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Être cool, c'est héréditaire [Talfrynpapa]

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MessageSujet: Être cool, c'est héréditaire [Talfrynpapa] Mer 14 Sep - 19:45

Je revins sur mes pas. C'était la quatrième fois. Pour un démon qui enlevait des gros durs pour les torturer longuement, les dépecer et offrir leurs morceaux à des créatures dévoreuses d'humains, j'étais une mauviette. J'avais décidé que ce serait soir, mais je n'arrivais pas à m'approcher de celui de qui je voulais faire la connaissance. À chaque essai, je paniquais et retournais à la table que j'avais choisie pour l'observer de loin.

Habituellement, je n'étais pas un tel désastre social. Je n'étais ni timide ni effrayé par le contact avec les autres. J'aimais bien observer les gens, mais aussi leur parler et prendre du bon temps avec eux. En tant que demi-faune, bien sûr, j'avais aussi une tendance à passer facilement aux rapprochements physiques. L'homme auquel je n'arrivais pas à adresser la parole ce soir ne m'intéressait pas pour une nuit torride, et ce n'était pas parce que je levais le nez sur les hommes en général. Il avait passé plus d'un homme, mais aussi plus d'une femme, dans mon lit depuis mon adolescence. Démons, humains, sorciers, créatures de toutes sortes… Je n'étais pas difficile. Je ne me faisais pas croire que je n'étais pas un pervers. Même en côtoyant des humains et en étant influencé par leurs valeurs, je restais une créature maléfique. Je ne condamnais pas la perversité, quelle qu'en soit sa forme. Elle existait pour nourrir les êtres de l'ombre et les êtres touchés par la noirceur.

Il y avait plus de cinq ans que je connaissais l'identité de mon père. Maman me l'avait révélée à mes vingt ans et, au début, j'avais rejeté l'information comme si elle ne valait rien. Depuis mon enfance, je voulais connaître mon père. J'étais une personne très curieuse et je n'avais jamais bien pris qu'une telle information me soit refusée. Donc, lorsque j'avais finalement eu le droit de la connaître, il m'avait été tout naturel de l'ignorer, mon enthousiasme ayant été réduit à néant au fil des ans. Il m'avait fallu un an pour m'intéresser de nouveau à cet aspect de ma vie. J'avais engagé un sorcier avec un pouvoir de localisation mais, ne disposant que du nom et de la race de mon père, il n'avait pas pu le retrouver. (En fait, c'était probablement juste un incompétent. C'était ce que je lui avais répété, il y avait quelques mois, en l'éviscérant.)

J'étais donc moi-même allé sur les terres où ma mère avait rencontré mon père des années plus tôt. Je n'y avais trouvé que quelques créatures des forêts, lesquelles m'avaient raconté qu'elles avaient pris possession des lieux après l'ouverture de la brèche magique, en 2007. Tous les anciens habitants de ces lieux avaient apparemment été emportés par la catastrophe. Il ne restait plus personne. De toute évidence, mon père était mort il y avait des années et je n'avais pas pu le connaître. Mon effondrement dura des mois. Je m'isolai d'une manière qui rappelait celle de Lydia. C'est Irène qui me sortit de cette prison. Elle savait ce que je vivais, ayant perdu sa sœur jumelle et ayant été rejetée par sa famille du côté paternel. Je remontai la pente avec son aide, mais aussi avec celle d'Olivia, que je laissai de nouveau m'influencer avec son positivisme.

C'était en m'intéressant à Voueko, un dieu bizarre qui avait séjourné aux Enfers malgré lui, que j'avais découvert que mon père était en vie. Le dieu avait été libéré des Enfers et, au début, je m'étais seulement vaguement intéressé à lui : il était à New York, tant mieux pour lui. De temps en temps, je m'informais sur sa vie, car je voulais profiter des occasions s'il se mettait à fréquenter d'autres dieux. Je n'avais toujours pas découvert l'identité du père de ma jeune sœur et je n'abandonnais pas mes recherches. Il y avait quelques mois, j'avais fait une petite recherche sur le nouveau collègue de mon père et son nom m'avait fait perdre la carte pendant plusieurs minutes. Talfryn Caerwyn! Il s'agissait de mon père! Je m'étais forcé à me calmer. Ce n'était peut-être qu'un hasard. Peut-être que je m'emportais (encore) pour rien.

J'avais effectué quelques recherches, confirmant que Talfryn était bien un faune et m'informant qu'il était officiellement le frère d'un certain Merwyn Caerwyn – un nom que j'avais entendu lorsque j'essayais d'en apprendre plus sur ma famille quelques années plus tôt. Il n'y avait vraisemblablement plus de doute : mon père avait survécu. Néanmoins, après toute la souffrance que la nouvelle de sa mort avait créée en moi, j'hésitais à me laisser emporter. J'avais donc observé Talfryn Caerwyn durant des mois, dévorant le moindre indice prouvant que nous étions bel et bien liés.

Ce soir, bien convaincu que j'étais à quelques mètres de mon père, j'étais figé par la peur. J'avais l'habitude d'être débile, mais pas de cette manière. Pour la cinquième fois, je me levai et me dirigeai vers lui. Je franchis une distance beaucoup plus longues que lors de mes autres essais. Mes jambes s'alourdirent cependant de plus en plus à chaque pas et j'étais presque réduit à l'immobilité, sur le point de revenir une nouvelle fois à mon point de départ, quand je croisai le regard de Talfryn. De papa. Je ne pouvais plus reculer. J'aurais l'air beaucoup trop con. Je vins donc m'asseoir près de lui, déposant mon verre pour éviter que mes mains tremblantes fassent cogner les glaçons contre la vitre et trahissent mon état.

Je fixai mon père en essayant de me rappeler ce que j'avais prévu lui dire. Avais-je seulement décidé ce que j'allais lui dire exactement? Il me semblait que non. Était-ce une subite amnésie ou avais-je été trop absorbé par différentes hypothèses pour en choisir une plus efficace que les autres. Le temps s'écoulait et je n'arrivais à rien articuler. Il allait me prendre pour un fou.


-Je… euh… Salut, je suis un faune moi aussi.

La stupidité de mes paroles me permit au moins de rendre mon sourire plus naturel.

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MessageSujet: Re: Être cool, c'est héréditaire [Talfrynpapa] Jeu 2 Fév - 17:47

Vivre au contact des humains n'était pas toujours très amusant. Ce n'était en tout cas pas aussi extraordinaire que je l'espérais mais mon père m'avait prévenu : avec les faiblesses de mon espèce, je ne pouvais pas profiter au maximum des plaisirs de la ville. J'avais l'habitude d'être entouré d'une bande d'amis mais, ici, j'étais seul. En travaillant de nuit dans l'espoir d'une intégration, mes possibilités pour créer une vie sociale étaient limitées, et chaque fois que j'essayais, des incidents me rappelaient que je ne pouvais pas me lâcher comme je le souhaitais. Je voulais me laisser aller comme les autres fêtards, mais si je buvais trop, je finissais aussi par me laisser envahir par le désir des autres, et les autres ne pensaient plus qu'à ça aussi. Ma dernière grande soirée s'était terminée en partouze générale dans un appartement étudiant, ce qui était terriblement exaltant sur le coup. Mais, quand j'avais commencé à décuver le lendemain, je m'en étais beaucoup voulu. Qui aurait pu dire qui avait fait quoi ensemble ? Comment allaient se regarder deux amis de sexe masculin, éternels compères depuis des années, simples camarades d'aventures, en réalisant ce qu'ils avaient fait ensemble ? Je m'étais vainement caché sous la couette d'effroi au souvenir de deux sœurs piégées, elles aussi au milieu de cette joyeuse orgie. Avaient-elles commis l'irréparable elles aussi ? En découvrant ma gueule de bois et ma mine maussade, mon père m'avait lancé un regard soupçonneux propre à me mettre encore plus mal à l'aise. Je n'avais rien osé dire. Si la même chose s'était passée entre faunes et dryades, tout le monde aurait été très satisfait. Ce genre de choses me manquaient. Je pouvais bien entendu m'amuser de cette manière avec des groupes de personnes très ouvertes sur la question du partage de la jouissance, mais il fallait les trouver et ça ne me plaisait pas de rencontrer des gens juste pour ça. Je voulais m'intégrer à des groupes qui m'inspiraient, qui avaient de la conversation, de l'humour, et pas juste des pervers qui cherchaient des sensations fortes pour combler le vide de leur existence.

Au final, je m'étais réfugié sur des sites de rencontres, à la recherche d'une femme qui avait peut-être besoin d'un amour plus fort que les autres. Mon frère Macsen m'avait souvent vanté l'intérêt de garder une partenaire régulière pour ne pas finir toujours dans l'angoisse de la perte de contrôle. Et puis je voyais mon père heureux avec sa fiancée, j'avais envie de jouer à l'humain comme lui moi aussi. Pourquoi n'en serais-je pas capable ? D'accord, l'humaine risquait de finir maladivement accro à moi, mais si, à la base, on s'entendait bien, quel mal y avait-il ? Ce serait ce qu'elle voudrait non ? J'avais donc pris le temps de faire la connaissance d'une certaine Clarissa sur Internet. Elle était gentille, avait encore très peu d'expérience mais rêvait d'un amour absolu. Je me suis dit que je pouvais parfaitement lui offrir ça. En plus, elle avait beaucoup d'intérêts adorables. Elle peignait des animaux et lisait beaucoup de livres. Elle me donnait même envie de me réaliser dans autre chose que la police, qui ne me semblait plus toujours très adapté à mes aspirations. Mais je ne trouvais pour l'instant rien d'assez motivant pour me lancer. Au bout de deux semaines à se parler tous les jours sans rien en dire à mon père, j'avais décidé de la rencontrer et les choses s'étaient bien entendu conclues très rapidement. Ça avait été très passionnel et je n'ai pas su tout arrêter à temps. J'ai réalisé trop tard que je n'avais pas suffisamment prêté attention à mon influence sur la jeune femme. Elle s'est mise à me harceler de messages, à me supplier en larmes de ne pas partir quand je devais rentrer chez moi. Il semblait trop tard pour la ramener à la raison et, en plus, ça m'ennuyait. Je m'étais un peu lassée de coucher avec elle au bout de trois semaines. J'y suis un peu retourné « pour lui faire plaisir » puis j'ai fini sans trop savoir comment au Velvet un soir, à éteindre mon portable pour me jeter dans les bras d'une sirène et réaliser à quel point j'avais besoin de nouveauté. Ensuite, après avoir considéré avec inquiétude mon téléphone éteint plusieurs jours, j'ai finalement sorti et brisé la carte sim. Je n'ai ouvert aucun des mails de Clarissa, je ne veux plus savoir. Je sais que c'est une lâcheté monstre, mais j'ai bloqué, un peu comme si cette histoire était une vague anomalie à effacer. Tout de même, ça me déprimait. Je ne savais plus du tout ce que je voulais.

C'était pour ça que je me retrouvais un peu sans but au Golden Snake, dans l'idée vague d'une rencontre plus vraie que virtuelle, tout en sachant qu'elle ne devait mener à rien. J'avais toujours envie de faire semblant, besoin de croire que quelque chose pourrait changer, que je rencontrerais mieux qu'une Clarissa bis. Mais pourquoi pas, après tout ? Je sentais comme une présence magique qui rôdait quelque part, une énergie troublante, étrangère et familière à la fois. Puis, il y eut ce jeune homme blond aux yeux vairons qui s'approcha de moi d'un air curieusement hésitant. C'était lui, la créature. Je le laissai venir à moi avec un sourire encourageant. Ce n'était pas fréquent mais il arrivait parfois que d'autres créatures m'approchent en me reconnaissant comme l'un des leurs pour briser un peu leur solitude. Cependant, elles restaient peu en découvrant ma nature. Les faunes n'étaient pas trop appréciés à cause de leur faculté à troubler les sens malgré eux. Au mieux, je passais pour une agréable expérience sexuelle d'un soir. Mais, je ne savais pas pourquoi, ce jeune homme avait l'air craintif. Son appréhension me gagna inexplicablement. Et quand il me déclara en bégayant qu'il était aussi un faune, je me demandai un instant s'il n'était pas en train de se payer ma tête pour gagner ma confiance. En même temps, il dégageait quelque chose de familier… Et une sorte d'odeur de chair brûlée qui n'avait rien à voir avec les fragrances musquées d'un vrai faune. En plus, son apparence ne laissait rien deviner de particulier. Néanmoins, il n'avait pas l'air méchant. Peut-être était-il juste le fruit d'une union étrange et se sentait désorienté ? Il rencontrait peut-être un faune pour la première fois. C'était tout à fait possible si sa mère s'était accouplée sur le vieux continent avant de partir pour l'Amérique.

– Salut ! Tu veux dire que tu as du faune en toi, c'est ça ? Parce que tu n'es pas complètement un faune, tu dois être un hybride. – Je lui disais avec un air à moitié interrogateur au cas où il se serait réellement pris pour un faune de sang pur. – C'est en tout cas étonnant. Je me pensais seul sur le continent ! Enchanté !

Je levai ma choppe pour l'inviter à trinquer avec moi. Ce n'était pas parce que j'étais surpris que je ne pouvais pas me montrer agréable et puis la discussion s'annonçait intéressante et peut-être sans danger de gros dérapage pour une fois. Entre presque semblables on se comprenait, et quoiqu'il puisse advenir, on ne risquait au moins pas de se faire très mal si l'entente était bonne.


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MessageSujet: Re: Être cool, c'est héréditaire [Talfrynpapa] Jeu 20 Avr - 21:54

Irene faisait souvent peur aux autres démons, plus que les autres membres de notre famille. Sa partie felidae donnait à son esprit une dimension très spéciale de laquelle il fallait se méfier. Elle se comportait toujours froidement. Elle laissait rarement s'échapper des éclats de tristesse ou de colère, et sa joie semblait toujours teintée de noirceur. Elle me fascinait. Je le savais aussi aimante, une qualité qu'elle ne révélait qu'à peu de gens. J'avais la chance infinie de faire partie de ceux pour qui ma sœur éprouvait de l'affection. Lorsque j'avais découvert la mort de mon père, son précieux soutien m'avait permis de refaire surface avec une énergie que j'aurais mis un temps fou à retrouver sans elle. Elle s'était presque montrée sensible (presque! Faut pas pousser non plus : c'est Irene…) et elle m'avait secoué pour que je sorte de mes idées noires. Olivia s'était montrée très compréhensive, elle aussi, mais je pouvais toujours davantage compter sur Irene que sur les autres pour me donner un coup de pied au cul quand j'en avais besoin.

J'aimais ma famille et je n'avais pas un besoin justifié d'y ajouter de nouveaux, ou plutôt d'anciens, membres. Je me sentais entouré et, bien que pas toujours compris, aimé. Je voulais toutefois rencontrer mon père. Il me semblait que, comme il était vivant, ma famille ne pourrait être complète qu'en faisant sa connaissance, que ce soit pour l'inclure dans mes proches ou pour le mépriser s'il me décevait. J'avais imaginé tellement de scénarios à son sujet et, maintenant, j'avais peur qu'il ne soit pas à la hauteur. Perdre d'un coup la chance de le voir en personne et le droit d'imaginer ce que pouvait être sa vie avait été le plus difficile à accepter, quand je l'avais découvert mort. Et ce soir, le prix de ma rencontre avec lui était précisément l'abandon de tous les destins imaginaires que je lui avais créés.


– Salut ! Tu veux dire que tu as du faune en toi, c'est ça ? Parce que tu n'es pas complètement un faune, tu dois être un hybride. C'est en tout cas étonnant. Je me pensais seul sur le continent ! Enchanté !

Je fixai la choppe une seconde avant de trinquer. Il m'accueillait gentiment. Cela me détendit un peu. Je souris avec un peu plus d'assurance.

-Tu n'es pas seul : il y a M… Il y a moi! Oui, je suis un hybride. Désolé pour l'introduction totalement boiteuse. Enchanté aussi, bien sûr! Alistair Keating.

J'avais failli mentionner mon grand-père, mais je m'étais ravisé au dernier moment. Je ne voulais pas que mon père se méfie de moi dès mes premiers mots, et lui laisser entendre à quel point j'en savais sur sa vie risquait justement de le faire reculer. Et avec raison. J'étais dangereux. Maman en était fière. Je ne savais pas à quel point je me réjouissais sur ce point. J'appréciais mon avantage sur un grand nombre de démons, mais j'étais aussi assez ennuyé qu'on ne me laisse parfois pas la chance de me faire apprécier. D'un côté, je me vexais si on se méfiait ouvertement de moi trop vite mais, en même temps, je trouvais stupides ceux qui ne me traitaient pas comme une menace.

Je décidai de me rabattre sur une stratégie d'observation. Encore. Mon but, ce soir, était de révéler mon existence à mon père, et j'avais d'abord pensé me présenter dès le début comme son fils, pour le provoquer un peu, mais je ne m'attendais pas a être aussi troublé d'enfin lui parler. Si j'allais trop vite, je risquais de faire une erreur et je ne me pardonnerais pas de le faire fuir, de gâcher toutes mes chances avant même d'en avoir réellement eu. J'allais discuter un peu avec Talfryn et attendre la bonne ouverture pour lui révéler notre lien. Cela me permettrait aussi d'étoffer mon avis sur lui avec mes premières impressions en personne.


-Et qu'est-ce qu'un faune solitaire fait à New York? Il me semble que, côté grande puissance mondiale, Londres a beaucoup à offrir et est beaucoup plus accessible, non?

J'essayais de garder un ton et un air désinvoltes, mais ma nervosité entravait le cours habituellement fluide de mes pensées. Peu de gens me rendaient stupide. J'aimais souvent jouer au taré, mais je ne le devenais vraiment qu'en de très rares occasions. D'ailleurs, j'espérais que cette rencontre n'allait pas se conclure sur la révélation que mon père était d'un niveau intellectuel plutôt bas parce que j'avais toujours du mal à me retenir de ridiculiser les gens que je trouvais débiles. Il n'y avait qu'à voir comment je me plaisais à démolir tout ce que ce pauvre Charon me lançait ou comment j'enrageais les amants d'Olivia.

-Ou alors tu avais envie de voir les dieux de proche?

Je le testais assez directement. Je manquais peut-être de subtilité, en fait. Je savais qu'il connaissait l'existence des dieux puisque son père s'était vraisemblablement allié à Héra. Ils étaient dans le même parti politique; c'était donc une évidence à mes yeux. Misha m'avait gracieusement offert l'identité de sa mère et son père, en plus de celle de quelques autres dieux, quand j'avais joué dans ses souvenirs. Je n'avais eu qu'à relier les points pour former une image.

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