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A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ]

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Phobie: Être éloignée de Deborah
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MessageSujet: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Sam 23 Nov - 11:28

Je sautillai devant la fenêtre en voyant Samson arriver.

-Il est là, Deborah!

Noël était l’une des choses que je préférais de cette époque. Il s’agissait d’une fête exagérée pendant laquelle les mieux nantis se faisaient croire qu’ils étaient parfaitement heureux et s’offrant des dizaines des cadeaux plus chers et inutiles les uns que les autres, ce qui était merveilleux. J’adorais acheter toutes sortes de choses pour ceux que j’aimais et je m’émerveillais presque stupidement devant les décorations des rues et des magasins.

Il y avait environ cinquante années que ma famille fêtait Noël. Au début, nous étions plutôt maladroits, ayant perdu depuis longtemps cette foi sur laquelle la célébration se basait à l’époque. Je me souvenais très bien de chacun de nos réveillons. Lors du premier, nous n’étions que tous les quatre, et nous nous étions rendus à la messe où aucun de nous n’avait prononcé avec la foule les saintes écritures que le curé récitait. J’avais ressenti une telle puissance à être là, parmi les fidèles, à ne croire en rien d’autre que la force de ma famille alors que tous ces ignares s’aveuglaient d’un livre écrit des milliers d’années auparavant. Nous devions avoir l’air étranges, tous les quatre, surtout que personne dans ce village ne connaissait Myriam qui avait l’habitude de profiter de son intangibilité pour rester invisible. Ce soir-là , elle avait décidé de sortir en public avec nous et j’en avais presque pleuré de joie. Ce Noël restait l’un de mes préférés, même si des dizaines d’autres avaient suivi et que, chaque fois, nous avions fait de notre mieux pour rendre la soirée magnifique.

Il fallait avouer que, même si on fêtait Noël depuis longtemps, la manière de le faire n’avait jamais cessé d’évoluer. Nous avions calqué nos habitudes sur les films, car ceux-ci représentaient le meilleur de cette fête. Chaque année, à l’approche des fêtes, Deborah se chargeait de trouver des films et nous les regardions toutes les deux, parfois en compagnie de notre frère et de notre sœur. Nous allions parfois même en voir directement au cinéma ou, comme on disait à l’époque : aux vues.

Deborah était la créature la plus magnifique que la terre ait porté, ce soir. Je n’étais pas mal non plus. J’avais frisé mes cheveux pour leur donner des vagues qui les épaississaient. Je portais une robe rouge cerise avec une boucle immense à la taille. La jupe était constituée de plusieurs couches de dentelle couvrant un jupon de satin et m’arrivait juste au-dessus du genou alors que le haut, sans bretelles, et la boucle étaient d’un joli tissu moiré. J’avais choisi de minuscules pierres incolores pour mettre à mes oreilles et un collier tout aussi discret.

Notre appartement était exagérément décoré et cela me plaisait follement. J’avais mis des lumières de Noël multicolores à toutes les fenêtres et même sur certains meubles. Les guirlandes étaient en abondance et nos murs étaient couverts de la magie de Noël. Dans notre salon trônait un immense sapin synthétique que je trouvais mystérieux dans sa façon d’arriver à rester debout sous toutes les couches de décorations que nous lui avions mises. Ce Noël serait parfait!

Je fixai mon frère sortir du taxi et passer la porte de l’immeuble et laissai mon regard voleter sur la ville illuminée une fois que je l’eus perdu de vue. Combien de familles célébraient, ce soir? J’eus une pensée pour  tous ces gens qui étaient seuls en cette nuit de fête. J’avais bien de la chance d’être entourée des gens que j’aimais le plus au monde. Ne voulant pas gâcher notre réunion familiale avec des pensées tristes, je m’éloignai de la fenêtre en soufflant un baiser à la ville. Je montai légèrement le volume de la musique de Noël qui emplissait l’appartement et je m’approchai de Deborah.


-Je t’adore, toi, si tu savais!

Je la serrai contre moi et, si je n’avais été si menue, je crois bien que j’aurais pu la broyer tellement je l’adorais. Je lâchai subitement ma jumelle et me précipitai vers la porte si rapidement que je dus m’appuyer sur le mur du couloir pour ne pas tomber en glissant sur le plancher. Samson n’eut pas le temps de frapper une seconde fois que je fus accrochée à lui comme une noyée à une bouée.

-Le plus beau au monde!

Je lui arrachai des mains le sac de bouteilles d’alcool qu’il avait la tâche d’emporter et, après avoir offert mon plus radieux sourire à Myriam qui était arrivée avec lui, je me dirigeai à la cuisine, laissant à Deborah le soin de terminer l’accueil de nos invités. De toute manière, il n’y avait pas grand-chose à faire : comme Myriam était intangible, elle n’avait ni souliers ni manteau à ranger et, comme Samson habitait dans le même immeuble que nous, son manteau n’avait pas besoin de quitter son appartement quand il venait nous visiter.

Je revins au salon avec trois coupes de vin blanc sur un plateau à paillettes en forme d’étoile. Myriam ne pouvait pas boire parce qu’elle avait choisi de rester intangible et, ce soir, je devais encore faire l’effort de retenir les reproches qui me venaient immanquablement à l’esprit. Je déposai le plateau sur la petite table du salon après que mon frère et ma jumelle aient pris leurs coupes. Myriam prit un petit air malicieux et fit apparaître une coupe pareille aux nôtres dans sa main. Effectivement, être intangible lui permettait au moins de faire semblant et de rendre la soirée moins…bizarre. Je levai ma coupe.

-À notre chance de nous avoir les uns les autres.

Je pris une gorgée qui me resta un peu en travers de la gorge alors que le visage d’Esther apparaissait dans mon esprit.

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Mer 4 Déc - 10:23

J’aimais et je détestais Noël à la fois. Je l’aimais parce que cette fête d’hiver évoquait la joie, l’abondance, l’opulence, la famille, l’amour, l’amitié, la chance et le plaisir de savourer le moment présent. Je la détestais parce qu’elle évoquait la joie, l’amour, l’amitié, la chance et la famille. Je détestais Noël parce que ce temps de l’année était à la fois plus magique et plus nostalgique. Et donc, nécessairement, je pensais à nos anciens Noël et à notre ancienne famille. Les souvenirs qui auraient dû être heureux devenaient des cauchemars. Ils m’écorchaient l’esprit, exposant la chair de ma cervelle, rendant mon âme à vif. Les visages souriants de mes proches se transformaient en espèce de cire dégoulinante. Les sourires eux-mêmes restaient parfois flottant dans me tête, les dents plus jaunes et pointues qu’elles n’auraient dues l’être. Les rires devenaient comme des coups de fusil, ou parfois comme des jappements de chiens enragés. J’aimais me souvenir que nous avions eu le droit d’être heureux, tous ensemble à une époque, mais je détestais Noël de me le rappeler de façon aussi affreuse. Tous ses souvenirs agissaient comme du verglas sur mon cœur. Me frigorifiant d’horreur et de tristesse jusqu’à la moelle des os. Je me rappelais aussi comment mes frères et sœurs devenaient extatiques à l’approche de cette fête. Bien sûr, à l’époque où nous étions tous enfants, Noël n’était pas célébré de la même façon, ni pour les mêmes raisons. En fait, je ne me souvenais même pas si on l’appelait ainsi, à l’époque avant la peste noire. Mais donc voilà, nous fêtions plutôt le solstice d’hiver. La célébration de la richesse des récoltes que nous avions eues pendant l’été et l’automne, puis le repos bien mérité de la terre qui se gelait et reprenait ses forces. Ainsi, nous remerciions la Terre et Dieu de nous avoir permis de bien manger. Nous recevions une tonne de fruits et de légumes, certaines mères du village nous offraient même des pâtisseries et quelques douceurs. La plus belle lors de ces festivités était bien évidemment Atara. Ses cheveux d’un brun intriguant virevoltant autour de sa tête, parce qu’elle ne faisait que danser, gambader et sautiller, trop contente de tant de cadeaux et de bonheur.

Depuis plusieurs années, nous fêtions maintenant Noël comme tout le monde le connait. Au début, cela avait été difficile de nous habituer au mode de fonctionnement des humains de ce siècle. Les gens, aujourd’hui, ne s’offraient plus des cadeaux parce qu’ils en avaient envie, ou pour célébrer le bonheur d’être tous ensemble réunis, c’était plus comme une obligation. Le devoir de trouver le meilleur cadeau pour chaque personne, le plus gros et le plus beau aussi. Comme si c’était une guerre de cadeaux. Plus les enfants étaient jeunes et pire c’était. Certains enfants plus gâtés comptaient seulement la quantité de présents sous l’arbre et pouvait même faire des crises incontrôlables en se rendant compte qu’ils en avaient moins que l’année précédente. Certains ne faisaient que donner de l’argent, ne se donnant même pas la peine de se déplacer en magasin à la recherche de la perle rare. Était-ce pire ou mieux? Je ne pourrais le dire. De nos jours, les gens n’étaient plus reconnaissants. Ils ne fêtaient Noël que pour avoir des cadeaux, se foutant complètement de la naissance de Jésus, leur sauveur, ou même de la proximité du solstice d’hiver. Aucune prière n’était plus dite, aucun chant ou danse de remerciement à la Terre. Rien. Des cadeaux et de la nourriture pour deux armées. Certaines familles ne prenaient même pas le temps de franchir la distance les séparant du reste de la majorité de leur famille, préférant rester entre eux dans leur coin de pays… Définitivement, Noël n’était plus ce qu’il était…


-Il est là, Deborah!

En entendant la voix de me sœur adorée, je sursautai. Avec le ton qu’elle avait, je savais que ce n’était pas mon invité mystère qui se pointait le bout du nez. Atara était beaucoup  trop contente de m’avertir de la venue de celui qui arrivait. Ce devait être Samson. J’étais encore dans la salle de bains, à essayer de me faire belle. Parce que c’était Noël et que tout le monde était toujours plus beau à cette occasion. En me regardant dans la glace, je remarquai qu’une larme avait coulé sur ma joue. Je l’essuyai donc, refit rapidement mon maquillage et essaya de coiffer mes cheveux. Je ne savais pas quoi me faire comme arrangement. Je ne voulais pas quelque chose de banal, mais ma tête ne supportait pas toutes les coiffures. Mon visage était toujours beau, mais je trouvais que lorsque j’avais tout les cheveux retenus vers l’arrière, mon visage avait soudainement une drôle de forme. Je n’aimais pas cela. Je me reculai de quelques pas dans la pièce et m’observait de haut en bas. Je me demandais ce qu’il allait penser de moi. Allait-il me trouver aussi belle que lorsque je suis à moitié nue? Allais-je être aussi intéressante que lorsque j’étais sur scène? Ma robe, bien qu’elle ait un col haut, avait un trou au niveau du décolleté afin de bien laisser voir ma poitrine. Sa jupe, en forme de cloche, accentuait la finesse de ma taille et finissait à mi-cuisse. Toute la robe était en pierres métallisées de couleur turquoise, ce qui allait parfaitement avec mon teint. J’étais contente de mon corps et de son allure dans cette robe. Mon visage me plaisait et j’étais entrain d’essayer une nouvelle coiffure quand j’entendis les pas de notre frère dans le couloir. Le voilà qui allait arriver, et je n’étais pas prête. Je laissai donc mes cheveux complètement lâches sur mes épaules, leurs douces boucles parfaitement formés chatouillant mon dos et mes épaules. Puis, je sortis de la salle de bain et croisai ma sœur qui me fit une accolade. Comme elle sentait bon! Et comme c’était plaisant de sentir sa peau contre la mienne. Elle était d’une douceur incomparable et sa chaleur me réchauffait jusqu’au cœur, faisant fondre tous les glaçons de souvenirs qui y étaient restés collés.

-Je t’adore, toi, si tu savais!

Comme seule réponse, j’eus le temps de rire d’un petit éclat. La voilà qui détalait comme une gazelle pour aller ouvrir la porte. Elle était encore très belle ce soir. En ce moment, en la regardant rattraper son équilibre dans le couloir, elle me rappela la petite fille qu’elle était, jadis. Ses cheveux virevoltaient de la même façon, sauf qu’ils étaient encore plus lumineux, parce qu’ils étaient d’un blond presque blanc. Voilà que Samson et Myriam entrait, maintenant qu’Atara les avaient laissés respirer. Je me dirigeai également vers ma famille, le cœur gros d’être enfin tous réunis, comme avant, comme si de rien était. Je fis une accolade et une bise à Samson et envoya un baiser à Myriam. J’étais fâchée contre elle qu’elle ait arrêté le processus pour devenir tangible, mais j’avais décidé de ne pas y penser ce soir. Ce qui comptait était d’être entouré de ceux que j’aimais. Je pris Samson par le bras et l’amenai au salon. Sans que je ne comprenne trop ni pourquoi ni comment, je me retrouvai avec une coupe entre les mains.

-À notre chance de nous avoir les uns les autres.
-Oui, à la vraie famille!



Nous avons tous porté la coupe à nos lèvres, même Myriam, puis nous sommes restés silencieux quelques instants. Chacun plongé dans nos souvenirs. Je m’imaginais bien qu’Atara pensait à Esther, et Samson à Myriam qui était encore intangible. Personnellement, je me suis dirigée vers la fenêtre pour guetter l’arrivée de celui que j’avais invité en cachette. J’espérais qu’il viendrait, mais il ne m’avait rien promis. Mon cœur battait à tout rompre en regardant sur les deux côtés du trottoir, dans l’espoir d’y voir sa silhouette, son visage… Puis, alors que je commençais à avoir de la difficulté à respirer, je me retournai vers les miens, grand sourire aux lèvres. Ils étaient beaux, ils me faisaient du bien.

-Et si on chantait un peu avant de manger?

Sans même attendre leur avis, je me dirigeai vers la chaîne stéréo et y changea le disque pour mettre la version instrumentale de notre chanson de Noël préférée : White Christmas.


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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Mar 31 Déc - 19:54

Je suis toujours nostalgique à l’approche des fêtes depuis que je n’ai plus de famille avec laquelle partager la joie qui est censée m’habiter en voyant les personnages barbus vêtus de rouge qui peuplent tous les magasins et arpentent les rues avec une cloche à la main. Aujourd’hui, j’en ai d’ailleurs vu six différents hurler ou chanter des « Joyeux Noël! » avec un gros sourire débile leur fendant le visage jusque derrière la tête.

J’aime travailler le soir de Noël parce que je n’ai rien d’autre à faire. Ma famille est en partie morte lors de l’ouverture de la brèche et en partie quelques années plus tôt. Je ne monte pas de sapin et je ne décore pas mon appartement. Les guirlandes, c’était plus ma mère que moi. J’ai l’impression de la trahir quand j’en touche une dans un magasin. Je ne pense pas avoir le droit de célébrer tout seul la fête qui était la préférée de ma mère maintenant qu’elle n’est plus là pour replacer systématiquement chaque ornement que j’installe. De toute manière, je n’ai personne avec qui fêter sinon mon chien qui n’en a vraiment rien à faire que ce soit Noël ou la Saint-Jean-Baptiste…

Cette année, toutefois, j’ai eu une invitation. J’ai bien sûr commencé par refuser, en bon garçon bien élevé. J’ai dit à Deborah que je m’étais mis disponible pour travailler parce que je n’avais rien de prévu initialement…ce qui est vrai. Je suis toujours heureux de prendre la place d’un collègue qui aurait une famille avec laquelle passer cette soirée magique. Je passe pour super généreux quand, en réalité, je suis juste super tout seul.

Bon bon… Je ne fais pas pitié non plus. J’ai des amis avec lesquels je passe du temps toute l’année, sauf que je me vois mal venir les harceler le soir de Noël. Justin, l’un de mes meilleurs amis, reste avec ses loups et je ne suis pas très à l’aise au milieu d’une meute de lycans. Ce n’est pas que je les juge ou qu’ils me font peur, c’est juste que je ne me sens pas à ma place. Ils se comprennent et sont très proches, et je me sens étranger.

Donc, après avoir essayé les quatre chemises chics que je possède, je me décide pour la verte, parce que ça fait thématique et que c’est la couleur de mes yeux. C’est une chemise très simple, unie. Je la mets avec un jean, parce que je ne suis pas trop du genre à porter des pantalons noirs qu’il faut repasser (je ne sais même pas comment faire!). J’enlève les poils de chien de sur mon jean et ma chemise, mais ça ne donne pas grand-chose : Sammy me suit à la trace et me colle son poil partout. Génial. Merci, Sam.

J’ai été assez surpris d’être libre la veille de Noël après avoir indiqué que je pouvais travailler, mais je ne m’en suis pas plaint parce que, pour la première fois depuis mon arrivée à New York, j’ai envie de prendre part aux festivités de ce temps de l’année. Nul besoin de préciser que je me tape le soir du 25 ainsi que les deux soirées du Jour de l’An.

Je trouve assez facilement l’adresse de Deborah et, en sortant de l’ascenseur, alors que j’échappe presque la bouteille de vin que j’ai apportée en trébuchant sur un Sam extrêmement enthousiaste qui me coupe le chemin, je réalise que, justement, je n’ai pas demandé à la belle brune si je pouvais emmener mon chien. Oups. Il est un peu tard maintenant. De toute manière, Sammy est super bien élevé et, si sa présence gêne, nous n’aurons qu’à repartir passer une petite soirée tranquille tous les deux. Parce qu’il est hors de question que mon meilleur ami reste tout seul ce soir. J’avais beau ne pas trop aimer souligner l’évènement, il m’était inconcevable d’abandonner Sam toute la soirée de Noël. J’inspire profondément, resserre ma poigne sur la laisse de mon chien et je frappe. Quand la porte s’ouvre, j’entre en m’explosant presque le visage d’un sourire que je veux chaleureux. Je dois avoir l’air sur le point d’éclater.


-Bonsoir, tout le monde!

Je suis un peu nerveux de rencontrer la famille de Deborah mais, en même temps, je m’en sors habituellement assez bien dans les soirées sympathiques avec plusieurs personnes. Je pose mon attention sur Deborah après avoir lancé mes salutations générales et je sens la stupidité prendre possession de mon visage.

-Tu…es très…très belle, Deborah.

Et de ma bouche, pendant qu’on y est.

_________________
Tu ne parles qu'une langue, aucun mot déçu
Celle qui fait de toi mon autre, l'être reconnu

Il n'y a rien à comprendre, et que passe l'intrus


Mais jamais trop loin de l'autre
Nous serions maudits:
 
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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Sam 11 Jan - 21:06

J’adorais la musique. Bien que je préférais danser, j’adorais la chanson aussi. Quand nous étions enfants, nous avions commencé une chorale d’hiver en famille. Nous nous installions au centre de la place publique, tout près de l’Église du village et nous y passions des heures à chanter avec nos voix enfantines les cantiques classiques et nouveaux genre de la célébration du solstice et de la nouvelle année. Les gens faisaient un cercle autour de nous et tapaient des mains au rythme que faisait Samson avec sa bouche ou que nous entendions tous dans notre tête, parce que la chanson était tellement connue. Certains fredonnaient, d’autres chantaient avec nous. Les autres enfants dansaient n’importe comment, juste trop heureux qu’on les sorte de leur routine quotidienne. Quand il faisait vraiment froid, les gens venaient tout de même et faisaient quelques feux pour tous nous réchauffer. Certains apportaient de l’eau et des tasses. Ils la faisaient chauffer sur le feu, puis nous servait de l’eau chaude avec un peu de sucre ou du citron dedans. C’était très bon et surtout apprécié. Nous avions, en tant qu’ensemble, des superbes voix, mais encore une fois, celle qui se démarquait le plus était ma sœur chérie, Atara.  Si nos voix n’avaient rien d’Extraordinaire, celle d’Atara était magnifique. Elle transperçait les cœurs de chacun avec sa pureté et son grain particulier. Encore aujourd’hui, elle détonnait au milieu de nous. Par gêne de notre part ou par grand talent de sa part, il me semblait que je n’entendais qu’elle. Sa voix portait une émotion bien distincte. Atara savait interpréter les chansons merveilleusement. Quand elle chantait, on pouvait presque voir les personnages et l’histoire qu’elle racontait tellement elle-même y croyait. Ma sœur nous faisait voyager dans la musique sur sa voix. L’appartement était donc désormais envahi de rythme, de musique, de voix et d’émotions. La magie de Noel à l’état pur. Samson se permettait quelques improvisations de beat-box et quelques pas de danse, alors que nous continuions de chanter nos cantiques préférés.

Au bout de plusieurs chansons, je jetai un coup d’œil par la fenêtre et aperçu mon invité mystère, qui avait, lui aussi, un invité surprise en sa compagnie. Bien que j’étais surprise, je n’étais pas mécontente. Les chiens mettaient toujours de la vie dans les maisonnées.  Et je préférais nettement un bouvier-bernois au bras de Charles qu’une autre femme. J’arrêtai de chanter sur le champ et me précipita dans l’entrée en m’excusant auprès de ma famille. Grâce au miroir qui se trouvait sur un des murs du couloir, je vérifiai que mon look était impeccable. J’essuyai une minuscule tache de mascara au-dessus de mon œil et remis du volume dans mes cheveux. Quand j’entendis cogner à la porte, je criai presque. J’attendis quelques secondes avant d’ouvrir, pour ne pas montrer que je n’attendais que son arrivée. Quand j’ouvris la porte, je trouvai que le sourire de Charles était un peu forcé. En même temps, rencontrer toute ma famille était peut-être stressant pour lui. Sa chemise était très chic, elle lui allait très bien. J’étais sans mots. Tenaillée entre ma joie immense qu’il soit venu et l’étau que j’avais dans le ventre à cause de sa beauté. Il était tellement beau!


-Bienvenue chez nous, Charles!
-Bonsoir, tout le monde!


Je regardai derrière moi, me demandant pourquoi il parlait de tout le monde et je souris en voyant que Samson et Myriam s’étaient approchés de la porte d’entrée. Je ne voyais pas Atara, mais Samson était tellement imposant qu’il cachait déjà à moitié Myriam, vu l’étroitesse du couloir. Il pouvait donc très bien cacher Atara également. Je les entendis répondre à son bonsoir, puis Samson dit :

-Bon, laissons-le arriver et retournons au salon.

Ils tournèrent alors les talons, me laissant seule avec Charles. Je lui fis la bise, en déposant mes baisers beaucoup plus près de la commissure de ses lèvres que ce qu’indique la convention. Je n’avais pas pu m’en empêcher. Cela me prenait déjà toute ma volonté pour ne pas prendre sa bouche au complet, alors… Puis, je plantai mon regard dans le sien.

-Je suis vraiment contente que tu aie pu venir finalement…

Je replaçai nerveusement une mèche de cheveux – qui n’était même pas réellement déplacée – et baissa les yeux quelques secondes. Quand je les relevai, je remarquai que Charles me regardais de toute ma hauteur. Je me sentis soudain stupidement gênée de ce que je portais. Et si c’était trop?

-Tu…es très…très belle, Deborah.
-Merci!


Satisfaite et excessivement contente de ce compliment, je tournai sur moi-même en riant, faisant gonfler un peu le bas de ma robe, pour éliminer la gêne que je sentais de plus en plus présente.

-Tu es aussi très beau, Charles.

J’avais dit son nom en français, parce que j’aimais tellement le faire! Je portai ensuite mon attention sur le molosse qui était gentiment assis à côté de lui. Ce chien était très bien dressé. Même si on sentait facilement son enthousiasme et son envie d’exploser d’énergie et de joie d’être ici avec nous, de par le mouvement de sa queue et les quelques cillements et subtils jappements qu’il faisait, il restait quand même bien en place, assis sur les pieds de son maître. En le pointant du doigt, je demandai à Charles :

-Et… à qui ai-je l’honneur? Serait-ce le fameux Sam?

Je ris de bon cœur et flattai doucement la tête du quadrupède de Charles, en me penchant le haut du corps vers lui, donnant inconsciemment une vue plus qu’intéressante sur mon décolleté à Charles. Puis, je débarrassai mon invité bipède de ce qu’il tenait dans les mains. Je les invitai finalement tous les deux à me suivre au salon. J’avais hâte que tout le monde se mélange et qu’on mange. Toutes ces émotions m’avaient creusé l’appétit. Une fois dans la pièce avec les autres, je fis les présentations.

-Tout le monde, voici Charles! Charles, je te présente ma soeur Atara, mon autre soeur Myriam et mon frère Samson.
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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Sam 22 Mar - 21:01

Lorsque ce n'était pas Noël, je ne me privais pas de profiter de chaque occasion qui se présentait pour reprocher à Myriam son intangibilité. Sa décision de cesser de tuer des gens pesait à toute la famille. Elle avait choisi d'alléger sa conscience, égoïstement, plutôt qu'accomplir le nécessaire pour que nous soyons réellement réunis. Nous avions accompli les actions les plus terribles, mais nous les avions menées ensemble. Je ressentais plus cette proximité avec Deborah, mais je la vivais aussi avec Samson...et même avec Myriam. Le fait qu'elle ait enfilé les gants blancs du remord n'effaçait pas le sang déjà présent sur ses mains. Nous étions tous liés par ces cadavres empilés sur notre passé, sacrifice nécessaire pour que nous puissions être réunis...et Myriam gâchait cet idéal. Elle était cette roue bossée qui faisait tanguer la charrette, cette patte de chaise trop courte qui faisait un bruit sourd à chaque fois qu'il fallait rester en équilibre...

-Oui, à la vraie famille!

Je n'aimerais jamais quiconque autant que j'aimais Deborah. Je ressentais un amour indescriptible pour Samson et Myriam, mais je savais qu'ils n'étaient qu'un détail à côté de Deborah. Je serais morte cent fois pour sauver un seul d'entre eux, n'importe lequel, et je l'aurais fait sans regret. Je me savais prête à tout pour leur bonheur et leur survie mais, en même temps... Je me sentais capable d'éliminer Samson ou Myriam de mes propres mains si cela s'avérait le seul moyen de garder Deborah en vie. Elle était ce qui justifiait chacune des actions que j'avais posées, et ce, beaucoup plus que le reste de ma famille. Cependant, Samson et Myriam venaient en deuxième position, presque à égalité (Je préférais Samson parce qu'il ne nous imposait pas un abandon quotidien comme Myriam le faisait.), et je les préférais à ma propre personne. De très loin.

Maddie était ma meilleure, et ma seule, amie. En dehors de ma famille, elle était ce qui comptait le plus au monde pour moi. J'avais été transportée de joie de la retrouver et, depuis, nous étions comme avant la peste noire: complices et unies. Néanmoins, je ne l'avais pas invitée à notre réveillon. Je voulais que ce Noël soit une réunion familiale. J'étais tellement reconnaissante envers la vie que nous puissions être tous les quatre ensemble.


-Et si on chantait un peu avant de manger?

Je sautillai presque en reconnaissant les premières notes de ma chanson de Noël préférée. J'adorais l'idée de Deborah et je savais que, qu'ils en aient envie ou non, Samson et Myriam chanteraient avec nous par envie de nous faire plaisir. Je me fis un honneur de chanter plus fort que tout le monde. J'avais haussé la voix à la fois par enthousiasme et parce que je ne voulais pas trop entendre Myriam: elle chantait très faux. Elle n'était pas ridicule, et sa voix se faisait ténue, mais j'entendais très bien qu'elle manquait les notes les plus difficiles et je me faisais un plaisir d'atténuer la honte que je ne voulais pas ressentir à son égard. Elle n'avait pas ma passion pour le chant, après tout.

Je compris que la soirée ne serait pas du tout comme je l'avais espéré lorsque Deborah cessa de chanter au beau milieu d'Amazing Grace pour se jeter devant un miroir. Je dus m'avouer ce que j'avais essayé d'ignorer depuis l'arrivée de Samson et Myriam: ma soeur avait regardé par la fenêtre plusieurs fois, comme si elle attendait un invité...


-Bienvenue chez nous, Charles!
-Bonsoir, tout le monde!
-Bon, laissons-le arriver et retournons au salon.


Je laissai Samson et Myriam s'éloigner et je ne partis pas, les deux jambes figées par la rage. Même l'étranger ne devait pas croire au sourire que je me forçais à faire. Je ne pouvais pas croire que Deborah avait invité l'un de ses mille petits amis à notre réveillon familial. D'ailleurs, je considérais Charles Demers comme un étranger, car il ne faisait pas partie de ma famille, mais je le connaissais très bien. Il me paraissait obsédé par ma soeur. Je le détestais, et c'est pourquoi je me repris pour lui offrir mon sourire le plus hypocritement chaleureux et je poussai même jusqu'à caresser la bête sauvage qu'il avait emmenée avec lui.

-Bienvenue! - Deborah, tu ne m'avais pas dit que ce devait être Steve qui nous rejoindrait? - Je te promets qu'on va bien s'amuser, Charles!

Au moins, je pouvais me féliciter parce que j'étais certaine d'avoir implanté dans l'esprit de l'invité indésirable qu'il n'était pas du tout le seul à fréquenter ma soeur.

***

J'avais passé l'entièreté du repas à multiplier les phrases mielleuses envers Deborah et Charles, et j'étais convaincue que ma soeur savait parfaitement mon envie de faire cuire son invité plutôt que de lui servir de la dinde. J'avais néanmoins été sincèrement gentille avec Samson et Myriam. Mon autre soeur s'était d'ailleurs montré un peu nerveuse, certainement parce qu'elle devait feindre d'être tangible devant l'énergumène sans classe auquel ma soeur avait permis l'impensable. Après avoir fait passer tout le monde au salon où de la musique de Noël jouait, j'en profitai pour sortir sur le balcon arrière pour prendre l'air. Je refermai la porte derrière moi et je hurlai jusqu'à ce que mes poumons soient vidés de tout l'air qu'ils contenaient. Puis, je pris mon téléphone et envoyai un petit mot à Maddie, avant de retourner à l'intérieur. Je pris les petits cupcakes rouges et verts que j'avais faits moi-même et je les emportai au salon.

-Alors...désolée, Myriam, je n'ai pas pu trouver de farine sans gluten...

-Ça va, j'en ai eu bien assez avec la dinde!

Je lui souris avec complicité. La pauvre avait déjà eu à faire semblant de manger de la dinde pour conserver les apparences devant l'invité de notre égoïste de soeur et je voulais au moins l'aider à justifier pourquoi elle ne prendrait pas de petits gâteaux.

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Sam 12 Avr - 18:05

J'aimais tous les genres de célébrations. Chacune delles étaient une occasion pour moi de célébrer la vie. Souligner le fait que j'étais en vie et que j'avais ma famille à mes côtés. Mourir, puis passer des centaines d'années sous une forme intangible à pousser les gens à se tuer faisaient en sorte que, lorsque finalement on retrouve un corps normal et une vie normale, on veut alors tout faire pour en profter et ne surtout rien regretter. J'adorais pouvoir profiter de la vie, boire et manger jusqu'à sentir une certaine douleur à l'estomac, chanter jusqu'à en avoir mal à la gorge et danser jusqu'à ne plus sentir mes pieds. J'adorais donc le temps des Fêtes, puisque c'était essentiellement que des célébrations, des soupers et des soirées en bonne compagnie à s'amuser et à manger jusqu'à ne plus être capable de seulement voir une photo de nourriture. De plus, Noel était le meilleur temps de l'année pour faire le point sur ce que nous avions vécu, sur tout le chemin que nous avions fait et pour mettre l'accent sur les points marquants de l'année. Nous le faisions toujours en famille. Tous les quatre réunis, c'était magique. J'aimais passer du temps en famille, car c'était bien tout ce qui m'importait et qui me restait vraiment. Tout ce que nous avions matériellement avant était révolu. Non seulement parce que c'était dans un autre pays, mais aussi parce qu'à notre mort, notre maison et nos terres aviaent été rachetés par d'autre villageois. Nous ne pouvions plus débarquer maintenant et réclamer ce qui était à nous jadis. Premièrement parce que cela n'était pas logique que la même famille qui habitait l'endroit des centaines d'années auparavant revienne s'y installer. Deuxièmement parce que les valeurs des gens avaient changées. L'honneur et la tradition n'étaient plus tellement à la mode. Il nous faudrait racheter notre ancien domaine, les pripriétaires n'allaient pas tout bonnement nous le redonner juste sous prétexte que c'était la terre de nos ancêtres: ils n'en avait fichtrement rien à foutre. Donc, tout ce que nous avions connu de sociétaire avait disparu également. Il nous avait fallu un certain temps avant de réussir à bien s'adapter, mais, maintenant, toute ma famille agissait en bon citoyen new-yorkais du vingt-et-unième siècle sans difficulté. Nous nous étions intégré à merveille, ce qui facilitait d'autant plus notre penchant à profiter de la vie.

J'étais vraiment contente que Charles soit venu. Cela voulait dire beaucoup pour moi. Bien sur, avec l'emploi que j'occupais, j'avais plusieurs prétendants. Charles n'était pas le seul garçon à qui je faisais de l'oeil et qui m'en faisait en retour. Seulement, Charles était le seul avec qui c'était aussi intense. Aucun autre ne m'avait fait sentir si femme et si complète. J'espèrais toujours le voir lorsque je travaillais au bar et j'avais même réfléchi à quelques moyens de me faire arrêter pour aller passer un temps au poste de police afin de le croiser plus souvent. Charles était d'ailleurs le premier prétendant à qui je demandais de venir passer du temps chez moi, habillé et en compagnie de ma famille. C'était donc dire toute l'affection et l'importance que je lui accordais!


-Bienvenue! - Deborah, tu ne m'avais pas dit que ce devait être Steve qui nous rejoindrait? - Je te promets qu'on va bien s'amuser, Charles!

Je sentais la colère réchauffer et rougir mes joues. Je ressentais également que j'aurais pu la tuer. Là, maintenant. Mon réflexe premier aurait été de lui sauter dessus pour lui ouvrir la gorge avec mes ongles fraichement manucurés. Mais comme le sang tachait et que je voulais vraiment passer une belle soirée, je ris plutôt de bon coeur en poussant légèrement ma soeur vers la cuisine.

-Franchement! Je ne connais même pas de Steve, Atara. Tu dois mélanger ma vie avec celle de Mymy... il me semble qu'elle a parlé d'un Steve tout à l'heure...!

J'espèrais sincèrement que Charles n'allait pas croire les affreux mensonges de ma soeur. Je savais ce que le doute pouvait faire à une soirée et à une relation. Il était un peu comme du goudron, s'insinuant dans tous les trous possibles, bloquant l'accès à l'air et à la lumière, faisant en sorte que ce qui essayait de vivre en dessous finissait par mourir asphyxié dans d'atroces souffrances. Je voulais que ce qui pourrait se passer entre Charles et moi soit libre de grandir et de respirer comme bon lui semblait, pas qu'il meure étouffé par les mensonges stupides et horribles de ma soeur jalouse.

Heureusement, le souper se déroula dans l'harmonie et la joie. La nourriture préparée par Atara et moi était délicieuse et tous semblèrent se régaler. Myriam avait dû jouer le rôle de sa vie en se bourrant de dinde aritficielle, puisque je n'avais pas pensé à ce détail en invitant Charles. Mais elle avait joué le jeu comme une pro et j'étais très fière de ses efforts. Atara avait fait des efforts, elle aussi, pour ne pas continuer à être aussi désagréable que ce qu'elle avait commencé dans le couloir, à l'arrivée de Charles et Sam. Je lui en étais également très reconnaissante. Je savais qu'elle faisait semblant, au fond, et qu'elle ne pensait qu'environ le quart de tout ce qu'elle avait dit, mais j'étais heureuse qu'elle fasse comme si. J'aurais aimé qu'elle comprenne à quel point Charles était important, mais je ne pouvais pas lui en parler directement alors qu'il était encore là. De toute façon, je la savais assez intelligente pour comprendre que si, pour la première fois depuis notre nouvelle vie, je leur apportais un garçon pour souper, c'était justement parce qu'il était différent des autres et qu'il comptait particulièrement pour moi.

Après le repas, nous avions convenu de nous rejoindre au salon. Samson et Myriam s'y dirigèrent derechef, mais tandis qu'Atara prenait la direction du balcon, je fis faire un tour du propriétaire à Charles. Je pris son bras gauche et tenait ma coupe de vin dans l'autre main, en lui montrant les pièces une par une. Sam nous suivit tout le long, du côté droit de son maître, dans un silence et une docilité exceptionnelle pour un chien de son gabarit. Puis, une fois le tour fait, nous nous dirigeâmes au salon, où nous y pénétrâmes comme Atara amenait des petits gâteaux rouges et verts faits maison. Je pris place sur un des sofa, en ne lâchant pas le bras de Charles, je le forçai donc légèrement à s'asseoir à mes côtés.


-Alors...désolée, Myriam, je n'ai pas pu trouver de farine sans gluten...
-Ça va, j'en ai eu bien assez avec la dinde!
-Nous avons mangé comme des rois, non?!


Atara était géniale, elle pensait à tout pour éviter plus de troubles à Myriam. Je me pris un des gâteaux rouges que je mangeai rapidement, pour ne pas avoir les mains collantes et trop encombrées. J'avais également un grand sourire satisfait au visage, très heureuse de voir toutes les personnes que j'aimais réunies dans une même pièce. Sam s'était couché à côté du sofa, la tête appuyée contre le pied de Charles. Je pensais qu'il prendrait beaucoup plus de place que cela, vu sa taille, mais il était au contraire très discret et on finissait presque par l'oublier.

-Sam est un amour...

Je fis une pause, incertaine de si je devais dire la suite.

-Je suis très contente que vous soyez venus!

Je plantai mes yeux dans ceux de Charles quelques instants, afin qu'il comprenne l'importance que sa présence avait pour moi et pour voir encore une fois son si joli visage. Puis, je reportai mon attention sur Atara.

-Tu veux bien nous chanter *Have yourself a merry little Christmas* encore, s'il-te-plait?

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Lun 14 Avr - 20:47

J'aurais aimé faire partie d'un genre de meute, moi aussi. Faire partie d'une grande famille. Celle qui a été la mienne me manque terriblement. Chaque jour. J'entends rire ma mère des blagues débiles que je fais à Sam et je devine mon père secouant la tête en souriant... Je sais que c'est normal de survivre à ses parents. On appelle ça «l'ordre des choses», il parait. Je l'emmerde, cet ordre. Je l'emmerde parce qu'il me fait réfléchir assez fort pour déclencher des crises de douleur et je l'emmerde parce que je suis encore un petit garçon qui a besoin qu'on le réconforte.

J'ai l'air un peu con, vu comme ça. Le grand homme adulte, policier valeureux au service de la population, qui en veut à la vie parce qu'il ne peut plus se faire ébouriffer par ses parents dès qu'il a besoin d'un peu de complicité... C'est juste que je ne peux pas comprendre comment il est possible que cet ordre des choses tellement supérieur à ma manière humaine de voir les choses fasse que je me sente orphelin, même maintenant que j'ai moi-même eu une fille. Et que je ne l'ai plus.

Depuis toujours, en forte majorité, les enfants survivent à leurs parents. Pour avoir perdu mes parents et ma fille, je conçois que le contraire est anormal. La douleur est différente, beaucoup plus profonde. L'injustice vous fend en mille morceaux et on dirait que l'avenir est comme..amputé? La mort de ma fille m'a arraché des bouts de futur, des bouts qui me manqueront à jamais. Mais, en même temps, souvent, je déteste l'idée d'avoir autant de souvenirs de mes parents si ceux-ci sont condamnés à rester des images du passé, des images qui ne bougeront plus jamais. Tous ceux que j'ai aimés sont maintenant des photos dans ma mémoire. Ils sont figés dans le temps alors que je vieillis en essayant de vivre avec une reconnaissance qui ne me vient pas toujours naturellement.

Ce soir, même si Noël me rappelle ce temps qui ne reviendra jamais, je me suis tout de même conditionné à apprécier le moment. La présence de Deborah me promet déjà de rendre toute la soirée assez mémorable.

J'essaie de calmer ma nervosité devant la famille de Deborah mais, d'avance, juste avec elle, je suis moins intelligent. Donc, si on compte d'autres inconnus en plus... Je fais de mon mieux pour être souriant et je me félicite d'avoir emmené Sam. Il est toujours très sage et, en même temps, je me sens entouré d'alliés avec lui et celle qui m'a invité.


-Je suis vraiment contente que tu aie pu venir finalement…

-Je ne pouvais pas te décevoir le soir de Noël!


Ou n'importe quel autre soir. C'est stupide mais, pour Deborah, je me sens capable de n'importe quelle folie. Son sourire me réchauffe. Ses yeux m'abrutissent (et j'ai déjà une longuer d'avance sur ce point). Rappelons qu'il y a quelques semaines, je lui ai fait un compliment extrêmement déplacé en pensant qu'elle ne comprenait pas le français alors qu'e fait, elle le parle probablement mieux que moi.

-Tu es aussi très beau, Charles.

Je ne savais pas avant aujourd'hui que je pouvais me sentir à la fois aussi fier et aussi nerveux.

-Et… à qui ai-je l’honneur? Serait-ce le fameux Sam?

-Oui... Je ne pouvais pas le laisser tout seul. Il angoisse quand je pars trop longtemps... Mais il va être super sage, promis.


Au moins, Deborah a l'air de l'aimer. Cette constatation me donne envie de danser. Mais pourquoi est-ce aussi important?

-Tout le monde, voici Charles! Charles, je te présente ma soeur Atara, mon autre soeur Myriam et mon frère Samson.

-Hey...

Je suis un peu mal à l'aise, mais je suis content de les rencontrer. Je connais déjà Atara et je suis heureux de voir que les deux autres ont l'air un peu plus commodes. Surtout Myriam. Son sourire est doux. Rien à voir avec l'air de carnivore d'Atara.

-Bienvenue! - Deborah, tu ne m'avais pas dit que ce devait être Steve qui nous rejoindrait? - Je te promets qu'on va bien s'amuser, Charles!

Je sens un étau glacial autour de ma gorge. Pourtant, je me suis répété que Deborah m'avait invité en ami. Je n'ai pas à être jaloux. Seulement, en voyant son air fâché me confirmant que sa soeur a soulevé un point délicat, ça me gâche un peu ma joie d'être là.

-Franchement! Je ne connais même pas de Steve, Atara. Tu dois mélanger ma vie avec celle de Mymy... il me semble qu'elle a parlé d'un Steve tout à l'heure...!

Là, je ne sais pas si elle dit la vérité ou si elle invente pour éviter un moment gênant avec moi. De toute manière, elle est libre et moi aussi. Ce n'est pas comme si nous étions un couple...non?

***

-Nous avons mangé comme des rois, non?!

-Oh oui. Je pense que je vais exploser!

Je ris. Le souper s'est bien passé. J'ai vite retrouvé mon sourire après l'indicent de Steve. Je ne suis pas venu chez la famille de Deborah pour me la jouer jaloux compulsif. L'idée d'être le plan de secours ne me plait pas vraiment, mais j'ai décidé de ne pas y accorder trop d'importance. J'essaie aussi de ne pas me demander ce que Steve a pu avoir à faire de si important pour finir par annuler et me laisser sa place aux côtés de Deborah et, pour y arriver, je me concentre sur chaque détail qui se passe. Bien sûr, je fais de mon mieux pour ne pas me concentrer trop fort. Je me vois mal courir dans le couloir pour aller hurler de douleur.

-Sam est un amour...

-Je sais: il est comme son père!

Beaucoup de gens tiquent quand je décris ma relation avec mon chien comme celle d'un père et son fils. À leurs yeux, je ne comprends pas l'ignominie de mes paroles parce que je ne sais pas ce que c'est que d'avoir un «vrai» enfant.

-Je suis très contente que vous soyez venus!

Je ne sais pas quoi lui répondre d'intelligent. Alors, je souris avec une expression qui ne doit pas être bien mieux que ce que j'aurais dit si j'avais parlé. Est-ce stupide ou tout à fait normal d'avoir à ce point envie de l'embrasser?

-Tu veux bien nous chanter *Have yourself a merry little Christmas* encore, s'il-te-plait?

Justement. Atara est beaucoup plus agréable à entendre chanter qu'à entendre parler, je vous le jure.

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Sam 26 Avr - 10:14

Un vieux disque de vinyle tournait sans cesse dans ma tête. Un disque qui sautait, jouant à travers des hauts-parleurs qui grésillaient. Je m'en voulais de ne pas avoir invité Maddie. J'avais voulu que cette soirée soit une réunion familiale mais, visiblement, Deborah ne l'avait pas compris ainsi puisqu'elle avait invité les deux animaux avec lesquels je devais partager mon réveillon de Noël. J'avais spécifié à mon amie que cette soirée serait exclusivement réservée à ma famille, ce que j'étais certaine qu'elle avait très bien compris, ELLE. Le soir même, il avait été un peu tard pour changer d'avis et l'inviter, même si je suis certaine qu'elle aurait annulé ses plans pour venir m'aider contre Deborah qui essayait de gâcher ma joie.

-Franchement! Je ne connais même pas de Steve, Atara. Tu dois mélanger ma vie avec celle de Mymy... il me semble qu'elle a parlé d'un Steve tout à l'heure...!

Elle avait beau se rattraper, j'avais vu dans le regard de son admirateur pas assez secret que ma flèche l'avait atteint. S'il pouvait partir en pleurant, il illuminerait ma soirée autant que les dizaines de petits globes dans le sapin. Aussi, je ne répondis rien et me contentai de sourire. Ma rage me faisait néanmoins serrer les dents au milieu de mon expression se voulant joyeuse. Je détestais Deborah d'avoir invité cette créature baveuse et laide. Pour le chien, toutefois, je ne voyais pas autant d'inconvénients.

Heureusement, Samson n'avait pas fait la même erreur. Il n'avait pas traîné l'une des milles poulettes sans tête lui tournant autour, sachant évidemment que le réveillon de Noël n'était ni un cirque ni une ferme. Tout au long du repas, j'avais fait de mon mieux pour ne pas dévisager avec hargne le bouffon de Deborah. J'avais plusieurs fois songé à lui extraire les yeux avec ma fourchette, mais je savais que Myriam n'aimait pas la violence et je voulais que la fête soit agréable pour elle. Myriam, justement, n'avait invité personne elle non plus. Se faire des amis lui était plus dfficile, car elle devait cacher qu'elle était intangible. Je savais qu'elle fréquentait des créatures magiques qui, comme elle, ne voulaient pas faire le mal. Des êtres ennuyants qui lui gonflaient la cervelle de leurs idéaux irréalisables. Elle avait eu la décence de nous épargner leur présence.

Est-ce qu'on remonterait jusqu'à moi si j'assassinais le policier qui avait englouti beaucoup trop de nourriture à mon goût?


-Nous avons mangé comme des rois, non?!

-Oui. Je me tournai légèrement vers Charles. C'est toujours aussi festif lors de nos réveillons en famille.

J'avais essayé de ne pas exagérer l'accent mis sur la fin de ma phrase. Essayé.


-Je suis très contente que vous soyez venus!

Maintenant de dos à Deborah et ses deux chiens de poche, je fis un air de dégoût à Myriam et Samson. Ce que ma soeur pouvait devenir stupide quand il s'agissait d'un bel homme!

-Tu veux bien nous chanter *Have yourself a merry little Christmas* encore, s'il-te-plait?

Je n'avais pas envie de chanter. C'était hurler que je voulais faire. Hurler de rage en postillonnant sur le visage de Charles Demers. Néanmoins, je fis mon plus beau sourire et me précipitai sur la radio pour y mettre une version instrumentale de la chanson. Je fis de mon mieux pour la chanter, en y mettant ma touche personnelle. Il me restait environ un couplet et demi lorsque mon regard se posa sur l'heure: il était passé minuit. Je cessai subitement de chanter.

-C'EST NOËL!!!!

Je courus vers le sapin pour attraper trois boîtes emballées avec soin.

-C'est moi qui commence!!

Je les mis chacune dans les mains de leur nouveau propriétaire. J'avais recouvert de papier rouge avec des étoiles dorées et de rubans tout aussi dorés une toute petite boîte pour Myriam. Je lui avais acheté trois statuettes ornées d'aigue-marine, une pierre d'une couleur qui me faisait penser à elle. Je savais qu'elle aimait les belles choses, même si elle ne pouvait porter aucun bijou ni aucun vêtement. Samson avait reçu un sac vert avec des lignes argentées orné d'un immense chou argenté dans lequel j'avais mis une bouteille d'un vin extrêmement coûteux que j'avais obtenu d'un collectionneur de vins qui avait vu presque la totalité de sa collection se fracasser lors des tremblements de terre qui avaient bouleversé le monde il y avait quelques années.

Le cadeau de Deborah était emballé dans un papier imitant la canne de Noël. Il était entouré d'un large ruban rouge se terminant sur une énorme boucle. Je lui avais fait faire un costume pour le Velvet par une couturière très talentueuse. L'ensemble était composé d'une robe en satin et d'un veston ajusté en cuir. J'avais dessiné à la couturière mon idée qui était inspirée d'une sucette. [Tu sais où j'ai pris mon idée. Razz Tu vois donc très bien le modèle si tu veux ajouter des détails.] J'avais aussi trouvé des accessoires et une paire de bottes magnifiques pour agrémenter la tenue. La robe était blanche, sans manches, mais une crinolline bordée de fourrure noire dépassait du satin. Le veston était rouge vif, tout comme les bottes que j'avais trouvées ensuite. Les boucles d'oreilles et les huit bracelets étaient noirs et étincelants.

Je sautillais sur place alors que mon frère et mes soeurs ouvraient leurs cadeaux. Comme les autres années, Samson ouvrit le cadeau de Myriam pour elle. J'aimais comment il s'occupait d'elle et j'essayais de ne pas en vouloir à ma soeur de ne pas faire l'effort de devenir tangible en sachant à quel point Samson en serait heureux.

L'ouverture des cadeaux était mon moment préféré de l'année au complet. Lors des fêtes, nous ne nous embrassions pas comme les gens le faisaient traditionnellement lorsque minuit sonnait. Comme Myriam était intangible, ç'aurait été très étrange. Nous mettions donc l'accent sur les présents, car ils représentaient les attentions et l'affection que nous avions les uns pour les autres. Une fois passée la fête, ils n'étaient que des objets que nous possédions mais, au moment où nous les ouvrions, ils étaient l'Amour.

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Mer 7 Mai - 12:32

J'étais très proche de mes émotions, ce faisant, tout mon être irradiait de l'émotion la plus prédominante en mon être. À l'arrivée de Charles, se mélangeaient de façon plutôt égale nervosité et bonheur. J'étais excessivement contente qu'il soit venu, cela nous permettrait de vivre une soirée magique et de se voir pour autre chose que pour le boulot, mais en même temps, cela me mettait nerveuse qu'il rencontre ma famille et que le contexte soit si différent. Je ne voulais pas en faire trop ni paraître désespérée, mais je voulais qu'il comprenne à quel point il était important et spécial à mes yeux.

-Je ne pouvais pas te décevoir le soir de Noël!

Je ne répondis rien et rougit en baissant les yeux, gênée. En relevant la tête, je replaçai une mèche de mes cheveux qui était tombée devant mes yeux, puis je lui fis un grand sourire en plissant légèrement le nez pour cacher mon malaise.

-Oui... Je ne pouvais pas le laisser tout seul. Il angoisse quand je pars trop longtemps... Mais il va être super sage, promis.
-C'est parfait! Sa présence ne me dérange pas, et elle ne dérangera pas les autres non plus, j'en suis sure!


Je lui fis un petit clin d’œil pour tenter de le rassurer. Je voulais vraiment le mettre à l'aise. Si je me faisais rapidement complice et séductrice, il oublierait peut-être le faux Steve dont Atara avait fait mention. Si j'avais pu, je lui aurais arraché la langue... Comment pouvait-elle être délibérément si méchante avec moi? Ne voyait-elle pas que Charles était important pour moi? J'endurais bien sa greluche qui lui servait d'amie depuis toujours, elle pouvait faire un effort pour ce mec au moins une fois, non?

***

Le souper semblait avoir effacé les bêtises d'Atara à l'arrivée de Charles, et tant mieux. Je lui en aurais voulu si elle avait réussi à tout gâcher avec lui ce soir... Tout le monde était bien repu et de bonne humeur, ce qui nous annonçait un réveillon merveilleux!

-C'est toujours aussi festif lors de nos réveillons en famille.

J'avais eu l'impression qu'elle avait exagéré volontairement les derniers mots de sa phrase. Si elle continuait ainsi, elle allait finir par me faire enrager ou pire, par le faire fuir. Je ne relevai pas son commentaire, me contentant de sourire en me serrant un peu plus contre Charles. Puis, je posai mes yeux sur le chien. Sam m'amusait vraiment. Il avait l'air d'une grosse peluche qui se laisserait tout faire. sans prendre trop de place, il était tout de même toujours dans les parages, jamais loin de son Charles. De plus, avec ses grand yeux piteux et sa queue qui se mettait à branler dès qu'on le regardait, je le trouvais tout simplement trop beau. Je ne voulais pas trop m'imposer à lui, puisqu'il était déjà dans un environnement stressant pour un chien, je n'étais donc pas à tout bout de champ entrain de lui parler ou de le flatter, mais je lui donnait quelques regards et quelques caresses de temps en temps. De toute façon, je préférais tout de même me concentrer davantage sur son maître...

-Je sais: il est comme son père!
-Il bave un peu moins que son père, quand même!


J'éclatai de rire en serrant légèrement plus de bras de Charles et en appuyant quelques secondes ma tête contre son épaule. Je n'avais pas tiqué lorsque Charles avait parlé de Sam comme étant son enfant, je comprenais facilement le lien qui pouvait exister entre des animaux et leurs maîtres. L'amour qu'ils se portaient mutuellement pouvait facilement être comme celui inconditionnel d'un parent à son enfant et vice-versa. À l'époque ou nous vivions sur la ferme familiale, nous avions plusieurs bêtes et je m'attachais rapidement à celles-ci. Surtout aux chats. Je pourrais en adopter un, un jour, bientôt. J'avais tellement d'amour à donner!

Atara entama sa chanson et je me laissai rapidement enivrer par son timbre de voix chaud. Quand ma sœur chantait, j'avais l'impression que tout le reste s'effaçait, que le temps s'arrêtait. Sa voix me donnait toujours des frissons et me portait bien plus haut que l'imaginaire. Je fermai les yeux et déposai ma tête contre l'épaule de Charles, en flattant légèrement de mon pouce son bras.


-C'EST NOËL!!!!

Je sursautai en plantant mes ongles dans la peau du bras de Charles et en renversant presque ma coupe de vin. La surprise fit rapidement place à l'euphorie et la joie débile et magique que Noël apportait à chacun. Minuit était passé. C'était l'heure d'ouvrir les cadeaux. Atara s'était précipitée vers l'arbre et commençait sa distribution.

-C'est moi qui commence!!

Je lâchai le bras de Charles et déposai ma coupe sur la table basse à côté, pour empoigner et déballer avec mes deux mains la boite que je venais de recevoir de ma sœur. Son emballage était magnifique et cela me fit presque mal au cœur de le défaire. J'étais sensible à la beauté sous toutes ses formes. En voyant finalement ce que la boite contenait, j'avais laissé sortir un *IH* strident de ma bouche, puis je m'étais immédiatement levée pour mettre la robe devant moi, pour essayer de voir de quoi j'aurais l'air avec.

-Tu es FOLLE!

Tout était parfait, les couleurs, les tissus... Il y avait une multitude de détails. Atara savait exactement comment me rendre heureuse, mais surtout comment choisir des cadeaux qui nous ressemblaient. L'envie de l'essayer sur le champ me prit, mais je décidai d'attendre un peu. Je savais ce qu'Atara allait recevoir de ma part et je me disais qu'on allait peut-être plus essayer en même temps...

-Merci, Atara! Elle est magnifique!

Je regardai quelques instants les cadeaux de Samson et de Myriam, ravie d'avoir le plus beau et le plus spécial, puis, une fois que tout le monde eut terminé d'ouvrir leurs présents de la part d'Atara, je me précipitai à mon tour sous le sapin pour prendre les cadeaux pour ma famille. J'allai les mettre dans leurs mains, puis je retournai m'asseoir près de Charles, en lui glissant à l'oreille:

-Je te donnerai ton cadeau un peu plus tard, je l'ai oublié dans ma chambre.

Samson ouvrit une boite rectangulaire et peu profonde, avec un paysage enneigé en surbrillance métallique sur le dessus, qui contenait une chemise noire en lin. Elle lui irait à merveille! Samson ouvrit pour Myriam un sac doré duquel dépassait un papier de soie blanc qui contenait une rose éternelle de couleur mauve sur du sable blanc. Elle serait superbe dans sa chambre! Puis, finalement, Atara ouvrit sa boite carré, emballée avec un papier rouge métallique et un ruban vert en organza. Elle allait y trouver un costume également. J'avais réussi à trouver une robe, que j'avais fait modifier par une couturière habile. La robe attachait dans le cou et était de couleur dorée. Il y avait également des lignes disposées par-dessus le tissu doré, sur toute la longueur, pour rappeler une mosaïque ou un vitrail, ces lignes étaient faites en paillettes turquoises. La robe était ajustée jusqu'à la mi-cuisse, puis la robe devenait évasée et changeait de tissu dans le bas. Le bas de la robe était en tulle noire et il y avait le même tissu que les lignes de la robe qui descendait dans la tulle en formant comme des longues dents. [Tu sais toi aussi d'où me vient l'idée... Razz] J'avais également joint dans la boite des souliers turquoises métallisés avec le talon doré, ainsi qu'un collier en forme de serpent, des boucles d'oreilles rondes et des bracelets de différentes grosseurs, tous dorés. Elle allait être la plus belle avec ça au Velvet!

-Nous pourrons les essayer plus tard ensemble, si tu veux...?

En voyant les visages s'illuminer, je compris, cette année encore, ce qu'était réellement Noel...

***

Une fois les cadeaux de tout le monde déballés, Atara et Samson commencèrent une conversation sur la bouteille de vin super rare qu'elle avait réussi à lui dénicher et Myriam semblait bien intéressée par ladite conversation. Personnellement, du vin, c'est du vin. Je saisis donc l'occasion d'amener Charles à l'écart pour lui donner son présent. Je me levai et tirai légèrement sur le bras de Charles, puis je tournai les talons en lui faisant signe de me suivre. En m'engageant dans le couloir, j'entendis ses pas derrière moi et j'en fus stupidement remplie de joie. Mon cœur battait très vite et j'avais l'impression qu'une centaine de papillons avaient éclos dans mon ventre. Pourtant, avec toute la nourriture que j'avais mangée, je comprenais mal où ils trouvaient la place de voler avec autant d'énergie...

J'entrai dans ma chambre et restai à côté de ma porte ouverte le temps que Charles et Sam pénètrent à leur tour, puis je refermai la porte. Je ne l'enclenchai pas par contre, elle resta donc légèrement entrouverte pour entendre les bruits ambiants. Et entendre les voix de mes frères et sœurs, si jamais ils nous cherchaient. Je pris une petite boite carrée recouverte de papier d'emballage avec des pingouins portant des tuques de Noël sur la tête et la tendit à Charles.


-Joyeux Noël!

J’espérais seulement qu'il soit content de sa montre griffée en or blanc, sous laquelle j'avais fait gravé l'inscription: «Merci d'être dans ma vie... D», en français, bien sûr! Je plantai mon regard dans le sien et lui fis mon plus beau sourire, en essayant de ne pas trembler en tenant la boite dans les airs, le temps qu'il la prenne...

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Dim 25 Mai - 20:56

À première vue, quand on me connait, on peut trouver que Deborah n'est pas mon genre de fille. Même si je vois plus facilement le positif chez les gens, je ne suis ni complètement stupide ni aveugle. Je sais bien qu'avec l'emploi qu'elle occupe, elle ne peut pas être comme une fille normale qui va m'attendre à la maison avec un bon souper de préparé et nos enfants bien sagement assis en train de faire leurs devoirs. Deborah n'est pas une fille comme ça, une fille qui devient une épouse, une fille comme mes collègues policiers fréquentent tous. Les danseuses ne sont majoritairement pas comme dans les films: de pauvres victimes en train d'attendre que le prince charmant les sorte de leur mauvaise vie. Je ne suis d'ailleurs pas un prince charmant. Je me vois plus comme un chevalier maladroit. Deborah n'attend personne pour changer sa vie: elle l'a choisie et elle ne laissera pas un quelconque homme lui dicter sa conduite.

Je sais bien que ceux qui savent que je passe du temps avec Deborah (et au Velvet Dream) me prennent pour un con. Ils pensent certainement que je me laisse manipuler par elle parce que je suis trop gentil. Ils se disent que je devrais me trouver une fille bien - genre leur soeur ou l'une de leurs amies - plutôt que me laisser avoir par une fille facile et superficielle. Les gens sont doués pour juger et pour savoir ce qui est bon pour les autres. Avec Deborah, je sais à qui j'ai affaire. J'ai découvert chez elle un naturel déconcertant qui me ravit, mais ce n'est pas tout: elle me fait du bien. Sa seule présence m'enlève complètement à mes craintes ou mes souvenirs lugubres. Je me suis même surpris à avoir envie de lui parler de Mégane, pour qu'elle sache qu'une petite fille plus lumineuse que le soleil a déjà existé. Je ne l'ai pas fait parce que je n'ai pas de mots ou, du moins, pas de mots assez courageux pour sortir de ma bouche.

Je ne me fais pas de scénarios: Deborah ne deviendra pas l'épouse modèle que toutes les revues de décoration ont sur les photos de leurs chambres d'enfants ou de cuisines modernes. Ni pour moi ni pour aucun homme, et ce, même si elle tombe amoureuse. Elle ne portera pas de tablier tout taché ou de robes de maternité super quétaines. Ces clichés ne sont pas pour Deborah...et je pense que c'est ce qui m'attire chez elle. Pas par envie de contradiction envers tout ce que je devrais logiquement attendre de la vie, mais parce que je sens que je pourrais être heureux juste en la rejoignant après des heures à arpenter New York, pour se faire des cupcakes au milieu de la nuit. Pour ça, et parce que je ne ressens pas en moi ce qu'il faut pour bâtir une famille. J'ai perdu une fille et je suis trop lâche pour en fabriquer une deuxième. J'ai peur de la détester, et je me dégoûte quand je ressens de la haine...

Oh et...oui, j'ai déjà réfléchi à tout ça. Mais pas tout en même temps: je veux éviter le plus possible les crises de douleur.


-Il bave un peu moins que son père, quand même!

Même si je justifie le mieux possible mon intérêt pour Deborah, je ne peux nier que mon attirance physique pour elle ainsi que cet effet de coup de masse que ses yeux ont sur moi ne nuisent pas à mon envie de la voir. Aussi, quand je l'entends rire, je souris automatiquement. Ensuite, et seulement ensuite, je comprends sa blague et je ris. J'aime tellement les filles qui font des blagues. Ça change des policières qui se prennent trop au sérieux.

Je regarde Deborah ouvrir le cadeau donné par sa mégère de soeur. Je ne vois le cadeau que lorsqu'elle porte l'ensemble près de son corps et je réalise que je ne faisais que fixer son visage et non ce qu'elle faisait, jusqu'à ce moment. Je suis un peu gêné, mais j'essaie de rester naturel. Je suis certain que je souris comme un imbécile, mais elle doit commencer à avoir l'habitude de cet air qui est collé presque en permanence à mon visage quand elle est dans les parages.


[color=purple]-Tu es FOLLE![/img]

Je suis d'accord avec elle, mais je me garde bien de le dire.

-Je te donnerai ton cadeau un peu plus tard, je l'ai oublié dans ma chambre.

POURQUOI, mais POURQUOI est-ce que l'idée de son corps nu me vient aussi rapidement et aussi naturellement? Je suis un pervers, voilà. C'est juste que sa phrase...non, je n'ai pas d'excuse. Charles Demers, québécois exilé et pervers. Je prends une gorgée du verre d'eau que j'ai apporté avec moi dans le salon en espérant que le liquide maintenant tiédi chasse mes pensées coupables.

Je me sens un peu à part pendant que les Lackey ouvrent leurs cadeaux, mais je ne me sens pas trop mal: c'est normal que je ne fasse pas partie du clan, car ils sont une famille. D'ailleurs, je suis touché en voyant à quel point ils ont l'air de s'aimer. Le frère de Deborah aide même l'autre soeur, celle qui ne danse pas, à déballer ses cadeaux. Ils ont l'air très proches.

Deborah finit par me tirer par le bras, alors que je suis un peu dans la lune, à me dire qu'il commence à se faire tard et que je devrais partir si je ne veux pas être de trop. Elle me fait signe de la suivre et je me souviens de ses paroles concernant le cadeau. Je comprends donc le message et me lève, Sam sur les talons. Je prends un instant pour m'arrêter à mon manteau avant de m'engouffrer dans sa chambre.

***

Quand Deborah me donne une petite boîte, je fige stupidement. Pourtant, je me doutais bien qu'une invitation pour un réveillon de Noël impliquait des cadeaux. Je suis néanmoins touché, avant même de découvrir l'objet.

Je reste comme un poisson devant la montre. Je n'ai pas l'habitude du luxe, mais je sais le reconnaître parce que je le reprends souvent des mains des voleurs imprudents que j'arrive à intercepter. Mon coeur se met à battre super fort dans mes oreilles quand je lis la petite inscription.


-M...merci, Deborah... Ça me touche beaucoup.

Comme je ne sais pas quoi dire de bien intelligent (ce qui n'a rien de nouveau pour moi), je m'empresse de tendre à Deborah la petite boîte que j'ai mis dans mes poches quelques minutes plus tôt. J'essaie de ne pas trop réfléchir au fait que mon cadeau est peut-être débile (Deborah a-t-elle déjà des dizaines de colliers en argent en forme de petit coeur? Est-ce qu'un coeur, ça fait trop sérieux? Trop émotif? Trop...nul?) parce qu'il est trop tard maintenant et parce que je dois limiter mes réflexions si je ne veux pas me tordre de douleur.

-J'ai un petit quelque chose pour toi, moi aussi...Ce n'est rien de grandiose, mais je l'ai choisi pour toi.

_________________
Tu ne parles qu'une langue, aucun mot déçu
Celle qui fait de toi mon autre, l'être reconnu

Il n'y a rien à comprendre, et que passe l'intrus


Mais jamais trop loin de l'autre
Nous serions maudits:
 
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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Jeu 12 Juin - 11:17

Depuis le temps que j'étais vivante... Je veux dire, après la mort puis la phase feu follet flamme et aussi celle intangible... Donc, oui en théorie je n'étais pas vivante comme l'entende les humains, mais au moins je vivais normalement, je pouvais respirer et toucher des choses... Bref, depuis que j'étais devenue tangible, j'avais passé plusieurs prétendants. Non pas que je les collectionnais, mais quand je sentais une étincelle particulière entre moi et un homme, je ne me gênais pas pour aller allumer l'incendie. Ainsi, plusieurs aventures d'un soir, quelques expériences encore plus courtes que ça, quelques flirts de quelques jours et aussi quelques relations un peu plus sérieuses qui se comptaient en mois. Elles était rares, mais elles existaient. Je ne laissais rarement quelqu'un m'approcher suffisamment longtemps. Je n'étais pas ce genre de garce qui disait ne pas mériter tous ces mecs. En fait, plusieurs de ceux qui étaient passés dans ma vie étaient vraiment bien et, dans d'autres circonstances, auraient été parfaits pour moi. Mais bon, le bonheur et la sécurité de ma famille passait avant tout. Je ne pouvais construire rien de trop sérieux sur le long terme, parce que si je faisais ça, l'homme en question devrait en apprendre plus sur moi et mon passé. Je les laissais donc plutôt en marge de pas vie, pour ne pas qu'ils comprennent tout ce que ma famille avait traversé et toute la vérité qui nous entourait.

Si on analysait les hommes qui étaient passés dans ma vie, on se rendrait vite compte que je n'avais pas vraiment de genre. D'ailleurs, c'était quoi cette manie de tout mettre en genre, en catégories...? Comme si tout pouvait se classer dans des petites boites et que le tout pouvait être bien rangé dans une bibliothèque... J'aimais l'ordre et la logique. J'aimais que mes choses soient bien classés et rangées selon un ordre précis. Seulement, tout ne pouvait pas se classer. Surtout quand ça concernait des êtres humains et des personnalités. On ne pouvait pas mettre les gens dans des boites. Les boites sont faites pour les choses, pas pour des humains! Bref... je n'ai pas de genre particulier d'hommes. Je n'étais pas ce genre de filles qui recherchaient absolument un trait physique ou un trait de caractère chez un homme et qui ne regardait aucun autre qui ne les possédaient pas. Un homme n'avait pas à être blond ou brun pour me charmer. Il ne devait pas aimer les chiens ou la moto. Il n'avait pas à écouter du jazz ou du rock. Il ne devait pas non plus connaître les fleurs ou observer les étoiles. Les hommes qui me plaisaient me plaisaient tous pour des raisons différentes. Certains avaient un charme naturel, d'autres une confiance en eux qui donnait envie de passer du temps avec eux, pour comprendre pourquoi ils s'aimaient tant. Certains étaient plus réservés et mystérieux et c'est ce qui me charmait. Comme Charles. Bien sur, son visage était très beau, traits harmonieux, presque parfaits, yeux profonds qui étaient comme des aimants. Et son corps... devais-je vraiment rappeller comme il était musclé, fort et beau, lui aussi? Bref, bien sur, Charles me plaisait physiquement. mais il y avait plus que ça. Plus qu'une simple attirance physique. Charles était mystérieux et discret. Il était un mec bien, franc, honnête et aurait pu facilement vivre le rêve américain dont tout le monde parle: emploi payant et stimulant, une jolie femme, une grande maison en banlieue chic, des enfants, un chien, trois voitures... Mais il avait choisi autre chose. Et j'adorais ça! ayant moi-même choisi un mode de vie hors-norme, je comprenais son besoin de quelque chose de différent. De plus, depuis que nous nous connaissons nous sommes le plus transparents que possible l'un envers l'autre. J'avais mis carte sur table dès le départ et j'avais été ravie de ne pas trop l'effrayer.

L'inviter à venir célébrer avec nous et lui trouver un présent avaient été pour moi très important. Je tenais vraiment à célébrer ces moments avec lui, c'est comme si j'avais besoin de lui à mes côtés.


-M...merci, Deborah... Ça me touche beaucoup.

Avec Charles, je me sentais différente. Charles était plus qu'un simple client pour moi. Un ami, certainement. Il avait été mis au courant de plus d'une de mes chicanes avec Atara et de quelques problèmes qui s'étaient produits au Velvet et de pleins d'autre trucs aussi. Malgré tout, il ne s'était jamais enfui et j'aimais sa présence. Je me sentais moi-même avec lui. Il me faisait du bien. Il me faisait me sentir autre chose qu'une danseuse banale et stupide. Charles était aussi peut-être plus qu'un ami dans mon cœur. Je serais prête à bien des choses pour lui. Je ne dis pas que je serais prête à changer complètement de vie, mais disons que je pourrais mettre de côté plusieurs autres hommes pour quelque chose de plus stable avec lui. Oh mon Dieu... je n'avais pas vraiment pensé à ça hein? Mes propres sentiments me faisaient peur parfois...

-J'ai un petit quelque chose pour toi, moi aussi...Ce n'est rien de grandiose, mais je l'ai choisi pour toi.

Ces paroles me touchèrent. Il avait pensé à moi. Il m'avait choisi un cadeau rien que pour moi. C'était bon signe non? Je remarquai qu'il me tendait une petite boite. Folle de joie, mais voulant tout de même cacher mon émotion démesurée, je m'en saisis vivement avec un grand sourire. Je l'ouvris et en eut le souffle coupé. Le cœur argenté et sa chaine étaient sublimes.

-Charles! C'est magnifique!

Je sortis tout de suite le collier de sa boite. Je voulais le porter immédiatement. Il n'allait pas à la perfection avec ma robe, vu son encolure, mais je m'en foutais. Je voulais le sentir autour de mon cou, comme une promesse rassurante que Charles serait toujours là... Je le tendis à Charles, me mis de dos à lui et prit mes cheveux avec ma main pour les placer sur le côté et lui faciliter la tâche. Je sentis ses doigts effleurer la peau de mon cou et je sentis un frisson parcourir mon échine. Je fermai les yeux quelques instants et prit une grande respiration, sans être trop sonore, pour ne pas qu'il remarque que j'étais vraiment une adolescente en chaleur en ce moment. Une fois le collier bien fixé à mon cou, je me tournai vers lui, m'approchai un peu plus et mit mes bras sur ses épaules, autour de son cou.

-Merci, Charles.

Je m'approchai encore plus de lui, de sorte que nos deux visages n'étaient plus maintenant qu'à quelques millimètres. Je pouvais sentir la chaleur de sa peau tellement nous étions proches. Je restai ainsi quelques secondes, à apprécier la chaleur et la tension qui montait de plus en plus, puis je déposai mes lèvres sur les siennes. Doucement, tendrement, au début. J'avais pris mon temps pour ce baiser et je l'avais imaginé si souvent, je voulais me délecter de chaque demie-seconde dont il serait composé. Surtout que je ne savais pas si Charles n'allait pas me repousser. Les amis remerciaient-ils toujours les présents par un baiser? Les lèvres de Charles étaient douces et goutaient un peu le gâteau. Je sentis rapidement comme une décharge dans mon ventre, comme si un feu d'artifice s'y était déclenché. J'avais chaud, comme si j'allais exploser. Voilà, ce n'était pas des feux d'artifices dans mon ventre, mais plutôt une explosion. J'étais devenue un volcan en éruption. Puis, la passion et le désir de plus prirent le dessus. Je voulais plus de ceci. Plus de cette peau, de cette chaleur, de ces lèvres, de cet homme. J'agrippai la base de ses cheveux d'une main et glissai mon autre dans le haut de son dos tout en le caressant. Je mis timidement ma langue entre ses lèvres et espérai ne pas aller trop vite.

-DEBORAH!!!! Venez, on va jouer à un jeu et on a besoin que vous soyez là!!!

Foutue Atara... J'avais envie d'aller lui couper la langue puis de revenir embrasser Charles. Je mis fin au baiser le plus doucement possible, puis je reprit mon souffle en laissant ma tête appuyée contre son épaule quelques instants. Je plantai mes yeux dans les siens et lui donnai un rapide et doux baiser avant de sortir de ma chambre en le tenant par la main. Une fois au salon, je chassai de ma tête les différentes finales de ce baiser qui tourbillonnaient dans ma tête. Plus j'y penserais, plus je serais mal à l'aise et plus j'en voudrais à ma sœur. Uns fois au salon, nous primes place sur le sofa que nous avions occupés plus tôt, Sam reprit sa place également et nous avons commencé une partie de Clue - j'aimais tellement ce jeu! - et avons enchaînés ainsi différents jeux de société.

***

Samson fut le premier à mentionner qu'il partait, Myriam le suivit derechef et Charles partit en même temps. Je fis la bise à Myriam comme le font les filles populaires dans les films américains, c'est-à-dire sans se toucher. Elles le faisaient pour ne pas ruiner leurs maquillages, je le faisais parce qu'elle était intangible. Je fis un gros câlin à mon frère et lui plaquai un bisou sur la joue, puis je me tournai vers Charles et Sam. Je m'agenouillai pour caresser et cajoler Sam, puis me relevai, évitant de peu une lichette au visage de sa part. Je regardai Charles dans les yeux, puis lui fit un câlin à lui aussi, en lui déposant un subtil baiser dans le cou et deux autres sur les joues. Quand tout le monde fut parti, je soupirai bruyamment, à la fois d'aise et d'épuisement, en m'appuyant sur la porte en la fermant.

-Oufff... je suis comblée, mais crevée. C'était vraiment une belle soirée! On ramassera demain... Bonne nuit Atara!

Je la pris dans mes bras et la fis virevolter quelques instants dans les airs, puis je m'éloignai à reculons et lui soufflai un baiser avant d'aller m'enfermer dans ma chambre. C'était probablement un des plus beaux Noel que j'avais vécu. Et, je sentais que j'allais faire de bien beaux rêves cette nuit...

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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Mar 17 Juin - 19:19

Je ne suis pas le genre d'homme à vivre en fonction des attentes des autres. Je fais ce qui me semble bien et ce qui me rend heureux. Peut-être que ça serait plus facile de suivre les conseils et recommandations de tout le monde pour me bâtir une vie comme on nous vante à la télé, mais ça ne serait pas moi. Je n'ai pas besoin de l'approbation des autres pour exister. J'ai connu des gens qui se sont empêchés d'être avec une personne par que c'était soi-disant une personne avec qui ils ne seraient jamais heureux. Je ne dis pas que l'amour est plus fort que tout et qu'il ne faut pas se servir de sa tête mais, en même temps, si je veux réfléchir plutôt que ressentir, je vais checher la compagnie d'une encyclopédie et non celle d'une fille... De ces gens-là qui ont écouté les autres et les conventions,  j'en ai vu à qui ça a réussi. Ils se sont trouvé un travail, une épouse, une vie de rêve...et j'ai vu comment ils étaient en paix avec eux-mêmes. Sauf que j'ai vu le contraire aussi. J'ai vu des gars se détruire pour le regard des autres. J'en ai vu laisser partir une fille que leur maman n'aimait pas et continuer à penser à elle même après cinq relations avec des filles qui, supposément, étaient faites pour eux... Je ne détiens pas la vérité absolue sur l'amour et sur la vie, mais je suis convaincu que j'ai raison de ne pas laisser les autres choisir à ma place quelle fille doit retenir mon attention.

Deborah Lackey retient justement mon attention depuis un bout de temps. Elle a quelque chose de spécial. Je sais bien qu'elle est loin d'être un ange, mais ai-je besoin d'un ange? J'ai déjà eu un ange. J'en ai déjà eu plusieurs. Ils sont tous partis battre des ailes dans un ailleurs où je ne suis pas, un ailleurs où je n'ai pas hâte d'aller. Alors, ce soir, je fête Noël avec cette fille différente des autres parce que, et j'ai conscience que c'est pathétique et ridicule, elle est ce que j'ai de plus proche d'une famille, avec mes quelques autres rares amis.

Souvent, je m'ennuie du temps des fêtes du Québec. La neige me manque... moi qui ai sacré tellement de fois contre les tempêtes, contre le froid, contre le maudit pelletage à tous les jours de la semaine de, la neige me manque terriblement. Il en tombe de temps en temps à New York. J'appelle ça des échantillons.


-Charles! C'est magnifique!

Je me sens comme un enfant qui est mis sur le tableau d'honneur de sa classe. Je me retiens à la dernière seconde de lui dire que son cadeau est bien moins magnifique qu'elle. Je suis fier quand je réussis à retenir les conneries qui pourraient gâcher complètement les moments comme ceux-là. Conserver l'attitude d'un adulte responsable me devient encore plus difficile quand Deborah m'expose son cou pour que j'y attache son collier. Je suis nerveux et je passe tout près d'échapper le foutu bijou. Je le rattrape juste assez vite pour que ma maladresse passe inaperçue.

-Merci, Charles.

Je sens se dessiner sur mon visage un sourire que je devine vide de toute intelligence. Je ne suis déjà pas une lumière mais, en plus, avec une fille aussi près de moi, mon QI descend de moitié.

Le baiser me prend  par surprise. Je commence à avoir l'habitude que Deborah envahisse mon espace personnel sans me faire comprendre clairement ce qu'elle attend de moi. Avec le temps, je me suis convaincu qu'elle n'est qu'une personne plutôt physique qui a besoin de contact avec les autres. Je reste donc immobile quelques secondes, niaisement pétrifié par cette marque d'affection plusieurs fois imaginée. Parce que, oui, ce n'est pas parce que Deborah ne m'a pas exprimé des sentiments plus forts que ce l'amitié que je ne me suis jamais fait de scénarios un peu coupables. Un peu. Juste un peu. Promis.

Il est trop tard pour revenir sur ma promesse, finalement?

Je me laisse entraîner dans ce baiser étourdissant et brûlant sans chercher à y comprendre quoi que ce soit. J'aurais bien le temps, une fois chez moi, de me donner mal à la tête avec la psychologie féminine.


-DEBORAH!!!! Venez, on va jouer à un jeu et on a besoin que vous soyez là!!!

La sirène des enfers retentit... La récréation est terminée. Pourquoi ai-je l'impression qu'Atara a fait exprès de nous déranger?

Je reste souriant malgré tout: la décharge que vient de me procurer le baiser de Deborah est beaucoup plus puissante que la frustration créée par les cris de sa soeur. Je la suis au salon, craigant que nos actions se lisent sur notre visage. Je me sens stupide d'être aussi fébrile. Je n'ai plus treize ans et je viens d'embrasser une fille. Ça ne devrait pas être si grand dans mon esprit, non?

***

]Je suis lamentable à Clue. Je me mélange dans mes cartes et je pose les mauvaises questions. Mais je ris et je ne suis pas mauvais perdant.

***

Quand je vois Samson et Myriam quitter la soirée, je décide de faire de même. Je ne veux pas être l'invité gênant qui colle. Je n'ai pas l'impression qu'Atara est triste que je parte. Deborah me serre contre elle et je n'ai pas envie de la laisser s'éloigner, mais je ne peux pas rester sur le tapis d'entrée pour le restant de mes jours. J'apprécie les baisers, particulièrement celui dans le cou. Je ne suis pas venu à ce réveillon en ayant ce genre de projets, mais ça me plait particulièrement que Deborah me témoigne ce genre d'affection. Il va falloir que je me surveille: il ne faut pas que je m'explose la tête à analyser ses intentions. Je vais juste prendre les choses comme elles viennent. Oui. Bonne idée.

J'y crois presque, hein.

Je remercie Deborah et Atara une dernière fois et je sors avec Sam. Je marche un peu avec lui et je le laisse courir dans la fraicheur de la nuit. Le couvre-feu est passé, mais j'ai emmené mon insigne.  De toute manière, je sais que même  la police de New York sait montrer un bel esprit de Noël.
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MessageSujet: Re: A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ] Mar 17 Juin - 20:00

Je comprenais que Deborah ait envie de se rapprocher d'autres personnes que notre famille. Je n'approuvais nullement cette initiative, mais je la comprenais. Il était impensable qu'elle soit complètement comblée simplement par nous trois. Il était normal qu'elle partage son lit avec des hommes, entre autres. En dehors de Myriam qui ne possédait pas de corps, nous nous abandonnions tous aux plaisirs de la chair et il était hors de question que ce soit entre nous. C'était évident et cela n'avait jamais soulevé de questionnement d'aucune sorte chez nous. Je n'en voulais pas à Deborah de se taper Charles Demers. Pas du tout. Même s'il était un policier. J'avais moi-même couché avec des hommes de tous les genres.

Bon, je ne pouvais nier complètement que je préférais quand elle fréquentait des types moins dangereux pour notre famille. Quatre meurtriers et un policier, cela pouvait faire une super comédie familiale pleine de rebondissements mais, dans la vie, c'était vraiment plus difficile à gérer. Ce Charles si souriant et blagueur représentait une menace pour ma famille. S'il découvrait une information dérangeante sur notre passé, nous pourrions aboutir en prison. Il ne s'agissait bien sûr pas du premier homme de cette catégorie que Deborah fréquentait et, jusqu'à présent, elle avait très bien su les manipuler. Toutefois, Charles semblait lui faire perdre la raison encore plus que tous les autres jolis garçons qui lui avaient donné de l'attention jusqu'à présent. Je craignais qu'il arrive à la rendre folle au point qu'elle nous trahisse. Je ne la pensais pas capable de nous vendre volontairement mais, tout au long de ma vie, j'avais vu l'amour faire commettre les pires imprudences. J'appréhendais le moment où Deborah risquait de faire suffisamment confiance  à son policier pour lui dire le mot de trop qui nous condamnerait. J'étais peut-être paranoïaque et j'aurais probablement dû faire plus confiance à ma soeur qui ne nous avait jamais trahis, mais je préférais rester sur mes gardes. Quiconque n'était pas ma famille représentait l'ennemi.

Maddie était une exception. En partie. Je l'adorais plus que quiconque hors de ma famille et elle savait tout de moi, mais j'avais constamment peur de ne pas tout savoir d'elle. J'avais le besoin d'envahir les gens que j'aimais dans tout leur personne et même Maddie n'arrivait pas à combler ce besoin.  J'étais trop intense et je le savais, mais je savais aussi que je ne serais jamais autrement.

Je n'avais moi-même jamais connu l'amour. En des centaines d'années d'existence, je n'avais rencontré personne ayant percé toutes mes barrières, personne pour compter suffisamment pour que je lui abandonne totalement ma confiance. J'avais foi en Maddie et en son amitié. Avant ma mort, elle comptait encore plus pour moi qu'aujourd'hui parce que, et j'avais du mal à totalement l'accepter, j'avais changé. Je n'étais plus exactement la même Atara que celle qu'elle avait connu. Désormais, j'étais une meurtrière enragée dépendante du sang qu'elle faisait couler et je n'avais toujours pas confié cette partie de moi à Maddie...En fait, Myriam ignorait que je continuais à tuer depuis que j'avais acquis ma tangibilité. Samson n'en avait aucune preuve, mais je savais qu'il était bien du genre à se mettre le nez partout.  Je prenais donc pour acquis qu'il se doutait de quelque chose. Il n'y avait que Deborah, au monde, avec qui je partageais tout: mes rires, mes meurtres, mes angoisses... J'essayais de réserver au reste de ma famille ainsi qu'à ma Maddie adorée le meilleur de moi en toutes circonstances. Toutefois, il arrivait, au besoin, que je fasse des confidences à mon amie, ce qui serait le cas dans les jours qui suivraient ce réveillon raté.

J'avais songé à demander à Maddie d'aller draguer ce policier pour l'éloigner de Deborah. Je savais que mon amie n'était pas du genre à s'attacher aux hommes et l'idée qu'elle puisse démolir cet avorton et montrer à Deborah que son intérêt pour lui était ridicule m'avait parue géniale. Toutefois, j'avais vite déchanté: si ce Demers avait si facilement charmé ma soeur, rien ne me garantissait qu'il n'aurait pas un effet dévastateur sur Maddie. Je ne voulais pas la sacrifier quand je me savais capable de trouver des dizaines d'autres solutions pour le sortir du paysage.

Je fus comblée lorsque je vis le visage de Deborah se fendre du sourire le plus radieux. J'aimais trouver les meilleurs cadeaux, surtout pour elle. Je m'empressai d'ouvrir mon propre présent et je hurlai comme une hystérique en le découvrant. Ma soeur était parfaite. PARFAITE. Ce cadeau était idéal. J'avais envie de me dénuder au beau milieu du salon pour ensuite le revêtir, mais ce débile de policier en profiterait certainement pour se rincer l'oeil.


-C'EST UNE PURE MERVEILLE. JE MEURS DE JOIE.

-Nous pourrons les essayer plus tard ensemble, si tu veux...?


Bien sûr que nous allions les essayer ensemble. Nous serions incroyablement merveilleuses. Je le savais.


***


Je faillis décrocher la télévision du mur, la lancer sur le sol et la piétiner en hurlant lorsque je remarquai l'absence de Deborah au salon. Elle était partie avec l'intrus. Elle en avait profité pour s'éclipser alors que je parlais avec Samson. Je trouvai rapidement une idée pour la sommer de revenir avec tout le monde. Si elle pensait pouvoir aller se coller sur Charles Demers lors de MON réveillon de Noël...


***


-Oufff... je suis comblée, mais crevée. C'était vraiment une belle soirée! On ramassera demain... Bonne nuit Atara!

Je restai planté à la fenêtre sans rien dire, le coeur lourd. Je fixai celui qui avait gâché ma soirée avancer sur le trottoir en espérant qu'une voiture ferait une sortie de route pour venir le faucher. Ce Noël avait été affreux. Je ne me sentais jamais aussi seule que lorsque Deborah me faisait sentir qu'une autre présence que la mienne avait plus d'importance. Je laissai ma soeur aller se coucher. Je restai longtemps à la fenêtre en me remémorant des jours plus heureux, des réveillons où la main de ma soeur était dans la mienne. Et des réveillons plus anciens, aussi, alors que nous étions encore cinq...


Through the years
We all will be together,
If the Fates allow
Hang a shining star upon the highest bough.
And have yourself A merry little Christmas now

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Gifs fantastiques sur ma vie:
 


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A Christmas Just Like The Ones I Used To Know [TERMINÉ]

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