AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Aigle Fouineur
avatarAnthony Redfield


Messages : 94
Date d'inscription : 13/11/2012
Emploi/loisirs : Journaliste pour le New York Times


Feuille de personnage
Phobie: Se faire couper les deux mains
Ambition secrète: Rencontrer un dieu de chaque culture, surtout Thot

MessageSujet: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Dim 25 Fév - 21:29

Mon rendez-vous avec le responsable des finances de la ville pour une entrevue expliquant les coupures budgétaires faites dans le régime d’éducation au profit d’une hausse de subventions pour les entreprises déjà prospères de la ville venait de se terminer. Sérieusement, comme si Venus Industries avait vraiment besoin de subventions… Il était tard, bien au-delà des heures de bureau normales, mais j’avais refusé de quitter tant que je n’aurais pas des réponses à toutes mes questions. Parce que les citoyens méritaient de connaître la vérité et parce que c’était mon travail d’aller jusqu’au bout des choses. Je n’étais pas satisfait de ses réponses, mais j’étais rarement satisfait des réponses des politiciens. Ils avaient un don pour faire des réponses blanches, qui répondaient et évitaient le sujet à la fois. Au moins, il ne m’avait pas fait l’affront de répondre à mes questions par d’autres questions. Je bâtissais toujours mes questions pour qu’elles se répondent avec des réponses courtes. Ça évitait les discours insipides classiques. Alors, quand un de mes interlocuteurs me répondaient par une question, ça me mettait hors de moi. C’était vraiment moins compliqué de répondre oui ou non, plutôt que de me demander si je ne voulais pas dire telle chose à la place ou me dire que tel autre sujet est plus important à discuter, alors pourquoi prendre le chemin le plus long quand on a le choix? Je suis un grand garçon et je suis bon dans ce que je fais, donc si j’ai formulé ma question de la sorte c’est parce que je veux qu’elle porte sur cet aspect en particulier. C’était insultant qu’un homme d’affaires essaie de me reprendre sur ce que je faisais de mieux dans la vie. Surtout quand cet homme d’affaires avait de la difficulté à faire les choses correctement dans son domaine d’expertise.

Je venais donc de terminer une entrevue pénible, qui m’avait laissé un goût amer en bouche et je me promenais dans l’hôtel de ville vide, me dirigeant vers mon second rendez-vous. En fait, j’avais fais exprès de faire une entrevue tard. J’avais besoin d'être tard le soir dans ce quartier pour pouvoir ensuite me rendre aux bureaux d'Elisa Wilde et ses associés. En effet, j’avais passé plusieurs appels à sa secrétaire, mais je n’avais jamais réussi à me rendre plus loin. Elle me disait toujours que Mme Wilde allait me rappeler, mais on ne me rappelait jamais vraiment. Même chose pour les courriels. Je ne pouvais passer à travers le filet de sécurité, et c’était une bonne nouvelle pour la vie d'Elisa, mais je commençais à en avoir assez. Je savais qu’ils refusaient de transférer mes appels simplement parce que j’étais journaliste et qu’ils pensaient que je voulais l'importuner avec une entrevue pour la mettre dans l’embarras, surtout suite au scandal. Ils ne comprenaient pas que c’était vraiment important, parce que tous les journalistes disaient toujours ça. Un peu comme quand quelqu’un va dans un sex-shop et dit à la caissière que c’est pour un ami. Personne n’y croit. Dans le cas présent, j’étais purement et simplement victime de discrimination de profession et j’en avais assez. J’avais donc décidé de prendre les grands moyens et de trouver ma propre façon de me rendre à avoir un moment pour discuter avec l'ex-mairesse. J'avais pris une fausse identité pour prendre rendez-vous avec un associé de Mme Wilde, afin d'avoir accès à l'immeuble alors qu'il y avait le moins de sécurité. J'entrai dans le bâtiment à l'architecture riche et le gardien à l'entrée me permit de passer, puisque j'étais sur la liste des personnes autorisées de la journée. Je me dirigeai donc en premier vers le bureau qui m'intéressait vraiment, en espérant que la secrétaire ne l’ait pas barré. Je m’étais procuré un outil pour forcer la porte, mais je préférerais ne pas avoir à m’en servir. Entrer par effraction était vraiment moins légal que simplement ouvrir une porte débarrée. Mais je devais à tout prix entrer dans ce bureau pour y laisser une note expliquant la situation et sa gravité.

Une fois devant la porte, je pris une grande inspiration avant de toucher la pognée. Je fus ravi de constater qu’elle tournait, ce qui signifiait qu’elle n’était pas barrée. Cette secrétaire était vraiment conne. J’ouvris donc la porte avec un grand sourire un peu niais au visage. Quand je vis Elisa derrière son bureau, je figeai quelques secondes et mon sourire se transforma en une drôle de grimace. J’avais élaboré plusieurs plans dans ma tête, mais aucun n’impliquait que l'ancienne mairesse soit toujours sur place. J’évaluai donc que j’avais seulement quelques secondes avant qu’elle ne contacte la sécurité. Je devais donc faire vite. Je refermai la porte derrière moi, en m’avançant lentement vers elle.


« -Je suis désolé de m’introduire comme ça dans votre bureau, j’espère ne pas vous avoir effrayée. Je m’appelle Anthony Redfield et avant que vous n’appeliez la sécurité je dois absolument vous dire que j’ai une arme magique à ma disposition. »

Je pris une pause en fronçant les sourcils. Ce que je venais de dire sonnait étrangement. C’était presque plus comme une menace que comme un avantage pour elle. Je devais me reprendre rapidement.

« -Rassurez-vous, je ne l’ai pas sur moi. Je ne suis pas ici pour vous faire du mal, bien au contraire. Je souhaite une collaboration entre nous deux. L’arme que je détiens est une arme qui a un effet seulement sur les divinités, donc elle ne vous affecterait pas de toute façon. Et s’il-vous-plaît, n’essayez pas de me faire croire que vous ne savez pas que la majorité des personnes les plus influentes de la ville sont des dieux de différentes mythologies, ce serait m’insulter grandement. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 354
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Avocate


Feuille de personnage
Phobie: Être inutile.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Lun 19 Mar - 22:01

On ouvrit la porte et je sursautai si vivement que je crus que mon coeur humain allait s'arrêter. Je n'avais pas l'habitude d'être nerveuse mais, depuis l'abandon de mon poste à la tête de la ville, j'angoissais quotidiennement et je dormais très mal. Je faisais mine que tout allait bien quand je voyais Gabrielle et en compagnie des alliés qu'il me restait, mais j'étais au plus bas. Mon mari se comportait d'ailleurs en véritable icône de l'inutilité. Nous nous étions à peine adressés la parole depuis la diffusion de la vidéo pornographique avec mon sosie et je m'étais de nombreuses fois surprise à faire des plans de divorce. D'ailleurs, ce soir, j'avais réuni les papiers nécessaires sur mon bureau et commencé à les remplir. Je ne savais pas si j'irais jusqu'au bout, mais voir nos noms dans ce contexte m'apportait une sorte de libération.

Je menaçais Zeus de mettre fin à notre relation depuis des siècles, mais nous n'y croyions tous les deux qu'à demi. Le mal qu'il me faisait n'avait jamais égalé le positif que je tirais de notre union, et aucun autre homme ne m'avait suffisamment approchée pour me faire douter de mes sentiments à son égard. Toutefois, en ce monde, nous n'étions pas les plus puissants d'une manière aussi indiscutable qu'auparavant. Des hommes m'avaient fait des avances en ignorant la réelle identité de mon mari et, certains, en doutant du danger qu'il représentait en ce monde. J'avais aussi, pour la première fois, de proches amis masculins et une réelle amitié avec une femme, une relation basée sur la confiance et la compréhension plutôt que la peur que j'entre dans une colère destructrice si on me contredisait. Vénus n'hésitait jamais à me contrarier si elle considérait que j'avais tort. C'était une qualité que je n'avais jamais rencontrée chez une amie alors que je régnais sur le monde aux côtés de mon mari.

J'avais découvert dans cette nouvelle réalité des possibilités qui m'avaient auparavant été interdites. Il m'apparaissait de plus en plus évident que je n'avais plus besoin de Zeus pour mener une existence à la hauteur de mes envies. Je ne savais plus si mon amour pour lui avait été assez fort pour tolérer les infidélités ou si mon amour-propre n'avait jamais été suffisamment élevé pour me pousser à me détacher de lui malgré les affronts. J'avais longtemps été en colère contre mon mari et contre les femmes entre les jambes desquelles il passait, mais ce n'était plus le cas. Avec qui mon mari couchait ne m'intéressait plus. J'étais simplement fatiguée. Je ne me sentais plus la force de tolérer son manque de respect. Ce qui me peinait n'avait rien à voir avec ses infidélités, à première vue. J'avais récemment pleinement pris conscience de l'ampleur du manque d'estime de mon mari pour moi. Peut-être était-ce justement la source de son comportement depuis des siècles : il me trouvait inférieure. Depuis toujours, mes intérêts lui paraissaient risibles, qu'il s'agisse de mes actions divines auprès des humains ou, maintenant, mes plans pour diriger New York. J'avais beau chercher, je ne trouvais aucun projet pour lequel mon mari m'ait soutenue autrement que pour se donner bonne figure.

Un homme fit irruption dans mon bureau sans que j'ai le temps de retoucher mon apparence. J'avais profité de ma solitude pour retirer mes talons hauts et défaire ma coiffure, laissant mes cheveux en désordre, pour être plus confortable. J'avais toujours soigné mon apparence et, avec les événements des derniers temps, je faisais un effort supplémentaire pour me montrer irréprochable.

Comme à toutes les fois où je voyais quelqu'un, surtout un homme, la même question s'imposa à mon esprit : avait-il vu la vidéo? Rapidement, elle fut remplacée par une interrogation plus immédiate sur les motivations de celui-ci pour entrer dans mon bureau sans permission et sans s'annoncer. Ma main se referma sur mon téléphone alors qu'il s'approchait de moi. Je n'étais pas effrayée – après tout, je pouvais le rendre aveugle par ma simple volonté –, mais je préférais être préparée à agir comme Elisa Wilde plutôt que Héra.


-Je suis désolé de m’introduire comme ça dans votre bureau, j’espère ne pas vous avoir effrayée. Je m’appelle Anthony Redfield et avant que vous n’appeliez la sécurité je dois absolument vous dire que j’ai une arme magique à ma disposition.

Voilà qu'il me menaçait! Je reculai d'un pas et faillis bien trébucher à cause de mes chaussures qui traînaient là. Comme il se trouvait entre la porte et moi, il me faudrait le neutraliser ou me jeter par la fenêtre, et cette dernière option promettait d'être douloureuse. J'étais sur le point de lui enlever la vue quand il reprit la parole.

-Rassurez-vous, je ne l’ai pas sur moi. Je ne suis pas ici pour vous faire du mal, bien au contraire. Je souhaite une collaboration entre nous deux. L’arme que je détiens est une arme qui a un effet seulement sur les divinités, donc elle ne vous affecterait pas de toute façon. Et s’il-vous-plaît, n’essayez pas de me faire croire que vous ne savez pas que la majorité des personnes les plus influentes de la ville sont des dieux de différentes mythologies, ce serait m’insulter grandement.

Je baissai un peu ma garde et essayai de me composer un air moins hostile, plus chaleureux. Justin m'avait confié m'avoir trouvée plutôt froide avant de bien me connaître quand, pourtant, j'avais fait de mon mieux pour sembler sympathique. Le charme n'était pas ma force, et je n'en avais longtemps rien eu à faire parce que ma puissance valait tous les beaux yeux du monde. Néanmoins, en tant que pseudo-humaine, je devais me livrer à des jeux sociaux subtils pour créer une influence, plutôt que terroriser par ma magie et mon statut comme autrefois.

-Je suis effectivement au courant de la présence des dieux à New York, dis-je d'un ton que je forçai à être posé.

Je ne savais pas pourquoi cet humain me pensait comme lui, mais je décidai de jouer le jeu. S'il avait effectivement accès à une telle arme, je devais le mettre en confiance et y accéder aussi. À première vue, il semblait déjà avoir envie de se trouver dans le même camp que moi.


-Je suis bien entendue intéressée à entendre parler de cette arme. Mais… pourquoi avez-vous décidé de me faire confiance? Je suis après tout liée à beaucoup de ces personnes influentes.

C'était la manière la plus détournée qui me venait à l'esprit pour en apprendre plus sur les convictions de cet homme. Je lui désignai la chaise devant mon bureau et prit place dans la mienne.

_________________

Sometimes falling teaches us things too. In dreams you often fall before you wake.
–Patrick Rothfuss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aigle Fouineur
avatarAnthony Redfield


Messages : 94
Date d'inscription : 13/11/2012
Emploi/loisirs : Journaliste pour le New York Times


Feuille de personnage
Phobie: Se faire couper les deux mains
Ambition secrète: Rencontrer un dieu de chaque culture, surtout Thot

MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Ven 6 Avr - 11:49

Elisa semblait aussi surprise que moi quand je fis mon entrée dans son bureau. Clairement, elle n’était pas là parce qu’elle avait un rendez-vous ou une réunion tardive. Elle savait qu’elle serait seule sur place, puisque elle avait retiré ses souliers et lâchés ses cheveux. Elle qui était toujours bien mise, il me faisait étrange de la voir ainsi. Habituellement, elle avait toujours une apparence soignée lors des entrevues ou des sorties publiques. Je me doutais bien qu’elle n’avait pas toujours ce look sérieux et sévère, elle ne devait pas dormir avec un chignon serré et un tailleur parfaitement ajusté, mais c’était une adaptation pour moi de la voir plus décontractée. J’avais encore plus l’impression d’être quelque part où je ne devais pas être. Quand, dans mon plan, j’entrais dans un bureau vide après les heures d’ouverture, je savais bien que j’étais quelque part où je ne devais pas être, mais de devoir confronter l’ancienne mairesse donnait une touche d’interdit encore plus grande. Je la voyais telle qu’elle ne devait se montrer qu’à son mari et ses amis proches, c’était presque un privilège en même temps.

Son regard soutenu et un peu inquiet me ramena à la réalité. Bien sûr, je devais l’avoir effrayée un peu avec la façon décousue dont je m’étais présenté. J’avais paniqué et tout était sorti trop vite, comme si soudain je n’avais plus de filtre. Je n’avais pas prévu devoir convaincre Elisa sur-le-champ. Mon plan excluait qu’elle soit encore au bureau et que je doive la confronter tout de suite. J’avais bien sûr déjà réfléchi à mon argumentaire, mais je croyais avoir au moins quelques jours pour mieux le préparer. Mon week-end était déjà planifié pour que je pratique et peaufine les moindres détails de mon discours, en imaginant tous les scénarios possibles de comment Elisa pourrait réagir, afin d’être prêt à toute éventualité. Seulement, le week-end était demain, pas aujourd’hui. Je n’étais pas tout à fait prêt. Je me retrouvais désormais devant l’ancienne mairesse à devoir trouver mes mots, mais que tout soit parfait à la fois. Puis, au détour d’une de mes phrases, son visage se radoucit. Ce qui me mis en confiance. J’étais sur la bonne voie.


« -Je suis effectivement au courant de la présence des dieux à New York. »

Au moins elle ne me jouait pas la carte de l’innocence. Si j’avais dû lui expliquer en plus la magie et tout alors que je savais très bien qu’elle était au courant, j’aurais sûrement perdu patience. Elle était trop impliquée dans la vie politique de la ville pour ne pas savoir tout ce qui se tramait. Que le grand public ne soit pas au courant, ça, je pouvais le comprendre, mais c’était impossible que l’ancienne mairesse ne saches pas tous les secrets des rouages du nouveau New York.

« -Je suis bien entendu intéressée à entendre parler de cette arme. Mais… pourquoi avez-vous décidé de me faire confiance? Je suis après tout liée à beaucoup de ces personnes influentes. »

« -Bien, tout d’abord, j’ai suivi avec une grande attention toute votre carrière, tant dans le droit que dans la politique. En tant que journaliste, c’était facile pour moi de savoir vos projets et vos orientations. Beaucoup de vos projets ont clairement démontré vos valeurs et votre force de caractère. Vous êtes une femme forte, déterminée et qui a su se démarquer pour faire sa place. Vous menez tous vos projets avec un mélange de délicatesse et de sévérité, mais sans jamais aller dans les excès. C’est magnifique à voir. »


Je me raclai la gorge en m’assoyant sur une des chaises face à son bureau. Je me permettais de le faire même sans y être invité directement, puisque sa question en était une à développement, ce qui, en  quelque sorte, était une invitation à la discussion. Je regardai le bout de mes souliers quelques secondes en prenant une inspiration avant de reposer mes yeux sur Elisa.

« -Ensuite, votre intégrité m’a aussi convaincu de vous mettre sur ma liste d’alliés. Tout au long de votre parcours, vous êtes restés fidèle à vos convictions et à ce en quoi vous croyiez dès le début de votre carrière d’avocate. Vous avez toujours voulu le bien de la collectivité et de la ville. Et finalement, vous avez été victime d’un coup monté et vous vous êtes relevé avec brio. Vous êtes restée digne et fière. Cette attaque vicieuse est d’ailleurs une preuve que des ennemis ou des rivaux, vous prennent assez au sérieux pour vouloir vous éloigner du vif du sujet. Ce n’est donc pas juste moi qui me fait des idées. Si ces gens vous ont attaqué, c’est parce qu’ils vous craignait. Je suis donc convaincu que vous êtes la personne à qui faire confiance avec cette arme. »

J’avais amené le plus possible des arguments logiques et le plus irréfutables possible, qui s’appuyaient sur des faits et j’avais fait bien attention de ne pas mentionner mon intuition de journaliste, car beaucoup de gens ne le prenait pas au sérieux. Mais il y avait quand même un peu de mon flair et de mon sentiment en sa présence. Je n’avais pas fait confiance à Laufey, dans le passé, et ce, dès sa première apparition publique. Et mon intuition s’était révélée vraie. Je ne dis pas que j’avais toujours raison de croire ce que mon instinct me disait, mais je pouvais généralement lui faire confiance. Si Elisa m’avait toujours donné une bonne impression lors des entrevues, maintenant que j’étais en tête à tête avec elle, je me sentais en sécurité, je me sentais bien. Je savais que je faisais le bon choix, ne restait plus qu’à la convaincre officiellement. J’espérais lui faire une aussi bonne impression qu’elle m’en faisait une.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 354
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Avocate


Feuille de personnage
Phobie: Être inutile.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Ven 27 Avr - 14:03

Je remarquai bien vite que je n'arrivais pas à lire les pensées de l'intrus. Comme chaque fois que ce type de situation se présentait, je ressentis une brûlure à l'intérieur de ma poitrine. Je me reposais sur mon don de télépathie pour interagir avec les gens et m'en retrouver coupée me terrifiait et, surtout, me mettait en colère. Merwyn, Justin et maintenant cet homme… Mes alliés potentiels devaient-ils tous se munir d'une protection contre moi? Je risquais beaucoup en plaçant ma confiance en des personnes dont je ne pouvais m'assurer des intentions.

Je détestais tout ce que je ne pouvais pas contrôler. Même quand Zeus m'échappait, l'accès à ses pensées m'assurait l'importance que je gardais pour lui, et je gardais l'impression d'avoir de l'avance sur lui. Il ne pouvait rien me cacher. Tous ceux qui me laissaient fouiller leur esprit, avec ou sans leur consentement, remplissaient la promesse de ne jamais me trahir sans que je les voie venir, sans que je tire les conclusions à partir de leurs réflexions. Cela me permettait de me préparer. J'avais compris avant tout le monde l'ampleur de la folie de Loki, et j'étais convaincue que son ascencion, sa chute et son union avec Vénus auraient connu des dénouements différents, beaucoup plus en sa faveur, si je ne m'étais pas servi de ce que j'avais compris de lui pour me protéger et conseiller les autres dieux.

J'avais envie de pulvériser cet humain qui ne me laissait pas lire ses pensées, mais je gardai mon calme. Je n'avais pas le choix. Si je ne gagnais pas sa confiance, je risquais qu'il utilise cette arme contre moi ou contre un de mes alliés. Anthony Redfield m'offrait un accès à celle-ci, pour des raisons que je n'avais de choix que d'entendre de sa bouche.


-Bien, tout d’abord, j’ai suivi avec une grande attention toute votre carrière, tant dans le droit que dans la politique. En tant que journaliste, c’était facile pour moi de savoir vos projets et vos orientations. Beaucoup de vos projets ont clairement démontré vos valeurs et votre force de caractère. Vous êtes une femme forte, déterminée et qui a su se démarquer pour faire sa place. Vous menez tous vos projets avec un mélange de délicatesse et de sévérité, mais sans jamais aller dans les excès. C’est magnifique à voir.

En tant que déesse, je me laissais facilement distraire par l'adoration. Ce jeune homme me couvrait de flatterie; c'était plutôt agréable. Je me détendis un peu, même si ses arguments manquaient de substance. Cachait-il quelque chose? M'admirait-il au point de me faire confiance avec une arme si dangereuse? Je me demandai s'il n'était pas un peu stupide de venir offrir une telle alliance à une personne qu'il ne connaissait que par son image publique.

-Ensuite, votre intégrité m’a aussi convaincu de vous mettre sur ma liste d’alliés. Tout au long de votre parcours, vous êtes restés fidèle à vos convictions et à ce en quoi vous croyiez dès le début de votre carrière d’avocate. Vous avez toujours voulu le bien de la collectivité et de la ville. Et finalement, vous avez été victime d’un coup monté et vous vous êtes relevé avec brio. Vous êtes restée digne et fière. Cette attaque vicieuse est d’ailleurs une preuve que des ennemis ou des rivaux, vous prennent assez au sérieux pour vouloir vous éloigner du vif du sujet. Ce n’est donc pas juste moi qui me fait des idées. Si ces gens vous ont attaqué, c’est parce qu’ils vous craignait. Je suis donc convaincu que vous êtes la personne à qui faire confiance avec cette arme.

Apparemment, je m'étais relevée de mon échec politique avec brio… Elle était bien bonne! Je n'avais ni éliminé ni humilié mes ennemis. En fait, je ne les avais même pas identifiés. Je devais accorder à Anthony qu'il avait raison sur le sérieux avec lequel mes ennemis me considéraient. Qu'ils n'aient pas tenté une attaque directe sur ma personne prouvait qu'ils craignaient une violente résistance. Pourtant, j'avais affaire à des gens puissants… qui avaient décimé la meute de New York. Je m'empressai de chasser les lycans de mon esprit, mais je serrai tout de même les doigts sur ma jupe sous l'effet de la vague de tristesse qui me traversait en songeant au funeste attentat.

-Je vois. Je présume que cette arme est en sécurité… Non?

Je fus frappée d'une illumination. Je tirais peut-être des conclusios hâtives, mais je venais de découvrir une piste en m'intéressant à l'emplacement de l'arme. Si elle n'était pas avec lui, elle se trouvait avec un de ses alliés… s'il en avait.

-Et que pensent vos alliés de ma possible implication?

S'il n'avait aucun allié véritable ou, du moins, personne de puissant sur qui compter, cela expliquait qu'il soit venu me révéler l'existence de cette arme. Dans le cas contraire, je devrais me méfier encore davantage du danger que représentait un groupe risquant de se rebeller contre les dieux.

_________________

Sometimes falling teaches us things too. In dreams you often fall before you wake.
–Patrick Rothfuss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aigle Fouineur
avatarAnthony Redfield


Messages : 94
Date d'inscription : 13/11/2012
Emploi/loisirs : Journaliste pour le New York Times


Feuille de personnage
Phobie: Se faire couper les deux mains
Ambition secrète: Rencontrer un dieu de chaque culture, surtout Thot

MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Mer 23 Mai - 15:14

J’essayais de ne pas trop regarder l’allure du bureau ou d’Elisa. Parce que c’était impoli mais aussi parce que j’allais essayer de trouver des indices qui titilleraient mon œil de journaliste et je voudrais essayer d’aller au fond de l’histoire, alors que je n’étais pas ici pour ça. Elle avait le droit de travailler tard dans son bureau et de décontracter son allure croyant être seule, sans qu’il y ait une plus grande histoire de cachée derrière. Elle devait avoir simplement du temps supplémentaire et envie de relâcher ses cheveux. Ce n’était pas des signes de quoi que ce soit. Je devais me concentrer sur mon but premier, et refouler mon envie de chercher la vérité. Et c’était quand même difficile, puisque depuis que j’étais tout petit que je voulais tout savoir, tout comprendre et révéler haut et fort les travers de la société. C’était ancré en moi depuis si longtemps que j’avais du mal à être juste quelque part sans chercher l’histoire à raconter.

Il n’y avait qu’avec Charles et Milda que je réussissais à mettre mon chapeau de journaliste dans l’entrée et le reprendre qu’en ressortant de chez eux. On partageait de bons moments ensemble et c’était agréable de ne pas chercher de deuxième sens à tout ce qui sortait de leurs bouches. D’habitude, j’analysais tout ce qu’on me disait afin de voir les messages codés et cachés à l’intérieur d’une tournure de phrase ou d’un ton de voix. Mais avec mes amis, je voulais qu’ils puissent parler sans crainte que je les juge ou que je les passe en entrevue, alors je ne forçais pas les questions ou les discussions quand je sentais qu’ils ne voulaient pas en parler. Et bien que c’était parfois douloureux de ne pas poser de questions ou de passer des commentaires, comme quand Charles avait rompu avec Deborah ou que Milda parlait à demi-mots de son passé, je réussissais à me retenir de le faire en compagnie de mes amis. Notre relation valait plus que tout et je ne voulais pas la gâcher.


« -Je vois. Je présume que cette arme est en sécurité… Non? »

Je mis un petit temps avant de répondre. J’étais soudain un peu plus sur mes gardes. Elisa faisait bien de poser des questions, mais si elle s’intéressait trop à l’emplacement de l’arme et pas assez à l’alliance que je lui proposais, nous n’allions pas pouvoir s’entendre. Je n’étais pas ici pour tout lui révéler comme un idiot. J’étais ici pour un premier contact afin qu’on forme une équipe ensemble.

« -L’arme en sécurité, évidemment. Elle est dans un endroit connu par moi uniquement et elle peut seulement être utilisée que par des humains. »

Je venais de donner des informations importantes, mais c’était un peu un test. Si Elisa continuait à me questionner sur son emplacement, je mettrais fin à notre rencontre et je reverrais mes possibilités d’alliances. Si elle continuait à démontrer plus d’intérêt à collecter des informations sur l’arme que sur ce que nous pouvions accomplir ensemble, ce serait trop louche. Je comprenais qu’elle devait se renseigner un minimum, mais trop de questions mettrait en doute la confiance que j’avais en elle. Je me trompais peut-être sur elle. Je savais que je lui demandais beaucoup avec bien peu d’informations, mais il fallait qu’elle me fasse confiance. Sinon on ne pourrait pas travailler ensemble.

« -Et que pensent vos alliés de ma possible implication? »


Je n’avais pas réfléchi au fait qu’avoir des alliés pouvait avoir un poids dans la balance. J’espérais que non, parce que je n’en avais aucun. J’avais gardé mes découvertes sur la ville et la mairie secrète, afin de n’impliquer personne d’autre ou de les mettre en danger. Certaines personnes allaient trop loin dans leurs recherches et se frottaient à des personnes dangereuses sans le savoir pour essayer de prouver quelque chose, mais ils étaient souvent bien maladroits et finissaient par se mettre dans le pétrin. J’aurais sans doute pu en parler à Charles, en tant que policier, il devait avoir été en contact avec des choses louches, mais je ne voulais pas qu’il en fasse son combat et qu’il risque sa vie encore plus que ce qu’il faisait en ce moment. Peut-être qu’Elisa ne me prendrait pas au sérieux, puisque j’étais seul avec mon arme secrète. Je fus gêné de ne pas avoir d’alliés, mais je ne pouvais pas faire comme si nous étions une armée non plus. Encore une fois, la vérité serait la meilleure ou la pire des solutions.

« -En fait, il n'y a que moi... Je... je n’ai pas d’alliés. J’avais une amie sorcière, c’est elle qui a fait l’arme, mais elle est morte. Pour ce qui est de mes autres amis, ils sont dans la population générale et je ne veux pas les mettre plus en danger. Alors, ils ne sont pas au courant. »

Je tortillais mes mains, stressé de l’impact de mes révélations et de comment la rencontre allait se terminer.

« -J’espère que ça ne vous embête pas. En même temps, puisque je suis seul c’est moins effrayant pour vous et vos alliés de faire une sorte d’alliance avec moi… »

Avec ces mots, j’essayais de me convaincre autant qu’elle, je crois.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 354
Date d'inscription : 20/08/2012
Emploi/loisirs : Avocate


Feuille de personnage
Phobie: Être inutile.
Ambition secrète: Être aimée.

MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA] Jeu 31 Mai - 16:40

Je n'avais pas de preuves sur lesquelles me baser pour me méfier de Loki quand j'avais commencé à parler de mes soupçons avec Vénus, son alliée la plus proche. J'avais tiré des conclusions à partir de ce que j'avais lu dans l'esprit de celui qui se présentait comme notre souverain et j'avais semé le doute chez mon amie déesse en lui présentant des aspects indéniables de la personnalité de Loki. Je l'avais laissée cultiver les questionnements et provoquer Loki. Sans mon intervention, leur union aurait pu durer beaucoup plus longtemps. Vénus était loin d'être stupide, mais la plupart des gens préféraient ne voir que ce qui les arrangeait quand ils n'étaient pas forcés à ouvrir les yeux. Avec suffisamment de temps, Loki serait peut-être parvenu à se mériter son estime et sa fidélité, en rusant, mais aussi en offrant à sa fiancée promesses de grand pouvoir et de gloire. Ayant moi-même laissé de côté beaucoup de moi-même pour conserver mon titre de déesse grecque souveraine et ensuite compromis mon mariage dans la course pour gouverner New York, je ne me faisais pas d'illusions sur l'importance que revêtait le besoin de pouvoir chez les divinités.

J'avais bien sûr offert à Vénus mes conseils et mon soutien par amitié. Avant elle, je n'avais rencontré aucune déesse, ni même aucune femme, me tenant tête et me respectant à la fois. Elle m'était précieuse. Toutefois, mon implication dans sa relation avec Loki n'avait pas été entièrement désintéressée. Avant d'être certaine que je voulais devenir mairesse de la ville, je savais que je ne souhaitais pas voir Loki régner sur les dieux et les mortels. Je n'avais pas mis les mots exacts sur ce besoin d'éloigner Vénus de lui à ce moment, mais j'avais réalisé avec le temps, après la mort présumée de mon ennemi, que leurs potentiels combinés m'avaient fait craindre le pire. J'avais été motivée par la peur, mais pas seulement celle de perdre une amie. J'avais combattu la possibilité que la puissance de Loki et Vénus réunis soit incontestable.

Je gardais encore Vénus à l'oeil. Elle avait toute ma confiance aujourd'hui. Je savais que je n'avais à craindre aucune trahison de sa part, comme elle pouvait compter sur moi. Évidemment, je ne me privais pas de sonder son esprit. Je me devais de rester prudente. Son union avec Matt, en plus d'être adorable, m'arrangeait beaucoup. Le démon se montrait un excellent allié: il ne m'avait pas bloqué l'accès à ses pensées et il me permettait de m'améliorer au niveau magique. Grâce à lui, j'avais l'assurance de reprendre vie dans un corps assez fort pour être habité par mon essence si on arrivait à me détruire.

La découverte du blocage des pensées de Merwyn Caerwyn avait fait naître en moi une sorte de méfiance à l'égard de la plupart de mes alliés. Que me cachait-on d'autre? Mon esprit avait vite été détourné de ce type de questionnements après la diffusion de la vidéo. J'avais eu à m'occuper de drames plus urgents. Ces derniers temps, je m'étais remise à réfléchir sur les réelles motivations de mes soi-disant amis. J'essayais de rester la même, mais je gardais mes distances avec Merwyn et Justin, qui me cachaient leurs pensées, mais aussi avec mes filles. Après la trahison de Voueko, je doutais de mes capacités à agir avec discernement quand il était question de mes enfants. J'aurais dû éliminer ce monstre il y avait bien longtemps mais, encore aujourd'hui, je le laissais en vie. Même après le scandale que je lui devais, je n'avais rien tenté contre lui sauf charger quelques démons de le garder à l'oeil. J'étais faible.

Je ne savais pas à quel point le jeune homme qui s'était invité dans mon bureau me disait la vérité ou me dissimulait l'essentiel. Je ne pouvais pas prendre le risque de laisser une arme dangereuse sans supervision, mais je craignais que mon implication se retourne contre moi.


-L’arme est en sécurité, évidemment. Elle est dans un endroit connu par moi uniquement et elle peut seulement être utilisée que par des humains.

-Oui, comme toutes les armes efficaces contre les dieux.


Je tenais à laisser savoir à ce jeune homme que je connaissais ce à quoi j'avais affaire.


-En fait, il n'y a que moi... Je... je n’ai pas d’alliés. J’avais une amie sorcière, c’est elle qui a fait l’arme, mais elle est morte. Pour ce qui est de mes autres amis, ils sont dans la population générale et je ne veux pas les mettre plus en danger. Alors, ils ne sont pas au courant. J’espère que ça ne vous embête pas. En même temps, puisque je suis seul c’est moins effrayant pour vous et vos alliés de faire une sorte d’alliance avec moi…

Je restai perplexe en découvrant que personne en dehors de lui ne protégeait l'arme. C'était inconsidéré, voire même insensé. J'avais évidemment affaire à un incompétent. Comment arrivait-il à tenir une imposante carrière en journalisme s'il gérait le reste de sa vie de manière aussi chaotique?

-Il est tout de même plutôt imprudent de laisser une arme de cette importance sans surveillance. Je veux dire... Si je possédais une telle arme, que je ne pouvais compter sur personne pour la protéger et que, en plus, je me trouvais en mesure de la contrôler, ce qui est votre cas dans cette situation, elle ne me quitterait jamais.

Je m'interrompis abruptement et forçai un petit rire.

-Enfin, ce n'est pas l'important. Avez-vous des projets pour notre alliance? Cherchez-vous à atteindre un poste politique ou à aider quelqu'un à y parvenir? Ou plutôt... à simplement purger notre monde des dieux?

J'essayais de cacher ma nervosité et j'espérais que ma voix ne me trahisse pas. Si ce Anthony portait vraiment une arme aussi dangereuse sur lui, cela signifiait que sa puissance dépassait la mienne. Si en plus l'objet magique décelait l'énergie divine, il ne tarderait pas à savoir la vérité à mon sujet. Je décidai de l'entraîner tout de suite sur un chemin de pensée qui allait peut-être me sauver la vie s'il en venait à mettre ses idées meurtrières à exécution. J'espérais tout de même déceler à partir de ses réactions si j'avais visé juste.

-Comme vous le savez, je côtoie des divinités. Elles sont un peu partout dans les sphères du pouvoir, autant en politique que dans les médias et les arts. Loki, enfin... M. Laufey faisait partie d'une minorité de dieux à craindre par toute la population. Beaucoup d'entre eux ont permis d'améliorer notre monde ces dernières années.

J'évitai son regard quelques secondes et eut sous les yeux les papiers de divorce que j'avais commencé à remplir avant son arrivée. Je relevai les yeux vers lui et tentai de pousser discrètement une feuille par-dessus ceux-ci.

-D'ailleurs, pour l'instant, tant que nous n'aurons pas de plan, je pense qu'il serait préférable de ne pas mêler mes alliés à cette histoire. La proximité d'une telle arme risque de les déstabiliser et les diviser si elle ne sert pas un objectif clair. Et même si je leur fais confiance pour rester discrets, nous ne serions pas à l'abri d'un ébruitement du côté de gens moins bien intentionnés.

_________________

Sometimes falling teaches us things too. In dreams you often fall before you wake.
–Patrick Rothfuss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA]

Revenir en haut Aller en bas

La guerre se fait avec de bonnes armes [PV ELISA]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Dieux de New York :: Ville de New York :: Quartier Helheim :: Cabinet Wilde-