AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Artifices et captivité [Holmes]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Serpentard bien élevé
avatarJim V. Crowley


Messages : 257
Date d'inscription : 31/10/2013
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: Faire honte à sa famille.
Ambition secrète: Arriver à s'intéresser réellement au monde des affaires ou que sa famille donne de l'importance à quelque chose qu'il aime.

MessageSujet: Artifices et captivité [Holmes] Mar 9 Fév - 21:23

Jim n'aimait pas spécialement les évènements mondains, mais il préférait de loin ceux regroupant des gens de bonne classe sociale à ceux qui étaient ouverts à tous. Les grands bals organisés par la mairie lui déplaisaient particulièrement. Comme il était obligé d'y aller pour bien paraître, il devait se polluer l'ouïe avec la musique de mauvais goût qu'on y jouait et entretenir les plus insipides conversations avec des gens inintéressants qui, souvent, n'étaient même pas du domaine des affaires. Heureusement, il arrivait qu'une valse passe et, avec la bonne partenaire, un court moment agréable pouvait venir rehausser la qualité de sa soirée. Jim n'étais pas passionné de danse, mais il aimait exprimer sa maîtrise dans un domaine ou un autre. Il appréciait le talent et la pratique de Kayla dans cette discipline, d'ailleurs. Elle était une partenaire parfaite.

Ce soir, justement, Jim aurait apprécié que sa future fiancée soit présente, mais une rencontre importante à l'université la retenait. Ces derniers mois, les deux Felidae avaient appris à se connaître davantage et le jeune homme avait découvert en Kayla des qualités pour lesquelles il avait une grande estime. Il comprenait et appréciait désormais mieux les plans de ses parents. Toutefois, tant que l'union n'était pas publiquement et officiellement annoncée, sa finalité n'était pas certaine. Jim savait que son père avait des contacts d'origine mexicaine et que, parmi ceux-ci, il y avait une jeune femme célibataire. On lui avait présenté toute la famille et des soirées officielles avaient eu lieu en leur présence dans les dernières semaines. Les Crowley hésitaient-ils sur l'alliance qu'ils voulaient former? Était-ce pourquoi Kayla et lui n'avaient pas été promis l'un à l'autre?

Jim observait souvent ses parents et essayait le plus possible de surprendre une conversation à son sujet, mais il n'avait toujours rien entendu à propos de son avenir. Il faisait confiance à ses aînés pour choisir la meilleure stratégie pour son avenir, mais il aurait préféré faire partie des joueurs plutôt que des pions. Même s'il s'était attaché à Kayla, épouser une autre femme qu'elle ne lui briserait pas le coeur. Il n'était pas amoureux d'elle t il traitait chaque aspect de sa vie avec la logique la plus froide possible. La belle Mexicaine débordait d'excellentes qualités, elle aussi. Elle s'était révélée plus acide que la jolie blonde, mais ce défaut pouvait être une arme lorsqu'on côtoyait beaucoup de Felidae.

Le jeune Crowley était arrivé par lui-même, sans ses parents, lesquels avaient fait leur entrée un peu plus tôt. Il souhaitait ainsi être remarqué individuellement par les gens présents à la soirée, malgré le stress supplémentaire que cela lui causait. Ce n'était qu'un détail, mais toute victoire résidait dans les plus minuscules attentions. Jim avait donc pris sa voiture pour se rendre au bar très chic choisi pour l'évènement. Il y était resté plus longtemps que nécessaire après l'avoir immobilisée dans le stationnement souterrain le plus proche du bar. Il avait mis quelques minutes à se motiver à aller affronter la foule avant d'arriver à quitter son siège. Les deux calmants qu'il avait volés à sa mère se montraient d'un réel réconfort. Il avait attendu son arrivée au stationnement pour les prendre, préférant éviter tout effet sur sa concentration au volant. Cependant, son esprit absorbé par les dizaines de scénarios possibles pour cette soirée lui avait fait oublier de tourner à un embranchement et chercher son porte-feuille dans la mauvaise poche de son veston au moment de payer la place pour la voiture.

Jim avait à peine eu le temps de saluer quelques personnes que sa mère était venue lui souhaiter la bienvenue avec un verre. Il fallait bien montrer qu'aucune dispute n'avait causé l'arrivée en solitaire du jeune homme. Mme Crowley ne s'éternisa pas et retourna auprès de ses associés favoris pendant que M. Crowley riait aux blagues, certainement bien mauvaises, d'un banquier, un peu plus loin.

Ce soir, les Velasquez étaient présents en bonne partie. Dario et Nadia, celle avec qui Jim soupçonnait qu'on pouvait vouloir le lier, semblaient particulièrement à l'aise parmi les gens d'affaires américains. En allant les saluer, Jim nota silencieusement le bon goût de leurs vêtements. Il s'était bien informé à leur sujet et avait pu constater qu'ici comme au Mexique, ils rayonnaient de succès.

Le jeune Crowley allait d'un petit groupe à un autre en feignant une aise qu'il ne ressentait pas, s'agrippant à son verre en se concentrant pour éviter de le porter à ses lèvres. Il était toujours prudent, désormais, lorsqu'il consommait des calmants. Rien ne lui faisait moins envie que se ridiculiser à ce type de soirée.

Il y avait déjà plus de deux bonnes heures que Jim promenait son verre plein d'une conversation à une autre lorsqu'il remarqua Frederik. Il acheva de discuter avec le fils de la propriétaire d'une chaîne de restaurants et se dirigea vers l'autre jeune homme.


-Holmes. Te voilà beaucoup plus chic que lors de nos rencontres. Jolie cravate.

Le petit sourire qui avait accompagné la remarque désamorçait l'allusion au style habituellement beaucoup plus simple de Frederik. Jim ne venait pas vers lui pour jouer avec sa patience comme il s'amusait parfois encore à le faire, mais parce qu'une conversation avec une personne qu'il côtoyait régulièrement promettait de le détendre un peu.

-Tu passes une belle soirée?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I would be a Gryffindor
avatarFrederik Holmes


Messages : 98
Date d'inscription : 31/10/2013


MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes] Lun 19 Sep - 10:30

Dans notre société moderne, certaines personnes parlaient souvent d'à quel point les générations plus jeunes avaient une dépendance à la technologie. Bien sûr les gens se promenaient maintenant la tête baissée, le nez sur leurs téléphones, mais ils ne sont pas tous seulement entrain de jouer à des jeux débilitants. Combien envoyaient des courriels pour le travail, se confiaient à leurs amis ou gardaient contact avec un proche à l'extérieur? Les cellulaires n'étaient pas nocifs pour les jeunes. Et ceux qui disaient que les gens ne faisaient plus attention aux choses autour d'eux, parce qu'ils étaient toujours sur leurs téléphones intelligents, généralisaient. Frederik le voyait plus comme une habitude, une accoutumance à des produits. Il ne se trouvait pas déplacé ou maladif avec son téléphone, parce qu'il avait un savoir-vivre et pouvait reconnaître quand ce n'était pas adéquat d'être absorbé par la technologie. Les cellulaires ce n'était pas pire que les machines à laver, en frais de progrès. Tous deux rendaient la vie plus facile. Fred avait constamment son cellulaire sur lui et passait ses temps libres à naviguer sur Internet ou sur les réseaux sociaux. Les téléphones intelligents et les ordinateurs avaient ouverts une porte sur le monde, permettant d'être en contact avec tout le monde, tout le temps, n'importe où sur la planète. On finissait donc par s'habituer à une telle facilité de contact et d'informations. Sans être une dépendance, c'était un produit essentiel du quotidien.

Nous pouvions clairement s'en rendre compte quand nous en étions privés. Quand il y avait une rupture du service Internet, à cause d'une panne ou d'un bris technique, on tournaient en rond dans l'appartement, tel un lion en cage, cherchant un peu quoi faire. Ou encore, comme en ce moment, tandis que le cellulaire du jeune Holmes manquait de piles. Le réflexe d'ouvrir notre navigateur web pour lire les nouvelles du monde ou fouiner dans la vie des gens sur les réseaux sociaux, pour se donner l'air occupé en public devait être remplacé par les bonnes vieilles méthodes d'évitement: rester en retrait des gens le plus possible, se cacher derrière une poutre si nécessaire, aller au buffet ou au bar et y passer beaucoup trop de temps à choisir, bref, passer inaperçu et agir en espion-ninja, encore mieux que James Bond.

En temps normal, après avoir été salué tous les gens nécessaires pour faire bonne figure, Frederik aurait envoyé des textos à Cameron pour passer le temps dans cette soirée plutôt barbante. Cependant, comme son cellulaire était hors service, il ne pouvait pas le faire. Et ça le rendait un peu triste de ne pas pouvoir parler à son ami. Il s'enfilait des verres de champagne chaque fois qu'un serveur passait près de lui, plutôt. Comme cela faisait près de deux heures trente qu'il était là, il n'en était pas à son premier verre.

Depuis le retour de Kyle dans la vie de Cameron, les choses avaient été chamboulées. Kyle avait eu l'effet d'une bombe dans la routine de Fred, qui avait eu du mal à s'y faire. Pas qu'il avait eu du mal à changer ses habitudes, mais il n'avait pas aimé être mis au second rang. Il comprenait qu'il n'était pas de taille contre cet ami de tous les temps qui revenait d'entre les morts, mais il croyait qu'avec tout ce qu'ils avaient traversé ensemble, Cameron et lui, avec la transformation vampirique, leur lien était plus fort. Si, au départ, Cami passait le plus clair de son temps avec Kyle, sans jamais couper les ponts complètement avec Fred; ils s'envoyaient des textos fréquemment et se voyait une fois par semaine, Cami était maintenant plus disponible pour Frederik et ils s'étaient rapprochés, sur plusieurs plans. Et Frederik en était ravi. Ils avaient eu plusieurs sorties, plusieurs soirées passées à se confier et discuter et quelques relations sexuelles aussi. Frederik ne savait pas trop ce qu'ils étaient, mais pour l'instant cette relation lui convenait. Et donc, il aurait aimé pouvoir discuter avec Cami, pour se donner une contenance et passer le temps. Malheureusement, sans cellulaire fonctionnel, c'était impossible pour lui de le faire.

Il s'apprêtait à aller aux toilettes même s'il n'avait pas envie, quand il tomba face à face avec Jim.


-Holmes. Te voilà beaucoup plus chic que lors de nos rencontres. Jolie cravate.

-Jimbo! Content de te voir! Merci pour la cravate, c'était juste un vieux truc que je n'avais encore jamais mis, mais toi, serait-ce encore un nouveau smoking?


Frederik eut conscience d'une certaine agitation dans l'entrée du bar, mais n'y porta pas attention. Fred flatta rapidement le début du col du veston de Jim, à la hauteur de sa poitrine, pour toucher le matériel.

-Tu passes une bonne soirée ?

-Bofff, très ordinaire, mais je suis content d'enfin voir un visage sympathique! Et toi, tu t'amuses?


La musique cessa, les néons s'allumèrent et on entendit des éclats de voix. Il y avait aussi un mouvement dans la foule et des reflets de lampes de poche qui partaient en tous sens.

-Police! Sortez vos papiers!

Frederik n'avait pas amené son porte-feuille, il ne voulait pas être encombré. Il n'avait donc qu'une carte de crédit et son cellulaire déchargé sur lui. Les policiers s'approchaient de plus en plus, mais il y avait encore espoir de ne pas se faire embarquer.

-J'ai laissé mon porte-feuille chez moi, viens avec moi on va essayer de sortir par derrière. Vite avant qu'ils n'arrivent!

Et il agrippa Jim par le bras pour qu'il le suive. Tout en se dirigeant vers le fond du bar, il espéra seulement qu'aucun agent de la paix ne les interceptent...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Serpentard bien élevé
avatarJim V. Crowley


Messages : 257
Date d'inscription : 31/10/2013
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: Faire honte à sa famille.
Ambition secrète: Arriver à s'intéresser réellement au monde des affaires ou que sa famille donne de l'importance à quelque chose qu'il aime.

MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes] Mer 30 Nov - 21:12

Jim était un jeune homme apparemment froid et sérieux. Il faisait de son mieux pour s'attirer le respect des autres Felidae ainsi que des associés de l'entreprise familiale et, à sa grande satisfaction, il y arrivait assez bien. Les efforts que lui coûtaient les discussions forcées et les sourires mécaniques lancés à ces gens avec qui il avait l'impression de n'avoir rien en commun passaient presque inaperçus maintenant qu'il était adulte. On avait commencé à avoir de hautes attentes envers lui dès son plus jeune âge et jamais Jim n'avait arrêté de faire de son mieux pour les combler. Une partie de lui était grisée par cette éternelle quête de perfection alors qu'une autre envisageait avec une profonde angoisse cette vie qui se dessinait de plus en plus clairement : une existence à reléguer ses intérêts personnels à un niveau inférieur à celui des ambitions professionnelles et vouée à rendre ses semblables fiers, un quotidien de stress mêlé à un profond ennui, des relations pour la plupart calculées ou éphémères... Même si le jeune homme appréciait la certitude d'avoir un avenir enviable et défini par la réussite, l'absence d'intensité et l'impression de ne pas faire ses propres choix lui pesaient, avec le temps, et c'était sans compter la peur permanente de faire quelque chose de travers.

Un peu plus jeune, Jim avait eu une franche tendance à porter de sévères jugements sur tout le monde, tendance qui n'avait pas totalement disparu à ce jour. Néanmoins, il savait maintenant à quel point on pouvait se tromper sur une personne et il essayait d'être plus clément dans sa manière de voir les autres, de leur donner la chance de prouver qu'ils dépassaient l'avis qu'il se faisait instinctivement d'eux, sans cependant abaisser sa garde. Désormais, il arrivait même à avoir des amis. Certes, il n'était proche que de quelques personnes et, à celles-ci, il ne disait pas tout, surtout pas ce qui l'angoissait profondément, mais c'était déjà plus que durant son adolescence alors qu'il ne s'intéressait qu'aux gens utiles à sa future carrière, et ce, de manière très superficielle. Encore aujourd'hui, il accordait une grande importance à sa solitude.

Frederik Holmes était l'une des rares personnes proches de Jim. En dehors de lui, le Felidae avait Melany et Kayla comme amies, et sa relation avec sa cousine était complexe. Enfants, ils avaient été plutôt proches, jusqu'à ce que Jim devienne trop sérieux et pris par sa vie de futur héritier Crowley pour perdre du temps avec les jeux d'enfants. Il avait ensuite passé beaucoup de temps à la juger sévèrement, décelant son potentiel et condamnant sa manière de ne pas s'en servir de la meilleure façon. Il lui semblait d'ailleurs qu'elle s'était améliorée sur ce point, dernièrement. Frederik, Melany et Kayla étaient les seules personnes avec qui Jim se détendait un peu. Sans s'ouvrir complètement, il devenait moins absorbé par comment on le percevait et laissait échapper quelques blagues et, parfois même, des opinions longuement réfléchies.


-Jimbo! Content de te voir! Merci pour la cravate, c'était juste un vieux truc que je n'avais encore jamais mis, mais toi, serait-ce encore un nouveau smoking?

-Jim...bo. Sérieusement, Frederik?


Il avait pris un air grandement ennuyé, même si le surnom ridicule était vaguement amusant. Il ne voulait pas encourager Frederik à l'utiliser. Jim fut légèrement décontenancé et recula légèrement la tête, sans le faire exprès, quand l'autre jeune homme toucha son veston. Il était toujours surpris quand on pénétrait sa bulle personnelle.

-Bofff, très ordinaire, mais je suis content d'enfin voir un visage sympathique! Et toi, tu t'amuses?

-Je suis transporté de plaisir.


Son air le plus neutre laissait comprendre facilement le sarcasme. Il allait ajouter un commentaire sur le   «sympathique» employé par Frederik quand les lumières du bar changèrent pour un éclairage blafard qui força Jim à fermer les yeux un instant.

-Police! Sortez vos papiers!

Jim observa les policiers qui vérifiaient les papiers de ceux qui ne semblaient pas assez âgés pour fréquenter un bar en se demandant à quel point il n'y avait rien à faire en ville pour effectuer une intervention policière aussi inutile. Il ne s'agissait même pas d'un bar fréquenté par les jeunes… Comme un agent se rapprochait, Jim amorça un mouvement vers son portefeuille pour prouver qu'il avait bien l'âge requis. Il fut arrêté par Frederik qui agrippa son bras.

-J'ai laissé mon porte-feuille chez moi, viens avec moi on va essayer de sortir par derrière. Vite avant qu'ils n'arrivent!

Le jeune homme arrondit les yeux. Mais quel inconscient! Venir dans un bar sans ses papiers… Jim songea qu'il n'avait pas à suivre Frederik. Il pouvait très bien rester sur place et montrer une carte d'identité. Néanmoins, il se laissa entraîner vers l'arrière du bar. Fuir par la ruelle avait quelque chose d'excitant, non? Pourtant il n'avait même pas bu.

Ils avaient presque atteint la porte lorsqu'un agent les intercepta.


-Je ne sais pas où vous allez, mais vous n'irez pas avant de m'avoir montré vos papiers.

Tant pis pour Frederik qui irait faire un tour au poste, alors! Jim ne put s'empêcher d'être un peu amusé à l'idée de voir son ami partir dans une voiture de police. Il avait même commencé à esquisser un sourire en glissant la main dans son veston. Son expression se figea alors qu'il atteignait un pan vide du vêtement. Il se souvint de s'être trompé de côté un peu plus tôt, au moment de payer pour le stationnement de sa voiture, et il fouilla l'autre côté de son veston. Rien. Jim eut l'impression qu'un glacier lui parcourait subitement la cage thoracique. Mais où était donc passé son portefeuille?

***

Le front contre les barreaux, Jim ne put s'empêcher de se faire la réflexion que coller son visage contre ceux-ci n'avait rien d'hygiénique. Bof, il était trop tard. Il reprit une posture à peu près droite en entendant des pas. Voilà qu'on ramenait à la cellule Frederik qui avait eu droit à son appel.

-Alors, tu as réussi à parler à quelqu'un?

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I would be a Gryffindor
avatarFrederik Holmes


Messages : 98
Date d'inscription : 31/10/2013


MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes] Jeu 16 Fév - 21:08

Il y avait un dicton qui disait en partie qu'on ne choisissait pas notre famille. Frederik trouvait que c'était bien vrai, sinon il aurait choisi d'autres personnes comme parents. Il n'aurait pas choisi un homme aussi égoïste et violent comme père. Il n'aurait pas choisi une telle figure paternelle. Il aurait aussi voulu d'une mère s'affirmant plus, même s'il la trouvait forte d'endurer tout ça, il aurait aimé moins s'inquiéter pour elle. De plus, parlant de famille, il ne comprenait pas que des êtres venant de la même famille, des mêmes parents, s'étant fait transmettre les mêmes valeurs et avec la même éducation pouvaient être si différents, au final. Ça le dépassait. Il ne côtoyait pas souvent ses cousines, mais elles en étaient le parfait exemple. Ainsi, comment deux sœurs, avec seulement deux ans de différence d'âge pouvaient n'avoir rien en commun ? Comment l'une pouvait être si égoïste et compétitive pendant que l'autre était généreuse et pleine de compassion ? Comment l'une pouvait être si hypocrite alors que l'autre respirait l'honnêteté ? Comment l'une pouvait être restée proche des enseignements de leurs parents et l'autre s'en être tellement éloignée ? À quel moment s'étaient-elles autant détachées ? Frederik ne comprenait absolument pas ces concepts, même s'il les tournaient et retournaient dans tous les sens dans sa tête.

Si Frederik avait dû ne plus jamais voir sa famille, il ne croyait pas qu'ils lui manqueraient. De même, s'il avait pu changer de nom de famille, il l'aurait fait sans hésiter. Il n'avait aucune fierté d'être un Holmes. Il n'entretenait pas de sentiment d'appartenance. À part sa mère, qui n'était qu'une Holmes par alliance, il n'aspirait en rien à être comme les autres membres de sa famille. C'était tous une bande de coincés insipides et incolores, qui pourraient être des robots tellement ils étaient tous pareils. Chaque réunion de famille était toujours comme un concours ou plutôt comme un défilé de paons, seulement, aucun d'entre eux ne pouvait se détacher positivement du groupe. Fred s'était fait la réflexion dernièrement que chaque individu Holmes était comme quand certaines personnes achetaient le même chandail, avec la même coupe et le même logo, mais dans des couleurs différentes. Frederik aimait de loin mieux être tel qu'il était plutôt qu'une simple copie semblant sortie d'une usine.

Le jeune vampire revenait de faire son appel, sans succès. Sa mère n'avait pas de cellulaire - M. Holmes le lui interdisait - et elle était à son club de lecture chez les Clark de toute façon. Frederik avait donc essayer de rejoindre son père, mais ce dernier avait éteint son cellulaire, ce qui voulait dire qu'il devait avoir une réunion importante. Il lui avait laissé un message lui expliquant seulement qu'il était au poste de police et avait besoin que lui ou sa mère viennent le chercher. Fred revenait donc bredouille à la cellule et en était très déçu. De plus, la faim qu'il commençait à ressentir ne l'aidait pas à réguler ses émotions. Il espérait surtout réussir à tenir le coup jusqu'à la cellule. Rien pour améliorer son humeur, les policiers chargés de son déplacement l'avait malmené un peu en chemin. Rien de très grave, évidemment, mais juste assez pour gruger l'humeur du jeune Holmes. Et Frederik les avaient vus faire de même avec Jim aussi quand ça avait été son tour au téléphone. Le jeune vampire commençait donc à

perdre patience. Il se sentait à fleur de peau. En arrivant à la cellule, les officiers le pressèrent un peu trop fort contre les barreaux et commencèrent par serrer les menottes avant de les enlever des poignets de Frederik. Celui-ci avait envie de grogner de rage, mais il réussi à se contenir de justesse.


-Alors, tu as réussi à parler à quelqu'un ?

-Non!


Frederik avait parlé plus fort et plus sèchement que ce qu'il aurait voulu, puis, sans regarder Jim, il alla s'asseoir avec ses genoux sous le menton dans le coin le plus isolé de la cellule. Il fixait le sol devant lui, essayant de faire le vide dans sa tête. Il n'arrivait pas à se calmer. Il sentait la rage continuer de monter en lui. Il entendait trop clairement les rythmes cardiaques des autres prisonniers de la cellule et n'arrivait pas à penser à autre chose. Il pouvait dire avec précision que chacun des trois autres hommes avaient une blessure. L'un d'eux avait une plaie au-dessus de l'œil droit, un autre s'était coupé en se rasant et le dernier avait une égratignure sur la main gauche. Il pouvait le dire parce qu'il sentait le sang de ces blessures, aussi minimes pouvaient-elles être. En se concentrant, il pourrait peut-être même tenter de deviner leurs groupes sanguins. Mais il n'avait pas le loisir de s'amuser ainsi. Pas ici. C'était un environnement trop peu sécuritaire, il risquait trop de perdre le contrôle.

Frederik se mis le front contre les genoux, dans une ultime tentative de reprendre le contrôle. Il prit une grande inspiration et une forte odeur de sang lui effleura les narines. Paniquant les premières secondes, en sentant la faim plus forte, il se souvint alors qu'il avait encore sa poche de sang d'urgence, bien dissimulée dans un pli de sa chemise pour passer comme un excès de tissu lors de fouille à tâtons. Soulagé, il la sortit de sa cachette. Il garda la tête penchée et commença à boire doucement, à petites gorgées, pour être certain de ne pas faire de dégâts. À mesure qu'il sentait le sang couler dans sa gorge, il se sentait aller mieux, mais il sentait que la poche serait trop petite pour complètement le ramener. Il resterait assurément sur les nerfs...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Serpentard bien élevé
avatarJim V. Crowley


Messages : 257
Date d'inscription : 31/10/2013
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: Faire honte à sa famille.
Ambition secrète: Arriver à s'intéresser réellement au monde des affaires ou que sa famille donne de l'importance à quelque chose qu'il aime.

MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes] Dim 14 Mai - 23:17

Avec toutes les attentes qui reposaient sur lui – celles de sa famille, mais aussi les siennes –  venait une obsession pour la réussite que Jim ne pouvait faire taire. Elle le réveillait parfois en pleine nuit, lui enserrant les entrailles parce que ce qu'il accomplissait ne suffisait jamais. Et si, dans quelques années, il se révélait finalement être un homme d'affaires médiocre? D'ailleurs, même exceller dans ce ne lui semblait pas suffisant. La simple idée de combler les attentes ne lui souriait pas vraiment. Dépasser les limites lui avait toujours davantage souri. Toutefois, il n'arrivait pas à visualiser comment y arriver. Tellement d'autres gens y étaient parvenus avant lui et ils avaient repoussé la barre si haut… Il n'arrivait pas à accepter l'idée qu'il risquait de mener une petite vie semblable à celle de tous ceux de sa classe sociale, sans arriver à se démarquer, sans avoir le droit de se dire que son existence avait une valeur particulière. Il aspirait à plus, mais il ne trouvait pas l'exacte définition de ce plus qui lui manquait.

Jim avait presque abandonné le dessin. Depuis son entrée à l'université, il avait essayé de se concentrer sur ses cours et s'était découvert une passion pour se perdre dans la grande bibliothèque de l'école. La créativité lui faisait défaut et il perdait rapidement patience devant une page blanche, s'imposant là aussi une rigueur qui soulevait en lui des débuts de panique. Tout devait être digne d'y avoir mis du temps. Lire était toujours noble, difficile de s'en vouloir à ce sujet. Il s'agissait d'un des rares sujets sur lesquels il ne se torturait pas.

Encore ce soir, Jim s'en voulait. Son attention peu soutenue avait permis à quelqu'un de lui dérober son porte-feuille. Ou peut-être l'avait-il oublié sur le comptoir du bar après avoir commandé un verre. Ou échappé sans s'en rendre compte. Dans tous les cas, ses parents allaient être très ennuyés de l'embarras que son égarement avait créé. Il leur avait laissé un message à partir de la voiture de police et, après qu'on lui ait confisqué son téléphone, il en avait laissé un autre à partir du téléphone du poste. Il savait qu'ils s'étaient isolés pour parler affaires et que, dans ces cas-là, ils fermaient leur téléphone. Il ne craignait pas passer la nuit au poste, mais il préférait ne pas y rester longtemps. Les gens avec qui on l'avait enfermé lui paraissaient encore moins fréquentables que Frederik. Tiens, il pourrait lui faire le commentaire, plus tard, avec un air suffisant.

Jim remarqua que les policiers qui ramenaient son ami à la cellule le traitaient avec aussi peu d'égards qu'ils l'avaient fait pour lui. Ceux qui les avaient embarqués s'étaient montrés beaucoup plus professionnels. Ceux-là devaient être des brutes en manque de sentiment de supériorité.


-Non!

Ce ton et cette attitude ne laissaient rien présager de bon venant de quelqu'un d'aussi impulsif que Frederik Holmes. Depuis que Jim le connaissait, il s'était amélioré pour gérer ses émotions, mais il avait encore du mal. Le felidae ne craignait plus qu'il en vienne à la violence physique quand il le vexait, par exprès ou non, mais il n'était pas prêt à parier que la brusquerie d'autres personnes envers lui ne risquait pas de soulever un comportement agressif.

Il regarda passer son ami devant lui sans lui en dire plus et ne le suivit pas jusqu'au fond de la cellule. Il préférait rester immobile et essayer de ne pas attirer l'attention. L'un des autres hommes lui avait déjà lancé quelques remarques sur ses vêtements et il ne souhaitait pas lui donner envier de lui adresser la parole de nouveau. Les gens riches se faisaient rapidement détester par ceux dont l'envie tordait les idées.

Utilisant son ouïes aiguisée de felidae, Jim essaya d'écouter les conversations dans le poste, au-delà de la section des cellules. Cela ne le ferait pas sortir plus vite, mais il était possible qu'il entende des choses secrètes ou inusitées. Son attention étant détournée de son environnement immédiat, il n'entendit pas arriver le détenu qui lui attrapa le poignet gauche. Il sursauta en se retournant vers lui, glissant un rapide regard contrarié sur la main qui osait le toucher.


-Ah, t'as pas de montre. Les petits riches, vous avez souvent des belles Rolex. À moins que tu l'aies mise de l'autre côté? dit l'homme presque aussi grand que Jim en tendant la main vers son autre poignet.

Jim se dégagea et repoussa vivement le détenu.

-Tu penses vraiment que quiconque d'un peu moderne porte encore une montre? Arrive à notre époque!

En temps normal, le felidae préférait éviter les affrontements directs, mais il était drôlement fatigué et ennuyé par le déroulement de la soirée. De plus, qu'on le touche sans qu'il y soit préparé lui faisait toujours perdre son calme. Il réalisa néanmoins très vite que sa réponse ne promettait pas de garder l'homme à distance. De plus, comme il se trouvait dans un lieu neutre, il ne pouvait pas compter sur son pouvoir de choc mental pour tenir le détenu à distance. Il remonta sa manche quelques secondes pour montrer le poignet que l'homme n'avait pas touché.

-Pas de montre. Et pas de porte-feuille, ajouta-t-il en ouvrant son veston.

-Ok, ok, tu te calmes…

Jim ne quitta pas l'homme des yeux alors que celui-ci s'éloignait enfin de lui. Il décida de tous les garder à l'oeil plutôt que faire la chasse aux secrets du poste de police. Il n'avait pas envie d'une autre surprise.

-Et toi, l'autre petit riche, t'es de meilleure humeur?

Le felidae avait déjà fait un pas quand la main de l'odieux personnage agrippa solidement l'épaule de Frederik.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I would be a Gryffindor
avatarFrederik Holmes


Messages : 98
Date d'inscription : 31/10/2013


MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes] Dim 9 Juil - 18:12

Une fois sa poche de sang bue, Fred essaya de se repasser les leçons de Cameron concernant le contrôle de soi et la panique. Il se disait qu'en se concentrant sur sa respiration, il entendrait moins les bêtises autour et les rythmes cardiaques effrénés. Il pourrait sûrement juste rester seul dans son coin et que les choses ne dégénèrent pas. Mais son cerveau ne voulait pas coopérer. Il ne pouvait pas s'empêcher d'entendre les rythmes cardiaques et d'essayer de les isoler pour déterminer lequel appartenait à qui pour ainsi savoir qui ferait la meilleure victime. Son côté prédateur prenait de plus en plus de place et le jeune Holmes ne savait pas quoi faire pour que ça cesse. De plus, Fred ne pouvait se calmer parce qu'il s'en voulait d'avoir été bête avec Jim en revenant dans la cellule. Il se trouvait tellement con. Ce n'était pas la faute de son ami s'il était à cran, il ne méritait pas cette hargne. Frederik faisait de gros efforts maintenant et il contrôlait vraiment mieux ses émotions, en temps normal. Ses sautes d'humeur étaient moins grandes et il n'utilisait plus systématiquement la violence pour extérioriser ce qu'il ressentait. Pourtant, il était déçu de voir à quel point cette mauvaise habitude lui revenait vite en cas de crise.

Cameron lui avait dit qu'en cas d'urgence, il fallait se concentrer sur autre chose, n'importe quoi pour occuper son esprit. Tant que c'était positif. Tout pour ne pas dévorer quelqu'un. Frederik n'avait aucun souvenir vraiment joyeux qui lui venait en tête, il ne voulait donc pas pousser sur cette voie. Il avait peur que les souvenirs déplaisants s'empilent et le fassent paniquer encore plus. S'il avait était face à des Détraqueurs, son Patronus serait faible et ils pourraient facilement le drainer de sa force vitale. Mais Frederik ne voulait pas ça. Il voulait vivre. Entre deux exercices de respirations, il eut une idée. Il allait se remémorer en tête une partition de piano et se concentrer là-dessus. Ces temps-ci, il travaillait justement sur l'hymne de Poudlard. Il se repassa donc sa partition mentalement, en imaginant sa position des doigts sur le clavier et les rythmes adéquats. Après seulement quelques minutes de l'exercice, il se sentit déjà plus calme. Le jeune vampire en était presque à la fin, quand il fut dérangé par les éclats de voix environnants.


-...Rolex. À moins que tu l'aies mise de l'autre côté ?

-Tu penses vraiment que quiconque d'un peu moderne porte encore une montre ? Arrives à notre époque!


En entendant le ton de son ami et de l'autre détenu et en entendant le rythme cardiaque de l'obsédé des montres, Frederik se leva et s'approcha, prêt à défendre Jim. Le jeune vampire avait la mâchoire serrée et ses yeux étaient trop ouverts. Tout le travail qu'il avait fait pour se calmer n'avait servi à rien. Fred était à nouveau en mode prédateur.

-Pas de montre. Et pas de porte-feuille.

-Ok, ok, tu te calmes... Et toi, l'autre petit riche, t'es de meilleur humeur?

-Je ne le recommande pas...


Fred avait parlé à voix basse, plus pour lui-même. Il avait vu le détenu avancer sa main vers son épaule et espérait qu'il n'irait pas jusqu'à le toucher, mais ses espoirs furent vains. La grosse main usée de l'homme vint lui empoigner l'épaule et Frederik répliqua d'un coup de poing sur son nez. L'homme recula alors de quelques pas, sous le choc, se retrouvant malgré lui derrière Jim. Fred, encore à fleur de peau, voulait seulement mordre maintenant, car il savait que c'était le seul moyen que ça aille mieux, et ne regarda pas vraiment qui il empoigna pour le plaquer au mur et le mordre.

Après avoir planté ses dents dans la peau de l'autre détenu sans en retirer le plaisir caractéristique qui venait avec le sang, Frederik se recula légèrement pour regarder la nuque qui lui servait de collation. Pas de trous, juste des marques de dents normales. Fred toucha ses canines avec sa langue et se rendit compte qu'elles étaient normales. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Frederik recula sa tête pour voir sa victime et fut presque soulagé que ce soit Jim. Presque. Parce que Jim le comprenait.


-Je... je... Désolé...

Fred replaça le col de chemise de Jim en le lissant doucement, se recula et se laissa tomber en position assise au sol.

-J'espère que je ne t'ai pas trop fait mal... Ou que je ne t'ai pas effrayé...

Frederik lança un regard aux alentours, remarqua que le gros détenu qu'il avait frappé était maintenant dans le coin le plus éloigné de lui et que les autres faisaient tous mine de ne pas les remarquer, Jim et lui.

-Je... je ne perds pas les pédales d'habitude, mais il y a plusieurs irritants et il y a quelque chose dans ce bâtiment de différent, qui fait que je ne me comprends plus autant. Alors, désolé pour ça...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Artifices et captivité [Holmes]

Revenir en haut Aller en bas

Artifices et captivité [Holmes]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Dieux de New York :: Ville de New York :: Quartier Empire :: Restaurants et bars-