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Demain ne meurt jamais [TERMINÉ]

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ORBIS NON SUFFICIT
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MessageSujet: Demain ne meurt jamais [TERMINÉ] Jeu 8 Mar - 16:03

Il était resté plusieurs minutes à la regarder dormir en caressant doucement son bras sur l'oreiller, puis il s'était levé le plus furtivement que son imposant corps lui permettait.

Quand Vulcain avait révélé sa véritable identité à Vénus, il ne s'attendait pas à ce son geste les rapproche. Il lui avait offert des explications sur son comportement étrange, sur ses secrets et sur leur rupture. En allant vers elle, il s'était convaincu qu'il ne souhaitait que servir la vérité, avancer et permettre à son ancienne épouse de tourner la page et progresser, elle aussi. Mais une fois en face d'elle, il avait été submergé par le désir de franchir les prudents mètres qui les séparaient et ne plus jamais s'éloigner d'elle. Il avait été jusqu'à lui avouer qu'il pensait ne jamais arriver à arrêter complètement de l'aimer.

Vénus l'avait rejeté avec douceur, et cette manière de mettre un point final à leur relation de plusieurs siècles avait presque achevé Vulcain. Des cris et des injures auraient prouvé une certaine passion, mais il n'y avait aucun combat à mener contre une tranquille résignation. Le dieu n'avait pu que s'incliner, en réduisant le plus possible ses paroles pour ne pas perdre contrôle et dignité, et repartir de son pas boiteux pour retrouver sa canne puis son atelier.

Le dieu forgeron avait étonnamment réussi à fabriquer des bijoux, cette nuit-là, après des semaines de paralysie créative. Il s'était abandonné à l'argent et aux pierres précieuses jusqu'à ce que son corps lui ordonne le repos. Il lui avait fallu plusieurs semaines avant d'arriver à toucher de nouveau à l'or, parce qu'il lui rappelait trop Vénus, et il perdait toute inspiration en l'ayant sous les yeux. Il avait mis beaucoup plus de temps pour arriver à produire des pièces dignes d'être signées. Volcano Designs avait sorti trois collections de suite mettant exclusivement l'argent à l'honneur, puis deux avec l'or rose en vedette. L'or jaune n'avait refait surface que près d'un an après la condamnation de sa relation avec Vénus. La somptueuse collection avait eu un succès phénoménal, et on avait souligné le choix audacieux de limiter les bijoux faits de ce métal tant de temps avant cette mise en marché remarquée.

Plus de deux ans s'étaient écoulés, ce qui représentait une éternité dans une vie menée en tant qu'humain. Quand il vivait comme dieu, Vulcain percevait le temps différemment, en faisait l'expérience avec moins d'intensité. Alec Fleming sentait passer chaque journée, même s'il ne retenait que l'essentiel.

Après s'être remis de sa rupture avec Vénus, Vulcain s'était concentré sur sa personne, ce qui ne relevait pas vraiment du défi pour un dieu. Il avait aussi trouvé important de remercier Chloe Harrisson pour ses conseils (non sollicités). Après tout, même si se savoir séparé à jamais de son ancienne épouse le faisait souffrir, cette certitude était préférable aux projections irréalistes qu'il se passait en boucle avant d'aller la confronter.

Un bruit dans la chambre lui indiqua que son invitée s'était réveillée. Il était un peu déçu d'à peine avoir eu de le temps de commencer le café. Il s'empressa de sortir deux assiettes pour montrer qu'il comptait agir en bon hôte.

Dans les mois qui avaient suivi sa rupture avec Vénus, Vulcain avait surtout passé du temps dans son atelier. Puis, il avait recommencé à sortir, et même à accueillir des femmes dans son lit. Il les choisissait naïves pour éviter de s'attacher à elles ou avec un grand besoin de contrôle, et celles-ci se lassaient rapidement de lui. Le dieu tenait les femmes vraiment intéressantes pour lui à distance. Il ne ressentait pas l'envie de s'engager. Il préférait remplir sa vie d'autres buts.

Quand la jeune femme qui avait passé la nuit chez lui le rejoignit, Alec avait eu le temps d'allumer le four et de sortir de quoi faire à manger. Deux tasses attendaient sagement sur la table. Le bel homme avait l'habitude des matins partagés avec des inconnues ou avec des filles qui ne représentaient rien à ses yeux. Aujourd'hui, il s'était réveillé auprès d'une amie et la nature de leurs rapprochements le mettait mal à l'aise.


-Salut… Je ne sais pas si tu te sens assez bien pour manger après tout ce qu'on a bu hier… Mais j'ai fait du café! dit-il avec un petit rire forcé.

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Dernière édition par Alec V. Fleming le Mer 11 Juil - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Demain ne meurt jamais [TERMINÉ] Mer 23 Mai - 14:16

Je n’avais pas reparlé à Charles depuis maintenant trois mois.  Je ne lui avais pas reparlé une seule fois. Principalement parce que je voulais voir s’il allait me reparler en premier. Puis, quand j’avais réalisé qu’il ne le ferait pas, je ne l’avais pas recontacté parce que je ne voulais pas ramper. Oui, j’avais bien des torts et j’avais fait bien des erreurs en ne lui racontant pas tout dès le début, mais s’il ne pouvait pas accepter ma nature et mon passé, à quoi bon tenter de le récupérer? J’avais attendu un mois à ne rien faire chez moi. Je passais mes temps libres seule dans ma chambre à écouter des bandes sonores instrumentales de films, avec le cellulaire dans ma main, pour être certaine de ne manquer aucun texto, appel, courriel ou hibou que mon amour perdu aurait pu essayer de m’envoyer. Puis, me rendant à l’évidence qu’il ne voulait pas se battre pour notre amour, j’avais commencer à sortir plus. J’allais dans les bars pour boire et danser, m’enivrer pour l’oublier et pour me rappeler que j’étais capable de vivre sans lui. Atara avait été contente de me voir reprendre ma vie en main. Nous n’étions pas reparties dans une folie meurtrière comme dans le passé, mais nous partagions plus de choses maintenant. Nous sortions souvent ensemble pour aller mettre le bordel et faire des mauvais coups, comme on faisait avant que je sois en couple avec Charles. Et on montait aussi beaucoup plus de numéros ensemble pour le Velvet. J’avais toujours aimé être sur scène, mais j’en avais maintenant beaucoup plus besoin. J’avais donc un mode de vie très festif et effréné. Je revenais généralement seule chez moi et je pleurais jusqu’à m’endormir, mais ça, personne ne le savait.

Je m’étais beaucoup rapprochée d’Alec dans les deux derniers mois. Nous avions déjà une bonne relation, mais nous lui avions donné un niveau supérieur. Je le comptais maintenant comme un de mes bons amis. Un de mes seuls amis en fait. À part lui et ma famille, je ne voyais personne. Nous passions beaucoup de temps ensemble, à rigoler et à discuter de tout et de rien. Il me donnait parfois des coups de main pour bâtir des décors pour certains numéros ou thématiques spéciales du Velvet. Je lui amenais en échange tout bijou digne d’être récupéré qui se ramassait dans les objets perdus du bar. Nous mangions ensemble, écoutions des séries et des films ensemble. C’était devenu mon meilleur ami, en fait. Même si je ne lui racontais pas tout, j’aimais sa compagnie. Les choses étaient simples et faciles. On ne se jugeaient pas et on n’essayait pas de s’impressionner. On était seulement là pour passer du bon temps ensemble.

Hier soir avait été un désastre. J’avais fait une folle de moi devant Alec. Premièrement, j’avais trop bu. Ce n’était pas la première fois que je buvais en sa compagnie, mais je crois que c’était la première fois que je buvais au point de devenir pathétique. Heureusement, il avait bu assez pour l’être tout autant que moi. Mais je lui avais tout déballé, en pleurant. Ma rupture avec Charles, la douleur que j’avais ressenti, les fois où je pleurais seule dans ma chambre, le fait que j’étais un feu-follet… tout. Et le reste était un peu flou. Et ce matin, en me réveillant seule dans son lit, je me trouvais ridicule.  Je restai plusieurs minutes allongée dans le lit sans bouger, contemplant le plafond et me trouvant vraiment conne d’avoir bu autant. J’entendais Alec s’activer dans la cuisine, mais j’avais trop honte pour bouger. Avec de la chance, il ne s’en rappellerait pas, mais puisque je m’en souvenais, il devrait lui aussi le faire. Je ne savais pas comment j’allais faire pour le regarder en face. Je me dis que je ferais mieux de ramasser mes affaires et partir rapidement, pour ne pas avoir à avoir une discussion étrange et malaisante. Je me levai donc du lit et prit mon cellulaire, mais j’accrochai la lampe en finissant mon mouvement et je dus la rattraper pour ne pas qu’elle se fracasse au sol. J’allais devoir repasser pour la subtilité.

En sortant de la chambre, je sentis le café et je vis qu’Alec s’affairait à commencer un repas pour deux dans la cuisine. Je m’approchai donc de lui et m’appuyai sur les avant-bras en me penchant sur l’îlot.


-Salut… Je ne sais pas si tu te sens assez bien pour manger après tout ce qu'on a bu hier… Mais j'ai fait du café!

Son attention me fit plaisir et fit fondre mon envie de fuir. Je ne pouvais pas partir comme ça.

-Je ne dirai jamais non à du café, Alec. Tu sais parler aux femmes… Et… étrangement, je meurs de faim ce matin… Toi?

J’allai m’asseoir à table et pris une gorgée de café. Je jouais avec le coin du napperon qu’il avait mis à ma place et prit une grande inspiration avant de lui dire, sans le regarder :

-Je suis désolée pour hier soir, en passant. J’ai trop bu et j’ai fait une folle de moi. Je n’avais pas à te déballer tout ça et j’espère que ça ne fera pas un froid entre nous… Parce que je tiens beaucoup à toi.

Je pris une autre gorgée de café. J’étais contente d’être restée pour avoir mis ça au clair et j’espérais quand même qu’on en parle pas pendant mille ans, de peur d’étirer le malaise. Je le regardai finalement en le relevant pour me diriger à ses côtés. Je lui donnai un coup de hanche pour essayer de prendre sa place devant le four.

-Tu as besoin d’un coup de main pour quelque chose, dis?

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MessageSujet: Re: Demain ne meurt jamais [TERMINÉ] Mer 11 Juil - 16:34

Recommencer à travailler avec l'or jaune lui avait coûté beaucoup d'efforts. Il associait ce métal à Vénus, après lui avoir fabriqué des montagnes de bijoux de cette couleur. Il avait néanmoins persévéré, maille après maille, incrustant pierres de toutes les couleurs, s'efforçant de se convaincre que l'absence de son ancienne épouse ne signifiait pas l'impossibilité d'être heureux. Cette dernière rupture avait été différente des précédentes. Le ton doux de Vénus, son regard attristé plutôt que colérique et les mots tranquilles qu'elle avait employés l'avaient rendue définitive aux yeux de Vulcain. Pour la première fois, il était convaincu que leurs chemins ne se croiseraient plus. Se séparer de celle qu'il aimait l'avait autrefois plongé dans une souffrance proche de la démence. Il avait perdu ses repères, son inspiration et même sa capacité d'agir. Cette fois-ci, la douleur avait été différente. Plutôt que refuser violemment la tempête, il s'y était réfugié. Auprès de ses métaux et ses pierres, il s'était abandonné à la création plutôt qu'à sa peine.

Se plonger dans l'action plutôt que dans le repli sur soi lui avait permis d'avancer. Sa carrière et sa réputation s'étaient trouvées améliorées par ses succès. Il avait même involontairement fait naître une sorte de mystère autour de lui en se désintéressant de rechercher une vie amoureuse désespérément. Les revues à potins lui cherchaient des fréquentations, autant chez les femmes que chez les hommes, mais il n'y avait rien à trouver. Le dieu n'avait envie de s'engager auprès de personne, que ce soit amoureusement ou pour se donner une impression de contrôle comme lorsqu'il abusait des sentiments des femmes qu'il charmait. Il sortait, il s'amusait et il s'était même fait quelques amis, mais il ne se sentait pas prêt à être de nouveau vulnérable.

Ce matin-là, en se réveillant auprès de Deborah, quelque chose avait changé. Il n'avait pas envie de trouver Vénus à ses côtés. Il devait cette amélioration à la jeune femme, mais elle n'était pas motivée par des sentiments amoureux à son endroit. La veille, il s'était laissé aller complètement pour la première fois depuis… probablement des siècles. Plutôt que se présenter en victime, comme deux ans plus tôt quand il avait raconté ses problèmes à Hel ou encore comme il l'avait fait tellement de fois mentalement, il avait honnêtement abordé ses sentiments et sa relation avec son ancienne épouse. L'alcool assombrissait sa mémoire, mais il avait retenu l'essentiel, et il en gardait un reposant sentiment de clôture. Vulcain avait aussi réellement écouté une autre personne, ce qui tenait aussi de l'exception, et qui lui avait fait du bien.


-Je ne dirai jamais non à du café, Alec. Tu sais parler aux femmes… Et… étrangement, je meurs de faim ce matin… Toi?

-Je suis un dieu, donc j'ai la chance de ne pas être trop affecté par la gueule de bois, répondit-il en espérant que cette référence à leurs confidences de la veille montre à Deborah qu'il la traitait toujours avec respect après tout ce qu'ils s'étaient révélés. Je compte bien t'impressionner avec mes dons de grand chef… si je ne fais rien brûler.

-Je suis désolée pour hier soir, en passant. J’ai trop bu et j’ai fait une folle de moi. Je n’avais pas à te déballer tout ça et j’espère que ça ne fera pas un froid entre nous… Parce que je tiens beaucoup à toi.

La technique de Deborah, beaucoup plus directe, le laissa muet quelques secondes, le temps de formuler en pensées une réponse qui ne serait ni mélodramatique ni trop détachée - les deux extrêmes entre lesquels il oscillait toujours.

-Je pense avoir parlé autant que toi, donc je ne peux pas t'en vouloir. De toute manière, tu ne m'as rien dit de bien choquant. Qui n'est pas triste après une rupture? Et tu n'es pas la première créature magique que je rencontre… Et s'il fallait que je cultive un froid avec tous les meurtriers que je côtoie… ouf! mon métier de forgeron serait bien plus compliqué!

Il aurait pu lui parler de son lien avec une déesse de la mort ou des bijoux piégés qu'il avait fabriqués, mais il s'en tint au minimum, après tout ce qui avait été dit la veille.

-Je tiens aussi beaucoup à toi, encore plus quand je vois que tu es encore ici, après une soirée… étrange comme celle que nous avons vécue hier. Et tu me fais tellement de pub! Ce serait mauvais pour mon entreprise qu'on ne soit plus amis! ajouta-t-il en riant.

Il tenait à souligner son attachement à la jeune femme, à la fois par souci d'honnêteté et parce qu'il aurait été cruel de la laisser être la seule à l'avoir fait.

-Tu as besoin d’un coup de main pour quelque chose, dis?

-Bois ton café. Je m'occupe de tout.

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