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Les Aristochats font la fête

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Le Porte-Malheur
avatarMelany R. Crowley


Messages : 41
Date d'inscription : 31/10/2013


MessageSujet: Les Aristochats font la fête Lun 15 Mai - 12:26

À chaque fois que Melany sortait de chez elle pour se changer les idées, elle finissait par regretter le confort de sa chambre et de son pyjama et se demandait ce qu'elle faisait là. Comme ce soir, où elle avait décidé de se rendre à une fête organisée par des étudiants de l'université, se disant qu'elle passerait du bon temps, mais elle s'était finalement retrouvée toute seule dans un coin, un verre en main, pour ne pas se faire offrir à boire. Elle était là mais ne s'amusait pas vraiment. La jeune Felidea n'appréciait pas la foule de la fête. Elle avait une grande bulle d'espace personnelle et n'était donc pas à l'aise avec les inconnus qui la frôlaient et qui envahissait son espace. La proximité des autres ne lui plaisait pas, c'est pourquoi elle avait choisi un endroit le plus en retrait possible des autres invités: un sofa dans un coin, c'était parfait...

Melany aimait observer les gens, elle essayait alors de comprendre les relations entre chacun. Pour passer le temps, elle s'amusait aussi à inventer des vies à ces inconnus et des conversations entre certaines personnes. Mais plus elle observait les gens et moins elle se trouvait à sa place. En effet, quand elle regardait autour d'elle, elle avait l'impression de regarder un documentaire animalier. C'était une vraie jungle, frôlant le ridicule. Certains dansaient, d'autres riaient, d'autres discutaient dans un coin, d'autres encore participaient à des jeux à boire, mais tout ceci était fait dans un but sexuel, c'était clair. Le beau jeune homme ne discutaient pas avec la jolie brunette juste pour s'élever l'esprit. Tout comme les deux jeunes femmes s'arrachant presque les amygdales avec leurs langues respectives ne se pratiquaient pas pour un examen de médecine. Melany s'était d'ailleurs fait pousser du sofa sur lequel elle s'était assise par un couple aux mains baladeuses. Plus la soirée avançait et plus les comportements déplacés avaient lieu. De plus en plus de baisers devenaient langoureux et de plus en plus de danses rythmées devenaient des ballades malgré tout. Melany n'aimait pas ce qu'elle voyait, elle commençait à en avoir assez. Qui pouvait bien aimer se donner en spectacle ainsi ? Quel genre d'être humain pouvait se rabaisser à de telles démonstrations en public? Melany se sentait définitivement plus en terrain ennemi qu'autre chose. Et son verre commençait à être assez vide pour qu'elle risque de s'en faire offrir un autre. Elle devait partir!

Melany était fière d'elle-même, car elle était restée tard, même si elle ressentait une absence totale de plaisir, parce qu'elle ne voulait pas qu'en rentrant plus tôt son père lui fasse des remarques sur son manque d'effort pour une vie sociale saine. Qu'il lui dise que le réseau de contacts c'était important, primordial même. Ou qu'il lui répète que c'était les meilleures années de sa vie et bla-bla-bla...

En se frayant un chemin vers la sortie, elle se fit bousculer et tomba sur les fesses juste à côté d'un autre sofa contre lequel elle avait essayé de se rattraper avant qu'il ne soit trop tard, en vain. Elle se releva finalement et voulu s'excuser aux gens assis sur ledit sofa, quand elle se figea. Elle connaissait le jeune homme occupé à embrasser deux femmes à tour de rôle et elle ne pouvait pas le laisser passer sous le silence.


-Excusez-moi, mais je vous emprunte ça...

Melany tira sur le bras du jeune homme pour le forcer à se lever et à marcher. Heureusement qu'il n'était pas lourd! Sa démarche était hésitante, mais il était capable de se déplacer, ce qui était bon! La jeune Felidea le traîna jusqu'à l'extérieur, empoignant une bouteille d'eau au passage, car elle se dit qu'une bonne bouffée d'air frais leur ferait du bien, en tout cas, surtout à lui! Une fois dehors, elle l'assit sur un banc à proximité de la porte d'entrée. Elle lui déboucha la bouteille et la lui tint devant son visage. Elle se dit qu'il valait mieux ne pas la lâcher, même s'il semblait bien la tenir.

-Alors, Jim Viktorio Crowley... qu'est ce que tu crois que tu faisais là ? Du réseautage? Vous vous échangiez vos numéros en code morse avec la langue au fond de vos gorges peut-être?

Melany soupira et replaça une mèche un peu rebelle qu'une des deux jeunes femmes avait dû déplacer.

-Tu es un Crowley, et pas n'importe lequel! Tu es mieux que les autres, tu es mieux que ça...

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Serpentard bien élevé
avatarJim V. Crowley


Messages : 257
Date d'inscription : 31/10/2013
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: Faire honte à sa famille.
Ambition secrète: Arriver à s'intéresser réellement au monde des affaires ou que sa famille donne de l'importance à quelque chose qu'il aime.

MessageSujet: Re: Les Aristochats font la fête Lun 4 Sep - 14:27

Il y avait quelques mois que Jim avait emménagé dans un appartement du quartier Empire. Il avait expliqué à ses parents que vivre hors de la maison familiale lui permettrait de développer son autonomie en plus de le faire paraître plus adulte aux yeux des gens avec qui il faisait affaire. Son père s'était vite rangé à son avis. Les arguments réfléchis, et également mis en doute, par son fils pendant des semaines l'avaient convaincu. Sa mère s'était montrée plus réticente, sans formuler de refus direct. Il avait semblé à Jim qu'elle désapprouvait son idée sans arriver à trouver comment la démolir d'une manière suffisamment efficace pour qu'à la fois père et fils n'argumentent pas. Il était dans les habitudes de Mme Crowley de simplement écraser ce avec quoi elle n'était pas d'accord, mais elle procédait toujours si habilement que personne ne trouvait comment la contredire. Jim avait appris à ne proposer que ses idées les mieux soutenues et, surtout, à reculer devant les batailles perdues d'avance. Ce soir-là, sa mère n'avait offert aucune résistance directe, mais le jeune homme avait clairement senti sa déception. Quelques jours plus tard, quand elle lui avait demandé sans le regarder s'il partait parce qu'il n'appréciait pas la vie de rêve qu'elle et son père lui offraient, il s'était retrouvé désarmé et n'avait eu qu'une opposition attendue à lui offrir.

La décoration minimaliste de son appartement de quatre pièces se déployait presque exclusivement dans les tons gris et dans le blanc. Elle tranchait avec le style victorien de la gigantesque maison des Crowley. Jim trouvait ce style de décoration franchement reposant. Son appartement semblait rangé à la perfection si on n'ouvrait pas les placards ou le grand coffre de son salon. Le felidae avait toujours eu un faible pour entasser hors de sa vue ce qui traînait et qu'il n'avait pas envie de bien ranger.

Les premières semaines hors du nid familial avaient été plutôt étranges. L'angoisse de décevoir ses parents, mais aussi d'échouer à ses propres yeux, lui avait fait imaginer les pires scénarios. Puis, une fois habitué à sa nouvelle vie, le jeune homme s'était aperçu que vivre seul lui offrait une liberté à laquelle il n'avait jamais pu goûter auparavant. Il n'avait plus besoin de cacher cahiers à dessins, feuilles de notes ou livres sur des sujets bizarres. Plus personne ne surveillait l'heure à laquelle il rentrait ni celle à laquelle il se levait. Bien sûr, ses parents lui envoyaient régulièrement des messages et il les croisait au travail, mais ils ne contrôlaient plus son quotidien.

Depuis son entrée à l'université, Jim avait tâché d'agir selon les stratégies de ses parents. Il avait suivi leurs conseils : être au top de sa classe et conserver des liens cordiaux positifs avec les autres étudiants. Il avait fait acte de présence à quelques fêtes, malgré l'ennui qu'il tirait de ce genre de soirées trop bruyantes où tout le monde agissait avec stupidité. Il ne s'était fait des amis que dernièrement, après plus de deux ans d'études. Habituellement, il visait les meilleurs du groupe pour les travaux en équipe mais, cette fois-ci, le professeur avait tiré au sort les équipes et il s'était retrouvé avec une fille aux résultats académiques moyens, mais à la personnalité électrique. Jim n'avait pas pu s'empêcher de contrôler au maximum le texte pour le cours, mais il le faisait même quand il travaillait avec les meilleurs. La fille, Kelly, l'avait laissé faire en se moquant un peu de lui. Contrairement aux autres étudiants qui avaient travaillé avec lui, elle avait continué à aller vers lui une fois le devoir achevé et remis. Elle lui avait ensuite présenté ses amis, un petit groupe aussi étonnant qu'elle.

Kelly et ses amis faisaient régulièrement la fête, soit entre eux cinq, soit avec plus de gens, n'importe quel soir de la semaine. Jim s'était mis à les fréquenter assez régulièrement et, bien qu'il ne se fusse pas complètement intégré au groupe serré d'amis, sa présence était devenue de plus en plus naturelle. Les soirées à cinq s'étaient transformées en soirées à six. Kelly, son petit copain Seth, Dorian, Tracy et Leah représentaient les principaux contacts sociaux de Jim, en dehors de sa famille et Frederik, et il y avait plus de deux mois que le jeune Crowley avait un peu perdu le contrôle à leur contact. Pour la première fois de sa vie, il n'avait pas envie de le reprendre. S'étourdir le grisait d'une façon nouvelle et il souhaitait en profiter.


-Excusez-moi, mais je vous emprunte ça...

Le jeune homme se laissa entraîner par sa cousine, trop surpris pour résister ou même s'excuser auprès des deux jolies personnes qu'il abandonnait si cruellement.

Jim eut un petit sourire quand Melany le força à s'asseoir. Il était mi-amusé mi-contrarié. Pour qui se prenait-elle? Il lui arracha la bouteille d'eau des mains en voyant qu'elle ne la lâchait pas. Il n'était pas invalide! Il avait simplement un peu bu. Elle devait ne rien y connaître… Le tiers de la bouteille se renversa sur sa belle chemise à cause de son mouvement brusque.


-Ah non…

-Alors, Jim Viktorio Crowley... qu'est ce que tu crois que tu faisais là ? Du réseautage? Vous vous échangiez vos numéros en code morse avec la langue au fond de vos gorges peut-être?


Le felidae leva un regard profondément ennuyé vers celle qui semblait s'être donné comme mission de l'empêcher de s'amuser.

-Et toi? Tu t'es transformée en ma mère, peut-être?

Même éméché, Jim pouvait réaliser toute la portée de cette dernière réplique. Depuis sa rupture avec Samson, Melany s'était rapprochée de lui, un peu comme avant leur adolescence. Jim ne se comportait évidemment pas en livre ouvert avec elle, ni avec qui que ce soit, mais ils avaient frôlé le sujet de leur famille étouffante quelques fois. Les deux felidae avaient échangé quelques blagues sarcastiques sur ce thème, et aussi partagé des avis qu'il leur valait mieux taire aux autres membres de leur famille. Comparer Melany à Mme Crowley dépassait la simple comparaison avec le cliché d'une mère. Dans ce cas-ci, le rapprochement accidentel avec les attentes envers la jeune femme avait quelque chose de cruel.

-Je suis désolé… C'est pas... ce que je voulais dire... bafouilla-t-il en baissant les yeux.

-Tu es un Crowley, et pas n'importe lequel! Tu es mieux que les autres, tu es mieux que ça...

-J'en ai parfois marre d'être un Crowley,  laissa-t-il échapper, les yeux toujours fixés sur le sol.

Après avoir bu la moitié de ce qu'il restait dans la bouteille, il essaya de se reprendre:

-Allez, c'est pas si grave. Je fais juste m'amuser un peu. C'est qu'une petite fête, dit-il en cherchant instinctivement son verre laissé sur la table près du sofa où il s'était fait ses deux nouvelles amies un peu plus tôt.

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