune homme au début de l'âge adulte, étudiant vivant encore chez ses parents et menant sa vie de manière apparemment normale, Lenny Pinsker ne présentait pas les caractéristiques clichés de ceux qui sortent des rangs. Mais Ezra avait vu plus loin, grâce à son pouvoir magique lui permettant de capter des reflets de l'âme des gens. Il ne lui suffisait que d'être patient.

Pour ce qui était de ce Misha, toutefois, même s'il satisfaisait tous les critères de base de l'intérêt de Tezcatlipoca pour les personnes bizarres et, idéalement, folles furieuses, le dieu ne s'était pas rapproché de lui pour s'amuser comme il aimait tellement le faire avec les gens à l'âme trouble. Il ne s'était tout simplement pas rapproché de lui. Il ne le connaissait même pas avant aujourd'hui! Visiblement, Misha, lui, le connaissait ou, du moins, il en était persuadé. À voir le peu d'informations qu'il possédait à son sujet, Ezra n'était pas tellement inquiet. L'autre dieu ne semblait même pas comprendre qu'il avait affaire à plus qu'un sorcier ordinaire. Néanmoins, la curiosité de Tezcatlipoca était piquée. Il avait non seulement envie de comprendre pourquoi Misha croyait le connaître, mais aussi d'en savoir plus sur l'autre homme. Les cas d'asile le fascinaient toujours malgré lui.

Misha venait de lui ordonner de tout lui révéler à son sujet et, bien entendu, il lui avait menti. De toute sa longue vie, non seulement Tezcatlipoca n'avait obéi à personne, mais il ne s'était complètement dévoilé à personne. Il était le seul à avoir le droit de se connaître en entier. Ceux qui avaient exigé une transparence totale de sa part avaient fini par le voir disparaître de leur vie. D'ailleurs, les gens n'étaient pas vraiment prêts à ce genre de vérité; il le savait.

Ezra observa l'autre dieu arpenter la pièce comme si ce déplacement continu aller lui ramener une sorte d'équilibre psychologique. Il se fit la réflexion que, si c'était le cas, il était heureux que Misha ne soit pas coincé dans un fauteuil roulant. Il fut à demi soulagé que l'autre homme soit plus calme quand il se rapprocha de lui de nouveau. Le dieu n'avait pas envie de faire de scène sur son lieu de travail mais, en même temps, il était toujours attiré par un défi ou une aventure.


- Je trouve que c'est une très mauvaise idée et on dit que la première idée est toujours la meilleure. Pourtant, dans mon cas, j'ai rarement fait les bon choix et pour une fois, je vais faire exactement le contraire de ce que je ferais en espérant ne pas avoir de remords. Si tu crois avoir la moindre chance de pouvoir m'aider à comprendre ce qui se passe entre nous, ça pourrait valoir la peine. J'imagine que je n'ai rien à perdre.

Si facilement? Ezra retint un haussement de sourcils de satisfaction et força un air innocent, le genre d'expression qu'il avait eu à parfaire au fil des décennies parce que ça ne lui venait pas naturellement. Il l'observa se prendre une chaise en se demandant comment il allait lui expliquer qu'ils ne pouvaient pas avoir ce genre de conversation ici et maintenant.

- D'ailleurs, le 'vous êtes si puissants et dangereux', c'est pas trop mon truc. Oui je le suis, mais j'ai pas besoin que tu me le rappelles.

Comme il était mignon! Il semblait étranger à l'idée que des dieux plus puissants, plus expérimentés ou plus intelligents que lui puissent exister. C'était ce genre d'excès de confiance qui finissait souvent par tuer les dieux des grands panthéons.

-Et si ça a fonctionné avec les autres dieux que tu puisses avoir croisé, je ne suis simplement pas comme les autres dieux. Ça n'a pas vraiment aidé à penser que tu sois franc dans ce que tu disais.

-Désolé… Ce doit être la peur qui m'a fait parler ainsi. Je sais reconnaître les dieux, mais je ne les côtoie jamais de proche. Je ne voudrais pas les ennuyer ou risquer ma vie en leur déplaisant.

Ezra prenait bien garde de rester enfoncé dans son fauteuil pour conserver une apparente soumission mêlée à de la crainte. Il était convaincu qu'il était en contrôle de la situation, maintenant qu'il avait donné envie à l'autre dieu de savoir réellement ce qui lui arrivait plutôt que le tuer sans réfléchir. Il était toujours difficile de laisser tomber le besoin de compréhension.

- Qu'est-ce que tu proposes le sorcier? J'imagine que si tu m'as proposé ça, c'est que tu as un solution. Ah! Mais je vais pas non plus seulement te demander de tout faire pour moi, si on veut bien coopérer, je dois m'impliquer aussi. Donc, y'a quelque chose que t'as besoin avant qu'on commence? Je peux bien aller tuer un rival si tu veux, te faire une balade au parc ou bien trouver quelqu'un pour te remplacer à la réception qui doit commencer à s'ennuyer sérieusement de toi.

-Je songeais à d'abord effectuer des recherches de mon côté, et toi du tien, bien sûr. Avec nos différentes ressources, il est impensable que nous ne trouvions rien. Justement, parlant de la réception… on ne peut pas trouver toutes les réponses aujourd'hui, enfermés ici à se fixer dans les yeux.


Justement, à cet instant, la porte s'ouvrit sur un policier plutôt grand aux cheveux blonds foncés qui s'exprimait avec un petit accent peu commun.

-Ezra? On se demandait où tu avais disparu, dit le nouveau venu avant de laisser son regard aller d'Ezra à Misha pour ensuite revenir au premier. Tu t'éternises avec le nouveau? Ça te suffit pas de faire le tombeur à la réception avec les gens qui viennent faire leur déposition? Justement, il y a une petite file en avant. On a besoin de toi.

Le dieu s'assura d'un regard que Misha n'allait pas sauter à la gorge de l'autre policier avant de bouger son fauteuil pour l'orienter vers la porte restée ouverte.

-Alors, on fait comme on vient de dire, ok? De toute manière, tu sais où me trouver, fit-il en désignant la réception d'un vague mouvement de tête.

-Oh! Désolé! Bienvenue, le nouveau! lança joyeusement le policier qui était revenu en constatant qu'il avait ignoré Misha.

Ezra profita de cette nouvelle intervention pour quitter les lieux et aller reprendre son poste, bien content de cette nouvelle étrange aventure qui venait de s'ajouter à sa vie.

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MessageSujet: Re: Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé] Dim 5 Fév - 21:29

Ezra semblait de ces personnes soit très accommodantes, soit faussement accommodantes. Il était certain que malgré un accord qui semblait plaire aux deux partis, je me se devais tout de même de le surveiller. Maintenant qu'il s'avait que j'étais un dieu, il pouvait bien l'utiliser à son avantage, à ses risques et périls, afin de me nuire. Prendre cette entente avec le sorcier me permettait de me garder près de lui afin de pouvoir éventuellement anticiper les problèmes qu'il pouvait causer.

-Je songeais à d'abord effectuer des recherches de mon côté, et toi du tien, bien sûr. Avec nos différentes ressources, il est impensable que nous ne trouvions rien. Justement, parlant de la réception… on ne peut pas trouver toutes les réponses aujourd'hui, enfermés ici à se fixer dans les yeux.

Voilà quelque chose qui me plaisais moins, mais que je devais tout de même accepter. Il marquait un fort point à dire que nous n'arriverions à rien en restant là à se fixer sans arrêt et des recherches s'imposaient, reste seulement à savoir par où commencer. Je marquai mon approbation d'un simple geste de tête et d'un petit bruit approbateur. Je ne savais rien de lui, alors difficile de faire des recherches de ce côté. Peut-être mon investigation devait-elle se porter plutôt sur la relation que je pouvais avoir avec des sorciers. Ma famille en avait clairement côtoyer, en commençant par mon père et ce Ezra. D'ailleurs, s'il savait que j'étais un dieu et ce si facilement, il était fort probable qu'il sache que mon père en était un aussi ainsi que ma mère. Heureusement, peut-être que cela lui ferait assez peur pour qu'il ne tente rien, même que ce pourrait aider à ce qu'il coopère davantage si la situation arrivait à tourner moins à mon avantage.

Un collègue fit irruption dans la pièce comme un coup de vent venant mettre un terme à notre conversation. Le bureau de police n'était certainement pas le meilleur endroit pour développer notre relation. Rappelant Ezra à l'ordre, je laissai tomber l'idée de poursuivre l'aventure pour aujourd'hui. Après être invité par mon tout nouveau collègue qui commençait déjà à me tomber royalement sur le système par sa bonne humeur, je poursuis la visite des lieux, récupérant tout ce qu'il me fallait pour commencer une formation le lendemain sur le fonctionnement de ce poste. Évidemment, une discussion avec mon père allait probablement en suivre, assurant un poste de dirigeant de la place, mais j'étais prêt pour ça, voilà bien des lustres que je n'avais plus peur de sa petite personne. De plus, la simple idée de le savoir déstabilisé par ma présence en des lieux où il assurait le contrôle me faisait jouir. Mes géniteurs étaient constamment déstabilisés par moi, aussi sage pouvais-je être et je savais que bien qu'ils faisaient leurs durs devant moi, ils étaient aussi nerveux dès que je croisais leur regard qu'un chat qui essaie de remonter le bord d'une baignoire pleine d'eau. Voilà une nouvelle aventure qui allait vraiment me donner envie de m'impliquer à fond. Faire crouler la carrière de mon père, le démolir mentalement puis physiquement pour ensuite me gâteau avec la cerise sur le gâteau, Hera.

Comme ils allaient regretter de m'avoir laissé vivre...


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Comme si le destin t'avait mis dans mon chemin [Terminé]

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