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We Belong Way Down Bellow [Atara, Charles]

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Messages : 117
Date d'inscription : 31/07/2013


MessageSujet: We Belong Way Down Bellow [Atara, Charles] Dim 26 Fév - 17:56

J'aurais voulu être ailleurs. N'importe où, mais pas ici. J'avais eu beau le répéter à ma soeur, elle avait fait la sourde oreille et me voilà donc ici. J'étais d'ailleurs en train de dresser une liste mentale des activités que j'aurais préféré faire. On m'aurait proposé de me faire enlever l'appendice avec un tournevis, et ce, sans anesthésie, et j'aurais sûrement dit oui plutôt que d'être là. Regarder pendant des heures des vidéos de chats: évidemment que oui. Regarder des heures de vidéos d'accouchement : ...moui. Me perdre dans les bois: oui. Manger des insectes: oui - ça a le goût du poulet il paraît. Écouter des discours politiques en boucle : oui. Faire un examen d'algèbre : oui. Assister à une liposuccion: oui.

L'appartement dans lequel Atara et moi nous trouvions était lugubre, poisseux et puant, mais pas en ruines. Vu l'état des lieux, il avait dû être quitté il y avait quelques mois, mais clairement ce que nous étions entrain de faire n'était pas le premier crime que ces murs avaient vus. J'avais vu des seringues souillées un peu partout et il me semblait bien voir des coulisses de sang rapidement lavées sur les murs de ce qui devait être le salon autrefois. Ma soeur m'avait traînée ici malgré mes réticences. Elle avait dit avoir une surprise pour moi et avait mentionné le bon vieux temps, donc une partie de moi avait été excitée de savoir ce que c'était. Une fois sur place, quand j'avais compris de quoi il en retournait, j'avais voulu partir, en disant à Atara qu'elle savait que je ne voulais plus faire cela, que j'avais changé, que j'étais ailleurs dans ma vie maintenant et que tout cela n'était plus moi. Je n'avais pas fait deux pas vers la sortie que ma soeur avait planté un couteau dans l'épaule de la victime ligotée sur une chaise. Cette dernière lança un cri aigu qui vint titiller le côté sombre en moi et je ne pus partir. C'était plus fort que moi. Je pouvais bien rester, mais juste un peu... Promis...


***

Je torturais donc la pauvre jeune femme depuis une bonne heure, en vivant la plus grande dualité de ma vie. D'un côté, je ne voulais pas vraiment lui faire du mal, parce que je voulais être bonne pour la société. Je voulais que Charles me trouve honorable et qu'il continue de m'aimer. Pour un policier, les règles étaient importantes, même s'il ne le répétait pas sans cesse, et Charles me rendait meilleure. Je voulais donc être bonne pour lui, de la même façon qu'il était bon pour moi. Mais d'un autre côté, ma nature malveillante voulait prendre le dessus. En tant que feu follet, j'avais été créée pour faire le mal sur mon passage. Mon âme, au fin fond, était démoniaque d'une certaine façon. Et elle, elle se nourrissait de la douleur, du mal des autres. Mon côté feu follet se délectait, se réjouissait, se plaisait donc de la situation. Mais je voulais être bonne...

En tirant lentement sur les entrailles de la victime pour les sortir de son ventre, je me demandais si Atara tentait de nous rapprocher l'une de l'autre, en misant sur nos points communs. Depuis que je sortais avec Charles, ma soeur et moi nous étions éloignées. Atara n'aimait pas mon amoureux et ne faisait aucun effort pour le cacher. Ce qui me rendait furieuse et extrêmement mal à l'aise, surtout lorsqu'elle crachait son venin pendant qu'il était là. J'avais donc pris mes distances avec ma soeur parce que je n'avais pas besoin qu'elle me répète son avis et qu'elle me fasse la gueule parce que j'étais en couple avec Charles. La jeune femme qui grognait au début hurlait maintenant. Je la giflai donc pour qu'elle se taise. Puis, je pris quelques pas de recul pour constater notre oeuvre familiale.

Satisfaite, je demandai à ma soeur:


-Ça va maintenant? On peut partir?

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Phobie: Être éloignée de Deborah
Ambition secrète: Garder Deborah pour moi toute seule

MessageSujet: Re: We Belong Way Down Bellow [Atara, Charles] Dim 26 Fév - 18:43

Le nombre d'endroits abandonnés dans le quartier Grey était juste suffisant, à mon avis. Il y avait assez de lieux fréquentés pour que ce ne soit pas trop louche de s'y aventurer, et ceux-ci étaient encombrés de personnes de mauvaise vie. Cela tenait les gens avec un trop bon coeur à l'écart et rendait l'endroit moins intéressant à défendre pour les policiers. Donc, si on avait des choses louches à accomplir, c'était là où il fallait aller. De plus, les maisons et appartements déserts pouvaient facilement servir de cachettes. Il suffisait de trouver quelque part que personne n'avait déjà choisi.

J'aboutissais souvent dans l'un ou l'autre des appartements les plus délabrés de ce quartier quand j'avais une victime à tuer. Ceux avec un sous-sol étaient mes préférés parce qu'ils offraient une grande intimité. Aujourd'hui, j'avais envahi un appartement aux fenêtres pour la plupart barricadées. La porte de devant fermait encore, mais ne se verrouillait pas. Celle d'en-arrière menait à un perron fermé, et nous y avions laissé nos vêtements. J'avais déjà déposé de quoi se changer avant d'aller chercher Deborah. Je ne voulais pas que nous ruinions de beaux morceaux pour cette pauvre conne qui allait mourir ici.

J'avais choisi notre victime pour une excellente raison : c'était une personne détestable. La pauvre fille avait volé mon tour dans la file pour commander un café plus tôt dans la semaine et, quand je le lui avais gentiment fait remarquer, elle s'était contentée de me dévisager, glisser un œil réprobateur sur mon habillement et soupirer. Elle avait ensuite passé sa commande, mine de rien. Je n'avais pas fait de scène. J'avais pris une bouteille d'eau pour ne pas avoir à attendre qu'on me prépare un breuvage et j'étais sortie à la suite de la connasse, presque en même temps qu'elle. Je l'avais suivie à distance jusqu'à la triste boutique de vêtements recyclés où elle travaillait. Je n'avais eu qu'à passer la prendre là, ce soir. Je m'étais transformée en homme séduisant et j'avais abusé de mon pouvoir de charme. C'était à peine si elle ne m'avait pas suppliée de me suivre. Trop facile.

Sans en aviser Deborah, j'avais d'ailleurs remis mon pouvoir en marche, même alors que j'étais redevenue une femme et que la pauvre chérie se découvrait un air de famille avec un étalage de boucher. J'aimais la confusion qui assiégeait son regard. Bien fait pour elle.

Je fus transportée de joie quand je remarquai à quel point ma sœur tirait du plaisir de ma surprise. Je savais que la vraie Deborah existait encore, qu'elle ne pouvait pas s'être réellement transformée en cette poupée creuse qui ne vivait que de bonheur usiné. Cet enthousiasme me prouvait que mon plan était une bonne décision.

Je m'absentai quelques secondes du salon sous prétexte d'aller chercher une nouvelle arme sur le perron. J'avais sciemment laissé quelques couteaux à cet endroit… ainsi qu'un téléphone cellulaire jetable, acheté spécialement pour l'occasion, qui garantissait mon anonymat. L'appel au poste de police ne dura pas plus de dix secondes, le temps de donner l'adresse de l'appartement.

Quand je revins, je plantai le couteau que j'avais choisi dans la cuisse déjà passablement lacérée de notre victime.


-Ce qu'il y a de beau, avec les cafés extra-sucre extra-crème, c'est que ça fait de plus grosses cuisses à découper, ma chérie.

J'éclatai de rire. Cette journée était parfaite. Si mon plan se déroulait tel que prévu, je retrouverais ma sœur pour toujours. S'il dérapait, je trouverais comment arranger les choses… ou je tuerais Charles Demers.

-T'as entendu un truc? Je pense que ça venait de dehors. Bâillonne la conne. Je vais aller voir.

Je tournai le couteau un bref coup avant de partir, pour la chance. Je sortis par la porte de derrière et je profitai des quelques mètres me séparant de l'avant de l'immeuble pour me transformer en jolie fillette. J'étais toujours couverte de sang, vêtue d'un t-shirt de mec qui avait déjà été blanc, mais j'avais environ sept ans, une palette du haut en moins et d'épaisses boucles d'un blond doré sali de rouge.

Je n'eus à attendre qu'une minute pour qu'une voiture de police se gare juste devant l'immeuble. Je sortis de ma cachette en même temps que les policiers quittaient le véhicule. Je feignis les sanglots en m'approchant d'eux.


-Ma maman est… à l'intérieur… Elle est… La… La fille… est méchante. J'ai peur…

Je me jetai en pleurant contre celui des deux qui n'était pas ce sale Charles Demers, glissant ma petite main glacée dans sa grande main molle, l'obligeant à rester avec moi pour me consoler et me protéger. Lorsque je me sentis soulevée de terre, je dus réprimer un sourire. Celui-là n'allait pas me laisser toute seule dehors pour aller jouer au héros. Il avait compris son rôle. L'autre demeuré allait devoir jouer au courageux homme de la loi tout seul. Tout se passait exactement comme prévu. C'était si excitant!

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MessageSujet: Re: We Belong Way Down Bellow [Atara, Charles] Dim 24 Sep - 22:40

Tel que mentionné plusieurs fois plus tôt, depuis que j’étais avec Charles, j’avais calmé mes pulsions meurtrières et destructrices. Je savais qu’il voyait le crime négativement, son métier de policier l’y obligeant. Il était lui-même plein de vertus et de valeurs. Je voulais être à sa hauteur. Je voulais être une meilleure personne. C’était aussi parce que mon amoureux m’avait amené une nouvelle vision des choses que j’avais changé mes passes-temps. En tant que feu-follet, tuer était nécessaire pour mon évolution. Je ne voyais donc pas le mal dans ce que je faisais, j’y prenais plaisir même, afin de trouver une forme tangible plus rapidement. Et l’habitude étant ce qu’elle était, je ne me posais plus de questions et je le faisais, parce que j’en avais envie. Point. Cependant, Charles m’avait fait voir un autre côté de la médaille. Pour Charles, chaque corps retrouvé était synonyme de tristesse. Pas pour lui, parce qu’il s’était fait une carapace de métier, mais pour les autres. Un mort n’était que rarement seul; il avait une famille, des amis, des collègues. Ce n’était qu’une personne qui mourrait, mais c’était souvent plusieurs qui en souffraient. Il y avait ceux qui restaient. Chaque personne qui côtoyait, de près ou de loin, la personne morte aurait un choc en apprenant sa mort et souffrirait de son absence à sa façon. Chaque fois qu’il retrouvait une personne décédée, Charles devait aller annoncer à une femme, des enfants et-ou des parents la mort de leur proche. Il devait affronter le deuil de chacun. Il était le porteur de mauvaises nouvelles, mais il était aussi souvent celui qui devait réconforter. Il devait leur souhaiter bon courage, bonne continuation, mais sans jamais vraiment y croire, car il savait que les moments à venir seraient pénibles. Il n’y avait rien de facile d’aller choisir un cercueil ou une urne pour un proche, de prévoir les funérailles et l’enterrement. Il n’y avait rien de joyeux dans tout le processus mortuaire et les phrases toutes faites d’un policier ne les aiderait pas. Le mort était mort, c’était fini pour lui. Mais ceux qui restaient, eux, devait continuer à vivre. Ils devaient continuer de se lever chaque jour dans l’absence, se rappelant la routine qu’ils avaient avec le mort, se remémorant les derniers moments qu’ils avaient passés ensemble. Ils devaient continuer de voir défiler les jours, en se demandant ce que ce serait si leur proche disparu était toujours là. Ils se demanderait toute leur vie, à chaque décision qu’ils prendraient, si la personne qu’ils avaient perdu serait fière d’eux. Chaque anniversaire, ils auraient une pensée pour la personne décédée. Chaque fête leur rappelleraient que s’en était une de plus sans celui ou celle qui était mort. Quand la mort venait frapper à votre porte, elle brisait un carreau avec sa force de frappe, et alors, la vie n’était plus jamais la même. La vie continuait, oui, mais à quel prix?

J’avais donc cessé de tuer par plaisir. J’avais pris conscience de ce que ça impliquait et je ne trouvais plus la même satisfaction à voir la vie quitter les yeux de ma victime. Il y avait maintenant beaucoup plus de remords que de plaisir, ce qui rendait l’activité certainement moins intéressante. J’avais donc dit à Atara que je ne voulais plus le faire, que je préférais qu’on se trouve autre chose à partager. Ce soir cependant, elle avait su être convaincante et voilà pourquoi je me retrouvais les mains baignées du sang de cette jeune femme innocente. Je replaçai une mèche de mes cheveux, la baignant de sang au passage. Quand ma sœur planta le couteau dans la cuisse de la pauvre conne, j’éclatai de rire.


-Ce qu'il y a de beau, avec les cafés extra-sucre extra-crème, c'est que ça fait de plus grosses cuisses à découper, ma chérie.

J’éclatai encore de rire. Son geste était drôle, mais sa réplique était vraiment hilarante. Notre victime était en effet bien enrobée, ce qui me faisait me demander comment Atara, si menue, avait pu l’amener jusqu’ici.

-T'as entendu un truc? Je pense que ça venait de dehors. Bâillonne la conne. Je vais aller voir.

Je m’exécutai. Pendant que ma sœur était dehors, je repris le couteau de dans la cuisse de notre victime, pour le replanter deux ou trois fois dans sa cuisse. J’essayais de toujours viser le même trou, mais je n’étais pas la meilleure côté précision. Je sectionnai son artère fémorale, ou alors une très grosse veine, parce que du sang me gicla dans le visage. Vraiment beaucoup de sang. C’est à ce moment que je cessai d’essayer d’aiguiser ma justesse de tir, en laissant moi aussi le couteau au dernier endroit que j’avais frappé dans sa cuisse. La fille se tordait sur sa chaise et essayait de me parler, mais comme elle était bâillonnée, je n’entendais rien du tout. Ses yeux se révulsaient de plus en plus souvent, sa tête tombant par en arrière régulièrement maintenant. Si Atara ne se dépêchait pas, elle allait manquer les derniers moments de notre victime. Et je savais que c’était ce qu’elle préférait. J’allais la chercher, quand j’entendis effectivement des pas qui se rapprochaient. Croyant que c’était ma sœur adorée, je tirai un peu plus sur les boyaux de la jeune femme. Les pas s’étaient arrêtés à proximité, je tournai donc ma tête, tout sourire, pour regarder ma sœur et connaître ses intentions pour la suite.

Seulement, ce n’était pas Atara.


-Ch… Cha… Ch…

Je ne voulais pas y croire. J’étais sous le choc, je n’arrivais même pas à parler. Je fis quelques pas en arrière, pour m’éloigner de notre victime. J’essayai d’essuyer mes mains sur mes pantalons, mais elles étaient déjà tachées. Mes yeux se remplirent de larmes. Mon menton tremblait, mais moins que mes genoux. C’était un cauchemar. Je ne pouvais pas dire que ce n’était pas ce que ça avait l’air. J’étais couverte de sang, il y avait du matériel et des instruments un peu partout, ainsi qu’une grande bâche sous la chaise. C’était exactement ce que ça avait l’air d’être.

-Qu… qu’est-ce que tu.. tu fais là?

Il était en habit de policier. Il était sur ses heures de travail. Je voulais lui expliquer, mais je ne savais pas par où commencer.

-Je suis désolée… c’est que… je ne suis pas humaine et ma nature reprend parfois le dessus… C’est la première fois depuis si longtemps… Je… je… suis un feu-follet. Je t’en prie comprends. J’existe depuis l’époque de la peste noire, je suis morte et je suis revenue sous forme de petite flamme, mais pour redevenir humains, on doit pousser les gens vers la mort, alors c’est comme une deuxième nature pour moi… mais je la combat… je veux être bonne… J’aurais dû te le dire, mais… la magie… Je ne veux pas être ça… Ne me déteste pas… s’il te plait...

J’avais l’air d’une folle avec ce discours si décousu, mais je paniquais et je mettais tellement d’énergie à ne pas fondre en larmes que je perdais un peu le fil.

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