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I’m like a bottle of pain [TERMINÉ]

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MessageSujet: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Mer 28 Aoû - 15:00

Chloe se regardait au moins pour la deux-centième fois dans le miroir mode contemporain accroché dans son hall d’entrée. Elle avait décidé d’attacher seulement les cheveux sur le dessus de sa tête vers l’arrière, en laissant quelques mèches retomber en bordure de son visage. Elle portait un maquillage naturel, avec l’accent mis sur ses yeux, car c’était ce qu’elle préférait de son apparence. Le noir et le gris autour de ses yeux faisaient ressortir le vert de ses yeux, tout en augmentant leur forme et leur grandeur. Chloe soupira en se regardant dans la glace. Elle n’avait plus le choix, elle devait partir si elle ne voulait pas arriver en retard. La jeune femme replaça son veston jaune canari, ajusta sa robe blanche en dessous et quitta son appartement sur ses talons hauts de quatre pouces, liège, jaune et blanc.

Elle marchait d’un pas vif et décidé. Elle s’arrêta sur le coin d’une rue, quelques pâtés de maison plus loin que son appartement, et héla un taxi. Son rendez-vous était dans moins de trente minutes et elle en frissonnait d’avance. Elle aurait pu y aller à pied, puisque le quartier où elle se rendait était relativement rapproché de son appartement, mais craignait alors d’arriver en retard. En chemin, elle remarqua qu’elle tortillait ses doigts les uns dans les autres de façon nerveuse. Elle ferma les yeux et essaya de ralentir son rythme cardiaque. C’était la première fois depuis extrêmement longtemps que Chloe, ou plutôt Hel, ressentait du stress. Elle se sentait comme une adolescente qui vit sa première rentrée scolaire au secondaire. Elle ne faisait que se demander comment les autres la trouveront, ce qu’ils penseront d’elle, s’ils sauront voir la vraie personne en elle, son potentiel, ses bonnes manières, son humour, etc. Chloe était exactement cette jeune pré pubère en ce moment. Sauf que Chloe se le demandait pour une seule personne, pas des centaines. Elle ne voulait pas plaire à tout le monde, seulement à lui.

Quand elle sentit que le taxi se rangeait sur le bord de la route, elle rouvrit les yeux, regarda le solde à payer et laissa un généreux pourboire au jeune chauffeur plutôt mignon. Elle sortit ensuite le plus gracieusement possible et en essayant surtout de ne pas vomir son stress. Une fois sur le trottoir, elle leva les yeux et pencha sa tête vers l’arrière pour contempler de toute sa hauteur le bâtiment devant lequel elle se trouvait. L’architecture de l’endroit était plutôt impressionnant et Chloe reconnu le maire lui-même dans certains détails plus soigné. Après tout, c’était bien lui qui avait financé la reconstruction de la ville, il avait bien le droit de faire des caprices sur le look de l’immeuble qui regroupait ses bureaux.

Elle passa le hall d’entrée luxueux, grimpa dans l’ascenseur et arrive finalement devant le bureau de la secrétaire privé de Logan Laufey. Celle-ci lui dit que M. le maire n’était pas encore revenu de son dernier rendez-vous, mais l’invita à aller l’attendre directement dans son bureau. Chloe jubilait. Elle pourrait ainsi observer le lieu de travail, l’espace personnel et professionnel de Loki en paix, et ce, avant même qu’il n’arrive. Quand la secrétaire avait refermé la porte derrière elle, laissant Chloe seule dans le bureau du maire, cette dernière s’était tout de suite assise dans le fauteuil de Logan Laufey. Elle comprenait pourquoi il aimait tellement cela diriger. Juste d’être assise dans ce fauteuil, au-dessus de la ville donnait l’impression à Hel d’être toute puissante. Elle regarda autour d’elle, à la recherche de photos, d’indices, de signes quelconque que sa fille avait existé, mais ne trouva rien.

Elle avait décidé de ne pas avouer tout de suite à son père, Loki, son identité. Elle tentait la carte de l’ignorance pour voir combien de temps prendrait son père pour la reconnaître. En même temps, elle voulait pouvoir profiter de son avantage de savoir réellement à qui elle avait affaire. Hel avait changé d’identité, d’apparence et était visiblement moins puissante, mais elle, elle avait su le reconnaître tout de suite. Alors voilà, elle avait prétexté un intérêt marqué pour devenir commissaire ou grande conseillère du maire, en faisant parvenir un CV un peu truqué afin de faire mousser ses chances. Après plusieurs rancards chauds et sexys avec le responsable de l’embauche, Chloe avait réussi à passer au travers des mailles du filet et à avoir un rendez-vous privé, directement avec son père.

Elle entendit du bruit et des voix étouffées derrière la porte, signe d’une activité dans la pièce juste à côté. Surement son père qui arrivait enfin. Elle se leva, replaça le fauteuil tel qu’il était à son entrée et se mit de dos à la porte, face à la fenêtre. Elle attendit que Logan soit dans la pièce et qu’il ait refermé la porte avant de se mettre face à lui avec son sourire le plus charmeur. Il lui fit signe de prendre place, tout en s’avançant vers son bureau et elle s’exécuta. Elle tendit la main à Logan, qu’il serra tel un bon homme d’affaire qu’il était et Chloe lui sourit.


-Alors… comment allez-vous, monsieur le maire?

Chloe lui offrait sa voix, son sourire et son regard les plus mielleux possible.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Jeu 29 Aoû - 19:49

Loki avait fait travailler ses espions pour vérifier que cette connasse de Vénus n’était pas morte des suites de ses blessures. Quelle idée avait-elle eu de bouger? Le dieu nordique savait parfaitement viser et, si cette tarte était restée en place, elle n’aurait eu qu’un peu peur, elle n’aurait pas cramé. Tant pis. De toute manière, comme elle n’était plus sa future épouse, il n’avait rien à faire qu’elle soit défigurée. Elle avait laissé passer sa chance et elle devait se considérer chanceuse qu’il ne la fasse pas exécuter par l’un de ses assassins.

Cette version de l’histoire, Loki se la répétait jour après jour dans sa tête. Il s’était fait un plaisir de répandre mille rumeurs douteuses sur Gabrielle Englebert, surtout en sachant qu’elle ne se montrerait jamais en public après qu’il lui ait remodelé le visage à l’image d’une chandelle oubliée. Il avait communiqué aux autres dieux leur rupture et certains, dont ces imbéciles de Wilde, savaient comment celle-ci s’était réellement déroulée. Néanmoins, comme la déesse de l’amour était restée tranquille et qu’il détenait toujours le pouvoir et le plus grand nombre d’alliés, il n’y avait eu personne pour se porter à sa défense. De toute manière, Vénus possédait des pouvoirs magiques, elle aussi, et il aurait été une insulte de la venger sans son consentement. Et Loki était convaincu que son ancienne fiancée n’oserait pas agir sans son joli visage remis à neuf et la certitude qu’elle ne finirait pas en cendres.

Somme toute, Loki se montrait heureux du dénouement de leur histoire d’amour pour les caméras. Officiellement. Dans les faits, il ne pouvait pardonner à Vénus de l’avoir si lâchement abandonné alors qu’il aurait été prêt à tellement de choses pour elle, pour son honneur, pour cet amour qu’elle ne lui avait jamais concédé. Elle l’avait déçu, parce que c’était toujours ce que les femmes faisaient. Elles étaient esclaves de leurs émotions et essayaient de rendre les hommes tout aussi faibles qu’elles. Elles y arrivaient même parfois, pendant un temps, comme Angrboda l’avait fait avec lui, comme Kate y était presque parvenue, comme Miko… Il préférait ne pas penser à Miko. Cette jeune demoiselle ne le connaissait pas vraiment, elle n’était pas une menace.

Ce jour-là, le maire était vêtu de noir, totalement et il attendait dans une petite pièce près de son bureau avec une certaine nervosité. Il avait déchiré trente-deux enveloppes en petits morceaux dans les dernières quinze minutes. La porte s’ouvrit et c’est d’un œil sombre qu’il fixa la femme qui venait de passer la tête dans l’entrebâillement.


-Je l’ai fait entrer dans votre bureau, comme prévu.

-Merci. Donnez-moi quelques minutes.


Il savait. Il savait depuis des jours qu’elle allait venir et voilà qu’elle était là et qu’il n’était toujours pas prêt. Sa fille l’attendait dans son bureau et sa première envie était de la faire mettre dehors de la ville pour éviter de lui parler.

Les espions de Loki lui avaient fourni une lise exhaustive des dieux habitant la ville. Le dieu nordique avait été impressionné par la quantité de divinités ayant trouvé refuge à New York, ainsi que par la diversité de leurs origines. Il avait épluché cette liste, l’avait lue et relue jusqu’à la connaître par cœur, en avait étudié chaque nom… Y trouver le nom de sa fille l’avait laissé perplexe sur la fiabilité de ses espions. Il avait donc engagé quelqu’un ne sachant rien de cette liste pour faire des recherches sur cette Chloe Harrisson et avait dévoré chaque détail en secret, sans jamais révéler à son détective pourquoi il accordait tant d’importance à cette fille apparemment inoffensive. Après conclusion qu’il s’agissait bien de Hel, Loki avait décidé de l’observer à distance. Il n’avait tenté aucun contact, mais il se tenait informé de tous ses agissements.

Et voilà qu’elle était dans son bureau. Qu’elle l’attendait. Loki sortit de la petite pièce pour se rendre à son bureau en se composant cet air confiant qui avait contribué à sa popularité auprès du peuple. Il rappela – inutilement, parce qu’il le lui avait déjà précisé et qu’elle était compétente – à sa secrétaire de ne lui passer aucun appel.


-Alors… comment allez-vous, monsieur le maire?

-Fort bien, mademoiselle Harrisson. Vous pouvez prendre place.

Il s’installa dans son grand fauteuil et se sentit étrangement plus puissant, même si une petite fille le terrorisait.

-L’entrevue sera fort simple : je vous pose trois ou quatre questions et je vois si vos réponses me satisfont.

Il sortit un stylo et prit un carnet.

-Pour commencer, qu’avez-vous de différent de toutes les petites pimbêches qui voudraient la visibilité qu’offre ce poste?

Comment pouvaient-ils jouer cette comédie?

-J’aimerais aussi savoir si vous êtes capable de trahison car, voyez-vous, vu mon poste,il est possible que vos intérêts ne soient pas nobles. J’ai déjà été trahi dans ma vie, par mes propres enfants, et je ne pardonne pas sur ce sujet.

Il leva les yeux du carnet pour les planter durement dans ceux de sa fille.

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Lun 23 Sep - 10:26

Chloe était impressionnée par tout ce que son père avait accompli. Depuis la brèche, il avait réussi à se hisser au sommet de la pyramide du pouvoir. Chloe regardait la richesse des lieux et savait que son père avait fait de gros efforts pour ne pas être trop clinquant dans son choix de décorations. Quand Hel repensait à leur ancienne demeure, à Jötunheim, elle voyait beaucoup d’éléments clinquants qui ne servaient qu’à impressionner les visiteurs, indésirables ou attendus. Loki, dans son royaume, était craint et respecté, parce que sa réputation d’homme vil, traitre, prêt à tout et surtout son agressivité le précédait. Loki avait plus d’une fois tué des innocents, avait commis plusieurs vols, quelques raids contre son peuple et avait même poussé un des siens, Höd, au meurtre de son frère, Baldr. Il aimait alors être craint et frimait beaucoup. Hel gardait une image triomphante de son père, toujours dominant et extrêmement puissant. Par contre, elle n’avait pas pu y rester longtemps. Odin avait rapidement chassé les enfants de Loki de l’Yggdrasil, ayant été convaincu par un vieux prophète imbécile que ceux-ci causerait la perte du monde. Hel avait donc été envoyée dans Helheim, où elle régnait comme la plus grande des déesses, mais où rien de bon et de réconfortant ne pouvait exister. Le royaume des morts n’était pas fait pour être agréable… Son père l’avait laissée ainsi, il l’y avait abandonnée. Ne cherchant plus à entrer en contact avec elle, ni même à essayer de raisonner ce vieux bouc d’Odin et faire en sorte de réunir sa famille. Hel avait été séparée de ses frères, forcée de trouver des moyens de s’en sortir toute seule, puis avait été oubliée. Tout ça par la faute de Loki. Malgré tout, elle n’arrivait pas à lui en vouloir et elle continuait de lui vouer un culte. Son père était son idole, son héros, son dieu, sa force, son courage, sa raison de vivre. Elle voulait être la fierté de son père, qu’ils s’aiment et qu’ils finissent par régner ensemble. Et c’était tout ce qui comptait encore pour elle. Bien sûr, toutes ces décennies toute seule dans l’Helheim lui avait été bénéfique sur certains points. Elle avait alors développé sa débrouillardise, mais surtout sa méchanceté. Elle n’avait plus aucune valeur et cherchait son propre bonheur et sa seule satisfaction. Quand elle avait senti que son univers s’écroulait, un peu avant la brèche, Hel s’était elle-même exilée. Elle avait quitté son royaume, laissant tout ce qu’elle connaissait  loin derrière elle, bien déterminée à prendre un nouveau départ. Elle avait réussi à prendre place dans une âme jeune et pleine de potentiel. Le jeune Harrisson lui semblait prometteur. Elle s’y était blottie, le temps de retrouver des forces, parce qu’en quittant son Helheim si précieux, elle avait sacrifié en même temps beaucoup de ses pouvoirs. Ainsi, le temps qu’elle régénère les siens, Kyle avait aussi développé ses propres capacités surnaturelles, rendant ainsi la tâche beaucoup plus difficile pour Hel qui aimerait désormais prendre le dessus. Ils avaient convenu d’un marché plus ou moins explicite, qui mentionnait qu’ils cohabitaient et s’échangeaient le contrôle de l’enveloppe corporelle et ça les arrangeaient bien, tous les deux. Depuis quelques temps, ils se livraient une belle bataille quotidiennement, mais Chloe mijotait un plan qui allait détruire Kyle, pour ainsi lui permettre de ne plus vivre seulement dans l’ombre d’un pauvre imbécile trop lâche pour assumer ce qu’il était réellement.

En venant ici, elle ne pensait pas que ça lui ferait à la fois mal et l’emplirait d’une telle chaleur. Son père était enfin devant elle et elle n’en revenait pas. Chloe était vraiment comme un enfant la veille d’une première rentrée, mais aussi comme un enfant la veille de Noel. Elle voulait qu’il la trouve belle, qu’il l’aime, qu’il reconnaisse que sa fille était en fait une déesse puissante et prête à tout, comme il était lui-même. Elle voulait voir la fierté dans ses yeux, sentir l’émotion dans sa voix en parlant d’elle et de ses réussites. Mais Chloe voulait aussi que son père lui ouvre grand les bras pour la cajoler, qu’il lui offre des présents, des surprises, des cadeaux. Elle voulait entendre qu’elle était sa petite fille adorée, sa préférée, la seule qui n’ait jamais compté. Elle voulait se sentir appréciée, aimée… Elle voulait qu’il se rachète pour tout le mal qu’il lui avait fait, pour toutes ses années passées toute seule dans un royaume ou rien ne vit, rien n’est lumière et rien n’est espoir. Par contre, elle savait que ça n’arriverait jamais. Son père n’avait jamais été démonstratif et s’était toujours détaché de ses émotions. Même s’il finissait par penser tout ce que Chloe voulait qu’il pense d’elle, elle ne le saurait jamais parce qu’il ne lui dirait pas. Elle voulait donc réussir à garder son anonymat assez longtemps pour réussir à s’.introduire dans sa vie, dans ses dossiers. Creuser au fond de l’âme de son père, par moyen interposé, pour voir le mal, la douleur, les regrets, les faux-pas et les réunir. Une fois toutes ses tares en main, elle le tiendrait par les couilles et pourrait faire tout ce qu’elle veut avec lui. Même devenir mairesse, si l’envie lui prenait. Mais Hel devait calmer ses grands projets de destructions massive qui lui venait que trop facilement en tête et se concentrer sur le présent. Pour faire tout ça, encore fallait-il qu’elle soit à l’intérieur de la machine et donc, qu’elle soit engagée.

Aujourd’hui, il était bien mis et avait l’air sérieux, comme toujours. Il imposait le respect de sa simple présence. Il y avait comme une aura de fierté, de confiance et de supériorité qui entourait Loki et qui faisait fondre toute les façades de ceux qui le rencontrait. Chloe avait donc du mal à garder sa contenance devant lui. Par contre, elle était plutôt excellente dans l’air de maîtriser ses émotions depuis le temps et presque rien ne paraissait. Si ce n’était de ses grands yeux verts qui s’étaient agrandis et mis à briller encore plus, on ne pourrait pas soupçonner toute l’euphorie et la peur qui régnait au fond d’elle-même en présence de son père. Elle prit une grande respiration et se concentra sur son entrevue. *Essayer d’avoir le poste et penser plus tard au fait que c’était Loki. Essayer d’avoir le poste et penser plus tard au fait que c’était Loki. Essayer d’avoir le poste et penser plus tard au fait que c’était Loki…*


-L’entrevue sera fort simple : je vous pose trois ou quatre questions et je vois si vos réponses me satisfont.

Voilà qu’il prenait le contrôle. Chloe se demandait s’il se doutait de quelque chose. Elle n’avait plus rien de la petite fille qu’il connaissait jadis, mais elle ne voulait pas non plus sous-estimé son père. Elle connaissait sa force et ses pouvoirs et savait qu’ils en surprenaient plus d’un. Elle n’aimait pas les surprises et se concentra donc.

-Oui, bien sûr, allez-y.

Son plus beau sourire et sa voix la plus mielleuse, mais pas trop.  Elle devait se montrer unique, polie, indispensable et surtout ne pas avoir l’air trop nunuche.


-Pour commencer, qu’avez-vous de différent de toutes les petites pimbêches qui voudraient la visibilité qu’offre ce poste?

-Bien que le poste offre des avantages certains pour la personne qui l’aura, je ne suis pas ici pour m’attirer quoi que ce soit. Je n’ai pas besoin de plus de gloire que ce que Venus Industries m’offre déjà, monsieur Laufey. Je suis ici d’abord et avant tout pour ma ville. Je crois sincèrement au potentiel de New-York, après tout ne sommes-nous pas maintenant la première puissance mondiale? Et tant mieux pour nous, car nous avons trouvé un représentant à la hauteur. Je suis plutôt douée avec les communications, la coordination et les engagements. Je suis sérieuse, disponible et ordonnée.


Chloe croyait avoir dit les mots qui plairaient à son père. Elle se rappelait qu’il aimait beaucoup se faire dire subtilement à quel point il était formidable et inimitable. Ne pas en faire trop, mais être claire avec le sous-texte.


-J’aimerais aussi savoir si vous êtes capable de trahison car, voyez-vous, vu mon poste, il est possible que vos intérêts ne soient pas nobles. J’ai déjà été trahi dans ma vie, par mes propres enfants, et je ne pardonne pas sur ce sujet.

Le regard qu’il lui lança la fit frémir intérieurement. Elle ne put le soutenir plus que quelques secondes et regarda ses mains à la place. Elle avait recommencé à se les frotter nerveusement, comme dans le taxi. Heureusement, ça pourrait passer pour de la nervosité normale d’entretien d’embauche. Tout devint rapidement très clair pour elle. Il savait. Loki savait qu’il se trouvait devant Hel. Son père savait qu’il avait retrouvé sa fille. Mais il ne semblait pas aussi ravi qu’elle. Continuer à jouer le jeu. Le spectacle devait continuer. On ne pouvait pas jouer la scène finale si le premier acte n’était même pas terminé. La comédie devait continuer normalement. Faire comme si de rien était. Surtout ne pas montrer quoi que ce soit. Continuer…

-J’ignorais que vous aviez eu des enfants. Pourtant vous semblez si jeune! Je suis sincèrement désolée pour vous, mais je vous assure que vous pouvez me faire confiance. Je n’ai qu’une parole et mes allégeances sont entièrement ici.

Elle planta finalement ses yeux dans ceux de Loki avec courage et détermination. Il ne l’aurait pas dès le premier round. Elle était une déesse nordique : elle avait appris à se battre et à se défendre grâce à son père.

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Sam 19 Oct - 19:30

Hel était une traîtresse. Elle s’était toujours fait passer pour une fille aimante et attachée à son père, mais elle l’avait abandonné à la première réelle occasion.  Lorsque Vali et les autres dieux avaient décidé de mettre Loki à mort, elle ne s’était pas présentée pour défendre le dieu maléfique. Pourtant, si on considérait sa position en tant que reine de l’Helheim, elle devait être au courant de ce qui se tramait. Elle aurait pu prévenir Loki pour qu’il se prépare une défense. Elle aurait dû s’opposer à ceux qui voulaient l’exécuter, de toutes ses forces. Son devoir aurait été de libérer son père des chaînes qui le retenaient et de lui sauver la vie, quitte à s’enfuir une fois qu’il serait en mesure de riposter contre ses assaillants. Mais Hel était restée bien confortablement dans son monde froid et noir, loin de celui qui l’avait élevée au rang de souveraine alors qu’il se faisait massacrer.

Loki avait cherché des explications au comportement honteux de sa fille, mais il n’était jamais allé la voir. Si elle n’avait pas essayé de l’aider alors qu’il était à l’article de la mort, elle ne méritait pas de le voir en vie. Il avait choisi de l’oublier et, lorsqu’il avait traversé la brèche, il avait volontairement refoulé tout souvenir de sa fille avant de refermer le passage derrière lui, comme il l’avait fait avec ses autres enfants, tous autant des traîtres que leur sœur.

Puis, ses espions lui avaient rapporté la présence de la déesse nordique à New York et il s’en était fallu de peu pour que le maire laisse tomber ses importants projets pour aller la confronter, mais il s’était raisonné et avait préféré rester à distance. Il n’avait pas besoin de sa fille pour le détourner de ses buts. Il avait eu assez de Kate pour le faire, à une époque, et de Gabrielle pour lui nuire, plus récemment. Il favorisait maintenant des liens avec des personnes qui pouvaient positivement lui servir pour gouverner le monde et les traîtres ne faisaient pas partie de ces personnes. Hel pouvait donc se mourir à petit feu dans un monde qui ne ressemblerait jamais à l’Helheim et Loki n’en avait rien à faire.

La réputation de Logan Laufey était très différente de celle de Loki. Le maire passait pour un homme bon, tout en droiture et générosité, alors que ceux qui connaissaient le dieu le savaient vil et sournois. Loki avait bâti la personnalité de Laufey en fonction de ce que les humains voyaient comme un idéal. Il avait créé le dirigeant parfait et, tant que sa personnalité ne se mettait pas en travers de ses projets, tout fonctionnait à merveille.

Loki en voulait à sa fille, mais il ne savait pas qu’elle-même l’avait détesté de lui avoir offert ce qu’il considérait comme un cadeau : un monde juste pour elle. À ses yeux, sa fille avait eu le meilleur des cadeaux et, si l’Helheim était resté aussi ignoble, c’était parce que sa reine avait décidé de le garder ainsi, parce que le monde lui plaisait de cette manière. En tant que dirigeante de l’endroit, elle aurait pu en faire exactement ce qu’elle voulait et c’était en cela que Loki lui avait fait un cadeau, sans le lui expliquer.


-Bien que le poste offre des avantages certains pour la personne qui l’aura, je ne suis pas ici pour m’attirer quoi que ce soit. Je n’ai pas besoin de plus de gloire que ce que Venus Industries m’offre déjà, monsieur Laufey. Je suis ici d’abord et avant tout pour ma ville. Je crois sincèrement au potentiel de New-York, après tout ne sommes-nous pas maintenant la première puissance mondiale? Et tant mieux pour nous, car nous avons trouvé un représentant à la hauteur. Je suis plutôt douée avec les communications, la coordination et les engagements. Je suis sérieuse, disponible et ordonnée.

Bla bla blaaa…. Elle avait bien appris son texte. Peut-être l’avait-elle récité pour se préparer avant l’entrevue. Croyait-elle vraiment qu’il était le genre d’homme à se laisser poudrer les yeux de la sorte? Il était celui qui mentait et qui faisait semblant et il ne voulait pas prendre le rôle de l’abusé.

Loki réprima un sourire de satisfaction en voyant sa fille baisser les yeux à cause de lui. Elle devait savoir quelle était sa place : celle de l’enfant rejetée.


-J’ignorais que vous aviez eu des enfants. Pourtant vous semblez si jeune! Je suis sincèrement désolée pour vous, mais je vous assure que vous pouvez me faire confiance.

-Vraiment?

Son ton était à la limite du sarcasme et l’une de ses mains serrait le bras de sa chaise avec une telle force que ses jointures en avaient blanchi.

-Je n’ai qu’une parole et mes allégeances sont entièrement ici.

Loki se leva lentement et se pencha au-dessus du bureau en s’appuyant dessus avec ses mains. Il planta un regard glacial dans celui de sa fille.

-Tes allégeances sont ici? Vas-y, ose me faire croire que tu as des allégeances envers quiconque autre que toi, petite ingrate.

Il avait parlé avec un calme qui ne pouvait toutefois pas tromper sur son humeur : ses yeux étaient assombris par une colère intense.

-Tu m’as laissé me faire massacrer par des gens voulant ma mort alors que tu te prélassais dans le monde que JE t’ai offert.

Il recula et contourna le bureau en lui parlant avec cette rage contenue qui menaçait d’exploser.

-Et aujourd’hui, tu reviens me voir, alors que je suis au sommet, sans même avoir le courage nécessaire de me dire qui tu es. As-tu peur de moi à ce point, Hel?

Il lui faisait maintenant face, la dominant de toute sa hauteur.

-Alors, dis-moi, mon enfant, pour quelle raison es-tu ici aujourd’hui? Je te connais assez pour savoir que tu ne prends jamais de risques sans bonne raison.

Loki soupira et tourna les yeux vers New York, vers son royaume, vers sa raison de vivre. N’avait-il rien d’autre pour quoi exister que ce monde détruit qu’il essayait de reconstruire?

-Après tout ce temps, je ne sais pas qui mérite le plus le titre de parricide entre Vali et toi.

Il avait murmuré en fixant les immenses buildings de la ville.

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Lun 21 Oct - 13:17

Loki était borné. Il aimait faire à sa tête, prendre des décisions sans trop consulter les autres et aussi s’inventer des histoires complètes à partir de petits bouts de récits. La preuve était qu’il avait décidé de croire que sa fille adorée était du côté de cette plaie de Vali. Comme si c’était réellement envisageable que le premier modèle de petite fille à papa ait pu seulement songer à le trahir et qu’elle ait essayé de le tuer… C’était complètement illogique. Par contre, il avait pris d’on ne savait où qu’elle était impliquée dans cette mutinerie et qu’elle avait délibérément décidé de ne pas s’en mêler et de ne pas l’en avertir. Le fait était que, du fin fond de son royaume maudit, elle n’avait pas été mise au courant. Tout simplement. Elle et Vali n’était pas de très bons amis, ne se parlaient pas souvent et du fait de l’éloignement de son royaume, Hel était souvent mise de côtés pour les réunions filiales. Elle ne s’en plaignait pas, mais elle n’aimait pas qu’on la compare à ces cancres alors qu’elle n’avait rien en commun ni rien à voir avec leurs plans sordides.

Hel savait qu’elle avait l’air ingrate de se plaindre d’avoir eu un royaume complet à elle seule. Au fond, elle était reconnaissante d’avoir eu cette chance, ce pouvoir. Seulement, ce qu’elle aurait vraiment voulu, c’était d’être près de son père. Elle trouvait qu’elle avait une belle influence sur son père, ils avaient de bonnes idées ensemble et avaient besoin l’un de l’autre. Donc, elle aurait aimé avoir tout ça, mais surtout pouvoir rester près de son père. Peut-être que si son royaume n’avait pas été si loin, désertique et sans espoir, elle n’aurait pas cultivé une telle hargne de l’abandon de son père. Bien sûr, certains disaient qu’avec tout le pouvoir que Loki lui avait donné, Hel aurait pu faire ce qu’elle voulait de l’Helheim, seulement, ces gens n’avaient jamais mis les pieds dans ce royaume. On ne pouvait tout simplement pas changer un royaume sans qu’il le veuille. L’Helheim avait sa propre volonté, son âme bien à lui, ce qui rendait les changements et la nouveauté très difficile à instaurer. Hel avait bien essayé d’amener un vent de renouveau et un peu de lumière, mais son royaume avait tout rejeté. Laissant seulement le désespoir et la noirceur traverser le dôme d’os qui le surmontait et lui servait de ciel. Un peu comme un mourant qui a besoin d’un nouveau cœur, qui a une greffe et dont le corps rejette la greffe… L’humain en a besoin pour vivre, mais son corps n’en veut pas, ne le trouve pas assez bien et donc, refuse toute interaction avec le nouveau cœur, poussant ainsi l’humain à sa perte. C’était exactement ce qui était arrivé avec Chloe et son royaume. Elle avait essayé de le sauver, de changer les choses et de donner une seconde chance, seulement, l’Helheim avait refusé tout ce qu’elle entreprenait, engloutissant ainsi ses espoirs, ses buts et son sentiment d’accomplissement. L’Helheim ne voulait pas de renouveau, de vent de jeunesse ou de changement de cap. Il savait qu’il devait continuer d’accompagner les morts et que s’il arrêtait, quelque chose d’autre finirait par s’empoisonner. Comme le corps humain qui rejette la greffe, parce qu’il sait qu’au fond, le nouveau cœur n’est pas assez fort pour l’humain. Hel avait dû se rendre à l’évidence et cesser de se battre, elle-aussi. Alors, plutôt que de construire un nouveau monde, puisque c’était clairement impossible, elle avait essayé de construire quelque chose avec ce qu’elle avait. Son âme, déjà plutôt sombre, s’était encore plus assombrie au contact de son environnement, mais surtout en ressassant sans cesse ce que son père lui faisait subir tout les jours…

Chloe était venue ici pour tisser sa toile autour de son père, pour lui faire goûter un peu de sa propre sauce, mais surtout pour se rapprocher de lui. Elle comptait sur son avantage de passer inaperçue, puisque son père ne devait pas savoir qu’elle avait réussi à se sortir de la brèche et à se réfugier dans le corps d’un jeune sorcier. Elle avait donc le pouvoir de la surprise, à défaut de laisser l’avantage du terrain à son géniteur. Mais cela lui allait, en étant engagée à ce poste, elle serait en position de pouvoir.


-Vraiment?

Chloe sentit que quelque chose clochait. Elle s’avança sur le bord de sa chaise, le dos droit, prête à se lever et à s’enfuir en cas de besoin. Quelque chose dans le ton de voix de son père lui donnait froid dans le dos. Il avait son ton des heures graves et son langage corporel laissait échapper une tonne de rage. L’atmosphère du bureau du maire devint soudain plus lourd et Chloe avait l’impression de manquer d’air, à force. Quand Logan Laufey s’était levé, Hel avait tut de suite su que c’était en fait Loki qui se tenait devant elle. Il s’était approché et s’était penché vers elle avec un regard presque aussi froid que le fond de l’air de l’Helheim. Chloe sentit le poil sur ses bras de lever, elle avait le sang glacé par son père.

-Tes allégeances sont ici? Vas-y, ose me faire croire que tu as des allégeances envers quiconque autre que toi, petite ingrate.

*Non, non, je t’en prie mon petit papa, ne me fais pas ça, ne sois pas fâché après moi de la sorte!* Il n’y avait plus de doutes. Il savait. Voilà, maintenant c’était clair. Chloe en aurait pleuré… Disons que ce n’était pas vraiment les retrouvailles dorées et brillantes dont elle avait tant rêvé.

-Je te le jure!

Elle avait haussé le ton sous le coup de l’émotion. Son tempérament explosif n’avait pas changé… Elle voulait tellement qu’il la croit, qu’il la regarde avec amour plutôt qu’avec cette rage qui lui servait d’yeux.


-Tu m’as laissé me faire massacrer par des gens voulant ma mort alors que tu te prélassais dans le monde que JE t’ai offert.
-Ah, vraiment?! Tu sais très bien que je t’aime trop et que je ne t’aurais jamais fait ça! C’est ridicule, voyons! TU es ridicule!


Chloe leva les yeux au ciel et se balança vers l’arrière en se croisant les bras. Elle était donc maintenant avachie sur sa chaise avec une petite moue boudeuse, elle avait l’air d’une petite fille de six ans qu’on venait de prendre en train de torturer un crapaud et qu’on réprimandait maintenant.


-Et aujourd’hui, tu reviens me voir, alors que je suis au sommet, sans même avoir le courage nécessaire de me dire qui tu es. As-tu peur de moi à ce point, Hel?
-Je n’ai pas peur de toi, Loki.


Chloe s’était levée en posant ses poings sur ses hanches, pour lui faire face et ainsi réduire la distance sur laquelle Loki la surpassait. Même debout, elle était encore plus petite que lui, mais c’était déjà moins pire qu’avachie sur sa chaise. Elle parlait avec assurance, même si on pouvait sentir un fond de hargne dans sa voix.


-Alors, dis-moi, mon enfant, pour quelle raison es-tu ici aujourd’hui? Je te connais assez pour savoir que tu ne prends jamais de risques sans bonne raison.

Chloe eut un petit sourire amer, tandis que son père se déplaçait vers la fenêtre. C’était peut-être bon signe que son père se rappelle aussi de ses qualités et pas seulement de ses défauts…

-Je suis venue te parler de stratégie. J’ai besoin de me débarrasser de quelqu’un et je sais que tu auras aussi besoin de moi…

-Après tout ce temps, je ne sais pas qui mérite le plus le titre de parricide entre Vali et toi.


Chloe en eut le souffle coupé. Ses paroles, bien que murmurées, lui avait fait plus mal qu’un coup de poing dans l’estomac. Sous le coup de l’émotion, elle voulait seulement frapper son père à son tour, mais la distance qui les séparait était trop grande pour une giffle. Ça aurait été ridicule. Elle prit donc le premier objet qu’elle avait sous la main, soit un presse-papier quelconque sur le bureau de son père et elle le lança dans sa direction. Heureusement ou malheureusement pour elle, elle visait aussi bien qu’un aveugle au tir à l’arc et donc, le presse-papier heurta la fenêtre à côté de son père plutôt que son père.

-SERIOUSLY? Qui s’intéresse à toi depuis toujours? Qui t’a toujours eu en haute estime? Qui a fait ses recherches sur toi et sur tes ennemis? Qui a toujours été disponible pour toi et qui revient encore une fois te voir en courant? Qui n’a fait que penser à toi tout ce temps? Qui ne savait même pas ce qui se tramait lors de cette satanée mutinerie? Moi ou Vali?

Chloe n’avait pas repris son souffle de toute sa tirade et avait haussé le ton à presque toutes les questions posées à son père. Elle serrait les poings pour se contenir un minimum.

-Désolée pour ta fenêtre.

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Dim 10 Nov - 20:06

Loki n’avait jamais vraiment eu de famille à lui. Il était né d’un géant, ce qui l’avait mis à part des autres, avant même qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit. On l’avait traité en bâtard toute sa vie, comme s’il était responsable de sa naissance. Odin l’avait accueilli parmi les dieux, mais sans jamais lui accorder une vraie place. Il ne s’était que servi de lui pour que tous les autres, les vrais dieux, les dieux de sang pur, paraissent encore plus divins et plus grands. Il l’avait ridiculisé au fil des années, le condamnant à toujours passer pour le méchant. Bien sûr, il avait apprécié de n’avoir aucun compte à rendre, aucune attente à combler, aucun proche parent à rendre fier. Il avait eu cette liberté que son rôle de dirigeant de New York l’empêchait désormais de caresser, une liberté que la plupart des dieux ne connaîtraient jamais, trop engoncés dans leurs principes et dans ces valeurs bon marché qu’on leur avait gravé dans la tête dès leur naissance.

Puis, Loki avait eu des enfants à son tour, autant de petites vengeances contre le destin. Il n’avait jamais prévu les aimer. Chacune de leurs naissances avait été un clin d’œil pour narguer le panthéon nordique. Il n’avait mis au monde que des monstres : un cheval à huit jambes, un loup énorme, la personnification de la nuit, cet imbécile de Vali – il n’avait pas besoin de paraître monstrueux pour que tous sachent qu’il était une créature horrible – et, enfin, une géante… Loki avait pour descendant des monstres et ce n’était pas un hasard. Lui-même traité en paria toute sa vie, il avait eu envie d’un peu de compagnie du côté des mauvais. Il avait été particulièrement fier lorsque Hel était devenue la déesse des morts, car son visage gigantesque s’était modifié et tous les Ases avaient pu en être horrifiés. À moitié plongé dans les ténèbres de la mort et à moitié dans la lumière de la vie, le visage de Hel ne ressemblait en rien à celui d’une déesse ordinaire. Il n’était pas séparé par une ligne droite, d’un côté sombre et de l’autre clair, la lutte entre la vie et la mort se jouait beaucoup plus subtilement dans son visage. La mort régnait surtout dans ses yeux et la vie avait choisi sa peau, douce et claire, et lui apportait un charme que la mort avait tôt fait de rendre effrayant. Loki en avait lui-même été choqué, mais il lui avait fallu des années avant de comprendre l’ampleur de la situation dans laquelle il avait mis sa propre fille…et jamais il ne l’avait accepté. Il s’était réfugié hypocritement dans la certitude de lui avoir offert le plus beau des cadeaux en lui donnant l’Helheim.

Tous les enfants de Loki avaient mal tourné, au final. Loki était-il à blâmer? Un enfant né d’un monstre pouvait-il en tirer quelque chose de bien? Jörmungand s’était bêtement fait assassiner par cet imbécile de Thor. Sleipnir, qui ne pouvait mourir, avait accepté une vie de servitude dans le royaume des morts. Fenrir avait été tué par l’un des fils d’Odin. Narfi, ou Nari – il n’était jamais content, peu importe le nom qu’on lui donnait- s’était fait éviscérer par Vali…Vali, justement, était devenu complètement fou. Loki le savait à New York et ne s’expliquait pas comment une larve comme lui avait pu passer la brèche, surtout sans que son père ne s’en aperçoive, puisqu’il avait autant de subtilité qu’un tank dans une maison de poupées. Et, finalement, il y avait Hel, qui s’était assombrie au contact quotidien de la mort, qui l’avait laissée prendre place sur son visage, dans ses yeux, qui avait accepté de ne faire qu’un avec elle. Hel était peut-être la seule que Loki ait aimée, de tous ses enfants. Elle était la seule blague qu’il ne trouvait pas drôle, la seule de laquelle personne n’avait le droit de rire. Et, aujourd’hui, elle était la seule qui se tenait encore debout, forte et prête à faire de ce nouveau monde le sien.


-Je te le jure!

Loki leva les yeux au ciel.

-Ah, vraiment?! Tu sais très bien que je t’aime trop et que je ne t’aurais jamais fait ça! C’est ridicule, voyons! TU es ridicule!

Il ne se laissa pas amadouer par les belles paroles de sa fille. Peut-être avait-elle toujours été différente de ses autres enfants, mais être spéciale ne la rendait pas moins coupable de l’avoir trahi.

-Je n’ai pas peur de toi, Loki.

Parce qu’elle croyait qu’il voulait lui faire peur? Considérait-elle vraiment que toute sa réaction était calculée dans le but de lui faire peur? Loki était spontané et laissait sortir ce qu’il ressentait, chose qu’il se privait de faire continuellement depuis qu’il était maire.

-Je suis venue te parler de stratégie. J’ai besoin de me débarrasser de quelqu’un et je sais que tu auras aussi besoin de moi…

-Je n'ai besoin de personne. Et pour quelle raison aurais-je envie de t’aider?


Même s’il ressentit dans son ventre une sorte de chaleur à cracher son venin, Loki regretta de ne pas avoir posé une question plus utile. Même s’il ne voulait pas jouer l’intéressé, il voulait en savoir plus.

Loki regarda le presse-papier traverser la fenêtre avec surprise. Il voulut afficher un air las, mais il en fut incapable. Sa fille était probablement aussi folle que lui-même.


-SERIOUSLY? Qui s’intéresse à toi depuis toujours? Qui t’a toujours eu en haute estime? Qui a fait ses recherches sur toi et sur tes ennemis? Qui a toujours été disponible pour toi et qui revient encore une fois te voir en courant? Qui n’a fait que penser à toi tout ce temps? Qui ne savait même pas ce qui se tramait lors de cette satanée mutinerie? Moi ou Vali?

Loki soutint le regard de Hel, incertain de la véracité de ses paroles. Sa fille semblait sincère, et il ne se souvenait pas d’une seule fois où elle lui avait menti – c’était d’ailleurs ce qui l’avait le plus retourné quand il avait réalisé qu’elle l’avait abandonné à la mort, cette certitude que Hel méritait sa confiance. Était-il possible qu’il se soit trompé et que sa fille ne l’ait jamais trahi? Oui. Il était tout à fait dans le genre des autres dieux d’avoir compris quel lien les unissait et d’avoir usé de ruse pour choisir quels enfants retourner contre lui. Logiquement, d’ailleurs, et Loki se haïssait de n’y penser que maintenant, Hel serait venue le voir mourir si elle avait été au courant sans vouloir s’y intervenir. Sa fille n’avait jamais accepté d’être en coulisses. Elle devait toujours être présente et au cœur de l’action. Elle lui aurait certainement tranché la gorge elle-même si elle l’avait voulu mort.

-Désolée pour ta fenêtre.

-Je veux un nouveau presse-papier pour mon anniversaire, ma fille.

Il sourit.

-Dis-moi qui te fait des misères et je te trouverai une solution. Je veux des détails et je veux savoir jusqu’où tu peux aller pour faire disparaître cette pénible personne. J’ai toujours été doué dans le meurtre…

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Ven 22 Nov - 8:52

Le contact quotidien  de l’Helheim avec Hel l’avait rendue ce qu’elle était aujourd’hui. Non pas qu’avant elle était vraiment un exemple à suivre côté mœurs, caractère et compréhension, mais disons que son royaume l’avait rendue plus dure. Elle s’était transformée, tranquillement, sournoisement. Son royaume s’était insinué en elle aussi machiavéliquement que tout le reste qu’il faisait. Et Hel ne s’en était même pas aperçue. Le changement s’était opéré de façon naturelle, si bien que Chloe avait seulement pensé que c’était la maturité de l’âge qui l’avait rattrapée. Elle avait bien sûr remarqué des différences dans ses réactions, puis quelques unes dans le miroir. Sa peau était plus claire, plus froide. Ses yeux, au contraire, étaient plus foncés, plus infernaux. On sentait le calme de la mort danser dans ses pupilles et le souffle de la vie se prélasser sur les pores de sa peau. Elle n’était ni l’un ni l’autre. Elle était un monstre affublé du pire de la vie et du meilleur de la mort, intérieurement et extérieurement. Au fond des yeux de Chloe, on avait toujours pu lire une certaine lueur de méchanceté, mais depuis que son royaume lui avait été confié, on voyait carrément le sadisme y resplendir. La noirceur et la pureté se livraient un combat constant chez Chloe. La reine de l’Helheim se devait de lui ressembler, non? En devenant la souveraine de ce royaume, Hel avait été écartée de sa famille, de ses amis, d’une partie d’elle-même. Ainsi, même si Chloe, qui aimait son père bien plus qu’il ne le faudrait considérant tout ce qu’il avait fait, ne voulait que rendre son père fier de ce qu’elle était devenue, il faudrait bien un jour qu’elle pense à lui dire que c’était de sa faute à lui, si elle était aujourd’hui la déesse nordique oubliée qu’elle était réellement.

Chloe avait rapidement pris gout au pouvoir. C’était d’ailleurs l’aspect qui lui manquait le plus de son royaume. Quand on est au sommet, personne ne mous marche sur la tête, personne ne nous dit quoi faire. Avoir le pouvoir nous donnait le droit de faire ce que bon nous semblait. Sentir les gens frémir sur son passage, les voir faire la révérence devant elle, baisser les yeux, conscients de lui être inférieurs… C’était tout autant de marque de son pouvoir qui l’emplissait de joie et qui lui manquait maintenant qu’elle devait passer inaperçue dans la foule de New-York. Heureusement, son père était au pouvoir, lui. Avec le prestige et la force qu’il obtenait en tant que maire de la ville, une fois qu’elle pourrait s’afficher au grand jour comme étant sa fille, elle bénéficierait tout autant de ces avantages. Avec de la chance, il la laisserait gouverner avec lui, à ses côtés, comme il aurait dû le faire du temps de l’Helheim ou alors, il lui laisserait carrément sa place au bout d’un temps. C’était un rêve secret de Chloe qui expliquait, entre autres, pourquoi elle tenait tant à se rapprocher de son père.


-Je n'ai besoin de personne. Et pour quelle raison aurais-je envie de t’aider?

Hel eut un petit rire narquois.

-Nous savons tous les deux que c’est faux. Tu sens comme moi le danger qui te guette. Les espions sont de plus en plus nombreux, les rebelles augmentent en nombre et se rassemblent… mais sinon, tu pourrais avoir envie de m’aider parce que je suis ta fille légitime, la seule qui ne t’aie jamais trahi et parce que je peux peut-être essayer de t’avoir des informations qui viendraient directement de la rue, vu mon anonymat.

Chloe soutenait le regard de son père avec un sourcil de relevé et un demi-sourire suffisant au visage. Son père la sous-estimait, encore. Il l’avait toujours fait, mais il était temps qu’il s’ouvre les yeux sur le potentiel de sa fille.


-Je veux un nouveau presse-papier pour mon anniversaire, ma fille.
-Bien sûr, père…


Chloe n’avait pas changé d’expression, mais le fond de ses yeux était plus doux, moins enflammé. Elle essayait de comprendre ce que son père pensait, mais c’était plus difficile qu’il n’y paraissait. Bien entendu, elle le connaissait depuis toujours et savait reconnaître les différente expressions qu’il affichait. Cependant, depuis le temps qu’elle l’avait vu, elle était un peu rouillée…


-Dis-moi qui te fait des misères et je te trouverai une solution. Je veux des détails et je veux savoir jusqu’où tu peux aller pour faire disparaître cette pénible personne. J’ai toujours été doué dans le meurtre…

Hel comptait user de ruse, à défaut de pouvoir utiliser une autre stratégie pour le moment. Elle avait appris sur le terrain que le meilleur moyen de régner était d’utiliser le règne de la peur. Quand les sujets étaient terrorisés et craignaient pour leur survie, ils se tenaient tranquilles. Quand ils savaient qu’en un simple claquement de doigts, la reine pouvait leur écraser les poumons et ainsi les faire cesser de respirer sur le champ, ils ne rouspétaient pas quand elle leur demandait quelque chose. Bien sûr, dans le royaume des morts, elle n’avait pas nécessairement beaucoup de personne à impressionner, mais en même temps, elle avait bien quelques résidents permanents, qui l’aidaient surtout au transport des âmes, et donc, si elle voulait qu’ils l’écoute et lui obéisse, si elle voulait continuer à être respectée et être crainte, elle se devait de leur prouver qu’elle n’hésiterait jamais à écraser quiconque lui désobéissait ou se mettait en travers de son chemin. Ce trait de caractère lui était resté particulièrement intensément. Ainsi, même aujourd’hui, elle n’hésitait jamais à se débarrasser de quelqu’un qui la gênait ou qui avait le potentiel de le faire. Kate Smith avait eu droit à un moment de sursis simplement parce que Chloe avait trouvé drôle de lui faire peur et de la garder sous son emprise. Maintenant que Chloe voulait se débarrasser définitivement de Kyle, elle en ferait autant avec Kate.

-Il y a deux personnes, papa. La première est un jeune sorcier de plus en plus puissant qui s’appelle Kyle Harrisson et, en fait, je suis prisonnière de son corps. Sauf s’il me donne la permission, je n’ai pas le contrôle de son corps… Il est doté du pouvoir de métamorphose et s’est créer une deuxième identité pour faire des atrocités que sa première identité ne supportait plus de faire…

Chloe expliqua toute son histoire et les problématique qu’elle impliquait en faisait les cent pas dans son bureau et en jouant beaucoup dans ses cheveux. Elle essayait de trouver les mots les plus efficaces pour sembler bien articulée et ainsi expliquer toute la complexité de sa situation à son père et, en même temps, ne pas sembler trop faible à ses yeux.

-Quant à la deuxième personne, tu ne la connais pas et de toute façon, je tiens à en faire mon affaire… Ce sera un cas facile à gérer pour moi. Ne t'en fais pas!

Chloe alla se placer aux côtés de son père et observa la ville un instant, en silence. Elle le comprenait d’aimer sa ville, son poste et son prestige.

-Alors, papounet, comment tu vas m’aider…?

Chloe mettait toute sa confiance et son amour en la personne de son père pour trouver un plan fabuleux qui lui permettrait d’être entièrement elle-même, à nouveau…

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MessageSujet: Re: I’m like a bottle of pain [TERMINÉ] Ven 22 Nov - 22:27

« Il est adopté. » Loki avait entendu cette phrase toute sa vie, sur des tons différents, venant de personnes concernées ou non. Des dizaines de rappels qu’il ne faisait pas totalement partie de la famille d’Odin. Adopté. On avait fait rimer avec ce mot « abandonné », « délaissé », « rejeté », « méprisé » et même « humilié ». On avait fait comprendre au demi-dieu qu’il était à part, lui, misérable créature qui ne méritait même pas le réel titre de frère ou de fils à moins qu’on y colle la précision qu’aucun lien de sang n’était impliqué, pour bien faire comprendre que l’acceptation d’un nouveau membre dans la famille divine n’était qu’une hypocrisie bien orchestrée pour donner belle allure à Odin.

Les enfants de Loki n’avaient jamais été considérés comme faisant partie de cette fausse famille qui se disait celle de leur père sous le prétexte stupide qu’Ils n’étaient pas nés d’une union solidifiée par le mariage. Le dieu nordique savait que ce n’était là qu’un autre mensonge de sa famille adoptive. La vérité était que la clémence apparente de son père de substitution ne s’étendait pas à plus d’une génération. Loki lui avait fourni une belle excuse en ayant des enfants hors mariage, réduisant son union officielle à néant aux yeux des autres dieux. Même Vali, né de son épouse, n’avait pas été traité comme l’un des Ases. On l’avait utilisé, manipulé pour qu’il assassine son père, sans jamais s’inquiéter pour sa vie, même en connaissant le caractère brûlant de celui contre lequel on l’envoyait se battre à mort. Cette certitude de ne toujours être que l’adopté et jamais un membre de la famille avait motivé Loki à avancer sur les chemins les plus noirs. Ces étrangers qui l’avaient accepté sous leur toit auraient au moins une bonne raison de ne jamais l’aimer : il serait horrible.

Loki considérait que Vali aurait mérité d’être éventré et aspergé de sel, plusieurs fois par jour, et ce, pendant des millénaires. Trahir ainsi son père était impardonnable, même venant du fils d’un monstre tel que ce dieu machiavélique à qui il devait sa naissance. Loki le soupçonnait d’être atteint psychologiquement depuis son enfance, mais il ne trouvait pas que cela excusait ses actions. Il espérait sincèrement que cette petite larve souffrait allégrement dans ce nouveau monde. Vali se cachait, mais les télépathes qui travaillaient pour le maire l’avaient informé de la présence de ce déchet à New York. Loki était prêt à le tuer s’il se présentait à lui. Il n’aurait pas droit à une petite discussion comme celle dont Hel était en train de bénéficier.

Hel avait toujours eu droit aux traitements de faveur, mais elle s’était aussi montrée la seule à en valoir la peine. Sa puissance et sa volonté avaient t toujours été nettement supérieures à celles de ses frères et sa fidélité envers son père s’était faite sentir à chaque instant, et c’était probablement cette impression permanente qui avait permis à Loki de se retenir d’aller la tuer de ses propres mains quand il avait déduit que Hel était responsable de sa mort. Une partie de lui avait refusé de croire ce qui, pourtant, était d’une logique évidente, et s’était cantonnée à l’idée que sa fille ne pouvait le trahir.


-Nous savons tous les deux que c’est faux. Tu sens comme moi le danger qui te guette. Les espions sont de plus en plus nombreux, les rebelles augmentent en nombre et se rassemblent…

Hel avait toujours été intelligente, peut-être encore plus que son père. Elle comprenait la vie et la mort, le bien et le mal. Elle savait et ressentait beaucoup plus intensément que les autres êtres. Tous ceux que Loki avait connus, y compris lui-même, sous-estimaient Hel.

-…mais sinon, tu pourrais avoir envie de m’aider parce que je suis ta fille légitime, la seule qui ne t’aie jamais trahi et parce que je peux peut-être essayer de t’avoir des informations qui viendraient directement de la rue, vu mon anonymat.

-Tes arguments me convainquent que tu ne cesses de grandir, ma fille.

Il eut un petit sourire de fierté. Quelque chose en lui respirait mieux depuis qu’il avait compris que sa fille ne l’avait pas abandonné à la mort.

-Bien sûr, père…

Se pouvait-il qu’ils retrouvent ce qu’ils avaient eu? Qu’ils bâtissent quelque chose ensemble? Loki rêvait de royaumes et de puissance et il voyait bien que sa fille avait les mêmes aspirations. Peut-être lui fournirait-elle la volonté qui commençait à lui manquer.

-Il y a deux personnes, papa. La première est un jeune sorcier de plus en plus puissant qui s’appelle Kyle Harrisson et, en fait, je suis prisonnière de son corps. Sauf s’il me donne la permission, je n’ai pas le contrôle de son corps… Il est doté du pouvoir de métamorphose et s’est créer une deuxième identité pour faire des atrocités que sa première identité ne supportait plus de faire…

Loki écouta silencieusement sa fille lui faire le récit horrible de comment elle était parvenue à se glisser en ce monde. Alors qu’elle parlait, il s’était approché d’elle, l’air neutre, mais avec cet envie grandissante d’éliminer cette odieuse créature qui avait fait souffrir sa fille. Comment pouvait-on reclure une déesse au fond d’une identité créée de toutes pièces? Ce Kyle Harrisson méritait la mort, rien de moins. Le dieu nordique n’osait pas imaginer l’horreur que sa fille avait pu connaître, ainsi prisonnière d’un homme qui avait fait d’elle son esclave, une servante de ses envies noires et meurtrières. Loki ne se leurait pas : Hel n’avait jamais eu peur de tuer. Toutefois, savoir qu’elle avait été l’instrument de la noirceur d’une autre personne qu’elle-même le révoltait. Personne ne pouvait ainsi abuser de sa fille sans en subir les conséquences.

Des dizaines d’idées lui venaient, mais Loki savait son enthousiasme dangereux. Il devait tempérer son impulsivité ou alors il se lancerait dans un plan qui pourrait échouer. Il fallait qu’il prenne le temps de bien réfléchir : la vie de sa fille était en jeu.


-Quant à la deuxième personne, tu ne la connais pas et de toute façon, je tiens à en faire mon affaire… Ce sera un cas facile à gérer pour moi. Ne t'en fais pas!

Un cadavre de plus ou de moins. Que valait une vie anonyme à côté de celle de Hel?

-Alors, papounet, comment tu vas m’aider…?

Loki eut un sourire qui n’avait rien de celui du bienveillant maire de New York.

-Ne t’en fais pas, ma fille. Laisse-moi un peu de temps et je trouverai bien comment te débarrasser de ce Kyle. Tu connais déjà mon grand talent pour les plans meurtriers. J’ai plusieurs idées et je dois choisir la meilleure, celle qui te fera courir le moins de risques.

Oh oui, ce sorcier allait crever comme le chien qu’il était. Même si d’autres solutions que sa mort venaient à Loki, celles impliquant l’élimination de ce rat l’attiraient infiniment plus.

-New York est un beau royaume, Hel…moins particulier que l’Helheim, j’en conviens, mais il est plus…actif? J’ose espérer que tu ne seras pas vexée d’en être la princesse.

Loki mit une main protectrice sur l’épaule de sa fille. Maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, il ne laisserait rien ni personne se mettre entre eux. Ce n’était qu’une question de temps avant que tous les dieux s’inclinent devant eux.

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