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Ordre et discipline [Holmes]

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Serpentard bien élevé
avatarJim V. Crowley


Messages : 257
Date d'inscription : 31/10/2013
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


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Phobie: Faire honte à sa famille.
Ambition secrète: Arriver à s'intéresser réellement au monde des affaires ou que sa famille donne de l'importance à quelque chose qu'il aime.

MessageSujet: Ordre et discipline [Holmes] Jeu 23 Oct - 20:59

La maison des Crowley avait été reconstruite après l'ouverture de la brèche. Elle se situait sur le même terrain que sa prédécesseure et avait pour voisine une autre maison Crowley, un peu plus modeste quoique exagérémet luxueuse elle aussi, celle où habitaient Melany et son père. Les parents de Jim avaient utilisé leurs importantes ressources financières pour s'assurer d'habiter ce qui s'apparentait plus à un château qu'à une maison ordinaire. Déjà, vue de l'extérieur, elle était imposante. Large, longue et haute de trois étages, elle était difficilement cachée par la clôture grillagée qui faisait le tour complet du terrain. Son revêtement était sombre et sobre, tout somme son toit. Chaque matériau utilisé crachait au visage du monde l'opulence de la famille Crowley.

L'étage le plus élevé de la maison n'était que rarement visité par des invités. Il contenait, entre autres, le bureau du père de Jim, celui où se trouvaient les dossiers confidentiels qu'il ne fallait surtout pas aller consulter secrètement. Un second bureau se trouvait au rez-de-chaussée. C'était à cet endroit que M. Crowley recevait ses clients lorsqu'il devait les rencontrer chez lui. Jim y allait fréquemment, lorsque ses parents lui faisaient comprendre que sa présence était requise pour tisser des liens avec des gens importants.

Pour les réunions moins protocolaires, les Crowley disposaient d'un salon très spacieux. C'était à cet endroit que Jim recevait son élève. Il avait entendu que certains étudiants de ses cours s'entraidaient en se retrouvant dans la chambre de l'un ou de l'autre et cette idée l'avait troublé: qui souhaitait faire entrer un collègue dans un lieu aussi privé? De toute manière, le salon était un endroit beaucoup plus pratique, en plus d'être supérieurement convenable, pour étudier. La luminosité y était idéale, que ce soit quand elle passait par les gigantesques fenêtres de la pièce ou quand les lustres suspendus à son plafond y diffusaient leur lumière. Un coin du salon était aménagé pour le thé, avec des fauteuils confortables sans être trop moelleux et une table ronde. Cet endroit était parfait pour essayer de dompter le cerveau rebelle de Frederik Holmes. Avec le temps, Jim avait compris que le jeune homme n'était pas tout simplement stupide: son esprit était borné et refusait d'enregistrer certaines notions.

Ce soir-là, le jeune Felidae était justement en présence de son unique élève. Si ce dernier avait été plus doué, d'ailleurs, Jim aurait peut-être pu s'en débarrasser plus rapidement, mais il lui semblait parfois qu'il serait obigé d'enseigner à ce demeuré pour les cent prochaines années. En ce soir de novembre, Jim faisait réviser à son élève des notions simples de français depuis près de deux heures, et il semblait presque que l'autre jeune homme comprenait quelque chose. Le Felidae lui avait donc remis un petit examen à faire.  Il avait profité du fait que son invité indésirable était occupé pour vérifier son téléphone. Il n'avait naturellement aucun message: personne ne lui écrivait en dehors de ses parents, lesquels ne le faisaient pas quand il se trouvait dans la même maison que lui.

Jim avait parcouru le test rempli par Frederik en contenant difficilement son impatience. Il devait le faire exprès de se montrer aussi con. Il n'y avait pas d'autre explication.


-Le principe de la question à choix de réponses est qu'il faut encercler UNE réponse.

Son ton était froid et sec. Il n'était pas du tout amusé par l'attitude de Frederik. Il détestait suffisamment lui donner des cours sans en plus devoir affronter le manque de sérieux de son élève. Il déposa l'examen devant Frederik et, à contre-coeur, déplaça son petit fauteuil pour qu'il se retrouve juste à coté de celui de l'autre jeune homme. Puis, il entoura au stylo, de manière un peu brusque, la bonne réponse à la question où Holmes avait entouré deux des options proposées. Il encadra ensuite une autre question, d'un rectangle très droit pour quelqu'un qui n'utilisait pas de règle.

-Je ne t'ai pas donné de limite de temps...et tu ne réponds même pas à toutes les questions?

ll soupira bruyamment, mais son soupir fut interrompu alors que son regard trébuchait sur une réponse donnée par Frederik. Ses sourcils se froncèrent.

-Sérieusement, Holmes?

Il souligna d'un trait extrêmement droit, bien que rapide, ce qui venait d'attirer son attention.

-Tu te moques définitivement de moi. De plus en plus, à chaque cours.

Ce n'était pas une accusation: c'était une constatation calme et lasse.

-Comment veux-tu que je t'aide à faire des progrès si tu n'y mets pas de sérieux? Tu fais comme si tu comprenais les notions et, quand vient le temps de les appliquer, tu fais n'importe quoi. On dirait que tu ne lis même pas les questions.

Jim n'avait pas haussé la voix, car il avait été élevé à toujours garder son calme et, surtout, il ne souhaitait pas attirer l'attention de sa mère. Toutefois, sa frustration était facilement perceptible dans son ton.
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avatarFrederik Holmes


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MessageSujet: Re: Ordre et discipline [Holmes] Jeu 20 Nov - 10:53

Frederik habitait toujours avec ses parents. Ils vivaient dans un appartement luxueux du quartier Helheim et, puisqu'il comportait plusieurs pièces, Frederik et ses parents ne se marchaient pas sur les pieds. Ils avaient trois chambres, même s'ils n'en utilisaient que deux, ainsi qu'une cuisine, une salle à manger, un salon, deux bureaux, une salle de bains et une salle d'eau. Le tout réparti sur deux étages, les Holmes étaient plutôt bien installés. Cependant, aussi spacieux pouvait être leur appartement, il n'était pas comparable à la maison des Crowley. La maison était tellement grande que cela frôlait le ridicule, selon Frederik, qui ne comprenait pas à quoi pouvait bien leur servir toutes ces pièces. De plus, même s'il y avait plusieurs fois que le jeune homme venait rencontrer son tuteur directement chez lui, Frederik continuait à être impressionné par la richesse qu'il voyait chez les Crowley. Il faisait toujours le même chemin pour se rendre dans le salon qui leur servait de salle d'études lors de leurs rencontres, mais Frederik était heureux de toujours s'y faire escorter, car il doutait être capable de s'y rendre par lui-même, vu l'immensité de la maison. Le jeune Holmes se demandait à chaque fois comment les habitants de la demeure faisaient pour se retrouver dans ces dédales de couloirs et pour se souvenir où était chaque pièce.

Frederik ne s'habituait pas au luxe. Ses parents avaient de bons salaires, ce qui permettait à la famille de vivre selon un certain rythme de vie et qui était tant mieux. Ils avaient bien d'autres problèmes à régler à l'interne sans avoir à se soucier de l'argent en plus. Ainsi, avec ce que ses parents gagnaient, ils en avaient assez pour s'acheter un morceau de linge neuf par semaine. Mme Holmes utilisait son privilège hebdomadaire avec une grand joie, heureuse d'avoir un prétexte pour sortir de chez elle. Elle achetait en même temps les nouveaux vêtements des hommes de sa vie, car son mari n'avait pas le temps de le faire et Frederik, lui, ne magasinait pas, car il ne voyait pas l’intérêt de porter des marques déposées ou une fibre rare. Le jeune homme ne mettait que dans de grandes occasions les vêtements achetés par sa mère. Le jeune Holmes était particulièrement confortable dans ses jeans et ses chandails réguliers. Il avait froid dans la soie, avait chaud dans la laine, trouvait que le cachemire piquait et trouvaient que les chemises lui donnaient trop l'air sérieux. Il préférait donc, et de loin, porter du denim et du coton, malgré les supplications et les tentatives de sa mère pour lui faire mettre autre chose.

Ce jour-là, Frederik avait de la difficulté à se concentrer. Il n'avait pas très bien dormi, parce que ses parents s'étaient engueuler une bonne partie de la nuit et que Fred n'avait pas réussi à se rendormir, trop occupé à se retenir de ne pas aller frapper son père. Ainsi, se concentrer demandait toute son énergie à Frederik et il commençait à en manquer. Comme Cameron lui avait expliqué, dû à la fatigue, ses sens étaient plus à vif, rendant la proximité de Jim difficile à supporter. Trop de chaleur, trop de battements de coeur, trop de Jim... Quand le jeune Crowley lui avait fait passer son test, Frederik entendait trop clairement les battements de cœur de son tuteur et il ne pouvait se concentrer sur les mots. Les lettres se détachaient les une des autres pour danser sur le rythme que faisait le cœur de Jim. Ce faisant, Frederik avait bâclé le test, se disant qu'il en aurait fini plus vite. Mais il s'était trompé.


-Le principe d'une question à choix de réponses est qu'il faut encercler UNE réponse.

Jim était furieux et s'était rapproché de lui pour revoir l'examen ensemble. Frederik se retrouvait doublement pris au piège. Il ferma les yeux quelques secondes et serra ses poings, en les cachant sous la table, contre ses cuisses, tentant de rependre un certaine contenance et ne répondit pas à la remarque cinglante de Jim.

-Je ne t'ai pas donné de limite de temps...et tu ne réponds même pas à toutes les questions?
-Désolé, j'étais distrait...


Un soupir. Frederik avait toujours droit à des soupirs lors de ses cours privés avec le jeune Crowley. Parfois, il les comptait, pour essayer de se remonter le moral d'une façon quelconque. Aujourd'hui, il voulait se calmer et porter toute son attention sur Jim n'était pas un bon moyen d'y arriver. Le rythme cardiaque de Jim s'accélérait sous l'effet de sa colère, rendant les choses plus difficiles pour Frederik.

-Sérieusement, Holmes? Tu te moques définitivement de moi. De plus en plus, à chaque cours.

Las des reproches, Frederik tourna la tête vers la fenêtre et regarda l'horizon. Il laissa vagabonder son regard sur l'immensité verte que représentait le terrain de la maison. Et soupira à son tour. Il avait les poings toujours serrés et ses jointures devenaient blanches.

-Comment veux-tu que je t'aide à faire des progrès si tu n'y mets pas de sérieux? Tu fais comme si tu comprenais les notions et, quand vient le temps de les appliquer, tu fais n'importe quoi. On dirait que tu ne lis même pas les questions.

C'en était trop. Frederik perdit les pédales. Jim ne voulait rien comprendre et ne faisait que lui lancer son animosité au visage. Frederik acceptait déjà difficilement les coups et les insultes gratuites, depuis qu'il était un vampire c'était pire, mais aujourd'hui particulièrement, ça ne passait pas. Frederik se leva et se lança sur Jim, avec sa vitesse de vampire, ce qui les projeta tous les deux au sol et renversa la chaise du jeune Crowley. Frederik immobilisa Jim au sol avec son propre corps, lui agrippa le col de sa chemise en lui remontant légèrement le haut du corps et lui dit, les sourcils froncés, les yeux noirs de colère (et de vampirisme):

-HEY! Je suis DYS-LE-XI-QUE, Jim... Est-ce que j'ai le droit de ça?

Puis, Frederik relâcha Jim, se releva et se passa une main dans les cheveux, nerveusement.

-Désolé pour ça...

Frederik remis la chaise en place et retourna s'asseoir sur la sienne, les mains croisées sur la table, en regardant droit devant lui.

-Donc, euh... on reprends?

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MessageSujet: Re: Ordre et discipline [Holmes] Mar 6 Jan - 18:18

Jim rangeait toujours lui-même sa chambre. Une femme de ménage venait régulièrement s'occuper des pièces communes mais, tout comme ses parents, le jeune Crowley préférait tenir les inconnus à distance en ce qui avait trait à sa vie privée, bien que celle-ci soit peu impressionnante du point de vue d'une employée qui ne serait que passée avec un aspirateur et un plumeau. Jim avait remarqué que sa mère avait refusé l'entrée de sa chambre ainsi que celle de son bureau à la femme de ménage et que M. Crowley ne lui avait jamais déverrouillé le bureau à l'étage le plus élevé. Aussi, il y avait quelques années que le jeune homme avait averti la sympathique dame qu'il ne lui était pas nécessaire de passer par sa chambre. Il en faisait lui-même le ménage, lequel était toujours impeccable.

Quiconque visitait les quartiers de Jim Crowley aurait pu penser qu'il s'agissait d'un décor de revue de décoration. Les couleurs et le style étaient en harmonie avec le reste de la demeure, mais l'ensemble était plus sobre. Jim avait supprimé quelques éléments trop tape-à-l'oeil à son goût, au fil des années. Chaque objet avait sa place et était soigneusement rangé après usage. Jim ne souffrait pas d'un besoin maladif que tout soit dans un ordre précis, mais il se sentait oppressé par le chaos et s'arrangeait habituellement pour l'éviter.

Tout était toujours parfait chez Jim Crowley, que ce soit sa chambre, son vocabulaire ou son habillement. Ce souci proche de l'obsession pour se montrer irréprochable le faisait juger les autres très sévèrement sur ce qu'il considérait comme un manque de tenue. Kayla portait souvent des leggings, un vêtement qui collait à la peau sans offrir de réelle coupe et qui, habituellement, était constitué d'un tissu de basse qualité. Jim en avait presque une faiblesse physique à chaque fois qu'il la voyait vêtue avec si peu de goût, elle qui avait pourtant les ressources nécessaires pour se couvrir des robes les plus féminines, des hauts les plus recherchés et des pantalons les plus avantageux. Il avait un avis tout aussi arrêté sur les jeans - un vulgaire vêtement de travailleur nullement supérieur en qualité à de la toile industrielle - et les hauts simples de Frederik Holmes. Pourtant, l'autre jeune homme provenait d'une bonne famille. Il aurait dû s'habiller avec goût ou, du moins, quelqu'un aurait dû s'occuper de sa garde-robe.


-Désolé, j'étais distrait...

Il était distrait, bien sûr! Dans une pièce silencieuse, avec une ambiance idéale à l'étude, quelque chose nuisait à son attention. C'était tout à fait évident. Jim se retint de lui cracher son sarcasme au visage.

Le jeune Felidae était bien entraîné à se battre, même s'il n'avait jamais été engagé dans une réelle bataille. Il avait suivi des cours d'arts martiaux ainsi que des cours de tir. Il continuait aussi régulièrement à aiguiser ses facultés magiques. Toutefois, ne considérant pas Frederik comme un ennemi direct, il ne vit pas venir l'attaque et rien ne le prépara à riposter ou à se défendre. Il s'écrasa lourdement au sol sous le poids de l'autre jeune homme avec terreur, incompréhension et surprise.

Sous le choc, Jim resta paralysé sous le corps hautement plus massif que le sien alors que Frederik agrippait (et froissait!) le col de sa chemise. D'avance, le Felidae n'était pas fan des contacts physiques, mais être ainsi coincé entre le sol et la chaleur dérangeante d'un autre corps le dérangeait encore plus que l'attaque dont il venait d'être victime. Il allait d'ailleurs enclencher son pouvoir de choc mental quand son regard rencontra celui, étrangement sombre, de Frederik Holmes. Les yeux de l'autre jeune homme étaient anormalement noirs et inhumains. Cette constatation fut suffisante pour le détourner de son impulsion d'assaut magique, son cerveau ayant été facilement absorbé dans l'analyse de ce qui se trouvait à sa vue. Le regard de Frederik était celui d'un monstre, ce qui se révélait extrêmement intéressant dans la mesure où, officiellement, le jeune homme était humain. Sa famille possédait-elle des caractéristiques magiques ou était-il le seul chanceux de sa catégorie? Quelle magie était la sienne pour que Jim ne l'ait pas remarquée avant aujourd'hui?

Plus tard, Jim réaliserait que réfléchir aussi profondément lorsqu'on était attaqué par une personne d'une fois et demie sa taille n'était pas la réaction la plus adéquate pour survivre. Néanmoins, à cet instant, plutôt que le petit Felidae bien entraîné, c'était le cerveau aux milles racines qui avait pris les commandes et qui analysait plutôt qu'agir, et ce, à une vitesse de loin supérieure à celle d'une personne normale.


-HEY! Je suis DYS-LE-XI-QUE, Jim... Est-ce que j'ai le droit de ça?

Les mots mirent un moment avant d'être examinés par l'esprit du jeune Crowley, celui-ci étant encore figé sur l'anormalité des yeux de son assaillant. Lorsque le corps de Jim fut libéré du poids qui le clouait au sol, il revint un peu plus à la réalité et entreprit de se relever partiellement pour se retrouver en position assise.

-Dyslexique...

Jim se maudit d'être si longtemps passé à côté de cette évidence.

-Désolé pour ça...

Les excuses de Frederik le décrochèrent de ses méditations sur le cas intéressant qu'il représentait. Jim se leva et entreprit de lisser ses vêtements en sachant très bien qu'il n'arriverait à rien et qu'il devrait supporter leur allure imparfaite jusqu'au départ de son élève. Il en profita néanmoins pour chasser dans un coin de son esprit les réflexions au sujet de ce qui venait de se produire, même s'il lui était difficile de ne pas faire la liste de tout ce qui clochait chez Frederik Holmes. Il cibla la dyslexie de son élève qui, dans l'immédiat, méritait qu'on s'y attarde.

-Donc, euh... on reprends?

-Sinon tu me sautes dessus de nouveau?


Jim inspira et ferma les yeux un instant. Mais d'où lui venait cette agressivité? Provenait-elle d'une certaine frustration parce que ses pensées venaient d'être interrompues ou était-elle un résultat de la panique causée par la violence de Frederik?

Sans s'excuser de la manière dont il s'était adressé à lui, le jeune Crowley prit de nouveau place auprès de son élève, comme si rien de toute cette scène ne s'était produit. Toutefois, une retenue supplémentaire dans ses gestes, bien que subtile, indiquait le malaise et la surprise, voire même la peur, qui n'avaient pas complètement quitté son être.


-Tu comptais attendre combien de temps avant de m'aviser de ta dyslexie? Y a-t-il d'autres troubles d'apprentissages dont il pourrait être adéquat que je sache l'existence pour nos leçons futures?

Jim avait parlé en fixant la feuille d'examen qu'il avait prise de manière se voulant désinvolte, mais il se servait surtout de celle-ci pour éviter de croiser le regard de Frederik. Néanmoins, sans le fixer directement, il restait sur ses gardes maintenant qu'il savait qu'il avait affaire à un possible assaillant.

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MessageSujet: Re: Ordre et discipline [Holmes] Mer 14 Jan - 9:59

L'appartement de Frederik et de ses parents était à la fine pointe des tendances mode et déco. La mère de Frederik lisait tous les magazines qui étaient publiés sur le sujet et elle discutait régulièrement de tout ça avec la mère de Jim. Leur demeure était également toujours propre. Ils avaient une femme de ménage à leur service, naturellement, mais il arrivait aussi souvent que Mme. Holmes fasse le ménage avant que son employée ne passe, de peur d'avoir l'air sale et irresponsable et que le mot se répande dans le milieu. Tour était ordonné et placé selon un ordre précis, et ce, même la chambre de Frederik. Sa mère venait souvent vérifier le contenu de ses tiroirs et s'assurer que ses chemises étaient bien toutes droites et classées en ordre chromatique dans le garde-robe. Frederik devait donc user de stratégie et de créativité pour garder ses petits secrets. En effet, cacher ses poches de sang ou ses condoms n'était pas simple. Il ne pouvait les mettre sous ses sous-vêtements ni sous son matelas ou dans un tiroir de sa table de chevet, comme le faisait les autres, car sa mère les trouverait tout de suite. Frederik s'était donc fabriqué des double-fonds pour un tiroir de commode et un pour son meuble d'ordinateur. Le jeune vampire avait aussi réussi à se fabriquer un espace de rangement secret dans son garde-robe, bien caché dans le mur, derrière une étagère à souliers.

Si Frederik tolérait que la femme de ménage vienne nettoyer sa chambre, ce n'était pas la même histoire pour le styliste que sa mère avait engagé pour lui. Le pauvre homme n'avait même pas terminé sa première journée chez les Holmes, Frederik refusant ses services et sa présence chez lui. Sa mère avait hurlé, ne comprenant pas son enfant ingrat, qui lui avait finalement expliqué qu'il voulait s'habiller comme les autres gens de son âge, sans exposer sa richesse afin de ne pas se faire exclure. Sa mère avait éclaté en sanglots en s'excusant de ne pas le comprendre et en jurant de vouloir faire plus d'efforts en ce sens. Frederik avait consolé sa mère, même si les raisons qu'il venait de donner étaient inventées. S'il ne voulait pas qu'un plouc vienne lui dire comment s'habiller chaque matin, c'était pour des raisons bien plus égoïstes. Il ne voulait pas avoir l'air fendant habillé en carte de mode perpétuelle et ne voulait surtout pas commencer à se prendre pour un autre à force de se balader habillé comme dans un magazine. Le jeune homme comprenait que l'image de la famille Holmes était importante, cruciale même, pour la réussite de l'entreprise familiale, mais les gens le prendrait comme il était lors de ses sorties de tous les jours ou alors ils n'avaient qu'à regarder ailleurs...


-Dyslexique...

Frederik eut un frisson dans le dos en entendant ce mot maudit prononcé par Jim. Cela rendait les choses si réelles et laides. Chez lui, on ne le disait plus, comme si ne pas le nommer le rendait moins grave, comme si le fait de ne pas nommer ses difficultés les ferait s'en aller. En même temps, on laissait les docteurs et les spécialistes le dire, le nommer, les rendant responsables de l'état de Frederik, les faisant devenir les seuls grands méchants à dire des gros mots...

-Sinon tu me sautes dessus de nouveau?

Frederik lança un regard noir à Jim et serra la mâchoire quelques secondes, mais il se calma rapidement quand il vit le tissu froissé de la chemise de son tuteur. Fred devait se contrôler parce qu'il ne voulait vraiment pas agresser le jeune Crowley à nouveau. Jim, aussi froid et Crowley pouvait-il être, ne méritait pas que le jeune vampire lui fasse subir ses humeurs.

-Tu comptais attendre combien de temps avant de m'aviser de ta dyslexie?

-J'étais convaincu que tu le savais déjà, Einstein... Parce que tu sais tellement tout... Ou parce que nos mères se parlent tellement...


Le sarcasme lui venait facilement, comme une armure pour cacher sa honte.

-Y a-t-il d'autres troubles d'apprentissage dont il pourrait être adéquat que je sache l'existence pour nos leçons futures?

-Non, Jim, c'est le seul...


Frederik suivait ces cours avec Jim pour rendre ses parents fiers. Son père surtout, puisque sa mère, elle, l'acceptait comme il était. Mais, en même temps, elle ne rêvait que d'une chose et c'était que son mari et son fils développent une relation comme dans les films. Le jeune Holmes savait que son père ne serait heureux que lorsque son seul enfant deviendrait enfin digne de lui. Frederik faisait donc tout ce qu'il pouvait pour se hisser à sa hauteur. Avoir de meilleurs résultats académiques était la marche la plus haute à grimper afin de rendre M. Holmes satisfait. Il savait que si cette altercation venait aux oreilles de son géniteur, ce dernier ne serait pas content et donnerait une de ses leçons à son fils. Parce que c'était logique de ruer son enfant de coups après une maladresse afin de lui expliquer qu'il ne fallait pas être maladroit. C'était logique, tout le monde savait ça. Du moins, c'est ce que pensait le père de Frederik. Et c'est ce que Fred avait pensé longtemps avant de se renseigner sur le fonctionnement des autres familles.

Frederik se sentait mal et ne savait pas quoi faire. Il voulait prendre Jim dans ses bras, doucement cette fois, et sentir sa chaleur et que sa respiration finisse par l'apaiser... mais Jim ne le laisserait jamais faire.


-Jim, je... je m'excuse encore...

Frederik déposa une main sur le bras de Jim, tout doucement et flatta légèrement son poignet, à peine quelques secondes, puis redéposa sa main à plat sur la table, devant lui.

-Je vais mieux me contrôler à l'avenir, promis... Je n'ai pas beaucoup dormi, j'ai eu une dure journée... Je sais que ce n'est pas ta faute et je n'aurais jamais dû m'en prendre à toi, mais je voulais juste m'expliquer, pour que tu saches...

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MessageSujet: Re: Ordre et discipline [Holmes] Ven 16 Jan - 13:36

Les Crowley n'étaient pas l'une de ces familles riches clichées qui engageaient nourrice après nourrice pour élever les enfants. Personne d'autre qu'un Crowley n'était à la hauteur de s'occuper d'un rejeton de la famille. Melany avait grandi entourée de deux parents l'aimant beaucoup et, bien que plusieurs aient critiqué sa mère, il était impensable que quiconque en dehors d'elle et son mari se charge de son éducation. Il en avait été de même pour les parents de Jim qui n'avaient nécessité l'aide de personne concernant leur unique fils. Toutefois, pour ce qui était des débordement d'amour, on allait repasser. M. et Mme Crowley n'aimaient pas câliner ou embrasser leur enfant; ils considéaient que ce n'était ni nécessaire ni positif, et que cela ne pouvait que nuire au sérieux qu'ils espéraient de leur fils. Ils l'avaient donc élevé dans la froideur, en aiguisant sa logique et en faisant pression sur lui pour qu'il corresponde exactement à leurs attentes. Malgré quelques accidents de parcours, comme la période des dessins ou ces visites chez le psychologue, ils étaient convaincus de leur réussite, et Jim faisait de son mieux pour que ses parents conservent cette certitude.

Une fois qu'on entrait dans la famille Crowley, on n'en sortait plus. Ainsi, les épouses changeaient leur nom et faisaient partie de la famille, presque même titre que leur mari. Les femmes nées Crowley, même lorsqu'elles se mariaient et prenaient le nom de leur époux, ne perdaient jamais leur statut de membre de la famille. Leur mari ne restait toujours qu'un étranger duquel il fallait se méfier un minimum, même si le mariage garantissait une alliance presque inébranlable entre les deux familles. Il en était ainsi pour toutes les grands noms chez les Felidae. C'était pourquoi les mariages arrangés, bien que passés habituellement de manière subtile, étaient les mariages les plus courants. Ils étaient pratiques à la fois pour la survie de la race et, surtout, pour maintenir la paix entre les familles les plus puissantes. Jim comprenait ce principe et avait prévu de se plier à la volonté de ses parents de l'unir à Kayla Hofstadter, et ce, même s'il lui trouvait des dizaines de défauts plus dérangeants les uns que les autres.

Jim ne désobéissait presque jamais à ses parents, même maintenant qu'il était adulte. On lui avait fait comprendre que ses aînés savaient beaucoup mieux que lui comment agir pour s'en tirer le mieux possible dans la vie. La seule transgression qu'il s'autorisait était le dessin, mais toujours en secret. Il ne fallait pas que ses parents sachent à quelle perte de temps il s'adonnait. ll y avait maintenant des années que Jim dessinait en secret et, depuis que ses parents avaient crisé sur ce sujet, il ne montrait plus ses oeuvres à quiconque. Pourtant, il possédait un réel talent, et le temps et la pratique lui avaient permis de développer des techniques avancées dans ce domaine.

Le Felidae était d'ailleurs très intelligent et avait une facilité pour les sciences mais, encore une fois, on lui avait indiqué un chemin à prendre et il l'avait emprunté sans se plaindre: le domaine des affaires. C'était d'ailleurs pour la compagnie familiale qu'il s'efforçait, à chaque leçon, de se retenir de vriller Frederik Holmes de son pouvoir de choc mental jusqu'à ce que le cerveau de cet abruti se mette en marche convenablement.

Lorsque Frederik mentionna, avec une délicatesse discutable, sa dyslexie, Jim se détesta d'en avoir ignoré les signes. Pourtant, maintenant que ce trouble était nommé, les faiblesses de son élève se justifiaient toutes par celui-ci: écritue irrégulière, stress évident quand il était question de lire, notion du temps défaillante, facilité à être distrait, orthographe incohérente... D'ailleurs, la simple inversion de lettres dans les mots aurait dû suffire au jeune Crowley pour songer à la dyslexie. Ne pas l'avoir remarquée avant insultait Jim, rien de moins. Il se sentait stupide.


-J'étais convaincu que tu le savais déjà, Einstein... Parce que tu sais tellement tout... Ou parce que nos mères se parlent tellement...

Cette remarque renforça la frustration de Jim quant à son manque d'observation sur ce sujet, lui qui avait l'habitude d'analyser et juger tout et tout le monde. Néanmoins, il fut légèrement amusé par le fait que Frederik souligne son habitude d'essayer d'être au courant d'un maximum de choses.

-Non, Jim, c'est le seul...

Au moins, d'autres surprises tout aussi désagréables ne risquaient pas de surgir.

-Jim, je... je m'excuse encore...

Le Felidae avait déjà commencé à rapprocher son bras de lui lorsque son élève cessa de lui caresser le poignet. Les contacts physiques le mettaient extrêmement mal à l'aise. Il avait lu que ce type de réaction venait souvent à ceux qui en avaient gravement manqué durant l'enfance, et que cela avait nuit à leur développement affectif. Jim considérait surtout que les câlins et autres cajoleries n'avaient leur place que sous les draps, derrière une porte fermée et verrouillée, et ce, entre deux personnes mariées. D'ailleurs, il essayait de ne pas trop envisager cette partie de son avenir, car y penser le mettait très mal à l'aise. L'idée qu'autant de peau soit en contact avec la sienne était effrayante.

-Je vais mieux me contrôler à l'avenir, promis... Je n'ai pas beaucoup dormi, j'ai eu une dure journée... Je sais que ce n'est pas ta faute et je n'aurais jamais dû m'en prendre à toi, mais je voulais juste m'expliquer, pour que tu saches...

Jim repéra le but derrière les paroles et décida de rassurer Frederik, principalement pour qu'il évite de reproduire le comportement étrange et déplacé qu'il venait d'avoir.

-Ça va, Holmes. Je n'en parlerai pas.

Jim se leva et entreprit de ramasser et classer les papiers sur la petite table.

-À la lumière de ce que j'ignorais encore au début de la leçon, je considère que notre session d'aujourd'hui doit être écourtée, car je ne suis pas en mesure de t'aider. Je vais devoir m'informer en profondeur sur ta dyslexie avant de pouvoir poursuivre.

Une fois Frederik raccompagné à la sortie, Jim monta à sa chambre et ouvrit son ordinateur. Il était trop tard pour qu'il consulte la bibliothèque de l'université et, de toute manière, les ressources qu'on pouvait trouver en ligne étaient souvent beaucoup plus à jour. De plus, on avait accès aux commentaires des utilisateurs et, ainsi, on apprenait sur l'expérience des gens comme Frederik. Jim entreprit donc ses premières recherches poussées sur la dyslexie, avec ce qui ressemblait à de l'intérêt, ce qui était nouveau pour lui en ce qui concernait Frederik Holmes. Ce qui avait d'abord été une simple corvée de plus s'avérait maintenant une sorte de défi, et Jim Crowley adorait secrètement les défis.

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MessageSujet: Re: Ordre et discipline [Holmes] Dim 29 Mar - 0:12

Chez les Holmes, on ne parlait que très peu. La maison était toujours calme, sans éclats de rire ou babillages incessants. Les seuls moments ou l'appartement semblait réellement habiter une famille heureuse étaient la période entre le retour du travail et le repas. En effet, les retours à la maison en fin de journée étaient animées, chaque membre de la famille ayant son droit de parole pour expliquer et raconter sa journée. Chacun écoutant et réagissant le plus sincèrement possible à ce que les autres racontaient, en donnant leur avis respectifs et en conseillant sur la bonne attitude adopter. Puis, une fois ce moment passé, chacun retournait dans sa bulle de silence et ils passaient à table. Les repas se déroulaient généralement sans qu'une parole ne soit prononcée, une fois passées les banalités échangées pour complimenter le plat servi. Si ses parents se parlaient à voix basse à quelques reprises dans la soirée, Frederik demeurait le plus souvent silencieux, de son côté, à faire ses devoirs et ses travaux - ou du moins, c'est ce que ses parents croyaient - attendant seulement la permission de pouvoir se retirer à sa chambre.

Cette quiétude était seulement brisée lorsque M. Holmes éclatait, qu'il se mettait à crier et à frapper. C'était peut-être aussi le manque de bruits et d'échanges quotidiens qui rendait les excès du père de Frederik si intenses. Peut-être que si l'appartement avait plus souvent des bruits et des discussions animées, les colères de M. Holmes auraient l'air moins graves, moins puissantes. Un peu comme si leurs tympans, devenus paresseux, entendaient les cris de M. Holmes plus forts qu'ils ne l'étaient en réalité parce qu'ils étaient habitués à tant de silence... Du moins, c'est ce que le jeune vampire se disait pour se rassurer.

Chez les Holmes, on ne parlait pas beaucoup en général, mais on ne parlait surtout jamais de choses personnelles. Frederik ne devait jamais subir d'interrogatoire en revenant de quelque part. Ses parents ne lui posaient pas de questions sur sa vie personnelle. Ils ne le questionnaient pas sur ses fréquentations, ne lui demandait pas s'il avait une ou des amoureuses, ne s'interrogeaient pas sur sa vie sexuelle. Frederik était libre comme l'air pour gérer ses amours comme il le voulait. Le jeune Holmes avait bien eu quelques conquêtes, mais jamais rien de très sérieux. Fred n'avait pas trouvé sa perle rare et commençait à être de plus en plus convaincu que ce serait un homme qu'il lui faudrait pour bâtir sa belle histoire d'amour. Il appréciait les femmes, mais jamais autant que les hommes. Il se questionnait encore, mais il avait ce drôle de feu en lui en présence d'un très joli garçon qui était différent de quand il était avec une superbe jeune femme. Frederik n'était pas du genre sexe seulement après le mariage, mais il était responsable quand même. Ses parents ne lui aurait rien appris même s'ils avaient voulu avoir une bonne discussion sérieuse avec lui. Et si ses parents lui avait demandé, il aurait en aurait eu des choses à dire sur ses anciennes relations, sur ses instincts, ses pulsions et ses désirs. À la place, il gardait tout en dedans jusqu'à exploser en crise de panique ou de larmes dans les bras de Cameron, sans jamais vraiment tout lui expliquer.


-Ça va, Holmes. Je n'en parlerai pas.

-Ce n'était pas... oui bon, ok... Merci Jim.

-À la lumière de ce que j'ignorais encore au début de la leçon, je considère que notre session d'aujourd'hui doit être écourtée, car je ne suis pas en mesure de t'aider. Je vais devoir m'informer en profondeur sue ta dyslexie avant de pouvoir poursuivre.

-J'ai des tonnes de brochures et de dépliants explicatifs à la maison, si jamais tu crois en avoir besoin, tiens moi au courant...


Jim s'était levé, avait ramassé ses choses et l'avait raccompagné à la sortie. Frederik n'avait pas insisté. Ils avaient fait le chemin en silence parce que Frederik ne parlait pas de ses émotions. Le jeune Holmes se sentait lourd et ridicule. Il avait l'impression d'avoir le poids du monde de remords sur les épaules et un boulet de chagrin aux pieds. Il savait qu'il venait de briser quelque chose. La violence de son geste ne s'oublierait jamais. Rien ne serait plus pareil entre Jim et lui, par sa faute. Fred se voyait comme un monstre, comme son père en était un.

Une fois la porte de la résidence Crowley fermée derrière lui, Frederik s'appuya le front contre celle-ci, quelques instants, en essayant de retenir ses larmes. Frederik décida de courrir jusque chez lui pour se calmer. Son endurance de vampire l'aida à terminer le trajet qui le séparait de sa propre demeure, mais il arriva tout de même chez lui complètement vidé et trempé. Il alla prendre une douche puis s'installa à son piano. Il pensa appeler Cami, mais il ne savait pas quoi lui dire exactement et, ne sachant quoi lui dire, il avait peur de le déranger. Dans cette situation, son instrument était sa meilleure porte de sortie pour calmer son corps et son esprit. C'était la seule chose facile dans sa vie...

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