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Une bonne façon de me changer les idées... [TERMINÉ]

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MessageSujet: Une bonne façon de me changer les idées... [TERMINÉ] Lun 24 Nov - 19:23

Il s’était passé plusieurs mois depuis ma rupture avec Ezra et je gérais le tout comme je pouvais. Évidemment que j’avais eu énormément de peine, ce n’était même pas une question, ce n’était pas parce que je ne l’aimais plus que j’avais mis un terme à la relation, simplement parce que j’étais trop paumée et dérangée pour avoir une relation sérieuse avec un homme. Je n’étais pas en mesure d’accepter toutes les concessions qu’un tel lien avec quelqu’un impliquaient – notons ici des relations sexuelles – alors j’avais préféré prendre mes jambes à mon cou et rayer le fait de me lier à un homme de qui j’étais amoureuse de mes objectifs de vie. De toute façon, ça relevait du miracle que j’aie pu trouver quelqu’un qui m’aimait, je ne croyais pas que cette chance – ou malchance, plutôt, dans mon cas – me retombe dessus de sitôt. Après tout, je ne comprenais pas que quelqu’un puisse vouloir de moi, je n’étais qu’un paquet de problèmes.


Ma session d’université se passait plutôt bien, j’avais projeté ma peine dans mes travaux et dans mes études. Je tentais de me tenir occupée le plus possible parce que c’était quand je me retrouvais toute seule que j’avais le plus de difficulté à fonctionner. Dans ces moments-là, j’avais souvent l’impression que je ne savais plus pourquoi je continuais d’avancer. J’avais juste envie de me rouler en boule dans mon lit et de ne plus m’en sortir. En même temps, je ne pouvais pas dire que mon lit était un endroit très rassurant. Mon père ayant perdu ses élections, il n’était plus d’aucun intérêt pour les journalistes et il avait donc pu recommencer ses activités.


Considérant que peu de gens étaient au courant de ma relation avec Ezra, je n’avais pas eu à annoncer à beaucoup de monde que j’y avais mis fin. Lucas était l’un des rares à qui j’en avais parlé et aussi probablement mon plus proche ami. Il avait cette tendance à me détendre avec sa personnalité tellement colorée et divertissante. Evidemment, je ne lui avais pas dit que j’avais laissé tomber Ezra parce que j’étais incapable d’avoir une relation sexuelle avec lui, il m’aurait tellement trouvé stupide et nulle… et pour une raison qui m’échappait, je ne voulais pas qu’il ne pense une telle chose de moi, je tenais énormément à son amitié. Je lui avais donc simplement dit que ça ne fonctionnait pas, Ezra et moi, que nous étions trop différents, même si mettre un terme à cette relation m’avait brisé le cœur. Ça je devais le mentionner, parce que je savais qu’il m’était impossible de camoufler ce chagrin complètement, même en sa compagnie.


Ce soir-là, d’ailleurs, je lui avais promis que j’irais le rejoindre après mon cours de droit constitutionnel qui se terminait à six heures et demie. J'étais simplement vêtue d'un legging noir - comme à mon habitude - d'un petit top court noir et une chemise semi-transparente rose. J’avais exigé de fournir le souper puisqu’il avait eu la gentillesse, durant les derniers mois, de m’accueillir chez lui quand je n’avais pas envie d’être seule, je lui devais donc bien un petit souper. J’étais contente d’avoir gardé contact avec lui même après que nos deux cours ensemble aient été terminés, il était un trop bon ami, je l’adorais. J’avais donc quitté l’université avec la ferme idée de passer chercher de la nourriture thaïlandaise et je ramassai, en bonus, une boîte de petits gâteaux dans une pâtisserie, pour le dessert. J’avais un accès illimité sur la carte de crédit de mes parents, autant en profiter pour dépenser leur argent à bon escient. J’arrivai les mains pleines chez mon ami en m’excusant de mon retard.


-Excuuuuuuuuuse moi milles fois, mais regarde, j’ai apporté des gâteaux pour me faire pardonner !


Je lui fis mes grands yeux pleins de cils et un sourire plein d’excuses en lui mettant la boîte de petits gâteaux sous le nez. Je savais que c’était assez pour me faire pardonner. J’entrai et j’installai les deux petites boîtes de poulet thaïlandais sur le comptoir. Je réalisai que je ne lui avais même pas offert d’en apporter pour sa copine, je ne savais même pas si elle serait présente. Je me retournai vers lui.


-Ta blonde en aurait-elle mangé ? Je n’ai même pas pensé te demander si elle serait là…


Je me sentais vraiment coupable, déjà que je pouvais bien imaginer que cette fille ne m’aimait pas, considérant que je passais le plus clair de mon temps avec son copain alors qu’elle n’était pas là…

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MessageSujet: Re: Une bonne façon de me changer les idées... [TERMINÉ] Mar 6 Jan - 19:20

«Oh Lucas, tu es tellement beau. Quelle honte que tu n'aies pas de fille sérieuse dans ta vie!» Ouais. Ta gueule. Je me tapais ce genre de réflexion assez souvent de la part des petites gens qui pensaient tout connaître de la vie. Étrangement, ces remarques venaient généralement d'humains et non de créatures ayant plusieurs dizaines d'années d'expériences de vie sur lesquelles se baser. Si j'avais été laid, j'aurais peut-être plus eu la paix mais, comme il s'avérait que j'étais exagérément joli, on s'étonnait de voir qu'aucune fille ne m'avait attrapé dans ses filets. Comme je n'étais ni coureur de jupons ni gay, on s'expliquait mal mon célibat. J'avais même eu droit aux théories que certains inventaient pour justifier ce qu'ils considéraient comme du gasplillage puisque je ne comblais de joie conjugale aucune femme. Selon plusieurs personne venues me conseiller sans mon consentement, il était possible que Jenna tienne les femmes à distance par jalousie. Souvent, quand mon me sortait de genre d'inepties, je me contentais de partir sans me donner la peine de répondre.

Je savais que, parfois, Jenna éloignait certaines femmes de moi. Sa subtilité était environ égale à la mienne: elle ne pouvait rien me cacher. J'avais un passé...coloré...avec les femmes. J'avais connu plus d'une histoire se terminant mal et même certaines qui avaient duré longtemps même si elles me faisaient souffrir. J'avais toujours eu un don pour attirer les folles. (Je cite Jenna mot pour mot.) Seule Jenna avait continuellement été une bonne personne envers moi. C'était pourquoi je savais que je pourrais toujours tout lui pardonner...sauf qu'il n'y avait rien à lui pardonner en ce qui concernait mes relations amoureuses. Elle me protégeait, tout simplement, comme je faisais de mon mieux pour la préserver des horreurs que les autres pouvaient essayer de lui infliger. Elle chassait de ma vie les sorcières et, jusqu'à présent, j'avais fait de même...si on excluait les Lackey. Ces insidieuses harpies s'étaient glissées dans notre vie et refusaient d'en sortir complètement.

Je ne recherchais pas l'amour mais, souvent, lorsque je le trouvais quand même, il venait tissé de fils venus tout droit de l'enfer. Des fils invisibles à mes yeux jusqu'à ce qu'ils traversent ma propre peau. Je ne savais pas si c'était parce que les filles vraiment gentilles ne s'intéressaient pas à moi, parce que je n'étais pas attiré par elles ou parce que je les transformais en folles furieuses avec mon amour. Néanmoins, avec mes études et Jenna, j'étais suffisamment occupé, ces dernières années, pour avoir évité des naufrages sentimentaux.

Je me faisais facilement des amis. Je ne me liais pas profondément à tous ceux que je croisais mais, de manière générale, je parvenais à être un minimum copain avec toutes les personnes décentes que je rencontrais. J'avais peu d'amis très proches, à la fois parce que je consacrais beaucoup de temps à Jenna et parce que, justement, j'étais toujours à courir entre mes dizaines de copains.

Kayla était l'une des rares personnes que je considérais comme une amie proche. Nous nous voyions souvent, encore plus depuis qu'elle avait laissé tombé son petit ami. J'avais compris que cette rupture l'avait beaucoup blessée et, comme je m'y connaissais assez bien en relations amoureuses désastreuses, j'avais voulu être là pour elle.


-Excuuuuuuuuuse moi milles fois, mais regarde, j’ai apporté des gâteaux pour me faire pardonner !

Je regardai l'heure avant de comprendre pourquoi Kayla s'excusait. J'avais été absorbé par des vidéos humoristiques de chatons et j'avais complètement perdu la notion du temps. Heureusement que je n'étais pas celui qui était attendu...

Je pris les gâteaux avec joie: Jenna avait englouti ce qui nous restait de dessert avant de partir en enfer. Pardon; au Velvet Dream. Il arrivait parfois que mon amie de toujours soit là en même temps que Kayla. Elle ne l'évitait pas volontairement ni ne faisait exprès de nous surveiller comme une mère poule. Néanmoins, je savais qu'elle gardait un oeil sur ma nouvelle amie et la considérait comme une menace jusqu'à preuve du contraire. Kayla avait tout pour être une bombe à retardement: elle était apparemment très gentille, drôle, intelligente et, évidemment, magnifique. J'avais rencontré d'autres filles qui remplissaient ces critères et qui m'avaient explosées au visage quand j'en étais tombé amoureux.


-Ta blonde en aurait-elle mangé ? Je n’ai même pas pensé te demander si elle serait là…

De dos à Kayla, en train de sortir des breuvages, j'eus un petit sourire un peu las. J'avais l'habitude qu'on nous prenne pour un couple, Jenna et moi, mais j'étais un peu étonné que l'illusion soit si puissante qu'elle traverse ainsi les mois sans se faner. Je me tournai rapidement en levant les bras au ciel de manière exagérée.

-J'ai une blonde?! J'ai une blonde et je ne le savais même pas! Mais quel homme chanceux suis-je d'être ainsi inconditionnellement aimé! Depuis quand suis-je en couple? OH! Et avec qui, dis-moi? Présente-moi cette demoiselle que je puisse lui retourner son amour!

Je m'effondrai un instant sur le comptoir, dans un mouvement dramatique, mais en prenant bien garde à notre repas. Puis, je me relevai sur les coudes avec un air sombre et tout autant stupidement lyrique.

-Je ne suis paaas en cooouuuple avec Jenna, nooooooon...

Je feignis de sangloter une seconde avant de reprendre un semblant de sérieux.

-Désolé pour tes espoir romantiques, mais non. Nous sommes amis depuis ce qui me semble être deux cent cinquante ans.

Pas besoin de lui dire que cela ne faisait pas que «me sembler» puisque c'était la simple réalité, à quelques années près.

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MessageSujet: Re: Une bonne façon de me changer les idées... [TERMINÉ] Jeu 12 Fév - 11:41

J’étais tellement enfoncée profondément dans l’idée que Lucas et Jenna formaient un couple qu’il ne m’était jamais venu à l’esprit que Lucas était vraiment le genre de garçons qui attiraient habituellement. Je n’avais pas de type d’homme en particulier, mais j’avais remarqué que mon regard allait plus facilement vers les hommes grands aux cheveux pâles. Évidemment, ce n’était pas quelque chose de fixe, surtout si l’on considérait que le seul amoureux que j’aie eu à ce jour était brun et que ça taille n’était pas notable considérant qu’il était en fauteuil roulant. J’avais d’ailleurs encore de la peine de ma rupture avec Ezra, mais j’en étais au stade où je savais pertinemment que ça ne pouvait pas marcher. Je ne me voyais plus avec lui et ce, même si j’étais toujours accrochée aux souvenirs.


Lucas était mon ami et je tenais beaucoup à lui, mais j’avais, probablement inconsciemment, construit une barrière psychologique devant cette partie de moi qui aurait pu facilement tomber amoureuse de cet homme qui, honnêtement, avait tout pour me plaire. Cette barrière, je l’avais probablement construite pour me protéger, parce que je voyais Jenna et Lucas comme un couple parfait, avec une belle complicité, le genre de relation qui me semblait indestructible. Je n’aurais donc jamais eu la prétention de croire avoir le potentiel de briser un tel couple alors mon esprit avait eu la décence de bloquer ma potentielle attirance pour lui. Sauf que sa personnalité concordait follement avec la mienne, je m’entendais bien avec lui, j’avais du plaisir, je me sentais bien.



-J'ai une blonde?! J'ai une blonde et je ne le savais même pas! Mais quel homme chanceux suis-je d'être ainsi inconditionnellement aimé! Depuis quand suis-je en couple? OH! Et avec qui, dis-moi? Présente-moi cette demoiselle que je puisse lui retourner son amour!


J’étais dos à Lucas et j’étais en train de sortir notre souper des boîtes. Je me retournai vers lui et je plissai les yeux un instant. Je ne comprenais pas son allusion. Encore une fois, tellement enfoncée dans ma certitude que Lucas et Jenna partageaient une vie de couple que je ne compris même pas son allusion, comme si les paroles qui sortaient de sa bouche n’avaient aucun sens. Je le regardai s’effondrer de façon théâtrale en ne comprenant rien, j’avais l’impression que ma compréhension se heurtait au mur que je m’étais construite pour me protéger d’un éventuel attachement.


-Je ne suis paaas en cooouuuple avec Jenna, nooooooon...


Mes yeux s’ouvrirent probablement beaucoup plus que je l’aurais voulu, et ça, c’est sans parler de ma bouche qui s’ouvrit pour dire quelque chose que je ne trouvai pas. Je restai donc là, pendant plusieurs secondes, à avoir l’air d’un poisson. Je n’avais jamais été témoin de rapprochement amoureux entre eux, Lucas ne me l’avait jamais présentée comme sa copine, je réalisais que rien ne m’avait jamais été confirmé. Je le réalisais, à cet instant, et je me trouvais tellement stupide, je venais encore de faire une folle de moi.

-Désolé pour tes espoir romantiques, mais non. Nous sommes amis depuis ce qui me semble être deux cent cinquante ans.

Je me secouai un peu, je devais reprendre mes esprits, de toutes façons, ce n’était pas la première fois que je faisais une folle de moi devant Lucas, citons ici le moment où j’avais fondu et disparu dans les craques du divan parce qu’il m’avait suggéré de parler de mes relations sexuelles – inexistantes - avec mon copain.


-Je… euh… je m’excuse… j’étais tellement certaine…


Je ne pouvais pas dire grand chose d’intelligent, j’avais l’impression de voir Lucas d’une toute autre manière. Il n’avait donc pas de copine ? Comment était-ce possible ?! Il était l’homme parfait : gentil, joli, drôle, intelligent… Je ne comprenais plus rien. Je ne pouvais simplement pas cesser de regarder le plancher de la cuisine, j’étais devenue complètement rouge.

-J’suis tellement conne…


Je retournai à notre souper que je mettais dans des assiettes au moment de la révélation. J’avais vraiment un don pour être un échec social récurant.


-Honnêtement, je comprends donc vraiment pas comment ça se fait que tu sois seul.


Je pris les assiettes et je les amenai à la table. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’avais dit ça, mais c’était vraiment une question qui ne trouvait pas réponse dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Une bonne façon de me changer les idées... [TERMINÉ] Dim 29 Mar - 13:03

Je savais que j'avais un problème de gestion de la colère. Je n'étais ni violent physiquement ni excessivement agressif, mais j'excellait dans l'art du silence glacial, lequel était habituellement cliché des femmes. Il m'en fallait beaucoup pour être fâché et il suffisait d'excuses claires et sincères pour que je pardonne à quelqu'un mais, si une personne dépassait mes limites ou, pire, si elle ne montrait aucun remord sur ses actions, je la boudais infiniment. C'était le cas avec Deborah Lackey. Cette fille avait agi en sadique avec moi et s'était réjouie du mal qu'elle m'avait fait. J'étais maintenant convaincu que jamais elle ne s'en voudrait pour la manière dont elle avait endommagé mon coeur et cette certitude me rendait fou de rage dès qu'il était question d'elle. Ma rage, bien sûr, ne déplaçait pas de montagnes et ne brisait pas de vaisselle, mais elle était durable et solide.

J'avais aussi du mal à gérer les cons. Si une personne me posait une question trop inintelligente, ma frustration me poussait à simplement partir sans lui répondre. C'était impoli et je le savais, mais j'étais trop incapable d'hypocrisie pour accepter qu'on se moque de moi ou qu'on me fasse ouvertement perdre mon temps. Je savais me montrer très gentil et serviable, et j'aimais aider ceux qui ne comprenaient pas dans un domaine que je connaissais bien mais, si je sentais qu'on ne voulait que m'atteindre et me juger - comme quand on exagérait les remarques et les questions indiscrètes sur ma vie amoureuse - je me fermais complètement. Je commençais souvent par faire des blagues lorsqu'on abordait un sujet déjà couvert mille fois par des conversations passées, surtout parce que beaucoup de gens n'avaient pas de mauvaises intentions en me demandant la nature de ma relation avec Jenna. Puis, si on exagérait, je faisais sentir quele gentil Lucas était en train de prendre son congé. Si encore là on poussait, je partais, tout simplement.

Kayla n'avait pas d'intentions laides en assumant que j'étais en couple avec Jenna. Réagir avec humour ne me demandait pas d'effort dans ce cas-ci. De plus, j'adorais cette fille. Elle était merveilleuse: drôle, intelligente-mais-pas-trop (j'avais du mal à m'entendre longtemps avec les intellectuelles et je blaguais souvent avec Jenna en disant que les sirènes avaient une intelligence de poisson rouge), très belle, sensible... Bref, elle était adorable. On aurait dit le personnage principal d'un film sur la danse, la fille à laquelle on s'attache super vite et qu'on voudrait protéger de sa rivale débile qui ne cesse de se mettre en-travers de la gentille fille et de son rêve. Bref, regarder des fils avec Jenna me faisait voir la vie de toutes les couleurs.


-Je… euh… je m’excuse… j’étais tellement certaine…

-Oh comme chaque personne qui nous rencontre. Nous sommes beaux, blonds et stylés... Tout le monde nous voit ensemble...sauf nous! Et je pense encore que nous sommes ceux qui ont le dernier mot.


Je m'amusais bien de son malaise, mais ce n'était pas par méchanceté. Je me disais que, si Kayla était gênée de sa propre question, c'était évidemment parce qu'elle l'avait posée sans avoir de mauvaise intention.

-J’suis tellement conne…

Je levai les yeux au ciel.

-Bien sûr, voyons. MAIS TELLEMENT.

L'ironie dans mon ton n'avait rien de subtil.

-Allons, c'est pas grave, Kayla. Je ne suis ni fâché ni insulté.

J'avais parlé avec douceur. Je n'aimais pas quand mon amie se rabaissait pour une petite erreur. C'était le genre de truc contre quoi je ne savais pas comment lutter. Je me sentais soudain tout petit et nul.

-Honnêtement, je comprends donc vraiment pas comment ça se fait que tu sois seul.

Je suivis Kayla avec des breuvages jusqu'à la table en soupirant. Encore cette interrogation existentielle qui revenait. Je pris quelques secondes pour réfléchir parce que, pour une fois, je ne voulais pas dire n'importe quelle connerie. Il aurait été dans mes habitudes de lui dire crûment une facette de la vérité: une personne n'a pas besoin d'être en couple pour être complète. Il est possible d'ëtre heureux et épanoui sans revenir chez soi le soir pour dormir en cuillère avec l'élu de son coeur. Le monde n'est pas une éternelle comédie romantique où toute réalisation n'a de saveur que si elle est vécue à deux. Mais je ravalai et choisis de partager l'autre côté de la médaille, un côté que je ne montrais qu'à peu de gens.

-Il se peut que j'aie choisi de rester seul, non?

Je mis de la musique, pas trop fort, pour faire un fond sonore, avant de m'asseoir.

-J'ai prouvé plusieurs fois, au fil des ans, que je ne sais pas choisir les bonnes relations pour moi. Donc, plutôt que continuer à essayer inconsciemment de me détruire avec des filles qui me font du mal, j'ai décidé de me concentrer sur moi, sur mes études et sur mes amis pour un temps indéterminé...le temps que je développe un sens du jugement.

Les mots avaient eu un peu de mal à sortir convenablement, mais j'étais assez satisfait du résultat: j'avais résumé l'essentiel sans tomber dans le mélodrame sur ma vie. Je souris donc à Kayla, histoire qu'elle soit convaincue que je suis encore d'excellente humeur, ce qui est étrangement le cas, malgré mes confidences loin d'être glorieuses.

-Donc, tu vois, ce soir, plutôt que courir romantiquement dans un champ, sous la lune et les étoiles, avec une femme avide de romantisme, je m'empiffre en ta charmante compagnie.

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