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Rubrique nécrologique [Elliot]

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MessageSujet: Rubrique nécrologique [Elliot] Lun 27 Fév - 22:52

L'infirmière qui avait refermé la plaie sur mon flanc m'écorchait les yeux. Son charme frisait le zéro kelvin. Je ne sais pas ce qui me répugnait le plus entre ses cheveux ternes et cassés, sa peau grasse et ses sourcils se rejoignant au centre de son visage à l'image d'une grosse chenille immobile. Au moins, elle était efficace. Elle m'avait recousu à la manière d'une poupée de chiffon à toute vitesse, mais avec une délicatesse impressionnante. J'avais encore mal, malgré les médicaments. Je faisais confiance à ma constitution de démon pour guérir rapidement, mais je regrettais un peu d'avoir enfoncé le couteau à ce point.

Je m'étais coupé avec un large couteau de cuisine, aux Enfers, avant de me téléporter tout près de l'hôpital. J'y étais entré en saignant allégrement dans le couloir et on s'était occupé de moi. Je m'étais assuré d'avoir atteint au moins un organe important : je voulais une chambre. Il y avait maintenant une heure qu'on m'avait alité. Ma patience avait atteint sa limite. Je me levai et songeai à arracher le soluté accroché à mon bras, mais je me dis qu'il serait plus drôle de me promener avec son grand support à roulettes.

Je sortis de ma chambre et entrai dans celle juste à côté, qui était occupée par une patiente endormie. J'enlevai l'oreiller de sous la tête de la pauvre dame toute fripée, une fausse rousse à la repousse grise, ce qui eut pour effet de lui faire ouvrir les yeux avec surprise. Je ne lui laissai pas le temps d'articuler une question ou un appel à l'aide et je l'envoyai au pays des rêves – les rêves qui ne finissent jamais – en appliquant l'oreiller sur son visage pour l'asphyxier. Bonne nuit, Nelly.

Je quittai la chambre en exagérant un pas boitant. Je passai quatre portes avant d'en franchir une. Le bruit du respirateur artificiel m'agressait. Heureusement, on allait bientôt l'éteindre. Un franc craquement vint confirmer que j'avais cassé le cou de ce cher Donald. Il allait certainement manquer à ses collègues féminines! Et dire qu'on lui avait assuré qu'il y avait un espoir pour son cancer. Pauvre Donald.

Je visitai ainsi quelques chambres, sur trois étages différents. Je croisai bien quelques infirmières, mais elles avaient tellement à faire qu'elles ne me remarquèrent pas, pour la plupart. Une seule m'ordonna mollement de retourner à ma chambre et j'acquiesçai avec mon meilleur sourire. Elle ne me raccompagna pas, la naïve!

J'en étais à ma quatorzième victime – il était si facile d'aligner meurtre sur meurtre dans un établissement qui fournissait quotidiennement la morgue! – quand je faillis commettre une erreur. J'étais en train d'étrangler un certain Samuel Thepond et je voyais la vie quitter ses yeux exorbités. L'angle de la porte me permettait de commettre ce meurtre sans risquer d'être vu par quelqu'un passant dans le couloir. À première vue, tout se passait bien. Mais il y avait ce dessin accroché au mur juste au-dessus du lit, un truc infâme représentant quatre personnages aussi laids les uns que les autres, chacun d'une couleur différente, dans un gros coeur bleu plus cancéreux que la plupart des patients de l'aile d'oncologie de l'hôpital. Juste à la droite du cercle, il y avait un « Je t'aime, papa »  qui semblait avoir été écrit durant un tremblement de terre. Je lâchai subitement ma victime. Qui avait changé Thepond de chambre? Ce bon vieux Sammy n'avait pas d'enfant. Celui qui aurait des marques dans le cou pour les prochains jours était donc quelqu'un d'autre.

J'avais failli tuer une personne innocente. En soi, l'idée ne me choquait pas, mais j'étais dévasté par le sentiment d'échec qui accompagnait mon erreur sur la personne. J'avais choisi Samuel Thepond, comme je l'avais fait pour toutes mes précédentes victimes de la soirée, pas ce mec dont je ne savais rien. Je m'étais informé sur l'emplacement de chaque personne que je désirais tuer ce soir et on avait déplacé l'une d'elles. En fait, peut-être en avait-on déplacé plusieurs. Il était possible que j'aie tué les mauvaises personnes sans m'en rendre compte jusqu'à présent. Ça allait très mal.

Je quittai la chambre du petit papa de famille, que je faillis bien tuer par pure frustration, après avoir enlevé tout souvenir de moi de sa mémoire. J'hésitai quelques secondes et, même si ce n'était ni prudent ni intelligent, je revins sur le lieu de mon dernier meurtre, lequel n'avait heureusement pas encore été découvert. Il s'agissait bien de la bonne personne. Soulagement. Je répétai le manège pour les trois chambres précédentes, mais je dus sauter la deuxième parce qu'elle était remplie de personnel de l'hôpital constatant le décès. Je ne découvris aucune autre erreur et me remis à mieux respirer. Je me convainquis que Sammy avait été le seul à m'échapper et repris la route vers la prochaine victime sur ma liste.

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MessageSujet: Re: Rubrique nécrologique [Elliot] Dim 5 Mar - 14:12

Il n’était pas loin de 16h, Elliot n’avait pas quitté son bureau depuis ce matin, la paperasse toujours la paperasse. Ce n’était pas la partie de la plus excitante du travail, ça se c’est sûr, mais cela devait tout de même être fait. Ainsi, il n’avait pas pris de consultations aujourd’hui, ses collègues se chargeraient du reste. Bien sûr, il leur avait dit qu’en cas d’urgence, il était juste à côté. Certains patients peuvent vite se montrer ingérables et avec le nombre de patients que l’on reçoit ici, il faut savoir se montrer patient et professionel, savoir prendre les bonnes décisions rapidement. C’est tout de même hallucinant de voir le nombre de personnes grouillant ici chaque jour, les humains sont si fragiles... De par les années, la médecine s’est tout de même bien améliorée, aussi bien au niveau de l’équipement que des traitements, limitant le nombre de décès et allongeant l’espérance de vie. L’ayant connu à ses débuts, il ne peut s’empêcher d’avoir une certaine admiration face à de tels progrés, bien qu’il reste encore beaucoup à faire. En tant que directeur, il prend soin à accorder une part importante de son budget aux recherches. Lui-même, se prend même de tant à autre à jouer le scientifique lors de ses temps libres. Ce qui n’est pas le cas d’arriver aujourd’hui, mais ouf, voilà le dernier dossier. Il s’agit plus en fait d’un rapport concernant un patient récémment décédé, accident de la route, le patient souffrait de multiples fractures, d’une hémorragie interne due au choc, ainsi qu’une grave commotion cérébrale. Les chirurgiens n’ont pu faire pour lui... Pauvre gars, mais qu’elles étaient les chances qu’il survive ? Il imposa sa signature en bas de page et classa le dossier. Voilà qui était fait. Maintenant, il était libre de faire ce qu’il voulait. D’abord, un petit passage à la cafétériat s’imposait, puis il irait ensuite faire une petite ronde. Un petit rituel qu’il prenait soin de le faire tous les jours, histoire d’inspecter, voir si tout se déroulait selon ses règles, si le travail était fait correctement et s’il n’y avait pas trop de débordement. Il enfila sa blouse blanche et sortit du bureau.

Après avoir avalé rapidement son déjeuner (il n’est jamais trop tard), il débarqua dans le hall d’accueil et ne put s’empêcher de remarquer les flaques de sang au sol. Elles commençaient à l’entrée et s’étendaient en une trainée jusqu’à la réception.

«Qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?»

Il demandait, mais il était à peu près sûr d’avoir la réponse, ce sang devait être à un patient, du moins l’espérait-il. Même si visiblement, ce ne pouvait pas être autre chose, comme quelqu’un s’étant fait tirer dessus, même dans son bureau il aurait tout de même entendu.
La réceptionniste fit taire ses doutes, lui disant qu’un jeune homme était arrivé il y a quelques heures, s’étant coupé la main. Du moins c’est ce qu’elle pensait, dans l’empressement, elle n’avait pas pris la peine de prendre son nom, ni même le nom de l’infirmière qui l’avait pris en charge, comme le montrait le registre, vide. Il soupira d’exaspération, au lieu de se refaire les ongles, elle ferait mieux de faire son travail, à quoi sert-elle sinon ? Balançant le dossier sur le comptoir, il la regarda droit dans les yeux, très sérieux.

«La prochaine fois, je veux les noms de chaque personne entrant ici, c’est clair ?»

Son ton ne laissez place à aucune hésitation, soit elle s’améliorait, soit il la remplacerait. Il a déjà assez de problème comme ça. Il sortit son téléphone et composa le numéro du service chargé de l’entretien de cette endroit, chose que cette incapable aurait déjà dû faire depuis longtemps. Celle-ci se confondit en excuses, mais qu’importe. Il marcha en direction des doubles portes. Dire que c’était le bordel aurait été un euphémisme, c’était le chaos total. Elliot était habitué à toute cette agitation, mais là il y avait comme un vent de panique. Il attrapa un collègue au vol, lui demanda s’il avait vue le jeune homme s’étant fait taillader la main, ce après quoi il se rendit à l’endroit désigné. Des infirmières y étaient, constatant le décès, d’une vieille dame qu’il avait lui-même prise en charge, Nelly, admise ici à cause d’une mauvaise chute. Elle allait mieux, mais il avait décidé de la garder ici en observation encore un jour ou deux. Elle n’avait pas de famille et adorait parler avec lui de tout, mais surtout de rien, lui disant qu’elle lui rappelait son petit-fils, peu importe. Il entra dans la pièce, questionnant les infirmières, celles-ci penchèrent pour une attaque, du moins c’était le premier diagnostic. Mais il avait quelque chose qui lui frappa, son visage était figé dans une expression d’horreur et puis certain signe ne laissait pas le place aux doutes et étant médecin ils savaient reconnaitre les symptômes d’une asphyxie, on l’avait étouffé très probablement. A moins qu’elle se soit étouffé avec sa propre salive, ce qui était peu probable. Il fit le tour et découvrit plusieurs cas similaires. Un homme au cou brisé, dont les marques semblaient être récentes d’après leurs rougeurs,  ainsi bon nombre d’autre victime du même genre, il ne le comptait plus, focalisait sur une autre chose. Quelqu’un se prenait un malin plaisit de tuer les patients de cet hôpital. Ce pouvait être n’importe qui, mais il ne connaissait qu’une personne aussi dérangée pour faire ça en pleine journée. Il suit le chemin des cadavres (oui c’est très poétique) et arriva tomba vite sur la personne qu’il cherchait et comme toujours ou presque, son intuition était bonne. Alistair... Il n’y avait qu’un démon (bien que demi le concernant) pour être capable de telles atrocités, sans aucune raison si ce n’est sûrement le mettre en rogne. Mais qu’est-ce qu’il espérait au juste qu’il le roue de coups, c’est ça qu’il voulait ? Ce n’arriverait pas, il ne rentrerait pas dans son petit jeu pervers. Le demi-démon était occupé avec sa victime, il était trop tard pour qu’il puisse la sauver. Il entra furtivement dans la pièce, verrouilla la porte et se posta devant.  

«Qu’est-ce que tu fais ici Alistair ? Si tu veux mon attention tu l'as, qu'est-ce que tu me veux ? Et ne me dis pas que viens ici par hasard. Laisse-moi te dire une chose, la prochaine fois que je vois ta sale tête ici, j'appelle la police.»

Peut-être devrait-il d’ailleurs déjà l’appeler maintenant, mais il n’avait pas de preuves, pour l’instant. Honnêtement ce démon le dégoûtait. C’était la première fois qu’il venait l’embêter ici, dans son propre espace de travail, il avait dépassé les bornes.

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MessageSujet: Re: Rubrique nécrologique [Elliot] Mer 8 Mar - 20:12

J'aimais tuer les méchantes personnes. Il ne fallait pas croire que, parce que j'étais un démon, tuer des innocents me plaisait spécialement. Pour un même plaisir sadique, éliminer quelqu'un de mauvais se révélait beaucoup plus utile. Je choisissais donc mes victimes parmi les humains les moins purs. Ce soir, j'avais fait disparaître Donald le violent, Nelly l'agresseuse sexuelle et plusieurs autres perles de la société. Leurs âmes pourries allaient chauffer les Enfers.

J'étais profondément ennuyé d'avoir perdu Samuel Thepond. Je n'aimais pas déroger à mes plans. Même trois victimes après que j'aie épargné celui qu'on avait mis dans la chambre de ce cher Sammy, je ne pensais qu'à lui. Pourtant, il ne se démarquait pas parmi les autres nominés de la soirée. Il faisait simplement du trafic de drogue, rien en comparaison des exploits de plusieurs autres personnes de ma liste. Pour ne donner qu'un exemple, prenons Rick Ross, un adolescent obèse qui se servait de la fortune de ses parents pour couvrir ses meurtres, précédés de torture, sur de pauvres filles dont le seul crime était la beauté. Il avait été hospitalisé pour une grave brûlure. Sa plus récente victime lui avait servi un peu de feu magique… et je m'étais chargé de la dose finale. Voir son visage fondre m'avait fait me mordre les lèvres pour retenir un éclat de rire. Du gras qui brûle, c'est hilarant. J'avais refermé la porte derrière moi pour contenir l'odeur.

Les yeux dans ceux de ma dix-septième victime de la soirée, je ne bougeai pas en entendant quelqu'un entrer dans la chambre. J'essayais de toujours rester attentif, spécialement quand j'étais en territoire ennemi. Je cessai d'étrangler ce bon vieux Paul, un fraudeur ordinaire au physique peu avantageux, et lui brisai rapidement le cou pour gagner du temps.


-Qu’est-ce que tu fais ici Alistair ? Si tu veux mon attention tu l'as, qu'est-ce que tu me veux ? Et ne me dis pas que viens ici par hasard. Laisse-moi te dire une chose, la prochaine fois que je vois ta sale tête ici, j'appelle la police.

-La police? LA POLICE?


Je portai ma main droite à mon coeur et secouai doucement la tête en exagérant une expression affligée.

- Non, non, non… Pas la police, Charon!

Je m'appuyai sur le lit, poussant un peu le cadavre encore chaud. Je fis mine de devoir reprendre contenance, de manière volontairement peu crédible. Je soupirai dramatiquement en passant la main dans mes cheveux...

-Que vais-je bien pouvoir faire contre la police? J'ai trop peur! Mais quelle menace efficace!

J'éclatai de rire et frappai quelques coups sur la poitrine de Paul qui, lui, ne riait pas.

-Toujours aussi théâtral, le mini dieu! Tu es bien fâché, on dirait! Allez! Ce ne sont que quelques vies humaines – des vies de personnes déjà amochées, en plus.

Je m'éloignai du lit, accompagné de mon soluté qui commençait à me faire chier, après tout ce temps, et m'avançai vers Charon.

-Ça va te sembler étrange, je te préviens, mais la vie des autres ne tourne pas autour de toi. Je ne suis pas venu ici QUE pour attirer ton attention. Disons que c'est un petit plus, je ne le nie pas. Ton expression vaut le déplacement. Justement, faudrait que tu baises plus, ça te ferait prendre les choses de manière plus détendue.

Je le détaillai rapidement de bas en haut comme s'il était un danseur du Velvet Dream.

-T'es baisable, en plus. C'est pas comme si t'avais l'air de Paul.

Je l'ébouriffai en souriant.

-Bon, espère pas trop non plus... Je couche pas avec l'ennemi. Mais je connais pas mal de démons qui se laisseraient faire.

Il m'avait demandé ce que je faisais ici mais, vu son hostilité, je n'avais pas du tout envie de répondre. J'arrachai l'aiguille du soluté de mon bras et collai le ruban qui l'avait tenue en place sur l'épaule de Charon.

-Tu sauras peut-être ce que je fais ici si tu me donnes ton stéthoscope et si tu m'aides à trouver Samuel Thepond. Il devait être dans la chambre 412, mais ce n'est pas lui… C'est le papa d'un artiste assez médiocre qui est dans cette chambre.

Je tapotai doucement le stéthoscope autour de son cou avant de lever de nouveau les yeux vers lui.

-Ou tu peux appeler la police, si tu y tiens tellement. Je suis certain qu'ils vont arriver à me maîtriser avant que je mette le feu à l'hôpital…

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MessageSujet: Re: Rubrique nécrologique [Elliot] Sam 18 Mar - 17:21

Cet Alistair, ce demi-démon étant comme de la mauvaise herbe, elle est là, s’accrochant et il est bien difficile de s’en débarrasser. Mais il avait dépassé les bornes cette fois-ci, une chose est sûre, il n’allait pas le laisser sans sortir comme cela. Il avait tué ces personnes qui n’avaient rien demandés et le fait qu’elles ont fait telles ou telles choses dans leurs passés ne justifiait pas un meurtre. Personne ne devrait décider qui doit vivre et qui doit mourir dans ce monde, personne mis à part le destin. Celui-ci peut des fois se montrer cruel, prenant la vie d’innocentes personnes et laissant en vie les criminels, mais ainsi est la vie, il ne fait pas essayer de forcer les choses. Car en tuant les monstres, d’une certaine façon on en devient un aussi. Pour Elliot, Alistair en était un de monstre, ce qu’il avait fait aussi en était la preuve, il n’avait aucune excuse.

Elliot afficha une expression de profonde exaspération face à la petite scène du démon, qui en plus osait se payer sa tête. Qu’est-ce qu’il croyait, il y avait des morts, des caméras à plusieurs endroits dans les couloirs qui l’avait vu entré dans telle ou telle chambre, sûrement même de l’ADN et même des traces de contusions sur les victimes (par exemple des empreintes de mains sur la victime qu’il avait étranglée), il en avait assez pour constituer un dossier et porter plainte. Bien sûr, il se doutait bien que quelques hommes en uniforme ne l’effrayerait pas, mais il ne le croyait pas aussi stupide pour tuer tout un commissariat, non quand même pas. Quoique... Mais tant pis, en tant que directeur de cet hôpital, il se devait de prendre cette responsabilité, la survie de ses patients en dépendait. Personne içi n’avait pleine conscience de la dangerosité de ce personnage. Il était tout de même surpris et à la fois consterné qu’il ait pu se déplacer ici si aisément dans l’hôpital, tout cela c’était passer sous leurs nez et ils n’avaient rien vu ! Il ne pouvait vraiment pas les laisser seuls, ça aller barder pour eux....

Alitair avança vers lui, il le laissa parler tout en le fixant intensément. Il ne décolérait pas et l’attitude désinvolte du démon n’aidait pas. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il faisait référence à son activité sexuelle. Il n’avait aucun manque de ce côté-là et de plus s’il était tendu s’était uniquement à cause de lui. D’un air pervers, il se mit à la reluquer, comme s’il n’était qu’un vulgaire prostitué et lui le client, il n’écouta même pas son compliment, alors qu’il lui ébourriffa les cheveux. Il mourrait d’envie là de le plaquer contre le mur, de lui montrer qu’il n’avait pas pas besoin d’un petit merdeux comme lui pour lui apprendre la vie, qu’il n’était pas «coincé», comme il semblait le croire. De lui mordre les lèvres jusqu’au sang, de le griffer la peau de ses ongles, les enfonçant dans sa chair (oui on pourrait dire qu’il conservait toute cette rage au fond de lui, comme il le faisait à chaque fois. Un jour qui sait cela se retournera peu être contre lui, pour l’instant, il en a le contrôle). Mais ce serait rentrer dans son jeu et il n’avait aucune envie, il n’avait pas de genre d’envie le concernant, il le dégoutait et jamais il ne lui donnerait raison, jamais il ne le laisserait le manipuler.

«Ma vie sexuelle est parfaitement remplie, je n’ai aucun problème de ce côté-là, merci. Et si j’avais eu envie de toi, je n’aurais pas attendu, mais tu me donnes envie de vomir».

Il ne manquait pas d’air en lui demanda des informations sur un patient, sa prochaine victime. Mais il n’avait pas compris, il ne laisserait pas sortir. Si possible avec son pouvoir de gravité, il pouvait très bien le clouer au sol. De toute manière il ne bougerait pas de cette foutue porte, alors il allait faloir lui passer sur le corps pour sortir. Fermés ainsi de l’intérieur, il était impossible pour une infirmière de rentrer, ils ne seraient donc pas dérangés.

«Tu te crois peu être malin ? Tu crois vraiment pouvoir t’en sortir avec tous ces meurtres ? Tu veux sortir, essaie un peu, il faudra me passer sur le corps avant.»

Les choses étaient dites. Il y avait beaucoup de moyens à sa disposition pour le maitriser, se défendre, sans pour autant attaquer, ce qu’il ferait s’il s’acharnerait à vouloir sortir.

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MessageSujet: Re: Rubrique nécrologique [Elliot] Jeu 30 Mar - 20:34

Maman m'avait appris à ne rien craindre, mais à me méfier de tout. Je décelais généralement le vrai danger et je savais habituellement agir en conséquence. Néanmoins, les défis m'attiraient toujours. J'aimais prouver ma puissance magique et mon intelligence. Je n'étais pas brillant comme mon frère, et je faisais beaucoup de blagues comme quoi j'étais stupide, mais je voyais bien que ma ruse dépassait souvent amplement celle des autres. Si ma morale s'était révélée plus élevée, peut-être que certaines de mes meilleures idées n'auraient jamais vu le jour, d'ailleurs.

Ce pauvre Charon dégoulinait de bonnes valeurs bien mâchées. C'était très déroutant à voir venant d'un dieu des Enfers. Proserpine et Pluton s'avéraient définitivement d'une tout autre catégorie. Sa sensibilité par rapport aux meurtres que je venais de commettre me paraissait déplacée de la part de quelqu'un qui devait avoir vu plus de morts qu'une infirmière à la guerre. D'ailleurs, il aurait pu me menacer de me faire disparaître avec sa puissance divine, mais il avait préféré sortir ce truc complètement stupide avec la police. Comme si des humains en uniforme allaient faire peur à un démon. Je me dis que je devais le perturber et qu'il était nul don pour réagir à ce qui le dépassait. Je ne voyais pas d'autre explication à sa menace débile.

Je m'étais spécialement plu à le ridiculiser en répondant. L'occasion était impossible à ne pas saisir. Charon ne me faisait pas peur parce que je savais qu'il ne me tuerait pas sur un coup de tête. Les coincés de ce genre perdaient parfois le contrôle pour foutre le bordel, mais il y avait toujours des signes avant. Jusqu'à présent, je n'avais rien fait de spécialement blessant envers lui – je n'en étais pas à ma première fois à jouer avec ses nerfs ou à tuer des gens – et il ne me laissait voir qu'une colère attendue. Je n'étais pas venu ici expressément pour le faire chier, mais c'était un bonus non négligeable. Je savais qu'il serait bien fâché et cette perspective m'amusait déjà alors que je sélectionnais le couteau avec lequel me blesser un peu plus tôt.

L'idée qu'il était possible que Charon fasse réellement intervenir les policiers m'effleura évidemment l'esprit. Cela pourrait être amusant… S'il les appelait, que ferais-je? Allais-je fuir, les attendre et tous les tuer en chantant des cantiques de Noël ou juste mettre le feu à l'hôpital pour les distraire?


-Ma vie sexuelle est parfaitement remplie, je n’ai aucun problème de ce côté-là, merci. Et si j’avais eu envie de toi, je n’aurais pas attendu, mais tu me donnes envie de vomir.

Hey, mais il était très vexant, non? Et drôle. J'étais convaincu que personne ne pouvait n'avoir aucun désir pour moi. Même si on mettait de côté mon apparence avantageuse, il fallait être imperméable à la magie pour ne pas sentir un minimum le charme magique que j'exerçais en permanence. Mais bon, je comprenais que Charon devait faire le petit dur et se montrer plus adulte que moi… En fait, j'avais remarqué chez lui une certaine tendance à aimer les responsabilités, le sérieux… bref, tout ce qui rendait vieux avant l'âge.

-Parfaitement remplie de ta main, ouais. Et merci, je sais que je fais un grand effet à tout le monde. Faut essayer de te calmer, si ça te met mal à ce point.

Je pris dans son cou le stéthoscope qu'il ne se décidait pas assez vite à me donner et le mis autour du mien.

-Tu te crois peu être malin ? Tu crois vraiment pouvoir t’en sortir avec tous ces meurtres ? Tu veux sortir, essaie un peu, il faudra me passer sur le corps avant.

Je roulai les yeux tellement fort qu'ils risquèrent probablement de tomber de leurs orbites.

-Non, je sais que je suis débile… mais le fait est que tu es encore plus stupide.

Je remarquai comment il se tenait pour m'empêcher de sortir par la porte et je fus grandement amusé. Je sentis un large sourire fendre mon visage. Si je voulais quitter cette chambre, il y avait tellement de solutions pour y arriver que c'était presque épuisant de toutes les envisager. Je me concentrai sur la plus drôle, sur celle que Charon m'offrait sur un plateau.

-Oh non, je ne vais pas te passer sur le corps… Du moins, pas tant que tu ne m'en supplieras pas.

J'augmentai alors grandement mon pouvoir de charme, sans m'éloigner de lui, en feignant un air innocent d'une manière que je savais peu crédible.

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MessageSujet: Re: Rubrique nécrologique [Elliot] Mar 4 Avr - 16:17

Elliot soupira intérieurement, décidément il ne comprendra jamais les démons. Et puis, il en avait marre de tous ces clichés, ce n’était pas parce qu’il était un dieu des enfers qu’il devait céder aux septs péchés capitaux, ne plus rien ressentir. Les gens accordent trop d’importance au a priori, aux apparences. Il est un gardien, un passeur d’âmes et son rôle se limite à ça. Un travail qui lui a fait côtoyer la mort de bien prêt et alors ? Ici dans cet hôpital, les infirmiers et internes la cotoie aussi, bien plus souvent qu’on ne le croie, est-ce que cela les pousse au meutre comme ce démon ? Et pourquoi en viendrait-il à vouloir leur mort ? Comme il le dit souvent, la fin ne justifie pas les moyens. Il n’y a que les faibles d’esprits pour choisir une solution aussi simple que la violence. Du moins, c’est sa vision des choses. Oui, il a toujours été confiant sur ses principes, hautain vous pourrez dire, mais il n’empêche qu’il ne démordra pas.

Il n’avait pas non plus la patience de faire rentrer ça dans le crâne de ce démon, pas qu’il ne le veuille pas, mais ce serait peine perdue. Entre eux, c’était toujours un dialogue de sourds, il n’écoutait pas ce qu’il lui disait ou le détournait. Comme cette stupide allusion à sa vie sexuelle, aucun rapport avec ce qu’il s’était passé, ce qu’il avait fait. Mais il n’allait pas se faire marcher sur les pieds ainsi, mener la danse. Il avait déjà un plan pour le sortir de cette impasse, il devait juste gagner un peu de temps. Sans dire un mot, il arracha le stéthoscope du cou d’Alistair d’un cou sec. Il ne voulait pas non plus lui faire croire qu’il était tout permis ici. Etrangement, il n’arrivait plus à quitter des yeux le démon, c’était comme magnétique, il ressentait toujours cette colère qui bouillonnait en lui, avec cette envie de lui clouer le bec. C’était trop demander d’avoir une conversation un minimum sérieux ? Cette colère, mélangé aux pouvoirs (dont il n’a pas encore connaissance) de la moitié faune d’Alistair, sont sûrement les raisons qui le poussèrent à agir. Il attrapa brusquement la nuque du démon pour y coller ses lèvres avec force. Il resta proche, le fixa intensément dans les yeux, un sourire en coin, moqueur.

«Tu te crois malin avec ce petit chantage ridicule ? Ecoute-moi bien petit merdeux, je n’ai pas besoin de ta permission, ton accord ou je ne sais quoi pour faire ce quoi que ce soit.»

Il savait que c’était une mauvaise idée, il voulait juste le faire taire et pour une raison qu’il ignore encore, c’est tout ce que son cerveau fut capable de trouver. Il y avait quelque chose dans l’air, pourquoi avait-il si chaud d’un coup ? Ce baiser non, il n’avait même pas été prolongé et puis c’est loin d’être son premier baiser, loin de là. Ce n’était pas normal et il devait sûrement en être la cause. Il le repoussa, il ne supportait plus cette proximité, il ne voulait pas perdre le contrôle. Il concoctait déjà un plan pour se sortir de là. Il savait que le démon pouvait se téléportait quand il le voulait, s’il faisait ça, il ne serait pas en mesure de le suivre et d’éviter de nouveaux meurtres. Il allait donc qui le mette hors d’état de nuire avant que les flics puissent arriver, car oui il comptait bien appeler la police. On était sur terre ici après tout, c’est comme cela ici que les gens règlent leurs problèmes, pas de manière barbare en faisant sa propre loi.

Après l’avoir repoussé et il le força à rester au sol, usant de son pouvoir de gravité pour rendre son corps subitement lourd. Il avait gardé un flacon d’anesthésiant dans sa poche. Généralement on ne donnait qu’une petite dose à un humain. Pour le démon il faudrait bien une dose complète et encore il n’était pas sûr que cela marche. Mais il devait faire quelque chose, car il sentait que les choses pourraient dégénérer vite fait, s’il ne faisait rien. Même avec cette situation, il n’y avait aucune garantie. Il prit une seringue qu’il commença à remplir, puis s’approcha d’Alistair.

«Je te laisse le choix, soit tu t’en vas ou soit la police s’occupera de ton cas. Heureusement pour toi, cela ne fera pas effet tout de suite, ce qui te laisses le temps de prendre une décision».

Il n’attendit pas une réaction et prit le bras du démon, plantant l’aguille dans une des veines avant de presser le piston. Concernant la suite des événements, il allait attendre la réaction du démon. Si jamais il s’entêtait à vouloir rester c’était vraiment qu’il était stupide. Dans ce cas il attendrait qu’il soit endormi pour les appeler.

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