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Bal en blanc de l'agence Reaver

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Messages : 71
Date d'inscription : 03/05/2014


MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Lun 4 Sep - 20:05

Du temps que j’étais un ange, c’était plus facile de détecter la magie alentour. Parce que j’avais plus de puissance et plus de ressources. Si je n’arrivais pas à le trouver, je pouvais appeler du renfort pour mieux comprendre la magie à l’oeuvre. Aujourd’hui, j’étais seul désormais. Je ne pouvais compter que sur moi-même. Mon pouvoir de détection de la magie me permettait de ressentir quand quelque chose de magique se passait à proximité. Cependant, il ne me disait pas exactement ce que c’était. C’était plus comme une impression, un sentiment étrange. Avec le temps, je savais que quand je ressentais ce genre de frôlement, qui ressemblait aussi à un serrement, c’était parce que de la magie était pratiquée à proximité. Si le sentiment était plus fort, c’est parce que la magie était sur moi directement. Avec Chris, par exemple, je savais quand il utilisait son pouvoir d’effacement de la mémoire sur moi parce que ça me faisait tout drôle en dedans. Je me sentais comme secoué de l’intérieur, puisque la magie était exercée directement sur moi, pour me faire oublier quelque chose. Cette fois, dans la salle de bal, je l’avais sentie proche, mais pas sur moi. J’avais ressenti l’espèce de frôlement désagréable, mais ça n’avait été que ça : un frôlement. J’aurais bien voulu analyser la source de cette magie, trouver de qui ça venait et ce qu’il faisait exactement, mais je devais suivre Christian. Il avait eu l’air étrange avant de disparaître et je ne voulais pas le laisser seul s’il n’allait pas. Je déposai mon cabaret vide sur une table inoccupée juste avant de prendre la sortie.

Une fois dehors donc, Christian était dos à moi, c’est pour cette raison que je lui touchai l’épaule avant de lui parler. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais s’il était sur les nerfs, mieux valait ne pas le faire sursauter. Ses pouvoirs n’étaient peut-être pas très destructeurs, mais il restait un dieu. Chris se retourna vivement, mais ne tenta pas de me faire du mal. Par son mouvement, ma main était maintenant sur son bras, mais je ne la retira pas. Je vis dans le regard de mon ami que quelque chose n’allait définitivement pas.


-Ça va mal. Je… hum… De la magie...

J’essayai de trouver son regard, pendant qu’il n’était pas capable de me regarder directement. Christian était vraiment étrange, mais je ne savais pas comment l’aider. Et, vu son discours décousu, il ne semblait pas près de pouvoir me dire ce qui lui arrivait.

-Quelqu'un fait de la magie dans la salle.

C’était donc la magie que j’avais ressentie qui affectait ainsi mon ami et patron. Mais, comme je ne savais toujours pas de quoi il souffrait, je ne pouvais l’aider. Je serrai quelques instants le bras de Christian, pour lui montrer un peu de support.

-Ok, mais alors, qu’est-ce que la magie fait exactement? Tu te sens mal mais mal comment? C’est dangereux?

Christian ne semblait toujours pas capable de soutenir mon regard, ni de tenir une conversation. Il m’avait souri mais ses yeux n’était pas restés longtemps sur mon visage. Ça me frustrait beaucoup ne de pas pouvoir l’aider. Surtout maintenant que je savais que c’était de nature magique. J’espérais surtout qu’il n’était pas entrain de mourir, certaines personnes ont le pouvoir d’empoisonner les gens qu’ils touchent. La personne responsable de la magie dans la salle s’était promenée aléatoirement dans la salle en touchant certaines personnes. Et si tout le monde était entrain de mourir d’empoisonnement à l’intérieur? Il fallait vite rentrer. J’allais expliquer ma théorie à Christian, quand il fit quelque chose qui me fit complètement arrêter de réfléchir.

Quand je sentis la main de Chris sur ma nuque, je ressentis comme un frisson me parcourir, mais ce n’était pas un frisson de détection de la magie cette fois. C’était un frisson purement physique, un frisson de désir. Si j’avais tenté de rester civilisé et de refouler mes sentiments et mon attirance pour Christian jusqu’à maintenant, je ne pouvais certainement pas le faire en ce moment précis. Ses lèvres sur les miennes étaient brûlantes, je fermai les yeux et me laissai aller. Je mis une main sur son torse alors qu’il me serrait contre lui. J’avais de la difficulté à respirer, mais ce n’était pas parce que l’étreinte était trop forte. Tandis qu’il embrassait mon cou, je le plaquai dans le mur, puis je passais mes mains sous sa chemise et enfonçai légèrement mes ongles dans la peau du bas de son dos. Je gémit en nous tournant, pour me retrouver à mon tour dans le mur, quand il revint à ma bouche et j’émis un autre gémissement quand nos langues se rencontrèrent. Je voulais que ce moment dure pour toujours. Je n’aurais jamais assez de ce baiser, jamais assez de ces lèvres contre ma peau.

Pourtant, Christian finit par se reculer. Je lui en voulais d’avoir briser ce moment. Je fis un pas vers lui pour reprendre ses lèvres, mais il parla avant que je puisse finir mon mouvement. Nos corps étaient donc proches, mais je n’avais pas déposer mes lèvres sur les siennes encore.


-Je suis… tellement… désolé.

Je ne savais pas quoi lui répondre. Il avait l’air vraiment mal de ce qui venait de se produire, si je lui répondais ce qui me tournait dans la tête j’aurais l’air d’un obsédé.

-Il y a de la magie à l'oeuvre… qui… hum… crée du désir. Quelqu'un m'a envoûté; c'est pourquoi je suis sorti de la salle. Ça explique aussi ce qui vient de nous arriver.

C’était donc seulement ça la magie dispersée plus tôt dans la salle de bal. Un genre de phéromone magique. Au moins, Christian n’était pas en train de mourir, et personne d’autre dans la salle d’ailleurs. C’était seulement une hausse du désir sexuel. Donc ça avait peut-être l’air d’une maison de débauche à l’intérieur, mais bon, au moins personne ne mourrait empoisonné.

Christian attendait clairement une réaction de ma part. Évidemment, je devais faire comme si j’étais ensorcelé, moi aussi. J’étais tout près de lui, ce serait facile de recommencer à l’embrasser. Je penchai donc ma tête vers sa nuque et y déposai plusieurs baisers en le serrant contre moi. Je pris sa bouche une nouvelle fois, en tenant sa nuque d’une main, l’autre étant sur son torse. Je fis durer le baiser quelques instants, avant de me dérober et de m’éloigner de plusieurs pas.


-Je… je… Désolé… je crois qu’on ferait mieux de rentrer, aller s’occuper l’esprit à autre chose. Si c’est la magie que tu crois, elle finira bien par se dissiper dans les prochaines heures. Et euh… on a un bal à gérer après tout…

Je remis de l’ordre dans mes vêtements, puis je retournai à l’intérieur, où un serveur m’attendait pour savoir quand sortir le dessert. Je donnai des ordres ici et là, afin de me changer les idées. La salle n'avait pas trop les allures d'un bordel, la magie avait donc dû être diffusée largement, ou les gens atteints s'étaient tous trouvés des coins à l'abri des regards pour assouvir leurs pulsions magiquement déclenchées. La soirée serait assurément un succès malgré ce dérapage.
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Date d'inscription : 06/01/2016


MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Lun 2 Oct - 17:49

Qui avait donc osé dire que les bals mondains étaient utiles à une campagne politique ? Moi-même ? Peut-être. Mais nous savons tous ce qu'il en est réellement. Pour quelques échanges de carte de visites, la plupart des gens passent surtout leur temps à boire des coups à l’œil en se racontant leur vie, et en cherchant davantage une personne à séduire pour la nuit qu'un partenaire commercial. Autrement, cela s'appelait une réunion. Et une réunion, c'est ennuyeux pas définition. On en parle comme une obligation terrible en faisant des ronds de jambes avec une cigarette ou un café devant la porte de la cellule de cauchemar qui nous retiendra de longues et interminables heures. Je vous donne un conseil par sympathie : ne vous laissez surtout pas avoir. Personne ne va à un cocktail pour le travail, même s'il est toujours agréable de justifier une sortie de cette manière. Voyez, en distribuant quelques tracts à l'organisateur de la soirée qui m'a à peine adressé un regard et à son entourage, j'ai comme un sentiment de travail accompli. Il me semble donc désormais plus légitime de me lancer avec insouciance dans les festivités, et la conjecture actuelle des choses m'y encourage fortement. Je devais gérer tout un groupe de fille déchaînées, un travail à plein temps s'il en est. Mais, pour avoir vécu au milieu des bacchantes dès les premiers émois de ma puberté, j'étais passé maître en la matière. Une fille sur chaque genou était tout à fait envisageable. Ensuite, il ne fallait pas se laisser dépasser par l'offre. Toutes ne pouvant – hélas pour elles – être satisfaites en même temps, je devais agir stratégiquement en ne sélectionnant que les plus belles du troupeau. L'exercice requérait une vue et une rapidité à toute épreuve. Nous étions sur une sorte de champ de bataille de l'amour. En se jetant sur l'ennemi le plus faible par facilité, on laissait échapper une victoire glorieuse. Je ne suis pas pour la quantité grossière. Je suis un homme de goût. Alors, si je laissais une jeune femme quelconque s'amuser avec moi, pensez à toutes celles que je fais languir en attendant d'agir. Et pourquoi, d'ailleurs, ne pas utiliser cette fan hystérique comme une arme ?

Les filles qui me tournaient autour étaient plus intéressantes que la plus entreprenantes, mais il n'y avait pas de quoi se pâmer non plus. Or, pendant que mon regard allait d'une jolie robe à l'autre, j'aperçus une demoiselle esseulée sur le point de quitter la soirée. Si j'en croyais son visage fermé, elle s'était prise un râteau ou faite jetée, une chose inadmissible quoiqu'il en soit pour une telle beauté. Sans hésiter, je murmurai à la jeune femme sur mes genoux de l'inviter à nous rejoindre. Cette dernière, particulièrement échauffée, trouva l'idée très séduisante puisqu'elle s'agrippa aussitôt à la taille de ma princesse. Parfait, il était temps d'agir.

– Ohlala que fais-tu Pamela ? – Je ne connaissais pas du tout son prénom, mais il fallait improviser. – Je suis vraiment navré, dis-je en me tournant vers l'inconnue. La pauvre ne tient pas très bien l'alcool. Je dois la tenir pour lui éviter de faire des bêtises, et rien n'y fait, elle trouve toujours un moyen de se jeter sur n'importe qui… Néanmoins je dois reconnaître qu'elle a bon goût. Tu devrais t'occuper d'elle Caesula. – Je l'envoyais vers une autre, qui héritait aussi d'un nouveau prénom. Sur celui-là, j'avoue que j'ai manqué d'un certain sens d'adaptation. Les vieux réflexes de la vie romaine me jouaient parfois des tours. – Vous m'aviez l'air sur le point de partir alors que nous n'avons même pas eu l'honneur d'être présentés. Je peux vous offrir un verre ? Je m'appelle Lance, et toi ?

Je lui tournai mon sourire le plus chaleureux possible et posait une main derrière son dos pour la guider vers le bar sans lui laisser vraiment le choix. J'avais hésité à voler un verre, mais toutes les coupes des personnes à proximité semblaient entamées. Il était de mon devoir de consoler cette belle femme ignorée de tous. Pour ce soir, je serai son chevalier servant. J'ai trop grand cœur et je suis faible, comment pourrais-je résister à un appel de détresse ?


_________________


Quant’è bella giovinezza,
che si fugge tuttavia!
chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c’è certezza.

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