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Longue vie à la reine [Misha]

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MessageSujet: Longue vie à la reine [Misha] Mer 13 Juil - 21:21

J'avais plaqué mes cheveux et ils tombaient sur mes épaules en milliers de minuscules lignes brunes bien droites. La plupart du temps, je les laissais à leur gracieuses vagues naturelles ou je les frisais en boucles soignées. Il m'arrivait souvent de les attacher – je trouvais des tutoriels de coiffures originales sur Pinterest et je les essayais dans mes temps libres – lorsque je travaillais ou quand une occasion spéciale se présentait. Aujourd'hui, ils étaient lâchés et aussi raides que ceux des jolies mannequins dans les publicités pour shampoings.

Je rentrai en marchant légèrement. La caméra que j'avais mise en place dans le buisson juste devant la fenêtre de mon salon allait capturer à la perfection une scène ô combien mémorable.

J'avais enfilé une jolie robe verte à motif floral blanc. Elle était parfaitement ajustée à ma taille fine. Son décolleté n'avait rien de ceux que je portais au Velvet Dream, mais je trouvais qu'elle m'allait très bien. Je l'avais vue sur un mannequin dans une vitrine et j'étais entrée la voir. La fine dentelle qui bordait sa jupe avait achevé de me convaincre de l'essayer. La vendeuse m'avait assuré que j'avais fière allure dans ce vêtement… tout comme elle avait souligné à la pauvre fille de la cabine voisine à quel point le bustier qu'elle avait choisi l'avantageait alors qu'il semblait sur le point d'exploser. Je savais qu'il ne fallait jamais se fier aux vendeuses mais, comme je n'avais aucun ami assez proche avec qui faire les boutiques, je pouvais difficilement éviter leurs conseils empoisonnés.

Depuis que Misha m'avait présentée à Héra – que je savais maintenant être sa mère –, notre relation avait un peu changé. J'avais la réelle impression de compter pour lui, même si je ne voyais pas dans ses yeux l'amour tel que je l'avais si souvent capté dans ceux de mes anciens amants. J'essayais de ne pas me demander si on allait de nouveau m'aimer un jour.

J'avais rencontré une nouvelle personne et nous nous étions rapprochées, ces derniers mois. Il s'agissait de la déesse Hel, de la mythologie nordique. Elle était liée à d'autres dieux, ainsi qu'à des créatures et des sorciers, et ils souhaitaient renverser le gouvernement. Naturellement, elle ne m'avait pas confié ses projets dès notre première rencontre. Il avait fallu du temps et, je le réalisais maintenant, Hel m'avait posé beaucoup de questions pour s'assurer de mon ouverture avant de me faire comprendre qu'elle et son camp avaient pour but de retirer le pouvoir aux dieux puissants et surestimés. Comme ce camp était majoritairement constitué de dieux mineurs, et non de puissantes divinités, il fallait agir dans l'ombre, se faire des forces et frapper par en-dessous. J'avais beaucoup réfléchi aux avantages et risques d'une association à ce type de buts et j'avais fini par établir deux choses : je n'avais rien à perdre et j'avais tout à gagner. Ma vie ne valait pas grand-chose, désormais, et je ne savais pas comment l'améliorer. Peut-être que Hel et son camp étaient la solution magique qui me redonnerait une certaine valeur. J'avais donc accepté de me joindre à eux et, malgré la nervosité que faisait naître en moi un tel danger potentiel, j'étais grisée. Enfin, je faisais partie de quelque chose. On comptait sur moi. On me trouvait de l'intérêt.

Hel, qui se faisait appeler Chloe Harrisson, m'avait introduite auprès d'autres membres du camp. Nous étions peu, mais nous étions motivés. J'avais été approchée parce que ma réputation m'avait précédée. Toutefois, elle ne m'avait pas nui. Hel et les siens avaient déduit que le dédain avec lequel j'avais été traitée par les autres dieux grecs prouvait que je ne devais pas avoir pour les miens un grand sentiment d'appartenance. Ils avaient tout à fait raison. Si nous agissions avec prudence et intelligence, je pourrais laisser voir à tous que je n'étais pas celle qu'ils s'imaginaient. Cette idée m'enchantait.

C'était Hel qui m'avait mise au courant de la réelle histoire de Misha. Mon ami et amant ne m'avait presque rien dit sinon qu'il détestait profondément sa belle-sœur. Maintenant que je savais comment elle l'avait rejeté et séquestré, je comprenais très bien qu'on puisse la détester à ce point. De toute manière, je n'avais jamais aimé Héra. Du temps de l'Olympe, elle était déjà une vieille coincée jalouse et colérique. Je ne voulais pas d'une telle mégère au pouvoir.

J'ouvris à Misha en me demandant s'il allait remarquer les changements dans la décoration. J'avais magiquement changé l'apparence de mes meubles et articles de décoration pour donner l'impression d'être chez Elisa Wilde. J'avais vu son salon dans une entrevue à la télévision et je l'avais copié avec assez de réalisme pour que les images volées par la caméra cachée semblent prises chez la mairesse.


-Je suis très contente de te voir!

J'accueillis mon ami avec chaleur, mais aussi un peu de nervosité. Sur la table basse près du sofa, j'avais déposé un thé glacé préparé pour lui. Il n'était pas fait maison. C'était l'un de ces produits infects, bourrés de sucre et de substances louches, qui se vendaient un peu partout en ville et dont je savais qu'il raffolait. Je ne lui avais pas servi d'alcool, car nous allions avoir besoin de toute notre tête, du moins pour le début de la soirée.

Je laissai le temps à mon invité de s'installer et cherchai la meilleure formulation. J'avais déjà réfléchi à plusieurs options, mais elles s'étaient toutes envolées maintenant que je devais parler.


-Au diable la subtilité!

Je pris la main de Misha et inspirai profondément.

-Veux-tu m'aider à nuire grandement à la carrière politique d'Elisa Wilde? J'ai pensé que ça pourrait être le genre de projet qui te plairait… J'ai des amis qui ne l'aiment pas non plus et nous avons eu une idée. Tu serais le meilleur pour m'aider… sauf que ça risque de te nuire aussi.

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MessageSujet: Re: Longue vie à la reine [Misha] Lun 7 Nov - 21:11

Il existe de ces journées ennuyeuses où tout semble se succéder de façon à ce que nous vivions la pire de toutes. Tout commença par le fait que je me sois couché tellement tard que j'en avais oublié de mettre une alarme pour le travail, m'étant endormi de tout mon long sur mon tout nouveau sofa hyper confortable. Que voulez-vous, un nouveau divan, de la bière et un bon film Netflix, rien de mieux pour se reposer. C'est donc en me faisant réveiller par cette percée de soleil à travers les gigantesques et bien trop propres fenêtres de mon loft que j'avais réalisé que je devais me rendre immédiatement au travail, environ vingt-cinq minutes plus tôt. Pas le temps de me préparer, j'avais enfilé aussitôt des vêtements propres et m'était précipité au boulot sur les deux roues de ma moto sport que je venais de me procurer. Il fallait bien l'avouer, cet emploi me rendait heureux pour tout ce qu'elle m'apportait, surtout les biens matériels. J'adorais la nouveauté, les gadgets électroniques, les écrans plats immenses et les Saucisse McCrêpes du McDonald. Sachant pourtant très bien que ce n'était pas vraiment bon pour mon joli corps bien entretenu, j'avais décidé que mes séances d'entraînement quotidiennes seraient quatorze minutes plus longues afin de brûler ces gras non nécessaires dont je pouvais rarement me passer depuis environ un mois. Mais pas le temps de m'arrêter à mon fast-food préféré ce matin; encore une chose qui allait mal.
Une fois arrivé au travail, je m'étais fait engueuler par le remplaçant qui nous servait de superviseur pendant les vacances de notre mauviette que l'ont côtoyait tous les jours. Du changement c'était bien, surtout si c'était pour faire bouger les choses un peu, mais je n'allais pas me plaindre du retour de notre superviseur habituel, s'il venait à revenir. Je m'étais concentré à ne pas trop l'écouter et ne pas lui planquer mon poing en pleine figure. Il donnait cette envie surnaturel de sortir notre bête intérieure et lui défoncer la tronche. Il manquait complètement de tact et ne savait que crier, crier, et donner des ordres... en criant. Venait un point dans notre semaine où on n'y portait tout simplement plus attention, mais nous n'en étions qu'au deuxième jour de travail.
Une fois sur les routes à ma patrouiller habituelle, que des emmerdeurs. Un qui avait tenté de me faire la course et s'était mis à me cracher à la figure, un qui refusait tout simplement de coopérer et qui m'avait littéralement pissé sur les chaussures et l'autre, ce foutu chien qui déambulait seul dans le parc qui avait laissé un caca beaucoup trop frais pour être marché dessus. Je ne voulais que le flatter et voilà que je me retrouvais la semelle pleine de crotte!

J'aurais bien pu me passer de cette stupide journée qui manquait vachement de piquant. J'avais pensé plusieurs fois à Émilia pendant ma journée, me disant que cela pourrait me faire oublier ma journée de chien en me divertissant un peu. Pourtant, cette petite voix en moi me disait que ce n'était pas nécessairement la meilleure idée. J'avais remarqué que des journées comme celles-ci me faisait agir différemment lorsque nous étions dans nos... plaisir d'adultes. C'était une façon différente de relâcher mes tensions, mes pulsions, mes envies de meurtre et ma colère. Il m'arrivait d'être un peu dur avec elle lors de ces ébats et bien que je ne savais pas si c'était ce qui l'attirait vers moi, je me rendais compte peu à peu que ce n'était pas nécessairement la personne que j'avais envie d'être, pas avec elle du moins. À peine revenu chez moi, une notification se fit entendre de mon cellulaire. C'était justement Émilia, qui me demandait de venir la rejoindre chez elle. Le premier sourire de la journée apparu finalement sur mon visage alors que je lui répondais ''40 minutes, est-ce que je dois m'habiller?''. Étonnement, elle m'avait répondu que oui. Ce n'était certainement pas dans ses habitudes de couper mes envies aussi brusquement, ce qui me faisait demander s'il ne se tramait pas quelque chose. Allait-elle rompre avec moi? Pas que nous étions en couple, mais il y avait quand même ce... quelque chose, qui nécessiterait une certaine rupture en cas de désir de fidélité dans une relation autre. Je commençais sérieusement à m'inquiéter et je ne comprenais pas pourquoi cela me stressait autant. Je devrais être content pour elle que quelqu'un lui offre ce que je ne peux lui offrir, mais c'était quand même quelque chose de m'imaginer me retrouver sans elle du jour au lendemain. ET pas seulement pour le sexe!

J'avais quand même décidé de me préparer rapidement, prendre une douche, me peigner à mon allure classe et naturelle, mis un jeans qui montrait bien mes fesses d'enfer, un chandail gris assez sobre avec un symbole d'un groupe de musique je ne connaissais pas du tout puis ma veste de cuir de top modèle. J'adorais cette veste. On aurait pu croire qu'elle avait été créée pour moi, autant dans sa forme que ses détails qui me donnaient l'air du pire macho de l'univers, mais le macho le plus attirant, masculin et sexy de toute la ville. Accompagnant le tout de mes lunettes fumées, je pris le volant direction chez ma maîtresse, ou mon ex-maîtresse, ou ma future-ex-maîtresse, je ne savais plus du tout. Il se passait quelque chose et je me devais de le savoir.

À peine avais-je eu le temps de cogner à la porte qu'elle vint m'ouvrir dans une grande bourrasque de bonheur. Voilà quelque chose à quoi je ne me m'attendais vraiment, mais vraiment pas. Mon regard perplexe et bouche légèrement entre-ouverte le laissait certainement parraître même derrière mes grandes lunettes. Un petit sourire en coin d'étonnement s'afficha alors qu'elle me tirait presque à l'intérieur. Tant de choses auxquelles je ne m'attendais pas : sa bonne humeur, ce thé glacé déjà tout fait qui m'attendait patiemment plutôt qu'une bière et... cette nouvelle décoration vraiment... vraiment... je n'avais aucun mot. J'essayais de me pas montrer mon désaccord face à ce remodelage de son habitation, mais j'avais beaucoup de mal à ne pas laisser parraître que selon, tout ça, ce n'était vraiment pas Émilia. Nerveux de toute la situation, je laissai quelques paroles s'échapper dans un rire incertain.


- J'espère que t'as fait poser un miroir au dessus de ton lit avec tout ça.. ah.. ahah
C'était vraiment malhabile, difficile de le cacher.
- Alors... j'imagine que tu m'as fait venir pour quelque chose..?

Poser la question c'était y répondre. À voir comment elle gigotait sur place et laissait toutes ses mimiques montrer sa nervosité, elle allait m'annoncer quelque chose de gros. Je savais quoi! Il n'y avait qu'une chose qui rendait les femmes aussi heureuses. Une seule chose que toutes les femmes du monde adorait à  ce point. Elle allait se marier! Oui c'est ça!
Puis elle prit ma main. Mes yeux devinrent si gros de peur que j'en criai presque. Elle voulait se marier avec moi!? NON! NON! Au même moment où j'allais retirer mes mains, elle finit par cracher le morceau et toutes mes tensions se calmèrent d'un coup. Je n'étais vraiment pas prêt mentalement à vivre ce que je m'étais imaginer. Oh non!
Pourtant, ce qu'elle me dit m'étonna tout de même. Je ne m'étais jamais imaginé qu'elle puisse avoir ces idées en tête et encore moins m'en parler. En quoi avait-elle assez confiance en moi pour me parler de telles choses? Tandis que j'avais toujours ma main dans la sienne, mon yeux questionnaient les siens tout en montrant leur incertitude. Je relâchai nos contacts physiques après quelques secondes de silence et me laissai tomber sur le banc qui se trouvait derrière moi. Les coudes sur mes cuisses, le menton entre mes doigts, mon regard complètement perdu se promenait à travers la pièce assez bas. Je tentais de réfléchir à ce qui se passait, mais mon cerveau avait complètement cessé de fonctionner. Je n'y comprenais tellement rien que je serais resté muet pendant des heures si je n'étais pas seul. Je relevai mon regard vers le sien et ne le lâchai pas d'un geste.


- Et qu'est-ce qui te ferait croire que je pourrais en vouloir tellement à ma belle-soeur que je veuille la détruire sur la place publique?

Je me relevai de mon siège et commençai à me promener à travers la pièce, examinant chaque détail qui avait changé dans son décor. Tout cela ne m'était pas étranger, bien que je ne pouvais cerner ce que cela me rappelait. J'étais pourtant sûr que ce ne m'inspirait pas un bon sentiment.

- Tu ne sais vraiment pas à qui tu t'attaques Émilia... Peu importe ce que vous planifier, il faut que vous arrêtiez immédiatement.

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MessageSujet: Re: Longue vie à la reine [Misha] Mer 30 Nov - 19:56

Du tempes de l'Olympe, je ne connaissais pas l'existence de Voueko. Sa mère avait fait un travail efficace pour dissimuler son fils aux autres dieux ainsi qu'aux mortels. Je ne me faisais pas croire que, avoir été au courant, je l'aurais délivré. À l'époque, je n'aurais probablement rien tenté contre des dieux plus puissants. J'étais faible et craintive, oui, mais j'étais surtout très seule. Je n'aurais pas voulu m'engager contre d'autres divinités simplement pour sauver un dieu duquel je ne savais rien de précis, et ce, sans alliés pour y parvenir. Me faire tuer pour un inconnu n'avait jamais été un destin envisageable à mes yeux.

J'avais toujours craint et détesté Héra. Elle ne m'avait jamais donné ma chance, choisissant de me détester pour ce que je représentais plutôt qu'essayer de me connaître réellement. Mon amertume à ce sujet avait augmenté en apprenant son amitié avec Vénus. Cette dernière avait mérité que Héra fasse l'effort de voir au-delà de ses préjugés malgré tout ce que nous avions en commun. Pour la plupart des autres réussites de Vénus qui se comparaient à mes échecs sur les mêmes plans, je ne ressentais qu'une sorte de tristesse résignée. Elle m'était supérieure au point d'avoir gardé le titre de déesse de l'amour alors que je me considérais maintenant comme une fragile divinité sans domaine défini. Il était normal qu'elle connaisse le succès à des niveaux qui m'étaient interdits. Toutefois, en ce qui concernait Héra, laquelle avait été ma souveraine, je conservais une impression d'injustice. Pas tout à fait de la jalousie, mais bien une sorte de certitude que j'aurais mérité plus que Vénus cette amitié, à cause de tous mes efforts et, bien sûr, des mes origines. Pourtant, je savais que c'était complètement stupide. Héra et moi n'avions jamais eu quoi que ce soit en commun et je n'éprouvais pour elle aucun tendre sentiment pouvant mener à une vraie complicité.

Héra n'était pas faite pour régner. Du temps de l'Olympe, elle n'avait pris que de mauvaise décisions, et ce, sans même détenir un réel pouvoir. Nous ne pouvions être dirigés par une femme qui risquait de perdre la tête à chaque nouvelle infidélité de son mari – lequel, rappelons-le, passait d'un lit à l'autre plus vite qu'une punaise. D'ailleurs, depuis qu'elle était mairesse, peu de grands changements avaient eu lieu. Quelles améliorations la ville avait-elle connues? Rien de comparable au règne de Loki. Logan Laufey avait reconstruit la ville en utilisant la magie avec une telle subtilité que les humains avaient cru que tout s'était déroulé parfaitement normalement. Il avait instauré des lois certes sévères, mais qui assuraient un bon contrôle des masses. Bien sûr, Loki avait commis quelques erreurs mais, contrairement à Héra qui ne se détachait pas d'un homme qui se moquait d'elle depuis des siècles, il avait appris et reconnaissait maintenant les faiblesses de son jugement. Il lui était supérieur, tout comme l'était sa fille, Hel, qui recrutait habilement des alliés.


- J'espère que t'as fait poser un miroir au dessus de ton lit avec tout ça.. ah.. ahah

- Je savais pas que c'était ton genre de truc mais, si ça t'amuse, pourquoi pas l'essayer un jour?


Je n'appréciais pas toujours les traitements un peu brusques que Misha me réservait lorsque nous partagions des moments intimes. Toutefois, en tant que déesse millénaire, j'avais connu beaucoup d'amants et les nouvelles expériences ne m'effrayaient que rarement.

- Et qu'est-ce qui te ferait croire que je pourrais en vouloir tellement à ma belle-soeur que je veuille la détruire sur la place publique?

Bon, je me doutais bien que Misha n'allait pas accepter dès le début, mais j'avais quand même espéré que ce serait facile. Il avait une attitude indéniablement fermée et j'avais un peu envie de le secouer. Je savais qu'il détestait Héra, pas besoin de faire toute une histoire!

- Parce qu'il s'agit de ta mère… Mes amis connaissent bien les dieux et m'ont raconté tout le mal qu'elle t'a fait. Je ne voulais pas te dire que j'étais au courant parce que je voulais te laisser le temps de me le dire toi-même… mais voilà, nous avons eu cette idée pour ruiner sa réputation et ton aide serait inestimable.

J'avais eu envie de souligner ma haine pour Héra et à quel point j'étais désolée de ce que Misha avait eu à endurer, mais je m'étais retenue. Je n'étais pas certaine que ce genre d'épanchement allait aider à rendre la situation plus claire.

- Tu ne sais vraiment pas à qui tu t'attaques Emilia... Peu importe ce que vous planifier, il faut que vous arrêtiez immédiatement.

Je caressai doucement la joue de mon amant. Mon coeur se gonflait de joie à l'idée qu'il essayait peut-être de me protéger. Je tentai de me raisonner en me disant qu'il s'agissait probablement plutôt de son envie de rester loin de sa mère.

- Avec ou sans ton aide, nous ne nous arrêterons pas. Elisa Wilde n'est ni une bonne souveraine ni une personne à prendre en exemple. J'ai conscience de sa puissance… mais son inaction et sa manière de vouloir faire plaisir à tout le monde ont affaibli ses liens avec ses alliés pendant que ses ennemis, eux, se sont unis dans l'ombre.

Je pris quelques secondes pour reprendre mon calme. J'en avais déjà dit beaucoup sur mes amis et alliés. Je savais que, contrairement à Héra, Misha était facilement atteignable par ceux qui oeuvraient contre sa mère. S'il advenait que mon amant choisisse le camp de sa famille, il serait probablement éliminé. Cette idée me terrifiait, mais il me semblait, en même temps, que perdre la personne qui comptait le plus pour moi valait de rendre le monde meilleur.

-Héra doit être mise hors jeu, dis-je en réalisant que je prononçais son nom de déesse à voix haute pour la première fois depuis mon passage par la brèche.

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MessageSujet: Re: Longue vie à la reine [Misha] Mer 7 Déc - 21:57

Avec mes récentes fréquentations et rencontres, j'aurais pu me douter au fil du temps qu'Emilia n'était pas humaine, qu'elle faisait partie du même panthéon que moi. Il me semblait que toutes les personnes avec qui je faisais connaissance s'avéraient être des divinités d'un bout du monde, ou alors des sorciers ou autres créatures. Mes collègues de travail, certaines de mes victimes, personne n'y échappait. Était-ce parce que les êtres magiques s'attiraient mutuellement sans même s'en rendre compte? Était-ce simplement que les autres m'approchaient en ressentant mes pouvoirs alors que j'étais toujours incapable de ressentir cela? Je n'en avais aucune idée. Peut-être était-ce aussi parce qu'en fait, tout le monde présent dans cette ville est au courant du monde magique? C'était peu probable, sinon nous n'aurions pas à nous cacher autant. Peu importe, s'il y avait bien une personne que je ne soupçonnais pas être dans le coup, c'était bien ma maîtresse. Elle était l'une de mes premières rencontres depuis mon retour des enfers, après la rencontre trop rapide avec le joli Kyle qui m'avait à peine donné son nom avant de s'enfuir puisque nous étions pourchassés par des démons. En fait, j'avais même été client d'Émilia le soir même. Vous savez, avec tout ce temps obligé à la chasteté, je suis un mec et j'ai certains besoins. Il s'était avéré qu'elle avait su les combler et même dépasser toutes mes attentes; en voilà du service à la clientèle d'exception!

Après être arrivé chez elle, tout m'avais semblé être anormal. Son attitude, cette soudaine nouvelle décoration, tout ce qui se dégageait des éléments autour de moi ne semblaient pas être dans un état logique. Cela me laissait le sentiment d'être étranger en cette endroit, je ne me sentais absolument pas à l'aise. En fait, j'avais même douté qu'il s'agissait vraiment de ma maîtresse. Ce n'aurait pas été ma première rencontre avec un être apte à se cloner, mais de là à trouver son code pour déverrouiller son cellulaire, m'inviter, me faire preuve d'un trop grand bonheur... si c'était bien un être magique, je devais me méfier. S'il avait été capable de faire tout cela, il était bien capable de m'influencer.
Mais je n'envisageais pas vraiment cette hypothèse, elle me semblait poussée et inappropriée. Qui pourrait bien vouloir me piéger autre que celui qui l'avait déjà fait il y a un peu plus d'un an? Et si mon instinct qu'il possédait encore le livre pour m'invoquer était vrai, il n'avait pas à bâtir tout ce scénario pour me piéger. Posséder mon livre, c'était me contrôler et je détestais cette idée encore plus que je ne pouvais supporter mon père.

J'avais laissé échapper une petite blague question d'essayer de briser la glace, très malhabile, mais c'était tout de même un effort. Comme d'habitude, Émilia ne s'était pas interposer à l'idée. En fait, j'avais l'impression que peu importe ce que je désirais, elle allait le faire, que cela lui plaise légèrement, ou pas du tout. Je me demandais à plusieurs reprises si elle appréciait même un peu le fait que nous étions des amants. Peut-être y avait-il plus à cela? Je ne voulais pas me faire d'idée, mais était-ce possible qu'elle fasse tout ceci par amour?
Ahah ridicule! Qui pouvait bien tomber en amour avec moi?
Bien qu'elle me donnait l'impression d'être son maître en toutes circonstances, ce manque de défi commençait un peu à m'ennuyer. J'espérais qu'elle me dise 'non' parfois, qu'elle s'affirme un peu plus. Je n'étais plus son client maintenant, depuis bien longtemps et elle n'avait plus à se forcer pour me faire plaisir. Lorsque je me rendais compte qu'elle n'appréciait vraiment pas les choses que nous faisions ensemble, il m'arrivait d'arrêter si je n'étais pas complètement satisfait de la situation, mais il faut avouer que c'était assez rare que je m'arrête. En fait, parfois, je voulais qu'elle me dise tout simplement qu'on allait prendre une pause, ne plus se voir pendant quelques jours question de remettre un peu de piquant. Nous ne sommes pas un couple, mais comme toute relation qui se respecte, la routine n'est pas la solution.

Et boum! Elle m'avait lâché toute une bombe sur l'idée de s'attaquer à ma mère. Elle était complètement débile, c'était certain. De vouloir s'attaquer à Héra, l'une des déesse grecque avec le plus d'influence, maire de cette ville et entretenir une relation tordue avec son fils... il fallait clairement qu'il lui manque quelque chose dans le cerveau. Elle ne connaissait pas la vraie nature de ma famille, c'était certain. Qui pourrait vraiment avoir le courage de s'attaquer aux Wilde? Bien sûr, je faisais partie de ceux qui tentaient de s'y attaquer, mais c'était différent, j'étais un dieu moi aussi! Avec des pouvoirs et tout! Émilia... comment pouvait-elle vraiment espérer faire quoi que ce soit? Coucher avec Zeus? Futilité, ma mère en souffrait chaque fois, mais cela ne l'avait jamais démoli. Elle avait aussi tué la plupart ses maîtresses. Elle était complètement folle, comment expliquer cela autrement? Il y avait d'autre personnes dans le coup? Qui avait bien pu lui mettre de telles idées en tête? Ils pouvaient être des centaines, voir des milliers contre mes parents, je ne connaissais rien qui pouvait les arrêter. Ils n'auraient pas vécu si longtemps sinon!

Une autre bombe! Elle était au courant du monde magique. Naturellement, j'aurais du m'en douter! Elle ne me laissait pas croire qu'elle était inhumaine par contre. Ses amis, qui pouvaient-ils être? Très peu de dieux connaissaient mon existence, encore moins mon histoire. C'était l'une de mes forces, la discrétion et l'innocence. Si des rumeurs et des histoires se baladaient à mon sujet, j'allais rapidement perdre cet atout incroyable qu'est d'être un inconnu. Je ne connaissais moi-même presque aucun dieu, il m'était absolument impossible de savoir de qui elle parlait! Il n'y avait qu'une solution...


- Tes amis! T'es sérieuse là? Quels amis imbécile souhaitent la mort de leurs proches? Il va falloir que tu me les présentes parce que je ne supporte pas qu'on soit en train de te manipuler n'importe comment alors que tu te jettes tout droit vers un ravin. Personne, ne peut considérer sérieusement l'idée de nuire à ma mère, personne!

Puis j'avais eu une petite pensée pour mes propres idées de tuer mes parents. Mais bon, je ne voulais pas leur nuire, je voulais les tuer. S'ils sont morts, il ne peuvent pas se venger! Je n'avais pas relevé les commentaires qu'elle avait dit sur ma propre histoire intentionnellement. C'était assez mineur dans le sujet actuel et moins on en parlait, mieux c'était.
Je m'étais levé pour commencer à faire les cents pas dans la pièce, examinant tout ce qui clochait.


- Avec ou sans moi? J'espère que vous avez tout un panthéon pour vous épauler dans ce projet car vous n'avez aucune chance.

Je balançai la tête de gauche à droite en signe de désapprobation sans même la regarder. J'étais découragé par cette situation, inquiet, nerveux et aussi étrangement enthousiaste. La curiosité commençait à me piquer à savoir qui pouvait en connaître autant sur nous, assez pour bâtir ce genre de plan. Je savais que tout cela était bien réel, que si Émilia m'en parlait, c'était que quelque chose se tramait réellement, mais j'essayais tout de même de la décourager. Quel genre d'impact pouvait-elle avoir dans ce scénario? Absolument aucun. Seule la mort l'attendait au bout de ce projet. ''Héra doit être mise hors jeu'' l'étrange petite décoration abstraite que j'avais pris dans mes mains la seconde d'avant se fractura sous la pression que je lui mis. Depuis combien de temps me trahissait-elle? Dos à elle, le regard perdu par la fenêtre, ces quelques mots sortirent de ma bouche d'un ton furieux.

- Aucun dieu de ferait assez confiance à une humaine pour lui raconter tout ça.

Je me retournai finalement vers elle, le regard irrité et blessé, au bord de la crise, mais toujours en contrôle. Puis je me rapprochai d'elle, tentant de découvrir dans ses yeux de menteuse qui elle pouvait être réellement. Je m'en voulais de ne pas être capable de ressentir les autres dieux encore, cela m'aurait été grandement utile à condition qu'elle soit une déesse et pas une simple sorcière.

- Tu sais quoi? On va commencer à être un peu sincère enfin. Ma mère est la plus puissante déesse grecque et la plus expérimentée. Tu crois qu'elle n'a pas eu d'ennemis puissants contre elle avant? Eh bien oui, une multitude, y compris moi! Officiel dieu de la vengeance, j'ai tous les pouvoirs et les raisons nécessaires qui justifieraient ma victoire contre elle et je ne suis même pas capable de lui faire une petite éraflure, physiquement ou psychologiquement. Vous ne pouvez tout simplement rien faire contre elle. Si elle ne vous tue pas tous avant que vous soyez capable de mettre en action votre plan, elle le fera tout de suite après et retournera sur son trône comme elle l'a toujours fait, depuis des millénaires.
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MessageSujet: Re: Longue vie à la reine [Misha] Jeu 23 Fév - 23:12

J'avais déjà connu l'amour passionnel. Avec Arès, j'en étais devenue presque folle, allant jusqu'à détruire mon union avec un homme qui m'aimait tendrement.Lorsque le feu s'était éteint, presque en même temps des deux côtés, nous nous étions vite éloignés. Nous n'avions presque rien en commun et les sentiments qui nous liaient, basés simplement sur l'attirance, étaient morts une fois nos ébats devenus moins exceptionnels. J'avais aussi eu de nombreux amants qui m'avaient comblée avant de sortir de ma vie, eux aussi.

Je savais que je ne ressentais pas ce type d'affection pour Misha. Nous partagions de nombreux moments d'intimité et j'y trouvais souvent un certain plaisir, quand il ne me faisait pas trop mal, mais je ne brûlais pas d'une passion débilitante. En fait, si mon amant avait cessé complètement ses avances en ce sens, je m'en serais facilement remise. J'appréciais sa présence et je trouvais son corps très beau, mais je n'étais pas démesurément attirée par lui. De plus, il était loin d'être le seul à visiter mes draps. Ma nouvelle vie m'avait rendue timide avec les hommes, limitant les amants qui saisissaient la chance de m'approcher, mais cette gêne disparaissait quand un client venait directement vers moi, ce qui arrivait assez régulièrement.

Je n'étais pas non plus animée de cette tendresse rassurante comme celle que j'avais avec Héphaïstos. Le dieu grec de la forge n'avait pas passé la brèche. Il me manquait parfois un peu… Nous ne nous étions jamais réellement aimés à la manière d'un couple amoureux, mais nous avions été amis. À l'époque, j'étais allée vers lui en essayant de copier le mariage de Vénus, mais je n'y étais pas parvenue. Son mari l'avait réellement aimée, ça se voyait, alors que le mien ne m'avait épousée que par dépit. Un homme si laid n'aurait pas pu trouver une autre femme pour vouloir de lui. L'amitié était venue plus tard, après l'amertume et la déception. J'avais trouvé en mon mari un confident et un allié, même si nous n'étions pas en mesure de trouver l'intensité de l'amour. Avec Misha, il y avait de l'amitié, bien sûr, mais il me restait toujours un fond de crainte et l'envie un peu stupide de lui plaire.

J'étais tout de même généralement assez heureuse de voir Misha. Il était l'une des très rares personnes à m'accorder de l'importance. Il semblait très seul, lui aussi, et c'était peut-être ce qui nous liait, au fond. N'avoir personne d'autre.


- Tes amis! T'es sérieuse là? Quels amis imbécile souhaitent la mort de leurs proches? Il va falloir que tu me les présentes parce que je ne supporte pas qu'on soit en train de te manipuler n'importe comment alors que tu te jettes tout droit vers un ravin. Personne, ne peut considérer sérieusement l'idée de nuire à ma mère, personne!

Je m'étais mordu les lèvres pour ne pas lui hurler que personne ne me manipulait. La brûlure de l'insulte n'avait toutefois pas eu raison de mon contrôle. Je ne pouvais pas me permettre un éclat du genre alors que j'essayais de convaincre Misha que ce que je lui proposais était l'idée intelligente à suivre.

- Avec ou sans moi? J'espère que vous avez tout un panthéon pour vous épauler dans ce projet car vous n'avez aucune chance.

-Ta mère est loin d'être la seule déesse puissante en ville! dis-je très fort en me levant. Il n'y a pas que le panthéon grec qui soit tombé. Des dieux de toutes les mythologies vivent ici. Si ta mère a encore le pouvoir à ce jour, c'est surtout parce que personne n'a osé s'attaquer à celle qui représente les grecs et les romains. Son amitié avec Vénus lie les deux panthéons, mais seulement de manière superficielle. Il suffit de lui faire perdre des alliés pour qu'elle perde en influence et en puissance.


J'inspirai profondément. Il ne fallait pas que je m'emporte.

- Aucun dieu de ferait assez confiance à une humaine pour lui raconter tout ça.

-T'as l'air de t'y connaître beaucoup en dieux, soudainement,
dis-je en regrettant instantanément l'allusion à son isolement. Je veux dire… Les dieux que je connais sont prêts à accorder leur chance à des créatures, des sorciers et même quelques humains plein de ressources. Ce monde n'est pas le même que celui que nous connaissions à l'époque de la Grèce Antique. Il faut s'adapter.

Je venais de vendre mon origine divine à moitié, mais tant pis. Je ne tenais pas tant que cela à la lui cacher maintenant. Je ne voulais pas qu'il s'implique sans connaître les points les plus importants.

- Tu sais quoi? On va commencer à être un peu sincère enfin. Ma mère est la plus puissante déesse grecque et la plus expérimentée. Tu crois qu'elle n'a pas eu d'ennemis puissants contre elle avant? Eh bien oui, une multitude, y compris moi! Officiel dieu de la vengeance, j'ai tous les pouvoirs et les raisons nécessaires qui justifieraient ma victoire contre elle et je ne suis même pas capable de lui faire une petite éraflure, physiquement ou psychologiquement. Vous ne pouvez tout simplement rien faire contre elle. Si elle ne vous tue pas tous avant que vous soyez capable de mettre en action votre plan, elle le fera tout de suite après et retournera sur son trône comme elle l'a toujours fait, depuis des millénaires.

Était-il complètement borné ou simplement soumis à ce point à sa mère?

-Tu n'es capable de rien lui faire? Tu blagues, j'espère! Tu penses que, si tu n'étais pas une menace, elle t'aurait empêché de vivre normalement et gagner en puissance? Et tu crois que, si elle n'avait pas une partie qui s'affaiblit pour toi, elle t'aurait laissé en vie en réalisant le danger que tu représentais? Héra n'a eu auparavant comme ennemis que des dieux nés inférieurs à elle. Et s'attaquer à elle signifiait s'en prendre à Zeus; personne n'était à la hauteur. Aujourd'hui, non seulement il y a des dieux plus puissants sur la planche de jeu, mais l'équipe que formaient Héra et Zeus est moins soudée. Et même si tu gardes à l'esprit que ta mère est plus grande, plus forte et plus intelligente, elle sera franchement moins impressionnante si on la prive de son mari et ses alliés.

Je m'approchai un peu de lui.

-Il y a une chance. J'en suis convaincue. Et tu peux faire une grande différence parce que tu es le seul que Héra hésitera à tuer.

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